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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-14##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:30Lorsque nous avons changé de studio, on dirait qu'il est à la commande d'un vaisseau spatial gigantesque devant
00:00:34une console.
00:00:35Vous allez voir la qualité de l'émission, ça va être du Disney Filmi sur 20.
00:00:38Takaya Sabrousse, voilà, dans le trio infernal du 0826, les gens que vous appelez au 0826-300-300,
00:00:46tellement vous avez envie d'intervenir et de participer à la passion qui est animée ici sur ce plateau.
00:00:52Et puis Elvin, toujours là, l'œil vigilant pour s'assurer que le contenu de l'émission sera retranscrit avec
00:00:58fidélité et pertinence
00:00:59sur le plus beau site de toutes les radios du monde, qui est le site de Sud Radio.
00:01:05Et on pense aussi à Gérald Mathieu, qui supervise aussi tout ça, il faut citer les noms,
00:01:10et Jean-Marie Bordry, qui est notre directeur d'antenne, qui nous donne la voix,
00:01:14qui nous donne la voix et qui nous inspire sur les grands sujets qui animent l'actualité.
00:01:18Je commencerai par dire un mot sur ce budget que Bercy nous a caché pendant quelques temps,
00:01:24je vous dirai lequel, il pèse 60 milliards d'euros, c'est pas rien, vous verrez comment il est.
00:01:28Et puis, on se demandera à midi 10, est-ce que la France doit continuer à payer pour l'Europe
00:01:34?
00:01:34En tout cas, une somme aussi importante, nous aurons pour cela Pierre Larouturue,
00:01:37ancien député européen socialiste, un agronome, membre de Nouvelle-Dôme,
00:01:41et c'est quelqu'un qui a un avis très très partagé, très précis,
00:01:45sur cette somme, cette contribution de la France au budget de l'Union Européenne.
00:01:50Et de 13 à 14h, nous nous poserons la question, les Français sont-ils réfugiés dans leur propre pays ?
00:01:55La question est osée, le problème est crucial.
00:01:59C'est Éric Nolo qui écrit « Le jour où je suis devenu au QTF », titre de son livre
00:02:05paru aux éditions Fayard,
00:02:06il sera là avec nous pendant une heure.
00:02:07Alors, bien entendu, je ne peux vous demander que, vraiment, de participer à ce débat,
00:02:13parce que, forcément, vous vous sentez concerné.
00:02:15Est-ce qu'aujourd'hui, en France, il y a des endroits où on peut se sentir pas tout à
00:02:19fait chez soi,
00:02:20ou mal à l'aise, ou mal accueilli, et on a la sensation d'être finalement un réfugié ?
00:02:24Le jour où je suis devenu au QTF, c'est le titre d'Éric Nolo, de 13 à 14h.
00:02:27Rappelez-nous au 0826-300-300, Anissa, il n'y a pas que ça.
00:02:30Évidemment, il n'y a pas que ça.
00:02:31Nous reviendrons également sur le texte de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes au QTF,
00:02:35qui a été entérinée à l'Assemblée nationale hier.
00:02:37Vous en parliez hier, parce qu'il y avait un amendement RN,
00:02:39et finalement, c'est à l'unanimité que ça a été voté.
00:02:41Absolument. Nous reviendrons également sur une fusillade à Aubagne.
00:02:44Le tireur faisait partie d'une communauté nommée la True Crime Community.
00:02:49Alors, on verra ce que c'est que cette organisation.
00:02:51Et puis, on a Greta Thunberg, la militante, s'est invitée à Saint-Denis hier
00:02:55et dit soutenir la contestation française.
00:02:58Elle est là, elle est parmi nous.
00:02:59Contre la police, elle sait tout.
00:03:00Contre elle, c'est pas trop, mais elle est contre tout.
00:03:02Enfin, nous reviendrons sur la mobilisation lycéenne, bien sûr.
00:03:05C'est à suivre sur Sud Radio.
00:03:08Sud Radio. La France dans tous ses états.
00:03:11L'humeur de Pericot.
00:03:13Je vous pose la question.
00:03:16Savez-vous quel est le troisième budget de l'État ?
00:03:19On pourrait penser à la défense,
00:03:22on pourrait penser à l'intérieur, à la justice,
00:03:26il y a des tas de budgets de l'État.
00:03:27Eh bien non.
00:03:28Le troisième budget de l'État,
00:03:30le troisième budget de la République française,
00:03:31ce sont les pensions de retraite de la fonction publique.
00:03:36La somme des fonctions publiques du privé,
00:03:38ce sont 422 milliards d'euros.
00:03:40Voilà, mais ils sont financés par les cotisations des salariés dans le privé.
00:03:44Et la retraite des fonctionnaires,
00:03:46on est bien d'accord, ils ont besoin d'une retraite.
00:03:48Alors il y a des retraites quelquefois mirobolantes,
00:03:50j'ai vu des chiffres du côté de Bercy,
00:03:52avec quelquefois 12, 15, 16, 17 000 euros
00:03:54à des gens qui ont été des fonctionnaires.
00:03:55Ils ne sont pas des milliers, mais ils sont quelques-uns.
00:03:57N'empêche, aujourd'hui,
00:03:59la somme totale des retraites de la fonction publique
00:04:01s'élève à 60,5 milliards d'euros.
00:04:05C'est le troisième budget de la République française.
00:04:08Rien que pour le ministère de l'Éducation nationale,
00:04:11qui a tant besoin de fonds,
00:04:12et on sait à quel point aujourd'hui,
00:04:14M. Lecornu se démène pour boucler un budget
00:04:16et trouver de l'argent qui n'existe plus,
00:04:18eh bien rien que pour l'Éducation nationale,
00:04:20le poids des retraites des fonctionnaires de l'Éducation nationale
00:04:24est de 28,5 milliards,
00:04:26c'est-à-dire près de 30% du budget.
00:04:29Alors, on ne dit pas que c'est mal.
00:04:30Il faut bien financer les retraites publiques.
00:04:32Et que l'État considère qu'il doit le prendre sur son propre budget,
00:04:35vous savez, la SNCF s'assure elle-même,
00:04:37elle n'a pas d'assurance,
00:04:38elle s'assure elle-même,
00:04:39quand il y a une catastrophe,
00:04:39elle paye de sa poche.
00:04:40Et là, la retraite des fonctionnaires qu'il faut bien payer,
00:04:44eh bien, elle part,
00:04:45elle est financée avec le budget d'État.
00:04:46Quand le budget est à l'équilibre,
00:04:48quand les comptes de la nation sont sains,
00:04:51ce n'est pas un problème.
00:04:52Mais lorsqu'on arrive à un déficit total
00:04:54de 3600 milliards d'euros,
00:04:56et lorsque le remboursement,
00:04:57rien que le remboursement de l'intérêt de la dette,
00:05:00qui est à 70 milliards aujourd'hui,
00:05:02qui va peut-être être à 100 milliards l'année prochaine,
00:05:04il est plombé par le fait
00:05:06qu'il peut en plus débourser 60,5 milliards d'euros
00:05:08pour payer la retraite des fonctionnaires,
00:05:10on se dit que quelque chose cloche
00:05:11et quelque chose n'a pas été,
00:05:13j'allais dire,
00:05:15raisonnablement conçu.
00:05:15Parce que ça veut dire que c'est un amoncellement,
00:05:18c'est un cumul de résignation,
00:05:20de renoncement,
00:05:22de trahison,
00:05:23de désertion.
00:05:23On doit juguler ce genre de chiffres,
00:05:25et le problème se pose plus que jamais.
00:05:28La retraite du privé,
00:05:29c'est un vrai problème.
00:05:30La retraite de la fonction publique,
00:05:31il est encore plus grave,
00:05:32parce qu'il est encore plus cher,
00:05:33et plus on le compte de l'État,
00:05:35si nous ne créons pas d'urgence,
00:05:36une richesse à l'intérieur du pays,
00:05:39qui réengendre tout simplement des cotisants.
00:05:41Alors la richesse d'un pays,
00:05:42c'est d'abord l'industrie.
00:05:44Donc il faut réindustrialiser la France,
00:05:47pour que nous ayons des cotisants,
00:05:49qui permettent de payer raisonnablement et légitimement,
00:05:51la retraite de ceux qui ne sont plus en activité.
00:05:53Si on ne tient pas compte de ce problème,
00:05:56soit on va avoir un problème de temps de cotisation,
00:05:59l'âge, on s'en fout de l'âge,
00:06:00ça peut être 70 ou 67,
00:06:02c'est le temps de cotisation pour pouvoir payer
00:06:04ceux qui sont aujourd'hui à la retraite,
00:06:06donc des actifs,
00:06:07pour avoir des actifs,
00:06:08il faut faire de la richesse,
00:06:09donc de l'industrie.
00:06:10Je pense que c'est un enjeu et un débat
00:06:11qui sera au cœur de cette élection présidentielle,
00:06:14mais en tout cas, ce qui est sûr,
00:06:15c'est qu'on ne peut pas continuer comme ça.
00:06:17Troisième budget d'État,
00:06:18les retraites de la fonction publique,
00:06:20c'est un chiffre qui a été révélé là,
00:06:22j'allais dire à la dernière minute par Bercy,
00:06:24ça n'avait jamais été révélé,
00:06:25et on comprend pourquoi il s'en cachait,
00:06:27et bien, mais Antoine, on le sait,
00:06:28et on comprend un peu mieux
00:06:29pourquoi ce pays est géré,
00:06:30j'allais dire,
00:06:31cul par-dessus tête.
00:06:3330,9 milliards d'euros pour le budget européen,
00:06:36c'est-ce que la France doit verser,
00:06:38un montant discutable dans un contexte
00:06:40de berne économique pour la France,
00:06:42la France donc doit-elle payer autant pour l'Europe ?
00:06:44C'est notre fait du jour,
00:06:45et pour en parler,
00:06:46nous recevons l'économiste et ancien député européen,
00:06:48Pierre Larou-Turou,
00:06:50c'est à suivre sur Sud Radio.
00:06:53Midi 14h, Sud Radio,
00:06:55la France dans tous ses États,
00:06:57le fait du jour.
00:06:59Vous êtes bien sur Sud Radio,
00:07:01il est 12h14,
00:07:02je reçois Pierre Larou-Turou,
00:07:04parce qu'aujourd'hui,
00:07:05à l'Assemblée nationale et au Parlement en général,
00:07:07il y a ce débat annuel,
00:07:09la contribution de la France au budget européen,
00:07:12nous sommes dans l'Union Européenne,
00:07:13nous contribuons,
00:07:14les sommes sont évidemment très impressionnantes,
00:07:16là il s'agit de 30,9 milliards,
00:07:1831 milliards d'euros que la France verse tous les ans à l'Union Européenne,
00:07:22évidemment, il y a des élus,
00:07:23il y a des partis politiques qui se demandent pourquoi,
00:07:25comment,
00:07:25est-ce qu'il est bien nécessaire de payer autant,
00:07:28combien ça nous rapporte,
00:07:29et est-ce que les budgets de la République française aujourd'hui
00:07:32est assez, j'allais dire, doté,
00:07:35pour pouvoir payer, on va dire, entre guillemets,
00:07:36un loyer à l'Europe aussi cher.
00:07:39Merci Pierre Larouturou d'être avec nous en studio en direct,
00:07:42je rappelle que, d'abord,
00:07:44très important pour moi,
00:07:45vous êtes de formation ingénieur et agronome,
00:07:47à Couture,
00:07:48et à Gros Paris Tech,
00:07:49dont vous connaissez ce sujet essentiel à l'agriculture,
00:07:52vous êtes économiste,
00:07:53vous avez été rapporteur du budget,
00:07:55député européen pour le Parti Socialiste,
00:07:57et aujourd'hui vous êtes membre...
00:07:58La Nouvelle Donne.
00:07:58La Nouvelle Donne, voilà.
00:08:01Vous faites partie,
00:08:02vous êtes des premiers,
00:08:03je me souviens,
00:08:03j'étais jeune à l'époque,
00:08:05des premiers qui avaient alerté sur
00:08:07beaucoup d'éléments
00:08:09concernant la gestion de la France,
00:08:11concernant la dépendance de l'Europe,
00:08:13concernant le protectionnisme,
00:08:15voilà,
00:08:15et vous teniez à l'époque des propos
00:08:17sur le fait qu'il fallait ou pas taxer les importations,
00:08:20et on vous traitait,
00:08:21je me souviens,
00:08:21vous n'étiez pas le seul,
00:08:23on avait des amis autour de vous,
00:08:25des gens connus,
00:08:27xénophobes,
00:08:27chauvins,
00:08:28anti-européens,
00:08:29renfermement sur soi-même,
00:08:30et aujourd'hui vous êtes à nos dépit,
00:08:31Pierre Larouturud,
00:08:32d'entendre les candidats à la présidentielle
00:08:34qui ont exercé des fonctions très importantes,
00:08:36aller un petit peu sur ce terrain-là,
00:08:38en disant,
00:08:39oui,
00:08:39il faut taxer.
00:08:40Donc pour en revenir à notre budget européen,
00:08:42et vous allez vous expliquer,
00:08:4431 milliards,
00:08:45c'est très lourd,
00:08:46est-ce que c'est si lourd que ça,
00:08:47est-ce que ça rapporte à la France,
00:08:49et est-ce qu'il y a,
00:08:50si on veut faire des économies,
00:08:51est-ce qu'il y a peut-être d'autres moyens
00:08:53que de couper dans cette contribution européenne,
00:08:55est-ce qu'il y a d'autres moyens
00:08:56de faire des économies
00:08:57pour rééquilibrer les comptes de la nation ?
00:08:59D'abord,
00:08:59merci pour l'invitation,
00:09:00Pierre Ecault,
00:09:01et je crois que la première fois
00:09:01qu'on s'est rencontrés,
00:09:02c'est dans un débat sur l'Europe,
00:09:04avec Jean-François Kall,
00:09:06Natacha Polony,
00:09:07il y a plus de 5 ans,
00:09:08en 2005,
00:09:09ça ne nous rajeunit pas,
00:09:09mais en 2005,
00:09:10déjà, oui,
00:09:11j'expliquais qu'il fallait arrêter les blagues,
00:09:13et qu'on ne pouvait pas laisser la Chine
00:09:14rentrer dans l'OMC
00:09:15sans respecter aucune règle sociale.
00:09:17La Chine avait signé
00:09:1822 conventions sociales,
00:09:20le droit au travail,
00:09:21le droit à un salaire décent,
00:09:22le droit à la protection sociale,
00:09:24pour être admise à l'OMC,
00:09:25elle est admise à l'OMC,
00:09:27elle commence à baisser ses salaires,
00:09:28les salaires des millions de Chinois,
00:09:31et elle ne tient aucun de ses engagements.
00:09:33Et donc, déjà, en 2005,
00:09:34on expliquait qu'il fallait taxer
00:09:36les produits chinois,
00:09:37sinon que notre industrie
00:09:38allait être foutue en l'air.
00:09:39J'ai fait un livre
00:09:39qui était préfacé par Michel Rocard,
00:09:41Michel Rocard,
00:09:41qui n'était pas un gauchiste
00:09:43anti-international,
00:09:44mais qui dit,
00:09:45on a besoin de règles sociales,
00:09:47et donc,
00:09:48quand je vois aujourd'hui
00:09:48Edouard Philippe qui dit,
00:09:49nous avons été naïfs,
00:09:50il faudrait taxer les produits,
00:09:52y compris,
00:09:53j'ai eu des discussions
00:09:53il y a 10 ans
00:09:54avec Edouard Philippe,
00:09:55donc il connaît les données,
00:09:56donc on a une classe politique
00:09:57qui a accumulé des bêtises
00:10:00pour être poli.
00:10:01Donc, aujourd'hui,
00:10:02c'est la question
00:10:03de notre budget,
00:10:04du budget européen,
00:10:05il faut quand même rappeler
00:10:06que la France est le pays
00:10:07qui profite le plus,
00:10:08si on regarde les échanges,
00:10:10qui reçoit le plus d'argent
00:10:11de l'Europe.
00:10:12C'est vrai qu'on donne
00:10:1230 milliards ou 31 milliards,
00:10:14nous ne sommes pas
00:10:15le pays qui donne le plus,
00:10:17l'Allemagne donne le plus
00:10:18au budget,
00:10:19mais par contre,
00:10:19nous nous recevons plus,
00:10:21en particulier pour l'agriculture.
00:10:22Alors, si on avait trois heures
00:10:23de la politique agricole commune,
00:10:25alors si on avait trois heures
00:10:26devant nous,
00:10:27je pourrais expliquer
00:10:27qu'il faut tout changer en Europe,
00:10:29y compris la politique agricole
00:10:30qui ne protège pas suffisamment
00:10:32le revenu des agriculteurs.
00:10:33Encore une fois,
00:10:34je reparle de Michel Rocard
00:10:36qui, quand Rocard
00:10:37était ministre de l'Agriculture,
00:10:38avait mis en place
00:10:38un système
00:10:39qui s'appelait
00:10:39les quotas laitiers
00:10:40et pendant 31 ans,
00:10:42pendant 31 ans,
00:10:43ce n'est pas juste deux copains
00:10:44qui brainstorment
00:10:44dans leur coin,
00:10:45on a protégé
00:10:46le revenu des agriculteurs
00:10:47et ça ne coûtait pas
00:10:48un centime.
00:10:49Le but d'un paysan
00:10:50n'est pas d'avoir
00:10:51des subventions,
00:10:51le but d'un agriculteur
00:10:52c'est de faire un métier
00:10:53qu'il aime,
00:10:53d'un territoire qu'il aime
00:10:54et de vivre de son travail.
00:10:56Et pendant 31 ans,
00:10:57l'Europe a protégé
00:10:58le revenu des producteurs
00:10:59avec un prix.
00:10:59Ces quotas laitiers
00:11:00étaient financés
00:11:00par l'Union Européenne.
00:11:01Ça ne coûtait rien
00:11:02nos pericots.
00:11:02C'était juste
00:11:03qu'on se mettait d'accord
00:11:04sur un prix correct
00:11:05si vous respectiez
00:11:06les volumes.
00:11:06Il n'y avait aucune subvention,
00:11:08aucune subvention
00:11:09sauf dans les zones de montagne.
00:11:10Mais voilà un système
00:11:11qui a marché
00:11:11pendant 31 ans
00:11:12qui était juste,
00:11:14chaque année,
00:11:15on voit le volume
00:11:15de beurre,
00:11:16de lait,
00:11:16de poudre,
00:11:17de fromage
00:11:17dont on a besoin
00:11:23qui s'installaient
00:11:24parce qu'ils savaient
00:11:24qu'ils pourraient vivre
00:11:25de leur travail
00:11:26et qu'on reconnaissait
00:11:26leur dignité.
00:11:27Et puis,
00:11:28il y a des imbéciles
00:11:28pour être polis,
00:11:29hashtag Bruno Le Maire,
00:11:30hashtag Michel Barnier
00:11:31et d'autres
00:11:32qui ont foutu en l'air
00:11:33ces quotas laitiers.
00:11:34Et quand on expliquait
00:11:34que ça allait foutre en l'air
00:11:36et que le prix du lait
00:11:37s'effondrerait,
00:11:38Bruno Le Maire disait
00:11:38que ce n'est pas grave,
00:11:39on produira plus.
00:11:40Et là,
00:11:40on a compensé
00:11:41par des subventions,
00:11:42des aides.
00:11:43Donc,
00:11:43c'est pour dire
00:11:43que si on avait
00:11:44trois heures devant nous,
00:11:45on pourrait dire
00:11:45qu'il faut tout repenser
00:11:46au niveau européen.
00:11:47Bien sûr, bien sûr.
00:11:47Mais en tout cas,
00:11:48on paye 31 milliards
00:11:50et on reçoit
00:11:50un peu plus de 20 milliards.
00:11:51Donc la facture,
00:11:52c'est un peu plus de 10.
00:11:54En gros,
00:11:54c'est 10 milliards
00:11:55plus le fait
00:11:55qu'il y a aussi
00:11:56des fonds européens
00:11:57qui aident
00:11:58certains coins
00:11:59de certaines régions
00:12:00à se développer
00:12:01et que les entreprises françaises
00:12:02vont vendre des produits.
00:12:04Donc,
00:12:05il y a aussi des retours
00:12:05dans les entreprises françaises.
00:12:07En gros,
00:12:07ça coûte 10 euros par personne.
00:12:09L'Europe nous coûte
00:12:1010 euros par mois
00:12:11et par français.
00:12:12Donc,
00:12:13ce n'est pas
00:12:13ce qui vous choque le plus.
00:12:15Par contre,
00:12:15il faudrait une Europe
00:12:16beaucoup plus démocratique,
00:12:17capable vraiment
00:12:18de protéger son industrie,
00:12:19capable effectivement
00:12:20d'améliorer le revenu,
00:12:21de protéger le revenu
00:12:22des agriculteurs
00:12:22et puis de nous aider
00:12:23pour lutter contre
00:12:24le dérèglement climatique.
00:12:25J'étais à Vic Bigor
00:12:26dans mon coin des Pyrénées
00:12:27le week-end dernier.
00:12:28Les agriculteurs
00:12:29sont catastrophés
00:12:29par le dérèglement climatique.
00:12:31Aucun pays tout seul
00:12:32ne peut trouver
00:12:33des budgets suffisants.
00:12:34Si vous voyez
00:12:35les énormes budgets
00:12:36qu'il faut en France
00:12:37pour des transports en commun,
00:12:39pour la rénovation thermique,
00:12:40pour aider les agriculteurs,
00:12:41la France tout seul
00:12:42n'y arrive pas
00:12:43et je pense par contre
00:12:44qu'au niveau européen,
00:12:45on a des marges de manœuvre.
00:12:46Dernier point,
00:12:47si je ne veux pas être trop long,
00:12:48il faut voir aussi
00:12:48qu'il y a d'autres pays d'Europe
00:12:49qui veulent trouver des ressources
00:12:51sans taxer les citoyens.
00:12:53Quand on voit
00:12:54nos feuilles d'impôts tous,
00:12:55on en a marre
00:12:56d'avoir de payer
00:12:57parfois des impôts.
00:12:58Mais par contre,
00:12:59l'Allemagne,
00:13:00par exemple,
00:13:00la droite allemande
00:13:01propose de taxer
00:13:02les très gros héritages.
00:13:03On ne le dit pas
00:13:04mais les mentalités évoluent.
00:13:06C'est la droite allemande
00:13:07qui dit
00:13:07les très très gros héritages,
00:13:09on peut les taxer plus.
00:13:09Les super profits
00:13:10des pétroliers
00:13:11quand Emmanuel Macron
00:13:13se promène avec le patron
00:13:14de Total Energy,
00:13:14M. Pouyanné,
00:13:15et qu'on nous explique
00:13:16que non,
00:13:17il n'y a pas de super profit,
00:13:18ça n'existe pas,
00:13:19désolé,
00:13:20mais la droite allemande
00:13:21et les socialistes espagnols
00:13:22ont fait une lettre commune
00:13:23à Mme Anderleuwen
00:13:24pour dire
00:13:24qu'il est temps
00:13:25de taxer les super profits
00:13:27des pétroliers.
00:13:28Oui, il y a des super profits
00:13:29alors que les gens
00:13:30font des efforts
00:13:31quand vous voyez
00:13:31l'évolution du prix
00:13:32de l'essence ou du diesel,
00:13:33il y a plein de gens
00:13:34qui n'arrivent plus
00:13:35et donc on consomme
00:13:36moins d'essence et de diesel
00:13:37mais les profits
00:13:38de Total augmentent.
00:13:39Chez nous,
00:13:40c'est un sujet tabou,
00:13:41il ne faut jamais critiquer
00:13:42les entreprises pétrolières
00:13:43mais je répète,
00:13:44la droite allemande
00:13:44et la gauche espagnole,
00:13:46Pedro Sanchez
00:13:46et Mert de Champs-Élysées
00:13:47disent
00:13:48qu'il est temps
00:13:48de taxer les super profits
00:13:49des pétroliers.
00:13:50Autre exemple,
00:13:51c'est lutter contre
00:13:52la concurrence fiscale.
00:13:54Quand vous et moi
00:13:54on était petits,
00:13:55Péricault,
00:13:56l'impôt sur les bénéfices
00:13:57était à 50%.
00:13:58Des entreprises.
00:14:00Les bénéfices nets
00:14:01des grandes entreprises
00:14:01ont trouvé normal
00:14:02de laisser la moitié
00:14:04des bénéfices
00:14:04aux actionnaires
00:14:05et la moitié
00:14:06aller à l'État
00:14:06pour l'éducation,
00:14:07la santé,
00:14:08la recherche.
00:14:08On a regardé
00:14:09la concurrence fiscale
00:14:10et on est tombé
00:14:11à 19%.
00:14:11L'impôt sur les bénéfices
00:14:13est tombé à 19%.
00:14:15Il n'y a jamais
00:14:16autant de bénéfices
00:14:18mais on taxe
00:14:19de moins en moins
00:14:19les bénéfices.
00:14:20A comparer avec
00:14:20la fâche taxe
00:14:21de 30%
00:14:21sur les petits bénéfices.
00:14:23ou à comparer
00:14:24que même aux États-Unis
00:14:24avant l'arrivée de Trump
00:14:25l'impôt sur les bénéfices
00:14:26était le plus important.
00:14:27Donc aucun pays
00:14:28tout seul
00:14:29ne peut remonter
00:14:32son impôt sur les bénéfices
00:14:33sinon on a peur
00:14:34que les entreprises
00:14:35aillent chez le voisin
00:14:35mais oui
00:14:36puisque les Allemands,
00:14:37les Espagnols,
00:14:38les Italians
00:14:38ont les mêmes problèmes
00:14:39on pourrait très bien dire
00:14:40au 1er janvier
00:14:41de l'année prochaine
00:14:41on remonte tous
00:14:42de 10 points
00:14:42sur les bénéfices.
00:14:43une disposition européenne
00:14:44vraiment
00:14:45c'est-à-dire
00:14:45sur les 27 États
00:14:46où on a ignoré
00:14:48une fiscalité
00:14:49sur les entreprises
00:14:49qui soit commune
00:14:50aux 27 000.
00:14:50Oui en disant
00:14:51on a tous besoin d'argent
00:14:52pour nos retraites
00:14:53ça supposerait quoi ?
00:14:54On est à 19%.
00:14:54ça suppose qu'on remonte
00:14:55de 5 points
00:14:56on remonte de 5 points
00:14:57au 1er janvier
00:14:58et on remonte encore
00:14:59de 5 points
00:14:59l'année suivante
00:15:00ça fait 24 milliards
00:15:01de plus en France
00:15:02ça fait, je répète plus lentement
00:15:0324 milliards de plus
00:15:04en France
00:15:05pour le budget
00:15:06pour l'industrie
00:15:08pour le climat
00:15:08pour l'agriculture
00:15:09pour les retraites
00:15:09ça allège le remboursement
00:15:10des intérêts de la dette
00:15:11en tout cas
00:15:11oui bien sûr
00:15:12et ça quand j'en parle
00:15:13plus lentement
00:15:14désolé je parle très vite
00:15:15mais quand j'étais député européen
00:15:16et rapporteur général du budget
00:15:17c'est à moi que le Parlement
00:15:18il demandait de négocier
00:15:19tout le budget de l'Europe
00:15:21au nom du Parlement
00:15:21donc j'allais voir régulièrement
00:15:23l'équipe d'Angela Merkel
00:15:24les Allemands sont d'accord
00:15:25droite et gauche confondus
00:15:26les Espagnols
00:15:27le seul qui bloquait
00:15:28c'était Bruno Le Maire
00:15:29pareil vous m'aviez invité
00:15:30à l'époque
00:15:30c'était Bourdin
00:15:32qui était dans ce studio
00:15:32et qui m'avait invité
00:15:33quand on se battait
00:15:34pour une taxe
00:15:35sur les marchés financiers
00:15:36une petite taxe
00:15:36sur la spéculation
00:15:37en disant
00:15:38tout le monde paye de la TVA
00:15:39tout le monde
00:15:40quand on fait nos courses
00:15:40on paye de la TVA
00:15:41et même quelqu'un
00:15:42qui dort dans la rue
00:15:43un SDF
00:15:44il va payer 5,5 de TVA
00:15:46pour s'acheter de quoi manger
00:15:47voilà
00:15:47c'est le taux minimum
00:15:485,5
00:15:48mais les marchés financiers
00:15:50c'est 0,0
00:15:51la TVA
00:15:52sur les marchés financiers
00:15:53est à 0,0
00:15:54donc tout le Parlement européen
00:15:56sauf l'extrême droite
00:15:56demandait une petite taxe
00:15:58sur les marchés financiers
00:15:59de 0
00:15:59ce qu'on appelait
00:16:00la taxe Tobin
00:16:01de 0,1%
00:16:020,1%
00:16:03et ça nous donnerait
00:16:0457 milliards chaque année
00:16:05donc je ne vais pas vous assommer
00:16:06avec des chiffres
00:16:06c'est là qui met trop temps
00:16:07mais c'est juste pour dire que
00:16:09oui l'Europe est utile
00:16:11mais il faut stopper
00:16:12une Europe
00:16:12qui nous met tous en concurrence
00:16:13et les seuls qui en profitent
00:16:14c'est les milliardaires
00:16:15et contrairement à ce qu'on pense
00:16:17y compris la droite allemande
00:16:18y compris d'autres pays
00:16:19sont tout à fait d'accord
00:16:20pour dire
00:16:20on a besoin
00:16:21on ne doit pas taxer
00:16:22monsieur et madame tout le monde
00:16:23on a entendu les gilets jaunes
00:16:25il y a peut-être des gilets jaunes
00:16:26qui vont se remettre dans la rue bientôt
00:16:27ce n'est pas à monsieur et madame tout le monde
00:16:29de payer
00:16:29ce n'est pas au PME
00:16:30par contre
00:16:31les bénéfices des grandes entreprises
00:16:32ou les marchés financiers
00:16:34qui sont à des niveaux jamais vus
00:16:35peuvent être taxés
00:16:36on est bien d'accord
00:16:36comment se fabrique
00:16:38la facture française
00:16:38Annika ?
00:16:39et bien pour fabriquer
00:16:40la facture française
00:16:40on parle de ce que
00:16:42bien sûr
00:16:42on parle de ce que
00:16:45pour financer ces dépenses
00:16:47il y a plusieurs recettes
00:16:47donc les droits de douane
00:16:48les contributions calculées
00:16:49sur la TVA
00:16:50et sur les emballages plastiques
00:16:52non recyclés
00:16:53puis ce qui reste à payer
00:16:55est réparti entre les états
00:16:56en fonction du poids
00:16:57de leur économie
00:16:58à cela s'ajoutent des corrections
00:16:59les fameux rabais
00:17:00accordés à certains pays
00:17:01mais nous en reparlerons tout à l'heure
00:17:03avec ces règles
00:17:04la somme prévue pour la France
00:17:05atteint donc
00:17:0630 milliards
00:17:07900 millions d'euros
00:17:08en 2027
00:17:09ce versement
00:17:10est obligatoire
00:17:11la France a approuvé
00:17:12les règles
00:17:13qui permettent
00:17:14de le calculer
00:17:14donc cet argent
00:17:15finance des choses concrètes
00:17:17comme les aides aux agriculteurs
00:17:18des projets dans nos régions
00:17:19la recherche
00:17:20les échanges étudiants
00:17:21avec Erasmus
00:17:22une partie revient donc
00:17:24chez nous
00:17:25en 2024 par exemple
00:17:26la France a bénéficié
00:17:27de 16 milliards et demi
00:17:28de financement européen
00:17:29hors plan de relance
00:17:31dont 9 milliards
00:17:32400 millions
00:17:32pour l'agriculture
00:17:33alors attention aux dates
00:17:34ces retours
00:17:35concernent 2024
00:17:36et là
00:17:36les 30,9 milliards
00:17:38eux sont prévus
00:17:38pour 2027
00:17:40alors quels sont
00:17:40les autres pays
00:17:41qui retouchent
00:17:42un petit peu d'argent
00:17:43alors on a effectivement
00:17:445 pays
00:17:44qui ont négocié
00:17:45une réduction
00:17:46de leur contribution
00:17:47à l'Europe
00:17:48qui ?
00:17:49l'Allemagne
00:17:49les Pays-Bas
00:17:50l'Autriche
00:17:51la Suède
00:17:51et le Danemark
00:17:52la France participe
00:17:53donc dans ces
00:17:5430 milliards
00:17:55900 millions
00:17:56on participe
00:17:57au financement
00:17:57de leur rabais
00:17:58à eux
00:17:59sans bénéficier
00:18:00du même avantage
00:18:01alors pour comprendre
00:18:02pourquoi Paris
00:18:03l'a accepté
00:18:04il faut qu'on revienne
00:18:05à 2020
00:18:05le Covid
00:18:06met les économies
00:18:07à l'arrêt
00:18:07les Européens
00:18:08décident alors
00:18:09d'un plan de relance
00:18:10de 750 milliards
00:18:11d'euros
00:18:12de l'argent
00:18:13pour aider les pays
00:18:14à redémarrer
00:18:15et à investir
00:18:15la nouveauté
00:18:16c'est que l'Union
00:18:17Européenne
00:18:17emprunte en commun
00:18:18pour financer ce plan
00:18:19et cette empreinte
00:18:20devra ensuite
00:18:21être remboursée
00:18:22les fameux 4 pays
00:18:23d'Ifrugo
00:18:23Pays-Bas
00:18:24Autriche
00:18:24Suède
00:18:24Danemark
00:18:26pour obtenir leurs accords
00:18:27leurs rabais sont maintenus
00:18:28et même augmentés
00:18:29l'Allemagne
00:18:30elle conserve également
00:18:30sa réduction
00:18:31la France voulait obtenir
00:18:32cette relance commune
00:18:33et défendre les aides agricoles
00:18:34elle a accepté les compromis
00:18:35aujourd'hui voilà
00:18:36à ce qu'on paye
00:18:37Pierre Larouturou
00:18:37comment ça se fait
00:18:38qu'on n'ait pas obtenu
00:18:38comme les autres pays
00:18:39qu'on vient de citer
00:18:40une petite ristourne
00:18:42parce qu'on est quand même
00:18:42le premier contributeur
00:18:43je le répète
00:18:44le pays qui reçoit le plus
00:18:46le pays qui reçoit le plus
00:18:47c'est la France
00:18:48en particulier
00:18:49pour son agriculture
00:18:50mais pas seulement
00:18:50donc les 20 milliards en question
00:18:51fait qu'on n'avait pas le droit
00:18:52qui reçoit le plus
00:18:53et donc
00:18:54les autres pays
00:18:55il y en avait marre
00:18:56que ce soit toujours
00:18:56la France qui reçoive le plus
00:18:57donc c'était compliqué
00:18:58voilà
00:18:59mais encore une fois
00:19:00moi je pense qu'il faut
00:19:00continuer à construire l'Europe
00:19:02mais la changer
00:19:02une Europe plus démocratique
00:19:04une Europe qui protège
00:19:04le revenu des salariés
00:19:06et l'emploi industriel
00:19:07quand vous avez été
00:19:08vous êtes un spécialiste
00:19:09des questions agricoles
00:19:11on a vu les polémiques
00:19:12autour des traités internationaux
00:19:13notamment la Mercosur
00:19:14est-ce que si l'on rétablissait
00:19:15cette valeur fondamentale
00:19:16du traité de Rome
00:19:17en 57
00:19:18la préférence communautaire
00:19:20est-ce qu'on pourrait
00:19:21si on verrait jouer
00:19:22vraiment une préférence communautaire
00:19:23on se sert d'abord
00:19:24dans les économies
00:19:25des 27 états
00:19:26avant d'aller voir ailleurs
00:19:27s'il y a moins cher
00:19:28ou mieux
00:19:28est-ce que ça bouleverserait
00:19:30quand même la donne
00:19:30de l'équilibre budgétaire européen
00:19:33vraiment une vraie
00:19:34une vraie préférence communautaire
00:19:35le but du marché commun
00:19:36quoi l'essence du marché commun
00:19:37il faut protéger
00:19:39notre industrie
00:19:40c'est bien la concurrence
00:19:42vous êtes d'accord
00:19:43oui bien sûr
00:19:44la réponse est oui
00:19:44on ne peut pas importer
00:19:45de la viande
00:19:47avec des animaux
00:19:47qui ont bouffé
00:19:48des antibiotiques
00:19:49alors que chez nous
00:19:49on n'a pas le droit
00:19:50et c'est juste
00:19:51pour notre santé
00:19:52pour notre santé
00:19:54à nous tous
00:19:54et pour la santé économique
00:19:57vis-à-vis de la Chine
00:19:58est-ce que la préférence communautaire
00:19:59nous préserverait
00:20:00mais la Chine ne respecte
00:20:00aucune règle sociale
00:20:01non mais si on est imposé
00:20:02par la préférence communautaire
00:20:03oui il faut taxer
00:20:04je vous dis
00:20:05en 2005
00:20:06la première fois
00:20:06qu'on s'est vu
00:20:07Perico dans un débat
00:20:07avec Jean-François Kahn
00:20:08c'était la Chine
00:20:09déjà j'avais mes petits graphiques
00:20:10c'est plus compliqué
00:20:11à montrer à la radio
00:20:12mais déjà je montrais
00:20:12comment la Chine
00:20:13s'était foutue du monde
00:20:14et qu'elle avait signé
00:20:1522 conventions sociales
00:20:16qu'elle avait augmenté
00:20:17ses salaires
00:20:18par rapport au reste du monde
00:20:19pendant quelques années
00:20:20jusqu'à avoir le feu vert
00:20:21de Clinton
00:20:21pour entrer à l'OMC
00:20:22et à partir du moment
00:20:23où elle a eu
00:20:24dans l'organisation
00:20:25du commerce mondial
00:20:25et à partir du moment
00:20:26où elle a eu le feu vert
00:20:27de Clinton
00:20:27elle a baissé ses salaires
00:20:29mais moyennant quoi
00:20:29la Chine est dans une crise
00:20:30très grave en ce moment
00:20:31parce qu'à force
00:20:37sur le territoire chinois
00:20:38moins 28% en un an
00:20:39la bulle immobilière
00:20:41a éclaté
00:20:43il met des réussines
00:20:44le gouvernement
00:20:44passe son temps
00:20:44à mettre des réussines
00:20:45mais ça fait 6 ans
00:20:46que l'immobilier
00:20:47est en train de s'effondrer
00:20:48à feu doux
00:20:48tout lentement
00:20:49mais donc la Chine
00:20:50va très très mal
00:20:50en fait
00:20:51il y a des réussites
00:20:51technologiques impressionnantes
00:20:53il y a des réussites
00:20:54technologiques impressionnantes
00:20:55en Chine
00:20:56et on peut se demander
00:20:57pourquoi l'Europe
00:20:57n'est pas capable
00:20:58d'en faire autant
00:20:59alors qu'on a des ingénieurs
00:21:00des techniciens
00:21:00mais la Chine
00:21:01est un pays très très fragile
00:21:02parce que
00:21:03comme ils distribuent
00:21:04très très peu de salaire
00:21:05leur consommation intérieure
00:21:07ne démarre toujours pas
00:21:08et là les deux moteurs
00:21:09qui sont l'immobilier
00:21:10et l'industrie
00:21:11sont en train
00:21:11de se casser la figure
00:21:12c'est pour ça
00:21:12que la Chine
00:21:13est aussi agressive
00:21:14dans les exportations
00:21:15parce qu'elle se dit
00:21:16que pour sauver
00:21:16sa cohésion sociale
00:21:17il y a des millions
00:21:18de jeunes chinois
00:21:19qui sont au chômage
00:21:19et les dirigeants chinois
00:21:21se flippent
00:21:22de voir ces jeunes
00:21:22qui font la révolte
00:21:23c'est pour ça
00:21:25qu'il faut en même temps
00:21:26être très ferme
00:21:27et dire qu'on ne peut pas
00:21:27laisser notre industrie
00:21:29foutue en l'air
00:21:29par la concurrence chinoise
00:21:31qui ne respecte pas des règles
00:21:32et qu'en même temps
00:21:32il faut reparler
00:21:33de la question du temps de travail
00:21:34quand vous voyez l'arrivée
00:21:35de l'intelligence artificielle
00:21:36si on n'a plus de croissance
00:21:38on a déjà 7 millions de chômeurs
00:21:40aujourd'hui en France
00:21:407 millions d'hommes et de femmes
00:21:42inscrits à France Travail
00:21:43et avec l'arrivée
00:21:43de l'intelligence artificielle
00:21:45ça ne va pas s'améliorer
00:21:45donc quand le patron
00:21:46de OpenAI
00:21:47dit qu'il faut parler
00:21:48de la semaine de 32 heures
00:21:49sans baisse de salaire
00:21:50oui il faut qu'on soit capable
00:21:51de comprendre
00:21:51que la croissance
00:21:52ne reviendra jamais
00:21:53ni en Europe
00:21:54ni en Chine
00:21:55il faut éviter
00:21:56une destruction de l'industrie
00:21:57il faut se protéger
00:21:58mais il faut arrêter
00:21:59de croire qu'il y a un miracle
00:22:00avec la production industrielle
00:22:01conclusion Pierre Larouturou
00:22:02l'Europe est bien aujourd'hui
00:22:03l'Union Européenne
00:22:04est bien aujourd'hui
00:22:04la consécration
00:22:05d'un libéralisme
00:22:06une concurrence faussée
00:22:07et dénoyale
00:22:08oui mais il n'y a pas que ça
00:22:09et évitons
00:22:10il faut dire les problèmes
00:22:11mais il faut aussi éviter
00:22:12le catastrophisme
00:22:13notre balance des paiements
00:22:14est équilibrée
00:22:15à 0,3% près
00:22:17ok on a des problèmes
00:22:18ok on est dirigé
00:22:19par des couillons
00:22:20mais il y a des industriels
00:22:21qui se battent
00:22:22et malgré tout
00:22:23il y a des agriculteurs
00:22:24qui se battent
00:22:24il y a des secteurs
00:22:25qui sont quand même
00:22:28on a l'impression
00:22:28que tout est foutu
00:22:29or si on regarde
00:22:30les grandes masses
00:22:31on a une balance des paiements
00:22:32aussi grâce au tourisme
00:22:33on a gagné 80 milliards
00:22:34l'an dernier
00:22:35grâce au tourisme
00:22:36c'est notre gastronomie
00:22:38dont vous parlez si bien
00:22:38notre pays qui accueille
00:22:40donc globalement
00:22:41notre balance des paiements
00:22:42a un déficit ridicule
00:22:44de seulement 0,3%
00:22:45donc si on faisait
00:22:46des économies d'énergie
00:22:47et qu'on achetait moins de pétrole
00:22:48on aurait une balance des paiements
00:22:49à l'équilibre
00:22:50donc il ne faut pas se fouetter
00:22:51il y a des vrais problèmes
00:22:52on a une classe politique
00:22:54qui n'a aucun courage
00:22:56mais arrêtons de dire
00:22:57que tout est foutu
00:22:58sinon on n'y arrivera pas
00:22:59merci pour ce témoignage
00:23:00Pierre Laroturou
00:23:01précis, concis
00:23:02et pourtant courageux
00:23:04parce que vous dites
00:23:04des choses que tout le monde
00:23:05ne dit pas
00:23:06je pense qu'on sera
00:23:07à se revoir très bientôt
00:23:08sur Sud Radio
00:23:09merci d'avoir été avec nous
00:23:10merci
00:23:10la loi dite intégrale
00:23:11la loi dite intégrale
00:23:12contre les violences
00:23:12faites aux femmes
00:23:13a été adoptée
00:23:13en première lecture
00:23:14à l'Assemblée
00:23:15avec une protection
00:23:16prévue pour les victimes
00:23:17étrangère
00:23:18qui a disparu
00:23:18qui a disparu du texte
00:23:19à Aubagne
00:23:20un collégien de 14 ans
00:23:21a ouvert le feu
00:23:22sur son principal
00:23:22et une enseignante
00:23:23le parquet antiterroriste
00:23:25évoque une adhésion probable
00:23:26à la true crime community
00:23:28que sait-on
00:23:28de ces communautés numériques
00:23:29et puis Greta Thunberg
00:23:31qui s'est invitée en France
00:23:32elle était à Saint-Denis
00:23:34hier
00:23:34auprès des lycéens
00:23:35qui se mobilisaient
00:23:36c'est à suivre
00:23:37sur Sud Radio
00:23:38la France dans tous ses états
00:23:40les perles du jour
00:23:50voilà on entend
00:23:51les heurts
00:23:52les cris
00:23:53les mouvements
00:23:54les mouvements d'humeur
00:23:55de la jeunesse française
00:23:56dans ce grand mouvement lycéen
00:23:58alors justement
00:23:58petit pas polémique
00:23:59sur les chiffres
00:24:00mais est-ce que le mouvement
00:24:01est en train de se tasser
00:24:02les organisateurs parlent
00:24:04de 480 000 manifestants
00:24:06le ministère de l'Intérieur
00:24:07parle pour hier
00:24:08261 000
00:24:09sur les 3000
00:24:10les quelques lycées
00:24:11qui existent en France
00:24:12il y en avait 800
00:24:13de fermés le 6 octobre
00:24:14et il n'y en avait plus
00:24:14que 214 hier
00:24:16donc il y a un petit
00:24:17assement du mouvement
00:24:18mais c'est toujours comme ça
00:24:19dans les mouvements
00:24:20ça ne veut pas dire
00:24:21qu'il est éteint
00:24:22ça ne veut pas dire
00:24:23qu'il ne reprendra pas
00:24:24n'oublions pas que vendredi prochain
00:24:25ce seront les 17
00:24:26ce seront les débuts
00:24:27de vacances scolaires
00:24:28le tout est de savoir
00:24:29si dans ces lycéens
00:24:30et c'est le débat
00:24:31qui anime
00:24:32sur les médias
00:24:33sur les plateaux télé
00:24:34sur les ondes
00:24:35voilà
00:24:35qui sont les gens
00:24:36qui sont dans la rue
00:24:37est-ce que ce sont bien
00:24:38des lycéens motivés
00:24:40est-ce que des étudiants
00:24:41se sont joints à eux
00:24:41et puis parmi les gens
00:24:43qui font du désordre
00:24:43est-ce qu'il y a des casseurs
00:24:45des black blocs
00:24:46que font-ils
00:24:46sont-ils eux-mêmes
00:24:47j'allais dire
00:24:48issus du monde de l'éducation
00:24:49ou sont-ils uniquement venus
00:24:51des plus du bon lieu
00:24:51pour casser
00:24:53c'est la polémique
00:24:53qui anime
00:24:54et c'est là où les chiffres
00:24:55sont évidemment
00:24:55beaucoup plus compliqués
00:24:57à interpréter
00:24:57ce qui est sûr
00:24:58c'est que le mouvement
00:24:59est bien installé
00:25:00il est solide
00:25:02on entend des leaders
00:25:03aujourd'hui
00:25:03des jeunes qui apparaissent
00:25:04avec beaucoup d'élocutions
00:25:05beaucoup d'éloquence
00:25:06qui maîtrisent bien
00:25:07leurs sujets
00:25:08et puis à part ça
00:25:09on a aussi
00:25:09on les a entendus
00:25:10sur cette antenne
00:25:10des gens
00:25:11des jeunes
00:25:12qui n'ont pas toujours
00:25:13le vocabulaire approprié
00:25:14qui n'ont pas toujours
00:25:15le niveau
00:25:16même intellectuel
00:25:17lié à leur formation
00:25:18qui correspond
00:25:19voilà
00:25:19il y a une grande disparition
00:25:20aujourd'hui
00:25:21une grande disparité
00:25:21aujourd'hui dans la jeunesse française
00:25:23et effectivement
00:25:24les chiffres
00:25:25ne suffisent pas
00:25:26à eux-mêmes
00:25:26à expliquer
00:25:27si ce mouvement
00:25:28est un vrai mouvement social
00:25:29d'exaspération
00:25:30consécutif
00:25:30à un désespoir
00:25:31une fracture sociale
00:25:32et une situation
00:25:33explicative
00:25:34absolument calamiteuse
00:25:35ou si c'est juste
00:25:36un petit mouvement d'humeur
00:25:37organisé par un parti politique
00:25:39pour créer
00:25:39une tension politique
00:25:41dans ce pays
00:25:41la suite le dira
00:25:42on verra bien
00:25:43donc il y a le 17 octobre
00:25:44qui est là
00:25:44est-ce qu'il y aura
00:25:45vraiment un mouvement social
00:25:46nous parions hier
00:25:47avec Alissa
00:25:47de savoir
00:25:47est-ce que ça sera
00:25:48le grand soir
00:25:49ou est-ce que ce sera
00:25:50jugulé
00:25:50est-ce que les syndicats
00:25:51et les partis politiques
00:25:53de gauche
00:25:53vont s'associer
00:25:54pour amplifier le phénomène
00:25:55ou est-ce qu'au contraire
00:25:56ils vont prendre distance
00:25:57dans la mesure
00:25:58où ils ne voudraient pas
00:25:59être confondus
00:25:59avec ceux qui utilisent
00:26:01la violence
00:26:01pour exprimer des idées
00:26:02dans une république
00:26:03qui a aujourd'hui besoin
00:26:04plutôt de cohésion
00:26:05et d'accalmie
00:26:06même si les problèmes
00:26:07sont réels
00:26:12Greta Thunberg
00:26:13est venue en France
00:26:14alors on pensait
00:26:14qu'elle venait
00:26:15vraiment pour soutenir
00:26:16les lycéens
00:26:17sur un plan éducatif
00:26:18en fait elle est venue
00:26:18pour dénoncer
00:26:19les exactions policières
00:26:20en fait on ne sait pas trop
00:26:21Greta Thunberg
00:26:22effectivement
00:26:23on va dire
00:26:23que c'est le renfort
00:26:24international
00:26:25l'invité surprise
00:26:26de ce qui se passe
00:26:27chez nous
00:26:28depuis presque un mois
00:26:29maintenant
00:26:30hier matin
00:26:31la militante suédoise
00:26:32de 23 ans
00:26:33a déclaré
00:26:33venir soutenir
00:26:34les jeunes
00:26:35devant le lycée
00:26:36Paul-Éluard
00:26:36à Saint-Denis
00:26:37alors bon
00:26:38je vous rappelle
00:26:38que nos étudiants
00:26:40que nos lycéens
00:26:40réclamaient
00:26:41à l'origine
00:26:42plus de moyens
00:26:43à l'école
00:26:44depuis ça dégénère
00:26:45un petit peu
00:26:46et notre
00:26:47Greta Thunberg
00:26:48internationale
00:26:49explique que
00:26:50le monde entier
00:26:51regarde avec admiration
00:26:52la mobilisation
00:26:53de notre jeunesse
00:26:54elle relie ce mouvement
00:26:55à d'autres contestations
00:26:57internationales
00:26:57selon elle
00:26:58malgré des revendications
00:26:59locales différentes
00:27:01ces mouvements
00:27:01combattent le même système
00:27:03on s'interroge
00:27:04on se souvient
00:27:05qu'en 2018
00:27:06Greta avait quand même
00:27:06commencé son combat
00:27:07pour le climat
00:27:08par une grève scolaire
00:27:09d'ailleurs devant
00:27:10le parlement suédois
00:27:11elle avait alors 15 ans
00:27:12dans la foulée
00:27:13de son succès médiatique
00:27:14il y a une fondation
00:27:15qui a vu le jour
00:27:16c'est cette fondation
00:27:17d'ailleurs
00:27:17qui finance sa présence
00:27:19sur les événements
00:27:19choisis
00:27:20sa participation
00:27:21à plusieurs mobilisations
00:27:23étrangères
00:27:23et documentées
00:27:24notamment sur le climat
00:27:25Gaza
00:27:25les élections géorgiennes
00:27:27et puis bon
00:27:28à côté
00:27:28financement
00:27:29sa fondation publie
00:27:30ses ressources
00:27:31et ses dons
00:27:32c'est assez transparent
00:27:33ceci étant dit
00:27:34on s'interroge
00:27:35de sa présence
00:27:36ici et maintenant
00:27:37sur la mobilisation
00:27:39lycéenne
00:27:40elle vient mettre
00:27:40on va dire
00:27:41un petit peu de l'huile
00:27:41sur le feu
00:27:42j'ai tendance à penser
00:27:43que lorsque Greta Thunberg
00:27:45vient soutenir une cause
00:27:46c'est pas forcément
00:27:47toujours bon
00:27:48pour cette cause
00:27:49nous verrons
00:27:49on verra la suite
00:27:53alors Perico
00:27:53tout de suite
00:27:54on va reparler
00:27:56de ce jeune
00:27:57qui a tiré
00:27:58sur son proviseur
00:27:59et sur son enseignante
00:28:00oui
00:28:01je ne sais pas
00:28:02si on a le son
00:28:02des mamans
00:28:04à Aubagne
00:28:04qu'on a essayé de chercher
00:28:05je les ai vues hier
00:28:06elles étaient
00:28:07on avait une population
00:28:08des gens d'Aubagne
00:28:09des mères de famille
00:28:09indignées
00:28:10par le fait
00:28:11qu'aujourd'hui
00:28:12dans un lycée français
00:28:13dans les bouffes du Rôle
00:28:14en Provence
00:28:15près de Marseille
00:28:16un jeune homme
00:28:17prend un fusil de chasse
00:28:18et tire sur un principal
00:28:19et sur une enseignante
00:28:20pour quelque part
00:28:21régler un compte
00:28:22ou un litige
00:28:23qu'il a eu
00:28:24ou une déception
00:28:24et évidemment
00:28:26le parquet
00:28:27s'en est saisi
00:28:28la police judiciaire
00:28:29évidemment
00:28:29est en train d'examiner
00:28:30fait une enquête
00:28:31très pointue
00:28:31et on découvre
00:28:32que ce jeune adolescent
00:28:33de 14 ans
00:28:34est lié
00:28:35sur les réseaux sociaux
00:28:36à un organisme
00:28:37qui s'appelle
00:28:37True Crime Communion
00:28:38qui est en fait
00:28:40un réseau
00:28:40qui prône évidemment
00:28:42l'extrême violence
00:28:42on est quasiment
00:28:43dans le nihilisme
00:28:44et là la justice
00:28:45essaie de savoir
00:28:46la police judiciaire
00:28:46est-ce que c'est un cas isolé
00:28:49est-ce que ces réseaux
00:28:50dont on sait
00:28:50qu'il y a des ramifications
00:28:51dans d'autres pays
00:28:52est-ce que c'est une collusion
00:28:56j'allais dire
00:28:58de fauteurs de troubles
00:28:59qui organisent
00:29:00qui influencent la jeunesse
00:29:02pour les pousser
00:29:03à de la bêtise
00:29:03est-ce que le gamin
00:29:05le gamin de 14 ans
00:29:06d'Aubagne
00:29:06est-ce qu'il est victime
00:29:07de ça
00:29:08ou est-ce que c'est un cas isolé
00:29:09c'est un vrai problème
00:29:10parce qu'on voit
00:29:11une telle aujourd'hui
00:29:12profusion d'actes de violence
00:29:14sur les propos
00:29:15sur les actes
00:29:16sur les gestes
00:29:17alors on ne va pas dire
00:29:17que tout ça est prévidité organisée
00:29:19on n'est pas dans le complotisme
00:29:20et pour autant
00:29:20à un moment donné
00:29:21on est obligé
00:29:22de se poser la question
00:29:22et là quand on voit
00:29:23ce fusil de chasse
00:29:24le gamin qui tire
00:29:25dans ce lycée d'Aubagne
00:29:26la canale
00:29:27un coup de fusil
00:29:28sur son prof
00:29:28et on voit ensuite
00:29:29qu'il était un peu influencé
00:29:30par un réseau social
00:29:31on commence évidemment
00:29:32à s'inquiéter
00:29:32ça nous rappelle
00:29:33ce qui se passe aux Etats-Unis
00:29:34avec les tueries de masse
00:29:36alors il y avait un cas
00:29:37qui était similaire
00:29:38c'était dans Nevada
00:29:39il y avait eu 23 morts
00:29:40et c'était le même organisme
00:29:41qui avait poussé
00:29:43ce jeune homme
00:29:43alors là-bas
00:29:44les armes sont en vente libre
00:29:46n'importe qui peut être armé
00:29:47y compris les armes de guerre
00:29:48on n'en est pas là en France
00:29:50je pense que
00:29:51la législation est déjà
00:29:52assez exigeante en France
00:29:53sur les armes
00:29:54de chasse détenues
00:29:55et elles ont été confisquées
00:29:56pour la plupart
00:29:57à ceux qui n'avaient pas
00:29:58de permis de port d'armes
00:30:00je pense que
00:30:01les pouvoirs publics
00:30:02devraient regarder ça
00:30:03de plus près
00:30:03parce que le drame
00:30:04c'est que souvent
00:30:04une situation
00:30:05un drame de ce genre
00:30:06peut en engendrer un autre
00:30:07ça donne des idées
00:30:08à d'autres gamins
00:30:09pourvu que ça s'arrête là
00:30:10et que Obaïne soit
00:30:10le dernier cas
00:30:11du genre
00:30:12avant longtemps
00:30:14Anissa
00:30:15les députés
00:30:16ont finalement voté
00:30:17à l'unanimité
00:30:18vous faisiez allusion
00:30:19hier justement
00:30:20à un amendement du RN
00:30:22qui avait été repris
00:30:22par le bloc central
00:30:23et bien aujourd'hui
00:30:24c'est très clair
00:30:24sur justement
00:30:25les sévices
00:30:26sur les femmes
00:30:27et bien
00:30:27l'Assemblée nationale
00:30:28la représentation nationale
00:30:31a voté
00:30:32à l'unanimité
00:30:32cette loi
00:30:33qui fait la cohérence
00:30:34c'est ça
00:30:34503 voix pour
00:30:36aucune contre
00:30:37et 67 abstentions
00:30:38effectivement
00:30:38hier
00:30:39l'Assemblée nationale
00:30:40a adopté en première lecture
00:30:41la proposition
00:30:42de loi dite intégrale
00:30:43contre les violences
00:30:44sexuelles et sexistes
00:30:46le texte prévoit
00:30:47des enquêtes plus encadrées
00:30:48une police
00:30:48et une justice spécialisée
00:30:50et il y a cet article 62
00:30:51qui renforçait
00:30:52la protection
00:30:53contre les OQTF
00:30:54et l'accès au séjour
00:30:56des victimes étrangères
00:30:57qui a disparu
00:30:58sa suppression
00:30:58a été votée vendredi
00:30:59par 121 voix
00:31:00contre 77
00:31:01sur des amendements
00:31:03du rassemblement national
00:31:04de la droite
00:31:05et du bloc central
00:31:06comme vous venez de le dire
00:31:07avec le soutien
00:31:08du gouvernement
00:31:09les chiffres montrent pourtant
00:31:10les difficultés
00:31:11à dénoncer ces violences
00:31:12277 000 femmes
00:31:13je fais un aparté quand même
00:31:14majeures
00:31:15auraient subi un viol
00:31:16une tentative de viol
00:31:18ou une agression sexuelle
00:31:19en 2023
00:31:20selon les estimations officielles
00:31:22et seuls 7%
00:31:23déclarent avoir porté plainte
00:31:24toute nationalité confondue
00:31:25concernant les étrangères
00:31:27en 2023
00:31:28elle représentait
00:31:28environ 22%
00:31:29des fiches de femmes
00:31:30victimes de violences conjugales
00:31:31étudiées
00:31:32au 39-19
00:31:33lorsque la nationalité
00:31:35était renseignée
00:31:36et puis la CIMAD
00:31:37indique que
00:31:38près de 70%
00:31:39des femmes reçues
00:31:40dans ces permanences
00:31:40spécialisées
00:31:41risquent de perdre
00:31:42leur titre de séjour
00:31:43lorsqu'elles quittent
00:31:44un conjoint violent
00:31:45bon le texte
00:31:47doit maintenant
00:31:47passer au Sénat
00:31:48mais c'est vrai
00:31:49que la question
00:31:50en tant que femme
00:31:51si vous voulez
00:31:51qui se pose
00:31:52c'est la protection
00:31:53maintenant
00:31:54va tenir peut-être
00:31:56au fait
00:31:57d'avoir la peur
00:31:59de perdre
00:31:59ses papiers
00:32:00et donc peut-être
00:32:00que certaines femmes
00:32:01risquent de
00:32:02voilà
00:32:02de perdre la vie
00:32:03sous des coups
00:32:04ceci étant dit
00:32:05soyons clairs
00:32:06voilà la loi
00:32:07est passée
00:32:07en tout cas
00:32:08la preuve que
00:32:09quand il y a une juste cause
00:32:10et un grand enjeu national
00:32:12la classe politique
00:32:13c'est être digne
00:32:13et que la république
00:32:14là avec ce vote
00:32:15à l'unanimité
00:32:16a été à la hauteur
00:32:17de l'enjeu
00:32:19à suivre
00:32:20dans quelques instants
00:32:21sur Sud Radio
00:32:22le célèbre
00:32:22le célèbre
00:32:23l'unique
00:32:23André Bercoff
00:32:24de quoi va-t-il nous parler
00:32:25alors écoutez
00:32:26il va revenir
00:32:27sur la France coloniale
00:32:29et il va parler
00:32:30de flagellation
00:32:30c'est à suivre
00:32:31sur Sud Radio
00:32:34midi 14h
00:32:34Sud Radio
00:32:36la France
00:32:37dans tous ses états
00:32:38vous êtes bien sur Sud Radio
00:32:39il est 2h46
00:32:40et vous allez entendre
00:32:41la voix d'André Bercoff
00:32:42qui va nous parler
00:32:43flagellation
00:32:43est-ce qu'il y a
00:32:44une repentance
00:32:44à avoir
00:32:45par rapport au passé
00:32:47colonial de la France
00:32:47écoutez-lu
00:32:48André Bercoff
00:32:49a toujours des propos pertinents
00:32:50ici Sud Radio
00:32:53les français
00:32:55parlent au français
00:32:56les carottes
00:32:58sont cuites
00:32:59Sud Radio
00:33:00Bercoff
00:33:00dans tous ses états
00:33:02il faut toujours
00:33:03écouter
00:33:04ou relire
00:33:05Jean Cocteau
00:33:06qui a dit un jour
00:33:08la bêtise
00:33:09s'est mise à penser
00:33:10ah non non non
00:33:11la bêtise
00:33:12aujourd'hui
00:33:12dans certains écrans
00:33:13de télévision
00:33:14a remplacé
00:33:15la pensée
00:33:16témoin
00:33:18sur BFM
00:33:19grand débat
00:33:21BFM n'est pas responsable
00:33:23évidemment
00:33:23tous les propos
00:33:24qui se tiennent
00:33:25ça n'a rien à voir
00:33:26mais c'est très intéressant
00:33:27donc sur les lycéens
00:33:28sur tout le problème
00:33:29il y avait
00:33:29des
00:33:30des
00:33:31des
00:33:33syndicalistes
00:33:33des jeunes
00:33:34des gens de l'Uni
00:33:35des gens
00:33:36d'autres syndicalistes
00:33:37étudiants
00:33:38un certain
00:33:39Kevin
00:33:40etc
00:33:40et à un moment donné
00:33:42ça discutait
00:33:43de quelque chose
00:33:44et écoutez bien
00:33:45parce que tout
00:33:46est mis
00:33:47d'un certain
00:33:48miroir
00:33:49de cette France
00:33:50je ne dirais pas
00:33:50coupé en deux
00:33:51ou coupé en quatre
00:33:52en tout cas
00:33:53de cette France
00:33:55morcelée
00:33:56et pas morcelée
00:33:58superficiellement
00:33:59écoutez
00:33:59la France a une histoire
00:34:00coloniale qu'il faut assumer
00:34:02ça ne dérange pas
00:34:02qu'on envoie 35 millions d'euros
00:34:04en Côte d'Ivoire
00:34:04alors qu'on souffre
00:34:05dans les lycées
00:34:06alors que les soignants
00:34:06n'ont pas d'argent
00:34:07que les profs
00:34:08toi tu penses que les Ivoiriens
00:34:09c'est le problème
00:34:09de ton éducation
00:34:10c'est de la faute des Ivoiriens
00:34:11c'est pas de la faute des Ivoiriens
00:34:13non j'ai dit qu'il faut prioriser
00:34:14aujourd'hui il y a les soignants
00:34:15il y a les lycéens
00:34:17il y a les agriculteurs
00:34:18on a du pétrole en France
00:34:19c'est quoi le rapport ?
00:34:20on paye les richesses
00:34:21des autres pays
00:34:22bah oui mais
00:34:22ce discours là
00:34:23il faut assumer
00:34:23moi je veux bien
00:34:24que c'est ce discours là
00:34:25mais assume le
00:34:25d'où vient Total
00:34:26d'où vient notre pétrole
00:34:27la France a un passé colonial
00:34:28qu'il faut assumer aujourd'hui
00:34:29voilà
00:34:30tout est dit
00:34:30c'est très intéressant
00:34:32d'un côté
00:34:33on voit très très bien
00:34:34ce qui se passe
00:34:35la France a un passé colonial
00:34:36donc il faut culpabiliser
00:34:40quand ?
00:34:41jusqu'à quand ?
00:34:42ah bah jusqu'à 2050
00:34:452100
00:34:46ou plus
00:34:47si affinités
00:34:48la France a pillé
00:34:50vous voyez
00:34:50pillé le pétrole
00:34:51pillé les richesses
00:34:52donc elle doit payer
00:34:54donc
00:34:54mais attendez
00:34:55les gouvernants
00:34:57pour ne parler que de cela
00:34:58les gouvernements
00:35:00ou certains gouvernants
00:35:01d'Afrique, d'Asie
00:35:02ou d'Algérie
00:35:02ou d'ailleurs
00:35:03qui payent
00:35:05leur propre peuple
00:35:06et pour les mettre
00:35:07dans des banques
00:35:08et dans des bons comptes
00:35:09en Suisse
00:35:09au Panama
00:35:10ou dans les îles
00:35:11alléoutiennes
00:35:12ceux-là
00:35:12ah non non
00:35:12on n'en parle pas
00:35:13non non non non
00:35:14il y a un pays
00:35:15qui doit payer
00:35:16parce qu'il est occidental
00:35:18parce qu'il a colonisé
00:35:20et bien sûr
00:35:20qu'il a colonisé
00:35:21mais il doit payer
00:35:22pour l'éternité
00:35:23voilà
00:35:24et quand
00:35:25le jeune
00:35:28qui dit
00:35:28mais écoutez
00:35:29il faudrait peut-être
00:35:29prioriser
00:35:30quoi prioriser
00:35:31mais oui
00:35:32peut-être
00:35:32on donne aux Ivoiriens
00:35:34on a vu ce que donnaient
00:35:35les milliards
00:35:36de l'agence française
00:35:36de développement
00:35:37on donne à tel
00:35:38on a donné aux Chinois
00:35:40pendant des années
00:35:41des millions
00:35:43aux Chinois
00:35:44pour leur aide
00:35:45au développement
00:35:46pour leur développement
00:35:46bien sûr
00:35:47et bien
00:35:48et bien
00:35:49il faut qu'on paye
00:35:49nous on est là
00:35:50pour payer
00:35:51vous comprenez
00:35:51vous avez tout payé
00:35:53vous avez tout donné
00:35:54alors quoi les Ivoiriens
00:35:55c'est la faute aux Ivoiriens
00:35:56bien sûr que c'est pas
00:35:57la faute aux Ivoiriens
00:35:59mais est-ce qu'on peut poser
00:36:00quelques questions
00:36:01sur le pouvoir
00:36:02et le gouvernement
00:36:03des Ivoiriens
00:36:05pardon
00:36:05est-ce qu'on peut poser
00:36:07un petit problème
00:36:08sur ces pouvoirs
00:36:11ces élites
00:36:11qui pillent leur propre peuple
00:36:13ah non
00:36:13pour ces braves syndicalistes
00:36:15qui sont là
00:36:16sur le plateau
00:36:17de BFM TV
00:36:18et bien
00:36:19il n'y a aucun problème
00:36:20non non non
00:36:20vous êtes là
00:36:21pour payer
00:36:22vous êtes responsable
00:36:23pour l'éternité
00:36:24vous êtes coupable
00:36:25pour l'éternité
00:36:26le reste
00:36:27ça n'a pas d'importance
00:36:28c'est à vous
00:36:29de payer
00:36:29voilà
00:36:30de Greta Thunberg
00:36:31à ces braves syndicalistes
00:36:34de plateau
00:36:36et bien
00:36:37vous êtes là
00:36:37pour payer
00:36:38ah mais
00:36:39dites-nous
00:36:39et qu'est-ce qu'on fait
00:36:40pour nos soignants
00:36:41pour justement
00:36:42notre éducation nationale
00:36:44pour nos lycées
00:36:44ah ça c'est autre chose
00:36:45ça c'est autre chose
00:36:46et bien il faut faire payer
00:36:47les ultra riches
00:36:48très bien
00:36:49les ultra riches
00:36:49on va les faire payer
00:36:50mais eux ont les moyens
00:36:51de partir
00:36:52un peu partout
00:36:53à l'étranger
00:36:53et qui restera
00:36:54et bien il restera
00:36:55effectivement
00:36:56les gens qui n'auront plus
00:36:58que la peau sur les os
00:36:59mais qui paieront
00:37:00voilà le programme
00:37:02voilà le miroir
00:37:04de cette France
00:37:05qui est en train
00:37:06de partir
00:37:08pour l'élection présidentielle
00:37:09quelles élections
00:37:10quelles présidences
00:37:11encore faut-il qu'il y ait un état
00:37:13encore faut-il qu'il y ait un chef
00:37:15encore faut-il qu'il y ait un visionnaire
00:37:18merci
00:37:18à demain
00:37:21voilà vous venez d'entendre
00:37:22André Bercoff
00:37:23il serait
00:37:24il serait heureux
00:37:25il serait urgent
00:37:25que l'on remette
00:37:26sur la table
00:37:27dans le monde
00:37:28de l'enseignement
00:37:28et de l'éducation
00:37:29certaines données
00:37:30certains chiffres
00:37:31là toutes les idées
00:37:32sont respectables
00:37:33voilà
00:37:34mais quand on sort
00:37:35des chiffres
00:37:35est-ce qu'on pille
00:37:36est-ce qu'on pille pas
00:37:36c'est bien de rappeler
00:37:37les faits
00:37:37comme vient de le faire
00:37:38André Bercoff
00:37:38nous avons Sandra
00:37:39qui nous appelle
00:37:41de Chaland
00:37:42en Vendée
00:37:43Chaland qui est connu
00:37:43surtout pour ses canards
00:37:44qui sont absolument sublimes
00:37:46et ses poules
00:37:46qui font des oeufs rouges
00:37:47mais je pense Sandra
00:37:48que ce n'est pas pour ça
00:37:49que vous m'appelez
00:37:49vous êtes interpellée
00:37:50par la chronique
00:37:52d'André Bercoff
00:37:53merci pour la publicité
00:37:54pour nos éleveurs
00:37:56en tout cas
00:37:56qui le méritent
00:37:57qui le méritent bien
00:37:58qui le méritent bien
00:37:58exactement
00:37:59oui non non
00:38:00j'ai écouté
00:38:02monsieur Bercoff
00:38:03avec beaucoup d'intérêt
00:38:04et je vous avoue
00:38:05qu'il n'y a pas
00:38:05un seul point
00:38:06sur lequel
00:38:06je suis en désaccord
00:38:09parce qu'en fait
00:38:09cette pancarte
00:38:10de la culpabilisation
00:38:12et du racisme
00:38:13systématique
00:38:14ça rompt
00:38:15toute communication
00:38:16en fait
00:38:16on ne peut pas parler
00:38:17tout de suite
00:38:18quand on est
00:38:19dans cette posture là
00:38:21et je suis assez d'accord
00:38:22j'avais commencé à noter
00:38:23puis il l'a dit
00:38:24ces pays sont dirigés
00:38:26par des dirigeants
00:38:27peu préoccupés
00:38:29de leur population
00:38:31très peu préoccupés
00:38:32et qui effectivement
00:38:33je pense
00:38:34vivent bien
00:38:35des aides
00:38:36de l'agence française
00:38:37du développement
00:38:38entre autres
00:38:38alors ça ne veut pas dire
00:38:40qu'il faut oublier
00:38:40notre passé
00:38:41parce qu'en fait
00:38:42on est construit comme ça
00:38:43l'être humain
00:38:43construit de son histoire
00:38:45donc ça fait partie
00:38:47de notre histoire
00:38:47comme la France
00:38:49qui a collaboré
00:38:50pendant la guerre
00:38:5139-45
00:38:52ça fait partie
00:38:53de notre histoire
00:38:54mais maintenant
00:38:55on ne va pas porter
00:38:56la culpabilité
00:38:57éternellement
00:38:57dans le sens où
00:38:58moi on a des enfants
00:39:00qui ont autour
00:39:01de 24-25 ans
00:39:02mais qu'est-ce que
00:39:03vous voulez
00:39:03qu'ils se sentent
00:39:04responsables
00:39:05de ce qui s'est passé
00:39:06il y a des dizaines
00:39:08et des dizaines d'années
00:39:09est-ce que Sandra
00:39:10la répentance
00:39:11doit-elle être héréditaire
00:39:12on hérite de la répentance
00:39:13des générations présentes
00:39:15on peut remonter à loin
00:39:16on peut reprocher
00:39:17aux Romains
00:39:18de nos Italiens
00:39:19nous avoir battus
00:39:20à Alésia aussi
00:39:21pendant qu'on y est
00:39:22alors moi je suis pour
00:39:24que l'histoire soit
00:39:26apprise dans son entièreté
00:39:27c'est-à-dire que ça fait partie
00:39:28de notre histoire
00:39:29il n'y a pas à le nier
00:39:31voilà
00:39:31c'est une réalité
00:39:32il y a eu
00:39:33une époque colonialisme
00:39:35et on a commis
00:39:36et on a commis
00:39:37des crimes de guerre
00:39:38il faut le reconnaître
00:39:39mais en même temps
00:39:40beaucoup de ressortissants
00:39:41de ces pays
00:39:41avouent que
00:39:42ce qu'on appelle
00:39:43la colonisation française
00:39:44qui était une vraie
00:39:45colonisation de population
00:39:46elle a aussi apporté
00:39:48et d'ailleurs
00:39:49le drame c'est que
00:39:50les anglais ont fait
00:39:50une colonisation territoriale
00:39:52où ils n'apportaient rien
00:39:52ils laissaient les populations
00:39:54vivre de leur côté
00:39:54et vivaient entre eux
00:39:55voilà
00:39:55c'était juste
00:39:56une exploitation économique
00:39:57la France
00:39:58bon gré mal gré
00:39:59a toujours apporté
00:40:01essayé d'apporter
00:40:02cet universalisme
00:40:03ces valeurs de la république
00:40:04ces valeurs de la révolution
00:40:05elle a essayé
00:40:06de les transmettre
00:40:06quelquefois
00:40:07ça a marché
00:40:07ça a bien fonctionné
00:40:08et il y a des pays
00:40:09qui s'enflattent
00:40:10et quelquefois
00:40:11ça a été mal compris
00:40:11ou mal appliqué
00:40:12et il y a des pays
00:40:13et des populations
00:40:14qui ont du ressentiment
00:40:14et c'est vrai
00:40:15qu'on peut pas faire un bloc
00:40:16bien sûr
00:40:17si je peux rajouter
00:40:17quelque chose
00:40:18en fait
00:40:19c'est le reflet
00:40:20de la France
00:40:20alors il parlait
00:40:21morceler
00:40:22mais cliver
00:40:22moi je dis
00:40:24manipuler
00:40:25ces jeunes cerveaux
00:40:27et parfois moins jeunes
00:40:28d'ailleurs
00:40:29qui sont remontés
00:40:31les uns
00:40:32contre les autres
00:40:32et en fait
00:40:33moi je pense
00:40:33qu'il y a une entièreté
00:40:34c'est à dire que
00:40:35ça fait partie
00:40:35de notre histoire
00:40:37maintenant on a fait aussi
00:40:38je pense qu'on a largement
00:40:40collaboré
00:40:40on a largement accepté
00:40:43d'admettre
00:40:44que l'Algérie
00:40:45et les Algériens
00:40:46qui sont en France
00:40:47ont été plutôt
00:40:48très bien traités
00:40:49alors plus ou moins
00:40:50au début
00:40:50mais en tout cas
00:40:51ils ont des avantages
00:40:53que non pas forcément
00:40:53voilà pas tous tout le temps
00:40:55mais dans l'ensemble
00:40:55oui
00:40:56et puis aujourd'hui
00:40:57Sandra
00:40:58nous continuons à piller
00:41:00on voit bien le nombre
00:41:00de médecins
00:41:01qui seraient plus désirables
00:41:02dans leur pays d'origine
00:41:03que ce soit dans les pays
00:41:05et qui sont en France
00:41:06alors qu'ils manquent cruellement
00:41:07à leur population
00:41:08donc voyez le dossier
00:41:10n'est pas clos
00:41:10merci Sandra
00:41:11pour votre témoignage
00:41:12pertinent et courageux
00:41:14à la fois
00:41:14nous avons Baptiste
00:41:15qui nous appelle
00:41:16de Boulogne-Biancourt
00:41:17bonjour Baptiste
00:41:19bonjour
00:41:20vous m'en entendez bien
00:41:21on vous entend très bien
00:41:22vous avez écouté André Bercoff
00:41:24oui j'ai écouté André Bercoff
00:41:26que vous inspire
00:41:27André Bercoff
00:41:28que vous inspire
00:41:30tes propos
00:41:32franchement
00:41:32nous faire réagir
00:41:33sur ce délire
00:41:36d'André Bercoff
00:41:37je vais le faire
00:41:39parce que je suis
00:41:39ah bah
00:41:40vous êtes à pour ça
00:41:41ici c'est le pas long vrai
00:41:42j'ai quelques questions à poser
00:41:43dites ce que vous avez sur le coeur
00:41:44au contraire
00:41:44je vous en prie
00:41:46moi j'ai quelques questions
00:41:47puisqu'il semble avoir
00:41:48beaucoup d'arguments
00:41:49qui selon vous
00:41:50sont très pertinents
00:41:51mais j'ai une question
00:41:52par exemple
00:41:52tous ces dirigeants africains
00:41:54par exemple
00:41:54qui seraient corrompus
00:41:55et qui détourneraient
00:41:56les milliards
00:41:57de l'AFD
00:41:58etc etc
00:41:59qu'est-ce qui se passe
00:42:00généralement
00:42:01quand dans ces pays là
00:42:04un homme politique
00:42:05est élu par le peuple
00:42:06et il semble ne pas convenir
00:42:07aux intérêts de la France
00:42:09qu'il se passe
00:42:09on le tue
00:42:10c'est le capitaine Sankara
00:42:11d'accord
00:42:11en Burkina Faso
00:42:12il a été éliminé
00:42:13il semblait bien
00:42:13il semblait bien
00:42:14donc ça c'est un premier argument
00:42:15c'est de dire
00:42:16bah oui mais du coup
00:42:17leurs dirigeants sont corrompus
00:42:18mais quand leurs dirigeants
00:42:20non corrompus
00:42:22ne vont pas
00:42:23dans le sens des intérêts
00:42:24de la France
00:42:24on les tue
00:42:25j'ai un deuxième argument
00:42:26c'est vous me dites
00:42:27on ne va pas s'excuser
00:42:28indéfiniment
00:42:29on ne va pas se repentir
00:42:30indéfiniment
00:42:31mais peut-être
00:42:32qu'il faudrait aussi
00:42:33se demander
00:42:33si les pratiques coloniales
00:42:35ont cessé
00:42:36vous parliez de Total
00:42:36tout à l'heure
00:42:37on pourrait parler
00:42:38de Bolloré
00:42:38et de son activité portuaire
00:42:40là-bas
00:42:40et des mines
00:42:41et du pillage des ressources
00:42:43qui a toujours lieu
00:42:44donc moi je veux bien
00:42:45qu'on dise
00:42:45qu'on ne va pas
00:42:46qu'on ne va pas se repentir
00:42:48pendant des décennies
00:42:49de la colonisation
00:42:50mais est-ce qu'elle est vraiment
00:42:51terminée
00:42:52cette colonisation ?
00:42:53alors il y a une mondialisation économique
00:42:55qui ressemble quelquefois
00:42:56à la colonisation
00:42:57vous appelez ça comme ça
00:42:58vous
00:42:58elle n'est pas forcément française
00:43:03sauf qu'elle n'est pas spécifiquement française
00:43:06sauf qu'elle n'est pas spécifiquement française
00:43:08si elle n'est pas française
00:43:09on n'a pas besoin de la dénoncer
00:43:10voilà
00:43:11donc mais personne ne nie
00:43:12que le capitalisme international
00:43:14se comporte dans beaucoup de pays
00:43:15d'une façon coloniale
00:43:17mais on est dans une
00:43:18on est dans une mondialisation libérale
00:43:21c'est pas la faute de la France
00:43:23on ne va pas interdire à monsieur
00:43:25la France doit prendre sa part de responsabilité
00:43:27néanmoins
00:43:28bien sûr
00:43:29Vincent Bolloré
00:43:30dans ses activités portuaires en Afrique
00:43:32quand les villages ne sont pas d'accord
00:43:35avec son implantation
00:43:36ou quand il pollue des rivières
00:43:38ou des forêts
00:43:39pour son activité d'extractivisme
00:43:43il enjambe les populations
00:43:45pour ne pas dire autre chose
00:43:46parce que je ne vais pas non plus m'exposer
00:43:47à de la différence
00:43:48non
00:43:48non
00:43:49mais
00:43:49il a quand même un comportement
00:43:51qui est colonial
00:43:52on dit néocolonial
00:43:53parce qu'il faut bien lui donner un nom
00:43:55mais c'est du colonialisme
00:43:56de la pire espèce
00:43:58pardon de vous le dire
00:43:59pardon de vous le dire
00:44:00c'est une exploitation économique
00:44:03propre à une modernisation capitaliste
00:44:04non non mais là dessus
00:44:05je pense qu'il n'y a pas
00:44:06il n'y a pas un grand désact
00:44:07non je ne suis pas d'accord
00:44:07Perrico
00:44:07franchement je ne suis pas d'accord
00:44:08franchement on ne peut pas
00:44:11dire que le piège des ressources
00:44:12c'est le capitalisme
00:44:14ce n'est pas la volonté
00:44:15ce n'est pas la volonté
00:44:16ce n'est pas la volonté spécifique
00:44:17de la classe politique française
00:44:18il y a peut-être des élus
00:44:19et des gouvernants français
00:44:20qui ont participé
00:44:21à cette opération
00:44:22ce n'est pas l'unanimité
00:44:23de la classe politique française
00:44:24et ce n'est pas la volonté
00:44:25du peuple français
00:44:26il faut juste faire la fin des choses
00:44:27mais je vous conseille
00:44:28mais je vous conseille
00:44:30qu'il y a des mules
00:44:30dès lors que vous francissez
00:44:31le seuil de la multinationale
00:44:32vous vous exposez effectivement
00:44:34à avoir des comportements
00:44:35qui peuvent être pas conformes
00:44:36aux valeurs de la France
00:44:38ça je vous le conseille
00:44:38je suis d'accord avec vous
00:44:39et quant à notre retour
00:44:41sur le sujet
00:44:42qui était la colonisation
00:44:43et la repentance
00:44:44c'est juste dire une chose
00:44:45en fait
00:44:45si personne ne demande
00:44:47une repentance à vie
00:44:48mais en fait
00:44:49une bonne fois pour toutes
00:44:50il faudrait qu'on admette
00:44:52qu'on a
00:44:53et qu'on continue
00:44:54et qu'on continue
00:44:56à traiter l'Afrique
00:44:57comme un peu
00:44:58notre stock
00:44:59voilà
00:44:59notre succursale
00:45:00il faudrait le faire
00:45:01une bonne fois pour toutes
00:45:01avec une complicité
00:45:02que ce soit permanent
00:45:04avec la complicité
00:45:05d'une part
00:45:05de la classe politique africaine
00:45:06et vous êtes là aussi
00:45:07que nous avons mis en place
00:45:09que vous nous avez mis en place
00:45:10merci
00:45:10merci Baptiste
00:45:11pour votre remarque
00:45:13on est dans le débat
00:45:15et c'est sur Sud Radio
00:45:16et c'est normal
00:45:17que vous puissiez vous exprimer
00:45:18et je partage une partie
00:45:19de vos avis
00:45:19peut-être pas la totalité
00:45:20mais une grande partie
00:45:21merci d'avoir été à l'antenne
00:45:22Baptiste
00:45:22à très bientôt
00:45:23une rue qu'on évite
00:45:25une sortie à laquelle
00:45:26on renonce
00:45:26nos quartiers
00:45:27sont-ils devenus
00:45:28impossibles à partager
00:45:29c'est la question
00:45:30de notre face à face
00:45:31pour en parler
00:45:31nous recevons Eric Nolo
00:45:33auteur du livre
00:45:34le jour où je suis devenu
00:45:36au QTF
00:45:36aux éditions Fayard
00:45:38c'est à suivre
00:45:47vous êtes bien sûr
00:45:48Sud Radio
00:45:48il est 13h05
00:45:50en ce mercredi 15 octobre
00:45:512026
00:45:52et je reçois
00:45:53Anissa et moi
00:45:54recevons
00:45:54une personnalité
00:45:56désormais
00:45:57politique
00:45:58qu'est-ce qu'on peut dire
00:45:59est-ce que c'est un tribun
00:46:00c'est un tribun
00:46:01c'est un intellectuel
00:46:02c'est un journaliste
00:46:02on le connait à la télévision
00:46:04pour son franc-parler
00:46:06l'époque
00:46:07l'époque avec Ruquier
00:46:08avec Eric Zemmour
00:46:09on n'est pas couché
00:46:11vous avez compris
00:46:12que je reçois
00:46:12Eric Nolo
00:46:14qui nous habitue
00:46:15depuis quelques moments
00:46:15à taper du poing sur la table
00:46:17et quelquefois
00:46:17à nous tirer par la barbichette
00:46:18et là le titre
00:46:19de son ouvrage
00:46:20c'est le jour
00:46:21où je suis devenu au QTF
00:46:23quand j'ai reçu le livre
00:46:23j'ai relu
00:46:24deuxième fois quand même
00:46:25le jour où je suis devenu au QTF
00:46:27et quand vous lisez
00:46:28les livres
00:46:29merveilleusement escrit
00:46:30on le lit en un trait
00:46:31il y a un côté romance
00:46:33alors on sort traumatisé
00:46:34de cet ouvrage
00:46:36oui c'est le but
00:46:36voilà
00:46:37alors l'encre
00:46:37j'aime bien donner
00:46:38la caractère de l'encre
00:46:39là je l'ai appelé
00:46:40un pamphlet Molotov
00:46:42parce que je ne sais pas
00:46:43s'il y a que du vitriol
00:46:44ou s'il y a un acide
00:46:45un peu sulfurique à l'intérieur
00:46:46pour autant
00:46:47pour autant
00:46:48même s'il y a un peu
00:46:49de caricature
00:46:49et Nolo
00:46:50et l'alard
00:46:51de la provocation contrôlée
00:46:53il y a des scènes
00:46:54dans lesquelles
00:46:54on pourrait se retenir
00:46:56Eric Nolo
00:46:56merci d'être avec nous
00:46:57aujourd'hui
00:46:58sur Sud Radio
00:46:59merci de votre invitation
00:46:59le jour où je suis devenu
00:47:01au QTF
00:47:02chez Fayard
00:47:02le livre sort aujourd'hui
00:47:05la scène commence
00:47:06alors on est tranquillement
00:47:07dans un
00:47:08dans le métro
00:47:09vous dites un wagon
00:47:10mais c'est ça
00:47:10on est dans le métro
00:47:11donc on comprend
00:47:11qu'on est dans le métro
00:47:12parce qu'il y a des scènes
00:47:13où vous décrivez
00:47:13des personnages
00:47:14des attitudes
00:47:15voilà
00:47:15et puis à un moment donné
00:47:16ça se finit
00:47:17quelqu'un qui vous approche
00:47:18et ça se finit
00:47:18par un crachat à la gueule
00:47:19voilà
00:47:20un crachat en pleine gueule
00:47:21que vous vous prenez
00:47:21parce que vous êtes Eric Nolo
00:47:22il vous demande
00:47:23ce qui vous attendait
00:47:24vous le poursuivez
00:47:25et ben vous lui envoyez
00:47:27un mollard aussi
00:47:27à son tour
00:47:28un petit point rendu
00:47:29voilà
00:47:29mais cette scène
00:47:30vous dit
00:47:31je ne suis plus tout à fait
00:47:33dans la France
00:47:34à laquelle j'ai cru
00:47:35et que j'ai aimé
00:47:36d'abord
00:47:36c'est un franchissement
00:47:37d'abord c'est une expérience
00:47:38parce que peu de gens
00:47:39sont préparés
00:47:40à ce qu'on leur crache
00:47:40à la gueule dans le métro
00:47:41donc en fait
00:47:42ça a été une expérience
00:47:43parce que j'ai réagi
00:47:43de manière très inattendue
00:47:44pour moi
00:47:45en réalité
00:47:46et c'est ce qui avait
00:47:47commencé tragiquement
00:47:48c'est fini de manière
00:47:49assez drôle
00:47:49parce que le type
00:47:50n'a pas vu que je le poursuivais
00:47:51et quand je lui ai tapé
00:47:52sur l'épaule
00:47:52et qu'il s'est retourné
00:47:53c'est comme s'il avait vu
00:47:54Edmond Dantès
00:47:55revenir
00:47:56sous les traits du pont
00:47:57mais vous citez d'ailleurs
00:47:57les personnalités de Montecristo
00:47:59il était sidéré
00:48:00donc je lui ai craché à la gueule
00:48:02il y a un risque
00:48:03ah bien sûr
00:48:04mais j'étais sous adrénaline
00:48:06et le post-criptum
00:48:07ça a été un bras d'honneur
00:48:08décoché
00:48:09de manière très ample
00:48:10mais c'est à la fois
00:48:11le début du livre
00:48:12mais je me suis aperçu
00:48:13en réfléchissant à l'événement
00:48:14que c'était aussi
00:48:14la fin de quelque chose
00:48:15c'était la fin
00:48:16de toute une stratégie
00:48:17de harcèlement
00:48:18à mon endroit
00:48:19d'insultes
00:48:20de menaces
00:48:21pour prendre la mesure
00:48:22des menaces
00:48:22il faut vous imaginer
00:48:24dix types par exemple
00:48:24qui tiennent le mur
00:48:25quand vous passez
00:48:26ils vous font le signe
00:48:27de l'égorgement
00:48:28en criant votre adresse
00:48:29à voix haute
00:48:29je peux vous dire
00:48:30que ça fait un drôle d'effet
00:48:31on va y revenir
00:48:32à la rue de Belleville
00:48:32voilà la rue de Belleville
00:48:33donc j'ai compris
00:48:34que j'étais plus bienvenu
00:48:35dans ce quartier
00:48:37où je résidais
00:48:38depuis 30 ans quand même
00:48:39et puis j'ai compris
00:48:40que ce quartier
00:48:41c'est à dire Belleville
00:48:42mais plus généralement
00:48:43l'Est parisien
00:48:43était le laboratoire
00:48:44de la Nouvelle France
00:48:45c'est à dire l'alliance
00:48:47de trois tribus
00:48:48la racaille
00:48:49les islamistes
00:48:50et les bobos
00:48:51voilà la Nouvelle France
00:48:52moi le problème
00:48:53c'est que ça ne m'intéresse pas
00:48:54la Nouvelle France
00:48:54je veux qu'on me rende
00:48:56ma France
00:48:57l'ancienne France
00:48:57dont nous avons hérité
00:48:59avec ses quelques défauts
00:49:00et ses grandes qualités
00:49:01mais j'ai dû quand même
00:49:02quitter mon quartier
00:49:03avec en général
00:49:04un clochet au milieu du village
00:49:06peu importe l'édifice
00:49:07il y a des valeurs
00:49:08au milieu du village
00:49:08un village où on vit
00:49:09on vit tous ensemble
00:49:11je disais
00:49:11en lisant ce livre
00:49:13j'ai reçu
00:49:14il y a quelques mois
00:49:16Alexandre de Vecchio
00:49:17on vivait côte à côte
00:49:18bien sûr
00:49:19Gérard Collot
00:49:20en partant du ministère
00:49:20de l'Intérieur
00:49:21dit côte à côte
00:49:22on vivra face à face
00:49:23et vous
00:49:24vous êtes obligé
00:49:26de fuir
00:49:27d'évacuer
00:49:27de vous déporter
00:49:29vous vous déportez
00:49:30de votre quartier
00:49:31vous avez vécu 30 ans
00:49:32un quartier
00:49:33vous êtes enraciné
00:49:34vous avez des amis
00:49:35et vous voyez
00:49:36petit à petit
00:49:36l'évolution sociologique
00:49:38de ce quartier
00:49:39basculer dans un territoire
00:49:41qui est
00:49:41un territoire perdu
00:49:42de la République
00:49:43en fait on peut l'appeler
00:49:44comme ça
00:49:44et d'autres que nous
00:49:45l'ont écrit
00:49:46et vous avez touché du doigt
00:49:47un territoire perdu
00:49:48de la République
00:49:49pas seulement sur le plan éducatif
00:49:50sur le plan culturel
00:49:51sur le plan social
00:49:52et votre premier réflexe
00:49:53alors soit
00:49:54comme certains
00:49:55je connais
00:49:55vous en connaissez
00:49:56qui font la résistance
00:49:57je partirai pas
00:49:58mais je préfère vivre
00:49:58un enfer
00:49:59beaucoup de femmes
00:50:00sont parties
00:50:01parce que
00:50:02des islamistes
00:50:03dans la rue
00:50:03salopes
00:50:04putain
00:50:04parce qu'elle avait
00:50:05une nuit
00:50:05et vous
00:50:06Eric Nolo
00:50:08vous êtes quelqu'un
00:50:09de connu
00:50:09vous êtes quelqu'un
00:50:10de respecté
00:50:10il y a des gens
00:50:11qui vous aiment pas
00:50:12de là à se prendre
00:50:13un crachat
00:50:13vous dites
00:50:13je vais
00:50:14non seulement
00:50:16la symbolique
00:50:17est très forte
00:50:17vous changez de rive
00:50:18vous franchissez la Seine
00:50:20comme si la Seine
00:50:21était devenue un mur
00:50:23une zone interdite
00:50:24et vous allez vous réfugier
00:50:26en territoire
00:50:26qui vous rassurent
00:50:27le symbole est terrifiant
00:50:28j'étais chez moi
00:50:29dans l'Est parisien
00:50:30moi j'étais un petit gars
00:50:31de l'Est parisien
00:50:32j'étais bien
00:50:33moi j'allais
00:50:34j'allais au Bataclan
00:50:35écouter des concerts
00:50:37le mur des fédérés
00:50:38le siège du Libé
00:50:41le siège du Parti Communiste
00:50:43c'était à deux pas
00:50:43de chez moi
00:50:45et en fait
00:50:45ce quartier
00:50:46où on pouvait citer
00:50:47tous ces lieux
00:50:48haut en mémoire
00:50:48est devenu au contraire
00:50:49un quartier de cauchemar
00:50:50c'est-à-dire le Bataclan
00:50:51n'a plus signifié pour moi
00:50:52les concerts de rock
00:50:53mais le massacre
00:50:54Charlie Hebdo
00:50:55c'est aussi mon quartier
00:50:57j'avais donc des amis
00:50:59concernés
00:50:59parmi les morts
00:51:00et parmi les blessés
00:51:01on oublie souvent
00:51:01les blessés de Charlie
00:51:02mais qui vivent avec ça
00:51:03pendant
00:51:03on pense à Philippe Lançon
00:51:05notamment
00:51:06auquel je consacre
00:51:07un chapitre
00:51:08Le Lambeau
00:51:09oui Le Lambeau
00:51:10il a tiré de cette expérience
00:51:12terrible
00:51:12un livre admirable
00:51:13un livre admirable
00:51:14qu'il aurait dû avoir
00:51:15le Goncourt
00:51:15mais enfin
00:51:15n'entrons pas dans ce livre-là
00:51:17on lui a donné
00:51:18symboliquement
00:51:19non et puis
00:51:21l'éviction symbolique
00:51:23parce que j'ai été
00:51:24vidé de mon
00:51:25voilà
00:51:25de mon milieu naturel
00:51:28du milieu intellectuel
00:51:29s'est transformé
00:51:30en éviction réelle
00:51:31c'est-à-dire
00:51:31j'ai dû quitter
00:51:32le quartier
00:51:33c'est un arrachement
00:51:34pour moi
00:51:34moi j'étais très très bien
00:51:35simplement
00:51:35je ne pouvais plus
00:51:36y vivre
00:51:37parce que
00:51:37certains ont décidé
00:51:38les représentants
00:51:39des trois tribus
00:51:40que je vous ai cités
00:51:42ont décidé
00:51:42après
00:51:43ce qui est très étrange
00:51:44c'est que
00:51:45je suis devenu
00:51:46par là même
00:51:47une sorte de juif honoraire
00:51:49c'est-à-dire les gens
00:51:49qui quittent
00:51:50vous avez raison
00:51:51les femmes
00:51:51c'est un des titres
00:51:52de votre chapitre
00:51:52et parfois
00:51:53les femmes musulmanes
00:51:55vous êtes judaïsées
00:51:56dans votre ville
00:51:57qui ne respectent pas
00:51:57assez
00:51:58l'islam
00:51:59selon la vision intégriste
00:52:01et les juifs
00:52:02les français juifs
00:52:03quittent ce quartier
00:52:04en masse
00:52:05et
00:52:06petit à petit
00:52:07et ça se reproduisait
00:52:09ils venaient me voir
00:52:09comme une sorte de frère
00:52:11non pas d'arme
00:52:12mais de frère d'âme
00:52:12nous aussi on part
00:52:13on va faire notre alia
00:52:15on ne peut pas
00:52:15vivre ici
00:52:16on est menacé
00:52:17vous mettez
00:52:18une affiche
00:52:19des otages du Hamas
00:52:20au temps où il y en avait encore
00:52:22les affiches étaient arrachées
00:52:23par des petites bobotes
00:52:24je ne sais pas si
00:52:24Bobo est inféminin
00:52:25mais disons
00:52:26des petites bobotes
00:52:27bien sur elles
00:52:28on ne peut pas rester là
00:52:29et tout d'un coup
00:52:30j'étais dans la même situation
00:52:31que ça nous a rapprochés
00:52:33une sorte de bienvenue au club
00:52:34oui
00:52:35Eric Nolo
00:52:36vous en voulez
00:52:38davantage
00:52:38à ceux qui refusent
00:52:40de s'intégrer
00:52:40ou à la république
00:52:42qui ne se donne plus
00:52:43les moyens de l'intégration
00:52:44votre départ
00:52:45quand vous êtes obligé
00:52:46de vous exiler
00:52:46j'utilise ce terme
00:52:48à bon escient
00:52:49vous en voulez
00:52:50à qui d'abord ?
00:52:50à ces gens qui n'ont rien à faire là
00:52:52qui ne veulent pas être là
00:52:52qui n'aiment pas la France
00:52:53ou au fait que des institutions
00:52:55de la république
00:52:55tous particoles politiques confondus
00:52:57ont permis
00:52:58qu'on en arrive à tels extrêmes ?
00:52:59j'en veux à ceux
00:53:00qui ont laissé rentrer ces gens
00:53:01qui visiblement
00:53:02n'ont rien à faire en France
00:53:03puisqu'ils n'en partagent
00:53:04ni les valeurs
00:53:04ni les mœurs
00:53:05au départ
00:53:06on ne le sait peut-être pas toujours
00:53:07on peut...
00:53:08écoutez je ne sais pas
00:53:08quand vous faites venir
00:53:09des dizaines de milliers d'Afghans
00:53:11par exemple
00:53:11excusez-moi
00:53:12vu l'ambiance en Afghanistan
00:53:14il y a un petit décalage
00:53:15avec les valeurs françaises
00:53:16oui
00:53:16à la base
00:53:17ou les Tchétchènes
00:53:18ou les Tchétchènes par exemple
00:53:19je crois que Samuel Paty
00:53:20monsieur Samuel Paty
00:53:21après non
00:53:22moi j'en veux à tous ceux
00:53:23qui au-delà des institutions
00:53:25toutes les bonnes âmes
00:53:26toutes les bonnes consciences
00:53:26qui nous parlent
00:53:27de vivre ensemble
00:53:28vous savez que
00:53:28le surnom de Belleville
00:53:30c'est Babelville
00:53:31vous voyez
00:53:31donc Babelville ça veut dire
00:53:32écoutez tout le monde vit ensemble
00:53:34toutes les langues sont parlées
00:53:35non c'est pas vrai
00:53:36vous devez
00:53:37vous devez vous conformer
00:53:39aux mœurs
00:53:40d'une population
00:53:40d'origine étrangère
00:53:42qui a importé
00:53:42une religion
00:53:44qui n'est pas la nôtre
00:53:44et vous devez
00:53:45en tant que représentant
00:53:47des français de vieilles souches
00:53:48moi j'ai pas peur de le dire
00:53:49moi c'est
00:53:49Vendée
00:53:50Vosges
00:53:50depuis 4 siècles
00:53:51on m'a offert mon arbre généalogique
00:53:53et vous devez
00:53:54vivre
00:53:55selon ces gens
00:53:56ou sinon
00:53:57vous devez dégager
00:53:57j'en veux à ceux
00:53:59qui ont laissé s'installer
00:54:00ce système d'apartheid
00:54:01d'autant Eric Nolot
00:54:02que la créalisation
00:54:03est une réalité française
00:54:04depuis la civilisation
00:54:05gallo-romaine
00:54:06on n'a pas attendu
00:54:07Jean-Luc Mélenchon
00:54:07pour savoir que nous sommes
00:54:09multiculturels
00:54:10mais dans l'intégration
00:54:12que la France
00:54:12est une strate de nationalité
00:54:13et bien sûr
00:54:15mais parce que nous avions
00:54:17une formidable machine
00:54:18qui s'appelait
00:54:19l'école de la république
00:54:20et qu'elle ne fonctionne plus
00:54:22aujourd'hui
00:54:23Eric Nolot
00:54:24là vous êtes
00:54:25en colère
00:54:26on le sent bien
00:54:27le paradoxe sur Belleville
00:54:28je prends un exemple
00:54:29et pour prouver
00:54:30que c'est pas forcément
00:54:31des notions de race
00:54:32ou de racisme
00:54:32ou d'étranger
00:54:33vous avez des quartiers
00:54:34de Belleville
00:54:34où ce sont plutôt
00:54:35les gens
00:54:35les chinois
00:54:36les asiatiques
00:54:37qui se sont installés
00:54:37c'est un autre système
00:54:39moi je connais
00:54:39des habitants de Belleville
00:54:40qui disent
00:54:41bon ça
00:54:41la sociologie
00:54:42a un peu changé
00:54:43mais il y a quand même
00:54:44de l'ordre
00:54:45d'ailleurs
00:54:46les asiatiques
00:54:46font la police
00:54:48eux-mêmes
00:54:48dans ce quartier
00:54:49avec d'autres communautés
00:54:50qui se comportent pas bien
00:54:52et ce sont les chinois
00:54:53c'est un commissaire de police
00:54:54qui me disait
00:54:54ils font la police entre eux
00:54:56et ils sont plus efficaces
00:54:57que nous
00:54:57parce qu'il n'y a pas
00:54:58d'état de droit
00:54:58pour eux
00:54:58quand il y a quelqu'un
00:54:59qui dépasse
00:54:59non c'est vrai
00:55:00non c'est vrai
00:55:00qu'ils règlent ça
00:55:01de manière un peu particulière
00:55:02après vous avez quand même
00:55:03une réalité
00:55:04qui est quand même
00:55:04un peu étrange
00:55:05c'est qu'entre le métro
00:55:06couronne
00:55:07où je résidais
00:55:08c'est à dire tout à côté
00:55:08de Belleville
00:55:09entre couronne
00:55:10et colonel Fabien
00:55:11vous avez jour et nuit
00:55:11sans prostituées chinoises
00:55:13par exemple
00:55:14donc vous traversez
00:55:15sans prostituées chinoises
00:55:16vous avez à côté
00:55:17les dealers
00:55:18mais à ciel ouvert
00:55:19plus personne ne leur dit rien
00:55:20vous avez vu que
00:55:21c'est la fin de votre ouvrage
00:55:22vous racontez votre rue
00:55:24ce qu'elle est devenue
00:55:25c'est un bordel
00:55:27innommable
00:55:27en blanc
00:55:28et cette rue
00:55:29non seulement
00:55:30il y a cette histoire
00:55:31de terrible prostitution
00:55:33le deal etc
00:55:34mais la rue où j'habitais
00:55:36était inconnue
00:55:37même à des chauffeurs
00:55:38de taxi chevronnés
00:55:39et un jour
00:55:39elle est devenue très connue
00:55:40pour la pire raison
00:55:41c'est la rue
00:55:42où il y a eu lieu
00:55:42l'assassinat de Sarah Halimi
00:55:43qui a été défenestrée
00:55:45par un type
00:55:46dont on a contesté
00:55:48les motifs islamistes
00:55:49alors qu'il a accompagné
00:55:50son assassinat
00:55:51de Allah ou Akbar
00:55:52donc rien n'a
00:55:54rien ne va plus
00:55:55dans ce quartier
00:55:55d'autant plus tragique
00:55:56que le fils de Mme Halimi
00:55:58lui proposait de venir
00:55:59la rejoindre
00:56:00et qu'elle a voulu rester
00:56:01en France
00:56:01et elle a payé de sa vie
00:56:02à Nyssa
00:56:03on continue ce débat
00:56:03on continue bien sûr
00:56:05nos quartiers sont-ils
00:56:06devenus impossibles
00:56:07à partager
00:56:07nous en parlons
00:56:08avec Eric Nolo
00:56:09qui vient de publier
00:56:11aux éditions Fayard
00:56:11le jour où je suis
00:56:12devenue au QTF
00:56:14et vous
00:56:14comment vivez-vous
00:56:15dans votre quartier
00:56:16est-ce que vous vous
00:56:17sentez libre de sortir
00:56:18de circuler
00:56:19de rentrer chez vous
00:56:20et bien appelez-nous
00:56:20pour nous dire
00:56:21ce que vous ressentez
00:56:22au 0826 300 300
00:56:30Vous êtes bien sûr
00:56:31Sud Radio
00:56:31il est 13h19
00:56:32instant très important
00:56:33parce que je reçois
00:56:34Eric Nolo
00:56:34qui ne l'isigne pas
00:56:36alors il n'y va pas
00:56:36par le dos de la cuillère
00:56:37le jour où je suis
00:56:38devenu au QTF
00:56:39et il donne des arguments
00:56:40et des exemples précis
00:56:41je vous abjure
00:56:42ceux qui nous écoutaient
00:56:43en plus c'était
00:56:44Emmanuel Galasso
00:56:45qui était au standard
00:56:45appelez-nous au 0826 300 300
00:56:47dites-nous
00:56:48si vous êtes scandalisé
00:56:49par ce que dit Eric Nolo
00:56:51ou si au contraire
00:56:51vous avez été vous-même
00:56:52confronté à cette situation
00:56:53ici c'est la radio
00:56:55du Parlons Vrai
00:56:56et je suis persuadé
00:56:57que votre témoignage
00:56:58sera édifiant
00:56:59que vous habitiez
00:57:00Toulouse, Marseille,
00:57:01Strasbourg, Rennes
00:57:02peut-être que ces situations
00:57:03sont des situations
00:57:04que vous avez connues
00:57:04que vous avez partagées
00:57:05et j'ai besoin
00:57:06d'avoir votre avis
00:57:08sur Sud Radio
00:57:09Eric Nolo
00:57:10le jour où je suis devenu
00:57:11au QTF
00:57:12vous l'êtes toujours
00:57:14ou vous avez retrouvé
00:57:15un visa
00:57:15vous avez retrouvé
00:57:16un visa pour
00:57:16les territoires français
00:57:18vous avez dit
00:57:18sur la bièvre
00:57:19qui est le fleuve
00:57:20des tanneurs
00:57:21vous dites d'elle-même
00:57:22cette bièvre
00:57:23qui a été colonisée
00:57:24qui a été souillée
00:57:25c'était la rue de François Mitterrand
00:57:27la rue de Bièvre
00:57:27c'était le symbole de la gauche
00:57:29donc vous êtes maintenant
00:57:30dans un quartier
00:57:31un quartier un peu boboisé
00:57:32quand même ?
00:57:33non, un quartier
00:57:34un quartier où le taux de racailles
00:57:37est un peu moindre
00:57:37même si la racaille est partout
00:57:39mais plus reposant
00:57:40et en effet
00:57:41la bièvre
00:57:42la bièvre martyre
00:57:43a été chantée
00:57:44par une de mes idoles
00:57:45c'est-à-dire Huismans
00:57:46qui a consacré
00:57:47un très beau livre
00:57:47à la bièvre
00:57:48donc ça me plaît
00:57:49et j'ai l'impression
00:57:50d'être moi aussi
00:57:51de vivre un peu
00:57:51de manière souterraine
00:57:52comme ce fleuve
00:57:53la bièvre
00:57:54le problème c'est que
00:57:55je suis condamné
00:57:56aux catacombes
00:57:57dans mon propre pays
00:57:57c'est quand même un sort
00:57:59que je ne suis pas le seul
00:58:00d'ailleurs à connaître
00:58:00Huismans qui a une rue
00:58:01dans Paris qui est justement
00:58:02le siège des éditions
00:58:03à la main-Michel
00:58:04voyez si on reste
00:58:05dans la littérature
00:58:06Eric Nolot
00:58:07la phrase fatidique
00:58:09d'Alain Finkielkraut
00:58:10la continuité
00:58:12nous demandons juste
00:58:13on ne demande pas
00:58:14à rester gaulois
00:58:15ou chrétiens blancs
00:58:16depuis plus de 50 ans
00:58:17ou des mâles
00:58:18est-ce que cette continuité
00:58:19aujourd'hui
00:58:20vous la sentez
00:58:21comme menacée
00:58:22cette continuité
00:58:23qui est un des principes
00:58:24républicains
00:58:25c'est la transmission
00:58:26c'est les savoirs
00:58:27c'est l'université
00:58:28l'universalité
00:58:30j'allais dire
00:58:31des grands esprits
00:58:33du 18ème siècle
00:58:35la révolution française
00:58:36il y a une continuité
00:58:38de la philosophie française
00:58:40de l'âme française
00:58:40vous estimez
00:58:41qu'elle est interrompue
00:58:42ou menacée
00:58:43à certains moments
00:58:45et dans certains endroits
00:58:46non elle n'est plus que
00:58:47menacée
00:58:48d'abord
00:58:48en effet
00:58:49pourquoi je suis attaché
00:58:50à cette continuité historique
00:58:51c'est que nos ancêtres
00:58:52nous ont légué
00:58:53le plus beau pays du monde
00:58:54une grande civilisation
00:58:56un grand pays
00:58:56une immense culture
00:58:57bon etc
00:58:58donc c'est quelque chose
00:59:00qu'il faudrait conserver
00:59:01mais malheureusement
00:59:02j'approuve
00:59:02ça fait des dizaines d'années
00:59:04que
00:59:06les gamins
00:59:07sont élevés
00:59:08à la haine de la France
00:59:09à la haine de soi
00:59:11le drapeau bleu
00:59:12par qui ?
00:59:13par leur famille
00:59:14ou pas que ?
00:59:15non par les élites
00:59:16qui sont
00:59:18gangrénées
00:59:18jusqu'à l'os
00:59:19par l'idéologie
00:59:21extrême gauchiste
00:59:22et elle est partout
00:59:22cette idéologie
00:59:23extrême gauchiste
00:59:24ça n'a pas toujours
00:59:25un peu existé
00:59:26à ce point là
00:59:27Bernard Henry Lévy
00:59:28le décrit bien
00:59:29dans Démocratie Française
00:59:30on est quand même
00:59:31un peuple de collabos
00:59:32un petit peu de naissance
00:59:33mais là
00:59:34c'est pas sur ce terrain là
00:59:35oui mais là
00:59:35c'était un artisan
00:59:37BHL
00:59:37là on est dans la production
00:59:38industrielle
00:59:39de la haine de soi
00:59:40c'est à dire que
00:59:42BHL n'a jamais dit
00:59:42par exemple
00:59:43que le drapeau bleu blanc rouge
00:59:44était un symbole fasciste
00:59:44maintenant c'est un symbole fasciste
00:59:46oui
00:59:46bleu blanc
00:59:47vous dites
00:59:47la France
00:59:48vous êtes fasciste
00:59:49vous vous réclamez
00:59:50d'un héritage français
00:59:52vous êtes fasciste
00:59:53moi je suis traité
00:59:55sur les réseaux sociaux
00:59:56de grammar nazi
00:59:57nazi
00:59:58c'est à dire que
00:59:58comme je suis attaché
00:59:59à la syntaxe
01:00:01à l'orthographe française
01:00:03et bien tout ça
01:00:03ça fait de moi
01:00:04un type d'extrême droite
01:00:05et encore
01:00:05extrême droite
01:00:06c'est un peu usé
01:00:07maintenant on dit fasciste
01:00:08ou nazi
01:00:09donc il faut
01:00:10liquider un héritage
01:00:11mais contre quoi
01:00:13ils ne vous le disent pas
01:00:14par exemple
01:00:14un des intellectuels organiques
01:00:16de cette
01:00:18tentative de déconstruction
01:00:19c'est monsieur
01:00:19Jean-Michel Apathy
01:00:20qui dit
01:00:20moi
01:00:21si j'arrivais au pouvoir
01:00:22mon premier axe
01:00:23ce serait de raser
01:00:24le château de Versailles
01:00:25mais pour le remplacer
01:00:26par quoi ?
01:00:27par un parking ?
01:00:28qu'est-ce que monsieur Apathy
01:00:29a fait pour la France ?
01:00:30qu'est-ce que tous les apôtres
01:00:31de la déconstruction
01:00:32ont fait pour la France ?
01:00:33moi je peux vous dire
01:00:34ce que nos ancêtres
01:00:34ont fait pour la France
01:00:35ils ont fait le plus beau
01:00:36pays du monde
01:00:37on veut nous visiter
01:00:39les gens ne veulent pas
01:00:40visiter monsieur Mélenchon
01:00:41ils veulent visiter
01:00:42ce que nos ancêtres
01:00:43nous ont légué
01:00:44non je pense que
01:00:45cette haine de soi
01:00:46qui est un peu irrationnelle
01:00:48mais qui est portée
01:00:49par des gens très identifiables
01:00:51atteint des proportions
01:00:52absolument inouïes
01:00:55Eric Zemmour
01:00:56votre ancien partenaire
01:00:57a écrit un livre
01:00:58qui s'appelle
01:00:59Le Suicide Français
01:00:59vous y voyez
01:01:01une lecture
01:01:02de ce phénomène
01:01:03vous n'êtes pas obligé
01:01:04de partager
01:01:04tous les avis
01:01:05d'Eric Zemmour
01:01:06et vous avez pris
01:01:06souvent d'ailleurs
01:01:07vos dépositions très précises
01:01:09c'est une forme
01:01:10de suicide collectif
01:01:11surtout le fait
01:01:12qu'il n'y ait pas
01:01:14des forces assez
01:01:15puissantes
01:01:16pour avoir pu enrayer
01:01:17ce phénomène
01:01:18qui est aujourd'hui
01:01:18destructeur
01:01:19on le voit dans les manifestations
01:01:20aujourd'hui
01:01:21avec les lycéens
01:01:22il y a une haine de la France
01:01:24qui est professée
01:01:24en permanence
01:01:26comment se fait-il
01:01:27que cette république
01:01:28laïque et sociale
01:01:30forte
01:01:30qui a un passé historique
01:01:31un passé guerrier
01:01:32un passé révolutionnaire
01:01:34si fort
01:01:34avec des barricades
01:01:35qui ont permis
01:01:36la liberté
01:01:37de s'exprimer
01:01:37contre la tyrannie
01:01:38là elle s'écrase
01:01:39qu'est-ce qu'il se passe
01:01:40où est-ce que la pile
01:01:41s'est arrêtée
01:01:41parce que les lieux
01:01:43de pouvoir intellectuel
01:01:44sont tous tenus
01:01:45par l'extrême gauche
01:01:47ils tiennent l'université
01:01:48ils tiennent
01:01:49les médias
01:01:50moi je vous renvoie
01:01:52quand même
01:01:52à cette cérémonie
01:01:53consternante
01:01:54de la cérémonie
01:01:55d'ouverture
01:01:56des Jeux Olympiques
01:01:57où la haine de la France
01:01:58s'est exprimée à point
01:01:59enfin ça commence
01:01:59ça commence par une femme
01:02:02décapitée
01:02:02ça continue
01:02:04avec une parodie
01:02:04de la scène
01:02:05donc le dernier repas
01:02:06du Christ
01:02:07de manière à bien montrer
01:02:08que les racines chrétiennes
01:02:09de la France
01:02:10n'existent pas
01:02:11là on a le droit
01:02:11de blasphémer
01:02:12là on est d'accord
01:02:12là on a le droit
01:02:13il n'y a aucun problème
01:02:14parce que les chrétiens
01:02:16ne vont pas venir
01:02:16vous égorger
01:02:17donc on peut y aller
01:02:18franchement
01:02:18c'est très facile
01:02:19non mais ils tiennent
01:02:20tous les lieux de pouvoir
01:02:21et ils tiennent
01:02:22ce discours anti-français
01:02:23et ça finit par infuser
01:02:25dans les cervelles
01:02:25et puis je crois
01:02:26qu'il y a autre chose
01:02:27je pense que chez
01:02:28beaucoup de français
01:02:29il y a un acquiescement
01:02:30à leur propre déclin
01:02:31il y a une fatigue
01:02:33aux gens du jardin
01:02:34qui se fait siffler
01:02:35au stade de France
01:02:36parce qu'il fait un spectacle
01:02:36parce qu'il porte un béret
01:02:37un béret
01:02:38j'ai été élevé aux Pays-Bas
01:02:39parce que je ne savais pas
01:02:40que c'était un symbole fasciste
01:02:41de la France populaire
01:02:42Anissa
01:02:44qu'est-ce que vous avez à nous dire ?
01:02:45on va partir d'un constat
01:02:47effectivement
01:02:48c'est que sortir de chez soi
01:02:49c'est une liberté
01:02:50à géométrie variable
01:02:51aujourd'hui
01:02:52la peur peut avoir
01:02:53une conséquence très concrète
01:02:54renoncer à sortir
01:02:55seul de chez soi
01:02:56c'est un fait
01:02:57Eric Nolot l'explique
01:02:58et ce renoncement
01:02:59est mesuré
01:03:00par une enquête officielle
01:03:01du ministère de l'Intérieur
01:03:02dont le titre est vécu
01:03:03et ressenti
01:03:04en matière de sécurité
01:03:05en 2024
01:03:07on a pu constater
01:03:08que 21% des adultes
01:03:09déclarent renoncer
01:03:11à sortir seul
01:03:12pour des raisons
01:03:13de sécurité
01:03:14souvent
01:03:14et de temps en temps
01:03:15plus d'un adulte sur cinq
01:03:17donc le chiffre gonfle
01:03:18et entre 2023 et 2024
01:03:21l'enquête estime
01:03:22même à 956 000
01:03:24le nombre de personnes
01:03:25supplémentaires concernées
01:03:26on voit effectivement
01:03:27que ça augmente
01:03:28au cours des dernières années
01:03:29près d'un million
01:03:30de plus en un an
01:03:31ce renoncement touche
01:03:33particulièrement les femmes
01:03:34oui
01:03:34bah oui puisque
01:03:35vous l'avez évidemment évoqué
01:03:3731% disent
01:03:39abandonner certaines sorties
01:03:40seules pour leur sécurité
01:03:42contre 10% des hommes
01:03:43ça veut dire
01:03:44près d'une femme sur trois
01:03:45ça fait beaucoup quand même
01:03:46et puis évidemment
01:03:48les jeunes sont également
01:03:49concernés
01:03:4928% des 18-24 ans
01:03:51déclarent également
01:03:52ce renoncement
01:03:53contre 20%
01:03:54des 65-74 ans
01:03:56alors ces chiffres
01:03:57portent sur des comportements
01:03:58déclarés
01:03:59les personnes interrogées
01:04:00disent qu'elles limitent
01:04:01leur sortie seule
01:04:01pour leur sécurité
01:04:02mais ces chiffres éclairent
01:04:04directement effectivement
01:04:05la question du partage
01:04:07de nos quartiers
01:04:07une rue
01:04:08une place
01:04:09un espace commun
01:04:10doivent être accessibles
01:04:12à tous
01:04:12et pourtant
01:04:13la peur conduit aujourd'hui
01:04:15une partie des habitants
01:04:16à y renoncer
01:04:17c'est un constat terrible
01:04:18vous restez avec nous
01:04:19vous êtes sur Sud Radio
01:04:20il est 13h27
01:04:22nous sommes avec Eric Nolo
01:04:23le jour où je suis devenu
01:04:25au QTF
01:04:26aux éditions Fayard
01:04:27c'est pas seulement un pamphlet
01:04:29c'est un constat
01:04:30j'allais vous dire un reportage
01:04:31tout simplement
01:04:32d'une situation
01:04:33qui hélas
01:04:34devient de plus en plus
01:04:35la réalité
01:04:36de beaucoup
01:04:37de nos compatriotes
01:04:38vous nous appelez
01:04:39pour réagir
01:04:39au 0826
01:04:41300 300
01:04:41Emmanuel Galassau
01:04:42attend votre appel
01:04:43et je suis évidemment
01:04:44persuadé que vous avez
01:04:45des choses à dire
01:04:46que vous êtes inquiet
01:04:47que vous êtes en colère
01:04:48et que vous avez envie
01:04:49d'apporter votre témoignage
01:04:50à tout de suite
01:04:50sur Sud Radio
01:04:51Sud Radio
01:04:5314h
01:04:54Sud Radio
01:04:55la France dans tous ses états
01:04:56Péricault-Légas
01:04:58vous êtes bien sur Sud Radio
01:05:00il est 13h32
01:05:01je reçois Eric Nolo
01:05:02auteur du jour
01:05:03où je suis devenu
01:05:04au QTF
01:05:04aux éditions Fayard
01:05:06je vais pas vous dire
01:05:07à lire absolument
01:05:08mais c'est quand même
01:05:09un témoignage
01:05:10c'est une chose vue
01:05:10à la Victor Hugo
01:05:11de ce qui se passe
01:05:12dans ce pays
01:05:13hélas
01:05:14hélas
01:05:14ce n'est pas un cas isolé
01:05:16nous le savons
01:05:16d'ailleurs vous êtes en train
01:05:17de nous appeler
01:05:17pour témoigner de votre côté
01:05:19et confirmer qu'effectivement
01:05:20ces situations
01:05:20sont de plus en plus fréquentes
01:05:22Eric Nolo fait allusion
01:05:23à ce quartier
01:05:24du 20ème arrondissement
01:05:25de Paris
01:05:25aujourd'hui
01:05:26qui est quelque part
01:05:27entre guillemets
01:05:28on parlait de colonisation
01:05:29c'est une forme de colonisation
01:05:31et donc il a dû s'expatrier
01:05:32sur la rive gauche
01:05:33et puis nous connaissons
01:05:35tous les jours
01:05:35nous avons des témoignages
01:05:36d'habitants des banlieues
01:05:37de Toulouse
01:05:38de Marseille
01:05:38de Lyon
01:05:39de Lille
01:05:40de Strasbourg
01:05:41où l'on vit
01:05:41où l'on vit la même chose
01:05:44Eric Nolo
01:05:44est-ce qu'à un moment donné
01:05:45on va avoir
01:05:47des territoires
01:05:48où
01:05:49on considérera
01:05:50que la République
01:05:51a peut-être plus rien à faire là
01:05:52et qu'on la laissera
01:05:53aux mains
01:05:54de gens
01:05:55qui auront apporté
01:05:56une autre forme de législation
01:05:57une autre forme de valeur
01:05:58un no man's land juridique
01:06:00on dirait
01:06:00voilà
01:06:00alors je ne sais pas
01:06:01s'il y aura des miradors
01:06:02ou des
01:06:02comme dans les films
01:06:03de science-fiction
01:06:04avec des territoires
01:06:05vous voyez
01:06:05il ne faut pas rentrer
01:06:06c'est la zone interdite
01:06:08est-ce qu'on peut avoir
01:06:09une fragmentation territoriale
01:06:10je vais vous donner
01:06:10un exemple concret
01:06:11moi dans mon quartier
01:06:12il y avait deux rues
01:06:13qui m'étaient
01:06:14de fait interdites
01:06:15je ne pouvais pas passer
01:06:16sans être menacé
01:06:16par des types vraiment
01:06:17donc ils vous connaissaient
01:06:18oui bien sûr
01:06:19donc ils regardent la télé
01:06:21ils criaient mon nom
01:06:22et ils criaient mon adresse
01:06:23et votre adresse
01:06:24ce qui n'est pas très rassurant
01:06:25c'est-à-dire
01:06:25on vous jetait en pâture
01:06:26si on avait envie de vous trouver
01:06:27on savait où vous étiez
01:06:28absolument
01:06:28c'était des messages
01:06:29et bien une de ces deux rues
01:06:31que je n'empruntais plus
01:06:32est venue dans l'actualité récemment
01:06:34figurez-vous que ces dealers
01:06:35s'étaient installés
01:06:36mais je parle d'installation
01:06:37avec parasols
01:06:38pliants etc
01:06:39devant une école maternelle
01:06:40la rue de la présentation
01:06:42et bien on a appris que
01:06:43quand vous entendez ça
01:06:45vous dites
01:06:45la police va arriver
01:06:46et faire le ménage
01:06:47non non
01:06:47c'est la directrice de l'école
01:06:48qui est sortie
01:06:49et qui a dealé
01:06:50avec les dealers
01:06:51parce que maintenant
01:06:51on deal avec les dealers
01:06:52en leur disant
01:06:53non mais au moins
01:06:54ne soyez pas là
01:06:54au moment de la rentrée
01:06:55des classes
01:06:56ou de la sortie des classes
01:06:57donc vous voyez
01:06:58qu'il y a une sorte
01:06:59de loi parallèle
01:07:00qui s'installe
01:07:01où la république
01:07:02ne s'en mêle pas
01:07:02la police ne s'en mêle pas
01:07:03c'est la malheureuse
01:07:04directrice d'école
01:07:05qui s'arrange
01:07:06avec les délinquants
01:07:08et d'ailleurs
01:07:09dans certains territoires
01:07:10oui en effet
01:07:11il y a une gestion parallèle
01:07:12la police n'entre plus
01:07:14les services publics
01:07:15n'entrent plus
01:07:16et on règle ça
01:07:17de manière
01:07:18plus ou moins amiable
01:07:20avec ceux qui détiennent
01:07:21le pouvoir
01:07:21c'est-à-dire d'un côté
01:07:22les voyous
01:07:23et de l'autre
01:07:23les islamistes
01:07:24vous voulez dire
01:07:24que certains territoires
01:07:26colonisés
01:07:26on est obligé de collaborer
01:07:27évidemment
01:07:28on a à la fois
01:07:29la colonisation
01:07:29et la collaboration
01:07:30oui évidemment
01:07:30bien sûr
01:07:31mais il n'y a pas le choix
01:07:32soit vous restez
01:07:33soit vous vous soumettez
01:07:35à ce nouvel ordre
01:07:35avec ses représentants
01:07:36soit vous faites comme moi
01:07:37vous partez
01:07:38il n'y a pas d'autre solution
01:07:39le stade d'après
01:07:40peut s'appeler la guerre civile
01:07:41et on essaie de l'éviter
01:07:42mais honnêtement
01:07:43on s'en approche
01:07:43mais Gérard Collomb
01:07:44quand il est parti
01:07:45c'était bien ça
01:07:45non mais je veux dire
01:07:46moi c'est une personnalité publique
01:07:48ça veut dire que les gens
01:07:49s'adressent à moi
01:07:49dans le métro
01:07:50dans la rue etc
01:07:51donc je peux mesurer
01:07:52quand même
01:07:53les changements de température
01:07:54de l'opinion publique
01:07:54là je n'ai jamais rencontré
01:07:56autant de gens
01:07:57qui tiennent un discours
01:07:58aussi belliqueux
01:07:59en me disant
01:07:59monsieur Nolo
01:08:00le jour où ça va péter
01:08:01nous on sera là
01:08:03et on sera là
01:08:04ça ne veut pas dire
01:08:04on sera là pour manifester
01:08:06ça veut dire
01:08:07on sera là armé
01:08:08pour s'opposer
01:08:08de manière violente
01:08:09évidemment
01:08:09pour se défendre
01:08:10personne ne souhaite
01:08:11et je sens monter
01:08:12ce discours
01:08:13c'est à dire que
01:08:13la montée aux extrêmes
01:08:15n'est pas seulement
01:08:16dans les urnes
01:08:16mais dans la tête
01:08:17des gens qui se disent
01:08:18un jour ou l'autre
01:08:19ce sera nous
01:08:20ou eux
01:08:20c'est quand même
01:08:21dramatique
01:08:22ça s'appelle
01:08:22la guerre civile
01:08:23personne ne peut souhaiter ça
01:08:24je vous le confie
01:08:25Amérique Nolo
01:08:25et pas que dans
01:08:26des territoires sensibles
01:08:27y compris dans
01:08:28un territoire dit apaisé
01:08:29dans notre bonne
01:08:30terre de France
01:08:31vous avez des gens
01:08:31qui ne sont pas confrontés
01:08:32et qui vous disent
01:08:33si ça se passe ça chez moi
01:08:34moi je ne laisserai pas faire
01:08:35nous avons
01:08:36Négéma
01:08:37qui nous appelle de Montpellier
01:08:38bonjour Négéma
01:08:40oui bonjour
01:08:41bon merci
01:08:41merci d'être sur Sud Radio
01:08:44Négéma
01:08:44vous habitez Montpellier
01:08:45Montpellier
01:08:46c'est une grosse métropole
01:08:48méridionale
01:08:48capitale du Languedoc
01:08:50il y a des quartiers tranquilles
01:08:52il y a des quartiers
01:08:52plus compliqués peut-être
01:08:54c'est à ça que vous faites allusion
01:08:55je confirme
01:08:56oui tout à fait
01:08:57en fait
01:08:57j'habitais un quartier tranquille
01:08:59dans le nord de Montpellier
01:09:01et donc là
01:09:02il y a le trafic de drogue
01:09:03qui s'est installé
01:09:04et du coup
01:09:05en fait
01:09:05on vit l'enfer
01:09:06donc moi
01:09:07je me suis plus ou moins
01:09:12interposée
01:09:12contre ces gens là
01:09:15et je l'ai presque payé
01:09:17de ma vie
01:09:17j'ai même
01:09:20à un moment donné
01:09:21aidé plus ou moins
01:09:22les forces de l'ordre
01:09:23et on m'a dit
01:09:24il faut arrêter ça
01:09:25et du coup
01:09:26en fait
01:09:27ensuite on a dit
01:09:29si
01:09:29en fait
01:09:30quand j'ai porté plainte
01:09:31parce que j'ai été carrément
01:09:32agressant mon domicile
01:09:33de quelle façon
01:09:34vous vous interposiez
01:09:35Negema
01:09:37vous résistiez verbalement
01:09:38ou
01:09:39vous les interpelliez
01:09:40ou
01:09:41je les interpellais
01:09:42en fait
01:09:42pour leur dire
01:09:43de quitter les lieux
01:09:45et
01:09:46évidemment
01:09:46ça ne plaisait pas
01:09:47et donc
01:09:48jusqu'au moment
01:09:49où en fait
01:09:50carrément
01:09:50je me suis fait caillasser
01:09:52dans mon propre domicile
01:09:53casser la vitre
01:09:54etc
01:09:55c'était pas la vitre
01:09:56à la base
01:09:56qui visait
01:09:57c'était moi
01:09:57du coup
01:09:58quand j'ai porté plainte
01:09:59ce qu'on m'a dit
01:10:01en fait c'est
01:10:03subir ou partir
01:10:04Et alors
01:10:05pour vous c'est quoi ?
01:10:06Vous résistez
01:10:07Vous avez résisté
01:10:09là vous ne résistez plus
01:10:09Là je ne résiste plus
01:10:11je ne résiste plus
01:10:11parce que ma vie
01:10:12je la sens en danger
01:10:14ils ont gagné
01:10:16Ah vous êtes fataliste
01:10:17là
01:10:17ils ont gagné
01:10:18Ah ils ont gagné
01:10:19Ils ont gagné
01:10:20Vous baissez les bras
01:10:22C'est pas que je baisse les bras
01:10:23c'est que j'ai peur
01:10:24pour ma propre vie
01:10:25Bien sûr
01:10:26Et vous sentez
01:10:27que les pouvoirs publics
01:10:30la police
01:10:31les élus
01:10:31vous écoutent
01:10:32vous comprennent
01:10:33et ils vous disent quoi ?
01:10:34On ne peut rien faire ?
01:10:36Ils me disent
01:10:37de déménager
01:10:40C'est incroyable
01:10:41Donc en gros
01:10:41ils ne peuvent rien faire
01:10:42Vous avez des liens
01:10:43avec vos élus municipaux
01:10:44vous avez dans votre quartier
01:10:45forcément des représentants
01:10:46de la municipalité
01:10:47je pense que vous les avez
01:10:48interpellés aussi
01:10:49sur cette situation
01:10:50C'est surtout la police
01:10:51que j'ai interpellé
01:10:52Après les élus
01:10:53j'avoue que non
01:10:54mais la police
01:10:55à un moment même
01:10:56j'étais
01:10:57en fait
01:10:58j'étais plus ou moins
01:10:59à leur donner
01:11:00des tuyaux
01:11:01si on peut dire
01:11:02Oui
01:11:03Et ça a duré
01:11:04un certain temps
01:11:05mais à un moment donné
01:11:06il n'y avait rien
01:11:07qui se passait
01:11:07parce qu'ils ne pouvaient pas
01:11:09ils ne pouvaient pas agir
01:11:10parce que je pense
01:11:10qu'ils ont les pieds
01:11:11et les mains liées
01:11:12parce que l'enquêtrice
01:11:14avec qui j'étais
01:11:15elle était tout à fait
01:11:17apte à essayer
01:11:19de régler le problème
01:11:19ils sont même venus
01:11:20avec le préfet
01:11:21etc
01:11:22Ah quand même
01:11:23d'accord
01:11:24et pour autant
01:11:24c'est quand même
01:11:25vous qui partez
01:11:25je pense que vous n'étiez pas
01:11:27vous n'étiez pas la seule
01:11:28Donc c'est moi qui partez
01:11:28actuellement à acheter
01:11:29carrément
01:11:30et partir au fin fond
01:11:31des Cévennes
01:11:31et puis être tranquille
01:11:32définitivement
01:11:33Ah oui
01:11:33vous allez vraiment
01:11:34vous réfugier à l'abri
01:11:35je suppose que vous n'étiez pas
01:11:36la seule dans ce quartier
01:11:37à être confrontée
01:11:38à cette situation
01:11:38Ah non non
01:11:39parce qu'il y en a
01:11:40qui sont partis
01:11:41des anciens
01:11:41nous ici avant
01:11:42vous savez
01:11:43dans mon quartier
01:11:44la cité
01:11:45Aigelong
01:11:45Aigelong
01:11:47Il y avait les gens
01:11:48des lotissements
01:11:49qui venaient jouer
01:11:50à la pétanque
01:11:50qui venaient jouer
01:11:51avec les enfants
01:11:52du quartier
01:11:53qui venaient
01:11:54à la fête
01:11:54du quartier
01:11:55maintenant
01:11:57ils tremblent
01:11:58ils tremblent
01:11:58moi je connais
01:11:59les gens du lotissement
01:12:00du haut
01:12:01ils évitent
01:12:01l'autre rue
01:12:02ils font une variante
01:12:03pour aller chercher
01:12:04le tram
01:12:04Je ne sais pas
01:12:06ce que dirait
01:12:06le grand leader socialiste
01:12:08que fut Georges Frèche
01:12:08de voir sa ville
01:12:10dans cette situation
01:12:10Je pense qu'il aurait
01:12:12eu des mots
01:12:12je pense qu'il
01:12:13allez-y
01:12:13allez-y
01:12:14au contraire
01:12:14M. Georges Frèche
01:12:16c'est un peu lui
01:12:17qui a ramené ça
01:12:19pour choper des voix
01:12:20il nous a
01:12:21qui et ces gens-là
01:12:22c'est un paradoxe
01:12:23c'est un paradoxe
01:12:24Negema
01:12:25merci pour votre
01:12:26merci pour votre témoignage
01:12:27et puis n'hésitez pas
01:12:28à nous rappeler
01:12:30j'espère que vous trouverez
01:12:31un endroit
01:12:32un territoire
01:12:33où vous serez plus à l'aise
01:12:33et que vous continuerez
01:12:34à vivre votre vie
01:12:35de citoyenne
01:12:36de façon apaisée
01:12:38et sereine
01:12:39Eric Nolo
01:12:39voilà un témoignage
01:12:40édifiant
01:12:42Écoutez
01:12:42un pays
01:12:43où
01:12:43on a parlé
01:12:44tout à l'heure
01:12:45les femmes
01:12:45n'osent pas sortir
01:12:46seules
01:12:46un pays
01:12:47où des
01:12:48françaises
01:12:48honnêtes
01:12:49normales
01:12:50comme Negema
01:12:50tremblent
01:12:51pour leur sécurité
01:12:52c'est plus la France
01:12:53donc on ne vit plus
01:12:54en France
01:12:54tant que ce ne sera pas
01:12:56revenu à la normale
01:12:56on ne pourra pas dire
01:12:57que notre pays
01:12:58est la France
01:12:59c'est un autre pays
01:13:00ensuite
01:13:00ce que dit Negema
01:13:01c'est intéressant
01:13:02par rapport à Georges Frèche
01:13:03parce qu'en effet
01:13:04tout ça est instrumentalisé
01:13:06de manière politique
01:13:08moi
01:13:08mon ancienne députée
01:13:10c'était Sophia Chikirou
01:13:11qui est à la fois
01:13:12très proche
01:13:13politiquement
01:13:13et personnellement
01:13:14de M. Mélenchon
01:13:15elle était élue
01:13:16au premier tour
01:13:17pourquoi ?
01:13:18parce qu'elle s'adresse
01:13:18spécifiquement
01:13:19à un certain électorat
01:13:20qui est un électorat nouveau
01:13:23il y a une forme
01:13:24de grand remplacement
01:13:25qui est maintenant
01:13:25une expression
01:13:27revendiquée
01:13:27par la France insoumise
01:13:28par Mme Frèche
01:13:29du livre de Renaud Camus
01:13:30qui a suscité
01:13:31des polémiques
01:13:32avant c'était un scandale
01:13:33quand c'était utilisé
01:13:34par la droite
01:13:34le grand remplacement
01:13:35c'était satanique
01:13:37de dire ça
01:13:37maintenant que c'est utilisé
01:13:38par M. Mélenchon
01:13:39c'est formidable
01:13:40le problème
01:13:41c'est qu'auparavant
01:13:43quand les étrangers
01:13:43venaient s'installer
01:13:44d'abord c'était sur la base
01:13:45de l'intégration
01:13:46et puis ces étrangers
01:13:47ne vous disaient pas
01:13:48les français de souche
01:13:49il faut dégager
01:13:49là maintenant
01:13:50c'est ce qu'on vous dit
01:13:51il faut dégager
01:13:52vous n'êtes plus chez vous
01:13:53bah écoutez si
01:13:54nous sommes chez nous
01:13:55et il faudrait que
01:13:56les gens qui ont
01:13:57bien qu'en le pouvoir
01:13:59les autorités
01:14:01les policiers
01:14:02fassent en sorte
01:14:03que nous restions chez nous
01:14:04ce que vit Négéma
01:14:05ce n'est pas possible
01:14:06ce n'est pas tolérable
01:14:07j'imagine
01:14:09des enfants
01:14:10des pieds noirs
01:14:10ils sont âgés aujourd'hui
01:14:11ou des enfants de pieds noirs
01:14:12qui ont vécu ça
01:14:13en Algérie
01:14:14parce que ce fut une tragédie
01:14:15il y aurait pu avoir
01:14:16une autre option en Algérie
01:14:17il y aurait pu avoir
01:14:18une cohabitation
01:14:19les deux extrêmes
01:14:20que ce soit
01:14:20la tendance radicale du FLN
01:14:22et l'Ouest
01:14:22ne l'ont pas voulu
01:14:23et on a raté
01:14:24donc il y a des gens
01:14:24à qui tu dégages
01:14:25qu'est-ce que t'es plus chez toi
01:14:26la valise au cercueil
01:14:27la valise au cercueil
01:14:28et là on n'en est pas là
01:14:30mais c'est la valise
01:14:31en tout cas
01:14:32non mais les gens partent
01:14:33moi depuis l'annonce
01:14:34de ce livre
01:14:35j'ai reçu des dizaines
01:14:36de témoignages
01:14:37d'ailleurs de tous les coins
01:14:38de France
01:14:38mais il se trouve quand même
01:14:40que l'Est parisien
01:14:40est une forme de laboratoire
01:14:42de tous les mots français
01:14:43et surtout
01:14:43de la nouvelle France
01:14:45qu'on nous annonce
01:14:46et que moi je refuse
01:14:46de tout mon être
01:14:47nous avons Roger
01:14:48qui nous appelle
01:14:49de Saint-Gracien
01:14:50Roger vous avez vous aussi
01:14:52quitté Paris
01:14:52c'est bien ce que je comprends
01:14:54oui oui oui
01:14:55je l'ai quitté
01:14:56pour peut-être
01:14:56d'autres raisons
01:14:57il y a une dizaine d'années
01:14:58mais je reconnais là
01:15:02dans les propos
01:15:02de monsieur Nolo
01:15:03que je salue
01:15:05parce que je
01:15:06vous salue cher Roger
01:15:08je vous salue
01:15:09parce que je vous écoute
01:15:10souvent sur ces news
01:15:13mais je voulais simplement
01:15:14dire
01:15:15je ne sais pas
01:15:15à cause de ça
01:15:16parce que ça commençait
01:15:17déjà
01:15:17les choses commençaient
01:15:18à être de cette manière-là
01:15:20il y a une dizaine d'années
01:15:21je suis venu ici
01:15:23pour d'autres raisons
01:15:25de voisinage
01:15:26bruyant
01:15:27tout ça
01:15:28mais parce que
01:15:29j'ai la retraite aussi
01:15:30et donc
01:15:32je voulais simplement dire
01:15:33voilà
01:15:33j'ai entendu tout à l'heure
01:15:35une réflexion
01:15:36que vous faisiez
01:15:36sur les pieds noirs
01:15:37c'est moi oui
01:15:38qui faisais allusion
01:15:39à ce souvenir
01:15:40j'ai 79 ans
01:15:42vous voyez
01:15:44donc quand je suis
01:15:45venu d'Algérie
01:15:46j'avais 14-15 ans
01:15:47à peu près
01:15:48et j'ai l'impression
01:15:50qu'il y a eu
01:15:53beaucoup de choses
01:15:54qui se sont passées
01:15:55et moi je suis
01:15:56un petit homme
01:15:58pour savoir
01:15:59exactement
01:15:59ce qu'il fallait faire
01:16:00pour régler le problème
01:16:01enfin je pense savoir
01:16:03il y avait trop de profiteurs
01:16:06quelquefois
01:16:06des profiteurs
01:16:07et tout le monde
01:16:08a payé
01:16:08pour les profiteurs
01:16:10pour résumer la situation
01:16:11voilà
01:16:12c'est peu de profiteurs
01:16:13et beaucoup
01:16:14de personnes
01:16:15qui ont payé
01:16:16pour se retrouver
01:16:17dans un tel état
01:16:18mais enfin
01:16:18c'est pas grave
01:16:19on s'en est sortis
01:16:20tout le monde
01:16:21les pieds noirs
01:16:22sont sortis
01:16:22c'est simplement
01:16:23dans la douleur
01:16:24dans la douleur
01:16:25mais ils s'en sont sortis
01:16:26effectivement
01:16:26oui oui oui
01:16:27je veux dire
01:16:28un peu c'est comme ça
01:16:29je veux dire simplement
01:16:30Eric Nolo
01:16:32ceux qui voient actuellement
01:16:33je pense qu'il a raison
01:16:34de le dire
01:16:35et je trouve qu'il est
01:16:36très courageux
01:16:36de le dire déjà
01:16:38déjà c'est très bien
01:16:40de sa part
01:16:40parce que même lui
01:16:41il risque certaines choses
01:16:44il risque d'avoir
01:16:46des problèmes
01:16:46mais c'est courageux
01:16:48de sa part
01:16:49et je l'en remercie
01:16:50c'est pas la première fois
01:16:51Eric Nolo
01:16:52prend des risques
01:16:53et sur Sud Radio
01:16:54on est sur Parlons Vrai
01:16:56quelques fois aussi
01:16:56on prend des risques
01:16:57mais voilà
01:16:58l'important est de dire
01:16:59les choses telles qu'elles sont
01:17:00et de consacrer le réel
01:17:02par rapport à certaines
01:17:03interprétations
01:17:03vous restez avec nous
01:17:04nous sommes
01:17:05nous sommes le mercredi
01:17:0715 octobre
01:17:102026
01:17:10Alissa
01:17:11le débat continue
01:17:12et le débat continue
01:17:13évidemment
01:17:13nos quartiers
01:17:14sont-ils devenus
01:17:15impossibles à partager
01:17:16nous en discutons
01:17:17avec Eric Nolo
01:17:18essayiste, critique
01:17:19littéraire et chroniqueur
01:17:20auteur de le jour
01:17:21où je suis devenue
01:17:22au QTF
01:17:22aux éditions Fayard
01:17:24qu'est-ce qui a changé
01:17:25vous dans vos quartiers
01:17:26ces dernières années
01:17:26et qu'est-ce qui vous
01:17:27permettrait d'y vivre
01:17:28plus sereinement
01:17:30racontez-nous tout
01:17:31au 0826 300 300
01:17:36Vous êtes bien sur Sud Radio
01:17:37il est 13h47
01:17:38nous sommes le mercredi
01:17:3915 octobre 2026
01:17:41c'est un instant important
01:17:42parce que
01:17:43on reçoit Eric Nolo
01:17:44qui est un confrère
01:17:45qui est un
01:17:47ce que je peux dire
01:17:47c'est un ami
01:17:48c'est en tout cas
01:17:49un confrère
01:17:49avec lequel nous partageons
01:17:50des valeurs
01:17:50et nous avons
01:17:52lui et nous
01:17:53sur Sud Radio
01:17:54ce besoin de dire
01:17:55les choses telles qu'elles sont
01:17:56on n'est pas exempt d'erreurs
01:17:57on peut avoir
01:17:58quelquefois
01:17:59des divergences
01:18:00on peut avoir
01:18:01des analyses
01:18:01quelquefois
01:18:02et nous sommes les premiers
01:18:02à dire
01:18:03bon ben on s'est trompé
01:18:04là ce que soulève Eric Nolo
01:18:05et Eric Nolo
01:18:06est extrêmement douloureux
01:18:07le jour où je suis devenu
01:18:09au QTF
01:18:09il raconte qu'il a dû
01:18:10évacuer
01:18:10fuir
01:18:11s'expatrier
01:18:12de son quartier parisien
01:18:13pour aller habiter
01:18:14sur l'autre rive de Paris
01:18:15et puis là nous faisons l'inventaire
01:18:17et nous avons le témoignage
01:18:17en permanence
01:18:18des gens qui nous appellent
01:18:19cette situation
01:18:20c'est pas juste
01:18:21un pamphlet
01:18:22édité chez Fayard
01:18:23c'est une certaine image
01:18:25de la France
01:18:25j'allais même dire
01:18:27et on peut le dire
01:18:28à bien des endroits
01:18:29à bien des situations
01:18:29c'est le nouveau visage
01:18:31de la France
01:18:32et Eric Nolo
01:18:32pour autant
01:18:35heureusement
01:18:35tout le territoire français
01:18:37n'est pas confronté
01:18:37à cette situation
01:18:39même si trop de territoires
01:18:40sont confrontés
01:18:40à cette situation
01:18:41qui sont de plus en plus nombreux
01:18:44impuissance des pouvoirs publics
01:18:46si tenté
01:18:46que le ministère de l'intérieur
01:18:47ne fasse pas comprendre
01:18:48qu'on manque d'effectifs
01:18:49et de moyens
01:18:50pour établir l'ordre
01:18:51l'école a abandonné
01:18:53une sociologie
01:18:54du bobo parisien
01:18:56qui trouve ça très bien
01:18:57qui est
01:18:57voilà
01:18:58qui est
01:18:58altermondiste
01:19:00sans se douter
01:19:01qu'ils seront peut-être
01:19:02un jour les premières victimes
01:19:03de ces gens-là
01:19:04qui les détestent
01:19:05et puis il y a des territoires
01:19:06où ça se passe très bien
01:19:07et où la cohabitation
01:19:09depuis des millénaires
01:19:10avec ceux qui sont arrivés
01:19:12depuis les invasions barbares
01:19:13et jusqu'à ces portugais
01:19:15ces yougoslavs
01:19:16ces italiens
01:19:16qui sont aujourd'hui
01:19:17des français
01:19:18qui ont gardé
01:19:19les liens
01:19:20avec une grand-mère
01:19:21avec le pays d'origine
01:19:22qui repartent au bled
01:19:23et qui vous disent
01:19:24mais comment
01:19:24vous
01:19:25français de souche
01:19:26vous pouvez accepter
01:19:27dans cette république française
01:19:29de supporter
01:19:30ces exactions
01:19:31qui chez nous
01:19:32dans nos pays
01:19:32auraient été
01:19:34immédiatement réduites
01:19:35il y a deux aspects
01:19:35dans votre intervention
01:19:36il y a d'abord les bobos
01:19:37moi j'hésite pas à dire
01:19:39à partir de mon expérience
01:19:40que les pires salauds
01:19:41de l'affaire
01:19:41ce sont les bobos
01:19:42pourquoi ?
01:19:43parce qu'ils encouragent
01:19:44l'islamiste
01:19:44parce que pour eux
01:19:45c'est une manière
01:19:45de multiculturalisme
01:19:46ils trouvent ça formidable
01:19:48regardez
01:19:48c'est la grande tolérance
01:19:49c'est des gens
01:19:50qui ne pensent pas comme nous
01:19:51mais nous cohabitons
01:19:52en fait ils ne cohabitent pas
01:19:53les islamistes
01:19:53attendent la fin de l'histoire
01:19:54pour les égorger
01:19:55et ensuite ils sont très contents
01:19:56de la racaille aussi
01:19:57parce que dans la racaille
01:19:59ils puisent
01:19:59vous savez
01:19:59ces esclaves à vélo
01:20:01qui leur apportent
01:20:01leur sandwich préféré
01:20:02à deux heures du matin
01:20:04pour un prix modique
01:20:05donc c'est des nouveaux esclavagistes
01:20:06en fait
01:20:06donc j'appelle ça des salauds
01:20:08après vous me dites
01:20:09à juste titre
01:20:10que c'est pas partout
01:20:11la même chose
01:20:12et où est-ce que ça résiste ?
01:20:14dans les régions de France
01:20:15qui ont une forte identité
01:20:16dans mon cher sud-ouest
01:20:18c'est pas Belleville
01:20:19la Corse
01:20:19vous avez vu comment
01:20:20ils règlent les problèmes
01:20:21les Corses ?
01:20:21oui
01:20:22quand on touche un peu
01:20:23à leur tradition
01:20:23quand on profine
01:20:25profane une statue de la Vierge
01:20:26alors je suis basque
01:20:27je vous le confirme
01:20:28j'ai des amis bretons
01:20:29qui vous le confirment
01:20:29voilà les bretons aussi
01:20:30c'est pas la même
01:20:31c'est pas Belleville
01:20:32pourquoi ?
01:20:33parce que c'est des gens
01:20:34qui n'ont pas démissionné
01:20:35qui ne se sont pas soumis
01:20:36il y a une identité
01:20:37une fierté
01:20:38et une manière
01:20:39qui est parfois
01:20:40un peu brutale
01:20:41ou virile
01:20:42de régler les problèmes
01:20:43et qui ont vécu
01:20:43le jacobinisme
01:20:44avec une oppression culturelle
01:20:46défense de parler bretons
01:20:47ou basque
01:20:47et de cracher par terre
01:20:48et pourtant
01:20:49ils sont devenus
01:20:50des citoyens
01:20:52exemplaires
01:20:52donc vive le Pays basse
01:20:53vive les Corses
01:20:54vive la Bretagne
01:20:54mais peut-être
01:20:56que c'est ces territoires-là
01:20:57qui vont donner
01:20:58à la République
01:20:58l'exemple d'une forme
01:20:59de citoyenneté
01:21:01non
01:21:01c'est dans ces territoires-là
01:21:03que tout le monde
01:21:03va se réfugier
01:21:04c'est ça qui va arriver
01:21:05il y aura deux
01:21:06il y aura deux France
01:21:08où il y aura des
01:21:09des sortes de réserves
01:21:10pour Gaulois
01:21:11et vous savez
01:21:11moi j'étais très copain
01:21:12avec Thierry Ardisson
01:21:13il disait
01:21:14mais de manière très sérieuse
01:21:15il disait
01:21:15écoutez c'est très simple
01:21:16il faut laisser la Seine-Saint-Denis
01:21:17à tout ça
01:21:18il faut se séparer
01:21:19de la Seine-Saint-Denis
01:21:21à l'anglaise
01:21:23vous savez qu'il y a des territoires
01:21:24où on considère
01:21:24que la loi britannique
01:21:25n'a pas à s'appliquer
01:21:26on laisse la Chariens s'installer
01:21:27écoutez
01:21:28on se dirige vers ça
01:21:29en réalité
01:21:29nous avons Catherine
01:21:31qui nous appelle de Lyon
01:21:32bonjour Catherine
01:21:35et vous
01:21:35vous revendiquez
01:21:37à l'antenne
01:21:38ici votre chrétienté
01:21:39quelle audace
01:21:42parce que je voudrais
01:21:43un peu apporter
01:21:44mon apport
01:21:44si vous voulez bien
01:21:45déjà vous remerciez
01:21:46tous les deux
01:21:46parce que j'aime énormément
01:21:47Eric Nelot
01:21:48que je suis depuis
01:21:49on n'est pas couché
01:21:50avec Thierry
01:21:50merci chère Catherine
01:21:51et il n'est pas toujours aimable
01:21:53il est témoin
01:21:54il n'est pas toujours aimable
01:21:55mais c'est ça qui est agréable
01:21:56d'ailleurs vous allez voir
01:21:57dans ce que j'apporte
01:21:58et puis Perico
01:21:58il fallait vraiment
01:21:59de l'audace
01:21:59pour remplacer
01:22:01notre cher Berkhoff
01:22:02et vous le faites
01:22:03admirablement
01:22:03on grève à bien
01:22:05vous l'entendez toujours
01:22:06voilà
01:22:07dites moi
01:22:08moi si vous voulez un peu
01:22:08vous apporter
01:22:09par rapport à la France
01:22:11il me semble
01:22:12qu'il y a quelque chose
01:22:12on souffre de deux mots
01:22:13alors déjà
01:22:14on va se rejoindre
01:22:15sur le fait
01:22:15qu'on a un pays
01:22:17géographiquement exceptionnel
01:22:18et nous avons un pays
01:22:19qui a été pour moi
01:22:21évidemment
01:22:22culturellement édifié
01:22:23par la foi chrétienne
01:22:25il me semble
01:22:25que nous souffrons
01:22:26de deux mots
01:22:27qui se conjuguent
01:22:28le premier
01:22:29avec la révolution
01:22:30je ne remets pas en question
01:22:30la révolution
01:22:31parce que de fait
01:22:31je pense qu'il y avait
01:22:32des horreurs avant
01:22:33mais cette révolution
01:22:34a généré
01:22:35me semble-t-il
01:22:35une haine
01:22:36du christianisme
01:22:37avec elle
01:22:38et en face
01:22:39nous avons eu
01:22:40malheureusement
01:22:41ce que j'appelle
01:22:41les vertus chrétiennes
01:22:42devenues folles
01:22:43n'est-ce pas
01:22:43avec Chesterton
01:22:45c'est-à-dire des cathos
01:22:46peut-être un peu bebeaux
01:22:47justement
01:22:48qui ont confondu
01:22:49qui ont oublié
01:22:49le bon sens
01:22:50la terre
01:22:51qui n'ont gardé
01:22:52que l'idéalisme
01:22:52qui n'ont gardé
01:22:53qu'un amour
01:22:54qui devient presque
01:22:54du sentimentalisme
01:22:56qui ont oublié
01:22:56peut-être
01:22:57que justement
01:22:58les colères
01:22:59qu'il y a dans l'évangile
01:23:00le fait que
01:23:01aimer
01:23:02pardonner
01:23:02ça n'est pas relativiser
01:23:04le Seigneur
01:23:05il va dire
01:23:05à la femme
01:23:06qui pêche
01:23:06va
01:23:07mets-toi debout
01:23:08je ne te condamne pas
01:23:09je ne dis pas
01:23:10que ta vie est foutue
01:23:11mais ne pêche plus
01:23:12parce que le péché
01:23:13va te faire du mal
01:23:14et il me semble
01:23:15que c'est ce fameux
01:23:16décalogue
01:23:17qui est quand même
01:23:18ne l'oublions pas
01:23:19toutes les religions
01:23:20pour qu'elles perdurent
01:23:22elles doivent respecter
01:23:23les trois interdits fondamentaux
01:23:24tu ne tueras pas
01:23:25l'interdit de l'inceste
01:23:27et l'interdit
01:23:28de l'anthropophagie
01:23:29donc ça veut dire
01:23:30qu'à partir du moment
01:23:32où on n'est pas capable
01:23:33de retrouver
01:23:34un certain équilibre
01:23:35un bon sens
01:23:36à partir du moment
01:23:37où on a voulu virer
01:23:38la foi chrétienne
01:23:39et encore une fois
01:23:41sans doute
01:23:41parce que
01:23:42en nous
01:23:42nous portons le fait
01:23:43effectivement
01:23:44de la conscience
01:23:45de ne pas être parfait
01:23:46personne n'est parfait
01:23:47mais du coup
01:23:48on a viré tout ça
01:23:49or l'homme ne peut pas vivre
01:23:51sans transcendance
01:23:52sans religion
01:23:52du coup
01:23:53ce qui arrive
01:23:54et qui nous trouve
01:23:56nous détestons
01:23:57nous-mêmes
01:23:57quand on dit
01:23:59interdit d'interdire
01:24:00c'est qu'on refuse la loi
01:24:01alors que Jésus-Christ nous dit
01:24:02c'est une loi donnée
01:24:03par amour
01:24:04sans la loi
01:24:05c'est le bordel
01:24:05pardon
01:24:06et du coup
01:24:07tout en disant
01:24:08tout en disant
01:24:08qu'il faut laisser à Dieu
01:24:09ce qui est à Dieu
01:24:10et de donner à César
01:24:11ce qui est à César
01:24:11oui mais justement
01:24:12il y a quand même
01:24:13une décalogue
01:24:13qui est du bon sens
01:24:14tu ne tueras pas
01:24:16c'est à dire que
01:24:16si tu fais ça
01:24:17tu vas vers plus grave
01:24:18tu ne rapporteras pas
01:24:20de faux témoignages
01:24:20tu ne raconteras pas
01:24:21n'importe quoi
01:24:22même à tes électeurs
01:24:23sinon tu vas vers pire encore
01:24:24c'est du bon sens
01:24:25alors Catherine
01:24:26Catherine on va demander
01:24:28son avis au frère Éric Nolo
01:24:30voilà
01:24:30est-ce que les fondements
01:24:32de la France
01:24:32sont aussi liés
01:24:33à ce fait
01:24:34qu'elle est la fiénée de l'église
01:24:35est-ce que le christianisme
01:24:36a participé
01:24:37quelque part
01:24:38des valeurs de la République
01:24:38ça me paraît indiscutable
01:24:39et pour ma part
01:24:40je suis très favorable
01:24:41à ce qu'on inscrive
01:24:42dans la constitution française
01:24:44les racines chrétiennes
01:24:45de la France
01:24:45qui devait être inscrite
01:24:46dans le texte de l'Union Européenne
01:24:48Giscard Destin l'avait proposé
01:24:49et puis finalement
01:24:50il y avait une...
01:24:50non mais il faut en finir
01:24:51avec cette ambiguïté
01:24:52ça ne veut pas dire
01:24:52que les représentants
01:24:53d'autres religions
01:24:54ne sont pas les bienvenues
01:24:55ça veut dire que
01:24:56la France est une république laïque
01:24:57mais un pays chrétien
01:24:59alors j'allais y venir
01:25:00la laïcité
01:25:01est donc bien
01:25:02aujourd'hui
01:25:02le mode d'emploi
01:25:03le code
01:25:04qui nous permettra
01:25:06de vivre tous ensemble
01:25:07qui vous permettra
01:25:08de rester dans votre quartier
01:25:09à compliquer
01:25:10avec toute la rigueur
01:25:11tout le courage
01:25:12bien sûr
01:25:12toute la ferveur
01:25:14qu'elle est
01:25:14et moi quand je vais
01:25:14dans un pays étranger
01:25:15je respecte non seulement
01:25:16ses lois
01:25:17mais ses mœurs
01:25:17sa religion
01:25:18j'essaie pas d'imposer la mienne
01:25:20voilà
01:25:20et moi les étrangers
01:25:22les gens qui n'ont pas
01:25:23la même foi que moi
01:25:23sont les bienvenus
01:25:24à condition
01:25:25qu'ils reconnaissent
01:25:26qu'il y avait quelque chose
01:25:27avant eux
01:25:27qu'ils n'arrivent pas
01:25:28dans un appartement vide
01:25:29ils arrivent dans un appartement
01:25:31meublé
01:25:31des meubles d'époque
01:25:32de toutes les époques
01:25:34qui se sont accumulés
01:25:34et qu'il faut respecter
01:25:36mais malheureusement
01:25:37les français sont les premiers
01:25:38à ne pas se comporter ainsi
01:25:39en disant
01:25:39faisons du passé table rase
01:25:41tout ça n'a pas existé
01:25:42ou alors
01:25:42la France a commencé à exister
01:25:44à partir de 1789
01:25:45c'est faux
01:25:46la France remonte
01:25:47à beaucoup plus loin
01:25:48non il faut vraiment
01:25:49se ressaisir
01:25:50d'un point de vue collectif
01:25:52malheureusement ce travail
01:25:53devra être fait à l'école
01:25:54et à l'école
01:25:54pour relire Ernest Renan
01:25:57un plébiscite de tous les jours
01:25:58être français
01:25:59ça doit être un plébiscite
01:26:00de tous les jours
01:26:01Eric Nolo
01:26:01Jean Jaurès a dit
01:26:03il y a une chose impossible
01:26:04dans ce monde
01:26:05c'est la disparition de la France
01:26:06la France ne peut pas disparaître
01:26:08parce qu'elle est la France
01:26:09espérons qu'il a vu la vision
01:26:10je crois qu'il y a pire
01:26:11je crois qu'il y a pire
01:26:12que la disparition de la France
01:26:13c'est la perpétuation de la France
01:26:15sous un jour méconnaissable
01:26:16la mutation
01:26:17ça c'est encore pire
01:26:18c'est-à-dire quelque chose
01:26:19qui s'appellera encore la France
01:26:20et qui ne ressemblera
01:26:21en aucune manière
01:26:22à la France que nous aimons
01:26:23ça c'est vraiment le cauchemar
01:26:25parce que la France
01:26:25elle continuera
01:26:26mais quelle France
01:26:27c'est ça que nous devons déterminer
01:26:28aujourd'hui
01:26:29je ne sais pas
01:26:30s'il est minuit moins une
01:26:31ou minuit une
01:26:32mais je sais qu'il est très tard
01:26:34Eric Nolo
01:26:35je pense qu'il y aura toujours
01:26:35des gens qui seront prêts
01:26:36pour aller à Londres
01:26:37même si Londres
01:26:39se trouve dans le Loiré
01:26:40la Creuse
01:26:41la Saône-et-Loire
01:26:41ou à Bayonne
01:26:42voilà
01:26:42ou à Bayonne
01:26:43ou à Jaccio
01:26:45ou à Quimper
01:26:46merci d'avoir été
01:26:47merci à vous
01:26:48ici pour le jour
01:26:50où je suis devenu au QTF
01:26:51c'est Eric Nolo
01:26:52qui l'écrit aux éditions Fayard
01:26:53à lire absolument
01:26:55d'une traite
01:26:56c'est violent
01:26:57c'est brutal
01:26:58on est plus proche
01:27:00du piment d'Espelette
01:27:01que du beurre blanc
01:27:01mais je peux vous dire
01:27:03que ça mérite le détour
01:27:04merci d'avoir été là
01:27:05à très bientôt Eric Nolo
01:27:06merci encore
01:27:06Anissa
01:27:06on va remercier également
01:27:07Pierre Larouturu
01:27:08qui était avec nous
01:27:09plus tôt dans l'émission
01:27:10et puis tout de suite
01:27:11évidemment
01:27:11nous retrouvons Brigitte Laé
01:27:13qui vous parlera
01:27:13des relations
01:27:14à l'ère de l'intelligence artificielle

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