00:0016h-18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
00:03Bon, est-ce que vous les avez vues ces images de la barquette à frites ?
00:07Alors, je vous donne le contexte, c'était à Tourcoing,
00:12Gérald Darmanin qui invite Édouard Philippe,
00:15puisque Gérald Darmanin va soutenir Édouard Philippe,
00:17et puis on voit Édouard Philippe en train de faire des frites,
00:20et puis de servir une petite barquette,
00:23il y a d'ailleurs Gérald Darmanin qui dit « Sois plus généreux, donne-en un petit peu plus »,
00:26et il remplit la barquette à frites.
00:28Alors, je disais ce matin, Gérald Darmanin, c'est de la com'.
00:32– Oui, c'est de la pure com'.
00:34Mais la question, moi je n'ai rien contre la com' en tant que telle maintenant,
00:38ça fait partie de notre vie politique depuis Giscard, depuis un certain temps,
00:43mais il y a de la bonne et il y a de la mauvaise com'.
00:45Alors, est-ce que là on est dans de la bonne com',
00:48c'est-à-dire réussie, celle qui fait bouger un peu ?
00:51– Bah on en parle !
00:52– Oui, alors non, mais on en parle certes,
00:55mais est-ce que ça suffit qu'on en parle ?
00:57Parce qu'on peut en parler pour se moquer,
00:59on peut en parler en disant « c'est ridicule »,
01:01un ancien Premier ministre de la France,
01:03qui aujourd'hui fait des frites,
01:05et qui en plus est pingre, il est pingre en frites.
01:07– Donald Trump, je l'avais fait que vous aimez !
01:09– Oui, je sais, mais on n'est pas en Amérique,
01:10alors je vous répondrai tout de suite.
01:11Vous connaissez mon appétence pour l'Amérique,
01:14pour beaucoup de choses en Amérique,
01:15mais là vraiment, c'est pas parce que les Américains font des trucs un peu,
01:18par moments, un peu désopilants, ou un peu…
01:21– Est-ce que ça a un sens populaire ?
01:24C'est-à-dire que Giscard faisait de l'accordéon,
01:25là on le met avec les frites,
01:27moi je l'ai interprété comme ça,
01:28c'est-à-dire qu'on veut le faire venir sur un terrain populaire,
01:31et comme par hasard, c'est Gérald Darmanin
01:33qui le fait venir sur ce terrain,
01:35terrain populaire qu'il incarne.
01:36– Oui, mais c'est Darmanin, normalement,
01:38qui représente le peuple.
01:40Alors, il n'y a pas une contagion du peuple.
01:43Alors, Darmanin, lui, il est authentiquement,
01:46de par sa vie politique,
01:48de par sa vie municipale,
01:51il a le sens du peuple.
01:54– Bon, vous trouvez que c'est pas très réussi.
01:55– Mais je trouve, alors voilà, pour l'autre,
01:57donc pour Darmanin, c'est très bien,
01:59pour Édouard Philippe, je suis pas sûr que c'est son genre.
02:02– Michel est chef d'entreprise à Toulouse,
02:04c'est le premier auditeur,
02:05et vraiment, on va prendre un écouté,
02:07un maximum d'auditeurs dans cette émission.
02:10Bonjour Michel.
02:12– Oui, bonjour Pascal.
02:13– Bonjour les chroniqueurs.
02:15– Bonjour, si j'ai bonne mémoire,
02:17vous êtes dans le bâtiment, me semble-t-il.
02:20– C'est cela.
02:20– Et vous nous appeliez régulièrement,
02:21et puis vous êtes venu nous voir à Paris, je crois, également.
02:23– Voilà, exactement.
02:24– Bien sûr, Michel, chef d'entreprise.
02:26Bon, est-ce que vous savez d'ailleurs pour qui vous allez voter ?
02:28– Oui.
02:29– Ah, bon, et vous pouvez dire ou pas ?
02:31– Ah, mais bien sûr, moi je vote au Rassemblement National,
02:34j'étais plutôt pour Bardella et son conseiller économique,
02:37qui était l'ancien conseiller d'Edouard Sterren,
02:43et je leur conseille de garder l'union,
02:45et je conseille à Marine Le Pen de ne pas...
02:50de ne pas...
02:52pas fracturer, c'est beaucoup,
02:53mais de ne pas abîmer ce qui a été patiemment construit
02:57et avec de grands espoirs.
02:58– On est le 31 août aujourd'hui,
03:00et quoi qu'il arrive, vous savez pour qui vous voterez,
03:02je crois que c'est 17 et 18 avril,
03:04et demain, rien ne vous fera changer votre vote.
03:06– Ben écoutez, ce sont les seuls qui n'ont aucune responsabilité
03:10dans ce que la France est devenue.
03:11Donc on peut donner, avoir l'espoir,
03:13caresser l'espoir,
03:14qu'ils puissent redonner les valeurs régaliennes à notre pays.
03:17– Bon, c'est un argument, effectivement,
03:19et c'est sûrement un argument qui est partagé
03:20par beaucoup de nos concitoyens.
03:22Forcément, c'est un avantage pour le Rassemblement National,
03:24puisqu'il n'a jamais été au pouvoir.
03:26Est-ce que vous l'avez vu, la séquence avec Édouard Philippe ?
03:29– Oui, oui, oui.
03:31Il aurait dû s'entraîner avant, Édouard Philippe.
03:32– Oui, mais je trouve cela pathétique.
03:35Alors c'est marrant parce qu'en deux, trois jours,
03:37on a un équilibre entre la droite traditionnelle,
03:41la droite et la gauche,
03:42c'est-à-dire que l'autre jour,
03:45on a eu Glucksmann avec son charisme
03:47d'une demi-moule côté coquille vide
03:49qui avait un photon de gagnant et de vainqueur
03:54a voulu se montrer conquérant.
03:58Bon, le seul intérêt, c'est que Léa Salamé
04:01du paysage audiovisuel, ça c'est le seul avantage.
04:04– Non, mais vous n'êtes pas gentil, franchement,
04:06Eugène, non, mais soyez...
04:07À chaque phrase, c'est un plomb,
04:09un plomb pour Glucksmann.
04:15Léa, écoutez, je parle sous le couvert de Gérard Carrault.
04:18Léa Salamé, on pense qu'on vaut des uns et des autres.
04:20Il se trouve qu'elle est calibrée pour faire ce qu'elle fait.
04:24Ce n'est pas quelqu'un qui est une imposture.
04:27C'est une journaliste de qualité.
04:29Après, on peut aimer, ne pas aimer,
04:31mais elle a le niveau culturel, intellectuel,
04:33l'expérience pour faire ce qu'elle a fait.
04:36Donc voilà, il y a parfois dans nos métiers des gens,
04:38ça a dû arriver, on ne va pas en citer,
04:40qui étaient entre guillemets des impostures.
04:42Ce n'est pas le cas de Léa.
04:43En plus, moi, je l'aime bien.
04:44Donc, voilà, que vous ne l'aimiez pas,
04:48voilà, n'en d'écoutez pas les autres,
04:49comme disait ma grand-mère.
04:51Mais vous êtes durs avec Léa.
04:53– Je l'aime beaucoup, c'est pour ça que j'ai été mesuré.
04:56Donc parlons d'Édouard Philippe, surtout.
04:58– Oui, bon, l'ivrite, racontez-moi.
05:00– Ils vont chasser sur ceux qui croient être populaires,
05:05pour ne pas dire populistes.
05:06C'est pathétique.
05:07C'est pathétique, pourquoi ?
05:08– C'est de la com'.
05:09– Non mais ils continuent à prendre les gens,
05:12les électeurs, pour des imbéciles.
05:14Et c'est ça, moi, qui me gêne.
05:16Ils n'ont pas besoin de venir dans ce fonctionnement-là,
05:20sur ce terrain-là,
05:21pour croire pénétrer la ménagère de moins de 50 ans
05:25ou le petit couple qui ne sait pas qui va voter.
05:30C'est fou.
05:31Travailler sur les idées.
05:32Vous voyez, Édouard Philippe,
05:33je l'ai entendu ce matin sur Ailleurs que Keremcé,
05:36où il était interviewé sur les problèmes agricoles.
05:38Il a été plutôt intéressant.
05:41Il s'est renseigné.
05:42On sent qu'il commence.
05:44Il maîtrise.
05:46Ce n'est pas pour ça que je l'ai trouvé pour lui,
05:47mais il maîtrise.
05:49Ça, c'est intéressant.
05:50Ce fonctionnement est utile.
05:52– On va marquer une pause.
05:53On va marquer une pause.
05:54Mais puisque vous êtes un auditeur du Rassemblement National,
05:56j'invite toutes les sensibilités à nous appeler.
06:02Et elles seront bien reçues, croyez-moi.
06:04Toutes les sensibilités.
06:05Et notamment, alors on a, je crois régulièrement,
06:08un auditeur de la France Insoumise.
06:10– Christian de l'Épil.
06:11– Ah oui, Christian.
06:11– Christian de Guérande, non ?
06:13Il habite, ce n'est pas Christian de Guérande ?
06:15– Non, il n'est pas Guérande, Christian.
06:17– Il est où ?
06:17– Non, je ne sais plus.
06:18– Elle l'appelait.
06:19– Appelez-le, Christian.
06:20– Appelez-le.
06:21– On ne l'a pas eu.
06:22Juste après quelqu'un du Rassemblement National,
06:24c'est bien d'avoir quelqu'un de la France Insoumise.
06:28Et toutes ces sensibilités,
06:30par exemple les sensibilités écolo,
06:32et également des jeunes.
06:33Parce que je trouve que la fracture générationnelle
06:36est très importante.
06:37Les générations ont toujours été en opposition.
06:40Mais moi, j'ai l'impression,
06:41mais peut-être que je me trompe,
06:42qu'une partie des jeunes,
06:44je vais le dire très crûment,
06:45nous détestent.
06:46Détestent ce que représente Gérard Carreroux,
06:48détestent ce que je représente.
06:50C'est-à-dire qu'on est vieux,
06:51ils nous accusent d'avoir brûlé la planète,
06:53brûlé la France, cramé la caisse.
06:55– Ils ont la haine contre vous ?
06:56– Vous pensez ?
06:57– J'exagère un peu, sans doute.
06:59Mais je perçois une fracture générationnelle
07:03sur beaucoup de sujets,
07:05sur la famille, sur l'entreprise,
07:08sur évidemment l'écologie, etc.
07:10Et il me semble que jamais cette fracture
07:14n'a été aussi importante
07:15et que ce sera un des thèmes de la campagne.
07:17Les jeunes contre les vieux.
07:20Donc voilà, je soumets ça à votre sagacité.
07:24– Les jeunes, vous vous appliquez l'âge à peu près ?
07:25Quel tranche d'âge ?
07:26– Les jeunes, c'est entre 0 et 4 ans.
07:28– Non mais les jeunes, c'est 18-30 ans.
07:32On va dire 18-30 ans, 18-35 ans.
07:34Mais c'est vrai que c'est plus dur pour eux.
07:36C'est vrai que c'est plus dur pour eux.
07:37Pour nous, c'était beaucoup plus simple, c'est vrai.
07:39Mais les jeunes contre les vieux,
07:40il est possible, je le dis bien,
07:42je le dis avec...
07:43Bon, il est possible que ce soit un des thèmes de la campagne.
07:45A tout de suite.
07:46– Appelez-nous 0 1 80 20 30 9 21.
07:48Vous appelez Pascal Praud au standard d'Europe 1,
07:50le numéro est non surtaxé.
07:51Laissez vos messages aussi sur la boucle WhatsApp.
07:55Vous avez la parole avec Pascal Praud
07:57de 16h à 18h sur Europe 1.
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