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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:0021h52 sur BFM TV, on continue cette soirée spéciale, soirée très politique évidemment après l'intervention du Président de la
00:05République.
00:06Ségolène Royal qui croise Dominique de Villepin sur ce plateau.
00:10Merci à vous Ségolène Royal et bonsoir Dominique de Villepin.
00:12Bonsoir.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
00:16Alors c'était très simple pour Ségolène Royal, candidate à la Première Socialiste, que dois-je dire pour vous ?
00:20C'est encore plus simple parce que moi je n'ai pas de primaire.
00:23Vous voyez c'est très très simple, j'ai décidé de surmonter la difficulté.
00:28On passe d'être candidat.
00:29Et de parler directement au français.
00:30On passe d'être candidat, en volonté d'être candidat.
00:33En préparation d'une candidature que je prends très au sérieux et c'est pour cela que le diable étant
00:38dans les détails.
00:39Et la déclaration sera quand ?
00:40Et la déclaration sera le moment venu.
00:44Et vous serez prévenu Yves Tréard.
00:45Et vous serez prévenu absolument.
00:47Évidemment, on va reparler bien sûr Dominique de Villepin de cette colère autour du carburant ce soir,
00:52de ce que vous préconisez, vous, votre recette si je puis dire, pour essayer d'apaiser cette colère.
00:58On va voir s'il faut baisser les taxes.
00:59On en parlera dans un instant.
01:00Mais je voulais d'abord qu'on réécoute ce que disait tout à l'heure parce que c'est l
01:03'une des annonces ce soir d'Emmanuel Macron.
01:05Ce que disait tout à l'heure le président de la République interrogé par nos confrères de TF1 et France
01:102 ce soir.
01:11Emmanuel Macron annonce donc que la France va envoyer des soldats en Arabie saoudite
01:17pour sécuriser un certain nombre d'installations pétrolières saoudiennes,
01:22précisément pour essayer de faire redescendre la pression sur place,
01:25essayer de faire redescendre les prix.
01:26C'est la logique d'Emmanuel Macron.
01:27On l'écoute.
01:28Il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie saoudite
01:32et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou.
01:36Il a été très abîmé par une attaque des outils.
01:40Nous nous engageons pour le sécuriser.
01:41Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens,
01:46nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars,
01:51des systèmes de défense pour protéger ce site.
01:55Est-ce que c'est la bonne méthode ? Est-ce que le président de la République a raison ?
01:58Le président veut faire un geste vis-à-vis de l'Arabie saoudite
02:02à un moment où l'Arabie saoudite se retrouve bien seule.
02:05puisque l'allié américain, le très célèbre pacte qui liait l'Arabie saoudite et les États-Unis,
02:14on a bien vu que l'Amérique ne souhaitait pas répondre aux appels au secours de Riyad.
02:19Donc dans ce contexte, le président veut faire un geste.
02:22C'est un geste de voisin, si je puis dire,
02:26parce que nous avons des forces conséquentes qui sont à Djibouti
02:29et un dispositif naval qui est placé là.
02:33Attention de ne pas nous situer dans la ligne de tir des outils.
02:38C'est une zone particulièrement dangereuse.
02:40Donc il faut être vigilant et attentif.
02:43Nous n'avons pas de raison de nous retrouver au milieu d'une guerre
02:47qui a été déclenchée par Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
02:51Donc nous apportions une contribution dans la mesure du possible.
02:55« Ne faisons pas les frais d'une bataille navale qui n'est pas la nôtre. »
03:00Mais alors, Président, vous dites qu'il y a un risque.
03:01Est-ce que vous prendriez ce risque si vous étiez président de la République ?
03:03Alors, je ne connais pas le déploiement, la zone exacte de déploiement.
03:07Mais nous savons que le terminal de Yambou a été atteint par des missiles outils.
03:12Donc c'est une zone où le risque existe.
03:15Soyons très vigilants de ne pas engager des forces navales à l'improviste,
03:21né au vent, dans une situation qui ne serait pas stabilisée.
03:25C'est ce à quoi ça ressemble pour vous ce soir, à l'improviste, né au vent ?
03:28Un accord, semble-t-il, est intervenu entre les Américains et les outils,
03:33qui parlent directement.
03:35Veillons à ce que nous, par souci de solidarité,
03:39nous ne nous retrouvions pas entre les deux.
03:41Mais vous dites qu'il y a un risque quand même.
03:43C'est la première fois depuis la guerre en Iran que la France engage des moyens militaires.
03:46Il y a eu des interventions d'avions Rafale,
03:49notamment pour protéger certains pays du Golfe.
03:52Mais là, c'est un envoi supplémentaire.
03:54Vous savez, je connais très bien cette région.
03:56Parce que j'ai navigué à bord d'un porte-avions
03:59et j'ai fait mon service militaire au moment de la dépendance de Djibouti.
04:03Et entre les deux rives, il n'y a pas de distance très grande.
04:07Et donc, on est à portée de missiles, d'attaques.
04:10Et il faut donc choisir son moment,
04:13faire en sorte que toutes les précautions aient été prises avec l'ensemble des partis
04:16et que cela ne soit pas perçu comme une agression par l'un ou l'autre
04:21et que nous en payons les conséquences.
04:23Donc, je le dis simplement, sécurisons notre démarche.
04:28Que nous puissions apporter une contribution et une solidarité
04:31vis-à-vis de l'Arabie Saoudite, c'est une chose.
04:34Je rappelle simplement que nous sommes au milieu d'une guerre,
04:37que la relation entre les Houthis et l'Arabie Saoudite
04:40est extraordinairement tendue.
04:43Et on voit les attaques réciproques qui se sont multipliées.
04:46Depuis 2015, il y a une guerre ouverte entre les deux pays.
04:50– Il y a aussi des missiles qui viennent d'Irak, monsieur ?
04:52– Absolument, il y a des milices irakiennes.
04:54L'ensemble de la zone est à risque.
04:56Donc, je pense que la solidarité politique est une chose.
05:01La prise en compte du risque sur le terrain est autre chose.
05:04Et je souhaite qu'on écoute les voix du commandement local,
05:08du commandement naval, de notre commandement à Djibouti,
05:11avant toute avancée dans la mer.
05:15– Dominique de Villepin, il y a la question de l'opportunité,
05:17on en a parlé, la question de l'efficacité.
05:18Est-ce que vous considérez, parce que c'est la stratégie
05:20d'Emmanuel Macron, qu'en allant sécuriser,
05:24et je regarde la carte, pardon pour mon regard vers la gauche,
05:26mais il a tiré vers cette carte, qu'en allant sécuriser
05:28les installations pétrolières du côté de l'Arabie Saoudite,
05:32en essayant de faire en sorte de faire baisser la pression
05:35du côté du détroit d'Hormuz, en disant, comme le disait tout à l'heure
05:37Emmanuel Macron et comme il l'a dit à Donald Trump,
05:41il y aura les discussions sur le nucléaire, etc.,
05:42les grosses discussions, mais en attendant, il faut qu'on se calme,
05:44il faut qu'on ouvre Hormuz.
05:46Est-ce que vous considérez que ça, ça peut avoir une répercussion
05:49rapide à la pompe pour ceux qui nous regardent ?
05:52Alors, sécuriser l'un ou l'autre des deux détroits
05:55aura certainement un impact.
05:57La question, c'est est-ce que c'est à la mesure,
06:00aujourd'hui, des Français seuls,
06:03sachant que cette guerre est menée à la fois
06:05par Benjamin Netanyahou et par Donald Trump,
06:08et surtout par Donald Trump dans la phase actuelle,
06:10et que presque tout dépend aujourd'hui
06:13de la bonne volonté de Donald Trump.
06:15Donc, attention de ne pas nous situer
06:17dans le sillage de ce conflit,
06:20avec notre bonne volonté,
06:22mais avec des moyens limités
06:24et très peu de prise sur le contexte global.
06:27Aujourd'hui, les Iraniens répondent d'abord
06:30aux gestes amicaux ou inamicaux des États-Unis,
06:34donc je pense qu'il faut être très prudent,
06:38très prudent.
06:39Je comprends la bonne intention du Président,
06:41mais dans ce domaine,
06:42il faut mesurer les risques et les conséquences.
06:45Le Président, oui ?
06:47Oui, le Président a aussi dit
06:49qu'il voulait faire pression
06:50sur le Président Donald Trump
06:52à propos de l'importation en France,
06:56et donc de l'exportation par les Américains,
06:59du diesel.
07:01Est-ce que vous croyez
07:02que le Président de la République française
07:04peut avoir le dernier mot
07:06face à un Président assez imprévisible ?
07:09Et est-ce que vous croyez
07:11que c'est une réalité
07:12que peut mettre en exécution
07:13le Président américain ?
07:14Je crains que tout est un prix
07:16pour Donald Trump,
07:17et que dans ce domaine,
07:18il ne fera rien pour nous faire plaisir,
07:20et ce n'est pas sur la bonne mine
07:22du Président de la République française
07:23que nous obtiendrons quelque chose.
07:25Donc je crois que
07:26que les Européens soient déterminés
07:30à mettre tout leur poids
07:31dans la balance
07:32pour essayer de faire comprendre
07:34aux Américains
07:34que dès lors que nous nous retrouvons
07:36dans la situation
07:37de dépendre en grande partie
07:39d'eux pour le gazole,
07:41eh bien la moindre des choses,
07:43c'est qu'il se révèle
07:43un allié fiable,
07:45et que s'il ne l'était pas,
07:46cela aurait des conséquences,
07:48parce que ça nous conduirait
07:49alors à rechercher
07:50d'autres fournisseurs
07:51dans la durée,
07:52il est bien évident
07:53qu'il faudra en tirer les conséquences
07:55si l'allié américain
07:57faisait une fois de plus défaut.
07:59Mais je regrette pour ma part,
08:01qu'Emmanuel Macron
08:02n'ait pas plutôt mesuré
08:04la difficulté du dialogue
08:06avec Donald Trump
08:07et n'ait pas mis davantage
08:08de poids dans la balance
08:10avec les alliés européens.
08:12Cela nous aurait évité
08:13beaucoup de tergiversations,
08:15d'allers-retours
08:16sur l'Ukraine
08:17et sur d'autres dossiers
08:18et peut-être cela aurait permis
08:19à la voix de la France
08:20C'est la première réaction
08:22de Jean-Luc Mélenchon
08:22ce soir.
08:23Jean-Luc Mélenchon,
08:24candidat insoumis
08:25à l'élection présidentielle,
08:27des troupes en Arabie Saoudite
08:28s'est installée
08:28sur un théâtre de guerre,
08:30dit-il.
08:30Si la base est frappée,
08:31que ferons-nous ?
08:32Pas question de devenir belligérants.
08:34Donc l'Assemblée
08:34doit voter sur le sujet.
08:35Article 35 de la Constitution.
08:37Il y a eu ce reproche,
08:39que ce soit du côté des insoumis,
08:40que ce soit du côté
08:41de Ségolène Royal,
08:41on n'en a pas parlé avec elle
08:42mais elle l'avait dit
08:43plutôt dans cette campagne.
08:45Le reproche fait Emmanuel Macron
08:46d'être un va-t'en-guerre.
08:47Est-ce que pour vous,
08:48la décision qui est annoncée ce soir,
08:49c'est une décision de va-t'en-guerre ?
08:50Il y a eu des vélités
08:52sur l'Ukraine au tout début
08:53et puis les choses
08:54se sont transformées
08:55dans une coalition des volontaires
08:57qui est défensive,
08:58qui n'aura à se mobiliser
09:00qu'une fois la paix engagée.
09:04Mais il faut être attentif.
09:05Il y a peut-être la tentation
09:07jouer un rôle au-delà du possible.
09:10Donc moi, je suis pour que
09:11la diplomatie française
09:12soit très active.
09:13Là, il s'agit de force,
09:15de force navale précisément.
09:17Et je pense qu'effectivement,
09:19tant que la zone n'est pas sécurisée,
09:21nous ne pouvons pas prendre le risque
09:23parce que nous nous retrouvions alors
09:25attaqués dans une situation
09:27dangereuse d'escalade
09:28et c'est la dernière des choses
09:30qui le reviendrait.
09:31Et sur le point juste soulevé
09:32par le patron des insoumis,
09:34de faire voter une telle décision
09:36par les députés,
09:37la représentation nationale.
09:38Il y a un défaut de dialogue
09:41entre l'exécutif et le législatif
09:43depuis le début de cette crise.
09:45J'ai beaucoup regretté
09:47que le président tarde tant
09:48à s'exprimer devant les Français,
09:50qu'il marque clairement
09:54la ligne politique
09:55qui était la sienne
09:55et que le gouvernement le fasse
09:57également devant l'Assemblée nationale.
09:59Donc je crois que tout ce qui peut
10:00aller dans le sens
10:01de la consultation,
10:02nous avons besoin dans cette phase-là,
10:04qui est très difficile pour les Français.
10:05nous avons besoin de la plus grande
10:08cohésion nationale.
10:09Donc veillons à faire en sorte
10:11que cette cohésion nationale soit...
10:14par le chef de l'État
10:15dans ses déclarations ce soir ?
10:17Comme d'autres chefs d'État.
10:19Et le respect de la démocratie,
10:21c'est bien évidemment
10:23le respect de la représentation nationale.
10:26Il faut juste rappeler
10:27qu'il y a quand même déjà
10:27des opérations maritimes françaises
10:29avec d'autres pays européens
10:30en mer rouge
10:31pour justement empêcher
10:33les attaques des outils
10:34contre les pétroliers.
10:35Mais à votre avis,
10:37la vraie question pour les Français
10:38ce soir,
10:38c'est est-ce qu'à votre avis,
10:40l'action diplomatique
10:42et maintenant militaire
10:43du Président
10:44peut aider ou pas
10:46à faire baisser
10:47les prix de l'essence ?
10:49Est-ce que vous y croyez ?
10:50Très franchement,
10:51il faudrait
10:53une série de concours
10:54de circonstances
10:55pour que ça puisse être
10:56très rapidement efficace.
10:58Je pense que l'Iran,
11:00comme les outils du Yémen,
11:02ne laisseront pas faire
11:03l'assainissement
11:05d'une situation
11:06dès lors qu'ils n'obtiendraient
11:07pas ce qu'ils veulent.
11:08Donc en fait,
11:08nous sommes suspendus
11:09à un accord
11:10entre l'Iran
11:11et les États-Unis
11:12et toute notre énergie
11:15doit être mise
11:16sur Donald Trump
11:17pour faire en sorte
11:18qu'il accepte
11:19de rentrer
11:20dans une véritable négociation
11:21quitte à séparer
11:22la question du Détroit-Dormuz
11:24du reste des négociations
11:25nucléaires, missiles
11:27ainsi que les proxys
11:29de la région.
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