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  • il y a 14 heures
Maryse Dumas, ancienne secrétaire confédérale, Sophie Béroud, sociologue, Michel Dreyfus, historien, et Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, se sont réunis ce jeudi 15 avril à la Bourse du travail de Paris; pour débattre des problématiques actuelles du syndicalisme.
Débat organisé par l'Humanité en partenariat avec l’UD-CGT de Paris après la publication d’un numéro hors-série exceptionnel consacré à l’histoire de la CGT, qui célèbre ses 120 ans, et animé par Yves Housson , journaliste à l'Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki

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Transcription
00:01...
00:13Merci, bon merci, donc notre convoi, d'adresser vos remerciements à l'UDGT de Paris,
00:18qui a voulu nous aider à organiser l'abri de Paris comme l'ébourse du domaine de France.
00:24On va s'en avoir après quelques développements historiques, mais ils sont à l'origine de la réaction et à
00:31ce moment-là de la CGP.
00:33Et c'est vraiment très bien que ça se passe ici et effectivement dans la salle de travail,
00:37un dirigeant de la Fédération des Bétois de la CGP et ensuite le ministre du Travail communiste, que vous savez,
00:45il a été.
00:46Comme sous le monde d'autorité, tout commence avec la religion française.
00:50Et la religion française n'a pas de choses que je ne doute l'aiderai pas, mais avec un tout
00:57événement historique important,
00:59elle a également des conséquences contradictoires, dans la mesure où, sous la révolution française, a été votée en 1791 une
01:10loi du député clavier, proposée, qui s'appelle la loi Le Châpeau.
01:16Et cette loi est absolument fondamentale, non seulement pour la CGP, mais dans toute l'histoire sociale de notre pays,
01:24parce que la loi Le Châpeau, au nom de la liberté d'entreprendre, au nom de la liberté du travail,
01:32c'est bien ce que ça veut dire aujourd'hui, même si évidemment on était dans des époques très différentes.
01:37Au nom de la liberté d'entreprendre, au nom de la liberté du travail, la loi Le Châpeau va mettre
01:44à coup de bas toutes les organisations,
01:46toujours moins fragiles, je ne vais pas trop détailler, que CGP2D dans le monde du travail,
01:51qui a été à l'époque extrêmement minoritaire, avec 85% de la population brûlée en France, 15% des
01:58villes,
01:59évidemment, on dit là, on sait que ça s'est fait complètement à différentes choses en ville, mais peu importe,
02:05quoi qu'il en soit, ces organisations, c'était en particulier l'organisation combagnonique,
02:11l'organisation combagnonnage qui s'est écrite, je ne sais pas, depuis le Moyen-Âge et dans lequel on trouve
02:17que l'ancêtre de cette capacité.
02:19Et au nom de la liberté d'entreprendre, au nom de la liberté de travail, j'insiste là-dessus, parce
02:25que c'était essentiel,
02:27désormais, des travailleurs n'ont plus le droit de s'organiser pour défendre leur fabrication.
02:34Et cette loi, vous savez, il y a des lois qui sont des lois de circonstances qui n'ont pas
02:38beaucoup d'importance,
02:39il y en a d'autres qui en ont une importance énorme, parce que cette loi va durer pratiquement assez
02:46faible,
02:47elle va musculer complètement le monde du travail, et elle a créé à un moment où il y aurait d
02:53'autant plus besoin de se défendre,
02:57que les conditions dans lesquelles ils travaillent, les conditions dans lesquelles ils vivent, sont absolument littérales,
03:03parce que c'est la notion industrielle, c'est le début du capitalisme, réalisé comme par Karl Marx,
03:09dans la période d'accumulation critique du capital, entre autres, on est en train de construire une société
03:16complètement différente, complètement différente de la société rurale qui remonte depuis longtemps,
03:22et dans cette société, les travailleurs, ceux qui sont les plus exploités, n'ont pas le droit de se défendre,
03:29n'ont pas le droit d'exprimer leur fabrication, ne peuvent pas s'exprimer des capitalistes.
03:34Merci à l'humanité d'avoir réalisé ce numéro en un temps d'accord, qui est une richesse exceptionnelle,
03:43et dont j'espère qu'on va se diffuser, et qu'il y aura d'ailleurs en complément des initiatives
03:47que la CGT prend elle-même,
03:49sur ses 120 ans, avec chaque mois, un moment des initiatives différentes, pour illustrer
03:56tous ces interventions de l'activité syndicale, mais je ne vous en prie pas.
04:01D'abord, la première chose que je veux dire, c'est qu'il est impossible de penser l'histoire de
04:07France,
04:08politique, économique et sociale, du titre de quel siècle à aujourd'hui, sans parler de la CGT.
04:14La CGT a mis son empreinte sur l'histoire de la France.
04:20Récemment, évidemment, la CGT a été la première des évolutions de la société,
04:27et bien sûr, en particulier, des évolutions du travail, des travailleurs humains.
04:32Il suffit de regarder l'impôt de la salle, la liste des métiers.
04:37D'abord, on voit que des métiers qui existent encore, mais des métiers qui ont disparu,
04:40par exemple d'hors, légisseurs, etc.
04:45Mais surtout, on voit que la CGT s'est constituée à partir des métiers, initialement.
04:49Alors qu'aujourd'hui, au fur et à mesure de nombreuses évolutions,
04:53les l'avantage, en fait, sont des professions, sont des conventions collectives.
04:56Et les conventions collectives, elles ont contribué aussi à ce qu'il vient d'être.
05:01Elles contribuent, c'est le rapport à la loi, elles contribuent à étudier les lois,
05:05et en même temps, les lois, va projaillir, c'est sûr, son propre domaine d'intervention.
05:11Merci, merci beaucoup pour les relations à participer à ce débat.
05:15Je voulais commencer aussi à dire tout le cas de ce beau numéro,
05:21sur les 120 ans de la CGT, qui est très riche en fait.
05:24Effectivement, on revient après à voir les héritages,
05:30si on ne sait pas, les continuités,
05:32de venir sur la situation de notre problème,
05:34de réfléchir à ce qui se joue pour la CGT aujourd'hui.
05:38Et comme ça a été très bien dit avant,
05:40la CGT, c'est une qualité historique,
05:43une qualité construite historiquement,
05:46qui, comme toute réalité est concrète,
05:49la dernière, le cyclisme peut aussi disparaître.
05:53Donc il y avait des enjeux à faire,
05:55comme vous l'avez dit,
05:57formatant la CGT,
05:58comment faire que la CGT soit encore une force jeune,
06:01aujourd'hui ?
06:02Et donc, ça a été très riche,
06:04des grands défis qui lui sont posés,
06:05et qui lui sont posés notamment par rapport à son adéquation,
06:09cette capacité d'être en prise avec le salvia contemporain.
06:13C'est un défi qui concerne la CGT,
06:16qui ne concerne pas que la CGT,
06:18ça concerne l'ensemble du fonds syndicats électoraux de la France.
06:23Et en disant ça,
06:24j'ai bien en tête que,
06:26bien sûr, la CGT reste aujourd'hui
06:30l'un des acteurs,
06:31l'acteur central,
06:32l'un des acteurs centraux du Buche en 5K,
06:35on le voit bien,
06:36le foc,
06:36par exemple,
06:37la mobilisation,
06:38on a encore vu là,
06:39le 9 avril,
06:41on le voit bien aussi dans la réalité au quotidien
06:43des relations professionnelles.
06:45J'ai ça en tête,
06:46mais ça ne m'empêche pas d'essayer de dire,
06:49de réfléchir,
06:50au décalage,
06:52tu l'as rappelé,
06:54que l'on connaît.
06:56Je vais revenir un peu sur le diagnostic,
06:58il est important,
06:59mais ça a été largement travaillé,
07:03établi,
07:04c'était battu dans la CGT,
07:05ce décalage,
07:06entre la base sociale organisée aujourd'hui
07:09par les syndicats,
07:10par la CGT,
07:12et la réalité du salariat.
07:14Alors que ce décalage,
07:15il n'est pas nouveau dans l'histoire.
07:17Le CGT de 1895,
07:20les prédominants,
07:21c'est-à-dire des ouvriers de métier,
07:24qui sont très qualifiés,
07:26des professionnels.
07:28Il y a d'autres périodes,
07:29on va voir la certification
07:30qui va se transformer.
07:33Mais,
07:34je dois aussi rappeler,
07:35tout cet usage en France,
07:37historiquement faible,
07:39ne serait,
07:39c'est l'échelle d'appui,
07:40nous a amené à rejeter à cela,
07:42par rapport au type d'engagement,
07:46pour le point de sanitarisme en France.
07:48C'est un engagement,
07:49le métantisme s'est construit
07:51dans la confrontation.
07:55Il y a,
07:57on le sait,
07:58il n'y a pas d'artéries ni de bénéfices
08:00à ce syndicat en France,
08:01au contraire.
08:02Et aujourd'hui encore,
08:03on va se confronter
08:05avec des formes de discrimination,
08:09des dépressions.
08:11Et contrairement à d'autres pays,
08:13il y a très peu de liens,
08:14si ce n'est dans quelques professions,
08:15avec,
08:16vous avez travaillé là-dessus,
08:18mais à la communauté mutuelle,
08:19c'est-à-dire,
08:20on est loin d'un syndicalisme
08:21qui saturé,
08:22qui s'inscrit,
08:23qui va s'inscrire
08:24dans un ensemble d'organisations
08:25qui va donner un autre sens
08:27à la région solidariale.
08:28On a tout ça en tête,
08:29qui explique la faiblesse
08:31du taux de s'immigration,
08:32et peut-être qu'en France,
08:33il y a un certain moment,
08:34des pics,
08:35de sa l'idéalisation,
08:38dont la période post-68,
08:40qui, encore,
08:41nous sert un peu de référence,
08:42et c'est vrai
08:42qu'on peut réfléchir à la réalité.
08:43Alors, j'attends maintenant
08:44vers François Colary.
08:46Donc, pour cette soirée,
08:47on la doit à l'émission
08:48par l'humanité
08:49de ce film spécial en série.
08:51Merci,
08:52le plus grand bien a été dit,
08:53mais le mieux serait qu'il soit lu,
08:55le plus lu possible,
08:56et donc, il a apporté
08:57à la présence de ce moment.
08:59Ceci pour dire que,
09:00on s'en rend compte,
09:02feuilletant simplement
09:02ce film en série,
09:03entre l'humanité et la CGT,
09:06c'est une grande histoire.
09:07C'est une grande histoire,
09:08en fait,
09:09aussi longue que celle du journal,
09:11et c'est pas sans doute
09:12le fruit du hasard,
09:14peut-être,
09:15peut-être,
09:15un petit peu,
09:16des raisons pour ce compagnonnage
09:18historique,
09:19et que l'on regarde,
09:20aujourd'hui,
09:22en deuxième temps,
09:23l'humanité porte sur la CGT.
09:44et la CGT,
09:45et le journal.
09:47Le journal est créé deux ans avant
09:51la charte d'Amiens,
09:53sur laquelle je reste aussi avec l'opinion.
09:56Il était d'accord avec le fait qu'il y ait
09:59une séparation,
10:00pas d'injonction des partis politiques
10:04dans la vie,
10:04du syndicat,
10:05mais il avait quand même vu,
10:07au cours d'un discours,
10:09en 1907,
10:11cette phrase assez curieuse,
10:13où il réaffirmait ça,
10:14je ne crois pas totalement la charte d'Amiens,
10:16mais en gros, il disait,
10:17il n'y a pas de syndicalisme
10:19sans socialisme,
10:20sans politique,
10:22par rapport au socialisme.
10:23Ce qui était,
10:25vu d'aujourd'hui,
10:26il n'est pas sûr que nous pourrions
10:28commencer les termes.
10:30Pourquoi ?
10:32Je crois que l'humanité a été appelée
10:36le journal des agrégés en CDB.
10:38Et les relations entre Jaurès et la CGT de l'Édoux
10:44n'ont pas toujours été agrofixes pendant pas mal de temps.
10:50Et il a découvert, évidemment, à Carmeaux,
10:56la vie des mineurs,
10:57il a découvert le syndicat,
10:59mais il a surtout fait le camp tourné,
11:02et où il s'est mis à parler de la vie.
11:04Les travailleuses et les travailleurs,
11:07il y a des textes,
11:09il y a des interventions après,
11:13des déplacements qu'il a fait,
11:15des visites qu'il a faites,
11:17des lieux de travail,
11:21où le travail était très visite,
11:23il fait des descriptions sur les ouvriers,
11:25du textile.
11:26C'est évident,
11:27on n'en parle pas de carré,
11:28c'est assez égoinant,
11:30mais c'est assez terrible,
11:31etc.
11:33Et évidemment,
11:37la raison fondamentale,
11:38c'est que nous défendons les mêmes valeurs,
11:40et nous défendons quelque chose qui nous dépasse,
11:46mais qui est un projet commun,
11:49très semblablement,
11:50un syndicat,
11:52puisque CGT,
11:53et le journalisme de l'humanité,
11:54c'est que nous travaillons pour l'émoncipation humaine.
11:57Nous travaillons pour un progressisme des droits humains,
12:04des droits sociaux, des droits démocratiques,
12:07en progression précisément, en évolution.
12:14D'autre part,
12:16je crois que historiquement,
12:19quand on regarde les périodes de développement syndical,
12:22des mouvements syndicats,
12:23et les périodes de développement du mouvement révolutionnaire,
12:26elles correspondent également à des valeurs de développement
12:29du pluralisme.
12:31c'est-à-dire que de ces mouvements,
12:36on jaillit,
12:37pas dans la société des médias d'aujourd'hui,
12:42on dit maintenant dans la société d'aujourd'hui,
12:43mais jaillissait de là des journaux
12:51porteurs de telles ou telles idées,
12:54progressistes en général,
12:55ou par quoi,
12:56syndicales ou mutualistes,
12:58qui nous avaient aussi leur genre.
13:01Troisièmement,
13:02pour aujourd'hui,
13:05moi je crois qu'il y a,
13:09malgré nos insuffisances,
13:11malgré nos défauts,
13:13nous en avons bien,
13:16il ne reste plus quand même
13:18que mouvement syndical,
13:19que mouvement d'émancipation.
13:21Il y a la CGT,
13:24comme le quotidien national,
13:28que l'humanité.
13:31Parce que quand on regarde,
13:35ce qui se passe depuis maintenant,
13:37une période assez longue,
13:38on pourrait commencer au mouvement de 1995,
13:44même au-delà,
13:46il y a plus qu'un compagnonnage,
13:49c'est-à-dire qu'il y a une sorte de symbiose
13:50entre les mouvements,
13:52et ce que porte l'humanité.
13:54Évidemment,
13:55l'humanité porte,
13:57rend compte d'une manifestation,
13:59rend compte d'un conflit social.
14:02Mais,
14:04le plus important,
14:06je crois, au-delà de dire,
14:10de raconter,
14:11donc de soutenir,
14:13de mon parti,
14:15c'est aussi dans le sens
14:18que nous essayons
14:19de donner en permanence
14:21à telle ou telle lutte régionale.
14:25Alors,
14:25le faisons-nous parfaitement ?
14:28Ça, c'est...
14:28Ça mérite de discuter.
14:30C'est discuté, d'ailleurs,
14:32dans les conférences de l'exemple,
14:34je le dis.
14:34Mais entre nous,
14:35avec vous et entre nous,
14:37avec les lecteurs,
14:38ça mérite de discuter jusqu'où
14:40on est capable d'aller.
14:43Il y a tous les jours des exemples.
14:45Par exemple,
14:46il y a à ce moment,
14:47quelque chose,
14:47qui est assez terrible,
14:49c'est ce qui se passe
14:50dans une entreprise,
14:51je ne sais pas si c'est la CGT,
14:53la CGT,
14:53je ne sais pas si il y a très fort,
14:57il y a,
14:57au fur et à mesure de 5 personnes,
14:59et je sais,
14:59c'est les moris globales.
15:02Mais,
15:04qui étaient moris du gros moment,
15:07donc,
15:07nous, nous soutenons,
15:08nous avons écrit dessus.
15:10Mais peut-être que,
15:11une de nos,
15:12une de nos faiblesses,
15:14qui est en train de se passer,
15:16c'est que c'est un fonds de pension
15:19qui a pris les commandes
15:20et qui,
15:21aujourd'hui,
15:22après avoir endabilisé ce qu'elle peut
15:24et ramassé ce qu'elle peut,
15:25est en train de décrire,
15:27de décrire l'entreprise,
15:30d'écrire les salariés
15:31qui sont allés maintenant,
15:32dans une bataille noire,
15:33dans les...
15:34Donc,
15:34c'est cette bataille
15:35autour des...
15:37autour des mots,
15:39autour des concepts
15:40et l'expérience franc.
15:41Par exemple,
15:42on ne dit plus
15:44qu'on va vendre
15:45sa force du travail.
15:47Aujourd'hui,
15:47on dit,
15:48merci patron,
15:49parce que tu me donnes du travail.
15:52Or,
15:52c'est bien le contraire
15:53qui est en train de se passer.
15:55Et ceux qui sont au chômage,
15:57c'est une armée de réserve quasiment mondiale,
16:00aujourd'hui,
16:01qui sert à peser
16:03sur la rémunération du travail.
16:07Il y a une chose incroyable
16:08qui s'est passée la semaine dernière,
16:11l'actuel président de l'UNP,
16:14qui lui, d'ailleurs,
16:15entre nous, soit dit,
16:17va aussi voler un mot.
16:19Il s'attrête à voler un mot
16:21qui nous est commun,
16:22puisqu'il s'attrête à transformer
16:24ce parti qu'on appelle l'UNP,
16:26vous savez,
16:27l'union de la minorité
16:28des privilégiés.
16:29Il veut l'amener
16:30en républicain.
16:33C'est un fun considérable
16:35qui s'apprête,
16:36un holder considérable
16:37qui s'apprête à faire,
16:38et nous devenions à l'engagement.
16:39Mais je ne sais pas.
16:42Il a réuni des conseillers
16:45départementaux
16:46la semaine dernière,
16:48au siège de ce parti,
16:51pour leur donner des consignes.
16:52On n'a jamais vu ça.
16:55Et la consigne principale
16:57qu'il leur a dit,
16:59il leur a dit,
17:00sur le revenu de solidarité active,
17:04mener la guerre,
17:05parce que c'est de l'assistanat,
17:08et il faut que vous meniez la guerre.
17:10Et ce qu'il y a, évidemment,
17:11derrière ça, c'est vrai.
17:12La question politique,
17:14c'est qu'il pense qu'en continuant
17:16à mener la guerre sur le thème
17:18de l'assistanat,
17:19il va tenter de fédérer
17:23autour de lui
17:24des gens qui sont aujourd'hui
17:26en difficulté,
17:27mais qu'il veut les fédérer
17:29dans une sorte d'union nationale,
17:31dans une compétition,
17:32d'ailleurs,
17:33avec le front d'exploitation.
17:35Donc, il y a là de grands sujets.
17:40Dernière chose que je veux dire,
17:42tout ça,
17:43derrière tout ça, évidemment,
17:45il y a les individus.
17:48Je ne crois pas qu'il faudrait avoir
17:50la naïveté de croire
17:52que tout ceci se fait
17:54à partir de gens qui seuls
17:58résonnent dans leurs coins
17:59et décident de mener
18:02la guerre pour les rêves.
18:06Ça a été assez incroyable,
18:08au mois de juin dernier,
18:09quoi qu'on ait pu penser,
18:11par exemple,
18:11du mouvement des chemins
18:13et de l'activité d'asile.
18:16Ce qui est tout homme raisonnable,
18:20tout individu raisonnable,
18:22aurait dû au moins étudier
18:24ce que posait la CGP
18:26comme question
18:27qui n'était pas seulement
18:29une question de revendication salariale,
18:32qui était une question
18:33d'intérêt général,
18:34d'intérêt de l'entreprise,
18:36qui est d'ailleurs...
18:38La question de l'entreprise,
18:40le public,
18:41le transport,
18:41la SNCS,
18:42la RATP,
18:43et du transport public en général,
18:46aujourd'hui, quand même,
18:47quand vous combinez
18:48les différentes lois,
18:49la réforme ferroviaire,
18:51la loi sur les territoires,
18:53la loi,
18:54qui veut les remplacer
18:56les trains par des cartes,
18:58on voit bien
18:58qu'on est au carrefour
18:59de quelque chose
19:00d'intérêt général.
19:02Or, je ne sais pas si on l'a oublié,
19:05mais quand on se remémore
19:07la violence avec laquelle
19:09les médias ont traité la CGP,
19:12et qui continue...
19:14D'ailleurs, moi, j'ai remarqué
19:15quelque chose,
19:16vous pouvez toujours changer,
19:18tant que vous voulez,
19:19tous les mois, si vous voulez,
19:21le secrétaire général de la CGP,
19:23j'ai remarqué,
19:23il était toujours mauvais.
19:25C'est incroyable,
19:27par exemple,
19:27comment,
19:28aujourd'hui,
19:28on traite
19:30le secrétaire général
19:31de la CGP,
19:34avec des portraits,
19:35y compris
19:36une sorte de chasse
19:38aux faciès.
19:40on le prend sur ce qu'il dit,
19:43la manière dont il dit.
19:44Quand il a...
19:45Il a vraiment...
19:46On peut discuter,
19:47mais il n'y a pas de débat.
19:48Il a avancé,
19:49par exemple,
19:50sur la réduction du travail,
19:51il a dit,
19:52mais l'heure est passée
19:53aux 32 heures.
19:54Moi, je ne discute pas
19:55de la question de savoir
19:57si c'est juste ou pas.
19:59Mais il y a quand même
20:00une question qui se pose.
20:02Est-ce que les gens
20:04vont travailler jusqu'à 70 ans
20:06et on va continuer
20:07à ne pas appliquer les 35 heures,
20:09parce qu'on ne travaille pas
20:1035 heures aujourd'hui.
20:12On travaille 9 heures,
20:1340 heures,
20:15même plus que nous
20:16dans certaines catégories,
20:18dans certaines branches.
20:20Le...
20:21Le fait de poser
20:22cette telle question,
20:23ça vous fait rentrer
20:25dans la catégorie
20:26des non pragmatiques,
20:27dans des serialistes autos,
20:28et donc on boucle
20:30le débat autour de ça.
20:31Pourquoi ?
20:31Parce que le seul débat
20:33qu'ils font,
20:34c'est des débats
20:34sur leurs options,
20:36leurs seules options.
20:37Et donc là,
20:38il y a un grand sujet
20:40pour même aussi,
20:41et ce qui fait que,
20:43nous franchement,
20:44nous nous honorons
20:45à l'humanité,
20:46à l'humanité dimanche,
20:47sur notre plateforme numérique,
20:49à donner la parole
20:51à tous les syndicats aujourd'hui,
20:53c'est une nouveauté
20:54par rapport à Paris
20:55il y a quelques années,
20:56mais à donner la parole
20:58à la CGP,
20:59à ses dirigeants,
21:01à ses secrétaires de fédération,
21:04à son secrétaires général,
21:06pour expliquer
21:08là où il est.
21:10Et l'autre fait,
21:14c'est ce qui s'est passé
21:15la semaine dernière,
21:16avec le traitement
21:17de la manifestation.
21:18sauf que,
21:21on peut,
21:22je viens de le dire,
21:23sauf que,
21:23on peut discuter,
21:25ceci dit,
21:26c'est une reprise
21:27d'un mouvement,
21:29reprise de mouvement,
21:31tentative de la CGP,
21:32sur ses bases,
21:34de l'unifier
21:35et faire le syndicat.
21:36La manière
21:38dont ceci a été traité,
21:41dans les journaux,
21:45et dans la télévision,
21:47en Corpille,
21:49c'était,
21:50c'est effroyable.
21:52Puisque,
21:53c'est au même moment
21:56où ceci se passe
21:57que le patriache
22:00de l'extrême droite lance
22:02son affaire sur Richie,
22:04qui occupe,
22:05comme-t-il,
22:06les antennes
22:07et beaucoup de plumes
22:09dans un certain nombre
22:11de journaux
22:12de la prescrite.
22:15Mais,
22:16au fond,
22:17aujourd'hui,
22:18on pourrait résumer
22:18la situation,
22:19c'est assez,
22:20pas très bien
22:21ce que je veux dire,
22:22ce que je vais dire,
22:23mais,
22:24il y a ceux,
22:25certes,
22:25qui vantent
22:26le régime de Richie,
22:29ceux qui vont
22:31le contredire
22:32dans les médias,
22:33qui organisent
22:34cette petite opération,
22:36de,
22:37il y avait M. Prott avant,
22:38avant la décide,
22:39M. Prott,
22:40donc maintenant,
22:40on vient d'invoiter Mme Prott,
22:43mais surtout,
22:44il y a ceux qui,
22:45pendant ce temps-là,
22:47détricotent précisément
22:48tout ce qui est
22:50la résultante
22:51du Conseil national
22:52de la résistance.
22:53et c'est en ça,
22:56sur ces,
22:57sur ces,
22:57sur ces,
22:58sur ce fond-là,
22:59que oui,
23:00il y a,
23:01peut-être,
23:02que le mot est au fond,
23:03mais il y a une autre chose
23:04entre les combats,
23:06les idées,
23:06les valeurs,
23:07que porte la CGT,
23:08et ce que porte l'humanité
23:09de la CGT.
23:13Moi, je pense que ce qui,
23:15ce qui caractérise
23:16la naissance de la CGT,
23:18ça a été ramené,
23:19par Michel,
23:20c'est d'abord que,
23:21c'est une association
23:23de travailleurs,
23:23qui s'organise
23:25pour défendre ses interdits.
23:27Et moi,
23:28je pense que,
23:29la CGT d'aujourd'hui,
23:30c'est encore ça.
23:32On n'est pas la CGT,
23:33les salariés.
23:35Vous voyez ?
23:36Je pense même
23:38que dire ça,
23:39c'est complètement fou.
23:41La CGT,
23:42c'est un valeur
23:43qui pose autant
23:43qu'il y a de salariés
23:44avec une équilibrée
23:46à l'intérieur du travail.
23:48Alors,
23:49c'est ça la valeur
23:50de la CGT aujourd'hui.
23:53Alors,
23:53qui a effectivement,
23:54au fil du temps,
23:56des camarades,
23:57celui qui devienne
23:58en responsabilité,
24:00ceux qui se dégagent ?
24:02De fait,
24:03je trouve que ça,
24:04c'est important,
24:05de l'exploitation du travail
24:07pour pouvoir réfléchir,
24:08pour pouvoir aider,
24:09pour organiser,
24:11pour qu'il soit effectivement
24:13éloigné,
24:13que c'est très difficile.
24:14Le travail,
24:15oui, ça existe.
24:16Mais la CGT,
24:17dans sa courante majorité,
24:19elle est dans le monde du travail.
24:21Bon, voilà.
24:22Quand l'humanité retracent sa lutte,
24:25que le camarade s'exprime
24:27du journal,
24:28c'est quoi des extraterrestres ?
24:29Enfin,
24:30tu citais depuis,
24:31actuellement,
24:33effectivement,
24:34les transporteurs routiers,
24:35mais il pourrait aussi
24:36développer,
24:37d'expressions,
24:38je dirais,
24:38de lutte,
24:39où celles et ceux
24:40qui s'expriment sont
24:41à la CGT,
24:43et dans le monde du travail.
24:432.
24:452.
24:472.
24:482.
24:503.
24:512.
24:543.

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