- il y a 39 minutes
- #sudradio
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-09-30##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-09-30##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Merci Rémi.
00:00:02Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:10Bonjour, bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 30 septembre 2026.
00:00:15Comme tous les jours depuis quelques années, l'actualité est chargée, elle est trépidante, elle est passionnée,
00:00:21et nous allons en relater l'esprit et l'humeur aujourd'hui.
00:00:25Aujourd'hui, pendant 2h, de midi à 14h, aux côtés d'Anissa Arfawi qui a préparé l'émission avec moi,
00:00:32Julien Delmas, le retour de Julien Delmas, qui réalise cette émission depuis tant de temps,
00:00:38qui était allé en mission et qui revient reprendre contrôle de notre console et qui nous console.
00:00:44On adorait des hybridos qu'on embrasse et qu'on remercie pour sa dévotion, qu'on verra peut-être un
00:00:49jour.
00:00:49Et là, Julien revient aux manettes de la France dans tous ses états,
00:00:53secondé par Zacharias Abrous, ce fameux Zach qui attend vos appels au 0 826 300 300.
00:00:59Voilà pour l'équipe qui constitue cette émission.
00:01:03Et puis nous allons essayer de comprendre pourquoi on n'arrive pas à éteindre la colère des pompiers.
00:01:08Voilà.
00:01:08On a bousté des sodos et je sais s'il pleut, les pompiers sont en colère sans jeu de mots.
00:01:14La colère des pompiers ne redescend pas et nous allons recevoir Anthony Chauveau,
00:01:18qui est le secrétaire général du syndicat UNSA-SDS 37, syndicat des pompiers.
00:01:23Il va nous expliquer pourquoi les soldats du feu, ces gens qui sont d'une dévotion totale,
00:01:27qui sont en permanence à notre écoute, à notre secours,
00:01:30ne s'estiment pas respectés, pas émissi, mais pas respectés par les pouvoirs publics.
00:01:34À 12h45, André Bercoff essaiera de décrypter, est-ce qu'il y a une taupe ou un infiltré ORN
00:01:42qui explique pourquoi Mediapart aurait reçu des confidants sur les déclarations anciennes de Jordan Bardella.
00:01:51Et puis de 13h à 14h, un sujet extrêmement sérieux, extrêmement sensible.
00:01:56En finir avec les mensonges de l'immigration, faut-il accueillir toute la richesse du monde ?
00:02:01C'est ce que suggère Benoît Hamon dans un traité très précis, très construit.
00:02:04Très documenté, très déchiffré.
00:02:06On discutera une heure durant avec lui pour savoir, voilà, est-ce qu'il faut traiter l'immigration avec un
00:02:11œil nouveau ?
00:02:11Est-ce qu'elle est une chance pour la France ?
00:02:14Est-ce qu'elle est à l'origine de cette fracture sociale ?
00:02:16Et de la montée des extrêmes dans un sens et dans un autre, on essaiera de décrypter avec lui.
00:02:20Benoît Hamon, qui est un ancien dignitaire du Parti Socialiste, qui a été ministre,
00:02:25et qui représente une des sensibilités du socialisme français.
00:02:28Voilà, un homme de qualité, un homme de conviction.
00:02:31Et puis on va aussi aborder d'autres sujets devant les inondations, bien sûr.
00:02:34Les inondations avec Alvin, absolument.
00:02:35Alvin, pardon.
00:02:36Et puis nous allons également parler de la détresse bouleversante d'un petit garçon de 7 ans,
00:02:40prénommé Arthur, qui accuse son directeur de viol.
00:02:43Et vous verrez que la réaction de son école laisse à désirer.
00:02:47Ensuite, on parlera de la Tour Eiffel.
00:02:49Vous savez, il y a un sujet qu'on a abordé ici, chez nous, il y a deux semaines,
00:02:52qui était la Tour Eiffel, privatisée, et qui avait mis à l'écart son personnel féminin.
00:02:57Eh bien, il semblerait que le directeur accuse le coup aujourd'hui.
00:03:01Nous ferons également un tour du côté de Saint-Denis, avec une promesse inattendue de la part du maire aux
00:03:06agents grévistes.
00:03:07C'est à suivre sur Sud Radio.
00:03:10Sud Radio. La France dans tous ses états. L'humeur de Pericot.
00:03:15La République, c'est lui.
00:03:18Je parle de Robert Ménard, maire de Béziers, qui va passer aujourd'hui en jugement,
00:03:24pour avoir refusé de marier un individu qui était frappé d'une obligation de quitter le territoire de la France.
00:03:33Nous rappelons, et ça a été dit depuis quelques jours dans ce débat,
00:03:37qu'un maire n'est pas seulement un élu de la municipalité,
00:03:40il est aussi un officier d'état civil, un officier de police judiciaire.
00:03:45Il représente la République dans sa commune,
00:03:50et que le mariage est une institution officielle, extrêmement sérieuse,
00:03:55qui est prononcée par les maires ou les élus qui ont la délégation,
00:03:59devant le portrait du président de la République,
00:04:01devant le buste de Marianne qui symbolise la République,
00:04:05et qu'il est sain de l'écharpe tricolore,
00:04:07qui signifie qu'il représente lui aussi le peuple français,
00:04:11ou une partie du peuple français.
00:04:13Le mariage est donc une institution qui n'est pas une partie folklorique,
00:04:17qui n'est pas un instant folklorique,
00:04:19c'est un acte officiel, et il est tout à fait compréhensible,
00:04:22et ça va être le sujet de ce procès,
00:04:24et des débats entre les magistrats et les avocats,
00:04:27et les partis civils.
00:04:29Il est tout à fait normal qu'un maire comme Robert Ménard dire
00:04:32« Est-ce que je peux légalement, juridiquement,
00:04:36et même moralement vis-à-vis de l'éthique républicaine,
00:04:39accorder le mariage qui est une institution de la République
00:04:43à quelqu'un qui n'est pas censé se trouver sur le territoire français,
00:04:46et qui est chassé de France,
00:04:48parce qu'on considère qu'il n'a plus à y rester. »
00:04:51Le débat est posé ainsi.
00:04:53Et bien entendu qu'il y a ce que le droit dit,
00:04:57que le mariage est un droit inaliénable,
00:05:00mais qu'un officier d'état civil, un officier judiciaire comme Robert Ménard
00:05:04puisse dire « Mais moi, je ne me sens pas le pouvoir,
00:05:06je ne me sens pas le droit de prononcer cet acte officiel
00:05:09au profit de quelqu'un qui n'est pas censé se trouver là,
00:05:12qui n'est pas en situation régulière. »
00:05:14Je trouve que cette position est légitime,
00:05:16et bien sûr, la justice tranchera.
00:05:18Je veux juste rappeler que le problème des OQTF,
00:05:23bien sûr, il y a des associations qui sont là pour les protéger.
00:05:26Je veux juste rappeler un épisode qui n'a rien à voir avec le mariage,
00:05:29que Mohamed Mogouchkov,
00:05:31qui était expulsé de France, frappé par une OQTF,
00:05:36une association, c'était il y a quelques années, vous vous souvenez,
00:05:39une association a empêché son expulsion au moment où il embarquait à l'avion,
00:05:42et il a ensuite, quelques temps plus tard, assassiné Dominique Bernard à Arras.
00:05:48Voilà.
00:05:49Donc, soyons extrêmement prudents avec ce que sont les OQTF,
00:05:52avec ce qu'est la loi de la République.
00:05:54Est-ce qu'un maire a le droit de prendre ses responsabilités ?
00:05:57Il est habilité à prendre des décisions, quelquefois, de police dans sa ville,
00:06:01sur des manifestations, sur l'ordre public.
00:06:03Eh bien, il est normal qu'un élu de la République, tel que le maire de Béziers,
00:06:08se pose les mêmes questions.
00:06:11Jean-Marie Bordry, notre directeur des programmes et de l'antenne,
00:06:15me suggérait un titre, parce que je suis féru de citations historiques,
00:06:19et on se souvient que, pendant la croisade contre les Albigeois,
00:06:23le légat du pape Arnaud Amaury, il y avait le sac de Béziers qui était assiégé,
00:06:27et dedans, il y avait des cathares, et puis il y avait des chrétiens de bonne foi,
00:06:31et il aurait dit, tu es les tous, Dieu reconnaîtra les siens.
00:06:35Voilà, et Arnaud Amaury a dit d'ailleurs qu'il n'avait jamais dit cette phrase terrible,
00:06:38en disant, eh bien voilà, c'est Dieu qui fera la sélection,
00:06:40et c'est vrai qu'on aurait pu dire, mariez les tous, puisque c'est ça qu'on a dit.
00:06:43Mariez les tous, la République reconnaîtra les siens.
00:06:45Eh bien non, on ne joue pas avec les institutions de la République,
00:06:49on ne joue pas avec la loi, on ne joue pas avec l'honneur,
00:06:53on ne joue pas avec la patrie.
00:06:54Le mariage, c'est une institution, je l'ai dit, de la République,
00:06:57et un OQTF, c'est quelqu'un qui n'est pas censé se trouver
00:07:00sur le territoire français.
00:07:01Je pense, pour refaire une allusion historique,
00:07:04on se souvient de cette manifestation des vignerons en colère en juin 1907,
00:07:09Georges Clemenceau, ministre de l'Intérieur,
00:07:11avait voulu envoyer la troupe, le 17ème régiment d'infanterie,
00:07:14pour tirer sur les vignerons en colère,
00:07:17eh bien non, eh bien non, ils avaient refusé,
00:07:19ils avaient mis la croix sans l'air,
00:07:21et je pense que si les magistrats de Montpellier,
00:07:24en condamnant Robert Ménard, vous assassineriez la République.
00:07:41Après un été passé à répondre aux incendies,
00:07:43les pompiers, eux, n'ont toujours pas éteint leur colère.
00:07:46On en parle avec Anthony Chauveau, secrétaire général de l'UNSA SDIS 37.
00:07:50Si vous avez des choses à lui dire, rappelez-nous,
00:07:52au 0826 300 300,
00:07:54si vous avez des remarques à faire sur le comportement du gouvernement
00:07:57vis-à-vis du corps des pompiers,
00:07:59dites-le-nous aussi au 0826 300 300.
00:08:02Cours.
00:08:03Vive les pompiers, ils sont pleins de vaillance,
00:08:07vive les pompiers, vive les pompiers,
00:08:11ils ont l'ambition de protéger la France,
00:08:14croyez-moi, ils ont quoi s'occuper,
00:08:17quand ils s'en vont au bleu,
00:08:19ils n'ont pas froid aux yeux,
00:08:21que seraient nos forêts,
00:08:23sans tous ces courageux pour les inondations,
00:08:26les accidents sérieux,
00:08:28Il y a toujours un jour où l'on a besoin de...
00:08:33Eh bien, on les célèbres, on est ravis de vous avoir,
00:08:36Anthony Chauveau, secrétaire général de l'INSA SDIS 37.
00:08:40Bonjour.
00:08:40Ça fait quelques mois qu'on parle de vous et qu'on vous soutient,
00:08:45mais on se rend compte aussi que votre colère, elle, ne s'éteint pas.
00:08:49Bonjour.
00:08:49Non, la colère ne s'éteint pas.
00:08:51Bonjour Anthony Chauveau, merci d'être avec nous en direct sur Sud Radio.
00:08:55Vous représentez une institution chère au cœur des Français
00:09:00et de tous les services publics de la République,
00:09:02vous êtes vraiment ceux qui allaient,
00:09:05bien sûr qu'il y a les infirmiers, il y a les policiers,
00:09:07mais vous êtes toujours là, quoi qu'il arrive,
00:09:09et vous mettez souvent votre vie en jeu pour protéger les citoyennes et les citoyens
00:09:13et prendre des risques énormes pour préserver ce pays.
00:09:18Vous estimez à juste titre, comme les autres professions que j'ai citées,
00:09:22vous n'avez pas la considération et le respect que vous méritez,
00:09:24et là, ce qui est assez rare, vous sortez dans la rue,
00:09:27non pas pour éteindre un incendie,
00:09:29mais justement pour, j'allais dire, faire en sorte
00:09:32que cette protestation interpelle le gouvernement.
00:09:36Où est-ce que vous en êtes aujourd'hui dans le contact avec les pouvoirs publics ?
00:09:41Écoutez, suite à la rencontre qui a eu lieu hier avec le ministre de l'Intérieur,
00:09:47ils ont fait un pas, il y en a encore 10 à faire.
00:09:50Il nous propose une augmentation de la taxe spéciale de convention des assurances
00:09:55avec une enveloppe de 200 millions d'euros,
00:09:58mais cette enveloppe, on ne connaît pas encore les clés de répartition
00:10:01sur ce qui reviendrait directement aux services départementaux d'incendie de secours
00:10:05et ce qui resterait pour le budget de la Direction Générale de la Sécurité Civile
00:10:10qui gère les moyens nationaux.
00:10:12Donc à ce stade, pour nous, ce n'est pas suffisant.
00:10:15Ce n'est pas suffisant parce que ce n'est pas en millions, malheureusement,
00:10:18qu'on pompe pour pouvoir répondre à tous les besoins des services d'incendie de secours,
00:10:22mais c'est en milliards, c'est un peu plus de 2 milliards d'euros
00:10:25qu'il faudrait mettre sur la table pour qu'on puisse répondre aux enjeux futurs
00:10:29des moyens humains et des moyens matériels.
00:10:33Et puis, il y a un truc dont on n'a pas parlé,
00:10:35mais mécaniquement, tous les ans, les services d'incendie de secours
00:10:38se voient augmenter leur budget de fonctionnement,
00:10:41non pas parce qu'on a recruté des pompiers professionnels supplémentaires
00:10:45ou des agents techniques et administratifs,
00:10:46mais parce que des cotisations, notamment, ont été réévaluées
00:10:53de manière induite pour l'ensemble des employeurs des pompiers territoriaux,
00:10:59à savoir la surcotisation CNR-ACL,
00:11:02et puis l'ensemble des charges de dépense courante,
00:11:05le coût d'augmentation des énergies,
00:11:07ça a un impact direct sur les budgets de fonctionnement des SDIS.
00:11:09Donc, vous voyez, l'enjeu financier, il est très large,
00:11:14et il est clair que tant que le gouvernement ne nous donnera pas
00:11:16des pistes de recettes pérennes, on ne pourra pas avancer.
00:11:20Et l'intersyndicale, qui est maintenant mobilisée depuis le printemps,
00:11:23je le rappelle parce qu'on avait déjà tiré la sonnette d'alarme
00:11:25en demandant rencontre avec le Premier ministre au printemps,
00:11:28avant même qu'on connaisse tout ce qu'on a connu cet été,
00:11:32les médias ne s'étaient pas trop intéressés à nous à cette époque,
00:11:34c'est dommage, mais en tout cas, on vous remercie d'être là aujourd'hui,
00:11:37et d'être à nos côtés pour porter le mouvement que l'on porte,
00:11:40et on est déterminés pour la suite.
00:11:42D'ailleurs, l'intersyndicale va se réunir dans les prochains jours
00:11:45pour faire le bilan déjà des actions qui viennent d'être menées le 6 dimanches,
00:11:49et puis de savoir quelle suite on donne à tout ça,
00:11:52mais on sait déjà qu'on ira au-delà du 20 octobre.
00:11:54Quel est le principal motif de votre colère ?
00:11:56J'allais dire le plus ancien, celui sur lequel vous êtes le plus braqué.
00:12:03Alors, il y en a plein en fait, sur lesquels on est le plus braqué.
00:12:05Je vais commencer, vous me demandez le plus ancien.
00:12:08Eh bien, je vais vous donner une date, 1999.
00:12:11En effet.
00:12:121999, nos prédécesseurs parlaient déjà des reconnaissances
00:12:16des maladies professionnelles pour les sapeurs-pompiers.
00:12:18Nous sommes en 2026.
00:12:21On a aujourd'hui seulement 4 cancers de reconnus comme maladies professionnelles
00:12:25si un de nos agents les contracte.
00:12:27On fait 27 ans de revendications.
00:12:2827 ans de revendications.
00:12:30Pas encore entendus.
00:12:32Pas encore.
00:12:33Partiellement entendus.
00:12:34Oui.
00:12:34Parce que déjà, je vais vous dire pourquoi.
00:12:37On se serait parlé un an en arrière, il n'y avait que 2 cancers de reconnus.
00:12:41Et depuis le début 2026, on est passé à 4 cancers de reconnus.
00:12:44Chez nos homologues canadiens ou dans les pays nordiques,
00:12:46c'est plus d'une vingtaine de cancers qui sont reconnus.
00:12:48Et je ne crois pas que tout ce qui se dégage des fumées d'incendie,
00:12:54des toxiques, des particules, soit différent de chez eux, de chez nous.
00:12:58Évidemment.
00:12:59Évidemment.
00:13:00Donc vous estimez qu'on ne vous entend pas.
00:13:03Et justement, Anthony Chauveau, Anissa Arfawi,
00:13:07elle aussi a son idée sur le fait qu'on ne vous entende pas.
00:13:10Effectivement.
00:13:10En fait, les pompiers, on pourrait dire, c'est grévistes qu'on n'entend pas.
00:13:13Alors, parce que quand un enseignant fait grève, la classe est fermée.
00:13:18Les élèves se retrouvent sans cours.
00:13:19Quand les éboueurs s'arrêtent, les poubelles s'accumulent.
00:13:22On le voit également.
00:13:22Quand les conducteurs de bus font grève, on attend le bus et puis il n'y en a pas.
00:13:26En revanche, quand les pompiers font grève, les camions continuent de partir.
00:13:29Et c'est peut-être bien ce qui rend leur colère si difficile à entendre.
00:13:33Et je vais maintenant me permettre une petite correction.
00:13:35C'est ce qui a rendu leur colère si difficile à entendre au passé.
00:13:39Parce qu'ils ont toujours assuré les secours au moment même où ils disaient
00:13:43manquer de moyens pour le faire.
00:13:44Un message paradoxal, mais un message qui a un prix effectivement.
00:13:47Et ça, vous venez de le dire, celui de leur santé.
00:13:50Parce que pendant qu'ils sauvent la nôtre, en fait, ils perdent la leur.
00:13:53Et leurs demandes sont précises.
00:13:54Vous venez de le dire.
00:13:5521 000 postes de pompiers professionnels supplémentaires.
00:13:58Alors que la France en compte environ 44 300 à ce jour.
00:14:02Vous demandez un financement durable des secours.
00:14:04La protection de la santé de vos agents.
00:14:07Enfin, la base élémentaire.
00:14:08Et on se rend bien compte aussi que ce n'est pas seulement une affaire de prime.
00:14:12Parce que pour rappel, lorsque vous avez fait grève pendant des mois à partir de 2019.
00:14:17Et que vous avez manifesté de nouveau en 2024.
00:14:19Vous avez une petite hausse de l'indemnité de feu obtenue en 2020.
00:14:23Qui montre quand même que vous avez une fois au moins été entendue.
00:14:27Ces revendications de fonds reviennent aujourd'hui avec ce grand virage.
00:14:30Aujourd'hui, qui a été celui de la traversée des enfers.
00:14:33Que les Français ont vécu avec vous cet été.
00:14:36Les feux de cet été changent complètement la portée de votre colère.
00:14:40Les revendications existaient avant les incendies de 2026.
00:14:43Mais après ces feux de Somos et de Biscarros.
00:14:46Qui ont parcouru plus de 43 400 hectares.
00:14:49Et entraîné l'évacuation de pli de 250 000 personnes.
00:14:52La question des effectifs et des moyens devient concrète.
00:14:55Pour tout le pays et pour tous les Français.
00:14:57Plus seulement pour les pompiers.
00:14:58Anthony Chauveau, est-ce que vous estimez que suite à cette tragédie de cet été.
00:15:03Et à votre mobilisation.
00:15:05Les pouvoirs publics, même si les caisses de l'Etat sont vides.
00:15:08Vont pouvoir enfin être un peu plus attentifs à vos revendications.
00:15:11Parce que vous avez bon espoir.
00:15:14Alors, j'étais pas à Beauvau moi hier.
00:15:16Du retour que j'en ai eu.
00:15:19Visiblement le ministre commence un petit peu.
00:15:22A prendre la mesure de la gravité de la situation.
00:15:25Maintenant, prendre la mesure de la gravité de la situation.
00:15:28Ne nous fait pas encore.
00:15:30Enfin, ne nous donne pas la trajectoire de la sortie de crise.
00:15:33Parce que, très clairement.
00:15:35L'intersyndical sapeurs-pompiers.
00:15:36Qui est en plus suivi par bon nombre en fait de partenaires institutionnels.
00:15:42Notamment la Fédération Nationale des Pompiers de France.
00:15:44Même si on a quelques points de désaccord sur certains sujets précis.
00:15:47A quand même une position assez historique.
00:15:50Enfin, qu'on peut noter d'historique aujourd'hui.
00:15:52Parce que, sur les grandes lignes, ils nous suivent.
00:15:56On a également d'autres partenaires institutionnels.
00:16:01Je pense à l'Association Nationale des Directeurs des Services d'Incendies et de Secours.
00:16:05Qui, en tout cas, ne sont pas en opposition au mouvement.
00:16:08Ils sont même très facilitants pour que nous, on puisse faire le job.
00:16:11On est en train de faire le taf de tout le monde.
00:16:12Parce qu'on est en train de faire le taf de nos employeurs.
00:16:14Bien sûr.
00:16:16Donc, pour terminer.
00:16:19Après, est-ce que le ministre de l'Intérieur actuel est le seul responsable de la situation ?
00:16:22Bien sûr que non.
00:16:23Je vous ai dit, il y a des revendications qui ont 27 ans.
00:16:25Donc, en fait, c'est 27 ans d'alternance politique.
00:16:28Où ils sont tous responsables de cette situation.
00:16:30C'est très clair.
00:16:32Ça, vous n'êtes pas le seul à être confronté à cette réalité.
00:16:34C'est pas une histoire seulement de majorité.
00:16:36C'est plusieurs majorités et plusieurs sensibilités politiques qui ont repoussé la poussière sous le tapis.
00:16:42Ou on dit, après moi, le déluge.
00:16:45Jusqu'où pouvez-vous aller, Anthony Chauveau, la colère des pompiers ?
00:16:48Vous êtes des militaires pour certains, pas tous.
00:16:51Mais vous êtes dans la dévotion et vraiment le service à la citoyenneté.
00:16:55Une grève, c'est une grève.
00:16:57Si vous n'êtes pas entendu, vous pourriez aller un petit peu plus loin dans la colère et dans l
00:17:00'action ?
00:17:02Alors, très clairement, le mot d'ordre, en tout cas de l'intersyndicale, c'est de ne pas aller à
00:17:06la confrontation avec nos collègues des forces de l'ordre.
00:17:09J'imagine.
00:17:11Parce que ça, souvent, tout le monde s'en sert.
00:17:13Et Dieu merci, d'ailleurs, les deux manifestations qui se sont déroulées hier et avant-hier se sont déroulées plutôt
00:17:18dans un bon état d'esprit.
00:17:22Mais les policiers vous respectent, je vous signale qu'ils le disent.
00:17:24Quand ils rétablissent l'ordre, ils ne se comportent pas avec vous comme ils se comporteraient avec des voyous, des
00:17:28black blocs, évidemment.
00:17:29Par contre, quelle va être la suite précisément là, au moment où je vous parle ?
00:17:33Je ne sais pas, comme je vous dis, l'intersyndicale doit se réunir dans les prochains jours pour réfléchir à
00:17:37la suite du mouvement.
00:17:38Alors, bien sûr qu'il va y avoir d'autres actions, on a les périodes de Sainte-Barde qui arrivent
00:17:41en fin d'année.
00:17:42Les Sainte-Barde, c'est les moments où même nos parlementaires...
00:17:45Patronne des pompiers, patronne des pompiers.
00:17:47Oui, et à la Sainte-Barde, donc, qu'il y a les cérémonies protocolaires.
00:17:50Et après, on a le droit à tous les discours, notamment de nos parlementaires dans les départements qui viennent nous
00:17:54servir la soupe d'eux.
00:17:55On est des héros, on est les plus beaux, on est les meilleurs.
00:17:57Je rappelle aussi que les parlementaires ont largement leur part de responsabilité parce que c'est quand même eux qui
00:18:02se faire dans les deux chambres parlementaires.
00:18:04Donc, il pourrait y avoir des actions qui pourraient être engagées,
00:18:07enfin, en tout cas, des mots d'ordre qui pourraient être engagés pour les Sainte-Barde.
00:18:11Ça reste quelque chose à confirmer pour l'instant.
00:18:14C'est une idée, elle n'est pas validée.
00:18:16D'autant que nous savons pertinemment que celui de Maison brûle,
00:18:21vous ne direz pas, vous les pompiers, ah ben non, on est en grève, on n'ira pas.
00:18:24Bien sûr que vous remplirez votre devoir et que vous remplirez votre mission.
00:18:27Et c'est pour ça qu'on peut compter sur vous.
00:18:28Et c'est pour ça que vous êtes quelque part pris en otage et que votre colère est totalement légitime.
00:18:32Pour autant, je crois que c'est la première fois que cette colère a acquis une telle intensité.
00:18:40Je vous le confirme.
00:18:42Et ce n'est pas nos chiffres, c'est les chiffres...
00:18:44Il y a un vrai ras-le-bol.
00:18:45Ah ben écoutez, je vous en donne une très simple.
00:18:48Hier, manifestation dans le cortège pompier, 22 000 manifestants.
00:18:52C'est historique.
00:18:53Je n'ai jamais vu ça.
00:18:54Et ce n'est pas les chiffres des syndicats, c'est les chiffres de la préfecture de police de Paris.
00:18:5822 000 personnes en 2019, au plus fort, 2019-2020, il y a eu deux manifestations.
00:19:03On était montés au plus fort à 10 000 personnes.
00:19:05Et on est 44 000 rapports pompiers professionnels et à peu près un peu moins de 10 000 agents des
00:19:10services d'incendie et de secours,
00:19:11les personnels administratifs et techniques.
00:19:13Donc 22 000, c'est très historique.
00:19:15On l'a bien vu, Anthony Chauveau, bon courage.
00:19:17Vous savez que vous avez le soutien du pays, vous avez le soutien des Françaises et des Français.
00:19:21Et vous savez à quel point on tient à vous.
00:19:23Et combien nous souhaitons que vos revendications, vos justes revendications, aboutissent et que vous soyez entendus.
00:19:29A très bientôt, parce que je pense qu'on aura l'occasion de se reparler.
00:19:32Merci d'avoir été en direct sur cette radio aujourd'hui.
00:19:34D'ici quelques instants, on reviendra sur une phrase qu'aucun enfant de 7 ans ne devrait prononcer.
00:19:38Je ne sers à rien sur cette terre.
00:19:41Il a prononcé cette phrase suite à des agressions sexuelles commises par le directeur de son école.
00:19:47Nous verrons aussi que le directeur de la Tour Eiffel assume les conséquences de la mise à l'écart du
00:19:51personnel féminin
00:19:52qui a eu lieu lors d'une privatisation dont on a parlé.
00:19:55Ici, nous verrons également qu'à Saint-Denis, le maire fait des siennes et fait une promesse étonnante aux grévistes.
00:20:02Et nous parlerons également des inondations.
00:20:04Si tu ne me crois pas, je peux t'en raconter une autre.
00:20:09Pour les histoires, moi j'en connais un bout.
00:20:13Ça pique un peu ce morceau aussi.
00:20:14Tu ne me crois pas.
00:20:16Justement, Anissa, qui ne croit-on pas aujourd'hui ?
00:20:19Eh bien, qui on ne croit pas, Arthur, 7 ans, un petit garçon qui va jusqu'à dire,
00:20:23c'est ce que rapportent les colonnes du journal Le Parisien aujourd'hui,
00:20:26je n'ai rien à faire sur cette terre.
00:20:28Arthur habite à Bordeaux et cet enfant accuse le directeur de son école de violences sexuelles.
00:20:34Il faut savoir qu'une enquête préliminaire a été ouverte et le directeur suspendu.
00:20:38Il demeure, ceci dit, présumé innocent, bien sûr.
00:20:42Mais il y a dans le récit une scène qui devrait tous nous interpeller, même nous arrêter, nous sidérer.
00:20:46Arthur a parlé à ses camarades.
00:20:48Il a aussi été entendu par des pédopsychiatres.
00:20:50Et quelques jours plus tard, lorsque ses parents se présentent à l'école,
00:20:52un responsable leur interdit l'entrée.
00:20:55Selon le journal, il reprocherait à l'enfant des propos diffamatoires envers l'établissement.
00:21:00Alors, on attend, bien sûr, que la justice établisse les faits.
00:21:04On attend d'une école aussi qu'elle protège un enfant qui dit avoir subi des violences.
00:21:08Or, à la grille, c'est la réputation de l'établissement qui a semblé passer en premier.
00:21:13Arthur, lui, demande simplement à sa mère pourquoi est-ce qu'ils doivent partir.
00:21:17Maintenant, je me permets aussi une petite sortie de route.
00:21:20C'est-à-dire que, quand j'ai lu cet article, je me suis dit, tous les jours, nous assistons
00:21:25à de nouveaux témoignages d'enfants
00:21:27qui expliquent avoir été abusés à l'école.
00:21:30Combien sont-ils ?
00:21:32C'est une question aussi que l'on peut se poser.
00:21:34Ça, c'est le côté visible de l'iceberg.
00:21:37Et je pense aussi à tous ces enfants qui gardent le silence.
00:21:41Je pense qu'on ne résoudra jamais ce problème des enfants qui n'ont pas parlé,
00:21:45des gens qui n'ont pas dit, ou qui savent et qui ne disent rien.
00:21:48Voilà, c'est une réalité, et en permanence, on apprendra.
00:21:51Mais là, c'est bien que ce petit garçon, il manifeste.
00:21:55La justice suivra son cours, mais je pense que nous serons confrontés certainement à d'autres futures situations.
00:22:02La tour est faite, debout depuis presque 100 ans.
00:22:08Les rives de la Seine sont fermées au passant.
00:22:12Il ne reste presque plus rien à conquérir.
00:22:15De temps en temps, j'ai presque envie de revenir.
00:22:21On se souvient de cette polémique manifestation à la tour Eiffel organisée par une société d'origine indienne
00:22:29et qui avait demandé pour des raisons religieuses que les invités qui allaient accéder à la tour Eiffel
00:22:34ne rencontrent pas de personnel féminin.
00:22:36Et la SETE, Société d'exploitation de la tour Eiffel, avait accepté ces conditions
00:22:43et avait fait en sorte que les invités indiens ne rencontrent pas le personnel féminin.
00:22:48Soit qu'on l'avait remplacé par des hommes, soit qu'on l'avait tout simplement modifié ou évacué le
00:22:53personnel féminin.
00:22:54On imagine le tollé que ça pouvait avoir à l'époque et ce que ça avait suscité.
00:22:58Je me souviens, j'avais justement fait aussi un édito et j'avais dit
00:23:02mais est-ce que la direction de la tour Eiffel était prévenue ou pas prévenue ?
00:23:05Il s'agit de Patrick Branco-Ruiveau qui est le directeur de la SETE
00:23:09qui est un organisme, j'allais dire, latéralement municipal
00:23:12et que là il fallait que l'on assume.
00:23:14Alors c'était à l'époque en plus Emmanuel Grégoire était encore confronté au problème du périscolaire.
00:23:19C'était un scandale de plus dans le panier de la municipalité de Paris
00:23:24et là nous apprenons que Patrick Branco-Ruiveau assume ses responsabilités.
00:23:29J'avais dit soit il était au courant c'est grave, soit il n'était pas au courant c'est
00:23:32encore plus grave.
00:23:33Il a assumé ses responsabilités et donc il a démissionné.
00:23:37Il est vrai que le problème aurait pu être évité
00:23:39et que dans une république laïque, la tour Eiffel est le symbole de la France au cœur de Paris.
00:23:44Accepter alors que le débat justement sur le rôle de la femme
00:23:47par rapport à certaines orientations religieuses est au cœur du débat républicain
00:23:52et que le symbole de Paris, un des symboles de la France,
00:23:56concède à des religieux qu'il n'y aura pas de femmes sur le parcours quand vous visiterez,
00:24:01ça foutait quand même une mauvaise image de la ville de Paris.
00:24:03Les choses sont en normes et on reconnaît la dignité de Patrick Branco-Ruiveau
00:24:08qui assume ses responsabilités en démissionnant de son poste de directeur général
00:24:11de la SET de la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel.
00:24:17Elvin, qu'est-ce qui se passe ?
00:24:19Ça y est, alors on a attendu la pluie pendant des mois dans ce pays.
00:24:23Je suis même dans une région à Val-de-Loire où la sécheresse est terrible.
00:24:27Là ça y est, il y a l'eau qui revient, le phénomène Cévenol
00:24:29et comme d'habitude avec des situations qui sont quelquefois tragiques.
00:24:33Oui, alors Météo France a placé l'héros et le Gard en l'air tout rouge pour pluie et inondation.
00:24:38Il y a quelques minutes, la préfète du Gard s'est exprimée.
00:24:41Alors c'est jugé comme un épisode météorologique exceptionnel selon Météo France.
00:24:47D'ailleurs il y a 33 communes du Gard qui connaissent actuellement des précipitations très intenses.
00:24:51C'est des communes situées à l'ouest du département du Gard et au nord-est de l'héros.
00:24:56Les images sont assez impressionnantes d'ailleurs.
00:24:58Plusieurs débordements de cours d'eau sont en cours.
00:25:00On a aussi quelques éboulements en lien avec la sécheresse, annonce la préfète Fabienne Decotini.
00:25:05L'épisode est en cours, il va y avoir des précipitations supplémentaires.
00:25:09Météo France annonce d'ailleurs 200 millimètres supplémentaires dans les Cévennes.
00:25:13Ça va gagner les plaines par le système de ruissellement.
00:25:17Elle annonce également que ça va couvrir toute la journée, une grande partie de la nuit.
00:25:20On s'achemine vers une journée orange demain.
00:25:23Donc elle est très claire sur ce sujet-là.
00:25:25Alors si vous habitez dans ces endroits, soyez prudents.
00:25:27Il est demandé à la population de reporter tous ses déplacements,
00:25:30de ne pas se rendre sur les axes de circulation et de rester à l'abri.
00:25:33Dans le Gard, les établissements scolaires sont fermés aujourd'hui
00:25:37et les transports en commun sont tous interrompus sur la totalité du département.
00:25:40Elvin, je rappelle ce qu'est un phénomène sévenole.
00:25:43Témoignage du réchauffement climatique.
00:25:45Les eaux de la Méditerranée s'évaporent.
00:25:47Ça crée une masse évidemment de nuages absolument gigantesques
00:25:50qui se déplacent vers le continent.
00:25:52Et lorsqu'elles arrivent sur le premier contrefort du massif central,
00:25:55en l'occurrence les monts des Cévennes,
00:25:57eh bien il y a un rafraîchissement par l'altitude
00:25:59et là cette masse de vapeur qui est dans des proportions absolument gigantesques
00:26:04tombe en une seule fois.
00:26:05On le voit bien, c'est une condensation
00:26:06et c'est ça qui crée le phénomène séleur.
00:26:08Elvin et Rémi André en parleraient mieux que moi.
00:26:11Moi ce qui m'interpelle, c'est que ce phénomène sélevol,
00:26:14j'en entends parler, j'ai 67 ans, pas depuis ma naissance,
00:26:17mais enfin depuis que je suis adolescent.
00:26:19Nous avons des images, nous avons les chaînes infos qui sont en direct,
00:26:22on voit des situations tragiques.
00:26:23On est en France, on a l'impression qu'on est dans un pays du tiers monde
00:26:26avec des situations ravagées.
00:26:28On sait que c'est un problème d'urbanisme,
00:26:30on sait que c'est un problème de voirie,
00:26:31on sait que lorsque l'on met du béton et du goudron
00:26:34pour faire des grandes surfaces
00:26:35ou pour aménager le plan d'organisation des sols,
00:26:37on va créer.
00:26:38Est-ce qu'on va pouvoir, à votre avis, un jour,
00:26:40je voudrais d'ailleurs justement qu'on ait un jour
00:26:41et à Nyssa on invitera un responsable
00:26:44de l'équipement du territoire à un homme politique
00:26:46et si on peut avoir la préfète si elle veut nous appeler,
00:26:49comment se fait-il que le pays n'ait pas tiré les conséquences ?
00:26:51Je ne dis pas qu'on va tout résoudre,
00:26:53mais qu'on peut effectivement maintenant
00:26:54que les municipalités et que les collectivités territoriales
00:26:58comprennent qu'il y a des zones dangereuses
00:26:59où il ne faut pas bâtir
00:27:00et si on peut évacuer, on évacue.
00:27:01Dans le Nord, ils ont été confrontés
00:27:03et là le phénomène Selvenol, le Nord c'est assez récent.
00:27:05Là le phénomène Selvenol, ça dure depuis 40 ans.
00:27:08C'est historique, c'est un phénomène.
00:27:10Je ne comprends pas qu'on n'ait pas pris les mesures
00:27:11d'urbanistique nécessaires.
00:27:13Peut-être que ce sera l'occasion d'un débat sur Sud Radio.
00:27:17On en profite pour passer un message aux habitants de l'Hérault.
00:27:20Prenez soin de vous
00:27:21et suivez bien les conseils des autorités.
00:27:24Dans quelques instants sur Sud Radio,
00:27:26André Bercoff nous rejoint évidemment
00:27:27avec sa fougue et sa vision
00:27:30et aujourd'hui, il s'attaque au dossier
00:27:32de l'affaire Bardella et Mediapart.
00:27:35Midi 14h, Sud Radio,
00:27:38la France dans tous ses états.
00:27:41Alors, nous allons savoir si...
00:27:42Enfin, on n'aura peut-être pas la réponse,
00:27:44mais André Bercoff s'inquiète de savoir
00:27:45est-ce qu'il y a une taupe ?
00:27:46Est-ce qu'il y a un infiltré dans la polémique
00:27:48qui tourne autour de Jean-Denis Bardella
00:27:50par rapport à des supposées déclarations
00:27:52antisémites qu'il aurait tenues en 2013 ?
00:27:54Et on écoute la voix d'André Bercoff
00:27:56qui va certainement tenter de décrypter
00:27:58un peu plus cet imbroglio.
00:28:01Ici, Sud Radio.
00:28:03Les Français parlent au français.
00:28:06Les carottes sont cuites.
00:28:09Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
00:28:12Fais ce que je dis,
00:28:15pas ce que je fais,
00:28:16fais ce que je dis,
00:28:19fais ce que je dis,
00:28:20comme disait Johnny, pas ce que je fais.
00:28:22Alors, aujourd'hui, enfin, hier,
00:28:25deux exemples extraordinaires
00:28:26aux deux côtés opposés
00:28:28du spectre politique et médiatique
00:28:31qui posent vraiment le problème.
00:28:33C'est jusqu'où va chacun se séparer.
00:28:35Mais nous, alors, qu'est-ce que c'est ?
00:28:37Mediapart d'un côté
00:28:38et frontière de l'autre.
00:28:40Alors, Mediapart, 18 ans d'exercice,
00:28:45ils ont trouvé des tas de trucs,
00:28:46les Cahuzac et compagnie, tout ça.
00:28:48Alors, certains disent,
00:28:49mais les épris cracheux
00:28:50qu'ils sont quelquefois
00:28:51en information géométrie variable.
00:28:53Mais non, non.
00:28:54Bon, Mediapart fait du bon travail.
00:28:56Qu'on soit d'accord ou pas d'accord
00:28:58avec ces orientations,
00:28:59il y a des choses qui sortent
00:29:01grâce à eux ou à cause d'eux.
00:29:03Et Frontière,
00:29:04qui a fait aussi un très bon travail d'enquête
00:29:06depuis plus récemment,
00:29:08lance un hebdomadaire,
00:29:10l'infiltré.
00:29:10Et depuis quelques jours,
00:29:12ils annoncent,
00:29:13on va vous donner la taupe
00:29:14qui est à l'intérieur du RN
00:29:16qui renseigne les journaux.
00:29:17Tout le monde attend,
00:29:18tout le monde les interroge,
00:29:20évidemment, on réserve ça pour l'infiltré.
00:29:21Et puis, qu'est-ce qui se passe ?
00:29:23Eh bien, d'accord.
00:29:24D'abord, on va parler,
00:29:25effectivement,
00:29:26Mediapart.
00:29:26Ils disent,
00:29:27Jordan Bardella a tenu
00:29:30des propos antisémites,
00:29:32d'ailleurs assez minables.
00:29:34Enfin, il faut dire,
00:29:35oui, voilà, le truc,
00:29:36les Juifs, la banque, etc.,
00:29:38dirigent le monde.
00:29:38Très bien.
00:29:39Bon.
00:29:40Et il avait à l'époque 17 ans.
00:29:45Et parfait.
00:29:46Alors, il dit, voilà,
00:29:46on a tout,
00:29:47on a les preuves
00:29:48et on le dit.
00:29:49Et alors, évidemment,
00:29:50tout le monde,
00:29:51tous les médias
00:29:52qui sont anti-ration national,
00:29:54ils vont du matin au soir
00:29:55du jour au matin.
00:29:56C'est de bonne guerre.
00:29:57On est à quelques mois
00:29:58de l'élection présidentielle.
00:30:00C'est encore plus de bonne guerre.
00:30:02Et on attend, effectivement,
00:30:04les preuves.
00:30:05On attend qu'on les dise.
00:30:07Non, non, non, non.
00:30:08On est Mediapart.
00:30:09On est sérieux.
00:30:10Croyez-nous sur parole.
00:30:11Et puis, on l'entend hier
00:30:12sur RMC,
00:30:13le journaliste
00:30:14qui a fait l'enquête,
00:30:15notamment un des journalistes,
00:30:16Anton Roucher,
00:30:17qui dit ceci.
00:30:19Répondre à une question
00:30:20de la journaliste d'RMC.
00:30:21Écoutez.
00:30:21Vous allez publier les écrits ?
00:30:23Eh bien, on attend de voir
00:30:24comment ça va évoluer.
00:30:25Mais évidemment,
00:30:26si on continue
00:30:27à être mis en cause
00:30:27sur le sérieux de notre travail,
00:30:29eh bien, on authentifiera
00:30:31et on publiera les documents.
00:30:33Alors là,
00:30:34les bras m'en tombent.
00:30:35Attendez.
00:30:36Vous êtes une presse libre.
00:30:37Vous êtes complètement libre.
00:30:39Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:30:40Si on continue
00:30:41de mettre notre parole en cause,
00:30:43mais la proportion des journalistes,
00:30:44c'est que vous donnez une information
00:30:45et vous donnez les preuves
00:30:47de cette information.
00:30:47Enfin,
00:30:48c'est l'ABC du journaliste.
00:30:50C'est vraiment le B à bas.
00:30:52Et il y a...
00:30:53Non, non.
00:30:53Attendez.
00:30:53Attendez.
00:30:54Attendez.
00:30:54Il faut nous croire.
00:30:55On est sérieux.
00:30:56On est Mediapart, etc.
00:30:57Donc, c'est la Bible,
00:30:59c'est l'Évangile,
00:30:59c'est le Coran, etc.
00:31:01Et si vous...
00:31:02Alors, si vous nous obligez,
00:31:03vous ne nous croyez pas,
00:31:04vous nous mettez en cause,
00:31:05alors là, on va publier.
00:31:06Déjà, quand même,
00:31:07une interrogation assez drôle.
00:31:10Ah bon ?
00:31:10Il faut donc attendre
00:31:12qu'on vous mette en cause
00:31:14et qu'on vous insulte,
00:31:15c'est ça.
00:31:15Attention,
00:31:16au télémo,
00:31:16je fais un malheur.
00:31:17Et d'un autre côté,
00:31:19Frontière.
00:31:20Frontière qui lance l'infiltré.
00:31:21Frontière a fait
00:31:21d'excellentes enquêtes,
00:31:23de son côté,
00:31:24sur, effectivement,
00:31:25les migrants,
00:31:27sur la montée
00:31:28de l'islamisme radical,
00:31:30sur les avocats,
00:31:31les juges, etc.
00:31:32Très bien.
00:31:33Et puis là,
00:31:34l'infiltré,
00:31:34et puis de quelques jours,
00:31:35ils font toute leur campagne
00:31:36sur le nouvel hebdomadaire
00:31:37l'infiltré.
00:31:38Nous allons révéler
00:31:39la taupe qui,
00:31:40au sein du FN
00:31:41et dans les plus hautes
00:31:42sphères du FN,
00:31:43eh bien,
00:31:45ne,
00:31:45ne,
00:31:45ne,
00:31:46va,
00:31:47voilà qui est en train
00:31:48de livrer toutes les informations
00:31:49à l'intérieur du FN
00:31:50aux journaux,
00:31:51aux journaux,
00:31:52évidemment,
00:31:52de gauche d'opposition.
00:31:53Et là,
00:31:54patatras,
00:31:55hier,
00:31:55depuis hier,
00:31:56dit Jules Laurence,
00:31:57une cabale lancée par Mediapart
00:31:59contre le président du RN,
00:32:00Jordan Bardella,
00:32:00il remet ça,
00:32:01il dit,
00:32:02dans ce contexte,
00:32:03nous avons décidé
00:32:04de ne le pas révéler
00:32:05dans cette première édition
00:32:06de l'infiltré,
00:32:07l'identité de la taupe
00:32:09au sein du rassemblement national
00:32:10lié à l'article
00:32:11publié par Libération.
00:32:13Et il s'est précis,
00:32:14ça n'a rien à voir avec Mediapart.
00:32:15Mais alors,
00:32:15attendez,
00:32:16ça n'a rien à voir avec Mediapart.
00:32:17Pourquoi vous faites ça ?
00:32:18Pourquoi vous ne publiez pas ?
00:32:19Vous avez annoncé ça,
00:32:20ça fait une semaine,
00:32:21et vous avez eu
00:32:22beaucoup d'abonnements
00:32:23à cause de ça,
00:32:24ou grâce à ça.
00:32:26Et voilà ce qui bête.
00:32:26Nous considérons que le fait
00:32:28de voir des personnes
00:32:29issues de la droite
00:32:31alimenter une presse
00:32:32de gauche et d'extrême-gauche
00:32:34qui souhaitent l'anéantir
00:32:35constitue un problème majeur.
00:32:37Alors là,
00:32:38c'est formidable.
00:32:39Donc,
00:32:39puisque c'est la presse de droite,
00:32:41ils reprennent exactement
00:32:42ce que fait la presse de gauche.
00:32:43Attention,
00:32:44c'est l'extrême-droite,
00:32:45donc il faut vraiment
00:32:47la diaboliser.
00:32:47Et là,
00:32:48attention,
00:32:49on va aider la presse de gauche
00:32:50si on ne publie pas.
00:32:51Mais la vérité,
00:32:53et vous le savez,
00:32:54les enfants,
00:32:54elle n'est ni de droite
00:32:55ni de gauche,
00:32:56le réel n'est pas de droite
00:32:57ni de gauche.
00:32:58Alors,
00:32:59qu'est-ce que vous racontez ?
00:33:00Alors,
00:33:00c'est formidable.
00:33:01Vous avez un exemple parfait,
00:33:03chimiquement pur,
00:33:04qu'à droite et à gauche,
00:33:06eh bien,
00:33:06ah oui,
00:33:07mais on hésite
00:33:08et on donne des raisons
00:33:09et on fait ça.
00:33:09Mais attendez,
00:33:10vous dites que Bardet
00:33:11a dit ça,
00:33:13on peut en discuter,
00:33:15mais montrez,
00:33:15donnez les preuves,
00:33:16tout de suite.
00:33:17Vous attendez quoi
00:33:18pour ne pas donner les preuves ?
00:33:19Franchement.
00:33:20Et d'un autre côté,
00:33:21les infiltraient la même chose.
00:33:22Alors après,
00:33:23que les gens prennent position
00:33:24et autres.
00:33:25Mais ça veut dire,
00:33:26que vous sévissez,
00:33:29vous n'agissez pas
00:33:30en fonction d'impératifs
00:33:32idéologiques et politiques.
00:33:34C'est un peu embêtant,
00:33:35c'est ça,
00:33:35la presse libre ?
00:33:36Si vous,
00:33:38Mediapart,
00:33:39et si vous,
00:33:39Frontières,
00:33:41hésitez,
00:33:42faites des danses
00:33:43dans du ventre
00:33:44parce que vous n'allez pas
00:33:45aller aussi loin,
00:33:47eh bien,
00:33:47ça promet,
00:33:48ça promet.
00:33:48En tout cas,
00:33:49nous,
00:33:49demain,
00:33:50on va continuer
00:33:50sans promettre.
00:33:54Eh oui,
00:33:55André Bercoff soulève
00:33:56le problème,
00:33:57mais nous savons tous
00:33:58que le protocole Mediapart,
00:33:59on va parler de protocole Mediapart,
00:34:01c'est de distiller
00:34:02petit à petit des éléments.
00:34:03En général,
00:34:04quand ils ouvrent la porte,
00:34:05c'est qu'ils ont,
00:34:05comme on dit,
00:34:06du biscuit
00:34:06pour envoyer derrière.
00:34:09Et là,
00:34:09M. Harfi a bien signalé
00:34:11que la suite viendra.
00:34:13On attend de savoir laquelle.
00:34:15Je dis que Mediapart
00:34:16devrait fabriquer
00:34:16des chapelets également,
00:34:17vous savez,
00:34:17parce qu'on égrène le chapelet.
00:34:19Je vous salue Marie,
00:34:19je vous salue Marie,
00:34:20et ça vient au fur et à mesure.
00:34:21Nous avons Loïc
00:34:22qui nous appelle de Toulouse.
00:34:24Bonjour Loïc.
00:34:25Vous êtes aussi
00:34:26un petit peu interpellé
00:34:27par la méthode ou non ?
00:34:29Je vais être très franc avec vous.
00:34:31Moi,
00:34:31la méthode Mediapart
00:34:32m'interpelle depuis des années
00:34:34parce qu'il a été rappelé
00:34:37qu'effectivement,
00:34:37ils sont à l'origine
00:34:39d'un certain nombre d'affaires,
00:34:40mais il y a aussi des affaires
00:34:42qui ont été lancées
00:34:43par Mediapart
00:34:43et qui ont fini par se dégonfler.
00:34:46Et se dégonfler,
00:34:47parfois,
00:34:48violemment.
00:34:48En effet.
00:34:49Mais aussi,
00:34:50ils ont eu raison.
00:34:51Il y a des fois
00:34:51où ils disaient vrai.
00:34:53On est entièrement d'accord.
00:34:53Voilà.
00:34:54Et il y a des fois où...
00:34:55Mais le problème,
00:34:55c'est que quand un organisme
00:34:56fait un média de ce genre,
00:34:58il a toujours le dernier mot.
00:34:59Soit il va au bout
00:35:00de sa procédure
00:35:00et c'est l'affaire Cahuzac
00:35:01et Cahuzac tombe
00:35:02et on distille au fur et à mesure
00:35:04le poison
00:35:04parce que la personne concernée
00:35:07s'en faire dans la dénégation
00:35:09et on finit par apporter
00:35:10la preuve qu'il a menti.
00:35:11Ça, c'est le cas de figure tragique
00:35:12et le Cahuzac
00:35:14est un cas emblématique.
00:35:15Et par contre,
00:35:16s'il n'y a pas de suite,
00:35:16et bien personne ne le sait,
00:35:17il n'y a pas eu de suite,
00:35:18il n'y a pas eu de suite.
00:35:19C'est ça.
00:35:20Et la difficulté,
00:35:21c'est qu'ils ont quand même
00:35:22sur certains loupé,
00:35:24ils ont fait très très mal
00:35:26et il n'y a eu
00:35:27aucune remise en cause,
00:35:28remise en question
00:35:29de la part de Mediapart.
00:35:30Vous voyez,
00:35:31moi je suis à Toulouse,
00:35:33bon,
00:35:33je suis à proche les 50 ans,
00:35:34je ne me souviens parfaitement
00:35:36de l'affaire Baudis.
00:35:37Eh oui, là...
00:35:38Je vais être très franc,
00:35:40vous êtes dans une boîte privée,
00:35:42vous faites une affaire
00:35:43de ce type-là
00:35:44qui finit par se dégonfler
00:35:45et se retourner contre vous,
00:35:47il y a un moment,
00:35:47je suis désolé,
00:35:49si vous avez un minimum d'honneur,
00:35:51vous en tirez
00:35:52les conclusions qui s'imposent.
00:35:54Tout à fait.
00:35:54On se souvient de Dominique Baudis
00:35:57se défendant sur le plateau
00:35:58de TF1
00:35:59en transpiration totale,
00:36:00on disait,
00:36:01s'il transpire autant,
00:36:02c'est qu'il est mal à l'aise
00:36:03et qu'il ment.
00:36:04Et finalement,
00:36:05il a été totalement blanchi,
00:36:06la cabale avait été
00:36:07totalement montée.
00:36:08Ça,
00:36:09c'est le problème
00:36:10des investigations
00:36:11de presse.
00:36:13Moi,
00:36:13j'ai été formé
00:36:14par un homme
00:36:14qui s'appelait Jean-François Kahn
00:36:15qui reconnaissait
00:36:17que l'on pouvait se planter,
00:36:19mais quand on se plantait,
00:36:20il se faisait un honneur
00:36:22de dire
00:36:22on s'est trompé
00:36:23et pas avec quatre lignes
00:36:25en page 30.
00:36:26C'était de dire voilà
00:36:26et de donner des explications,
00:36:28évidemment présenter
00:36:29des excuses
00:36:30et je pense que
00:36:31dans le métier d'information,
00:36:32on n'est pas infaillible,
00:36:33on n'est pas parfait
00:36:35la presse cumule
00:36:36les erreurs,
00:36:37les erreurs d'information
00:36:38et les tragédies.
00:36:39Voilà.
00:36:39Et elle se grandit toujours
00:36:40en reconnaissant sa faute.
00:36:42On le demande,
00:36:43nous,
00:36:43nous, journalistes,
00:36:44nous exigeons
00:36:44de la classe politique,
00:36:45des classes dirigeantes
00:36:47de reconnaître leur faute
00:36:48et bien on est tenus nous-mêmes
00:36:52quand on se trompe
00:36:52de reconnaître
00:36:54d'autres fautes.
00:36:54voilà et on verra bien
00:36:55la suite de l'affaire,
00:36:56Loïc.
00:36:57Mais bon,
00:36:58il est...
00:36:58Pour en revenir
00:36:59dans l'affaire Bardella,
00:37:02écoutez,
00:37:03moi je connais quelqu'un
00:37:05qui s'est permis
00:37:06de prendre la défense
00:37:08de terroristes palestiniens
00:37:09en 1972
00:37:11et lorsqu'on lui a remis
00:37:13en face
00:37:13de ses propres écrits
00:37:1440 ans plus tard,
00:37:15il a dit
00:37:16mais c'était des erreurs
00:37:17de jeunesse.
00:37:18Et il me semble
00:37:19qu'on pourrait appliquer
00:37:20cette jurisprudence
00:37:21Edoui Plenel
00:37:22à M. Bardella.
00:37:24Oui.
00:37:24Il est en l'absolu,
00:37:25il a écrit des choses
00:37:26à 17 ans
00:37:27et on a tous été
00:37:2818 ans
00:37:28et on a tous été
00:37:29un peu conconnes.
00:37:30Bon,
00:37:30aujourd'hui,
00:37:31il a un positionnement
00:37:32et ils ont pris
00:37:33des prises de position
00:37:34notamment depuis
00:37:35le 7 octobre 2023
00:37:36qui,
00:37:37à mon avis,
00:37:38vont à rebours
00:37:39de ce qu'on tente
00:37:40de lui coller
00:37:41sur le dos
00:37:41ou de lui mettre
00:37:42sur le dos
00:37:43aujourd'hui.
00:37:44Il l'a peut-être dit
00:37:45il y a 13 ans,
00:37:46moi le débat
00:37:47je me demande
00:37:47ce que je vois
00:37:48aujourd'hui
00:37:49c'est que
00:37:49ce monsieur
00:37:50et ce parti-là
00:37:52ont pris des positions
00:37:53que tous les autres
00:37:54partis de France
00:37:55n'ont pas pris.
00:37:57Loïc,
00:37:58tout à l'heure
00:37:58dans l'émission
00:37:59de Stéphanie
00:38:00de Muru,
00:38:01il a été dit,
00:38:02une intervenante
00:38:04a dit,
00:38:05si les juifs
00:38:06ont aujourd'hui
00:38:07en septembre 2026
00:38:09des choses
00:38:10à craindre,
00:38:11c'est plus
00:38:12du côté
00:38:12de l'extrême gauche
00:38:13qui professe
00:38:14un antisémitisme
00:38:15violent
00:38:15et quand on est
00:38:16un petit gamin
00:38:17avec une kippa
00:38:17qu'on se balade
00:38:18dans la rue,
00:38:19pour l'instant,
00:38:20pour l'instant,
00:38:20ce n'est pas du côté
00:38:22de l'extrême droite
00:38:22et du Rassemblement National
00:38:23qui a le plus à craindre
00:38:24dans les faits
00:38:25parce que même s'il y a eu
00:38:26des antisémites
00:38:27évidemment au Front National
00:38:28mais pour l'instant
00:38:29s'il y a une crainte
00:38:30et une peur à avoir
00:38:31elle est beaucoup plus
00:38:32du côté de la France Insoumise
00:38:33que du côté du Rassemblement National.
00:38:35Ça je dois dire
00:38:35qu'on doit le constater
00:38:36de façon factuelle.
00:38:37En tout cas,
00:38:38merci pour votre témoignage,
00:38:40merci pour le Loïc
00:38:40et puis bon,
00:38:41je pense que l'affaire
00:38:41n'est pas close
00:38:43et que vous aurez certainement
00:38:44l'occasion de réintervenir
00:38:45sur notre antenne
00:38:46si le cœur vous en dit.
00:38:47Nous avons Olivier
00:38:48qui nous appelle de Bordeaux.
00:38:50Bonjour Olivier.
00:38:51Bonjour,
00:38:52comment allez-vous ?
00:38:52Mais ça va bien,
00:38:53ça va bien
00:38:53et vous vous êtes plutôt
00:38:54sur l'avis contraire.
00:38:55J'aimerais bien voir votre avis
00:38:56sur comment vous
00:38:57vous approchez
00:38:58cette affaire Bardella.
00:39:01Alors pour être très clair,
00:39:02moi je ne suis pas
00:39:02un fan de Mediapart
00:39:05mais par contre
00:39:06je respecte
00:39:07le travail journalistique.
00:39:08Donc ils ont un dossier,
00:39:11ils savent
00:39:11qu'ils risquent
00:39:11de se faire poursuivre.
00:39:13Ça ne plaît pas
00:39:13à l'extrême droite
00:39:14aujourd'hui qu'on découvre
00:39:17que Bardella
00:39:18soit également antisémite
00:39:20comme s'il n'appartenait pas
00:39:24à un parti
00:39:24qui a été fondé
00:39:25par des Waffen-SS.
00:39:26Moi je peux l'entendre,
00:39:27ça leur pose un problème
00:39:28de revenir vers ce passé-là
00:39:30parce qu'ils ont essayé
00:39:33de redevenir
00:39:35comment dire
00:39:36acceptable
00:39:36dans le giron politique.
00:39:38Ça reste un parti antisémite.
00:39:41Voilà,
00:39:41Le Pen était antisémite.
00:39:43Bardella,
00:39:44il était aussi,
00:39:45il était avec les gens du GUD,
00:39:46il a été formé
00:39:48là-dedans.
00:39:49Là,
00:39:50il s'est fait cramer
00:39:50par Mediapart.
00:39:52Bienvenue au club,
00:39:52ce n'est pas le seul,
00:39:53ça arrive à
00:39:55beaucoup d'hommes politiques.
00:39:56C'est le travail
00:39:57d'un journaliste.
00:39:58Vous-même,
00:39:58à Sud Radio,
00:39:58j'imagine que vous
00:40:01défendez
00:40:03toujours le travail
00:40:04des journalistes
00:40:05et que vous faites attention.
00:40:05Oui,
00:40:05et on dit
00:40:06les sousters qu'elles sont
00:40:07même quand elles ne nous plaisent pas.
00:40:08Voilà.
00:40:09Moi,
00:40:10c'est ce que j'apprécie aussi.
00:40:11Je veux dire,
00:40:13on dit de Sud Radio
00:40:14comme dit Haroun,
00:40:15c'est la radio
00:40:16qui est plus à droite
00:40:17qu'au Sud
00:40:17et pourtant,
00:40:18moi,
00:40:18elle me donne toujours
00:40:19le loisir de m'exprimer
00:40:20et ça,
00:40:20c'est quelque chose
00:40:20que je reconnais
00:40:21à Sud Radio,
00:40:22c'est qu'il y a une pluralité
00:40:26des auditeurs.
00:40:27On s'exprime aussi
00:40:28sur votre radio
00:40:29quand on vient de gauche
00:40:30et donc,
00:40:31en l'occurrence,
00:40:32là,
00:40:32Mediapart a cramé Bardella
00:40:34et oui,
00:40:34il est mort politiquement
00:40:35et je comprends
00:40:36que ça a gaffé
00:40:38tous les gens
00:40:39qui étaient fans de Bardella.
00:40:40Alors Olivier,
00:40:41on va se parler très franchement
00:40:42et ce que je vais vous dire
00:40:43est très important.
00:40:44Beaucoup de gens pensent que,
00:40:46alors hélas,
00:40:47ou heureusement pour eux,
00:40:48l'exaspération des Français
00:40:50est telle,
00:40:50l'indignation,
00:40:51la colère populaire
00:40:52est telle
00:40:53que même
00:40:53si un responsable
00:40:54du Ration National
00:40:55commet cette faute importante,
00:40:57une faute ancienne,
00:40:57il était mineur,
00:40:58c'était en 2013,
00:40:59si on va dans le passé
00:41:00des hommes politiques,
00:41:01Alain Madelin
00:41:01et Patrick de Védigion
00:41:02étaient aussi
00:41:03des militants d'extrême droite,
00:41:04se sont devenus
00:41:05d'excellents libéraux,
00:41:06Mitterrand a porté
00:41:06la Francisque,
00:41:07Papon,
00:41:08qui a été ministre de De Gaulle,
00:41:09l'histoire le rattrape
00:41:10et il est condamné
00:41:11pour qu'il contre l'humanité
00:41:13et il y a beaucoup de gens
00:41:14qui disent
00:41:14hélas,
00:41:15il n'y aura pas d'incidence.
00:41:17Ça sera un épisode douloureux,
00:41:18ça sera une petite entaille
00:41:19dans l'icône
00:41:20mais ça ne changera rien
00:41:21à la carrière de Bardella.
00:41:23De toute manière,
00:41:23il n'est pas candidat
00:41:24à la présidentielle
00:41:25donc il va être misé
00:41:25mais évidemment
00:41:26il ressortira
00:41:28et même
00:41:28il y a un effet
00:41:29contre-productif
00:41:30lorsque l'on attaque
00:41:31le Front National,
00:41:32il y a des gens
00:41:33qui pensent
00:41:33que c'est un complot
00:41:34et quelque part
00:41:34ça les sert.
00:41:35C'est terrifiant
00:41:36comme situation,
00:41:37je suis d'accord.
00:41:38Mais là,
00:41:38quand vous dites
00:41:38sa carrière est foutue,
00:41:40je n'en suis pas
00:41:41autant persuadé que vous.
00:41:43J'entends ce que vous dites
00:41:45et c'est vrai
00:41:45qu'il y a eu un effet
00:41:46comme ça
00:41:47où à force de caper
00:41:48sur les Le Pen,
00:41:49on a fini par les faire monter
00:41:50mais ils sont vraiment montés aussi
00:41:52parce qu'il y avait
00:41:53à un moment donné
00:41:54un vide de l'autre côté.
00:41:55C'est clair.
00:41:56Une désespérance
00:41:57de la part des Français
00:41:58et notamment
00:41:59sur le fait politique.
00:42:00Après,
00:42:01moi je dis
00:42:01qu'il est foutu politique.
00:42:03parce que déjà
00:42:04un mois au départ...
00:42:05Normalement,
00:42:05normalement ça devait...
00:42:06Bardella, c'est une coquille vide.
00:42:07Il était mauvais à l'école.
00:42:09C'est un candidat
00:42:10qui est top, Bardella.
00:42:11De temps en temps,
00:42:12on nous le montre
00:42:13avec une princesse.
00:42:14Il représente tout
00:42:14sauf les Français.
00:42:17Il passe son temps
00:42:17à critiquer l'immigration
00:42:19alors qu'il est lui-même
00:42:21issu de l'immigration.
00:42:23Il n'est pas au niveau,
00:42:24il n'a pas la dimension
00:42:25d'un côté.
00:42:25Franck-Olivier Gisbert,
00:42:26le grand journaliste
00:42:27du Nouvel Obs
00:42:28et du Fiaro
00:42:28qui n'est pas soupçonlable
00:42:29d'être à droite.
00:42:30Un journaliste comme vous y allez.
00:42:32Il est reconnu comme tel,
00:42:34dit que c'est une machine de guerre.
00:42:35Donc voilà,
00:42:36il y aura un cas Bardella
00:42:37et je vous propose...
00:42:38L'histoire va continuer,
00:42:40l'actualité aura une suite.
00:42:41Je vous propose, Olivier,
00:42:42de nous rappeler
00:42:43et puis on en discutera.
00:42:45Eh bien,
00:42:46j'attends avec impatience
00:42:48Benoît Hamon
00:42:48qui va nous expliquer
00:42:50pourquoi
00:42:51il faut en finir
00:42:52avec les mensonges
00:42:52de l'immigration
00:42:53et qu'il faut accueillir
00:42:55toute la richesse du monde.
00:42:56Vous avez compris,
00:42:57il prend à contre-pied
00:42:57la célèbre phrase
00:42:59de Michel Rocard
00:42:59on ne peut pas accueillir
00:43:00toute la misère du monde
00:43:01et Benoît Hamon nous dit
00:43:03parce que c'est un garçon généreux
00:43:04et plein d'espoir
00:43:05si il faut accueillir
00:43:06toute la richesse du monde
00:43:07et je vais en discuter
00:43:08avec lui
00:43:09à l'instant.
00:43:10Bien entendu,
00:43:11c'est un sujet
00:43:12qui non seulement
00:43:13vous interpelle
00:43:13mais vous prend au trip
00:43:14et vous pouvez nous appeler
00:43:15au 0826 300
00:43:17pas 300
00:43:18Zacharias à Brousse
00:43:19attend vos appels
00:43:20Anissa est là
00:43:20et moi
00:43:21nous serons là
00:43:22pour recevoir vos appels
00:43:24et on va voir
00:43:24de quel bois
00:43:25se chauffe
00:43:26Benoît Hamon
00:43:27pour nous convaincre
00:43:28qu'il faut accueillir
00:43:28toute la richesse du monde.
00:43:55Vous avez reconnu
00:43:58la magnifique chanson
00:43:59de Yves Montand
00:44:00L'étranger
00:44:01et c'est bien de l'étranger
00:44:02dont on va parler aujourd'hui
00:44:04avec Benoît Hamon
00:44:05il est 13h08
00:44:06vous êtes sur Sud Radio
00:44:07vous êtes très bien
00:44:08sur Sud Radio
00:44:08ne quittez pas cette antenne
00:44:10de midi à 14h
00:44:12la France dans tous ses états
00:44:13et là de 13h
00:44:15jusqu'à 13h57
00:44:16nous allons échanger
00:44:18avec un homme politique courageux
00:44:21Benoît Hamon
00:44:22merci d'être avec nous
00:44:23ancien ministre
00:44:24ancien député
00:44:25figure du parti socialiste
00:44:26vainqueur de la primaire
00:44:27en 2017
00:44:30candidat malheureux
00:44:30puisque vous n'avez pas gagné
00:44:32vous avez fait
00:44:33alors vous avez quand même fait
00:44:34avec vos 6 ou 7%
00:44:36vous avez fait mieux
00:44:36qu'à Nidalgo quand même
00:44:37la descente aux enfers
00:44:38n'était pas terminée
00:44:39par le parti socialiste
00:44:40mais je ne doute pas
00:44:41je ne doute pas
00:44:42qu'avec des gens de votre trempe
00:44:44il pourra remonter
00:44:44et je sais qu'autour de vous
00:44:45il y a des gens
00:44:46qui s'y attellent
00:44:47alors Benoît Hamon
00:44:50vous soulevez le couvercle
00:44:52en finir avec les mensonges
00:44:53sur l'immigration
00:44:54il serait temps
00:44:55qu'on finit avec l'immigration
00:44:56parce que l'immigration
00:44:56et vous vous dites
00:44:57il faut accueillir
00:44:58toute la richesse du monde
00:44:59vous prenez le contre-pied
00:45:00d'ailleurs vous consacrez
00:45:01un chapitre
00:45:02à cette phrase historique
00:45:03de Michel Rocard
00:45:04dont on ne donne toujours
00:45:05que la première moitié
00:45:07nous ne pouvons pas
00:45:08accueillir
00:45:09toute la misère du monde
00:45:10même si nous devons
00:45:10faire en sorte
00:45:11de pouvoir le faire
00:45:12et c'est bien le sujet
00:45:13aujourd'hui
00:45:13qui est au coeur
00:45:15il faut dire la vérité
00:45:15c'est au coeur du débat
00:45:16politique français
00:45:17je vais commencer
00:45:19par être méchant et ironique
00:45:20pourquoi vous n'aimez pas
00:45:21les migrants
00:45:22et les immigrés
00:45:22Benoît Hamon
00:45:23accueillir toute la richesse
00:45:24du monde
00:45:24pourquoi vous voulez
00:45:25les condamner
00:45:25à venir en France
00:45:26vu que ce pays est devenu
00:45:29les caisses sont ruinées
00:45:31on n'a plus de prestations
00:45:32sociales
00:45:32ils sont reçus
00:45:33comme des chiens
00:45:33et la collusion
00:45:35entre sociale-démocratie
00:45:36et libéralisme
00:45:36que vous représentez
00:45:37pendant 40 ans
00:45:38a fait que ce pays
00:45:39n'intègre plus
00:45:40pourquoi vous voulez
00:45:41tant de mal aux immigrés
00:45:42vous voulez les faire
00:45:43venir en France
00:45:44vous avez deux heures
00:45:46oui et puis en plus
00:45:46vous y allez
00:45:47vous y allez sévèrement
00:45:49en même temps
00:45:49je me disais
00:45:51si tous vos journalistes
00:45:52sont exposés
00:45:53aux mêmes questions
00:45:54que vous avez posées
00:45:54au monsieur Météo
00:45:55oui
00:45:56je me dis
00:45:56il y a intérêt à réviser
00:45:59donc c'est bien
00:45:59parce que ça nous donne
00:46:00des explications scientifiques
00:46:01c'est parfait
00:46:01donc bravo à vous
00:46:02non mais j'ai
00:46:04bon évidemment
00:46:04c'est le titre
00:46:05de ce livre
00:46:06prend le contre-pied
00:46:06de la phrase
00:46:07de Michel Rocard
00:46:07qui avait dit
00:46:08on ne peut pas accueillir
00:46:08toute la misère du monde
00:46:09mais la France
00:46:10doit en prendre sa part
00:46:11et j'essayais de dire
00:46:13que derrière cette phrase
00:46:14il y avait en réalité
00:46:16un premier ministre
00:46:16que j'ai bien aimé
00:46:19puisque j'ai été
00:46:19moi-même rocardien
00:46:20dans ma jeunesse
00:46:22qui habillait
00:46:23un choix politique
00:46:24qui est un choix politique
00:46:25qui ne date pas
00:46:26d'Emmanuel Macron
00:46:27qui ne date pas
00:46:27de Nicolas Sarkozy
00:46:29qui date même
00:46:29des années
00:46:30où les socialistes
00:46:31étaient au pouvoir
00:46:32qui est de réduire
00:46:34l'immigration légale
00:46:35et ce que j'ai voulu démontrer
00:46:39en tout cas dans ce petit livre
00:46:40c'est un petit essai
00:46:41de 75 pages
00:46:42c'est un beau document
00:46:43documenté
00:46:43précis
00:46:45il est peut-être contestable
00:46:46sur certains points
00:46:47vos grandes idées
00:46:48sont mises en exergue
00:46:48j'invite vraiment
00:46:49les gens qui sont sensibles
00:46:50à ce débat
00:46:50y compris les gens
00:46:51qui pensent que l'immigration
00:46:52est un danger à le lire
00:46:54parce que ça met
00:46:54les pendules à l'heure
00:46:55et ça ouvre le débat
00:46:57j'ai essayé de le faire
00:46:57en tout cas sur la base
00:46:58de faits
00:46:59parce que ce qui est
00:46:59très frappant
00:47:01c'est que le débat
00:47:02sur l'immigration
00:47:03et peut-être que
00:47:04vos auditeurs réagiront
00:47:05se font beaucoup
00:47:06sur nos impressions
00:47:08des émotions
00:47:08des sentiments
00:47:09qu'on peut avoir
00:47:09et c'est souvent même
00:47:11ce que l'on observe
00:47:12chez les responsables politiques
00:47:14c'est-à-dire qu'on quitte
00:47:15le terrain des faits
00:47:15pour aller sur le terrain
00:47:16des émotions
00:47:17je ne dis pas que
00:47:19ces émotions
00:47:20ne sont pas respectables
00:47:21elles le sont
00:47:21que les peurs
00:47:22ne sont pas respectables
00:47:23elles le sont éminemment
00:47:24quand un citoyen a peur
00:47:25on se doit d'y répondre
00:47:26mais la responsabilité
00:47:28des politiques
00:47:29c'est à mon sens
00:47:30de répondre aux peurs
00:47:32pas en y ajoutant
00:47:32les leurs
00:47:33pas en exploitant
00:47:34ces peurs
00:47:34mais en essayant
00:47:35de raisonner
00:47:35à partir d'un récit
00:47:37de ce qu'est la France
00:47:38aujourd'hui
00:47:38d'une histoire
00:47:40qui est celle
00:47:40de notre pays
00:47:41et d'une projection
00:47:42et c'est ce que j'essaye
00:47:43de faire dans ce livre
00:47:44et vous le verrez
00:47:45depuis
00:47:45j'ai y compris
00:47:47je cherchais à ne pas esquiver
00:47:48des débats
00:47:49sur lesquels j'ai observé
00:47:50que ma propre famille politique
00:47:52la gauche
00:47:52était souvent mal à l'aise
00:47:54par exemple
00:47:54immigration et insécurité
00:47:56immigration et prison
00:47:57et on voit que sur ces sujets-là
00:47:59la gauche
00:48:00hésite à avancer
00:48:01parce qu'elle ne serait pas
00:48:03confortable pour répondre
00:48:04et bien vous observerez
00:48:05que dans ce livre
00:48:06d'abord
00:48:06non seulement
00:48:06je traite de tout
00:48:07et je pense
00:48:09que le discours
00:48:10qui consiste à dire
00:48:11l'accueil
00:48:12et l'inclusion
00:48:13valent mieux
00:48:14pour la France
00:48:15et coûtent en plus
00:48:16beaucoup moins cher
00:48:17pour la France
00:48:17que l'exclusion
00:48:18on est capable
00:48:19de répondre
00:48:20à tout
00:48:21depuis les questions
00:48:22d'insécurité
00:48:23jusqu'à les questions
00:48:24de retraite
00:48:24d'économie
00:48:25de pouvoir d'achat
00:48:26d'emploi
00:48:27avec beaucoup
00:48:28de conviction
00:48:30et de certitude
00:48:31à condition
00:48:31que la République
00:48:32ait préservé
00:48:33les moyens
00:48:34qui ont toujours été
00:48:34les siens
00:48:35pour accueillir
00:48:35dans l'histoire
00:48:36Benoît Hamon
00:48:37la France
00:48:38est un conglomérat
00:48:39de nationalité
00:48:40de culture
00:48:41depuis
00:48:41la civilisation
00:48:42gallo-romaine
00:48:43qui est la base
00:48:43de cette nation
00:48:44c'est bien
00:48:45c'est bien une créolisation
00:48:46pour reprendre le terme
00:48:47de Jean-Pierre Chevènement
00:48:50de Jean-Luc Mélenchon
00:48:51voilà
00:48:51les Romains sont venus
00:48:52ils se sont mélangés
00:48:53avec les Gaulois
00:48:55et ça a donné
00:48:55cette prodigieuse civilisation
00:48:57qui ensuite a ouvert l'histoire
00:48:58on a les invasions barbares
00:48:59qui sont des invasions brutales
00:49:01alors c'est des chiffres
00:49:02c'est pas des millions
00:49:03c'est 500 000
00:49:04mais c'est un début de remplacement
00:49:05et ça aboutit
00:49:06à la société mérovingienne
00:49:08les carolingiennes
00:49:08et puis il y a eu ensuite
00:49:09évidemment
00:49:10une suite d'immigration
00:49:11nous nous enorgueillons
00:49:12nous sommes fiers
00:49:13d'avoir Émile Zola
00:49:14et Eugène Ionesco
00:49:15nous avons eu
00:49:16des Yougoslavs
00:49:17des Polonais
00:49:17qui sont venus dans les mines
00:49:18qui ont souffert
00:49:19qui se sont battus
00:49:19on a eu des Espagnols
00:49:21des Portugais
00:49:21on connait la Litanie absolument
00:49:22qui sont devenus des Français
00:49:23peut-être plus Français
00:49:24aujourd'hui
00:49:25que certains Français
00:49:26et puis arrive
00:49:27à un moment donné
00:49:28la colonisation
00:49:29provenant
00:49:30de nos anciennes colonies
00:49:31l'immigration
00:49:33venu
00:49:34j'ai parlé de colonisation
00:49:36justement
00:49:36et c'est tout le débat
00:49:37et là
00:49:38ça but
00:49:39dans la mesure
00:49:39où la machine
00:49:40à intégrer
00:49:41qui est l'école de la république
00:49:42qui est la fierté de la république
00:49:44celle de Jules Ferry
00:49:44cette école qui permet d'intégrer
00:49:46cette école n'intègre plus
00:49:47pour des raisons
00:49:48sur lesquelles on peut revenir
00:49:49et là
00:49:49si la machine à intégrer
00:49:51qui est la fierté de la France
00:49:52qui est la force de la France
00:49:52qui est la gloire de la France
00:49:53ne marche plus
00:49:54on arrive à une fracture
00:49:55entre une immigration
00:49:56qui est en trop grand nombre
00:49:57que l'on n'arrive pas
00:49:58à traiter normalement
00:49:59on peut être hostile
00:50:00à l'immigration
00:50:00parce que nous considérons
00:50:01que nous n'accordons pas
00:50:03à ces immigrés
00:50:03des conditions dignes
00:50:05qu'ils méritent
00:50:05et que nous les faisons venir
00:50:06pour des raisons économiques
00:50:07parce que le patronat
00:50:08a besoin de faire baisser
00:50:09le prix du travail
00:50:10et qu'on exploite
00:50:11cette immigration
00:50:12pour consolider le capital
00:50:14il y a aussi cette lecture
00:50:14qui peut être...
00:50:15Alors vous pouvez
00:50:15cette lecture
00:50:16elle est parfaitement défendable
00:50:17en tout cas dans le débat politique
00:50:19moi je prétends
00:50:20que c'est pas qu'on ne peut pas
00:50:21c'est qu'en fait
00:50:22on ne veut pas
00:50:24et j'essaye de le démontrer
00:50:25dans ce livre
00:50:26et si vous le voulez bien
00:50:27je vais rentrer
00:50:28dans un argument
00:50:29qu'on évoque assez peu
00:50:31en tout cas
00:50:31moi je l'évoque
00:50:32de manière régulière
00:50:33mais vous l'avez dit
00:50:34d'abord notre pays
00:50:3533% d'entre nous
00:50:36sont des descendants
00:50:37d'immigrés
00:50:40par leurs grands-parents
00:50:40ou leurs parents
00:50:41ce qui fait un tiers
00:50:42de la population française
00:50:43donc l'immigration
00:50:44c'est notre quotidien
00:50:45dans les faits
00:50:46Et tant mieux
00:50:46Et tant mieux
00:50:47Et tant mieux
00:50:48absolument
00:50:48mais l'autre chose
00:50:49qui me semble important
00:50:50de dire
00:50:51c'est qu'aujourd'hui
00:50:52on ne veut pas regarder
00:50:55les problèmes
00:50:56qui viennent
00:50:56et regarder comment
00:50:59aujourd'hui
00:50:59la présence
00:51:00de travailleurs immigrés
00:51:01nous permet de résoudre
00:51:02un certain nombre
00:51:03de grandes questions
00:51:04qui viennent
00:51:04je prends le dossier
00:51:05des retraites
00:51:06au moment où
00:51:06Edouard Philippe annonce
00:51:07puisqu'il est candidat
00:51:08à l'élection présidentielle
00:51:09qui veut repousser
00:51:10l'âge légal
00:51:10à 65 ans
00:51:11et demande aux français
00:51:12de cotiser 45 annuités
00:51:14qui quand on sait
00:51:15qu'on part en général
00:51:16quand on commence
00:51:16à travailler à 22 ans
00:51:17veut dire la retraite
00:51:18à 67 ans
00:51:19pour avoir une retraite
00:51:19à taux plein
00:51:20je ferme la parenthèse
00:51:21mais j'affirme
00:51:23qu'on ne peut pas
00:51:25à la fois voter
00:51:26pour qu'on arrête
00:51:27l'immigration
00:51:27qu'on renvoie
00:51:28des travailleurs
00:51:29y compris sans papier
00:51:30sachez-le
00:51:30on peut ne pas avoir
00:51:32de type de séjour
00:51:32et cotiser dans ce pays
00:51:34parce qu'on a
00:51:35un contrat de travail
00:51:35on ne peut pas
00:51:36vouloir ça
00:51:37et en même temps
00:51:38souhaiter
00:51:39je le dis aux retraités
00:51:40que la pension
00:51:41ne baisse pas
00:51:41ou pour les actifs
00:51:43qu'on ne repousse pas
00:51:44l'âge légal
00:51:44parce que sans
00:51:45les travailleurs étrangers
00:51:46quand on fait tourner
00:51:47les ordinateurs
00:51:48qu'est-ce qui se passe ?
00:51:49l'âge légal
00:51:50de départ à la retraite
00:51:51il ne sera pas
00:51:51à 64 ans
00:51:52comme le proposait
00:51:55le gouvernement
00:51:56d'Emmanuel Macron
00:51:57un des gouvernements
00:51:57d'Emmanuel Macron
00:51:58il y en a eu 7
00:52:00elle sera
00:52:01à 67 ou 68 ans
00:52:03donc que les actifs
00:52:03se disent
00:52:04si vous voulez avoir
00:52:06une retraite
00:52:07à l'âge
00:52:08que vous aviez imaginé
00:52:09c'est-à-dire
00:52:1162 ans
00:52:1160 ans
00:52:12plutôt 62 ans
00:52:13il faudra des cotisants
00:52:14il faut des cotisants
00:52:15et si vous êtes retraité
00:52:16vous ne pouvez pas dire
00:52:17je vote
00:52:18Rassemblement National
00:52:18par exemple
00:52:20pour expulser
00:52:21les travailleurs étrangers
00:52:22et espérer
00:52:22que votre pension
00:52:23ne baisse pas
00:52:23ça ne marche pas
00:52:24et ce que je veux
00:52:25juste dire
00:52:26c'est aussi ça
00:52:27le débat que je veux ouvrir
00:52:27c'est que
00:52:28ce débat sur l'immigration
00:52:29il a plein de conséquences
00:52:31et moi
00:52:32je n'entends pas
00:52:32un dirigeant du RN
00:52:34dire et assumer
00:52:35dans le débat public
00:52:35que leur politique
00:52:37d'expulsion
00:52:38des travailleurs étrangers
00:52:39aura forcément
00:52:40comme conséquence
00:52:41d'une manière ou d'une autre
00:52:42ou le fait
00:52:43qu'on demande
00:52:43aux travailleurs français
00:52:44de travailler plus longtemps
00:52:45dans leur vie
00:52:45pour partir à la retraite
00:52:46ou qu'on demande
00:52:47aux retraités français
00:52:48d'accepter une baisse
00:52:48de leur pension
00:52:49Autrement dit
00:52:49pour vous
00:52:50l'immigration choisie
00:52:51est un piège
00:52:52dans lequel
00:52:52il ne faut pas forcément tomber
00:52:53on y reviendra
00:52:55en tout cas
00:52:55je ne suis pas à l'aise
00:52:56avec ce terme choisie
00:52:57mais on y reviendra
00:52:59et bien nous
00:52:59nous sommes avec
00:53:00Benoît Hamon
00:53:01ancien ministre
00:53:02de l'éducation nationale
00:53:03de l'enseignement supérieur
00:53:04et de la recherche
00:53:05aujourd'hui directeur général
00:53:07de l'ONG internationale
00:53:08SINGA Global
00:53:09et président de l'association
00:53:10ESSS France
00:53:11auteur de
00:53:12Accueillir toute la richesse
00:53:13du monde
00:53:13en finir avec
00:53:14les mensonges
00:53:15sur l'immigration
00:53:16aux éditions First
00:53:18nous prolongerons
00:53:19ce débat
00:53:20dans quelques instants
00:53:20et nous aurons également
00:53:22l'avis de
00:53:23Anand Mansouri
00:53:24député UDR
00:53:25Pierre Delisère
00:53:26un autre regard
00:53:27que celui de Benoît Hamon
00:53:28c'est à suivre
00:53:29sur Sud Radio
00:53:51toujours une belle chanson
00:53:53sur l'étranger
00:53:54sur l'autre
00:53:54sur l'altérité
00:53:55c'est un vrai
00:53:56c'est un vrai chantier
00:53:57vous êtes bien sur Sud Radio
00:53:58il est 13h21
00:54:00j'accueille Benoît Hamon
00:54:01je reçois Benoît Hamon
00:54:02auteur d'Accueillir
00:54:03toute la richesse du monde
00:54:05pour en finir
00:54:05avec les mensonges
00:54:06sur l'immigration
00:54:07c'est un petit
00:54:08c'est un traité
00:54:09c'est un document
00:54:09on peut dire aussi
00:54:10c'est un pamphlet
00:54:11parce que Benoît Hamon
00:54:12il va franchement
00:54:14c'est bourré de statistiques
00:54:15vous savez ce que disait
00:54:17Winston Churchill
00:54:17les statistiques
00:54:18je ne crois qu'aux statistiques
00:54:19que j'ai falsifiés moi-même
00:54:20alors monsieur le ministre
00:54:21je ne vous soupçonne pas du tout
00:54:22d'avoir falsifié
00:54:23les statistiques
00:54:24je vous reproche peut-être
00:54:25à un moment donné
00:54:26de les interpréter un petit peu
00:54:27ce qu'on peut faire
00:54:28c'est normal
00:54:28on le fait avec des sondages
00:54:29on le fait avec tout
00:54:30tout ce qui peut être chiffre
00:54:33avant de donner la parole
00:54:35à la députée de l'ISER
00:54:36je prends une exergue
00:54:38que vous faites
00:54:39dans le livre
00:54:40page 17
00:54:41le protestant français persécuté
00:54:43le paysan sicilien sans terre
00:54:45l'ouvrier irlandais
00:54:46victime de famine
00:54:47ressemble furieusement
00:54:48à l'Afghan
00:54:49aux Soudanais
00:54:50ou aux Syriens
00:54:50qui cognent à la porte
00:54:51des pays occidentaux
00:54:53le sicilien
00:54:54l'irlandais
00:54:56et le protestant français
00:54:58partageaient des valeurs
00:54:58sociales, sociétales
00:55:00de civilisation
00:55:00dans l'univers
00:55:01où ils étaient
00:55:02géographiques
00:55:03l'Afghan
00:55:04le Soudanais
00:55:05et le Syrien
00:55:05qui ont fui des enfers
00:55:06épouvantables
00:55:07ils viennent avec
00:55:07d'autres paramètres
00:55:08et l'Afghan
00:55:09n'a pas la lecture
00:55:10de la condition féminine
00:55:11que pouvait en avoir
00:55:12un Sicilien
00:55:13ou un Irlandais
00:55:14comment on fait ?
00:55:15c'est facile à dire
00:55:15ce que vous dites
00:55:16mais on a une confrontation
00:55:17là on a un choc des cultures
00:55:18alors
00:55:19s'il n'est pas intégré
00:55:20qu'est-ce qu'il devient ?
00:55:21non mais c'est une
00:55:23bonne réflexion
00:55:24indiscutablement
00:55:25je dis juste
00:55:26que le protestant français
00:55:27il fuit la guerre
00:55:28de la Légion
00:55:29donc il fuit de le même
00:55:29enfer
00:55:30qu'à cette époque
00:55:31qu'un afghan
00:55:32qui ne veut pas
00:55:34être mis au pas
00:55:35et une afghane
00:55:35on parlait des cémènes
00:55:36tout à l'heure
00:55:37les dragonnades
00:55:37on s'en souvient
00:55:38et les irlandais
00:55:40qui fuient la famine
00:55:41là aussi
00:55:42ils fuient
00:55:42alors les uns
00:55:43et les autres
00:55:44ils vont aux Etats-Unis
00:55:45aux Etats-Unis
00:55:46ou en Angleterre
00:55:47ou aux Pays-Bas
00:55:47c'est les ancêtres de Kennedy
00:55:49il y a quand même là
00:55:52ce qui m'intéresse
00:55:53c'est pourquoi ils partent
00:55:54et quand je dis
00:55:55qu'ils se ressemblent
00:55:56c'est que les raisons
00:55:57du départ
00:55:57sont à peu près les mêmes
00:55:58je fuis
00:55:58ou la misère économique
00:55:59ou la persécution religieuse
00:56:01ou la persécution politique
00:56:02l'oppression etc
00:56:04après la question est de savoir
00:56:06quand ils arrivent
00:56:07pourquoi ils choisissent
00:56:08la France par exemple
00:56:09vous savez que
00:56:10là encore
00:56:11c'est très documenté
00:56:12puisque vous dites
00:56:12statistiques
00:56:13moi je ne me suis pas contenté
00:56:14de prendre des chiffres
00:56:15j'ai lu les travaux
00:56:16et pour éclairer
00:56:18nos concitoyens
00:56:19après
00:56:20ils ne sont pas d'accord
00:56:21s'ils n'ont pas envie
00:56:22d'être d'accord
00:56:22et s'ils ont envie
00:56:23de camper sur leur position
00:56:24mais
00:56:24aujourd'hui nous savons
00:56:26que quand on choisit un pays
00:56:27par exemple la France
00:56:28ou l'Angleterre
00:56:28ou n'importe quoi
00:56:29on le choisit en fonction
00:56:30de deux principaux arguments
00:56:32quand on demande
00:56:33c'est
00:56:34est-ce qu'il existe
00:56:35ou est-ce qu'on pense
00:56:36qu'il existe
00:56:36des emplois disponibles
00:56:37parce qu'on n'est pas certain
00:56:38et est-ce qu'il existe
00:56:39une diaspora
00:56:40qu'on va pouvoir retrouver
00:56:41qui parle votre langue
00:56:42et qui facilitera
00:56:43votre inclusion
00:56:44pour avoir un logement
00:56:44etc
00:56:45mais par exemple
00:56:46il n'y a aucun
00:56:48aucune étude
00:56:49qui montre
00:56:49qu'on choisit la France
00:56:50pour les allocations familiales
00:56:51ou pour l'assurance maladie
00:56:52et j'essaye d'ailleurs
00:56:53par un petit exemple
00:56:55que vous allez trouver
00:56:56cruel à la fois
00:56:57et absurde
00:56:58de dire que
00:56:59si la protection sociale
00:57:00à la française
00:57:01était l'argument
00:57:02qui faisait que les gens
00:57:04rejoignaient la France
00:57:05allez-vous me dire
00:57:06pourquoi les afghans
00:57:07dont on parle
00:57:08les kurdes
00:57:08dont on parle
00:57:09iraient à Calais
00:57:10prendre le risque
00:57:11de mourir
00:57:12dans la Manche
00:57:13ou en mer de Nord
00:57:14pour quitter un pays
00:57:15où il y a une protection sociale
00:57:17et rejoindre un pays
00:57:18où il n'y en a pas
00:57:18justement
00:57:19donc on ne migre pas
00:57:21vers la France
00:57:22parce qu'on a fait
00:57:22une comparaison
00:57:23du remboursement
00:57:24des doliprane
00:57:24ça n'est pas vrai
00:57:25par contre
00:57:26ce qui est certain
00:57:27c'est qu'il y a des enjeux
00:57:28et vous l'avez dit
00:57:29sur les questions
00:57:29d'inclusion
00:57:30et d'accueil
00:57:31et j'observe
00:57:32comme dirigeant d'ONG
00:57:33et au passage
00:57:34je profite
00:57:35puisque nous sommes victimes
00:57:36comme beaucoup d'autres
00:57:37d'une campagne
00:57:38de mensonge absolu
00:57:39sur nos financements
00:57:40que nous aujourd'hui
00:57:41nos financements publics
00:57:42sont ultra minoritaires
00:57:44une ONG
00:57:45comme Singa
00:57:45c'est à plus de 75%
00:57:47tenez-vous bien
00:57:47plus de 75%
00:57:49des dons
00:57:50d'entreprises privées
00:57:51ou de fondations
00:57:52plus des dons
00:57:53des particuliers
00:57:54qu'il faut rajouter
00:57:55et les financements publics
00:57:56sont devenus marginaux
00:57:57on décrue
00:57:58de quoi on vous soupçonne
00:57:59d'avoir eu des fonds
00:58:00j'ai ni Poutine
00:58:02ni Trump
00:58:02qui veulent en financer
00:58:03on nous soupçonne
00:58:04de vivre
00:58:04des impôts des français
00:58:06en disant
00:58:07vous avez trop de subventions
00:58:08c'est absolument faux
00:58:10et quand on en a
00:58:11on en a
00:58:12je tiens à le dire
00:58:13avec ce qu'on appelle
00:58:15des grilles de reporting
00:58:16on doit rapporter
00:58:16ce qu'on a fait
00:58:18extrêmement strict
00:58:18par exemple
00:58:19de la banque publique
00:58:19d'investissement
00:58:20qui nous dit
00:58:20on veut que vous ayez
00:58:21accompagné tant d'entrepreneurs
00:58:23réfugiés
00:58:23et c'est très précis
00:58:24très carré
00:58:26et la BPI a raison
00:58:28de faire son boulot
00:58:28mais voilà
00:58:29ce que je veux dire
00:58:30c'est que
00:58:31je vous dis ça
00:58:31à partir de l'expérience
00:58:33qui est la mienne
00:58:33et l'expérience
00:58:34qui est la mienne
00:58:35montre que
00:58:36aujourd'hui
00:58:37dans ce pays
00:58:38on ne mobilise pas
00:58:40les moyens qu'on devrait
00:58:41pour transformer
00:58:42cette richesse
00:58:44potentielle
00:58:44de la migration
00:58:45en une richesse
00:58:46pour la France
00:58:47parce que là
00:58:47aujourd'hui
00:58:48ce qu'on organise
00:58:49c'est surtout
00:58:49le déclassement
00:58:50je termine par
00:58:51un seul chiffre
00:58:52et si vous ne pouvez
00:58:53en retenir qu'un
00:58:53ce sera celui-là
00:58:54mais pour que
00:58:55chacun comprenne
00:58:56il faut en France
00:58:5810 ans en moyenne
00:59:00en moyenne
00:59:01pour qu'une personne
00:59:02immigrée
00:59:03retrouve en France
00:59:05le statut social
00:59:06qu'elle avait dans le pays
00:59:07qu'elle a quitté
00:59:07ça veut dire qu'on passe
00:59:08à côté d'ingénieurs
00:59:09de diplômés
00:59:10de médecins
00:59:11de boulangers
00:59:11de restaurateurs
00:59:13d'entrepreneurs
00:59:13d'innovateurs
00:59:14et innovatrices
00:59:16femmes et hommes
00:59:16parce que
00:59:17on organise
00:59:18de facto
00:59:19faute de politique publique
00:59:21un déclassement
00:59:22généraliste
00:59:23Benoît Hamon
00:59:23vous êtes sérieux
00:59:24quand vous dites ça
00:59:24ah oui
00:59:25je suis très sérieux
00:59:26la Tunisie
00:59:27hurle
00:59:27parce que nous lui piquons
00:59:28ces médecins
00:59:29qui viennent en France
00:59:30ils n'ont plus de médecins
00:59:31c'est nous qui les prenons
00:59:32vous trouvez que c'est une politique
00:59:33non mais vous là
00:59:34vous prenez le sujet
00:59:35vous dites
00:59:36c'est un fait
00:59:37je vous prends un chiffre
00:59:38mais ce que je veux dire
00:59:39c'est que
00:59:40vous ne pouvez pas enlever
00:59:41on ne prend personne
00:59:42parce qu'il n'y a aucune
00:59:43immigration quasiment légale
00:59:44par le travail
00:59:45il y a des gens
00:59:46qui viennent
00:59:46de plus en plus
00:59:47de manière illégale
00:59:48et dont on voit
00:59:49aujourd'hui
00:59:51nous nous satisfaisons
00:59:52que des jeunes étudiants
00:59:53tunisiens
00:59:53abandonnent leur pays
00:59:54pour venir en France
00:59:55pas forcément
00:59:56je ne me réjouis pas
00:59:57qu'aujourd'hui
00:59:58des jeunes médecins tunisiens
01:00:00trouvent que
01:00:01la Tunisie est invivable
01:00:02pour d'autres raisons
01:00:03d'ailleurs
01:00:03au point de choisir
01:00:05l'exil
01:00:06d'être déclassé en France
01:00:07par rapport à ce qu'ils avaient
01:00:08par ailleurs
01:00:09par rapport à leur diplôme
01:00:10non je ne me réjouis pas
01:00:11ce que je note
01:00:12c'est que
01:00:12quand bien même
01:00:14ce jeune médecin
01:00:15est candidat
01:00:17à venir chez nous
01:00:17c'est très compliqué
01:00:18pour lui
01:00:19dix ans vous dites
01:00:20la capacité d'exercer
01:00:21et on parle des médecins
01:00:22c'est dix ans en moyenne
01:00:24ça veut dire que ça peut être
01:00:24deux trois ans pour certains
01:00:25mais ça veut dire aussi
01:00:27que c'est quinze ou vingt ans
01:00:28pour d'autres
01:00:28avant qu'ils s'allient
01:00:30avant qu'ils retrouvent
01:00:31une condition comparable
01:00:32à celle qu'ils ont quitté
01:00:33est-ce que c'est pas ça
01:00:34le problème justement
01:00:34ce délai est très long
01:00:36et on n'a plus les moyens
01:00:37de l'assumer
01:00:38on n'a plus les moyens
01:00:39c'est assez simple
01:00:39vous savez moi
01:00:40je dirige une ONG
01:00:41qui accompagne
01:00:42des entrepreneurs réfugiés
01:00:43d'ailleurs
01:00:44ça j'en casse tous
01:00:45les idées reçues
01:00:46on nous dit
01:00:46ah oui
01:00:47les immigrés sont des hommes
01:00:48non
01:00:48c'est majoritairement des femmes
01:00:49et en plus
01:00:51chez les entrepreneurs
01:00:51donc 62%
01:00:52des entreprises créées
01:00:53en sortie de nos programmes
01:00:54sont des femmes
01:00:55qui créent des entreprises étrangères
01:00:56donc savez-vous
01:00:58autre statistique
01:00:59chaque année
01:01:00sur la totalité
01:01:01des entreprises créées en France
01:01:0215% le sont par des étrangers
01:01:04donc c'est de la création
01:01:05de richesses
01:01:06pourquoi est-ce qu'on crée
01:01:07plus facilement une entreprise
01:01:08en tout cas
01:01:08on va plus vers la création
01:01:09d'entreprise
01:01:10parce que
01:01:10chez les étrangers
01:01:11parce que
01:01:11le travail salarié
01:01:12est plus difficile
01:01:13qu'on vous demande
01:01:14de monter sur un chantier
01:01:15de faire la plonge
01:01:16dans un restaurant
01:01:16ou d'aller au vendange
01:01:17et que quand vous êtes
01:01:19diplômé
01:01:19vous n'avez pas forcément
01:01:20envie de faire cela
01:01:21donc vous créez votre entreprise
01:01:22ce que je veux dire
01:01:22c'est qu'il y a un potentiel
01:01:23et qu'il n'est pas
01:01:25très compliqué
01:01:25de le révéler
01:01:26ce potentiel
01:01:26mais qu'il n'y a pas
01:01:27de volonté de le faire
01:01:28et qui se doit
01:01:30d'ailleurs
01:01:30ce serait beaucoup plus simple
01:01:32que ceux qui disent
01:01:33on ne peut pas
01:01:34disent on ne veut pas
01:01:35comme ça le débat
01:01:36au moins il serait plus clair
01:01:36voilà
01:01:37on ouvre une brève parenthèse
01:01:38on va avoir
01:01:38Alain Mansouri
01:01:39député de l'ISER UDR
01:01:42et puis après
01:01:42on reprend l'émission
01:01:44bien sûr
01:01:44alors comment est-on
01:01:46quelqu'un qui arrive
01:01:47en France
01:01:48à trouver sa place
01:01:49est-ce que vous l'avez vécu
01:01:50personnellement
01:01:51dans votre famille
01:01:52à l'école
01:01:52au travail
01:01:52ou dans une association
01:01:53qu'est-ce qui a marché
01:01:54qu'est-ce qui ne marche pas du tout
01:01:56appelez-nous
01:01:56pour nous raconter
01:01:57vos propres expériences
01:01:58au 0826 300 300
01:02:00midi 14h
01:02:01sud radio
01:02:02la France dans tous ses états
01:02:04Perico-Legas
01:02:05elle est à toi
01:02:07cette chanson
01:02:09toi l'étranger
01:02:11qui sans façon
01:02:12d'un air malheureux
01:02:15ma souris
01:02:16lorsque les gendarmes
01:02:18m'ont pris
01:02:19toi qui n'as pas
01:02:22applaudi quand
01:02:23les croquantes
01:02:25et les croquants
01:02:27tous les gens
01:02:28bien intentionnés
01:02:31emblématique chanson
01:02:32de Georges Brassens
01:02:33Slovenia
01:02:33avec
01:02:34l'étranger
01:02:37qui accueille
01:02:38celui qui est en souffrance
01:02:39poursuivi par la police
01:02:40on est tout à fait
01:02:41dans la symbolique
01:02:41que soulève
01:02:42Benoît Hamon
01:02:43dans son livre
01:02:44accueillir
01:02:44toute la richesse du monde
01:02:45on voit bien
01:02:46que c'est le contre-pied
01:02:47de la phrase
01:02:47de Michel Rocard
01:02:48et pour en finir
01:02:49avec les mensonges
01:02:50sur l'immigration
01:02:51votre traité
01:02:52monsieur le ministre
01:02:53est un véritable
01:02:56condensé
01:02:56de sujets
01:02:57qui soulèvent
01:02:59effectivement
01:03:00qui interpellent
01:03:01qui sont à l'origine
01:03:03de la peur
01:03:03de la peur des français
01:03:04vous citez des chiffres
01:03:06vous avez accompli
01:03:08un travail
01:03:10exceptionnel
01:03:11et précis
01:03:12pour autant
01:03:12voilà
01:03:13toutes les statistiques
01:03:14peuvent être
01:03:14contestables
01:03:15ou sujettes à caution
01:03:16vous dites à Paris
01:03:17où 23%
01:03:18de la population
01:03:19était immigrée
01:03:19seul 5%
01:03:21des électeurs
01:03:21votaient Marine Le Pen
01:03:22alors que dans l'Aisne
01:03:23département
01:03:24où elle a enregistré
01:03:24son plus fort score
01:03:2636%
01:03:26je pense que vous faites allusion
01:03:27à la présidentielle
01:03:28de 2022
01:03:29il n'y avait que 4%
01:03:31d'immigrés
01:03:32oui
01:03:33Benoît Hamon
01:03:34mais les populations
01:03:34qui souffrent
01:03:35des conséquences
01:03:36d'une immigration
01:03:37non intégrée
01:03:37et il y a
01:03:38hélas
01:03:39hélas
01:03:39beaucoup de cas
01:03:40de population
01:03:41non intégrée
01:03:42ça engendre
01:03:43des gens
01:03:44qui font de l'évitement
01:03:45et vous avez des quartiers
01:03:46aujourd'hui
01:03:46qui ont été désertés
01:03:47par les français d'origine
01:03:48parce que la situation
01:03:50n'est plus vivable
01:03:50comment là ?
01:03:51bien sûr
01:03:52vous pouvez dire
01:03:53ils ne sont pas
01:03:54majoritaires
01:03:55ou minoritaires
01:03:56ça se transforme
01:03:57en ghetto
01:03:58est-ce que vous avez
01:03:59les moyens
01:03:59quand vous dites
01:04:00qu'il faut accueillir
01:04:00toute la richesse
01:04:01du monde
01:04:01est-ce que vous avez
01:04:02les moyens
01:04:03d'éviter le phénomène
01:04:04de ghetto
01:04:05qui est en train
01:04:05aujourd'hui
01:04:06de se multiplier
01:04:06doucement
01:04:07mais il se multiplie
01:04:08quand même
01:04:08les ghettos
01:04:09ça existe
01:04:10ça existe
01:04:11dès lors qu'on a
01:04:12une politique
01:04:13de peuplement
01:04:14des territoires
01:04:17autrefois
01:04:17tout le monde
01:04:18était mélangé
01:04:18vous le savez
01:04:19vous l'avez vécu
01:04:19mais à la fin
01:04:20comme la pauvreté
01:04:21se concentre
01:04:21dans les mêmes
01:04:22catégories
01:04:22de population
01:04:24et aujourd'hui
01:04:25on est capable
01:04:26aussi de montrer
01:04:27qu'il y a un lien
01:04:29entre
01:04:30pauvreté
01:04:33catégorie sociale
01:04:33les plus modestes
01:04:34en raison de ce déclassement
01:04:35dont je parlais tout à l'heure
01:04:36et immigration
01:04:37pourquoi ?
01:04:38parce que dans les faits
01:04:39il y a
01:04:41qu'on le veuille ou non
01:04:42d'une part
01:04:42des formes de discrimination
01:04:43systémique
01:04:44que j'évoque
01:04:45mais une réalité
01:04:46avec laquelle
01:04:47il faut qu'on compose
01:04:48mais je vais répondre
01:04:48à votre question
01:04:49je vous mets devant
01:04:49votre responsabilité politique
01:04:51il y a eu
01:04:51la gouvernance
01:04:52de François Mitterrand
01:04:53il y a eu la gouvernance
01:04:54de Lionel Jospin
01:04:54et la gouvernance
01:04:55de François Hollande
01:04:56la situation
01:04:57n'a fait que s'empirer
01:04:58est-ce que ça veut dire
01:04:58que la gauche sociale
01:05:00démocrate
01:05:00qui a peut-être
01:05:01un peu trahi
01:05:01quelques fois
01:05:02les valeurs de gauche
01:05:02et que vous avez été
01:05:03au coeur de ce débat
01:05:04n'a pas rempli sa mission
01:05:05et n'a pas créé
01:05:06les conditions
01:05:06d'une immigration
01:05:07qui correspondrait
01:05:08à celles que vous aspirez
01:05:09dans ce livre
01:05:11c'est difficile
01:05:12de faire un tout
01:05:14prenez une part
01:05:14de responsabilité
01:05:15sur l'échec
01:05:15évidemment
01:05:17je ne vais pas dire
01:05:18on n'y est pour rien
01:05:19dans une campagne
01:05:20tout le monde arrive
01:05:20ils sont tous en train
01:05:21de nous proposer la solution
01:05:22en disant
01:05:22parce que c'est moi
01:05:23qui vais le faire
01:05:23ça sera mieux
01:05:24à ne pas échapper
01:05:25mais non
01:05:26évidemment
01:05:27et moi j'ai affronté
01:05:28y compris le président
01:05:29de la République
01:05:29quand j'étais ministre
01:05:30sur la question
01:05:31de la déchéance
01:05:31de nationalité
01:05:32donc quand il y a
01:05:34des désaccords
01:05:34moi je pense qu'il faut
01:05:35les assumer
01:05:36dans l'espace public
01:05:37surtout quand ça me touche
01:05:37à ce que vous jugez
01:05:38être essentiel
01:05:39elle était injustifiable
01:05:40François Hollande dit
01:05:41les ressortissants français
01:05:42qui ont commis
01:05:43des crimes terroristes
01:05:44contre la République
01:05:44s'ils ont une double nationalité
01:05:46on leur retire
01:05:46la nationalité française
01:05:47c'est quelque chose
01:05:48qui philosophiquement
01:05:49vous choque
01:05:49mais parce que
01:05:50pour une raison assez simple
01:05:52c'est qu'à travers
01:05:53la petite entaille
01:05:54qu'il fait
01:05:55dans le principe
01:05:56d'égalité entre les citoyens
01:05:58peut s'ouvrir
01:05:59une béance
01:06:00dans les principes
01:06:00de la République
01:06:01c'est aussi simple
01:06:02que ça
01:06:02quand on est président
01:06:03de la République
01:06:04on ne peut pas
01:06:05en tout cas
01:06:06dans la 5ème République
01:06:07nous devons la constitution
01:06:08pardon de le dire
01:06:10au général de Gaulle
01:06:11on ne peut pas
01:06:13faire la moindre entaille
01:06:14dans le principe
01:06:15d'égalité
01:06:16entre les citoyens
01:06:17c'est tout
01:06:18après on peut décider
01:06:19de changer la constitution
01:06:20mais moi
01:06:21c'est ma conviction profonde
01:06:24après
01:06:24vous n'êtes pas sans savoir
01:06:26qu'un conseil constitutionnel
01:06:27extrêmement vigilant
01:06:28n'est pas tué sur la question
01:06:29oui mais bon
01:06:31je note que le président
01:06:32de la République
01:06:33est revenu sur cette proposition
01:06:34et il a bien fait
01:06:35de le faire à l'époque
01:06:36je reviens sur ce que
01:06:37vous avez dit
01:06:39en me disant
01:06:40oui mais
01:06:40en réalité
01:06:41les gens qui votent RN
01:06:42dans des territoires
01:06:43où il y a peu d'immigrés
01:06:44sont victimes
01:06:45aujourd'hui
01:06:46ou en tout cas
01:06:46se perçoivent
01:06:47comme les victimes
01:06:48d'immigration
01:06:48et c'est bien ça le sujet
01:06:50se perçoivent
01:06:51comme les victimes
01:06:52de l'immigration
01:06:54mais allez-vous me dire
01:06:55Perico Légas
01:06:57quand une école ferme
01:06:59dans une petite commune
01:07:01en Lozère
01:07:02ou dans l'Aisne
01:07:03qu'est-ce que les Afghans
01:07:04ont à voir avec ça ?
01:07:05Quand une gare
01:07:06va définitivement remplacer
01:07:08toute présence humaine
01:07:09pour ne plus laisser
01:07:10qu'une borne
01:07:12pour pouvoir prendre ses billets
01:07:13et qu'on n'est pas un cheminot
01:07:14en face de soi
01:07:15qu'est-ce que les Algériens
01:07:17ont à voir avec ça ?
01:07:18Quand on ne peut pas trouver
01:07:19un médecin spécialiste
01:07:21à moins de 30 minutes
01:07:22de chez soi
01:07:23et qu'il faut attendre
01:07:24trois mois
01:07:24pour avoir un rendez-vous
01:07:25voire qu'on ne peut plus
01:07:26accoucher près de chez soi
01:07:27qu'est-ce que
01:07:29les nouveaux arrivants
01:07:31venus d'Afrique subsaharienne
01:07:33le Sénégal
01:07:33le Mali
01:07:34ou le Congo
01:07:34ont à voir avec cela ?
01:07:36En réalité
01:07:37moi j'affirme aujourd'hui
01:07:38j'affirme
01:07:39que nos modes de vie
01:07:40quand ils évoluent
01:07:41et se transforment
01:07:42et c'est un expert
01:07:43que je parle
01:07:44quand ils évoluent
01:07:45et se transforment
01:07:46et qu'on a l'impression
01:07:46de perdre un certain nombre
01:07:47de repères auxquels
01:07:48nous sommes attachés
01:07:49cela n'a rien à voir
01:07:51avec l'immigration
01:07:52ça va voir avec
01:07:53des choix politiques
01:07:54qui sont des choix politiques
01:07:55de politique économique
01:07:56des choix de politique publique
01:07:57et qu'il est bien facile
01:07:58aujourd'hui
01:07:59pour celles et ceux
01:08:00qui ont fait ces choix politiques
01:08:01de nous sortir
01:08:02le bouc émissaire
01:08:04de l'immigration
01:08:06et dire que c'est eux
01:08:07les responsables
01:08:08et ce que je constate
01:08:10et je prends ça très au sérieux
01:08:12et je veux le dire ici
01:08:13y compris aux auditeurs
01:08:16que mon discours peut énerver
01:08:18parce qu'ils ne sont pas d'accord
01:08:20que moi je ne méprise pas du tout
01:08:21celui qui pense qu'il y a
01:08:23par exemple
01:08:2530% de musulmans en France
01:08:2825% voire 30% d'immigrés
01:08:30alors que les chiffres
01:08:31sont beaucoup plus bas
01:08:32et je ne méprise pas
01:08:34le fait qu'on ait
01:08:34ses émotions et ses peurs
01:08:36même si on ne croise pas
01:08:38d'immigrés dans sa vie
01:08:40ou très peu
01:08:41on a fait par exemple
01:08:42ce sondage que je montre
01:08:44c'est que
01:08:44vous vous rendez compte
01:08:45qu'on pose la question
01:08:46aux français
01:08:47avez-vous des immigrés
01:08:49dans votre cercle
01:08:50de relations personnelles ?
01:08:512 tiers des français
01:08:52disent non
01:08:53alors qu'en fait
01:08:54il y en a
01:08:54peut-être
01:08:55mais qui sont
01:08:56d'intérieur naturalisé français
01:08:58mais en fait
01:08:59ça signifie une chose
01:09:00et en sens inverse
01:09:02je mets aussi ce chiffre
01:09:03pardon
01:09:03je parle beaucoup de chiffres
01:09:05et j'espère que vos auditeurs
01:09:07me le parlent
01:09:08en surtout
01:09:08mais 12%
01:09:10des personnes réfugiées
01:09:10qui ont été admises
01:09:11parce qu'elles fuyaient un pays
01:09:12parce qu'on a admis
01:09:13qu'ils aient été persécutés
01:09:1412% des réfugiés
01:09:15disent
01:09:16n'avoir
01:09:18aucun français
01:09:19ne connaître aucun français
01:09:22non
01:09:23pardon
01:09:2412% des réfugiés
01:09:25disent
01:09:25connaître un français
01:09:26dans leur cercle
01:09:28de relations personnelles
01:09:28et pour le reste
01:09:30ce sont des français
01:09:30qu'ils croisent
01:09:31dans les commerces
01:09:32dans l'administration
01:09:33c'est-à-dire que
01:09:34on vit en fait
01:09:36de manière assez séparée
01:09:37il y a une forme
01:09:37de ségrégation spatiale
01:09:39qui s'est organisée
01:09:40que vous évoquiez
01:09:41à travers les ghettos
01:09:41et qui est une réalité
01:09:42et au bout du compte
01:09:45on se détermine
01:09:45par rapport aux autres
01:09:46en fonction de ce que l'on
01:09:47perçoit d'eux
01:09:48mais pas de la rencontre
01:09:51réelle
01:09:51et c'est ça qui m'a
01:09:52beaucoup frappé
01:09:52dans ce qu'est devenue la France
01:09:54et si vous me demandez
01:09:54est-ce que j'en prends
01:09:55ma part de responsabilité
01:09:56la réponse est oui
01:09:57archi oui
01:09:58parce que moi je ne skiffe pas
01:10:00je ne vais pas
01:10:01mais je pense que
01:10:03ce n'est pas principalement
01:10:05la responsabilité
01:10:06des gouvernements de gauche
01:10:07alors justement
01:10:08gouvernement de gauche
01:10:09on va voir qu'il y a
01:10:09d'autres pays en Europe
01:10:10notamment en Scandinavie
01:10:11qui ont aujourd'hui
01:10:12évolué sur la question
01:10:13de l'immigration
01:10:14la Suède a ouvert ses portes
01:10:15avant de changer d'avis
01:10:16n'est-ce pas ?
01:10:17oui en effet
01:10:17pour ça on va remonter
01:10:18un petit peu le cours du temps
01:10:19on va remonter à 2015
01:10:20et la Suède à l'époque
01:10:22veut être à la hauteur
01:10:23de la guerre en Syrie
01:10:24et son premier ministre
01:10:25alors social-démocrate
01:10:26on rappelle son nom
01:10:27Stéphane Lofven
01:10:28promet d'accueillir
01:10:29ceux qui fuient
01:10:30et de leur donner
01:10:31les moyens d'apprendre
01:10:32la langue
01:10:32et de travailler
01:10:33à ce moment-là
01:10:34près de 163 000 personnes
01:10:36demandent l'asile
01:10:38cette année-là
01:10:38mais le premier choc
01:10:39n'attend pas longtemps
01:10:41il arrive quelques mois après
01:10:42il faut héberger
01:10:44les nouveaux arrivants
01:10:44il faut enregistrer
01:10:45leurs demandes
01:10:45mobiliser les communes
01:10:47et très rapidement
01:10:47le gouvernement social-démocrate
01:10:49rétablit
01:10:50les contrôles aux frontières
01:10:51puis annonce une pause
01:10:52dans l'accueil
01:10:53le second choc
01:10:54est plus profond
01:10:55c'est en 2022
01:10:56alors nous avons
01:10:57Magdalena Anderson
01:10:58première ministre
01:10:59social-démocrate
01:11:00qui reconnaît
01:11:01que l'intégration
01:11:02a été trop mauvaise
01:11:03et que des sociétés parallèles
01:11:05je la cite
01:11:05se sont formées
01:11:06aujourd'hui son parti
01:11:08défend une immigration
01:11:09donc stricte
01:11:10et des exigences
01:11:11de langue
01:11:11pour obtenir
01:11:12un séjour permanent
01:11:13la gauche suédoise
01:11:15a donc changé
01:11:16de cap
01:11:17en deux temps
01:11:17donc elle a d'abord
01:11:18manqué de capacité
01:11:20pour accueillir
01:11:21et puis elle a constaté
01:11:22qu'elle n'avait pas
01:11:23assez fait pour intégrer
01:11:24mais il n'y a pas que la Suède
01:11:25le Danemark
01:11:26avec une première ministre
01:11:27sociale-démocrate également
01:11:28et là ils sont allés
01:11:28plus loin encore
01:11:29alors c'est
01:11:30effectivement
01:11:30depuis plus longtemps
01:11:31que la Suède
01:11:32le durcissement danois
01:11:33commence lui au début
01:11:34des années 2000
01:11:35alors que c'était donc 2015
01:11:36courant 2015
01:11:37pour la Suède
01:11:38après son ouverture
01:11:39la nouveauté politique
01:11:40arrive avec
01:11:41Maître Frédéric Sen
01:11:42qui prend la tête
01:11:43des sociodémocrates
01:11:44elle en 2015
01:11:45et qui présente en 2018
01:11:46un programme migratoire
01:11:47extrêmement restrictif
01:11:49mais ça avait déjà commencé
01:11:50début 2000
01:11:51puis lorsqu'elle arrive
01:11:53au pouvoir en 2019
01:11:54elle ne revient pas
01:11:55sur cette ligne
01:11:55et surtout
01:11:56elle fait une condition
01:11:56selon son parti
01:11:57pour préserver l'état social
01:11:58et mieux intégrer
01:11:59les personnes qui sont
01:12:00déjà présentes
01:12:01concrètement
01:12:02le Danemark
01:12:03restreint l'accès d'asile
01:12:04privilégie les séjours
01:12:05temporaires
01:12:05insiste sur le retour
01:12:07des personnes déboutées
01:12:08et pose davantage
01:12:09de conditions
01:12:09de langue
01:12:10et de travail
01:12:11au Danemark
01:12:12Perico
01:12:13875 personnes
01:12:14par exemple
01:12:15ont obtenu l'asile
01:12:16en 2025
01:12:16contre 10 849
01:12:18en 2015
01:12:19ce chiffre montre
01:12:20que l'asile
01:12:21a fortement reculé
01:12:22il ne prouve pas
01:12:22lui seul
01:12:22que l'intégration
01:12:23ou l'immigration
01:12:24aussi
01:12:25Benoît Hamon
01:12:26là c'est des camarades
01:12:27sociodémocrates
01:12:28ils sont dans l'erreur
01:12:29ou ils sont confrontés
01:12:29à une réalité
01:12:30que vous ne connaissez pas ?
01:12:31écoutez moi
01:12:32j'ai la particularité
01:12:33d'avoir deux filles
01:12:34qui sont franco-danoises
01:12:35donc je connais bien
01:12:36le Danemark
01:12:36c'est pour ça
01:12:37mais je connais même
01:12:38très bien
01:12:39si elle lit votre ouvrage
01:12:39d'un Premier ministre
01:12:40elle ne sera pas
01:12:40tout à fait d'accord
01:12:41avec la totalité
01:12:42mais en même temps
01:12:43ce n'est pas un spécialiste
01:12:45de la France comme vous
01:12:45je vais dire
01:12:46qu'on ne va pas se comparer
01:12:47à un pays
01:12:48qui a 60 kilomètres
01:12:49de frontières terrestres
01:12:51nous on a des frontières
01:12:52avec d'innombrables pays
01:12:53donc comparons-nous
01:12:54avec des pays comparables
01:12:56par raison de plus
01:12:57il ne peut pas s'inquiéter
01:12:58les Danois
01:12:58non mais justement
01:12:59je pense que c'est symptomatique
01:13:01de pays qui se referment
01:13:02aujourd'hui
01:13:02et qui
01:13:03alors qu'on n'a pas
01:13:04les mêmes problématiques
01:13:05ni sociales ni économiques
01:13:06mais simplement
01:13:07ce que
01:13:09ce que j'aimerais faire passer
01:13:10comme message
01:13:11tout simple
01:13:12à vos auditeurs
01:13:13c'est qu'en fait
01:13:14si je vous disais
01:13:15je suis pour l'immigration
01:13:16si vous croyez
01:13:17que ce livre
01:13:17c'est un livre qui dit
01:13:18je suis pour l'immigration
01:13:20bon bah jetez-le
01:13:21parce que ça n'a aucun sens
01:13:22ça voudrait dire
01:13:23que je suis pour le soleil
01:13:23non vous ne dites pas ça
01:13:24vous dites que sans elle
01:13:25on est mort
01:13:25non non je dis
01:13:26être pour ou contre
01:13:27l'immigration
01:13:28c'est absurde en fait
01:13:29parce que
01:13:30la réalité c'est qu'elles existent
01:13:31ce qui existe
01:13:32c'est qu'il y a
01:13:33ou de l'immigration légale
01:13:34ou de l'immigration illégale
01:13:36et quand vous fermez
01:13:38on va dire
01:13:39la porte
01:13:39à l'immigration légale
01:13:41par le travail
01:13:41par le regroupement familial
01:13:43par l'asile
01:13:44alors là on accueille des gens
01:13:46au nom de la convention de Genève
01:13:47c'est une obligation
01:13:48qui est celle de la France
01:13:49en réalité
01:13:50on augmente la part
01:13:51des étrangers
01:13:51qui vont rentrer
01:13:52de manière illégale
01:13:54et qu'est-ce qui se passe
01:13:54et c'est qu'en fait
01:13:55aucun pays
01:13:56aucun pays
01:13:57n'a réussi à arrêter cela
01:13:59en gros
01:13:59et c'est ça qui est important
01:14:01de le dire
01:14:01c'est que c'est pas facile
01:14:02à entendre en fait
01:14:03tout le monde se dit
01:14:04je contrôle des frontières
01:14:05mais en fait
01:14:05j'ai parfaitement compris
01:14:05vous ne voyez
01:14:07que les chances
01:14:07pour la France
01:14:08non je ne dis pas
01:14:10qu'il n'y a pas de problème
01:14:11vraiment
01:14:12ne serait-ce que
01:14:13si l'immigration
01:14:14nous amène à avoir
01:14:15le péril de l'extrême droite
01:14:17dans ce pays
01:14:17avec des conséquences
01:14:18qui vont avoir des conséquences
01:14:19alors dites-le tout de suite
01:14:20pas pour les immigrés
01:14:22ah oui
01:14:22il n'y a pas que
01:14:24pour les immigrés
01:14:25eux vont souffrir
01:14:26mais alors
01:14:28d'innombrables
01:14:29composantes
01:14:30aujourd'hui
01:14:30de la France
01:14:31souffriront de cela
01:14:31on continue
01:14:32mais ce que je veux
01:14:33simplement dire
01:14:33c'est que
01:14:34moi je ne dis pas
01:14:35qu'il n'y a pas de problème
01:14:35mais
01:14:37l'immigration
01:14:38aujourd'hui
01:14:39est aussi
01:14:39recèle
01:14:40d'innombrables solutions
01:14:41aux problèmes
01:14:42qu'on rencontre
01:14:43les français
01:14:43on continue
01:14:44à discuter avec vous
01:14:45Benoît Hamon
01:14:45dans quelques instants
01:14:46accueillir toute la richesse
01:14:47du monde
01:14:47on finit avec les mensonges
01:14:48de l'immigration
01:14:49vous nous appelez
01:14:50au 0826 300 300
01:14:51on a déjà
01:14:52Avdela
01:14:52qui nous appelle
01:14:53du monde
01:14:53Marsan
01:14:54qui va prendre la parole
01:14:55et puis je continue
01:14:55cet échange
01:14:56avec Benoît Hamon
01:14:57vous restez avec nous
01:14:58surtout parce que ça va
01:14:59devenir de plus en plus
01:14:59passionnant
01:15:00M. de Radio
01:15:01il est 13h49
01:15:01je reçois Benoît Hamon
01:15:03auteur d'accueillir
01:15:04toute la richesse du monde
01:15:04en finir avec les mensonges
01:15:06sur l'immigration
01:15:06publiée chez Fur
01:15:07c'est un petit traité
01:15:08c'est écrit en petit caractère
01:15:09faut des lunettes
01:15:10parce qu'il a voulu faire court
01:15:12voilà
01:15:13et c'est truffé d'éléments
01:15:14de considération
01:15:14de chiffres
01:15:15de statistiques
01:15:17de précision
01:15:17c'est un véritable
01:15:19traité politique
01:15:20et je pense que
01:15:20cet ouvrage
01:15:21devrait être l'objet
01:15:22de nombreuses émissions
01:15:23et de débats
01:15:24entre vous et ceux
01:15:25qui ne pensent pas comme vous
01:15:26je vais vous interpeller
01:15:28je vais vous interpeller
01:15:29sur une des exergue
01:15:30c'est un titre de chapitre
01:15:32l'humiliation pour le pays
01:15:33de la déclaration
01:15:34des droits de l'homme
01:15:35le 26 juin 2025
01:15:36la cour européenne
01:15:37des droits de l'homme
01:15:38la fameuse CEDH
01:15:39a condamné
01:15:40pour la première fois
01:15:41la France
01:15:41pour contrôle d'identité
01:15:43discriminatoire
01:15:43acte
01:15:44je vous en acte
01:15:45mais la CEDH
01:15:46je vous rappelle
01:15:46on va revenir à 2023
01:15:50et bien au Danemark
01:15:52le Danemark expulse
01:15:53un trafiquant
01:15:54de cocaïne irakien
01:15:56et elle l'expulse
01:15:58pour 6 ans
01:15:59or il y a un traité européen
01:16:00qui dit qu'on n'a pas
01:16:01le droit d'expulser
01:16:02un ressortissant
01:16:03à vie
01:16:04et bien la CEDH
01:16:05a considéré
01:16:06que 6 ans
01:16:06et à vie
01:16:07c'était la même chose
01:16:08et donc elle a cassé
01:16:09et le trafiquant
01:16:10de cocaïne irakien
01:16:11a été réintégré
01:16:12au Danemark
01:16:12la CEDH
01:16:13c'est pas tout à fait
01:16:14les droits de l'homme
01:16:16après la CEDH
01:16:17elle interprète le droit
01:16:18il y a des traités
01:16:18donc vous demandez
01:16:20à une cour
01:16:21d'interpréter le droit
01:16:216 ans c'est pas à vie
01:16:22oui mais elle interprète le droit
01:16:25il y a une jurisprudence
01:16:26il y a des traités
01:16:26et elle fait son travail
01:16:28après c'est toujours pareil
01:16:29on peut être content
01:16:30ou pas content
01:16:31elle dit le droit
01:16:33en l'occurrence
01:16:34sur le droit
01:16:34ce qu'elle a dit
01:16:35pour la France
01:16:35revenons à la France
01:16:36c'est que
01:16:36oui elle constate
01:16:40statistiques à l'appui
01:16:41et en l'occurrence
01:16:41statistiques publiques
01:16:42à l'appui
01:16:43parce que quand
01:16:43les statistiques
01:16:44sont faites
01:16:45réalisées par des
01:16:47fonctionnaires
01:16:47du CNRS
01:16:48on est sur
01:16:49les contrôles
01:16:50d'identité discriminatoire
01:16:51il faut savoir que
01:16:52la France se distingue
01:16:53de beaucoup d'autres pays
01:16:54par le fait qu'on fait
01:16:55des contrôles d'identité
01:16:56dans ce pays
01:16:56on en fait beaucoup
01:16:57il y a des pays
01:16:57où il n'y a pas
01:16:58de contrôle d'identité
01:16:58c'est un peu systématique
01:17:01moi je ne suis pas juge
01:17:01de ça
01:17:02à ce moment là
01:17:03j'ai un avis
01:17:03mais ce n'est pas de ça
01:17:04dans le jeu
01:17:04on parle
01:17:05et on constate que
01:17:08quand vous avez
01:17:09une tête d'étranger
01:17:10quand vous êtes
01:17:13au faciès
01:17:14quand vous êtes noir
01:17:15ou avec une tête
01:17:17de maghrébin
01:17:17ou maghrébine
01:17:18vous êtes beaucoup plus
01:17:19contrôlé
01:17:19jusqu'à 7 fois plus
01:17:20dans certains endroits
01:17:21que quand vous êtes blanc
01:17:23et cette réalité
01:17:25est documentée
01:17:27la question
01:17:27elle se pose
01:17:28c'est
01:17:28est-ce qu'on vit avec ça
01:17:29alors il y en a qui disent
01:17:30on peut parfaitement
01:17:32vivre avec ça
01:17:32moi je considère
01:17:33que si
01:17:36comment vous dire ça
01:17:37si je suis père de famille
01:17:39je suis
01:17:40je suis blanc
01:17:41aujourd'hui
01:17:43j'ai pas cette inquiétude
01:17:44qui peut être celle
01:17:46d'un père
01:17:47ou d'une mère de famille
01:17:48de couleur noire
01:17:49que mes enfants
01:17:50soient en situation
01:17:51de risque
01:17:52dans l'espace public
01:17:54à raison d'un contrôle
01:17:55d'identité
01:17:56qui dégénère
01:17:57c'est-à-dire que
01:17:58j'ai pas cette inquiétude-là
01:17:59et c'est comme ça
01:18:01que j'essaye de réfléchir
01:18:03j'essaye de me mettre
01:18:04à la place
01:18:04justement
01:18:05des femmes et des hommes
01:18:06qui sont père et mère
01:18:07de famille
01:18:07et qui ont le sentiment
01:18:09parfois
01:18:09que leurs enfants
01:18:10sans raison
01:18:11alors qu'ils travaillent bien
01:18:12à l'école
01:18:13qui ne restent dans les clous
01:18:15sont beaucoup plus contrôlés
01:18:17que des gamins
01:18:19qui comme moi
01:18:21en l'occurrence
01:18:21les miens
01:18:22sont blancs
01:18:24nous avons Abdellac
01:18:25qui nous appelle
01:18:25le bon marsan
01:18:26Abdellac
01:18:26vous vous êtes
01:18:27plutôt d'accord
01:18:28avec ce que dit
01:18:29Benoît Hamon
01:18:30mais moi
01:18:31il a du bol
01:18:32parce que vous connaissez
01:18:33mon tempérament
01:18:33je dis les choses
01:18:34clairement
01:18:35et vraiment
01:18:36il fait partie
01:18:37de mes hommes politiques
01:18:37préférés
01:18:38mais je vais expliquer
01:18:39aux gens pourquoi
01:18:41non mais vraiment
01:18:42il a toujours été droit
01:18:43dans ses bottes
01:18:44il a toujours dit
01:18:45clairement les choses
01:18:46il explique clairement
01:18:47et c'est vraiment
01:18:50expliquable à tout le monde
01:18:50tout le monde peut le comprendre
01:18:51aisément
01:18:51et voilà
01:18:52il fait partie
01:18:53de ces politiciens
01:18:54qui ne sont pas là
01:18:55pour se servir
01:18:55qui veulent vraiment
01:18:56servir leur pays
01:18:56j'en ai pour exemple
01:18:58en 2024
01:18:58où il a refusé
01:19:00par exemple
01:19:01un poste de député
01:19:04avec le Front Populaire
01:19:05notamment
01:19:06parce qu'il avait déjà
01:19:07autre chose à faire
01:19:08et il voulait un poste
01:19:09pas pour faire le nombre
01:19:10au niveau de l'Assemblée nationale
01:19:12donc voilà
01:19:13je le respecte beaucoup
01:19:14pour ça énormément
01:19:15ensuite ce que je voulais dire
01:19:16aux gens qui nous écoutent
01:19:17c'est que
01:19:17Benoît Hamon
01:19:18c'est une putère
01:19:19j'en ai
01:19:19c'est une putère
01:19:22de bouffée d'oxygène
01:19:23c'est horrible
01:19:25on est toujours en train
01:19:26de nous salir dessus
01:19:26en train de nous cracher dessus
01:19:28de cracher sur nos parents
01:19:29moi je suis né en France
01:19:30vous êtes quoi ?
01:19:31vous êtes d'origine marocaine ?
01:19:32oui je suis d'origine marocaine
01:19:34je suis né dans les Landes
01:19:34j'ai le droit à l'appellation
01:19:35d'origine contrôlée
01:19:36s'ils veulent
01:19:36vous avez l'accent des Landes
01:19:39mais c'est lourd quoi
01:19:41c'est lourd à peser
01:19:42comme il dit
01:19:43c'est tout le temps
01:19:44qu'on est en train
01:19:44de nous chier dessus
01:19:45tout le temps
01:19:46tout le temps
01:19:47alors qu'on sait parfaitement
01:19:48chiffre l'appui
01:19:49que sans l'immigration
01:19:50il n'y a pas assez de cotisations
01:19:51pour payer les retraites
01:19:52demain matin
01:19:53s'il n'y a plus
01:19:54les médecins
01:19:56à l'hôpital public
01:19:57d'origine étrangère
01:19:58ou qui viennent de l'étranger
01:20:00où ils sont beaucoup moins payés
01:20:01parce qu'ils n'ont pas
01:20:01l'identité française encore
01:20:02où ils ont 3 ou 4 fois
01:20:04moins de salaire
01:20:06que les autres
01:20:06qui ont la carte d'identité française
01:20:07et on connait leurs compétences
01:20:09sans eux
01:20:10demain matin
01:20:11l'hôpital
01:20:11ils ferment
01:20:12c'est aussi simple que ça
01:20:13et malgré ça
01:20:14tous les jours
01:20:15tous les jours
01:20:16tous les jours
01:20:17quelle que soit la télévision
01:20:18quel que soit le média
01:20:19on est en train de nous chier dessus
01:20:20voilà
01:20:21je m'excuse
01:20:22non non mais
01:20:22on a reçu le
01:20:24on a reçu le message
01:20:25et on va laisser
01:20:27on va laisser Benoît Hamon
01:20:29Raymond
01:20:29on est d'accord
01:20:29Benoît Hamon
01:20:30le temps tourne
01:20:31j'ai juste envie
01:20:31de vous poser une question
01:20:32vous dites dans votre livre
01:20:34aujourd'hui hélas
01:20:35les étrangers demandeurs d'asile
01:20:36ou fuyant la misère
01:20:37qui arrivent en Europe
01:20:38font l'expérience
01:20:39de la prolongation
01:20:40de l'arbitraire
01:20:41qui les avait fui davantage
01:20:42que l'expérience du droit
01:20:43c'est la marse frissure
01:20:44d'un déclin civilisationnel
01:20:46Benoît Hamon
01:20:47ici cette antenne
01:20:48c'est le parlons vrai
01:20:48est-ce que vous diriez
01:20:50cette phrase
01:20:50yeux dans les yeux
01:20:51à Isabelle Bernard
01:20:52la veuve de Dominique Bernard
01:20:54qui a été assassinée
01:20:55par un OQTF
01:20:55qu'une association
01:20:56a réussi à ne pas faire expulser
01:20:58et qui s'est fait
01:20:59voyarder
01:20:59est-ce que vous lui diriez ça
01:21:01est-ce que vous répéteriez
01:21:02cette phrase de vrai
01:21:03attendez
01:21:04à cette femme
01:21:05d'abord
01:21:05la réalité
01:21:06c'est que
01:21:07une telle tragédie
01:21:09évidemment
01:21:10peut susciter
01:21:11et
01:21:11non pas seulement l'émotion
01:21:12mais la compassion
01:21:13et l'empathie
01:21:14en tant que
01:21:14père de famille
01:21:15le sujet c'est
01:21:16est-ce que
01:21:18la question en France
01:21:20de la délinquance
01:21:21de la criminalité
01:21:22est liée à l'immigration
01:21:23ou pas
01:21:24est-ce que
01:21:24le fait d'être étranger
01:21:26parce que c'est ce que disent certains
01:21:27vous prédisposent à la criminalité
01:21:29jamais je ne dirais cela
01:21:30et là encore
01:21:31dans ce document
01:21:31preuve à l'appui
01:21:33ce que je veux simplement dire
01:21:34c'est que
01:21:36c'est pas moi
01:21:37quand je dis
01:21:38j'ai écrit cela
01:21:39mais je me suis inspiré de qui ?
01:21:41du pape François
01:21:42et du pape Léon
01:21:43oui bien sûr
01:21:43d'ailleurs vous direz
01:21:44je donne des statistiques
01:21:46donc vous êtes contre l'avortement
01:21:47donc vous êtes contre l'avortement
01:21:48ah ben voilà
01:21:48il faut faire attention
01:21:49non mais d'accord
01:21:50mais l'église catholique
01:21:52c'est ça
01:21:52voilà
01:21:53la vérité c'est que
01:21:56à ceux qui
01:21:58se disent catholiques
01:21:59mais sont favorables
01:22:00à l'expulsion des étrangers
01:22:02en réalité c'est Jésus
01:22:03qu'ils expulsent
01:22:04et qu'ils s'accommodent
01:22:06de leur foi
01:22:06et de ce genre
01:22:07de décision là
01:22:08mais
01:22:09je reviens
01:22:11à ce que
01:22:12je voulais vous dire
01:22:12c'est que j'ai été aussi
01:22:13regardé effectivement
01:22:14dans les saintes écritures
01:22:16quelles qu'elles soient
01:22:17d'ailleurs
01:22:17le Coran
01:22:18la Torah
01:22:19le Nouveau Testament
01:22:20ce qu'ils disent
01:22:21sur l'étranger
01:22:22bien sûr
01:22:23mais plus profondément
01:22:24ce que je veux vous partager
01:22:27comme conviction
01:22:27c'est que
01:22:28nous sommes en Europe
01:22:30le continent du droit
01:22:31le continent du droit
01:22:32et moi ma grand-mère
01:22:34bretonne
01:22:35à Plougastel d'Aulas
01:22:36paysanne
01:22:37elle elle considérait
01:22:38que l'allemand
01:22:39s'il y en avait eu un
01:22:40qui s'était installé
01:22:41à l'ouvrier agricole allemand
01:22:42à côté de chez elle
01:22:42il était étranger
01:22:43et qu'est-ce qu'on a fait
01:22:45au moins
01:22:46c'est un des acquis
01:22:46de la construction européenne
01:22:47elle a plein de défauts
01:22:48mais aujourd'hui
01:22:49fondamentalement
01:22:50entre nous
01:22:50on ne sera plus à considérer
01:22:52qu'un Allemand
01:22:52un Portugais
01:22:53ou un Roumain
01:22:54qui s'installe chez nous
01:22:54est un étranger
01:22:56tel que le concevait
01:22:57ma grand-mère
01:22:58ça veut donc dire
01:22:58que la citoyenneté commune
01:22:59elle a changé
01:23:00nos représentations
01:23:01il reste encore
01:23:03du travail à faire
01:23:03sur la concert
01:23:04des citoyens européens
01:23:05oui
01:23:05mais on a quand même
01:23:06considérablement changé
01:23:07les représentations
01:23:08et on est parfaitement
01:23:09capable de le faire
01:23:10avec des femmes
01:23:11et des hommes
01:23:11qui ne sont pas européens
01:23:12au début
01:23:13mais qui sont venus
01:23:13par exemple
01:23:14de l'autre côté
01:23:14de la Méditerranée
01:23:15c'est tout ce que je dis
01:23:16et c'est qu'en fait
01:23:17on a le potentiel
01:23:18de faire cela
01:23:19on peut ne pas vouloir
01:23:21on peut ne pas vouloir
01:23:22mais arrêtons d'abriter
01:23:24des politiques discriminatoires
01:23:26ou hostiles aux immigrés
01:23:26derrière le
01:23:27on ne peut pas
01:23:28la France vaut mieux que ça
01:23:29nous arrivons
Commentaires