- il y a 16 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Benjamin Cauchy, Magali Vicente, Benjamin Cauchy
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00:0210h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:06En compagnie ce matin de Magali Vissante, de Gilbert Azoulay, Benjamin Cochy,
00:12on parle évidemment de cette journée à AORIS, journée de forte mobilisation dans toute la France,
00:18chez les lycéens, les étudiants, rejoints par les enseignants et la CGT qui a appelé également les salariés à rejoindre
00:25les manifestations.
00:26Alors c'est vrai qu'on le disait, il y a beaucoup de peur autour de ce mouvement,
00:30parce qu'hier un adolescent a eu la main arrachée à Lens, toujours peur évidemment de la bavure,
00:36on a eu des scènes quand même extrêmement violentes dans les lycées, des feux,
00:40j'ai vu hier des lycéens à Paris dans un lycée enfermé alors qu'un incendie prenait,
00:45ils ont fini par être évacués, mais il y a toujours cette crainte de la bavure, Benjamin Cochy évidemment.
00:50Oui, il y a la crainte de la bavure et pour le coup on a une partie de l'extrême
00:56gauche française,
00:57toute la partie de l'extrême gauche française qui s'amuse à mettre de l'essence sur ce conflit.
01:02Donc la crainte de la bavure effectivement, j'ai envie de dire qu'elle est légitime,
01:07puisque ça serait une catastrophe tant pour le gouvernement que pour l'enfant ou le parent,
01:13ou la force de l'ordre aussi qui est sur le terrain.
01:17Moi j'ai envie de vous dire par rapport à ce sujet-là, j'ai peut-être mettre un pavé
01:21dans la mare,
01:22je pense que ces enfants sont manipulés, alors oui, il y a l'effet post-Covid,
01:28oui, il y a l'effet, comment dirais-je, d'émulation collective,
01:33oui, il y a toujours cet esprit révolutionnaire quand on a 15 ou 16 ans,
01:36mais là on est à 10 000 lieux de l'enjeu.
01:39Il faut ouvrir les yeux et se rendre compte que le problème de l'éducation en France,
01:43ce n'est pas la cantine, ce ne sont pas des emplois du temps où de 14 à 16 vous
01:47êtes obligés d'aller à la bibliothèque
01:48ou de squatter dans la cour ou à la cafétéria.
01:51Le problème n'est pas de savoir s'il y a une clim ou pas, je suis désolé, en juillet
01:54et août il n'y a pas de cour en France.
01:54Après il n'y a pas que ça Benjamin Cochy, il y a aussi la peur de l'avenir, il
01:57y a Parcoursup,
01:58il trouve que c'est une usine à gaz et que c'est un petit peu le stress et la
02:02moto, ce Parcoursup.
02:04Mais c'est vrai qu'une fois qu'on a son bac, une fois qu'on a fini ses études,
02:07on vit dans une vie qui ne l'est plus.
02:10C'est un trou viole ascenseur qui ne marche pas dans une cité, tu sais, l'ascenseur ne marche pas,
02:15il n'est pas réparé,
02:17puis ils partent en live tous.
02:19Là où je trouve un peu dur, c'est vrai que c'est la répétition permanente, continue.
02:24Alors je ne parle pas de l'UIC Henri IV, ça m'a fait beaucoup rire de les voir.
02:27Oui, il est bloqué ce matin, vous avez vu ?
02:29Avec en plus en prime le drapeau palestinien parce qu'après tout, quitte à mettre tout le monde...
02:33C'est vrai que les jeunes urbains votent LFI, je vous rappelle, il n'y a pas que dans les
02:39banques.
02:39Ils disent, mais pour en fait, les plus grandes études, ils sont tous à l'extrême gauche.
02:42Ils sont où les drapeaux ukrainiens dans les lycées ?
02:44Ils sont où les drapeaux ukrainiens dans les manifestations partout en France ?
02:47Ce n'est pas juste la question.
02:48Le problème, c'est que je vois les pancartes et tout ça, les panneaux,
02:52on met les ouvriers, on met contre l'État, on met tout à la même source.
02:56C'est vrai que le drapeau palestinien peut interroger sur justement le rôle de LFI, notamment, dans ce mouvement.
03:03La nuit, c'est fait pour baiser, pas pour réviser.
03:05Non mais excuse-moi, ils manifestent pour ça.
03:07Alors qu'on arrive à l'heure de l'intelligence artificielle,
03:11alors qu'on a des pays qui sont dans une avance technologique incroyable.
03:13Je pense qu'il faut compartimenter, en effet, il y a une partie de la jeunesse
03:16qui est certainement instrumentalisée par l'extrême gauche, par l'Affice.
03:19Ça a été d'ailleurs documenté par les renseignements.
03:22Monsieur Figaro a publié la note, c'était très clair.
03:25Maintenant, il y a certainement une partie de la jeunesse qui s'inquiète pour son avenir.
03:28« Bon, ben voilà, on voulait le bac à 80% pour tout le monde. »
03:32Eh bien, il n'y a plus de débouchés.
03:34On se retrouve à faire des licences de sociologie, d'histoire.
03:38On ne sait peut-être pas comment trouver du travail après ça.
03:40Le diplôme a toujours protégé du chômage.
03:45Je te dis ça, Stéphanie, parce qu'il ne faudrait pas faire croire
03:47que faire des études, ça ne sert à rien.
03:49Je tiens à dire que toutes les études démontrent que faire des...
03:52Pas toutes, évidemment, si on a trop de psys et de sociologues.
03:55Ah, tu finis l'insistant parlementaire de LFI, effectivement.
03:58Quoi que de psys avec des problèmes de santé mentale en France...
04:01Alors, en Argentine, on en a tellement qu'on pourrait se comparer et se dire qu'on pourrait...
04:04Non, mon sujet, c'est juste ça.
04:06Le problème, c'est l'ajustement de l'offre de compétences au marché.
04:09Pourquoi on ne fait pas des filières professionnelles dès la sixième ?
04:14C'est vrai que c'est Maurice Berger, le pédopsychiatre, qui proposait ça.
04:16Et c'est ce qui se fait en Suisse, ça marche très bien.
04:18J'étais hier à la présentation du livre de Marc Ferracci,
04:21qui est le grand spécialiste de la formation professionnelle.
04:24Le premier ministre de l'industrie.
04:25Voilà, et de l'énergie, il m'a repris.
04:27De l'industrie et de l'énergie, il le tenait.
04:29Pour une société du plein emploi, c'est le titre de son bouquin.
04:32Pourquoi il ne l'a pas fait avec Emmanuel Macron ?
04:34Je pense qu'il n'a pas fait beaucoup de choses parce qu'il était empêché.
04:37Je ne sais pas si vous avez vu, lui et son papa, ils ont témoigné dans le monde.
04:43Sur Macron, pardon, sur le cas qu'il y a Macron.
04:46Du coup, j'ai oublié ce que je voulais dire.
04:47C'est la Suisse, vous citiez la Suisse, c'est très bien.
04:52Mais la majorité des étudiants, ils vont dans le système dual, c'est-à-dire vers l'apprentissage.
04:56C'est l'enseignement général qui reste limité.
04:59Vous voyez ce que je veux dire ?
05:00C'est-à-dire qu'on a renversé la chose.
05:03Et ce n'est pas l'enseignement général comme en France où tout le monde doit aller faire des études
05:05générales.
05:06On veut avoir l'apprentissage.
05:07Donc, il faut renverser la table littéralement pour renverser la proposition de valeur de nos études.
05:13Et la pouvoir générale est plutôt sélective.
05:16Et là, c'est un mot de vaquer.
05:18Les jeunes étaient descendus dans la rue parce qu'il y avait le mot sélection qui était prononcé.
05:21Il y avait d'autres raisons.
05:22Oui, ils veulent encore plus d'égalité, encore plus d'égalité.
05:24Ce n'est pas comme ça qu'on n'y arrivera.
05:26Vous le savez très bien que les filières d'apprentissage et professionnelles, on le sait tous en tant que parents,
05:33il faut l'admettre.
05:35Même non, on se dit, mais quand même, ça serait bien que tu fasses un bac général.
05:38Mais avec qui ?
05:39Oui, mais c'est dévalorisé, Benjamin Cochy.
05:43Mon fils cadet est en lycée professionnel et il ambitionne de devenir pâtissier par la suite.
05:52Je reviens là-dessus, mais l'intelligence artificielle va sans doute rendre au chômage des centaines de milliers de médecins,
05:58des centaines de milliers d'avocats,
06:00les bullshit jobs de tertiaires à faire des powerpoint qui ne servent à rien.
06:03Désolé, je ne connais pas d'autres marques de powerpoint.
06:05Là, en revanche, un pâtissier, un plombier...
06:07Bien sûr, tu as raison.
06:08C'est ce que vous disiez à un chercheur, c'est vrai que ces métiers-là, ils vont remonter.
06:13Je voudrais juste ramener une contradiction énorme qui est en ce moment-là, qui va être aussi déposée dans le
06:18cadre du budget.
06:19C'est que vous avez tous vu la réforme qui veut être faite sur le CPF, l'utilisation du CPF.
06:23Oui, le compte de formation.
06:24Vous avez vu la ligne directrice du gouvernement qui est de dire que c'est eux qui vont décider à
06:29la place des gens
06:30les typologies de formation sur lesquelles on pourra avoir plus de bénéfices, c'est-à-dire que ce sera moins
06:36cher.
06:37Et puis celles qui ne correspondent pas aux politiques du gouvernement, il faudra payer plus.
06:42Ce qui veut dire qu'on est en capacité, pas du tout, mais c'est-à-dire qu'on est
06:45en capacité de le proposer là aux adultes
06:47qui sont en plus en période de reconversion et qui ont une nécessité de se reconvertir.
06:52Mais on va leur dire à eux qui sont à plus de 30 ans, 40 ans et qui ont en
06:56plus cotisé.
06:57Ce sont des charges salariales, ce sont les employés qui ont cotisé pour ça.
07:00Donc c'est la valeur travail qui leur appartient.
07:02On va décider à leur place de comment on fait.
07:04C'est très juste ce que vous dites.
07:05Et à contrario, on n'est pas capable à l'école, en amont, de positionner une ligne politique pour dire
07:11« Ok, notre avenir professionnellement c'est plutôt comme ça, il faut qu'on soit en capacité de prendre des
07:16décisions
07:17sur les secteurs universitaires que l'on propose. »
07:20Et moi je trouve ça très bien ce que dit Benjamin Cauchy, votre enfant qui rêve d'être pâtissier.
07:23Mais franchement, il a de la chance.
07:25Parce qu'en plus, la devance favorable que celui qui sait où il va, déjà de savoir qu'on a
07:30envie de faire ça.
07:31Mais ce n'est pas valorisé quand même.
07:33Quand on ne sait pas ce qu'on veut faire, c'est de ne pas aller faire du pro.
07:37Moi j'ai des dizaines d'amis, j'ai 46 ans, j'ai des dizaines d'amis qui étaient au
07:41lycée, en collège avec moi,
07:44qui sont partis après en CFA.
07:45On peut faire une photographie entre ceux qui ont fait des bacs plus 5,
07:48qui se retrouvent peut-être à des boulots à 2500 balles ou 3000 euros.
07:51et plein de copains qui étaient en CFA, qui sont devenus artisans, maçons, charpentiers.
07:57Je peux vous assurer, ils ont la plus belle maison de la région.
08:00Ils ont une résidence secondaire, ils bossent 60 heures par semaine.
08:04Vous ne leur dites pas, 8 heures, 18 heures, c'est trop long.
08:07Mais en attendant, ils ont réussi et eux-mêmes...
08:09Mais vous les entendez aussi, on les entend souvent sur Sud Radio, ils viennent nous parler.
08:15Il y en a beaucoup qui galèrent aussi.
08:17Là j'entendais un artisan l'autre jour nous dire, c'était vraiment émouvant.
08:21Ce témoignage, moi je dors dans ma voiture parce que mon chantier est trop loin de ma maison,
08:26je ne peux plus payer l'essence.
08:27Voilà, oui bien sûr.
08:28Bon, vous voyez, les étudiants professionnels...
08:31En tout cas, le métier qu'il a dans les mains...
08:32Mais c'est vrai qu'il a du travail, ça c'est sûr.
08:34Oui, Magali ?
08:35Oui, je voulais conforter effectivement ce point de vue.
08:39Ce sont les enseignants en fait les premiers responsables aussi.
08:41Parce que moi, il y a très longtemps, je travaillais au rectorat à Grenoble
08:46sur la notion des BTS, l'organisation de l'examen du BTS.
08:50Eh bien, je peux vous dire qu'entre les enseignants du général et les filières professionnelles,
08:54en fait, ils se battent à 24.
08:58Et donc le message qui est diffusé au quotidien, il était comme ça.
09:02Moi j'appartiens à une génération, quand on était à l'école,
09:05on nous disait surtout, continue en fait à faire des études
09:08parce que ce n'est pas bien d'aller dans un métier manuel.
09:10C'est encore le cas, bien sûr.
09:12On continue à vendre du rêve aux gens en disant que c'est la filière générale
09:16qui en fait va être la plus promue.
09:19Du coup, ça fait des frustrations.
09:20Et que ce sera une meilleure réalité, une meilleure vie.
09:22Ce n'est pas vrai.
09:23Oui, parce que Parcoursup, tout le monde en effet se jette sur Parcoursup.
09:27Parcoursup, en vrai, c'est une plateforme.
09:30Oui, ce n'est pas le problème.
09:32Il y a trop de monde derrière, donc il n'y a pas de place.
09:34Et surtout, c'est lisible.
09:35Et puis surtout, il y a les délais sans long.
09:37C'est-à-dire que vous allez à l'étranger,
09:40vous savez, dès janvier, quasiment où vous pouvez aller.
09:43Là, vous devez attendre en gros au juillet,
09:45savoir où vous allez finir.
09:46Donc, ça pose des problèmes énormes.
09:47Après, c'était comme ça avant, Gilbert ?
09:49Non, non, non.
09:51Vous s'alliez à partir de février-mars où est-ce que vous alliez aller.
09:53Et après, il fallait juste envoyer son diplôme du bac
09:55pour dire où vous...
09:56Voilà, c'est ça.
09:57Vous étiez en...
10:00Peut-être qu'il y a longtemps qu'on a fait nos études, Benjamin.
10:02Mais non, ce que je veux dire, c'est que...
10:04C'est ce que disait mon ancien patron
10:07que je cite souvent de l'étudiant.
10:08Non, le parcours sub devrait être géré par le ministère de la Santé.
10:11Tellement c'est du stress pour les familles.
10:13Non, par une entreprise privée, ça irait beaucoup mieux.
10:15Peut-être.
10:15Mais c'est vrai que le problème, c'est que l'algorithme,
10:18bon, il est un peu aveugle.
10:19Enfin, nous, on ne le connaît pas.
10:20Et puis, les modes d'attribution font que c'est très long.
10:23Il y a une sorte de porte d'entrée.
10:24Vous êtes dans la seringue et vous ne savez pas où est-ce que vous allez.
10:27Y compris pour les bons éléments, d'ailleurs,
10:28parce que vous pouvez avoir un très bon dossier
10:29et ne pas être pris dans les meilleurs établissements.
10:30Il y a des témoignages chaque année, là-dessus.
10:31Donc, c'est une folie et il y a moins de ma vie.
10:34Il faudrait plus de souplesse et plus de transparence pour les familles.
10:37Écoutez, Édouard Geffray qui essaye...
10:40Alors, le pauvre, c'est sûr qu'il ne s'attendait pas à être pris dans cette crise.
10:42C'est plutôt un bon technicien, le ministre de l'Éducation.
10:45Mais enfin, là, c'est sûr qu'il se retrouve en proie à cette colère.
10:49Il est en déplacement à Guillancourt.
10:51Il est justement sur l'ouverture d'une plateforme pour les lycéens.
10:53Les lycéens ont besoin que leur voix, tout simplement, compte.
10:56Ils ont l'impression de dire beaucoup de choses,
10:57mais que, parfois, il faut les dire bruyamment,
11:00voire parfois violemment, pour être entendus.
11:02Et ça, ce n'est pas une situation saine,
11:03parce que le principe de la démocratie,
11:05c'est qu'elle n'a pas besoin ni de bruyante, ni d'être violente.
11:07Elle a besoin d'exister, d'être, j'allais dire, institutionnalisée.
11:11Donc, il va se passer deux choses.
11:13D'abord, d'ici le début de la soirée,
11:15la plateforme dont j'ai parlé, déjà plusieurs fois,
11:17va être mise en ligne.
11:18C'est-à-dire qu'une plateforme qui dira aux lycéens
11:20« Vous avez la parole ».
11:21Et qui permettra à chaque lycéen de France, s'il le souhaite,
11:24de publier, si je puis dire,
11:26d'envoyer l'ensemble de ses difficultés et de ses attentes.
11:31C'est sûr qu'on souriait tous dans ce studio,
11:33parce que, quand on voit les images qui sont terribles,
11:36cet adolescent qui a perdu une main,
11:37on va parler aussi de la politique du maintien de l'ordre,
11:40parce qu'elle est très discutée.
11:41Bon, on entend Édouard Geffrey, il fait ce qu'il peut, c'est sûr,
11:44mais il nous parlait de la mise en place d'une plateforme,
11:46ça peut prêter à sourire.
11:48Mais je vais vous faire réagir,
11:49j'ai hâte d'entendre ce que vous avez à dire.
11:51Et n'hésitez pas, vous, au 0826 300 300,
11:54est-ce que la plateforme d'Édouard Geffrey,
11:56du ministre de l'Éducation,
11:57va taire la colère des lycéens ?
12:00Bon, à vous de le dire.
12:02Sud Radio, à vous de le dire,
12:07avec Magali Vissante, Gilbert Azoulay,
12:09Benjamin Cochy, on parle de cette journée noire,
12:12journée de tous les dangers,
12:13avec une forte mobilisation dans toute la France,
12:16dans les lycées, dans les facs,
12:18vous êtes allé voir un petit peu...
12:20Dans les régions, ça se mobilise,
12:23ils sont tous en train de manifester,
12:25mais en fait, moi, je me posais une question en regardant ces images,
12:28il y a les vacances de la Toussaint qui vont arriver le 17 octobre,
12:32est-ce que ça peut être le coup de frein au mouvement ?
12:35Oui, les vacances, oui.
12:36Alors, pour les lycées,
12:38les collèges et lycées vont effectivement s'arrêter le 17 octobre,
12:40mais les universités, elles,
12:41ne vont prendre qu'une semaine de vacances,
12:43en l'occurrence à partir du 24 octobre,
12:46et puis derrière, vous avez tous les syndicats professionnels de salariés,
12:50enfin, de pseudo-salariés, fonctionnaires.
12:52La journée des Gilets jaunes qui a été annoncée le 17 octobre ?
12:54Non, ne dites pas ça, ne dites pas ça,
12:55ce n'est pas une journée des Gilets jaunes,
12:56les sont les Gilets jaunes en 2018.
12:5890% des universités sont bloquées et fermées,
13:02selon l'Union Étudiant-CFB.
13:04On va faire des économiques, 100%.
13:08Alors, avant la pause,
13:11je vous passais le son d'Edouard Jeffrey,
13:13le ministre de l'Education,
13:15qui nous dit, en gros, colère lycéenne,
13:17je réponds plateforme.
13:18C'est vrai que Emmanuel Macron nous a beaucoup habitués
13:23à répondre commission, consultations.
13:26Il pense qu'avec les vacances, ça va arrêter.
13:28Il est strené.
13:29Mon cher Gilles, très bien, vous avez raison d'ailleurs,
13:32c'est une vraie question,
13:33est-ce que ça va s'arrêter pendant les vacances ?
13:34Enfin, hier, il y a un adolescent de 15 ans à Lens
13:36qui a perdu une main.
13:38C'est une journée à haut risque, quand même.
13:41Laurent Nunez est sur le banc des accusés,
13:43le Parti Socialiste voudrait bien l'entendre
13:44sur le maintien de l'ordre.
13:46Il y a beaucoup d'accusations.
13:47C'est vrai que le gouvernement,
13:50et tous les gouvernements,
13:51ont toujours eu peur de ces mouvements étudiants.
13:53Rappelez-vous, le mouvement a été arrêté
13:54avec Devaquet, avec la mort de Malik Ousekine.
13:57Donc ça, ça avait un traumatisme
13:58dans toute la société française.
14:00Moi, ce que je retiens, quand même,
14:01c'est que, pour rencontrer parfois quelques policiers,
14:04c'est qu'ils n'ont pas envie de tirer sur les gamins.
14:06En fait, c'est quand même une certitude,
14:09il faut le rappeler.
14:09Personne n'en a question.
14:10Non, non, mais c'est important,
14:12donc les situations en Lunez
14:14peuvent donner des consignes,
14:15mais je rappelle que c'est le commandant in situ
14:17qui décide d'attaquer ou pas,
14:18de balancer ou pas des projectiles.
14:21Donc, moi, ma conviction,
14:22c'est qu'il y a toujours des situations exceptionnelles,
14:25et puis on enlèvera les compteurs,
14:27mais on ne sait pas comment ça s'est passé.
14:29Et moi, ma conviction, c'est que...
14:31D'ailleurs, quelqu'un m'était en parlaine...
14:32Et il y a une grenade de l'enseignement
14:34qui était en cause, a dit Laurent Nunez.
14:37Oui, soit elle a été ramassée,
14:38soit elle l'a reçue dans la main.
14:39On ne sait pas encore.
14:40Mais je pense, hélas,
14:42qu'il peut se reproduire encore des bavures comme celle-là,
14:45et des erreurs,
14:46mais ça veut dire, en tout cas,
14:47que les enfants, ils doivent rester
14:49dans leur strict rôle de manifestation,
14:51et surtout pas aller sur les zones où ça faillite.
14:53Parce que c'est ça aussi,
14:54c'est que ces gamins, j'ai envie de dire,
14:55qu'est-ce qu'ils foutaient,
14:56là, quand la bombe, elle est arrivée ?
14:57Moi, mon fils, je lui dis,
14:59tu rentres à la maison, tu ne restes pas là.
15:00On va en parler des parents,
15:02et puis de l'interposition,
15:03parce que Jean-Luc Mélenchon a envie
15:04que les élus s'interposent,
15:06et qu'ils identifient des provocateurs.
15:08C'était assez étonnant comme sortie,
15:10mais je voudrais quand même vous faire écouter
15:11Laurent Nunez,
15:12qui se défendait dans la ligne
15:15de ce que vous nous disiez, Gilbert Azoulay,
15:17que la police, évidemment,
15:18ne veut pas blesser les lycéens.
15:20Je ne vais pas présenter les excuses,
15:21il y a des enquêtes judiciaires en cours,
15:22on verra si les responsabilités
15:24sont établies ou pas.
15:25En revanche, Benjamin Duabelle,
15:26je peux vous assurer,
15:27j'adresse un message de soutien
15:28à l'ensemble des membres
15:30de la force de sécurité intérieure
15:31qui sont blessés,
15:32715 depuis le début,
15:33pour ce qui est des familles,
15:34il y a des enquêtes judiciaires en cours,
15:36je n'ai pas à m'en mêler.
15:37Alors, c'est vrai que je le disais,
15:39Laurent Nunez,
15:39qui est attaqué,
15:40notamment les socialistes,
15:42lui demandent des comptes,
15:44il y a un petit peu LFI sur ce coup-là,
15:46il demande que Laurent Nunez
15:47s'explique devant l'Assemblée
15:48sur les consignes données aux policiers.
15:51C'est vrai qu'il a fait une petite gaffe,
15:53peut-être, le ministre de l'Intérieur,
15:54je n'en sais rien,
15:55vous vous jugerez.
15:56Il précise qu'il n'y a pas de retenue
15:58au principe même d'intervention.
16:00Il n'y a pas de retenue au cas de blocage.
16:02C'est ambigu, mais bon.
16:03On se doute qu'ils n'ont pas envie
16:05de blesser volontairement un lycéen,
16:07c'est extrêmement compliqué,
16:08le travail des policiers en l'espèce, Magali.
16:10Bien sûr que c'est extrêmement compliqué,
16:12et forcément que les policiers
16:13n'ont pas envie de s'attaquer aux jeunes.
16:15Mais il faut vraiment être extrêmement vigilant
16:17et on voit bien que la bataille ici,
16:18c'est la bataille des images en permanence.
16:20D'un côté, on a les images de violences
16:24subies et mises en scène par les jeunes
16:27avec les feux, avec les attaques.
16:29Et de l'autre côté,
16:30on va mettre en scène les violences policières.
16:31C'est ce qui est en train de se jouer.
16:33C'est une bataille des images
16:35qui va servir un récit, un récit politique.
16:37Et c'est là où les forces de l'ordre
16:39doivent aujourd'hui,
16:40et franchement, il faut leur adresser
16:42vraiment du soutien
16:43parce que c'est extrêmement compliqué
16:44alors qu'ils sont attaqués en permanence
16:46et qu'ils sont là un privilégiant,
16:48bien sûr, la santé et la sécurité
16:50de tout le monde.
16:51Mais c'est très compliqué.
16:53Et aujourd'hui, les responsables,
16:54en fait, sont des responsables politiques.
16:56Bien sûr, et tous les responsables politiques
16:58sont responsables.
17:00Parce que la parole politique d'Edouard Jeffrey,
17:02comme vous l'avez passée tout à l'heure,
17:04c'est quoi ?
17:04C'est de dire, en fait,
17:06est-ce que vous pensez réellement
17:07qu'en disant et en proposant
17:08une plateforme numérique,
17:09en fait, il montre qu'il est en capacité
17:11de comprendre la vie
17:12que sont en train de vivre aujourd'hui
17:14les étudiants.
17:15Qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent ?
17:16Il y a eu huit ministres,
17:17il y a eu...
17:18Personne n'a réussi.
17:20Qu'est-ce que vous voulez qu'ils prennent
17:21comme décision ?
17:22Eh bien, c'est la façon
17:23dont ils doivent s'adresser
17:24aux étudiants aujourd'hui.
17:26Vous avez vu avec quel détachement
17:27ils s'adressent, en fait.
17:28Non, mais je ne dis pas le contraire.
17:29En gros, il dit très largement
17:30que les étudiants et les lycéens
17:33doivent être écoutés.
17:34Ce n'est pas ça qu'il faut dire.
17:35Il faut dire aujourd'hui,
17:36s'adresser à eux en les regardant,
17:37en les ressentant, en disant
17:39je comprends ce que vous vivez.
17:40Je comprends aujourd'hui.
17:42Voilà ce que j'ai compris.
17:43Voilà les solutions
17:44que je peux vous proposer.
17:45Voilà celles que je ne peux pas vous proposer.
17:46Les candidats présidentiels
17:47en sont pas capables.
17:49Écoutez, il y a une étude
17:51qui est sortie 8 sur 10
17:53chez les jeunes.
17:55Redoutent une vie plus difficile
17:56que celle de la génération précédente.
17:58C'est une étude qui vient de sortir,
18:00révélée par France Info,
18:01une enquête Ipsos-BVR.
18:03Comment voulez-vous que ce ministre
18:05qui est un technicien, etc.,
18:06un technocrate, arrive
18:07et règle ce problème vertigineux
18:11de tout un monde
18:12qui est en train de basculer
18:12aussi avec l'IA ?
18:14Ils ne sont pas fous,
18:15les jeunes, ils le savent mieux que nous.
18:16Il y a des modalités,
18:17qui vont être replacés en grande partie.
18:19Il peut apaiser.
18:19Bien sûr, on est d'accord pour dire
18:21que de toute façon,
18:21le système de l'éducation nationale
18:23doit être vu de fond en camble
18:24et que finalement,
18:25ce n'est pas aujourd'hui,
18:26ce n'est pas maintenant
18:26qu'ils vont arriver à le changer.
18:28Mais par contre,
18:28la façon dont ils s'adressent aux gens
18:29et lui,
18:30comme tous les responsables politiques,
18:32même Sébastien Lecornu,
18:33je veux dire,
18:34ils ne peuvent pas s'adresser
18:35par voie de carousel,
18:36ils ne peuvent pas s'adresser
18:37par voie de plateforme numérique.
18:39Aujourd'hui,
18:39il faut qu'ils regardent
18:40les Français dans les yeux
18:41et il faut qu'ils regardent le réel.
18:42Voilà, c'est tout.
18:43C'est toute une histoire
18:44de communication
18:45et moi, je suis désolée,
18:46je le redis,
18:47ce n'est pas compliqué aujourd'hui
18:48de s'adresser réellement aux Français.
18:49Encore faut-il casser justement
18:50cette barrière
18:51et prendre en compte vraiment
18:53ce qui est en train
18:53de se passer aujourd'hui
18:54parce que ça va durer
18:55des semaines encore
18:56et toutes les colères
18:58vont s'admissionner.
18:58Parce que la grande messe
19:00du 20h,
19:00moi, je ne sais pas,
19:01les jeunes,
19:01ils ne regardent pas les infos.
19:04Et en plus,
19:05les réseaux sociaux,
19:05vous avez vu comme c'est pernicieux
19:07en fonction de vos croyances.
19:08On vous sert exactement
19:10ce que vous voulez voir.
19:11Les violences policières
19:13chez un jeune plutôt à gauche,
19:16chez les parents,
19:17c'est l'inverse.
19:18C'est ça aussi,
19:19on n'en parle pas assez.
19:20Non, Benjamin ?
19:21Oui, on n'en parle pas assez.
19:23Je reviens juste
19:23sur l'idée de la plateforme.
19:25La question que vous nous posiez,
19:26c'est un grand débat numérique finalement.
19:28C'est le grand débat
19:29d'Emmanuel Macron
19:30à l'époque des Gilets jaunes
19:31et déshumanisé de surcroît
19:33sur une plateforme.
19:34Les jeunes ont effectivement compris
19:36parce qu'ils utilisent
19:37Tchad, GPT, Claude
19:38ou j'en ai cité deux
19:40donc on est tranquilles.
19:41Notamment pour s'aider
19:43à réaliser leurs devoirs.
19:45Le corps professoral
19:46a changé d'attitude
19:47en faisant faire
19:47le maximum de devoirs
19:49et de travaux
19:50et d'exercices à l'école
19:51parce qu'ils savent très bien
19:52qu'à la maison,
19:52ils vont utiliser
19:53les nouvelles technologies.
19:54Donc les professeurs
19:55et le corps enseignant
19:56ont déjà compris
19:57qu'ils allaient se faire avaler
19:58par les nouvelles technologies.
20:00Sans servir de lien.
20:00Donc la responsabilité,
20:02vous l'avez dit tout à l'heure,
20:03la responsabilité,
20:03alors qu'on passe à cette jeunesse
20:04qui effectivement à 80%
20:06s'inquiète pour son avenir
20:07légitimement
20:07parce qu'on les a enfermés
20:09dans des voies
20:10soi-disant princières
20:11qui sont des voies
20:11de garage
20:12voire des impasses
20:13et les professeurs
20:14font de la résistance
20:16parce que c'est leur propre job
20:18qui va disparaître.
20:19Parce qu'on peut continuer
20:20à fermer les lycées.
20:21Vous allez avoir
20:21des opérateurs privés
20:23qui pour 10, 20, 30, 50, 100,
20:26150, 200 euros par mois
20:27en fonction de ce que vous voulez faire
20:28et votre enfant,
20:29il aura un professeur
20:30en face de lui
20:31sur une tablette
20:32qui sera capable
20:33d'adapter la pédagogie
20:34aux forces et faiblesses
20:35de l'enfant
20:36qui sera patient
20:37et qui sera capable
20:38de répéter 15 fois.
20:39Voilà.
20:40Je vous donne la parole
20:41dans quelques instants
20:42Gilbert Azoulay
20:43juste après une petite pause
20:45et puis on écoutera aussi
20:46Jean-Luc Mélenchon
20:46qui veut que...
20:47Ah si, vous serez obligé
20:49de l'entendre
20:49puisqu'on parlait
20:50de la politique
20:51du maintien de l'ordre.
20:51Il veut que
20:52les élus et militants
20:53s'interposent
20:54un petit peu
20:55les chevaliers blancs
20:56au milieu de ces violences,
20:59n'est-ce pas ?
20:59Jean-Luc Mélenchon
21:00à tout de suite
21:01sur Sud Radio.
21:03Sud Radio
21:05Stéphanie Demiru
21:06Sud Radio
21:07avec mes trois débatteurs
21:08du jour
21:09Magali,
21:10Vicente,
21:10Gilbert Azoulay,
21:11Benjamin Cochy
21:12et Gilbert...
21:13Gilbert...
21:15Gilbert Gansman
21:15pardon.
21:17Gilles Gansman
21:18qui nous accompagne
21:19toujours évidemment
21:20quotidiennement.
21:21Gilbert,
21:22ça vous irait bien.
21:22Oui, mais c'est pas Breton.
21:24Gilles, c'est Breton.
21:25Bon, allez, d'accord.
21:26Je ne vous rebaptise pas
21:27mon cher Gilles Gansman
21:28qui nous accompagne également.
21:30On parle de cette...
21:31Ça fait du bien de rire un peu
21:32parce que c'est vrai
21:33que cette journée,
21:33elle est tendue.
21:34Plus de mille manifestants,
21:36notamment à Marseille.
21:38La mobilisation
21:39semble forte,
21:40en tout cas,
21:40on le voit sur les images
21:41aux quatre coins de France.
21:43N'hésitez pas à m'appeler Juju
21:44si vous avez envie de rire.
21:46Bozo.
21:48Beaucoup de tensions,
21:49je le disais,
21:50puis toujours la peur
21:51de la bavure.
21:52Un adolescent a perdu sa main
21:53hier à Lens.
21:55Je voudrais vous faire écouter
21:56Jean-Luc Mélenchon
21:57qui, lui,
21:59compare ce mouvement
22:00au plus puissant mouvement
22:01de jeunesse lycéenne
22:02et étudiante
22:03qu'il est connu
22:03depuis mai 68.
22:05Ça doit le réjouir,
22:06j'imagine.
22:06Il demande aux élus
22:08et à ses militants
22:09de s'interposer,
22:10d'identifier les provocateurs
22:11et documenter
22:12les gardes à vue.
22:13Notre pays voit se déployer
22:15le plus puissant mouvement
22:17de jeunesse lycéenne
22:19et étudiante
22:19qu'il est connu
22:20depuis mai 1968.
22:22je vous appelle le 6
22:24à vous déplacer
22:26pour aller encadrer
22:28les manifestations
22:29des jeunes.
22:30Et pour cela,
22:31vous vous mettrez
22:32soit un casque blanc
22:32comme celui-ci,
22:34soit un brassard blanc
22:35sur votre bras
22:36pour que l'on vous reconnaisse
22:37comme une force
22:38d'interposition.
22:40Interposition
22:41entre la violence policière
22:42et la manifestation.
22:44C'était un message
22:45diffusé hier,
22:46c'est quand même
22:46un peu lunaire,
22:47ce message
22:48de Jean-Luc Mélenchon.
22:49Casque,
22:50j'allais dire
22:50casque bleu,
22:51non ?
22:51Casque blanc.
22:52Mais c'est assez incroyable
22:53et on voit bien
22:54le changement
22:54de stratégie de communication
22:55entre la semaine dernière
22:56où les filles étaient
22:57vraiment sur le terrain
22:59aux côtés des manifestants
23:00dans la violence.
23:02Et là,
23:02en fait,
23:03on a un positionnement
23:04de Jean-Luc Mélenchon
23:05derrière un bureau
23:05très solennel,
23:06très institutionnel,
23:09quasiment positionné
23:09comme un chef de l'État.
23:11Exactement.
23:12Et en plus,
23:13il donne quelque part
23:14l'ordre à ses élus
23:16d'aller eux-mêmes
23:18faire un peu
23:18la sécurité sur le terrain.
23:19Donc,
23:20c'est moi,
23:20chef de l'État,
23:21qui me positionne,
23:22qui prend cette posture
23:23avec de la hauteur
23:24parce qu'il a bien senti
23:25que ça a commencé
23:26à dégénérer un petit peu
23:26en termes d'image
23:27et d'électorat.
23:28Et donc,
23:28on se repositionne.
23:29Il a parlé de sauvagerie policière
23:30et pour conclure,
23:32il n'y aura ni oubli
23:33ni pardon.
23:34C'est lunaire, quoi.
23:36Ça s'est dit
23:36il y a quelques jours,
23:37en fait.
23:38Mais,
23:38c'est lunaire,
23:39qu'est-ce qu'il va faire ?
23:40Il va aller pendre
23:40sur la place de grève
23:42devant tout le monde.
23:44Place de la Concorde.
23:45Oui,
23:45place de la Concorde.
23:46Évidemment.
23:46C'est une folie, quoi.
23:48Ni oubli,
23:49ni pardon,
23:49mais de tant qu'il y a
23:51le monde en vie.
23:52Enfin bon.
23:52après avoir quand même
23:55légitimé la violence,
23:56on a entendu
23:58le maire LFI
23:59de Saint-Denis,
24:00Baliba Kayoko,
24:01dire la violence
24:02peut-être légitime.
24:03il m'aventurait trop pédaler
24:04un petit peu lui aussi
24:05ce matin,
24:06appelant à une désescalade.
24:07Alors qu'on sait très bien,
24:09ça a été,
24:09encore une fois,
24:10je le répète,
24:11documenté par les services
24:12de renseignement
24:13dans une note
24:13qu'a pu d'ailleurs
24:15se procurer le Figaro
24:16que le mouvement
24:17a été manifestement
24:19instrumentalisé
24:20par l'extrême-gauche
24:21et par LFI.
24:22Benjamin Gauchy.
24:23C'est scandaleux.
24:24J'ai vu des images
24:27et en allant
24:28dans Toulouse jeudi,
24:30j'ai vu des enfants
24:31de 15 ans
24:32avec des drapeaux
24:33du Parti communiste.
24:34T'avais pas écrit PCF.
24:36La faucille et le marteau.
24:37D'accord ?
24:38Ce sont des drapeaux rouges.
24:39J'ai vu devant
24:40le commissariat central
24:41de Toulouse jeudi
24:42en fin de journée
24:43des punks à chiens,
24:45des jeunes avec des franges
24:47de couleur rose,
24:48bleu clair,
24:49avec des boucles d'oreilles
24:50et des tatouages de partout
24:51en train de crier
24:51violence policière
24:52parce qu'il y avait
24:53quelques dingues
24:56qui étaient en garde à vue.
24:58Une grande partie
24:59et là du verbatim
25:00de plusieurs lycéens
25:02toulousains
25:02que je connais
25:04des verbatims.
25:05Les gens qui sont rentrés
25:06dans les établissements,
25:07les gens qui ont cassé
25:08les portails,
25:08qui ont mis le feu aux loges
25:10ne sont pas des gens
25:11du lycée.
25:12Donc il y a clairement
25:13ce que vous disiez
25:13et les notes de la DGSI
25:15sont très claires là-dessus.
25:16Il y a un entrisme
25:17et une manipulation
25:18de l'extrême gauche
25:19alors quand j'entends
25:20Jean-Luc Mélenchon
25:20aujourd'hui
25:21se faire le chantre
25:22de la responsabilité
25:23et de la Concorde
25:24au secours.
25:25Et encore une fois
25:26et encore une fois
25:28et encore une fois
25:29manipulation
25:29l'infâme système médiatique
25:31qu'il accuse.
25:32Manipulation
25:33pour l'extrême gauche
25:34l'histoire de France
25:35a commencé
25:36pour les meilleurs
25:36Maximilien Léomant
25:38en 1789
25:39et pour la plus grande partie
25:41en 1968.
25:42Ils donnent à manger
25:44ils donnent à croire
25:46ils donnent à penser
25:46à des enfants
25:47que l'histoire de France
25:48n'a que 50 ans.
25:49Donc c'est une honte
25:50aller raconter aux enfants
25:52comment on grandissait
25:53et comment on apprenait
25:54au début du XXe siècle.
25:56Je ne vais pas jouer
25:56au vieux réac
25:57en disant que c'était mieux avant
25:58mais qu'ils ouvrent les yeux.
25:59Nous vivons dans une parenthèse
26:01enchantée depuis 80 ans
26:02où on a eu la chance
26:03de ne pas connaître
26:03la guerre sur notre territoire
26:05et on a des pyromanes
26:07comme Jean-Luc Mélenchon
26:08qui veulent mettre
26:09le feu au pays.
26:10C'est d'une irresponsabilité
26:11et quand j'entends
26:12par exemple Bruno Retailleau
26:13dire qu'il faut se poser
26:14de la question
26:14de la légitimité
26:15de la France insoumise
26:16dans le débat politique
26:18je pense que cette question
26:19se pose réellement.
26:20Il peut mettre
26:20un casque blanc en arrière-plan
26:21lorsqu'il parle.
26:23Honnêtement,
26:23il n'est pas à la hauteur
26:24de l'enjeu
26:25et il est dangereux
26:26pour le pays.
26:26Un auditeur
26:27qui veut s'exprimer.
26:28Bonjour Simon.
26:30Oui, bonjour.
26:30Bonjour Simon, bienvenue.
26:32Vous nous appelez
26:32de Perpignan.
26:34Tout à fait.
26:35Bon, mais je viens
26:35d'écouter
26:37monsieur Benjamin Cochy
26:39et je partage
26:40à 200%
26:41son point de vue.
26:43Pour la bonne et simple raison
26:44c'est que c'est
26:44un pompier pyroman
26:46qui fait croire
26:47qu'il veut maintenant
26:49apaiser
26:50apaiser
26:51je veux dire
26:51les esprits
26:52et amener un peu
26:53à la raison.
26:55Simplement
26:55il a voulu montrer
26:56sa possibilité
26:58de mener les hommes
26:59par le bout du nez
27:00et leur faire croire
27:01tout d'un coup
27:01que c'est blanc
27:02et tout d'un coup
27:02que c'est noir
27:03et les idiots
27:04tuis
27:05le suivent
27:05bêtement
27:06répètent
27:06leur réaction
27:08et ça
27:08pour une fois
27:09ils auront appris
27:09quelque chose
27:10par cœur
27:11voilà
27:11ça leur fera
27:12le plus grand bien
27:13voilà quoi
27:14non c'est inadmissible
27:16de toute façon
27:17ce monsieur
27:17devait être
27:18faire l'objet
27:19de poursuites judiciaires
27:20depuis bien longtemps
27:21à partir du moment
27:22où il a dit
27:23la police se tue
27:25voilà
27:26et je ne comprends pas
27:27que l'état
27:28même le syndicat policier
27:29l'état
27:31n'est pas fait
27:32le nécessaire
27:33pour couper court
27:34à ce genre
27:35de déclaration
27:36sur quelle base
27:38ils se posent
27:39quand on leur dit
27:39mais donnez nous
27:40des exemples
27:40quels exemples
27:41il n'y en a pas
27:42il n'y en a pas
27:44donc si
27:45si c'est
27:45si c'est
27:46effectivement
27:48je ne sais plus
27:49comment il s'appelle
27:51le soi-disant
27:52frère
27:53qui a été tué
27:53par la gendarmerie
27:55qui n'a jamais été tué
27:55par la gendarmerie
27:56Adama Traoré
27:57vous voulez dire
27:57par la police
27:57Adama Traoré
27:59voilà
27:59donc voilà quoi
28:00si c'est ça
28:02leur figure représentative
28:04bon mais
28:04je vois tout à fait
28:05où on va aller
28:06cette enquête
28:07est passée
28:08en justice
28:09pour le coup
28:09a été instruite
28:10mais c'est vrai
28:10qu'on peut s'interroger
28:11ce que fait Simon
28:14c'est vrai que
28:15bon
28:15c'est plus de l'huile
28:16sur le feu
28:16quand on dit
28:17je me souviens
28:17Eric Coquerel
28:18l'a dit
28:19la police tue
28:20la police est raciste
28:21c'est vrai que
28:23si c'est pas
28:24en effet
28:25mettre de l'huile
28:26sur le feu
28:26et jeter les uns
28:28contre les autres
28:29je ne sais pas
28:29ce que c'est
28:30Magali
28:30c'est le pouvoir
28:32des mots
28:32et en même temps
28:34le pouvoir des images
28:35les deux réunis
28:36avec Aléfi
28:36c'est à dire
28:37on l'a eu
28:38notamment lors du passage
28:39de la loi
28:40sur la légitime défense
28:41on a accédé tout de suite
28:43à un élément de langage
28:45qui était permis de tuer
28:46voilà
28:46ce sont des mots très forts
28:47en fait
28:48pourquoi ils sont très forts
28:49parce qu'ils renvoient
28:49à un imaginaire
28:50un imaginaire direct
28:51la permission
28:52donc c'est open bar
28:54et le fait de tuer
28:55et tout ça
28:56en fait
28:56c'est de la manipulation
28:57la manipulation
28:58par les mots
28:58les images
28:59puisque derrière les mots
29:00vous avez toutes les images
29:01de feu
29:02vous avez toutes les images
29:02de violence
29:03de grenade
29:04et tout ça
29:05en fait
29:05c'est répété
29:06à longueur de journée
29:07c'est dans vos algorithmes
29:08quand vous êtes un jeune
29:09et que vous les consommez
29:10parce que ça vous enferme
29:11dans un univers
29:12en permanence le même
29:13et oui
29:14en fait
29:15il n'y a plus d'esprit critique
29:16parce qu'en fait
29:17on a le sentiment
29:17que comme c'est ce qu'on nous livre
29:19toute la journée
29:19sous les yeux
29:20et bien c'est la réalité
29:21et il n'y a que ça qui existe
29:22et c'est la vérité
29:23donc le danger
29:24il est vraiment là
29:25et voilà
29:28on n'agit pas plus
29:29sur les réseaux sociaux
29:30qui sont un poison absolu
29:32je crois qu'on ne mesure pas
29:33le rôle des réseaux sociaux
29:35même dans cette révolte
29:36tout à fait
29:37et puis d'ailleurs
29:38on parle toujours
29:38des revendications légitimes
29:40des lycéens
29:40ok il y en a
29:41mais c'est vrai que
29:42quand le PSG gagne
29:43ils sont tous dans la rue aussi
29:45le soir de Nouvel An
29:46enfin vous voyez
29:47des violences urbaines
29:48on en voit malheureusement
29:49de plus en plus
29:50juste le hashtag
29:52je vous laisse la main Gilles
29:53mais le hashtag de ralliement
29:55sur TikTok
29:55notamment
29:56ou sur Instagram
29:57c'était
29:58saccage ton lycée
30:00et on vous explique
30:01comment faire
30:01en plus vous avez
30:02toutes les procédures
30:03sur TikTok
30:03j'ai reçu le communiqué de presse
30:04avec le kit de blocage
30:06et de blocus
30:07de son établissement
30:08vous avez fait
30:09tous les détails
30:10on vous dit de saccage de lycée
30:11vous l'avez fait
30:12c'est des gens qui décident
30:14c'est pas parce qu'il y a écrit
30:14saccage ton lycée
30:15vous vous adressez
30:16à des ados de 15 ans
30:18qui n'ont pas
30:18au vrai sens du terme
30:20le cerveau fini
30:22le cerveau
30:23il termine sa formation
30:24à 25 ans
30:27je suis d'accord
30:28je voulais juste revenir
30:29sur vos propos
30:31votre seul argument
30:32c'est
30:33punk à chien
30:35et cheveux rouges
30:36je n'ai pas fini
30:36punk à chien
30:37cheveux rouges
30:39drapeau et les filles
30:41drapeau du parti communiste
30:42devant le commissariat central
30:43vous avez oublié
30:43le drapeau palestinien
30:45on ne peut pas avoir
30:46le cheveux rouge
30:47ce que je veux dire par là
30:47non mais vous avez
30:48d'autres arguments
30:49j'espère que le physique
30:51si vous me laissez finir
30:51je vais vous en donner un
30:52non mais ça m'a choqué
30:53en fait
30:54j'espère parce qu'à un moment donné
30:55poids des mots
30:56poids des photos
30:57et des images
30:58moi aussi j'ai envie de choquer
30:59pour que les gens comprennent bien
31:00et donc devant le commissariat central
31:01de Toulouse
31:02c'était pas des lycéens
31:02qui demandaient la libération
31:03de soi-disant de garde à vue
31:05c'était des militants politiques
31:06d'une vingtaine d'années
31:07c'est ça que je voulais dire
31:08en catégorisant ces gens là
31:09et ils sont typiques caricaturaux
31:11et c'est comme ça
31:12qu'ils se reconnaissent entre eux
31:14et c'est comme ça
31:14qu'ils cherchent
31:15à se différencier
31:15il n'y a pas de filles
31:16aux cheveux rouges
31:16et aux cheveux bleus
31:17à droite ?
31:19trouvez-moi
31:20on n'est pas obligé
31:22de se grimer
31:22pour être bien dans sa peau
31:23merci
31:23oh non
31:24vous pouvez pas dire faire
31:25on peut le faire
31:26c'est bon
31:26non je suis pas d'accord
31:27on dit les choses
31:28c'est bon
31:30pas de physique
31:32non physique
31:33c'est juste
31:33on n'est pas obligé
31:34de se grimer
31:34c'est pour ça qu'il n'est pas
31:37un petit mot
31:39d'ailleurs
31:39puisque vous en êtes la droite
31:40je suis désolé Gilles
31:41six mots quand même
31:42de politique
31:43quand vous entendez
31:44le PS justement
31:46se rallier
31:46il n'y a pas d'autre mot
31:47à LFI
31:48pour demander
31:49que Laurent Nunez
31:50s'explique
31:51etc
31:53ils n'ont pas besoin
31:54de passer des débats entiers
31:55à parler de Mélenchon
31:56à se demander
31:56s'il s'allie
31:57je crois que c'est clair
31:58non ?
32:01Olivier Faure
32:02on sait où il est
32:03on sait aussi
32:04ce qu'il ne fait pas
32:05ou ce qu'il aurait dû faire
32:06et qu'il n'a pas fait
32:06ou ce qu'on pensait
32:07qu'il ferait
32:08et qu'il ne l'a jamais fait
32:09donc Olivier Faure
32:10voilà
32:10on ne sait pas où il est
32:11et d'ailleurs
32:12c'était très étonnant
32:13pardonnez-moi
32:14on ne parle pas du physique
32:15mais son air un peu hébété
32:16sur des sujets
32:17et de positionnement
32:19était assez évident
32:21pour reconnaître
32:21au moins du point de vue
32:22Ségolène
32:23avait au moins le mérite
32:23d'être cash
32:25je ne sais pas
32:26si ça va lui réussir
32:27mais c'est vrai
32:28qu'on ne peut pas
32:28s'attendre à mieux
32:29du PS
32:31qui demande une révision
32:33de la doctrine
32:34et la mise à disposition
32:36du service d'ordre du PS
32:38pour sécuriser les cortèges
32:39aussi
32:40tout comme les syndicats
32:41d'ailleurs ils y vont tous
32:42de leur aide
32:44ça peut faire sourire
32:46moi j'aimerais bien
32:46que Daniel Vaillant
32:47un ancien du PS
32:47ministre de l'Intérieur
32:48ou tous les ministres de l'Intérieur
32:49non mais les ministres de l'Intérieur
32:50vous nous l'est humé celui-ci
32:51il est reçu de parler
32:52depuis qu'on lui a retiré sa voiture
32:54voilà c'est ça
32:54j'allais dire
32:55il est remonté un peu
32:56parce qu'on lui a retiré sa voiture
32:57mais tous les ministres de l'Intérieur
32:59Pépès
32:59il y en a eu quelques-uns
33:00ils auraient pu dire
33:01c'est pas si facile que ça quand même
33:03c'est quand même compliqué
33:04de maintenir l'ordre
33:06quand il y a des grandes manifestations
33:07enfin il faut s'en souvenir
33:09c'est pas propre à cette journée-là
33:11donc moi je suis très étonné
33:13de voir avec des propos
33:14c'est vrai qu'on est 68
33:14on a su tenir les barricades
33:17ça a presque pas duré longtemps
33:18mais Gilles se révèle un peu quand même
33:20c'est la bouche du coche de ce studio
33:24il y a eu plus d'un million de personnes
33:25fin mai sur les Champs-Elysées
33:26pour appeler à l'ordre
33:27et d'arrêter la charnier
33:28je cite encore Maurice Berger
33:30je lisais vraiment
33:31c'est intéressant
33:31ce qu'il raconte
33:33parfois c'est un pédopsychiatre
33:34qui s'occupe des jeunes en difficulté
33:36notamment dans les centres de rétention
33:37il disait
33:37en mai 68
33:39on s'en prenait pas physiquement aux adultes
33:41on s'en prenait à l'autorité
33:42des adultes
33:43et on avait derrière
33:44un projet de transformation de la société
33:45ce qui n'est pas forcément le cas
33:48c'était une autre éducation
33:49une autre époque aussi
33:50absolument
33:52c'est révélateur
33:53pour moi je trouve que c'est vraiment révélateur
33:55de la faillite du dialogue
33:57et de cette déconnexion
33:58entre les politiques et les citoyens
33:59parce qu'on a aujourd'hui
34:00ils sont obligés d'aller
34:02dans une violence des images
34:04pour dire
34:04en fait il faut qu'on soit entendus
34:06parce que ça fait 20 ans
34:07que vous n'écoutez personne
34:08il leur dit
34:08sans force
34:09vous n'arriverez à rien
34:10alors c'est ce jour-là
34:11qu'a choisi Marine Le Pen
34:13pour présenter son contre-budget
34:172027
34:17on en parle dans quelques instants
34:20avec vous
34:20qu'est-ce que vous en pensez
34:210826
34:22300
34:22300
34:23bon c'est vrai que
34:24je vois peu de chaînes info
34:26diffuser la conférence de presse
34:27même s'il y a eu des images furtives
34:29c'était peut-être pas le meilleur jour
34:30on en parle avec vous
34:37à vous de le dire
34:41avec aujourd'hui
34:43Magali Vissante
34:45Gilbert Azoulay
34:46et Benjamin Cochy
34:47on a parlé longuement
34:49de la mobilisation
34:50des lycéens
34:51puisqu'il y a quand même
34:53et des étudiants
34:5490% des facs
34:56qui sont bloqués
34:57en France aujourd'hui
34:58alors pendant que
34:59certains manifestent
35:00et parfois même
35:01brûle
35:02le Rassemblement National
35:03choisit donc cette journée
35:04pour présenter
35:06son contre-budget
35:07pour 2027
35:09alors l'ambition
35:10annoncée
35:10c'est 125 milliards
35:12d'euros d'économie
35:13en 5 ans
35:13divisé par 2
35:15le déficit
35:16pour arriver à 3%
35:18avec cette règle d'or
35:19donc budgétaire
35:20soumise
35:21dit Marine Le Pen
35:22à référendum
35:23alors c'est plutôt bien
35:25maintenant il y a deux choses
35:26bon déjà le timing
35:26je voulais vous entendre là-dessus
35:28c'est vrai que
35:28alors il y a deux façons
35:30de voir les choses
35:30je crois que c'était
35:31quelque chose
35:31qui était prévu
35:32depuis longtemps
35:33parce qu'il aurait fallu
35:34le décaler
35:34ou au contraire
35:35dire bah nous
35:36on parle de choses
35:37sérieuses
35:39pendant que
35:39on a des scènes de chaos
35:41j'en sais rien
35:42mais c'est vrai
35:42qu'on va pas beaucoup
35:43l'écouter
35:44l'entendre
35:45Marine Le Pen
35:45aujourd'hui
35:46en fait
35:47moi franchement
35:47j'apporte l'attention
35:48parce qu'aujourd'hui
35:49vraiment la tension émotionnelle
35:50elle est dans la rue
35:50elle est pas dans les lignes budgétaires
35:51et je comprends
35:53même si effectivement
35:54c'était prévu
35:55et que c'est important
35:57la problématique
35:57qu'est-ce que ça montre
35:58ça montre encore une fois
35:59qu'on a des candidats
36:00à la présidentielle
36:01qui continuent à proposer
36:02des solutions
36:04sans montrer
36:04qu'ils sont en train
36:05de comprendre
36:05ce que sont en train
36:06de vivre les français
36:06c'est tout ce que ça montre
36:08en fait
36:08voilà parce que c'est
36:09totalement déconnecté
36:10et on en discutait
36:10tout à l'heure
36:11en gros là
36:12c'était la période
36:12d'aller dans les établissements scolaires
36:14et d'être auprès
36:15en fait des jeunes
36:16et d'aller voir
36:17ce qu'ils sont en train de se penser
36:18Marine Le Pen
36:18en tant que candidat
36:18à la présidentielle
36:19dans un lycée
36:20évidemment
36:20pourquoi elle n'irait pas ?
36:22non non
36:22c'est une question que je vous pose
36:23question d'intention
36:25perception
36:26leur intention sans doute
36:27vu que la conférence de presse
36:29était calée de longue date
36:30et qu'effectivement
36:31l'enjeu cristallisant
36:32pour tout le pays
36:34c'est effectivement
36:35comment on va financer
36:36notre avenir
36:36donc y compris celui de la jeunesse
36:38donc ça pouvait s'entendre
36:39la réparation des 30 millions de dégâts
36:41dans un esprit
36:42de responsabilité
36:43et de respectabilité
36:44on peut comprendre
36:45qu'ils voulaient annoncer
36:46leurs mesures
36:46moi j'ai plutôt allé
36:47sur le fond des mesures
36:49c'est pas suffisant
36:50et le remettre
36:51à un référendum
36:52c'est remettre
36:53au calendre grec
36:54c'est pas 125 milliards
36:55en 5 ans
36:56c'est 100 milliards par an
36:57qu'il faut si vous voulez
36:57qu'on s'en sorte
36:58pas un mot sur le système
37:00de retraite
37:00qui coûte 480 milliards par an
37:02j'ai regardé quand même
37:04la capitalisation
37:05elle a un passage
37:06à un système de capitalisation
37:07pour progressive
37:09et puis
37:0915 à 20 milliards d'euros
37:10économie à terme
37:11pour résoudre le déficit
37:12de la sécurité sociale
37:13un pilier de capitalisation
37:15c'est ce qu'elle a proposé
37:16alors ce qu'on appelle
37:17un plan de capitalisation volontaire
37:19on appelle ça
37:20un plan d'épargne-retraite
37:21depuis à peu près
37:22une quinzaine d'années
37:23donc bon
37:23on vient de réchauffer
37:25l'eau chaude
37:25donc c'est pas terrible
37:26quoi qu'il en soit
37:27un mauvais timing
37:29et deux peut-être
37:30pas suffisamment
37:30à la hauteur
37:31de la crise économique
37:33surtout parce que
37:33la réponse aujourd'hui
37:35si on veut être sérieux
37:36deux minutes
37:37la réponse
37:38au problème des étudiants
37:40c'est 100 ou 200 milliards
37:41d'investissements
37:42dans les 5 ans
37:42c'est pas dans les 50 ans
37:44c'est tout de suite
37:45c'est-à-dire que le bâti
37:46rien que
37:46à rénover les lycées
37:47c'est colossal
37:48c'est comme les HLM
37:49c'est comme
37:49on est dans cette dimension
37:51elle en a parlé
37:51du logement Marine Le Pen
37:52oui mais elle en a parlé
37:53mais heureusement
37:54parce que c'est un vrai sujet
37:54préférence nationale
37:55c'est ce qu'elle dit
37:56voilà
37:57est-ce que c'est une réponse
37:58pour faire des économies aussi
38:00pas vraiment
38:00parce que de toute façon
38:01ça ne change pas le fonds
38:02il faudra des murs
38:02il faudra des pièces
38:03pour le sujet
38:05c'est pour les bailleurs sociaux
38:06de construire des logements
38:07en France
38:07c'est des investisseurs privés
38:09qui vont créer de la vraie richesse
38:10et qui vont encore endetter
38:11une fois de plus le pays
38:13de toute façon
38:13le système aussi d'Etat
38:14les HLM
38:15on peut se dire
38:16qu'après tout
38:16il peut investir
38:17et puis avoir une rentabilité
38:18sur des loyers
38:19je veux juste dire un truc
38:20quand vous avez
38:20un bailleur social
38:21qui construit un immeuble
38:23dans une commune
38:24il est exonéré
38:26de taxes foncières
38:27pendant 20 à 25 ans
38:28donc il n'y a pas
38:29de recettes fiscales
38:30qui rentrent pour la collectivité
38:31territoriale
38:31lorsque vous avez
38:33un investisseur privé
38:33qui vient construire
38:34un immeuble
38:35il y a de la taxe sociale
38:35qui rentre
38:36qui permettra de financer
38:37les écoles
38:38tiens les écoles
38:38voilà
38:40donc là
38:40par rapport au budget
38:42je reviens sur cette idée
38:44de nécessité de répondre
38:45rapidement
38:45en trouvant des fonds
38:47et le problème
38:47c'est ce que disait
38:48il y avait le ministre
38:49de l'enseignement supérieur
38:49qui était aux universités
38:51d'aider du MEDEF
38:51c'est que si on veut
38:53continuer de financer
38:53le modèle social
38:54tel qu'il est aujourd'hui
38:55on n'a plus
38:56de marge de manœuvre
38:57donc on voit bien
38:58que l'ambiguïté
38:59c'est de pénaliser
39:01un pan de notre
39:03confort social
39:04ou un pan
39:04de notre activité économique
39:06au profit
39:07d'une autre
39:08activité sociale
39:09qui est l'école
39:09le confort
39:11whatever
39:11donc on voit bien
39:12qu'on est dans une
39:13contradiction
39:14et c'est bien ça
39:15c'est bien sûr ça
39:15qu'il faut régler
39:16aujourd'hui
39:17savoir qu'est-ce qu'on est
39:18prêt à sacrifier
39:18pour investir
39:20et c'est vrai
39:21je te rejoins
39:21il faut énormément de courage
39:22en tout cas
39:23on va de toute façon
39:24en discuter encore longtemps
39:25des propositions économiques
39:27du RN
39:27là en l'occurrence
39:28c'était le contre-budget
39:29mais enfin
39:29on va regarder évidemment
39:30avec attention
39:31le programme économique
39:32du RN
39:33parce que c'est vrai
39:33qu'elle ne veut pas
39:34à juste titre
39:35j'imagine
39:36toucher aux retraités
39:37mais il va quand même
39:38falloir les trouver
39:39ces milliards d'euros
39:40quand on sait
39:41que la dépense publique
39:42c'est 20%
39:44les retraites
39:44et puis alors
39:45en termes de communication
39:48on trompe les français
39:49avec cette histoire
39:50de 5,2%
39:51du PIB
39:52la réalité
39:53c'est qu'on dépense
39:5430%
39:55de plus
39:56que les recettes
39:57que nous percevons
39:58voilà la réalité
39:59et on s'endette tous les ans
39:59et on s'endette tous les ans
40:01de plusieurs dizaines
40:03de milliards
40:04pour payer le déficit
40:05c'est vraiment un chiffre
40:06nous dépensons
40:0830%
40:08de plus
40:09que les recettes
40:09que nous percevons
40:11en tout cas
40:12le RN a fait oublier
40:14l'affaire Bardella
40:14accusé d'antisémitisme
40:16c'est passé
40:18non mais c'est vrai
40:18qu'il s'en sort pas trop mal
40:20on en parle beaucoup moins
40:21j'aurais été Bardella
40:23j'aurais dit
40:23c'est une connerie
40:24j'ai dit des conneries
40:26et j'aurais pas dû
40:27et là il m'amaille
40:28parce qu'évidemment
40:29ça va être compliqué
40:30de distinguer le vrai du faux
40:31et Mediapart
40:32va encore engrener
40:33sur ce sujet là
40:34pour le plus grand plaisir
40:35des détracteurs de Bardella
40:36et puis lui
40:37il va se revendre
40:38en suquer dans une histoire
40:39c'est-à-dire que
40:40ça traîne en fait
40:40ça va toujours le papier collant
40:42quoi
40:43parce que
40:44le paradras
40:45c'est quand même
40:45de montrer
40:48que le RN
40:49est en capacité
40:50et s'est gouverné
40:50et finalement
40:51la question qui reste en suspens
40:53c'est est-ce que
40:53Jordan Bardella
40:54est en capacité
40:54de contrôler
40:55ce qu'il raconte
40:56de lui-même
40:56ça c'est une question aussi
40:57donc ça va continuer
40:58à le poursuivre
40:59c'est le chewing-gum
41:01sous la chaussure
41:01ça mérite certainement
41:03pour le RN
41:03de montrer quand même
41:04une unité
41:05qui était parfois
41:06remise en question
41:06et interrogée
41:07oui mais ça c'est pas fini
41:10Juliette Rieufol
41:11m'envoie
41:11à propos du timing
41:14Emmanuel Macron
41:15a assisté
41:16à un essai
41:16de sous-marins
41:17je le connais pas bien
41:19ça c'est
41:19Perico Légas
41:20va m'aider
41:20je le sens
41:22M51.3
41:23tiré sans charge
41:24depuis un sous-marin
41:25au large du Finistère
41:26c'est un mystique
41:26il touche le fond
41:27si je comprends bien
41:28très bien
41:29mais attendez
41:29qui s'occupe
41:30de la défense
41:30ça me rassure plutôt
41:32non mais c'est juste
41:33le timing
41:34en effet
41:34oui mais bon
41:37pour le coup
41:38quand vous armez
41:38quand vous armez
41:39une bombe de ce type là
41:40le timing
41:41est important
41:42vous pouvez pas
41:43c'est peut-être le moment
41:44d'aller dans un lycée
41:45non ?
41:45la bombe sociale en ce moment
41:47et c'est peut-être
41:47à cet endroit-là
41:48qu'il a retenu
41:49Bonjour Perico
41:50Bonjour Stéphanie
41:51nous allons reparler
41:52de choses graves
41:53deux petites anecdotes
41:55sur l'enduit de Guémené
41:56et Ségolène Royal
41:57ah bah voilà
41:58des sujets importants
41:59voilà important
41:59et ensuite voilà
42:00c'est vrai que tous les médias
42:02sont à plein temps
42:03et nous les premiers
42:04mais pourtant
42:04nous avons parlé
42:05de ce risque
42:06d'explosion de la dette
42:07avec les deux intérêts
42:09qui atteignent des sommets
42:10même le président du Sénat
42:11est inquiet
42:11le gouvernement de la Banque de France
42:13mais il le parle
42:13au Financent Time
42:14en tout cas
42:14il y a un gros danger
42:16de crise économique
42:17par rapport
42:18aux intérêts de la dette
42:20et puis on va parler
42:21narcotrafic
42:21je vais recevoir
42:22un collègue journaliste
42:23Benjamin Cyr
42:24à la drogue au pouvoir
42:25il raconte
42:26la toile d'araignée
42:28du narcotrafic mondial
42:29aujourd'hui
42:29qui est en train
42:30de prendre le contrôle
42:30quasiment de la planète
42:32tout va bien
42:33dans le meilleur des mondes
42:34c'est stupéfiant
42:36comme information
42:36on n'en rattrape pas une ligne
42:38merci à tous les trois
42:39merci
42:40Magali Benjamin
42:40et Gilbert
42:41on se retrouve demain
42:42à 10h
42:43on parlera évidemment
42:44du 7 octobre
42:45la commémoration
42:47du 7 octobre
42:48on recevra le patron
42:49de I24
42:51News
42:51voilà
42:52Sud Radio