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  • il y a 27 minutes
Ce vendredi 2 octobre marque une nouvelle journée de mobilisation des lycéens contre les dégradations de leurs conditions d'apprentissage. Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé la fermeture d'"un peu plus de 400 établissements" aujourd'hui.

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Transcription
00:00On va maintenant écouter le ministre de l'éducation qui s'exprime après la rencontre avec les syndicats lycéens.
00:08Je voulais partager avec vous deux types d'éléments.
00:10Le premier, c'est le bilan de la journée du point de vue de l'éducation nationale, en termes de
00:16perturbations à l'établissement.
00:17Et puis le second, c'est le fruit d'une journée entière de travail, en réalité de plusieurs jours de
00:22travail, en termes de dialogue social,
00:24avec les organisations syndicales de personnel, avec les associations de parents d'élèves, avec les associations lycéennes et avec les
00:31élus lycéens,
00:33donc du Conseil national de la vie lycéenne, puisque je les ai tous rencontrés depuis ce matin jusqu'à l
00:39'instant.
00:40D'abord, s'agissons du bilan. Nous en sommes donc à 7 heures, à 735 établissements qui ont été perturbés
00:48d'une manière ou d'une autre sur la journée,
00:50c'est-à-dire à peu près 30% de moins qu'hier. Et globalement, nous avons également eu moins
00:58de violences contre les personnels,
01:00puisqu'aujourd'hui, trois personnels ont malheureusement été blessés contre 31 hier.
01:06Il n'en reste pas moins, vous l'avez vu d'ailleurs dans certains cas, qu'il y a eu
01:09des actes d'une extrême violence, encore, malheureusement,
01:13dirigés contre l'institution scolaire et contre ces personnels.
01:15La première chose que je voudrais faire, c'est vraiment témoigner de ma reconnaissance.
01:19Et mon admiration pour les chefs d'établissement, pour les équipes de vie scolaire, qui sont tous les jours, j
01:26'allais dire,
01:26au premier rang pour protéger leur établissement et leurs élèves, et qui font honneur au service public.
01:32Je pense au proviseur du lycée Mandela à Nantes qui, hier, avec son équipe, a évacué les 160 internes
01:38qui étaient à ce mois dans le bâtiment alors que des jeunes incendiaient l'entrée.
01:42Je pense à toutes celles et à tous ceux qui, aujourd'hui encore, ont dû faire face à des violences
01:47inacceptables.
01:48Elles sont en baisse. Contre les lycées, j'en suis évidemment, je ne peux en être que, j'allais dire,
01:55rassuré,
01:55ou en tout cas moins triste qu'hier. Elles existent encore et elles sont inadmissibles.
02:01Je l'ai dit, mais en démocratie, il n'y a pas d'alternative au dialogue. Nous sommes dans un
02:06état de droit.
02:08Et ce qui est en train de se passer, je l'ai dit également, mais c'est une forme de
02:11confiscation par la violence du mouvement lycéen
02:14et des revendications des lycéens, dont d'ailleurs plus grand monde ne parle actuellement.
02:19Donc ce que j'ai souhaité faire, justement, c'est permettre à ces revendications de pouvoir s'exprimer dans un
02:26cadre organisé démocratique.
02:27C'est pour ça que j'ai rencontré les différents acteurs de la communauté éducative, parce que nous formons une
02:33communauté.
02:35Et dans une communauté, vous avez des personnels, vous avez des parents et vous avez des élèves.
02:39Et il faut que les trois puissent être, j'allais dire, pleinement associés à la discussion.
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