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  • il y a 2 heures
Première destination cette semaine : le Maroc, pour évoquer l'engouement autour du football dans la perspective de la prochaine Coupe du monde. En Méditerranée par ailleurs, posons notre regard sur le développement de la navigation commerciale à voile... Et enfin, au large de la Corse, partons à la rencontre des spécialistes français et italiens qui luttent contre les filets fantômes. Année de Production :
Le meilleur du foot en vidéoDécouvre le Corner Football

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00:00...
00:06Première destination cette semaine, le Maroc,
00:08pour évoquer l'engouement autour du football
00:11dans la perspective de la prochaine Coupe du Monde.
00:14En Méditerranée, regard sur le développement
00:16de la navigation commerciale à la voile.
00:19Enfin, au large de la Corse,
00:20des spécialistes français et italiens
00:22luttent contre les filets fantômes.
00:46L'équipe de football du Maroc est devenue en quelques années
00:49l'une des plus performantes à l'échelle internationale,
00:52le fruit d'une stratégie et d'un investissement de long terme,
00:56une vitrine pour un pays en plein développement
00:58qui accueillera, avec deux autres nations,
01:00la prochaine Coupe du Monde en 2030.
01:26Ils sont les visages, l'espoir,
01:29la fierté de tout un peuple.
01:32L'équipe nationale masculine marocaine de football
01:35est parmi les meilleures du monde,
01:37déclarée vainqueur de la dernière Coupe d'Afrique des Nations.
01:40Les lions de l'Atlas sont performants, adulés.
01:44De Casablanca à Tangier en passant par Marrakech,
01:48les maillots rouges et verts sont sur toutes les épaules.
01:51Au coin des rues, d'immenses affiches de joueurs,
01:54surtout du capitaine parisien de la sélection,
01:57Ashraf Hakimi,
01:58certains ont dépassé leur statut de footballeur
02:01pour devenir des icônes publicitaires, des effigies.
02:05Une équipe de stars,
02:07des attentes immenses
02:08dans un pays où le football est plus que le sport national.
02:12Les voir jouer, c'est une adrénaline incroyable que nous vivons.
02:16Et puis encore plus,
02:18quand on les voit très haut placés,
02:21demi-finale de Coupe du Monde,
02:23finale de Coupe d'Afrique,
02:24alors là, c'est des émotions assez fortes
02:26que nous ne pouvons pas prononcer avec les mots,
02:28mais des émotions que nous vivons.
02:29Bien sûr, c'est une fierté,
02:31c'est la joie, c'est un bonheur,
02:33c'est tout,
02:35elle compte toujours pour nous.
02:40Pour atteindre le meilleur niveau,
02:42le pays, la fédération,
02:44ont décidé depuis quelques années
02:46de se donner les moyens de leurs ambitions
02:48et construit le complexe Mohamed VI en 2019.
02:52Avec ses 11 terrains de football
02:54aux pelouses naturelles, synthétiques, hybrides,
02:58Kiliès Amdia,
02:59joueur de l'équipe réserve de Clermont,
03:02découvre pour la première fois lors d'un stage.
03:04C'est aller au-delà de mes espérances,
03:06vraiment le complexe,
03:07les terrains sont incroyables,
03:09tout est propre, tout est sécurisé.
03:11Moi, des terrains comme ça,
03:12je n'ai jamais joué dessus,
03:14franchement, c'est la première fois
03:15et franchement, il n'y a rien à dire.
03:16On ne peut que bien jouer au foot
03:17quand on voit des terrains comme ça,
03:18on n'a pas d'excuses
03:19ni à l'entraînement ni au match
03:21et c'est vrai que ça permet
03:24de faire des entraînements qualitatifs.
03:25Des joueurs conquis
03:26et un staff qui profite aussi
03:28d'un environnement unique,
03:30tout est fait pour le bien-être
03:31des sportifs et des encadrants.
03:33Piscine olympique,
03:35terrain de padelle,
03:36entretenu par 200 personnes
03:37qui travaillent quotidiennement
03:39à maintenir la qualité des lieux.
03:41Le français Ludovic Batelli
03:43est sélectionneur des moins de 20 ans.
03:45Pour cet ancien gardien de but professionnel
03:47reconverti entraîneur à l'international,
03:49travailler ici est une chance,
03:51une fierté.
03:52Alors secrètement, c'est un vœu
03:53parce que c'est vrai que j'ai des amis
03:56qui ont travaillé avant moi
03:57et puis ils ne m'avaient dit
03:59que du bien de la structure,
04:01du projet.
04:02Et puis un jour, on vous appelle.
04:04Voilà.
04:05Et puis là, on ne réfléchit pas.
04:07On rentre vite en discussion
04:08et on tombe vite d'accord
04:09parce qu'on a envie de venir
04:10dans un endroit comme ça.
04:12Un complexe verdoyant et immense
04:15en périphérie de la capitale Rabat
04:17accueille les joueurs
04:18des sélections marocaines
04:19de tous âges
04:20et de toutes les disciplines du football.
04:24Ce jour-là,
04:25les joueurs de moins de 19 ans
04:26du futsal
04:27travaillent les coups de pieds arrêtés,
04:29le pressing.
04:30L'accent est mis sur la technique
04:31à l'image de la philosophie
04:33de jeu marocaine.
04:39La transmission est au centre
04:41d'un projet national structuré.
04:43Les sportifs sont au cœur
04:45de celui-ci.
04:48Des infrastructures
04:49et des préparateurs physiques
04:50sont à leur disposition
04:52quand ils le souhaitent.
05:12À tous les niveaux,
05:14l'encadrement est trié sur le volet.
05:17Joaquin Sanchez
05:17est ce qu'on peut appeler
05:19un professionnel expérimenté.
05:31L'espagnol travaille ici
05:33depuis deux ans
05:34et pour lui,
05:35pas de doute.
05:50Quand ils vont ouvrir
05:52la clinique et le centre de récupération,
05:54c'est sûr que ce sera
05:56le meilleur centre du monde.
05:57Oui, oui, sûrement.
06:00C'est la vérité ?
06:01C'est la vérité ?
06:02On va à ça.
06:03Et Fatih ?
06:09Des infrastructures,
06:10un accompagnement,
06:11une disponibilité,
06:12un investissement
06:13et une exigence
06:14ressenties par ces jeunes
06:16franco-marocaines
06:17qui ont,
06:17notamment pour ces raisons,
06:19choisi de porter
06:20les couleurs du royaume.
06:21Autour d'elles,
06:22des dizaines de machines
06:23de musculation,
06:24d'athlétisation.
06:26Il existe plusieurs salles
06:27comme celle-ci
06:28dans le complexe
06:29pour optimiser
06:29les performances physiques
06:31et mentales.
06:31Franchement,
06:32je le ressens vraiment.
06:33Je le ressens vraiment.
06:34Honnêtement,
06:35la Fatima d'aujourd'hui,
06:36ce n'est pas la Fatima
06:37d'il y a un an, on va dire.
06:38Qu'est-ce qui est-ce ?
06:40Tout, ma façon
06:40de voir les choses,
06:42ma façon de penser,
06:42ma façon de travailler surtout.
06:44Je suis plus professionnelle,
06:45on va dire,
06:46beaucoup plus.
06:47Et c'est ce qui est bien.
06:49C'est un impact
06:49sur le plan physique
06:51et mental
06:52parce qu'on peut travailler
06:53comme je vous ai dit
06:54ici tous les jours
06:55et c'est vrai
06:56qu'avoir ce goût
06:58au travail
06:58qu'on n'avait peut-être
06:59pas avant,
07:00que ce soit même
07:00pas ici au Maroc,
07:01même au moins en Espagne
07:03ou en France.
07:05Pouvoir travailler
07:06et être avec une personne
07:07comme Joachim,
07:09ça nous permet
07:09de passer des grades
07:11mentalement
07:12et performer
07:14parce que si on travaille
07:14bien physiquement,
07:15on sera forcément bien
07:16sur le terrain.
07:18Et je me sens meilleure.
07:20Se sentir bien,
07:21s'améliorer,
07:23aussi grâce à un suivi médical,
07:25une clinique
07:26qui est en construction
07:27sur le site,
07:27déjà équipée
07:28de matériel dernier cri.
07:30Radiologie standard
07:31et par la suite,
07:33l'osteodensiométrie,
07:34un scanner
07:34qui nous permet
07:35d'avoir la masse grasse
07:37des joueurs.
07:38Tous ces équipements
07:39sont issus
07:39de l'Amérique du Nord,
07:40particulièrement
07:41des Etats-Unis,
07:42du football américain
07:43et du basketball
07:44parce qu'ils sont en avance
07:45en termes
07:45de technologie sportive
07:47et qu'on utilise ça
07:48pour rapidement
07:51faire de la rééducation
07:52des joueurs
07:52pour qu'ils partent
07:53rapidement sur les terrains.
07:55Sur 35 hectares,
07:56le complexe est divisé
07:57en plusieurs zones autonomes.
07:59Les cinq hôtels
08:00qui accueillent aussi
08:01des équipes étrangères
08:02sont tous à proximité
08:04de terrain
08:04et centres de soins
08:05pour limiter les déplacements
08:07et optimiser le bien-être.
08:09Hassan Carbouch
08:10est garant de ce confort,
08:11ce passionné professionnel
08:13du sport
08:13depuis des années,
08:15doctorant,
08:16dirige le site
08:16l'équivalent marocain
08:18de l'Institut national
08:19du football
08:19de Clairefontaine
08:20en France,
08:21un lieu imaginé
08:22dès 2018.
08:24Depuis les assises
08:25de Srevat,
08:26où sa majesté le roi
08:27a donné ses directives
08:29à se pencher
08:31sur l'infrastructure
08:32parce que c'est la clé
08:34de la réussite
08:35dans un premier temps.
08:36On ne peut pas parler
08:36de haut niveau
08:37si on n'a pas
08:37une infrastructure
08:38qui répond au haut niveau.
08:4065 millions d'euros
08:41d'investissement
08:42et 38 mois
08:43de travaux ont été nécessaires
08:44pour bâtir
08:45et aménager
08:46un site
08:47à la hauteur
08:47des aspirations du Maroc.
08:49Car le ballon rond
08:50fait briller un pays
08:51qui a accueilli
08:52la dernière coupe d'Afrique
08:53des nations de football
08:54et veut se faire
08:55une place de choix
08:56sur la scène internationale.
08:58sport, culture,
09:00tourisme,
09:01autant de vitrines,
09:02de secteurs
09:03dans lesquels
09:03le royaume investit
09:04pour rayonner,
09:06attirer des devises,
09:07augmenter son influence.
09:08Le sport,
09:09c'est aussi de la politique,
09:11il ne faut pas se mentir.
09:11À l'image du Qatar
09:12et de l'Arabie saoudite,
09:14d'autres pays encore,
09:15c'est vraiment un soft power.
09:17C'est-à-dire que
09:17par l'entremise
09:19d'organisations
09:20d'événements sportifs
09:22très importants,
09:23ça va permettre
09:24de se développer,
09:25de développer déjà
09:27toute son économie
09:28parce que bien sûr
09:29c'est une politique
09:30de grands travaux,
09:31que ce soit des infrastructures
09:32comme les stades
09:33ou comme les économies
09:35que vous avez vues,
09:36comme aussi
09:37les réseaux autoroutiers.
09:39Donc il y a vraiment
09:39toute une économie
09:40qui est basée sur ça.
09:43Le football,
09:44une stratégie géopolitique
09:46et une source
09:47de développement donc
09:48pour un pays ambitieux
09:50qui accueillera,
09:50avec l'Espagne
09:51et le Portugal,
09:52la prochaine Coupe du Monde
09:53en 2030
09:54et construira pour l'occasion
09:57le plus grand stade au monde.
10:07Le retour en grâce
10:08des voiliers de commerce
10:09pour ces bateaux,
10:10c'est bien l'heure de la revanche
10:11et ils représentent
10:12un réel espoir
10:13pour décarboner
10:14le transport de marchandises
10:16qui passent par les mers.
10:17De plus en plus
10:18de petites entreprises
10:19tentent l'aventure
10:20de la navigation commerciale
10:21à la voile
10:22en Méditerranée.
10:23La coopérative
10:24Bourling et Pacotille
10:25s'est lancée
10:25il y a 5 ans
10:26ouvrant des liaisons
10:27entre Marseille,
10:28la Corse,
10:29la Sardaigne
10:29et la Sicile.
10:46Après 5 jours et demi
10:47de navigation depuis Marseille,
10:53l'équipage du Barbaranova
10:55est accueilli par des flamandreuses
10:58à son entrée
10:59dans le port de Cagliari
11:00tout au sud
11:01de la Sardaigne.
11:12L'escale sera de courte durée
11:14car pour l'équipage
11:15de Bourling et Pacotille,
11:16une coopérative créée
11:17il y a 5 ans,
11:18le travail n'attend pas.
11:21Ce jour-là,
11:22sur les quais de Cagliari,
11:23le vigneron nomade
11:24Alexandre Morin
11:25vient récupérer
11:26sa cuvée de l'année,
11:27un vin qu'il a élaboré
11:29dans un chai de la région
11:30avec les raisins du domaine.
11:34Alexandre a fait le choix
11:35de le ramener en France
11:37à la voile.
11:41L'objectif,
11:42c'est de marier
11:43mes deux passions
11:43qui sont le vin et la mer
11:45et surtout de démocratiser
11:47le fait de déguster
11:49du vin qui ne sont pas carbonés.
11:51Mes premiers vins naturels,
11:52c'était au Chili,
11:52je les ai ramenés
11:53avec un conteneur
11:54qui consommait 3 tonnes
11:55de fioul lourd par jour.
11:56C'était incohérent
11:57quand on fait du vin naturel
11:59et qu'on est dans une démarche
12:00un peu écologique.
12:01Donc oui,
12:02ramener du vin à la voile,
12:03c'était évident.
12:07Le voilier de 18 mètres
12:09a été adapté
12:10au transport de marchandises,
12:11mais de petits ajustements
12:13sont parfois nécessaires.
12:14C'est pas loin du millimètre quand même.
12:17C'est pas loin du millimètre quand même.
12:19Oui,
12:20je crois ce qu'il faut.
12:22Là, on est pas loin
12:24du chargement
12:27maximal
12:29d'un point de vue volume.
12:30Donc, du coup,
12:33on est obligé d'optimiser.
12:35Le Barbara Nova
12:36peut emporter
12:375 tonnes de marchandises.
12:39Pas de possibilité de grutage,
12:41tout doit être chargé à la main.
12:43Mais peu importe la peine
12:45quand les objectifs sont motivants.
12:48C'est défendre un territoire,
12:50c'est faire raisonner un territoire,
12:52c'est aussi réapproprier
12:54de la mer qui nous sépare
12:56mais qui nous réunit aussi,
12:57surtout en Méditerranée.
12:58On est tous dans le même peuple.
13:01Et voilà,
13:01et ça,
13:02on a toujours bu et mangé.
13:04Donc, ça continue
13:05et ça continue
13:06avec une emplice
13:08sur le territoire
13:09qui est différente.
13:10Et on a envie
13:11de la mettre en avant.
13:14Bientôt le départ
13:15après moins de 24 heures d'escale.
13:20OK, après on se préparera
13:23à envoyer la grand voile.
13:24Il faut exploiter au mieux
13:26la fenêtre météo
13:27qui se profile.
13:28OS, OS, OS.
13:34Car la priorité,
13:35tout en s'assurant
13:37bien sûr
13:37de l'intégrité
13:38de la cargaison,
13:41c'est de naviguer
13:43uniquement à la voile.
13:44Sinon, on part pas.
13:46La dernière fois,
13:48on est resté
13:494 jours au port
13:50parce que sur toute la zone,
13:52il n'y avait pas de vent.
13:52Et quand le vent s'est levé,
13:54on l'avait dans le nez
13:55mais au moins,
13:56on en avait.
14:05resté à terre,
14:06Mariana Mélis,
14:08l'une des cofondatrices
14:09de Bourling et Pacotille,
14:11s'occupe en Italie
14:12de dénicher
14:13des producteurs partenaires.
14:15pour moi particulièrement
14:16que je suis sarde,
14:17j'avais vraiment une envie
14:18de rétisser des liens
14:19avec cette terre
14:20qui est un peu
14:21des fois oubliée,
14:23qui a été abandonnée,
14:24qui a été négligée
14:27par des politiques
14:29agricoles inexistantes
14:30aussi.
14:32Et donc pour moi,
14:32c'est aussi défendre
14:33une manière
14:34de voir une sorte
14:36de futur,
14:37tout à construire
14:38encore.
14:40La principale activité
14:41de la coopérative,
14:42c'est d'acheter en Corse,
14:43en Sardaigne,
14:44en Sicile,
14:45des produits du terroir
14:46issus de l'agriculture
14:47raisonnée
14:48et de les revendre
14:49en région marseillaise.
14:50Ce jour-là,
14:52Mariana retrouve
14:52Pietro Marchi,
14:54producteur de vins naturels.
14:57Bientôt,
14:58j'aurai besoin
14:59de mettre
14:59un peu de soufre,
15:00ok ?
15:01Mais 20 kilos
15:02à l'hectare,
15:02c'est très peu,
15:03non ?
15:04Ici,
15:05la nature est reine
15:06et ses herbes hautes
15:07protègent la terre
15:08jusqu'à fin avril.
15:12Ça protège,
15:13en fait.
15:13Ce terrain est très pauvre.
15:17Avec l'enherbement,
15:18c'est vraiment...
15:20Ces racines
15:20font office de charrue,
15:21ok ?
15:23Tu sens le parfum.
15:25C'est vraiment
15:25parfum de champignons,
15:26de vie.
15:28On a plutôt fait
15:29une taille courte
15:30pour donner plus de vie
15:31à la plante
15:31plutôt qu'à la production.
15:34C'est-à-dire
15:35pour favoriser
15:35la végétation
15:36plutôt que la production
15:37de raisins.
15:39À la fin,
15:40je dois seulement
15:40comprendre avec l'expérience
15:41ce que je dois faire,
15:43comment me comporter
15:44pour améliorer
15:45justement le rapport
15:46entre le vin,
15:47le raisin
15:48et la terre.
15:50Mais tout part d'ici.
15:51C'est important pour vous
15:51cette philosophie
15:52pour l'ingue-pac-utille ?
15:53C'est fondamental
15:55même,
15:55je dirais,
15:56parce que ça fait partie
15:58du respect global
15:59et total
16:00de l'environnement,
16:01mais même
16:02de notre consommation,
16:03de comment on nourrit
16:04notre corps
16:05et notre esprit.
16:07Parce qu'il y a
16:07quand même des philosophies
16:08derrière des productions
16:11qui ont cette éthique
16:12et cette manière
16:13de fonctionner.
16:17pour l'instant,
16:18une infime partie
16:19de la production
16:19voyage à la voile.
16:24Pietro voudrait
16:25augmenter les quantités,
16:26même si le coût
16:27du transport
16:28est beaucoup plus important.
16:31ce n'est pas grave.
16:32On fait payer les autres
16:33parce que moi,
16:34je paye pour les belles choses
16:35et les autres aussi
16:36doivent payer.
16:37Moi aussi,
16:37parce qu'il faut responsabiliser.
16:39Très souvent,
16:40un prix bas
16:41signifie une qualité basse
16:42et nous devons prendre
16:43conscience que,
16:44bien sûr,
16:44tout doit être logique,
16:45on ne doit pas spéculer.
16:47Il faut sortir de ça,
16:48on ne doit pas spéculer.
16:49Mais ce prix élevé,
16:50ce n'est pas de la spéculation.
16:52Il faut faire la différence.
16:53Ce prix élevé,
16:54c'est souvent la qualité.
16:57À bord du Barbaranova,
16:59en route vers Marseille,
17:04le quotidien
17:05est aussi fait de rencontres.
17:09L'équipage,
17:10bénévole en dehors du capitaine,
17:12est en partie composé
17:13de néophytes,
17:14embarqués pour la première fois
17:16dans l'aventure
17:17de Bourling et Pacotille.
17:22Une aventure
17:23née à la suite
17:24d'un festival artistique
17:25itinérant
17:26à la voile
17:27de port en port
17:28où, par la force des choses,
17:29l'on achetait des produits
17:30quelque part
17:31pour les consommer ailleurs.
17:37En rade de Marseille,
17:39Nicolas Rousson,
17:40l'un des cofondateurs
17:41de la coopérative,
17:42a rejoint le Barbaranova.
17:45Pour les derniers milles,
17:46sur l'une des routes
17:48de transport
17:48de fret à la voile
17:50millénaires,
17:51abandonnées
17:51depuis plus de 100 ans.
17:54On les a retestés
17:55tout le long de l'année
17:56pour voir si ça pouvait marcher.
17:58Et effectivement,
17:58ça fonctionne.
18:00Là, aujourd'hui,
18:00sur une trentaine de trajets
18:02pendant 5 ans,
18:03on est à 90% de temps
18:04à passer à la voile
18:06en Méditerranée
18:07sur ces trajets-là.
18:08Donc, on s'est rendu compte
18:09qu'il y avait vraiment
18:10cette énergie-là du vent.
18:12Elle est disponible,
18:13elle est gratuite,
18:14elle est renouvelable
18:15et elle permet vraiment
18:17de faire avancer
18:17les bateaux correctement
18:19dans des temps
18:19tout à fait corrects.
18:23Il se sera,
18:24en effet,
18:25écoulé une soixantaine d'heures
18:26entre le départ
18:27de Cagliari en Sardaigne
18:28et l'arrivée à l'Estac
18:30à Marseille.
18:33La cargaison,
18:34composée du vin Vogueur
18:36d'Alexandre Morin
18:37et des bouteilles
18:38du domaine
18:38Sa Défensa
18:39de Pietro Mar
18:40qui arrivent à bon port
18:42en un temps record.
18:43C'est trop bien.
18:44Vous avez tapasé, là.
18:45On est allé super vite, ouais.
18:47Vous êtes...
18:47Tout, tout, tout, tout.
18:48Tout, moi.
18:48Pas fou.
18:53Mais pas question
18:54de se reposer
18:55sur ses lauriers.
18:56C'est l'heure
18:59de décharger.
19:01En commençant
19:02par les cartons
19:03achetés par la coopérative
19:04aux producteurs Sardes
19:06et qui seront revendus
19:07directement
19:08par Bourling et Pacotille.
19:10Ça fait 5 ans
19:11qu'on le distribue ici.
19:13Il part
19:13dans des restaurants,
19:15chez des cavistes,
19:17dans des épiceries
19:17et puis surtout
19:18pas mal
19:19chez des particuliers
19:20qui l'attendent
19:21de pied ferme.
19:23Le reste,
19:24ce sont les 3500
19:25bouteilles de vin
19:26qu'Alexandre Morin
19:27a élaborées
19:28en Sardaigne.
19:30J'ai ma production
19:31annuelle, quoi.
19:32Ça, c'est
19:33ce qui va me faire vivre
19:34pendant un an.
19:36C'est surtout
19:37des nouveaux cépages
19:40des Beauvalais
19:41et Canonao
19:42qui sont des cépages
19:43qui n'existent pas
19:44en France.
19:46Alexandre a donc loué
19:47les services
19:48de Bourling et Pacotille
19:49pour le transport.
19:50Une activité
19:51que la coopérative
19:52voudrait développer
19:53notamment entre Marseille
19:54et la Corse.
19:55Des trajets
19:56qui se font généralement
19:57à vide.
19:58Mais le coût
19:59est 3 à 4 fois
20:00plus élevé
20:01à la voile
20:01qu'en cargo classique.
20:03L'État
20:04finance le transport
20:05pour qu'à l'arrivée
20:06en Corse
20:07effectivement
20:07le transport
20:08coûte un peu moins cher.
20:09Ce qu'on aimerait
20:10nous aujourd'hui
20:10c'est que la collectivité
20:11finance aussi
20:12le transport
20:13à la voile
20:13propose aussi
20:14la possibilité
20:15pour des personnes
20:16engagées en Corse
20:17d'avoir la possibilité
20:18de faire transporter
20:19leurs produits
20:19à la voile
20:20et que du coup
20:21on ait aussi
20:22cette prise en charge
20:22par l'État
20:23pour savoir
20:23que l'État
20:23prend en charge
20:24environ 60%
20:25des coûts de transport.
20:30Dernière ligne droite
20:31à la force des bras
20:32jusqu'au camion
20:34qui lui roule
20:35au gasoil.
20:424 375 kg
20:43de vin
20:45sardes
20:45ramené à la voile
20:46malheureusement
20:47le dernier saut de puce
20:48vers Bordeaux
20:49vers Mestoc
20:50c'est avec du pétrole
20:52mais bon
20:53c'est déjà pas mal
20:54on a fait notre part.
20:56Et ça va continuer
20:57dès l'été prochain
20:58le catalogue
20:59de produits vendus
21:00par Bourling et Pacotti
21:01constitués de pâtes
21:02de fruits
21:03de miel
21:03de vin
21:04va s'étoffer
21:04le Barbaranova
21:06fera cap vers l'Espagne
21:07pour en ramener
21:08de l'huile d'olive.
21:21Les chercheurs
21:22de la station sous-marine
21:23et océanographique
21:24de Calvi
21:24et leurs confrères
21:25italiens
21:26mènent des opérations
21:27ciblées
21:27objectif
21:29protéger la faune
21:30et la flore sous-marine
21:31ils sont appelés
21:32filets fantômes
21:33ce sont des matériels
21:34de pêche perdus
21:35de façon accidentelle
21:36en mer
21:36qui continuent
21:37de dériver
21:38durant des mois
21:39voire des années
21:39entraînant des dommages
21:41importants
21:41dans les fronts marins.
22:09plusieurs scientifiques
22:12s'est accrochés
22:13sur un rocher
22:14où se trouvent
22:15des gorgones
22:15une espèce protégée
22:17L'objectif est de retirer
22:19ce matériel de pêche
22:49remonte à bord
22:50sous l'oeil
22:51aguerri des scientifiques
22:52qui cherchent
22:53toutes les traces de vie
22:54une fois arrivés à terre
22:56car avec le temps
22:57des animaux
22:58se sont installés
22:59sur le filet
22:59des petits rougets
23:01des crustacés
23:02des ophiures
23:03de la famille
23:04des étoiles de mer
23:05et plusieurs types
23:06d'algues
23:09Ça fait partie
23:10de ce programme
23:11que d'avoir
23:12une idée
23:13de quand on remonte
23:15ces filets
23:15qui sont
23:16pour nous
23:17néfastes
23:17puisqu'ils sont externes
23:18etc
23:20qu'est-ce qu'on va
23:21en fait retirer
23:23comme biodiversité
23:24à la mer
23:26à ce moment-là
23:27Selon des études
23:28scientifiques
23:2989 espèces marines
23:30ont été victimes
23:31des filets fantômes
23:32Pour stopper
23:33leur nocivité
23:34il faudrait les retirer
23:35au plus vite
23:36du milieu marin
23:37Dans cette perspective
23:39les pêcheurs
23:39doivent indiquer
23:40aux scientifiques
23:41les lieux de pêche
23:42et les pertes
23:43éventuelles de matériel
23:44Le premier prud'homme
23:45de Balagne
23:46n'y voit aucun inconvénient
23:47mais ce partenariat
23:48n'est pas toujours
23:49facile à instaurer
23:50Je pense que les mentalités
23:52ont évolué
23:53mais c'est quand même
23:54des fois difficile
23:55pour certains embarquements
23:56des scientifiques
23:57encore des pêcheurs
23:58qui sont un peu retorts
23:59parce qu'ils ne veulent pas
24:00voir ce qu'ils ont pêché
24:01parce qu'ils ne veulent pas
24:02qu'ils sachent
24:03où ils ont mis les filets
24:04c'est un peu normal
24:05si c'est humain
24:08Au nord de la Sardaigne
24:10les scientifiques
24:11de l'institut italien
24:12Ispra
24:13ont retiré en mer
24:1422 tonnes
24:15de matériel de pêche
24:16180 sites
24:18ont été déterminés
24:19grâce à la participation
24:20des pêcheurs italiens
24:25Nous essayons de traiter
24:27le problème des filets fantômes
24:28grâce au programme
24:30Strong Seed Life
24:32Il est financé
24:34par la communauté européenne
24:38Il faut donc récupérer
24:39les filets perdus en mer
24:40quand on le peut
24:41Ce phénomène provient
24:42des pêcheurs
24:43Il peut aussi causer
24:44une réduction des ressources
24:46mais c'est aussi
24:47une source
24:47de pollution plastique
24:49Ce retour d'expérience
24:57effectué en Italie
24:58est précieux
24:59car il faudrait intervenir
25:00avant que les filets
25:01se calcifient
25:02et s'incrustent
25:03dans les roches
25:03C'est le phénomène
25:04de bioconcrétion
25:06Des représentants
25:07venus du parc naturel
25:08marin du Cap Corse
25:09et de la Griate
25:10participent
25:11à cette opération
25:12On appréhende
25:15un peu plus
25:19les difficultés
25:20de retirer un filet
25:21qui est assez
25:21bioconcrétionné
25:23dans son environnement
25:24de savoir aussi
25:26comment le traiter
25:26et les problématiques
25:28de recyclage
25:29qui sont assez compliquées
25:30Les scientifiques italiens
25:32ne sont pas venus
25:33les mains vides
25:34Des systèmes
25:34de signalisation visuelle
25:36ont été donnés
25:37aux pêcheurs
25:37afin de ne pas perdre
25:39les nasses
25:39Pour les filets
25:40de pêche
25:41retrouvés en mer
25:42D'autres moyens
25:43sont en cours
25:43d'expérimentation
25:50Méditerranéo est terminé
25:51pour cette semaine
25:52A bientôt
25:53pour de nouvelles découvertes
25:54en Méditerranée
26:06Sous-titrage Société Radio-Canada
26:09Sous-titrage Société Radio-Canada
26:15Sous-titrage Société Radio-Canada
26:15Sous-titrage Société Radio-Canada
26:17Sous-titrage Société Radio-Canada
26:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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