00:00C'est une nouvelle semaine à haut risque qui débute ce matin, à haut risque pour le gouvernement notamment et
00:05pour les Français.
00:06Alors que de nouvelles violences urbaines sont redoutées et qu'une journée de manifestation est prévue demain mardi,
00:12Thomas Bonnet, l'exécutif, le gouvernement, va devoir affronter une situation qui s'aggrave de jour en jour.
00:17Si jamais vous avez un coup de mou en ce lundi matin, dites-vous que ça pourrait être pire, vous
00:21pourriez être Premier ministre en ce moment.
00:24Non pas que la place ne soit pas bonne, bien sûr, mais disons que l'enfer de Matignon a rarement
00:28aussi bien porté son nom.
00:29Commençons par la situation autour des lycées, bien sûr. Rien n'indique que les choses vont rentrer dans l'ordre.
00:34Le ministre de l'Éducation nationale a promis une plateforme sous forme de cahier de doléances pour lycéens en colère.
00:40On n'est pas passé loin du numéro vert. Le souci étant que la situation a tellement dégénéré
00:45que rien ne permet de penser que des lycéens entendus seraient des lycéens de retour en cours.
00:50Pris en main par l'extrême gauche, phagocytés par des racailles opportunistes,
00:54le mouvement s'est mué en émeute quotidienne devant des dizaines d'établissements.
00:58Comme souvent, il aura fallu attendre que la situation dégénère avant que l'exécutif ne prenne conscience du problème.
01:04Alors, à défaut d'avoir le cran, le courage de s'attaquer aux racines du sujet sur les émeutes,
01:09le gouvernement tente d'afficher de la fermeté.
01:11Sébastien Lecornu demande à ses ministres d'agir, notamment en avançant l'examen de sa loi casseur-payeur.
01:17Une bonne piste qui permettra donc de sanctionner financièrement les auteurs de dégradation
01:21et tous ceux qui participaient à ce moment-là à un attroupement violent,
01:25y compris en ponctionnant dans les aides de l'État pour rembourser.
01:29Seul bémol, le montant maximal est de 10 000 euros.
01:31Le reste, ce sera aux Français de payer.
01:33Voilà, le gouvernement qui doit également faire face à la colère de nombreuses professions.
01:37Ça, ça s'accumule à ce qui se passe avec les lycées.
01:49Absolument.
01:50Un taux de prélèvement obligatoire record.
01:52La France se tiers-mondise avec des capacités indignes de la 7e puissance mondiale.
01:57Le problème précède le gouvernement actuel, mais les ministres en poste ont un tort,
02:01celui de soutenir le président de la République et son bilan,
02:04dont on découvre l'ampleur désastreuse de jour en jour avec une dette abyssale
02:08et un taux d'emprunt à 10 ans qui frôle désormais les 5%.
02:12Il n'est plus incongru de penser que notre pays est à la veille d'une crise financière majeure,
02:17sans parler bien sûr des prix du carburant qui ne retombent pas,
02:20qui sont en train d'impacter durablement le pouvoir d'achat des Français.
02:24Les ventes révoltes se lèvent un peu partout.
02:26Le pays est sur des braises fumantes, prête à s'enflammer à la moindre occasion.
02:30Et c'est dans ce contexte compliqué, violent, que le budget va être examiné dans les prochains jours.
02:36Oui, encore une semaine avant le début des hostilités.
02:38La copie gouvernementale est critiquée de toutes parts
02:41et les menaces de censure s'agitent à mesure que la campagne présidentielle
02:44prend le pas sur le débat parlementaire,
02:47plus que le sort de Sébastien Lecornu,
02:49c'est celui de la capacité de notre pays à ne pas effrayer les marchés qui se jouent.
02:53Mais la menace du chaos ne prend plus parce que le chaos est déjà là
02:57et les oppositions veulent sans doute obtenir un scalp politique
03:01à mettre à profit dans cette campagne.
03:03Les 7 mois qui nous séparent du premier tour de l'élection présidentielle
03:05paraissent une éternité, une France à bout de souffle,
03:09à tous les niveaux et tous les ingrédients réunis pour une crise
03:12comme notre pays en a malheureusement le secret.
03:14Une chose est certaine, le deuxième mandat d'Emmanuel Macron
03:17va s'achever dans un pays meurtri par 10 années cauchemardesques
03:20dont le pire est peut-être, peut-être à venir.