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00:03Générique
00:12Bonsoir à tous et bienvenue dans le cercle, un cercle d'idées, un cercle de regards.
00:19Ceux de journalistes, d'éditorialistes, spécialistes de médias au Maroc ou ailleurs.
00:23Avec eux, chaque semaine, je prends le temps de comprendre ce qui se cache derrière le vacarme de l'actualité
00:29nationale, internationale.
00:31Parce qu'aujourd'hui, les mots façonnent autant la réalité que les faits eux-mêmes.
00:37C'est donc avec ce qui fabrique l'information que nous allons tenter de lire entre les lignes.
00:43Deux principaux dossiers ce soir.
00:44Le Maroc entre dans l'histoire avec Fatema Salamansouri, nommé chef du gouvernement par sa majesté le roi Mohamed VI.
00:52Une première institutionnelle, une première politique dans le royaume, saluée par l'ensemble de la presse nationale et internationale.
01:01Même si certains titres célèbrent plus le symbole plutôt que les défis véritables à venir pour la locatrice de la
01:09primature.
01:10Former un gouvernement d'abord et puis aussi adopter la future loi de finances pour 2027, entre autres.
01:18Alors comment le quatrième pouvoir raconte-t-il cette histoire en marche dans notre pays et ailleurs ?
01:24Ce sera la première question du cercle.
01:27Et il y a comme un air de changement aussi au sein de l'Académie du Royaume du Maroc,
01:32qui, synchronicité incroyable, accueillé ce 29 septembre, au jour de la nomination de Fatema Salamansouri,
01:39le lancement officiel de la chaire Femmes, Droits et Sociétés, dirigé par la célèbre Esmal Mrabet.
01:47Formidable écho à la volonté du royaume d'ouvrir un véritable espace de réflexion et d'action aux femmes
01:55pour prendre leur juste place au sein de la société marocaine.
01:59Un lancement peu couvert médiatiquement, toutefois on en parlera dans ce cercle.
02:05Avec moi, ce soir, pour décrypter ces sujets, j'ai le plaisir de recevoir une consoeur et un confrère.
02:11Je commence par les dames, si vous le voulez bien, avec madame Nadia Hachemi-Alaoui,
02:16politiste, docteure en sciences politiques et chercheuse à l'Université internationale de Rabat,
02:21longtemps journaliste, également chroniqueuse politique,
02:24et aujourd'hui, membre des comités de rédaction des revues de sciences politiques,
02:28politiques africaines et sociétés politiques comparées.
02:32Très grand plaisir, et c'est une première aussi dans ce cercle,
02:35d'accueillir M. Amin Birouk, rédacteur en chef chez Radio Mars.
02:39Bonsoir, merci pour l'invitation.
02:41Merci de l'avoir accepté.
02:43Allez, c'est parti pour la première rubrique, vous le savez, ça s'appelle les Up and Down.
02:56Allez, on poursuit, donc on commence tout de suite avec un down,
03:00et ce down, il s'est passé à Tanger, ce sont ces irrégularités dans deux bureaux de la ville du
03:07Détroit,
03:07lors des législatives du 23 septembre, une commission de l'intérieur dépêchée sur place,
03:16quid.ema en parle, mais ça n'a pas été le seul, ça a défrayé la chronique.
03:20Alors, c'est un down parce que ce sont des irrégularités qui parlent de cette démocratie
03:29qui a été appliquée, on va dire, à géométrie variable dans cette ville,
03:34mais c'est aussi peut-être un up parce qu'on en parle précisément,
03:37et avec cette photo sur place du ministre dépêchée.
03:42Premier down.
03:44Down, bien évidemment, dans la mesure où c'est des pratiques d'un autre temps,
03:48c'est des pratiques qui sont éculées, et même avec le mode de scrutin,
03:52ces personnes qui sont soupçonnées, présomption d'innocence oblige,
03:55pour l'instant, n'auraient pas pu décrocher plus d'un siège par circonscription.
04:00Donc, c'est vraiment, on est dans l'ordre de l'absurdie.
04:02Ce qui est certain aussi, c'est qu'il y a un up dans la mesure où le ministère de
04:06l'Intérieur a réagi très vite,
04:08où le parquet a pris ses responsabilités, où il y a eu, bien évidemment hier,
04:11ce communiqué qui dévoile à l'opinion publique les tenants et aboutissants de cette affaire qui est un peu triste.
04:17Oui, ok, mais je suis d'accord avec vous.
04:20Un down et un up.
04:21Nadia Hachimé-Alaoui, sur ce premier up ?
04:26Rien que le terme irrégularité, c'est forcément un down.
04:30Deux points sur le traitement médiatique de ce phénomène.
04:35Un, on voit le maire tout seul.
04:39On a assez peu d'éléments sur ses colistiers, ou en tout cas réagir.
04:45Donc, on a le sentiment quand même qu'on l'a très très vite laissé tomber, très très vite accusé.
04:49Et puis, deuxièmement, effectivement, une réaction rapide qui a été reprise par toute la presse.
04:56Espérons, une chose, que ce n'est pas l'arbre qui cache la forêt.
05:01Autre down, deux down de suite dans ce cercle, mais vraiment, il méritait d'être mis en haut de ce
05:09up and down,
05:10qui m'a particulièrement rendue triste, qui m'a mis en colère.
05:15IA, ce que contient le code de bonne conduite sans contrainte adoptée par les géants de la TEC.
05:21Pourquoi seulement RFI a formulé le titre de cette manière ?
05:27L'enjeu véritable, c'est bien la gouvernance et toutes ces questions dont se sont saisies et l'ONU, et
05:34les pays,
05:35et même le pape sur cette réglementation générale.
05:40Là, on parle d'un code de bonne conduite qui n'est pas contraignant.
05:45Seul RFI, dans cette information-là, a posé la question sur le contenu de cette charte.
05:52Et justement, cette charte, il faut rappeler qu'on est dans l'Amérique de Trump.
05:56Tout à fait.
05:56On est dans le laisser-faire, laisser-passer.
05:58Donc, ça facilite la vie pour les majors, pour les GAFA.
06:03Mais ce qui est certain aujourd'hui, c'est que Trump a aussi parlé de superintelligence.
06:07Parce que pour lui, l'intelligence artificielle, dans son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, suppose du fake.
06:13Or, nous sommes dans un monde que nous découvrons, où il y a des limites, où il n'y a
06:19pas de limites encore.
06:20Et il va falloir poser les garde-faux, même parfois quelques red flags,
06:23par rapport à l'utilisation éthique de cette intelligence artificielle.
06:28Et oui, l'éthique, c'est le mot clé depuis qu'on parle d'intelligence artificielle.
06:35Nadia Hashemiah-Halawi, un gros down en ce qui me concerne, pour Amine Bielouk aussi, et pour vous ?
06:43Il faut se préparer.
06:44C'est un début de campagne américaine pour les mid-thames.
06:49RFI, vous le citez, si on reste sur le traitement médiatique, s'intéresse au contenu.
06:53En fait, on s'intéresse assez peu au contenu, parce qu'on sait très bien que c'est encore une
06:56fois une mise en scène et un affichage.
06:59Et Trump est en train de flatter, c'est un sujet éminemment polémique aux États-Unis,
07:05et est en train de flatter ses soutiens futurs pour les mid-thames.
07:10Allez, on poursuit avec le premier up.
07:14Et ça se passe au Sénégal, le lancement de cette initiative qui m'a interpellée,
07:21médias de paix, voilà, la CIMCT et le ministère des Forces armées,
07:25qui mobilisent des journalistes contre l'extrémisme.
07:28Donc des journalistes que l'on appelle des médias de paire,
07:32qui vont donc entrer dans une guerre de l'information.
07:35Est-ce que c'est ça qu'il faut comprendre ?
07:37C'est la construction d'un narratif pour la paix contre les extrémistes,
07:40dans la mesure où ça se déroule dans une région un peu trouble du monde,
07:44qui est notre continent, avec ses multiples troubles sociaux,
07:47des fois de temps en temps des coups d'État, des insurrections.
07:50C'est bien de parler de ce genre d'initiatives et de les valoriser,
07:54dans la mesure où on a besoin d'une société civile de plus en plus consciente,
07:57et d'une presse de plus en plus influente en faveur de la paix.
08:02Alors, comment vous voyez ces médias de paix, Nadia,
08:08Hachimi et Alaoui, pour le continent africain ?
08:11Vous connaissez bien ce continent, vous aussi ?
08:14Oui, et moi, ce que je retiens surtout, c'est contre l'extrémisme,
08:18parce qu'on sait aussi, et donc il faut prendre quand même les choses
08:21avec beaucoup de prudence, parce qu'on sait aussi comment
08:24les politiques de lutte contre l'extrémisme, contre le terrorisme,
08:29ont participé aussi à reprendre la main sur les médias,
08:34à faire taire les journalistes.
08:35Donc, attendons de voir ce qu'il y a derrière ces médias de paix.
08:41– Et on va continuer de parler de narratifs, justement,
08:45et de récits de part et d'autre autour d'un seul et même événement.
08:51C'est le dernier up.
08:52Et pour tout vous dire, c'est Amine Birouk qui me l'a soufflée.
08:57Radio Mars parle de ce futur épilogue avec le TAS,
09:01qui va annoncer la procédure concernant la finale de la Cannes 2025.
09:06Le TAS, donc le tribunal arbitral du sport, qui examine,
09:10c'est dans quelques jours, le 8 octobre,
09:13l'appel déposé par la fédération sénégalaise de football
09:16contre la CAF et contre la fédération royale marocaine de football.
09:20Alors, je dis épilogue, mais bon, il va y avoir des débats,
09:24mais pas de verdict le jour même.
09:26– Pas de verdict le jour même.
09:27Donc, il y aura déjà la présence des représentants des deux fédérations,
09:31des conseils juridiques et de la CAF.
09:33Chaque partie présentera ses arguments juridiques.
09:36Ce qui est important, c'est que nous avons trois arbitres qui sont européens.
09:40Et aujourd'hui, par rapport au narratif qui a découlé
09:42de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations,
09:44et notamment en Afrique subsaharienne,
09:46qui était éminemment basée, et surtout basée sur l'émotion,
09:50on va parler de droit et de la règle de droit.
09:52Et à partir de là, il y a deux articles sur lesquels se fondent
09:56les arguments du Maroc pour gagner cette Coupe d'Afrique.
09:59On en a marre d'avoir le titre de champion d'Afrique avec une astérisque.
10:02C'est les articles 82 et 84 de la compétition,
10:06la Coupe d'Afrique des Nations, qui a eu lieu chez nous.
10:07Et il va falloir maintenant que ces juges appliquent la règle du droit,
10:11toute la règle du droit, rien que la règle du droit.
10:14– Le droit, la règle du droit, et rien que le droit, Nadia Hashemiah-Alaoui.
10:20Bientôt l'épilogue autour de deux narratifs qui étaient différents, voire opposés.
10:25– Oui, un énième épisode dans le feuilleton.
10:29Donc oui, espérons qu'ils auront les moyens de faire appliquer le droit,
10:34ou en tout cas qu'ils soient, eux, suffisamment légitimes
10:37pour qu'on puisse accepter leur décision.
10:39– C'est tout de suite l'heure du scan.
10:50– Et l'heure du scan, je vous le rappelle, c'est évidemment de traiter l'actualité,
10:55mais c'est aussi traiter la manière justement dont elle est offerte,
11:01dont elle est traversée par ces médias, avec l'œil averti des journalistes
11:08et des femmes et des hommes de médias.
11:10C'est cela qui nous intéresse dans le cercle et dans ce premier sujet du scan
11:16qui est aujourd'hui incontournable.
11:20Fatema Zahra Mansouri, première chef de gouvernement au Maroc.
11:26C'est symbolique, c'est historique.
11:29La presse a été évidemment très prolifique.
11:32Comment elle en a parlé ?
11:34D'abord en parlant effectivement d'un symbole tel quel,
11:37une femme à la tête du gouvernement au-delà du symbole.
11:40On va parler du titre et on va parler aussi de l'image, si vous voulez bien,
11:44parce que dans cette image, il y a aussi un symbole et une forme de raccord.
11:49Une rupture dans la politique, mais pas forcément dans la tradition de ce pays,
11:57le Maroc qui est un pays millénaire.
12:00On va poursuivre avec d'autres titres et la presse internationale qui a salué haut et fort
12:07la nomination de Fatema Zahra Mansouri, qui parle aussi d'une nomination historique.
12:13Et là, l'image a changé.
12:16On va poursuivre également avec première femme chef du gouvernement.
12:22La Constitution n'avait pas fermé la porte.
12:25La politique vient de la franchir.
12:27C'est un article édifiant qui rappelle comment la Constitution n'a jamais interdit
12:34qu'une femme soit à la primature au Maroc.
12:37On parle de l'article 47 et de l'article 19.
12:41On va en parler avec vous, Amine Birouk, et avec vous, Nadia Hachemi Alawi.
12:44On apprend vraiment que, en fait, ce n'est pas le droit qui faisait obstacle,
12:51mais son application, son exercice au sein de la classe politique marocaine.
12:56Je vous attends vraiment sur cet article-là qui a été passionnant
12:59et qui a été écrit par une spécialiste du droit privé.
13:03On va poursuivre avec les autres.
13:05Un autre telquel, telquel a été très prolifique.
13:08Madame la chef du gouvernement, faites de cette première un commencement.
13:11Oui, d'accord, un symbole, c'est historique, c'est fondamental, c'est un tournant,
13:16mais il y a des défis aussi qui nous attendent.
13:19On va en parler.
13:22Première déclaration également.
13:24Voilà, alors ça, c'était sur la SNRT.
13:28Elle-même, voilà, cette image est très forte.
13:31Elle dit, elle se raconte elle-même en disant que c'est une nomination historique
13:37par Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
13:40On va poursuivre pour ce premier sujet du scan.
13:43Et puis, cette image, bras levés, c'est Aziz Daouda
13:47qui signe un papier très intéressant aussi sur l'histoire.
13:51Voilà, le Maroc ne suit plus l'histoire, il la signe.
13:54Donc, une tribune très intéressante également
13:57et qui replace aussi comment Fatema Zahra Mansouri
14:01est arrivé à cette place du pouvoir.
14:05Maroc diplomatique, l'ascension d'une femme de pouvoir également
14:09qui revient sur toutes ses étapes.
14:13Et puis, effectivement, le brief, mais quel tournant politique va plus loin ?
14:16Voilà, avec cette image aussi.
14:19Ça sera cette image sur laquelle on va terminer pour ce premier sujet.
14:23Alors, oui, c'est un tournant.
14:24Oui, c'est historique.
14:26Mais il y a cette image aussi.
14:27J'aimerais que l'on parle de la lettre, de l'esprit et de l'image.
14:32Amine Berrou, d'abord.
14:32On va parler de rupture, mais également de continuité.
14:36La rupture, c'est la nomination d'une chef de gouvernement,
14:40d'une femme à la tête de l'exécutif.
14:43Mais ce qui est certain, comme vous l'avez dit,
14:45c'est que la Constitution n'a jamais fermé cette porte-là.
14:47Et Fatim Zahra Mansouri est légitime dans la mesure
14:51où il est coordinatrice principale du premier parti au Parlement.
14:55Qui a gagné les élections.
14:56Donc, aujourd'hui, Sa Majesté le roi Mohamed VI
14:59a appliqué la Constitution, donc article 42 et 47.
15:03Mais il a également appliqué l'esprit de la Constitution,
15:05de la pratique constitutionnelle depuis 2011.
15:08C'est le chef du parti qui arrive en premier
15:11qui désignait cette tradition.
15:14Ça commence avec Saabdi El Abdelkiren.
15:16Elle s'est poursuivie avec Aziz Arnouch
15:18et elle continue avec Mme Fatim Zahra Mansouri.
15:22Donc, déjà, du côté du souverain, la rupture,
15:25c'est également le respect des préceptes constitutionnels
15:28qui est la loi suprême au Maroc.
15:30Deuxième élément, la continuité à travers la photo.
15:35C'est-à-dire le mariage de couleur que je trouve intéressant.
15:40Tout à fait.
15:41C'est la couleur de l'habit de Sa Majesté Mohamed VI,
15:44c'est également celui qui a été choisi par la chef du gouvernement.
15:48Donc, il y a un respect d'une tradition séculaire millénaire.
15:51Et puis, il y a cette rupture parce que finalement,
15:54cette discussion qui se passe en tête à tête
15:56et qui est immortalisée par les images de la télévision
16:00et qui est transmise au Maroc et au monde,
16:02montre aujourd'hui que Sa Majesté donne ses instructions,
16:06ses directives, et que c'est une feuille de route
16:09pour la chef du gouvernement, sur le plan procédural
16:12pour former le gouvernement, mais également sur le plan du fond,
16:15c'est-à-dire les priorités qui attendront ce gouvernement
16:18pendant la prochaine législature.
16:20Donc déjà, la continuité et la rupture font partie de l'histoire du Maroc.
16:24Le Maroc est un pays novateur, mais un pays qui est ancré,
16:27qui a ses racines dans une tradition qui dure depuis près de 13 siècles
16:31et qui se poursuit dynastie après dynastie.
16:33Donc aujourd'hui, je trouve ce contraste intéressant
16:38parce qu'il illustre ce qu'on peut appeler
16:40comme la spécificité marocaine.
16:43Le Maroc est un État spécifique avec ses traditions,
16:47ses normes écrites ou non écrites et qui se poursuivent
16:50et qui font partie aujourd'hui de notre vécu.
16:53Donc à nous de savourer ce moment,
16:56mais également de nous projeter vers les défis
16:58qui attendent Mme Fatim Zahra Nassouri
16:59en tant que chef du gouvernement.
17:01Et pour la circonstance, on lui souhaite bonne chance
17:03parce qu'il va falloir parler des engagements du parti,
17:06des promesses faites aux Marocains,
17:09du taux d'abstention du nombre de Marocains
17:12non inscrits sur les listes électorales
17:13et du fait qu'elle va devoir évidemment passer des promesses
17:19à la réalité du pouvoir et à la réalité du gouvernement.
17:22Il y a souvent quelque part un décalage
17:25entre ce qu'on annonce et ce qu'on va devoir affronter et défier.
17:28– Eh oui, la réalité du pouvoir, on y arrive Nadia Hashimia,
17:33et là oui, c'est votre spécialité, la rupture dans la continuité.
17:39Alors d'abord, peut-être un mot sur cette histoire
17:44qui est magnifique au Maroc, une femme chef de gouvernement,
17:49j'aimerais vous entendre.
17:50Et puis aussi sur cette constitution qui prévoit cette possibilité,
17:57mais que la pratique de la politique n'a pas permis jusque-là.
18:02– Alors deux choses, peut-être revenir sur la photo.
18:05– Oui.
18:05– Parce que s'il y a rupture, c'est effectivement une rupture institutionnelle.
18:09Le propre des photos, vous savez, le propre de la communication politique
18:13de l'institution monarchique et du roi, surtout l'actuel roi,
18:17c'est effectivement à travers beaucoup d'images et du symbolique.
18:21Et donc chacun peut s'approprier comme il l'entend.
18:24C'est le propre de l'image et des photos.
18:27Moi, personnellement, comment j'ai pris cette photo,
18:30ce n'est pas du tout une question de tradition,
18:32parce que traditionnellement, on n'a quand même eu absolument jamais…
18:36Alors nous sommes des sites historiques,
18:38mais en tout cas dans l'État, nation, indépendant, marocain,
18:44depuis les années 50, on n'a jamais eu de femme premier ministre
18:48ou chef de gouvernement.
18:49Donc là-dessus, on ne peut pas s'inscrire dans une tradition.
18:51En revanche, le fait qu'ait été choisi,
18:54car tout est minuté dans la mise en scène,
18:56le fait qu'ait été choisi de la recevoir dans une tenue traditionnelle
19:00qui est la gileba, je pense que c'est le message le plus fort,
19:03parce qu'elle renvoie l'idée que c'est une femme marocaine,
19:08qu'on a nommée, et que c'est selon des préceptes marocains.
19:12Parce que souvent, dans les questions de modernité,
19:14et rappelez-vous, chez nous, et notamment le roi Al-Sébien,
19:17puisque quand il a accédé au trône au début des années 2000,
19:21il y avait tout un débat autour de la question de la femme
19:25et un des grands clivages, c'était de dire,
19:29en gros, c'est des idées importées de l'extérieur.
19:33Ça avait donné lieu, c'est ce qui va ensuite donner lieu
19:35à la réforme d'Aboud Awana, mais le rapport de force
19:37qu'il y avait eu avec les courants islamistes,
19:39c'était de dire, la condition de la femme,
19:41c'est une condition importée.
19:43Là, le fait de la trommer en jeu de la base,
19:45c'est de dire, non, c'est une femme marocaine,
19:47ça concerne l'ensemble des femmes marocaines,
19:50toutes classes sociales confondues,
19:52et c'est absolument pas quelque chose qui vient de l'extérieur.
19:55Moi, c'est ce que je retiens le plus.
19:57Et quand on dit symbole, c'est le deuxième point,
20:00quand on dit c'est un symbole,
20:04symboliquement c'est fort pour une chose,
20:06c'est les effets de représentation.
20:08Et ça, on sait que dans la question de l'émancipation des femmes,
20:11les questions de représentation, c'est important.
20:13Parce que là, on renvoie l'image, d'accord ?
20:19Elle montre finalement que c'est possible l'exercice du pouvoir,
20:21c'est possible d'accéder au plus haut poste d'exercice du pouvoir au Maroc.
20:28Et ça, ça a une importance symbolique,
20:31d'abord dans un pays où on a quand même une pratique très masculine du pouvoir,
20:36mais c'est important parce que ça va créer de nouvelles normes sociales,
20:43de nouvelles attentes aussi concernant l'exercice du pouvoir.
20:46Donc voilà, sur la question en tout cas de prendre, à mon avis,
20:53en compte le poids d'une image qui ne nous ramène pas au passé,
20:56mais qui nous ramène à ce qu'on est.
20:58Et d'où ça vient, une femme chef de gouvernement ?
21:02Mais vous êtes complètement raccord avec Amine Birouk,
21:05parce que c'est cette spécificité finalement dont vous parliez aussi, Amine Birouk.
21:10Voilà, une femme marocaine chef de gouvernement,
21:13c'est importé de nulle part, ça existe dans le droit marocain.
21:17Aujourd'hui, c'est une réalité politique, sociale,
21:20puisqu'on attend, comme a dit Nadia Hashemi,
21:22aussi des normes et des attentes sociales du coup, depuis cette nomination.
21:25– J'aimerais remonter un peu la machine du temps.
21:28Il y avait le manifeste de l'indépendance le 11 janvier 1944.
21:33Il y avait deux signataires, notamment Malika Fassi.
21:35Donc, parler de politique et de femme,
21:39ou d'une spécificité qui ne serait pas marocaine, voilà.
21:43Nous avons une ligne, une flèche du temps,
21:47qui part de 1944 avec cette signataire,
21:50et le droit de vote qui a été accordé aux marocaines
21:53après l'indépendance avec les premières élections,
21:55c'était les communales en 1960,
21:57et aujourd'hui, la pratique politique.
21:59Ce que je déplore par contre,
22:00c'est que nous avons une chef du gouvernement,
22:02mais nous avons très peu de femmes au Parlement,
22:04en tout cas, très peu de femmes élues à travers la liste nationale.
22:08C'est-à-dire que si on n'avait pas aujourd'hui
22:09cette sorte de discrimination positive
22:11avec la liste régionale pour les jeunes et les femmes,
22:14on aurait très peu de femmes qui seraient élues à travers les jeunes.
22:19Fateme Zahra Mansouri, aujourd'hui,
22:22est la, je dirais, la coordinatrice principale du PAM.
22:25Elle a occupé diverses fonctions au sein du parti
22:27avant d'arriver à ce Graal,
22:30et à ce titre-là, elle est légitime.
22:33Aujourd'hui, c'est à elle de répondre aux attentes,
22:35c'est-à-dire, finalement,
22:37elle de constituer un gouvernement.
22:40Quel type de gouvernement ?
22:41Est-ce que nous allons passer d'une majorité arithmétique
22:44à une majorité où il y a un semblant d'unité
22:47en termes de programme de gouvernement,
22:49d'engagement vers les Marocains ?
22:50Et c'est là où elle sera jugée véritablement.
22:52Le premier examen passera après le 9 octobre,
22:56c'est-à-dire, vendredi prochain, nous avons l'ouverture de la législature
22:59à travers la présence de Sa Majesté au Parlement
23:01pour le démarrage de cette nouvelle législature.
23:04Et il va falloir qu'elle réponde très vite aux défis
23:06à travers la composition de son gouvernement
23:08et l'adoption de la loi de finances,
23:10parce qu'il va falloir faire très vite.
23:11– Il va falloir faire très vite, en effet.
23:13– Et elle a plus ou moins relevé le défi
23:18et exercé déjà son droit de chef de gouvernement.
23:23Là, elle est en pleine formation de la coalition gouvernementale.
23:27Il y a un titre que l'on a oublié de voir
23:30et que je vous propose de voir maintenant,
23:32c'est celui d'Abdel Abdel Abdel Keren
23:35qui a refusé de se rendre au siège du PAM
23:38et qui a gentiment invité la chef du gouvernement
23:42à venir le voir au siège du PJD.
23:47Votre analyse ?
23:48– Déjà sur le verbal et le non-verbal de M. Abdel Abdel Keren
23:53qui est un ex-chef du gouvernement.
23:55À ce titre-là, il connaît un peu le protocole
23:57et il connaît également les usages.
24:00Le verbal, c'est que je dirais le langage utilisé
24:03ou les éléments de langage sont un peu moins virulents
24:07qu'avec un homme qui aurait été à la chef du gouvernement,
24:11un prédécesseur qui aurait été à la chef du gouvernement.
24:13Donc déjà, il a fait le distinguo entre Mme Mansouri
24:17et le parti dont elle est issue.
24:20Ensuite, sur le non-verbal,
24:22c'est-à-dire le fait d'inviter à venir chez lui
24:27les règles du jeu ou de la courtoisie
24:29aurait aimé qu'il se présente au siège du parti,
24:32qu'il respecte la nomination de Mme Mansouri par sa majesté
24:37et qu'il puisse lui dire droit dans les yeux.
24:39Nous avons tenu nos réunions au sein du parti
24:44et nous n'allons pas entrer dans ce gouvernement.
24:47Je vous promets d'être votre opposant loyal.
24:49Nous ne sommes adversaires, mais nous ne sommes pas ennemis.
24:52Ce qu'il a fait à travers ses réseaux sociaux,
24:55moi j'aurais aimé que ce soit dans une confrontation directe
24:58et courtoise avec Mme Mansouri.
25:00– Vous disiez tout à l'heure, Nadia Hashemi Aleoui,
25:03qu'après cette nomination, on attendait des nouvelles normes sociales
25:08et des attentes sociales.
25:10Là, avec cette réaction d'Abdelila Benkiren,
25:15qu'est-ce que ça vous inspire ?
25:18– Deux choses.
25:19Abdelila Benkiren, maintenant c'est une femme,
25:22mais il y a des rapports de force politique.
25:23Il crée un rapport de force.
25:24Moi personnellement, je n'ai pas de leçon à donner aux hommes politiques.
25:27Là, on le voit, il crée un rapport de force.
25:30Et ça, c'est le premier point.
25:32Mais je voudrais revenir sur la question autour de…
25:37ça s'inscrirait dans la continuité.
25:39Non, on a peut-être eu une ou deux femmes qui se sont démarquées,
25:43et notamment à l'indépendance.
25:45Mais précisément, quand il renvoie un message,
25:48quand cette image renvoie un message,
25:50c'est selon des règles, c'est une femme marocaine
25:53et selon des normes marocaines, actuelles, contemporaines,
25:56parce que jusqu'à présent, les femmes étaient complètement exclues
25:58des plus hauts postes politiques.
26:00Il ne faut pas réenchanter l'histoire politique marocaine.
26:03Les femmes, et je crois que c'est d'autant plus important,
26:06cette image, de la recevoir dans une tenue traditionnelle,
26:10dans un moment où on voit ressortir des discours,
26:14on l'a vu avec la réforme de l'El Modawana il y a un an,
26:18où on a vu ressortir des discours réactionnaires, conservateurs,
26:25et où on a une société qui, concernant les femmes,
26:29est assez marquée par un...
26:32Comment dire ?
26:33Ceux qui sont tenants d'un ordre social, disons conservateur,
26:36sont quand même en majorité dominante.
26:38Et je crois que c'est ce message qui, pour moi,
26:40est renvoyé dans la photo.
26:42C'est à eux que ça s'adresse.
26:43Et ce n'est pas l'histoire de réenchanter une histoire politique marocaine.
26:49Non.
26:49On est au plus dans un moment...
26:51On l'a vu avec la réforme de l'El Modawana.
26:53On a été beaucoup moins loin que ce qui était attendu par les progressistes.
26:56Je pense que là, elle sera largement attendue.
26:59Et deuxièmement, quand on dit la Constitution,
27:01la Constitution, elle introduit un point qui est l'égalité et la parité.
27:07C'est ça qui est respecté.
27:08C'est-à-dire que le fait qu'elle soit femme n'est pas, en soi, un handicap.
27:13Et moi, j'aurais aimé ou j'aimerais peut-être qu'on fasse de la politique fiction.
27:17C'est-à-dire, effectivement, il a été rappelé sur le plateau
27:22que jusque-là, le roi a la tradition depuis la Constitution de 2011
27:26de nommer la personne qui est arrivée,
27:30le chef du parti qui est arrivé en tête des élections.
27:34Ce n'est pas un petit peu plus loin que la Constitution,
27:36parce qu'elle prévoit simplement le parti en tête.
27:40mais c'est ce que le roi a fait depuis 2011 sur les deux législatures.
27:45Imaginez s'il n'avait pas nommé Fatem Zahra Mansourine.
27:48Faisons de la politique fiction.
27:50Je pense qu'il n'y avait pas, d'une certaine manière,
27:52quand on a une position moderniste, d'autre choix de la nommer.
27:55Parce que ça aurait été, que ça soit vrai ou pas,
27:57interprété comme le fait que, parce que c'est une femme,
28:00on ne peut pas la nommer en chef de gouvernement.
28:06Donc, je crois qu'il faut vraiment replacer cette nomination
28:10dans les rapports de force politique, sur les questions des femmes.
28:14Ensuite, il y a les rapports de force politique, maintenant,
28:17et c'est ça auquel elle va faire face.
28:19Et c'est à cela aussi qu'il faut évaluer la position de Benkirel.
28:25Là, on est dans une redéfinition des rapports de force entre les partis.
28:29Et justement, moi, j'attends avec impatience le nouveau gouvernement,
28:32parce que ça va plutôt nous montrer quelle marge de manœuvre politique
28:36elle va réussir, elle, à se construire.
28:39Et oui, c'est fondamental, en fait.
28:42Quelle marge de manœuvre politique dispose aujourd'hui Fatem Zahra Mansourine,
28:46qui est chef du gouvernement, une première au Maroc.
28:51Et ça pose aussi cette question essentielle que l'on va aborder
28:55dans le deuxième sujet du SCAN,
28:56qui est comment les femmes investissent aujourd'hui
29:01ces lieux de pouvoir, ces lieux de décision,
29:04ces lieux stratégiques de manière transversale au Maroc.
29:08C'est le deuxième sujet du SCAN.
29:11Et ce sujet du SCAN, c'est le lancement officiel
29:15de la chaire Femmes, Droits et Sociétés
29:17à l'Académie du Royaume du Maroc.
29:21Le matin, évidemment, les médias plutôt institutionnels en parlent,
29:26mais en parlent de manière assez subtile et juste,
29:32parce qu'ils parlent d'une chaire pour penser,
29:35pour penser les droits des femmes à l'heure des mutations
29:38de la société marocaine, avec une chaire,
29:43donc on va en parler aussi,
29:45qui a été couverte très peu par les médias.
29:49On va poursuivre avec un autre journal
29:51qui, lui, prend le biais et fait le choix,
29:55et c'est intéressant, le 360,
29:57de commencer son titre.
30:00Elle est dirigée par Asma al-Marabed.
30:02L'Académie du Royaume lance sa chaire Femmes, Droits et Sociétés.
30:07Autrement dit, c'est une autre institution
30:09qui entre dans l'institution Asma al-Marabed,
30:12qui est donc experte et spécialiste
30:15de l'interprétation des textes de l'islam
30:17et de la place des femmes en particulier.
30:21Donc un titre avec une amorce intéressante.
30:25Et puis, finalement, après,
30:26ce sont des médias que l'on connaît beaucoup moins
30:31qui parlent de ce lancement de chaire
30:36avec ici ce Maroc Newspaper.
30:42Et puis, ensuite, Oulémag.
30:44Voilà, je vous jure que j'ai cherché,
30:46j'ai exploré, j'ai glané.
30:48Je n'ai pas trouvé d'autres médias
30:50qui parlent de ce lancement
30:52que moi, j'estime, historique aussi,
30:54avec une synchronicité incroyable
30:57puisqu'il a eu lieu le jour de la nomination
30:59de Fatima Zahra à la primature.
31:03Et puis donc, Oulémag, encore,
31:06qui cite Asma al-Marabed,
31:08« La justice égalitaire socle d'un troisième chemin
31:11pour les questions liées aux femmes ».
31:14Voilà, puisque d'autres médias
31:17n'en ont pas beaucoup fait écho.
31:19Barlamen, l'Académie du Royaume du Maroc,
31:21crée une chaire,
31:23« Femmes, droits et sociétés »
31:24et on confie la direction à Asma al-Marabed.
31:26Deux informations fondamentales ici.
31:31Le lancement de cette chaire,
31:32qui pour moi est historique.
31:34Et puis, la dimension et l'envergure importante,
31:37c'est que c'est Asma al-Marabed aussi
31:39qui en prend la direction.
31:41– Déjà, l'Académie du Royaume du Maroc
31:43est un lieu de réflexion.
31:45– Oui.
31:45– Donc, le fait de créer une chaire,
31:48c'est un think tank,
31:49c'est un endroit où on va réfléchir,
31:50à tête reposée,
31:51sur ce que peut devenir
31:53la place de la femme dans la société.
31:55Sachant qu'aujourd'hui,
31:58la femme investit différents domaines,
32:00elle a besoin de plus en plus de visibilité
32:02et elle a surtout besoin,
32:04à terme de compétences égales,
32:07s'il y a compétences égales,
32:09de prouver qu'elle a sa place n'importe où.
32:14Dans l'entreprise, dans la politique,
32:17dans le sport, dans la société civile, etc.
32:20Le fait qu'on en parle peu,
32:23c'est quand même quelque chose qui interpelle.
32:28– C'est déjà une information.
32:29– C'est une information
32:30et normalement, la Constitution établit
32:33le droit à l'information.
32:34Donc, il faut quand même,
32:37je me situe dans n'importe quel média,
32:39on traite de l'information en fonction de son importance.
32:42Si des rédacteurs en chef
32:44ou des secrétaires de rédaction
32:46ont jugé que cette information
32:48ne devait pas être publiée,
32:50c'est quand même quelque chose qui m'interpelle.
32:53Parce qu'aujourd'hui,
32:53on parle d'une chaire de l'Académie du Maroc,
32:58on parle donc d'un endroit
32:59où on va penser la place de la femme
33:01et on parle également de la personne
33:04qui va présider cette chaire.
33:07Ismaël Marabat n'est pas n'importe qui
33:08dans la société marocaine.
33:09– Tout à fait.
33:10– Parce qu'elle a permis de vulgariser
33:12le texte religieux
33:14et de le situer dans un contexte
33:16qui redonne à la femme
33:18l'importance qu'elle doit avoir.
33:21Autant certaines lectures restrictives
33:23du texte religieux
33:25ont écarté la femme de la place publique,
33:28de la chose publique,
33:29autant Ismaël Marabat a redonné à la femme
33:31et au texte religieux sa noblesse.
33:33Donc ça m'interpelle
33:35et c'est malheureux de voir
33:37que certains collègues ou confrères
33:39sont passés à côté
33:40de cette information qui est importante.
33:41– Est-ce qu'on est passés à côté
33:43de cette information
33:44qui est beaucoup plus importante,
33:46qui est fondamentale à mon avis ?
33:48Nadia Rachimé-Alaoui.
33:51– Bon, il faut quand même relativiser
33:53ce qu'est une chaire.
33:54Une chaire, c'est quoi ?
33:55C'est un dispositif académique, universitaire
33:58qui doit, qui a deux grandes responsabilités,
34:02la transmission des savoirs,
34:04donc des savoirs autour des questions
34:08dont elle est l'objet,
34:09des savoirs académiques,
34:10des savoirs scientifiques,
34:11et la production.
34:13Donc c'est un dispositif.
34:16Alors au Maroc, vous avez déjà
34:19une société civile
34:19qui a pendant longtemps été un moteur
34:22et qui aujourd'hui s'essouffle
34:25justement pour produire une réflexion.
34:27Donc la chaire sera véritablement
34:30une actualité, à mon sens,
34:32quand elle produira quelque chose.
34:35Puisque c'est ça qu'on attend
34:37d'un dispositif.
34:37Sinon ça peut être une position pointe.
34:40Maintenant, pourquoi c'est effectivement…
34:43En tout cas, pourquoi ça me semble important ?
34:46Parce que compte tenu
34:51de ce qu'ont montré
34:54les débats autour de la réforme
34:55de la Moudawana il y a un an,
34:57on a vu qu'on manquait d'espace.
35:00On manquait d'espace
35:00où on pouvait avoir un débat
35:03serein
35:04où on puisse se confronter
35:07un certain nombre de points de vue
35:08au-delà d'un débat
35:10qui est souvent polarisé
35:12autour des questions
35:14femmes-familles.
35:15Donc espérons,
35:16moi je trouve que je retiens
35:18ce point positif,
35:20et espérons qu'on va permettre
35:23de créer un espace
35:25de débat serein
35:26où peuvent s'exprimer
35:27toutes les opinions
35:28en dehors d'un discours politicien
35:31et créer précisément
35:32aussi de pouvoir
35:37sortir de ça
35:38avec un consensus.
35:40Alors c'est effectivement
35:42un espace qui est dédié
35:44à toutes ces voix.
35:46J'y étais personnellement
35:47et ce qui est intéressant
35:48c'est que l'ambition,
35:51l'esprit de cette chaire
35:53aspire vraiment
35:54à réfléchir
35:56de manière inclusive.
35:58Toutes les voix
35:58de la société féminine
36:00étaient là des juristes,
36:01des politologues,
36:03cinq pôles,
36:03cinq ou six pôles,
36:04on va dire que je fais
36:05la pub de la chaire
36:06mais bon,
36:07c'est suffisamment important
36:08pour que j'en parle.
36:09Un pôle sciences humaines,
36:11un pôle juridique,
36:11un pôle sciences théologiques
36:15bien sûr
36:15et un pôle écouté bien,
36:18femmes,
36:19spiritualité
36:19et transformation sociale.
36:21C'est-à-dire que c'est
36:23inclus aussi,
36:24qui inclut toutes les parties
36:26civiles dont des journalistes
36:28et des gens aussi
36:29au sein d'associations.
36:31Donc c'est vraiment
36:32un espace pluridisciplinaire,
36:36interdisciplinaire,
36:37transversal
36:38et qui est au-delà
36:39de ce, je pense,
36:40de ce dispositif
36:41de réflexion.
36:43et deux termes
36:44qui peuvent en découler,
36:46fédérateur et inclusif.
36:48Fédérateur
36:48pour toutes les sensibilités,
36:50pour qu'elles puissent,
36:51je dirais,
36:52s'exprimer
36:53et puis inclusif
36:55dans la mesure
36:55où on est
36:56dans une pluridisciplinarité
36:57qui doit conduire
36:59à une réflexion
37:02générale,
37:03une réflexion
37:04sur la place de la femme,
37:07sur ses droits,
37:08sur ses obligations
37:09et sur son devenir.
37:10et donc j'espère
37:12que cette chaire
37:13va très rapidement
37:14produire de la matière
37:16à travers des ouvrages,
37:17des réflexions,
37:19des articles
37:20et qu'elle pourra
37:21à travers cela
37:22alimenter le débat public
37:23autour de la place de la femme.
37:25Aujourd'hui,
37:26on est dans un processus
37:27de refonte
37:27de la Moudouana
37:29et on a besoin
37:30que ces femmes
37:31qui appartiennent
37:32à la société civile,
37:33qui appartiennent
37:34au monde de la théologie,
37:35des sciences humaines,
37:36du droit,
37:37puissent également
37:37avoir droit au chapitre
37:39dans cette discussion
37:40ou dans ce débat
37:41qui va lancer
37:43la législature
37:44puisqu'on attend
37:45depuis très longtemps
37:46qu'on puisse passer
37:48des recommandations
37:49aux actes
37:50et un projet de loi
37:51qui sera débattu
37:52au Parlement.
37:53Un mot,
37:54Nadia Hashim
37:54et Alawi,
37:55aussi sur la personne
37:56qui dirige
37:58cette chaire
37:59qui est le docteur
38:00Asmal Mrabet
38:01qui est effectivement
38:02pas n'importe qui
38:03dans la société marocaine,
38:05qui est experte
38:06dans tout ce qui est
38:07interprétation
38:08du texte sacré
38:10et surtout
38:11de la place
38:12des femmes
38:14dans la religion.
38:15Oui,
38:16surtout.
38:16C'est une intellectuelle
38:18qui est effectivement
38:19à cheval
38:20entre deux mondes
38:23et qui a une légitimité
38:27reconnue aussi
38:28par à la fois
38:30le monde religieux
38:31et le monde académique.
38:32Donc,
38:33on va voir
38:34comment elle va pouvoir
38:36justement réunir
38:37autour de la table
38:38une diversité
38:39de profils.
38:40Allez,
38:41on passe tout de suite
38:42au must de la semaine.
38:51Alors,
38:52les musts de la semaine,
38:53je rappelle
38:53aux téléspectateurs
38:55du Cercle
38:55que c'est
38:57ce qu'il ne fallait
38:58absolument pas
39:00louper cette semaine
39:01comme info
39:02selon mes invités.
39:04Un coup de cœur,
39:05un coup de colère,
39:06bref.
39:07Et on va tout de suite
39:07commencer avec vous,
39:09Nadia Hachemi.
39:10Ah là oui,
39:10si vous le voulez bien,
39:12de quoi allez-vous
39:13nous parler ?
39:14Je laisse,
39:14je vous laisse.
39:16Moi,
39:16je suis restée
39:16sur une actualité
39:18des médias.
39:19Une petite info
39:20qui ne m'a pas laissée...
39:24Indifférente.
39:25Qui m'a interpellée.
39:26Indifférente,
39:27effectivement,
39:27c'est le changement
39:30d'actionnaire
39:30du groupe
39:31MarocSquare
39:32et donc
39:32du matin du Sahara.
39:34Ça me semble
39:35intéressant
39:35de deux points de vue.
39:36D'abord,
39:37un,
39:38la particularité
39:39du matin du Sahara.
39:41Dans l'histoire
39:42des médias
39:43au Maroc,
39:44on a,
39:44dans la presse écrite,
39:45l'État n'est jamais
39:46intervenu directement.
39:47Elle est intervenue
39:49directement dans les médias
39:51audiovisuels,
39:52publics.
39:52Mais dans la presse écrite,
39:54l'État intervenait
39:56de manière indirecte
39:58à travers,
39:58justement,
39:59des actionnaires privés,
40:01justement,
40:02qui pouvaient aussi porter
40:04ce qu'on appelait
40:04la presse officielle.
40:05Donc,
40:06pendant longtemps,
40:06le matin a été
40:07cette presse officielle.
40:08Il s'est vu aussi
40:11avec les grandes transformations
40:14médiatiques
40:15que connaît le Maroc
40:15depuis une dizaine,
40:17quinzaine d'années
40:17avec un affaissement
40:18de la presse écrite,
40:21avec l'émergence
40:23de nouveaux modes de médias.
40:25Et donc,
40:25ce média officiel
40:26qui était historiquement
40:27le relais d'informations
40:30du Palais-Royal
40:31et qui pouvait donner
40:32le ton, le là,
40:35aujourd'hui,
40:36s'est vu noyé
40:37par toute une série
40:38d'autres sites.
40:39Donc,
40:39je trouve intéressant
40:40qu'il soit remis
40:42au bout du jour.
40:43Je trouve aussi intéressant
40:45qu'on voit
40:46l'identité
40:47de l'actionnaire,
40:47parce que ça nous montre
40:48aussi dans le capitalisme
40:52marocain,
40:52les liens de proximité
40:54et autres.
40:55Donc,
40:56est-ce que c'est une nouvelle page
40:58qui se tourne pour le matin
40:58de manière à refaire
41:00de ce média
41:02voix officielle,
41:04mais tout en étant officieuse ?
41:06Ça, c'est le propre
41:07des médias au Maroc.
41:09Est-ce que c'est l'idée
41:09de le remettre en selle ?
41:11Parce qu'on a vu
41:12à quel point
41:14aussi la parole officielle
41:15avait perdu la main.
41:17On ne sait plus
41:17qui parle,
41:18en gros.
41:19Donc,
41:19est-ce que c'est ça ?
41:20Est-ce que c'est du pur sauvetage ?
41:22Puisque l'ancien actionnaire
41:23qui était
41:25l'actionnaire saoudien
41:27avait
41:28s'était essoufflée,
41:31on verra.
41:31Mais en tout cas,
41:32c'est à suivre.
41:33À suivre.
41:34Et vous nous en avez parlé
41:35avec passion,
41:36Nadia Hashemir,
41:37et là, oui,
41:38autre must de la...
41:39C'est ma passion de la médias.
41:41Ça tombe bien,
41:42on est dans le cercle.
41:44Aune Bilouk,
41:45alors vous allez nous parler
41:46de quoi c'est quoi
41:47votre must de la semaine
41:48et surtout pourquoi
41:49c'était incontournable,
41:51selon vous ?
41:52Je vais vous emmener
41:53à Buenos Aires.
41:54C'est dans un autre monde.
41:56C'est dans un monde
41:57qu'on ne connaît pas beaucoup,
41:58qu'il ne nous connaît pas beaucoup
41:59parce que c'est en Argentine.
42:01Les relations avec l'Espagne
42:02sont fortes.
42:03Elles sont parfois,
42:05je dirais,
42:06faites de je tais moi non plus
42:08et avec des conflits
42:09et des périodes
42:11d'embellie.
42:12Est-ce qu'on peut en avoir
42:13une image ?
42:13Et avec l'Amérique latine,
42:15justement,
42:16elle connaît très peu
42:17de choses sur le Maroc.
42:20Le peu de choses
42:20qu'elle connaît
42:21sur le Maroc
42:22sont liées à son roi
42:23et sont liées
42:24à son football.
42:25Et aujourd'hui,
42:25nous avons un événement
42:26que nous allons partager
42:27avec l'Argentine,
42:28avec l'Uruguay
42:28et avec le Paraguay
42:30qui est la Coupe du Monde
42:30du Centenaire.
42:31Alors justement,
42:32je vous parle d'un média
42:33qui s'appelle Olé
42:34qui est un des médias
42:36les plus forts en Argentine
42:37avec Clarine
42:38qui a créé,
42:40je dirais,
42:41une sorte de sommet,
42:43on l'appelle
42:44le Olé Sommet
42:46où il a invité le Maroc,
42:48où le Maroc
42:49a été invité d'honneur.
42:50Et justement,
42:50le Maroc s'est présenté
42:51en force
42:52avec son ambassadeur,
42:53l'ambassadeur de sa majesté
42:54à Buenos Aires et Montevideo
42:56avec l'Office national
42:57marocain du tourisme
42:58et la Fondation Maroc 2030
42:59qui organise
43:01tous les événements
43:02internationaux
43:02qui vont nous mener
43:03jusqu'à la Coupe du Monde.
43:04Et justement,
43:05l'objectif était
43:06de parler
43:06de la Coupe du Monde 2030
43:08non seulement
43:09en termes d'infrastructure,
43:10mais également
43:11en termes d'héritage,
43:13d'inclusion,
43:13ce qu'elle va laisser
43:14pour le Maroc,
43:15pour la société marocaine.
43:16Et c'est une façon aussi
43:17d'inviter l'argentin moyen
43:19à venir découvrir
43:21un pays,
43:22une culture,
43:23une civilisation,
43:24un art de vivre,
43:25un éblouissement des sens.
43:26Les liens avec l'Argentine,
43:28il y a Elenio Herrera
43:30qui a été
43:31un des plus grands entraîneurs
43:32du football européen
43:33qui est né à Buenos Aires,
43:35qui a grandi à Casablanca,
43:37qui a entraîné
43:37dans les grands clubs,
43:38qui a été l'entraîneur
43:38de l'Abi Ben Bark.
43:39On parle de ce lien
43:42qui existe
43:43avec le football argentin
43:44et que toutes les visites
43:45que les clubs argentins
43:46ont fait au Maroc
43:47avec Maradona,
43:48avec Bilardo
43:49qui avait été
43:50le sélectionneur de l'Argentine
43:51qui était venu
43:51en tant qu'entraîneur
43:52des studentesses
43:52pour parler,
43:54je dirais qu'il était venu
43:55à la Coupe Hamid 5
43:56en 1975
43:57et qui avait dit
43:58que l'avenir du football
43:59se trouvait en Afrique
44:00et notamment au Maroc
44:01parce qu'on jouait encore
44:02le football de rue.
44:04Et aujourd'hui,
44:05on revient à l'essence
44:06du football
44:07et on revient à l'essence
44:07de cette Coupe du Monde
44:08qui aujourd'hui
44:10reliera trois continents.
44:11Il y aura les matchs
44:12du centenaire
44:12en Amérique latine
44:13et il y aura évidemment
44:15le reste des matchs
44:16de la Coupe du Monde
44:16qui seront disputés
44:17à cheval sur trois pays,
44:19l'Espagne,
44:19le Maroc
44:20et le Portugal.
44:21Le soft power du Maroc.
44:23Et ça nous enlève
44:24du faux débat
44:25sur la finale
44:26de la Coupe du Monde
44:26dont certains médias espagnols
44:28nous gargarisent
44:29tous les jours.
44:30On dirait que
44:31c'est leur pain quotidien
44:33alors qu'il y a un process
44:34qu'il va falloir respecter
44:35et qui aboutira déjà
44:37au choix définitif
44:38des villes
44:39et des stades
44:40qui seront là
44:41pour abriter
44:41les matchs de Coupe du Monde
44:42que ce soit au Maroc,
44:43au Portugal ou en Espagne
44:44et la finale,
44:45la discussion,
44:46le débat
44:46ou le choix
44:47sur la finale
44:48arrivera ultérieurement.
44:51Arrivera ultérieurement
44:52mais c'est quand même
44:52le cœur du débat
44:53et c'est l'enjeu
44:54pour les principaux participants.
44:59Le soft power du Maroc
45:00rayonne en Argentine.
45:01C'est comme ça
45:02que j'ai choisi
45:04d'intituler
45:04votre must de la semaine.
45:06On a le clip,
45:07on a le son,
45:07si vous voulez,
45:08on peut justement
45:10l'écouter.
45:16Se dit
45:17à la tercera
45:17la vincida,
45:19en notre cas
45:19à la quinta
45:20la vincida,
45:21à la sexta la vincida,
45:22Marocco
45:23avec sa ambition
45:24de être
45:26une potence
45:29turistique
45:29mais aussi
45:30sportive
45:31en tout le continent
45:33africain
45:34parce que
45:34se avait joué
45:35le mondial
45:35de Sud-Afrique
45:36en toute l'Afrique,
45:37en la histoire
45:38de l'Afrique.
45:39En Marocco
45:40présenté
45:41sa candidature
45:42hace 20 ans
45:43ou 25 ans
45:44et non se parou
45:46là
45:46et quand non
45:47l'enjeu
45:47non l'enjeu
45:48que non l'enjeu
45:48que non l'enjeu
45:49que non l'enjeu
45:50que sa ambicione
45:51foi
45:51son desafés
45:53foi
45:53accompagnado
45:54de
45:55le savoir
45:56faire
45:57les infrastructures
45:58et dans les infrastructures
46:01l'Académie Real
46:02de Fútbol
46:03que a dado
46:04tous
46:04esos jugadores
46:06que conocen
46:07seguramente
46:07comme Hakimi
46:08comme
46:08beaucoup de les jugadores
46:10que evolucionan
46:11en la première division
46:13en toute
46:14Europa
46:15et le Medio-Orient
46:16et
46:17espero
46:17et aspira
46:18que en un futur
46:19viendront
46:20jugadores marroquiers
46:21à compiter
46:22en clubs
46:23argentinos
46:24et latino-americanos
46:25ainsi que
46:26ce que
46:27a conduit
46:28à construire
46:30ce
46:30méga
46:32merci
46:32Amin
46:33Birouk
46:33pour ce
46:33must
46:34de la
46:35semaine
46:35avec cet
46:36ambassadeur
46:37du Maroc
46:38en Argentine
46:38Yasser
46:39Ferres
46:40ce qui est important
46:41c'est qu'il a parlé
46:42de l'histoire
46:43de résilience
46:43du Maroc
46:44parce que le Maroc
46:44a présenté sa première
46:45candidature
46:46il y a eu des échecs
46:48multiples
46:48il n'a jamais baissé
46:49les bras
46:49et c'est à la sixième
46:50tentative
46:51qu'on arrive à décrocher
46:52l'organisation
46:53de la coupe du monde
46:54il parle aussi
46:55d'infrastructures
46:57de formation
46:58des jeunes
46:59à travers les résultats
47:00des équipes nationales
47:02avec notamment
47:03comme vaisseau amiral
47:04en termes de formation
47:05l'Académie Mohamed VI
47:06c'est donc
47:07cette tentative
47:08de vulgarisation
47:09de ce que nous sommes
47:10ce que nous sommes devenus
47:11et ce que nous voulons être
47:13dans un monde
47:14qui méconnait
47:15un peu le Maroc
47:16parce que
47:17on ne va pas
47:18peut-être faire le lien
47:19avec l'aéropostale
47:19de Saint-Exupéry
47:21entre Cap-Juby
47:22et Buenos Aires
47:23c'est de l'histoire ancienne
47:24elle date d'une centaine d'années
47:25mais l'Amérique latine
47:26était un marché
47:27à conquérir
47:27pour le tourisme marocain
47:28pour le soft power marocain
47:31et c'était un véritable coup de cœur
47:33que je voulais partager
47:34avec les téléspectateurs
47:35du Midian TV
47:35et bien c'est partagé
47:37peut-être
47:37comme on a le temps
47:38une réaction de Nadia
47:40Hachimia
47:40et là oui
47:40sur ce must
47:42de la semaine
47:43de Amin Birouk
47:44et ce soft power
47:45et ce narratif
47:46voilà
47:47du sport et du foot
47:48au Maroc
47:49en Argentine
47:50dans un autre continent
47:52non ?
47:53non
47:54si ce n'est que
47:54Amin Birouk
47:56vient de nous montrer
47:56ce qu'on connaît de lui
47:58sa passion pour le football
48:00ça c'est clair
48:01Amin Birouk
48:02ne peut pas confondre
48:02avec Amin Birouk
48:03du Irénie
48:04quand même
48:05oui
48:07merci merci infiniment
48:08d'avoir été
48:09dans ce cercle
48:11merci à Nadia Hachimia
48:13à Alaoui
48:14d'avoir été
48:15avec nous
48:16politiste
48:17docteur en sciences politiques
48:18et chercheur
48:19à l'université
48:20internationale
48:21de Rabat
48:21longtemps journaliste
48:22chroniqueuse politique
48:23et aujourd'hui
48:24membre des comités
48:25de rédaction
48:25des revues
48:26de sciences politiques
48:27politiques africaines
48:28et sociétés politiques
48:29comparées
48:30merci également
48:31à Amin Birouk
48:33d'avoir été
48:34c'est une première
48:35et on en est ravis
48:36d'être avec nous
48:36dans le cercle
48:37rédacteur en chef
48:38au sein de la radio Mars
48:40de Radio Mars
48:41merci beaucoup Nadia
48:42à très bientôt
48:43à très bientôt
48:44et merci à vous
48:46d'avoir été
48:46dans ce cercle
48:48continuer de lire
48:49continuer d'analyser
48:51continuer d'acheter
48:52les journaux
48:52et aussi de regarder
48:53la presse digitale
48:55on revient
48:56samedi prochain
48:57pour analyser
48:58décrypter
48:59et essayer de lire
49:01entre les lignes
49:02et puis on souhaite
49:04très bonne chance
49:06à madame Fatima Zahra
49:07Mansouri
49:08première chef
49:10du gouvernement
49:10au Maroc
49:12excellente suite
49:12de programme
49:13sur Média
49:14sur Média