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Ce vendredi 2 octobre marque une nouvelle journée de mobilisation des lycéens contre les dégradations de leurs conditions d'apprentissage. Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé la fermeture d'"un peu plus de 400 établissements" aujourd'hui.
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00:00Je voulais partager avec vous deux types d'éléments.
00:02Le premier, c'est le bilan de la journée du point de vue de l'éducation nationale,
00:06en termes de perturbations à l'établissement.
00:09Et puis, le second, c'est le fruit d'une journée entière de travail,
00:13en réalité de plusieurs jours de travail, en termes de dialogue social,
00:16avec les organisations syndicales de personnel, avec les associations de parents d'élèves,
00:21avec les associations lycéennes et avec les élus lycéens,
00:25donc du Conseil national de la vie lycéenne,
00:27puisque je les ai tous rencontrés depuis ce matin jusqu'à l'instant.
00:32D'abord, s'agissons du bilan.
00:34Nous en sommes donc à 7 heures, à 735 établissements
00:38qui ont été perturbés d'une manière ou d'une autre sur la journée,
00:42c'est-à-dire à peu près 30% de moins qu'hier.
00:46Et globalement, nous avons également eu moins de violences contre les personnels,
00:52puisqu'aujourd'hui, 3 personnels ont malheureusement été blessés,
00:56contre 31 hier.
00:58Il n'en reste pas moins, vous l'avez vu d'ailleurs dans certains cas,
01:01qu'il y a eu des actes d'une extrême violence, encore, malheureusement,
01:05dirigés contre l'institution scolaire et contre ces personnels.
01:08La première chose que je voudrais faire, c'est vraiment témoigner de ma reconnaissance
01:11et de mon admiration pour les chefs d'établissement,
01:14pour les équipes de vie scolaire,
01:16qui sont tous les jours, je vais dire, au premier rang pour protéger leur établissement
01:20et leurs élèves, et qui font honneur au service public.
01:24Je pense au proviseur du lycée Mandela à Nantes,
01:27qui hier, avec son équipe, a évacué les 160 internes
01:30qui étaient à ce moins dans le bâtiment,
01:32alors que des jeunes incendiaient l'entrée.
01:34Je pense à toutes celles et à tous ceux qui,
01:36aujourd'hui encore, ont dû faire face à des violences inacceptables.
01:40Elles sont en baisse, et contre les lycées,
01:42j'en suis évidemment, je ne peux en être que,
01:46j'allais dire, rassurées, ou en tout cas, moins tristes qu'hier.
01:49Elles existent encore, et elles sont un ennemi ici.
01:53Je l'ai dit, mais en démocratie,
01:55il n'y a pas d'alternative au dialogue.
01:58Nous sommes dans un état de droit.
02:00Et ce qui est en train de se passer,
02:02je l'ai dit également,
02:03mais c'est une forme de confiscation par la violence du mouvement lycéen,
02:06et des revendications des lycéens,
02:08dont d'ailleurs, plus grand monde ne parle actuellement.
02:11Donc ce que j'ai souhaité faire, justement,
02:13c'est permettre à ces revendications
02:16de pouvoir s'exprimer dans un cadre organisé, démocratique.
02:19C'est pour ça que j'ai rencontré
02:20les différents acteurs de la communauté éducative,
02:25parce que nous formons une communauté.
02:27Et dans une communauté, vous avez des personnels,
02:29vous avez des parents, et vous avez des élèves.
02:31Et il faut que les trois puissent être,
02:32j'allais dire, pleinement associés à la discussion.
02:36Des différents travaux qui ressortent de la journée.
02:39Il y a un certain nombre de revendications
02:41qui, clairement, peuvent être, j'allais dire, un peu cristallisées
02:44par les lycéens.
02:45Alors, il y a des inquiétudes,
02:46et puis il y a des demandes, j'allais dire, plus précises.
02:48Sur les demandes qui relèvent du strict champ
02:50de l'éducation nationale,
02:51on observe d'abord,
02:53et ça, c'est assez net, quand même,
02:54parce que tous m'en ont parlé cet après-midi,
02:56que la démocratie scolaire n'est pas assez fonctionnelle,
03:00pour ne pas dire qu'elle est dysfonctionnelle.
03:03Autrement dit, nous avons des lycéens
03:04qui sont souvent consultés,
03:06qui ne sont pas toujours entendus.
03:09Et ça, il faut arrêter avec ça,
03:10parce que si vous consultez les gens
03:13sans jamais les associer,
03:14évidemment, au bout d'un moment,
03:15ils ont l'impression d'être consultés pour rien.
03:18Premier élément, donc, de constats et de revendications.
03:22Deuxième élément,
03:24ça porte bien sûr sur les conditions,
03:25j'allais dire, globales d'apprentissage.
03:27Il y a des enjeux qui sont revenus sur le bâti scolaire,
03:29sur lequel les régions investissent énormément,
03:31mais qui, néanmoins, sont revenus,
03:33notamment à la lumière de la canicule de cet été.
03:35Il y a des enjeux autour des classes,
03:37qui, dans certains cas, sont surchargées au lycée.
03:40Il y a des enjeux également autour
03:42du remplacement des professeurs.
03:46Et puis, dernier gros sujet,
03:47qui a été évoqué, c'est bien sûr
03:48le sujet des rythmes scolaires,
03:50aussi bien à l'échelle de la semaine,
03:51avec des lycéens qui, vous le savez,
03:53ont parfois des calendriers,
03:54j'allais dire, un petit peu chahutés
03:56ou très étonnés de la journée.
03:57Et puis, au niveau aussi de l'année,
03:59puisque les élèves considèrent que
04:01le rythme scolaire à l'échelle de l'année
04:02reste très lourd.
04:05Par rapport à tout ça,
04:06il y a évidemment des choses qu'on peut traiter,
04:08j'allais dire, de manière assez rapide,
04:10d'autres qui nécessitent une action un peu plus longue.
04:13La première chose que j'engage,
04:15dès ce soir,
04:16et dans les jours qui viennent,
04:18c'est d'abord ce travail sur la démocratie scolaire.
04:21pour faire en sorte que les élus lycéens
04:23puissent être entendus,
04:24non seulement dans les instances consultatives,
04:27les conseils de vie lycéenne,
04:28les conseils gagnés de vie lycéenne,
04:29le conseil national de vie lycéenne,
04:31et de manière, j'allais dire,
04:32plus intégrée à nos travaux,
04:34mais également dans les instances
04:35qui ont une vocation, j'allais dire,
04:36plus décisionnelle.
04:37Je pense notamment au conseil d'administration.
04:39Et que dans ces instances,
04:41et c'est un sujet auquel je tiens,
04:43les lycéens professionnels
04:44puissent avoir une représentation
04:45à due proportion de leur poids.
04:47Parce que ce qu'on observe,
04:48c'est qu'ils représentent
04:48un lycéen sur trois,
04:50mais qu'ils sont très faiblement représentés,
04:52aussi bien au niveau national,
04:53au conseil de l'administration,
04:55que dans les autres instances.
04:55Donc nous allons avoir ce travail sur les instances.
04:57Et je voudrais dire ce soir aux lycéens
04:59qu'au cours des prochaines semaines,
05:01ce travail leur permettra
05:02d'être pleinement
05:03et effectivement entendus,
05:06écoutés et compris.
05:09Le deuxième sujet,
05:10c'est qu'on ne peut pas accepter objectivement,
05:12et notamment sur des classes à examen
05:13comme la première et la terminale,
05:15que des professeurs ne soient pas remplacés.
05:18Ce n'est pas de leur faute
05:19qu'ils sont absents,
05:19mais c'est notre responsabilité
05:21de les remplacer.
05:22On ne peut pas accepter
05:23qu'on ait des professeurs
05:23qui puissent ne pas être remplacés
05:25pendant trois mois, quatre mois,
05:27alors que c'est une classe à examen.
05:30Donc, dès le début de la semaine prochaine,
05:32on va lancer un plan d'action
05:33avec l'ensemble des recteurs,
05:34que je vais voir d'ailleurs à cette fin,
05:35de manière à ce que les remplacements
05:38puissent être sensiblement accélérés
05:40et qu'ils soient évidemment priorisés
05:43sur les classes à examen
05:44pour que nos élèves ne soient pas pénalisés
05:46pendant les années
05:47où ils se préparent aux examens
05:48et a fortiori avec la perspective derrière
05:50de la poursuite d'études supérieures
05:52ou de l'insertion professionnelle.
05:54Ça, c'est donc le deuxième élément
05:56que je souhaitais partager avec vous.
06:00Le troisième élément,
06:02c'est que nous avons évidemment besoin
06:05également d'avoir un travail
06:06sur les rythmes scolaires.
06:07Ce travail a déjà été éclairé
06:08par la Convention citoyenne.
06:10La suite, il faut être très clair.
06:13Je vais engager le travail,
06:15j'allais dire de fond,
06:16le travail technique
06:17qui nécessite pas seulement
06:19de penser par rapport aux lycéens d'abord,
06:22mais aussi de penser tout ce qu'il y a autour.
06:23Et ça veut dire qu'il faut qu'on travaille
06:24collectivement sur les transports,
06:26sur l'organisation du temps de vie des lycéens.
06:30En revanche, et je préfère le dire tout de suite,
06:33je ne serai pas en mesure,
06:34parce que je respecte le débat démocratique,
06:36de prendre une décision applicable
06:37à la rentrée 27.
06:38Je préparerai le sujet,
06:41je le travaillerai de manière concertée
06:42avec les lycéens,
06:43comme avec les professeurs,
06:44comme avec les parents.
06:46Mais, compte tenu des échéances
06:47qui doivent intervenir au mois de mai,
06:49c'est évidemment dans le cadre
06:51d'un débat démocratique complet
06:52et dont des élections présidentielles
06:54que les décisions et les orientations politiques
06:56auront l'occasion d'être prises et détaillées.
06:58Je ne me vois pas, si vous voulez,
06:59prendre des décisions majeures dans ce domaine
07:01et puis, j'allais dire,
07:03éteindre la lumière en partant
07:05et dire au suivant,
07:06au fait, j'ai pris ces décisions-là.
07:08C'est trop important,
07:09ça implique trop la société,
07:10l'économie, les familles, etc.,
07:12pour prendre une décision définitive à ce stade.
07:14Mais, en tout cas, je lance les travaux,
07:16de la manière parfaitement aussi transparente
07:17et démocratique,
07:18pour faire en sorte que les choses
07:21puissent déboucher.
07:23Et puis, tout dernier point,
07:24parce que c'est important
07:26et qu'on en a très peu parlé,
07:27nous avons un projet de loi de finances
07:30actuellement sur la table
07:31qui va bien sûr être débattu, enrichi, etc.,
07:33mais qui doit nous permettre
07:34de répondre aussi à une partie de demandes,
07:37en tout cas d'initier ou d'amorcer une réponse
07:39à une partie des demandes des lycées.
07:41Ce projet de loi de finances permettra
07:43de réduire le nombre d'arrives par classe
07:44aussi bien dans le premier degré
07:45que dans le second degré,
07:46et donc au collège et au lycée,
07:48et singulièrement au lycée,
07:49puisqu'on sait que c'est là qu'il y a encore,
07:50j'allais dire,
07:51une démographie qui est plus abondante
07:52qu'au collège ou qu'à l'école.
07:54Et ce projet de finances aussi permettra
07:58de recruter, de créer 300 postes supplémentaires
08:01d'infirmiers et d'infirmières scolaires,
08:04de psychologie de question nationale,
08:05d'assistantes et assistants sociaux.
08:07Je dis déjà depuis l'année dernière,
08:08et je l'ai déjà fait l'année dernière,
08:09qu'il faut renforcer considérablement
08:13le nombre de personnels de santé et sociaux.
08:16Il faut poursuivre cette trajectoire
08:17sur plusieurs années,
08:18parce qu'en réalité,
08:18le vivier disponible n'est pas si étendu que ça.
08:21Là aussi, on pourrait faire des promesses
08:22en disant qu'il y aura 10 000 recrutements,
08:24on ne saurait pas les recruter
08:25parce qu'ils n'existent pas.
08:26Mais en revanche,
08:27si nous avons cette vision consolidée annuelle,
08:31de se dire, enfin pluriannuelle,
08:32consistant à se dire que chaque année,
08:33nous recrutons 300 ou 400 personnes de plus
08:35dans ces secteurs-là,
08:35nous serons capables de les recruter
08:37et nous améliorerons la prise en charge
08:38de la santé physique et psychique de nos élèves,
08:41ce qui est un sujet qui est aussi
08:41beaucoup revenu aujourd'hui dans l'arche.
08:45Donc, cette trajectoire-là est initiée,
08:47à la fois en réduction du nombre d'élèves par classe
08:49et en renforcement du médico-social,
08:511,2 milliard supplémentaire
08:53pour l'obligation nationale l'année prochaine.
08:55Les différents points que je mentionne
08:57sont donc initiés dès ce soir
08:59et à partir de lundi pour certains d'entre eux.
09:01Nous aurons aussi évidemment un travail
09:03avec les régions qui portent le sujet bâti scolaire
09:05et qui le portent avec engagement,
09:07sans parfois que les élèves en aient
09:08véritablement pleinement conscience.
09:09Et là aussi, ça veut dire qu'il vaut mieux
09:10les associer à ces décisions et à l'information.
09:14Mais aujourd'hui, vraiment, je le redis,
09:16chères lycéennes et chers lycéens,
09:17au nom de tous ceux qui travaillent pour vous,
09:20du 1 million de salu de personnel
09:21qui se lève tous les matins
09:23et qui n'a qu'une volonté,
09:24c'est de vous permettre de progresser,
09:26de vous épanouir, de grandir
09:28et de devenir citoyen,
09:30je peux vous dire que vous êtes écouté,
09:32que vous êtes entendu,
09:34que vous êtes aussi cru dans vos angoisses,
09:36dans vos inquiétudes et dans vos demandes,
09:38dans vos espoirs aussi.
09:39Vous êtes cru, vous êtes écouté
09:41et nous avons désormais un cadre
09:42de dialogue structuré, organisé, pérenne,
09:45avec un travail et un planning
09:47qui permettra de répondre
09:48à une grande partie, je l'espère,
09:50de vos demandes.
09:51Merci.
09:51Avant même de vous avoir entendu,
09:53les syndicats étudiants et lycéens
09:55ont dit qu'ils poursuivaient le mouvement,
09:57voire l'amplifieraient.
09:59C'est, j'allais dire,
10:00c'est un droit républicain.
10:02C'est une liberté fondamentale
10:03de pouvoir manifester, etc.,
10:05dans le respect, bien sûr, du cadre légal,
10:07en respectant aussi ceux qui ne souhaitent
10:09pas manifester, ceux qui veulent aller en cours,
10:12en portant,
10:12mais aussi un droit à l'instruction
10:13qui est aussi fondamental
10:15que la liberté de manifestation.
10:17Mais dans ce cadre-là, évidemment,
10:18je respecte les prises de parole,
10:20d'autant plus que, par définition,
10:21tout ne peut pas être fait
10:22en quelques secondes.
10:23Et donc, nous avons des lycéens
10:25qui, peut-être, souhaitent voir,
10:27j'allais dire, effectivement,
10:28les travaux s'engager,
10:29mais les travaux sont d'ores engagés,
10:30engagés.
10:30Et donc, je veux aussi rassurer nos élèves.
10:34Ce n'est pas une manœuvre dilatoire,
10:36ce que je suis en train de faire.
10:37Ce n'est pas de dire
10:38rendez-vous dans six mois ou dans un an.
10:39C'est très concret, c'est maintenant.
10:41Et par ailleurs,
10:42ils auront l'occasion,
10:42la possibilité, dès lundi soir,
10:45au-delà de leurs représentants
10:46que je reçois désormais régulièrement,
10:48ils auront la possibilité,
10:49dès lundi soir,
10:49sur une plateforme en ligne,
10:51de répondre à deux questions très simples
10:53et sans oui ou non,
10:54de répondre eux-mêmes,
10:55d'écrire quelque chose
10:56sur quelles sont vos difficultés,
10:58quelles sont vos attentes.
10:59Tous les élèves de France,
11:01à titre individuel ou à titre collectif,
11:03pourront le faire.
11:04Tout cela sera analysé,
11:06travaillé à l'échelle des établissements,
11:08des académies et du pays.
11:10Il y aura une restitution nationale
11:11dans le courant du mois de novembre,
11:13structurée, là aussi, organisée,
11:15pour résoudre toutes les questions
11:16dont je n'ai pas parlé aujourd'hui,
11:17mais qui appellent, là aussi,
11:18des réponses structurées et organisées.
11:20Mais ils seront entendus,
11:21ils seront lus,
11:22et ils seront crus.
11:24Vous avez donné le bilan de la journée.
11:26Est-ce que des collèges
11:27qui sont également dans ces chiffres ?
11:30Et si oui, combien ?
11:31Alors, il y a effectivement
11:31des collèges qui sont concernés,
11:33notamment lorsqu'il y a des cités scolaires
11:34ou lorsque les collèges
11:36sont à proximité immédiate des lycées.
11:38Donc, si vous me permettez l'expression,
11:40c'est plutôt par débordement,
11:41si je puis dire,
11:42que par engagement des collégiens.
11:45Il y a une petite centaine de collèges
11:46qui, aujourd'hui,
11:47ont été concernés par ces phénomènes.
11:49Et on les inclut dans les chiffres
11:50que vous nous donnez ?
11:51On les inclut dans les 700 éclats
11:52que je vous indique,
11:53les 735 que je vous indiquez tout à l'heure.
11:55Est-ce que vous pouvez nous dire
11:56combien d'établissements
11:56seront à nouveau en distanciel lundi ?
12:00Alors, à cette heure,
12:01je n'ai pas les chiffres.
12:02J'ai indiqué,
12:03avec la même, j'allais dire,
12:05ligne qu'il y a au chef d'établissement,
12:07que lorsque l'état du bâtiment
12:10ne permet plus d'accueillir les élèves
12:12parce qu'il a été dégradé
12:14par des voyous,
12:15notamment quand les sécurités incendies
12:17ont été détruites,
12:19où, lorsque les atteintes
12:21dirigeaient sciemment
12:22contre les personnels,
12:23ne permettent plus d'assurer
12:23non plus la sécurité des personnels,
12:25ils avaient la possibilité,
12:26évidemment,
12:28de fermer leur établissement
12:29et de passer en distanciel.
12:30Mais on n'a pas encore
12:31les chiffres à cette heure.
12:32Est-ce que vous prévoyez le mardi,
12:34qui apparemment sera une grosse journée,
12:37de fermer les établissements
12:39de manière préventive ?
12:40Et deuxième question,
12:41où est-ce que vous prévoyez
12:42de trouver les enseignants ?
12:43Vous avez dit que vous allez voir
12:44avec les recteurs,
12:45les enseignants remplaçants,
12:46puisqu'aujourd'hui,
12:47les recteurs n'arrivent pas
12:48à les trouver.
12:49Alors, on a deux questions
12:51totalement différentes.
12:52Donc, pour mardi,
12:55on va évidemment clarifier les choses,
12:57j'allais dire, d'ici lundi.
12:59Donc, on va aussi apprendre
13:00les choses sereinement.
13:02j'espère que les manifestations,
13:07les mouvements de mardi
13:08seront bien des manifestations
13:10qui respecteront les droits des lycéens
13:12et donc qui ne seront pas reprises,
13:15contaminées, confisquées
13:16ou prises en otage
13:17par des gens qui n'ont absolument
13:20rien à raconter les lycéens
13:21et qui ont été ce contre-fiche
13:23de l'intérêt des lycéens.
13:24Parce qu'on a des lycéens
13:25qui ont, au départ,
13:27porté des revendications
13:28et qui dépendent d'ailleurs
13:28aujourd'hui de leurs représentants
13:29autour de la qualité
13:31de leurs conditions d'apprentissage
13:34ou autour des heures de cours
13:36dont ils ont besoin.
13:37J'observe qu'aujourd'hui,
13:39le comportement destructeur
13:41de certains individus
13:42aboutit pour un certain nombre
13:43de nos lycéens
13:44au résultat exactement inverse
13:45à celui de leur revendication.
13:47C'est-à-dire qu'on est obligé
13:48de fermer certains établissements,
13:51on est obligé de faire des élèves
13:52qui sont privés de cours.
13:55C'est exactement l'inverse
13:56de ce qu'ils souhaitaient.
13:57Et donc, vraiment,
13:58j'en appelle là aussi
13:59au calme et à l'apaisement.
14:00Nous vivons dans un état de droit,
14:01dans un pays démocratique,
14:02il y a des libertés fondamentales,
14:04la liberté manifestée,
14:05la liberté de ne pas manifester,
14:06le droit à l'instruction,
14:07le droit d'aller en cours.
14:09Et c'est la conciliation
14:10de ces libertés
14:11qui fait que nous formons
14:11une société.
14:12Donc j'espère que mardi,
14:13il n'y aura pas de débordement
14:15d'aucune sorte
14:16et encore moins
14:17contre le service public
14:17de l'éducation.
14:19S'agissant de votre deuxième question,
14:22c'est-à-dire sur les professeurs,
14:24bon, on a deux sujets.
14:27On a un sujet de vivier
14:28et on a un sujet d'organisation,
14:30c'est-à-dire de rapidité
14:31de la réponse administrative
14:32une fois qu'on a le vivier.
14:34La première chose,
14:35c'est que nous sommes
14:36dans une situation
14:37objectivement sensiblement meilleure
14:38que l'année dernière.
14:40Et l'Issain, évidemment,
14:40ne le voit pas sur le coup,
14:41mais la réalité,
14:42c'est que nous ne commençons pas
14:43l'année de la même façon.
14:44Si je prends le cas
14:44du second degré,
14:45c'est-à-dire les collèges
14:46et les lycées,
14:46nous avons commencé l'année
14:47avec 57% de postes vacants
14:49en moins par rapport à l'année dernière.
14:51Donc notre situation de départ
14:52est beaucoup plus saine
14:53parce qu'il y a un travail
14:54qui a été fait depuis un an
14:56avec les services académiques.
14:58S'agissant ensuite
14:59de la réactivité collective,
15:01c'est là qu'objectivement,
15:02probablement,
15:03à mon avis,
15:04gagner en efficacité,
15:05c'est-à-dire entre le moment
15:05où on a identifié une personne
15:07et le moment où elle est
15:07effectivement affectée
15:08devant la classe,
15:10nous avons une tâche
15:12aujourd'hui à réaliser
15:14et donc on va travailler ça
15:15avec les réacteurs
15:15et j'espère qu'on en verra
15:16très rapidement les fruits.
15:17Est-ce que cette solution
15:18des courants distanciels,
15:20pour vous,
15:20c'est un pisalet,
15:21une forme de renoncement
15:23où vous estimez
15:23que c'était la seule solution
15:25viable en l'état des lignes ?
15:27– C'est jamais une solution,
15:29c'est pas une solution préférable.
15:31C'est-à-dire que le principe,
15:32c'est qu'on a cours
15:32dans une salle
15:33avec un professeur.
15:34Mais moi, si vous voulez,
15:35j'ai une double responsabilité.
15:37En tant que ministre,
15:39j'ai une responsabilité
15:39vis-à-vis de l'aborde
15:40de mes personnels
15:41parce que je suis employeur
15:42et j'ai une responsabilité
15:43vis-à-vis de mes élèves
15:44parce que j'ai 12 millions d'élèves
15:46dont nous devons assurer
15:47la sécurité.
15:48Vous comprenez bien
15:49que si on n'est pas en mesure
15:50compte du comportement
15:51de certains individus
15:53d'assurer la sécurité
15:54de nos personnels
15:55et de nos élèves,
15:57en réalité,
15:57la seule mesure de protection
15:59possible,
16:00pour une durée limitée,
16:01évidemment,
16:02c'est de fermer l'établissement.
16:03Donc, ce n'est pas quelque chose
16:04que je poursuis de mes voeux,
16:05loin de là,
16:07mais c'est quelque chose
16:08qu'il faut savoir faire
16:08dans l'intérêt général.
16:10Ce qui, au passage,
16:11pardon,
16:12l'intérêt général
16:12qui, au passage,
16:13doit être notre seule
16:14boussole collective.
16:15Et je dis bien collective
16:17sur l'intégralité
16:17du spectre politique
16:18et dans toute la société.
16:20Ce n'est pas un gros mot,
16:20l'intérêt général.
16:21Il y a des hommes et des femmes
16:22qui le servent tous les jours.
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