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  • il y a 15 minutes
“J’encouragerais tous les candidats à passer une ou deux semaines en Chine afin de trouver une inspiration ou des modes de coopération plutôt qui discours facile qui ne permet pas de se remettre en cause”. Pour Sandrine Zerbib, fondatrice de ZW Conseil, explique qu'il faut mieux comprendre l'industrie chinoise.

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Transcription
00:00Certes, Chine n'est pas parfait, ça c'est pas du tout ce que je suis en train de dire.
00:04Mais par contre, Chine a inventé un modèle, on n'a pas du tout, nous, en Europe,
00:07qui est en fait une architecture technologique qui leur permet de produire au plus près de la demande.
00:13Et ça, c'est un modèle qui nous permettrait d'éviter ce que j'appelle le cancer des invendus,
00:17qui a entraîné la chute de beaucoup d'entreprises dans la mode.
00:20Donc il y a beaucoup de choses à apprendre, et tout ça vient d'une agilité qu'aujourd'hui,
00:23avec certaines lois, pas toutes, il y en a qui sont parfaitement justifiées,
00:26mais avec certaines réglementations, on cherche finalement à bannir l'agilité au lieu d'en apprendre quelque chose.
00:31J'ai écrit « Danse avec les dragons » en sous-titré « Les entreprises chinoises, un levier pour l
00:36'Europe »
00:36parce que je voudrais qu'on comprenne mieux la Chine
00:39afin de pouvoir trouver des modes de coopération qui serviraient à nos intérêts européens.
00:44On a une attitude de plus en plus négative, et puis négative à 100%.
00:48C'est-à-dire qu'on a une lecture qui est une lecture a priori négative.
00:54Pourquoi ? Parce que d'abord, c'est le discours ambiant.
00:56Il vient du fait qu'aujourd'hui, on est en position de faiblesse.
00:58On a effectivement subi des déficits extrêmement importants,
01:01qui sont la résultante de toutes sortes de choses,
01:03dont les politiques qu'on a menées dans les 20-30 dernières années.
01:06En fait, quand on est en position de faiblesse,
01:08évidemment, on cherche des gens à accuser de nos faiblesses.
01:11Donc tout ça crée une atmosphère très négative
01:13qui nous empêche de regarder ce qu'il y a de bon,
01:16et surtout de ce qu'il y a d'utile aussi pour nous.
01:17Ce n'est pas le déficit qui est un risque.
01:19C'est une situation de dépendance, qui est une double dépendance en plus.
01:23Dépendance vis-à-vis de certaines technologies chinoises.
01:25Dépendance, c'est également vis-à-vis des États-Unis,
01:27sur tout ce qui va être numérique et financier.
01:29Donc en réalité, on est en dépendance de tout le monde,
01:31enfin des deux grandes puissances.
01:33Il est là le risque.
01:34Et dans le fait qu'on n'a plus grand-chose,
01:37qu'on maîtrise totalement.
01:39Si je devais passer un message aux candidats,
01:41je crois qu'ils en sont conscients, mais on n'en parle pas beaucoup,
01:43c'est l'importance de l'industrie.
01:44On a beaucoup perdu en perdant une grosse partie de notre industrie.
01:47La deuxième chose, c'est l'importance de comprendre.
01:50Et moi, j'encouragerais tous les candidats
01:52à aller passer une ou deux semaines en Chine,
01:54avec une visite très approfondie,
01:55pour essayer de mieux comprendre,
01:57afin de trouver une inspiration, dans certains cas,
02:00ou des modes de coopération,
02:02plutôt qu'un discours facile,
02:04qui ne permette pas de se remettre en cause.
02:06Merci.
02:07Merci.
02:08Merci.

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