Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00La menace russe d'un côté, la crise des carburants de l'autre, puisqu'Emmanuel Macron en a dit un
00:03mot également tout à l'heure,
00:04alors même que le prix du gasoil vient de battre son record aujourd'hui même,
00:09puisqu'on en est désormais à 2,40 euros le litre en moyenne dans toute la France.
00:14C'est une moyenne dans certaines stations, on en a parlé ces derniers jours, la barre des 3 euros est
00:18en passe d'être franchie.
00:20Julien-Hémy-Higo Miller, bonsoir, vous nous rejoignez pour essayer de comprendre ce qu'a dit précisément Emmanuel Macron sur
00:26cette question des carburants.
00:27Et justement sur cette question des carburants, il a pris la parole, après la réunion que vous évoquiez à l
00:32'instant,
00:33et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a été cash, très très cash.
00:38La situation est dure pour beaucoup de familles françaises, et pour aussi beaucoup de professions,
00:44et donc le gouvernement, moi-même avons à cœur d'accompagner nos compatriotes dans cette période que je sais si
00:50dure.
00:50Elle impose que nous soyons pleinement mobilisés, donc évidemment tous les efforts seront faits, on ira au bout.
00:54J'entends beaucoup de gens qui nous disent, faites ceci, faites cela, bloquez les prix, dépensez plus.
01:00Il faut juste être cohérent et honnête avec les français, moi je veux être honnête avec eux.
01:04Cette flambée des prix n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales ou de mesures nationales,
01:09mais de la situation géopolitique.
01:11Nous avons des contraintes de finances publiques, et nous sommes mobilisés pour être aux côtés des français.
01:17Voilà, et dans ce contexte, il a quand même évoqué trois axes qu'on va découvrir ensemble.
01:21Le premier, c'est la sécurisation des chaînes logistiques et d'approvisionnement,
01:24l'optimisation de l'électrification et la réduction de la dépendance française aux hydrocarbures,
01:29mais également Emmanuel Macron parle d'accompagner la population et les grandes filières économiques face à ces défis.
01:35Il a rappelé également qu'il avait donné des aides aux grands rouleurs.
01:39Si on rentre un petit peu dans le détail, Emmanuel Macron a également parlé de la sécurisation de nos approvisionnements
01:45pour préparer les semaines et les mois qui viennent et faire le maximum.
01:49C'est une petite annonce pour baisser les prix.
01:51Mais ce n'est pas tout.
01:52Le chef de l'État a également parlé d'un projet, les travaux en cours pour organiser des pipelines
01:58depuis l'Irak jusqu'à la Méditerranée, mais également l'organisation à venir d'un G7.
02:03Pourquoi ?
02:03Eh bien, pour assurer une meilleure coordination sur les niveaux de stock.
02:07Merci beaucoup, Julien.
02:08Je salue Alexandre Jardin qui nous a rejoint.
02:10Bonsoir écrivain.
02:11Vous êtes l'un des visages de la fronde des Français contre la hausse des prix des carburants
02:16avec votre mouvement Les Gueux.
02:17Je salue également Lionel Roque.
02:18Bonsoir entrepreneur, auteur de Laissez-nous bosser aux éditions de l'Observatoire.
02:23Ce n'est pas bibi, disait Antoine Bordoff il y a quelques instants
02:26pour résumer la position d'Emmanuel Macron qui dit
02:28« Je n'y suis pour rien, la guerre en Iran, ce n'est pas moi.
02:31Les combats qui maintenant sont déplacés vers l'entrée de la mer Rouge, ce n'est pas moi non plus.
02:36»
02:36Est-ce que vous l'entendez de cet argument-là ?
02:37C'est honteux.
02:39Et c'est absolument incohérent.
02:41Lorsqu'on dit qu'on est en danger, qu'il y a une crise internationale,
02:45on unit la nation, on ne la laisse pas se disloquer.
02:49Ce n'est pas cohérent.
02:50Lorsqu'il y a un danger extérieur, on doit réunir les Français.
02:53En ce moment, la société est en train de se disloquer sous l'effet de la hausse des prix, du
02:59carburant.
03:01Partout, les Français ne peuvent plus aller travailler.
03:03Donc si on dit qu'il y a un grand danger, on unit la nation.
03:07L'unité de la nation doit devenir absolument la priorité.
03:11C'est-à-dire, il aurait dû annoncer quoi, pour vous ?
03:13Deux solutions.
03:15Premièrement, les certificats d'économie d'énergie.
03:17Ça représente 20 centimes par litre.
03:19Ça ne pèse pas sur le budget de l'État.
03:21C'est hors budget.
03:22Nous pouvons faire un choix.
03:24Nous, sur référendum citoyen, vous pouvez télécharger tout de suite l'application et voter avec votre carte d'identité depuis
03:30aujourd'hui.
03:31On demande aux gens, est-ce que vous voulez suspendre tout simplement les certificats d'économie d'énergie ?
03:36Je rappelle qu'ils servent, par exemple, à financer la rénovation thermique, l'achat d'une voiture électrique ou l
03:40'installation d'une pompe à chaleur.
03:42Ça se débat.
03:43Pourquoi pas ?
03:44Mais est-ce le moment ?
03:46Est-ce le moment, au moment où la société est en train de se disloquer ?
03:50Donc, puisqu'il dit qu'il y a une crise, nous demandons, et on demande aux Français d'aller voter
03:55sur référendum citoyen.
03:56Vous téléchargez, vous demandez à ce qu'on puisse être des intervenants, des citoyens adultes.
04:02On veut vivre dans un pays avec une capacité référendaire lorsqu'un président débloque.
04:07Ensuite, il a 14 milliards de marge de manœuvre s'il coupe les subventions aux éoliennes.
04:14Est-ce que c'est l'urgence alors que notre production d'électricité excède déjà de 20% ?
04:19Donc, ce n'est pas l'urgence.
04:21Ce n'est pas l'urgence de décarboner de l'énergie déjà décarbonée.
04:27C'est un choix, c'est un choix politique.
04:29Donc, lorsqu'un président se permet de dire « je ne suis responsable de rien », il est responsable de
04:34ses choix.
04:34Vous trouvez qu'il se défausse en quelque sorte, c'est ça, en expliquant que…
04:38C'est honteux !
04:39Lorsqu'on est président de la République, on assume les décisions.
04:43On ne se défausse pas.
04:45Quand on est l'héritier de Charles de Gaulle, on assume la France.
04:48Il devait proposer une politique d'unité nationale.
04:52Et puisqu'il ne le fait pas, nous demandons aux Français de réunir les conditions de l'unité.
04:57J'entends tout ce qu'il dit sur les crises internationales.
05:00Je ne suis pas idiot.
05:01Aucun d'entre nous ne va le nier.
05:03Mais on doit faire notre unité.
05:06Lionel Roque, qu'est-ce que vous en dites ?
05:09Il fallait qu'Emmanuel Macron fasse un geste.
05:11Chacun y va de sa proposition en ce moment.
05:13Il y a ceux qui veulent bloquer, ceux qui veulent plafonner, ceux qui veulent baisser la TVA.
05:16Alexandre Jardin qui lui dit qu'il faut prendre l'argent des éoliennes et supprimer les certificats d'énergie.
05:22Qu'est-ce que vous dites, vous, aujourd'hui, en tant que patron ?
05:25De toute façon, ça se terminera comme avec les gilets jaunes.
05:27C'est-à-dire qu'il cèdera et il faudra qu'il cède.
05:30Plus il cède tard, plus ça nous coûtera cher.
05:34Parce que de toute façon, il n'a pas le choix.
05:39On arrive à cette situation, mais ça fait longtemps.
05:43Je la décrivais dans le livre et ça fait longtemps que nous, entrepreneurs de terrain, on prévient.
05:47C'est-à-dire, on dit attention, toute la France qui bosse est sous tension.
05:51Les salariés ne gagnent pas assez, ils coûtent trop cher aux employeurs, il n'y a plus de marge de
05:57manœuvre.
05:58Et l'État ne faisait aucun effort.
06:01Donc maintenant, on arrive à une situation sur laquelle l'État n'a pas d'argent.
06:04Et puis, il dit, oui, l'essence augmente.
06:06Il n'y a pas que l'essence qui augmente.
06:08Donc de toute façon, il va falloir qu'il lâche à un moment.
06:11Parce qu'on ne peut pas arriver dans une élection présidentielle avec des ronds-points en feu partout.
06:18Maintenant, sur les entreprises, parce qu'on ne parle pas beaucoup des entreprises.
06:22Les conséquences sont terribles.
06:24Elles souffrent en ce moment aussi.
06:25Mais ce n'est même pas souffrir.
06:28Les entrepreneurs, les chefs d'entreprise, ils sont comme la France.
06:33C'est-à-dire que vous en avez qui sont en colère.
06:36Vous en avez qui sont désespérés, des petits patrons, ça.
06:39Et vous en avez qui se raisignent, ce qui est très embêtant d'ailleurs.
06:42C'est nos grands patrons et nos milliardaires entrepreneurs.
06:46Et qui se disent, c'est foutu.
06:48Ce pays est foutu, en fait.
06:50Or, je ne crois pas que le pays est foutu.
06:52Par contre, ce qui est foutu, c'est cet État qui va impérativement devoir se réformer.
06:57Et je trouve que c'est d'une indécence folle d'écouter les politiques dire,
07:00ah ben non, mais on ne peut rien faire.
07:02Sous-entendu, bah ouais.
07:03Il y a quand même les aides ciblées.
07:05Il y a quand même l'aide en rouleurs.
07:07Il y a un milliard et dix sur la table.
07:08Je sais que ce n'est pas assez pour vous, Alexandre Jardin.
07:11Mais les aides ciblées, vous commencez à aider les pêcheurs.
07:14Alors, pourquoi vous aidez les pêcheurs et pas les transporteurs ?
07:17Mais par exemple, justement, Lionel Rock, sur effectivement les aides ciblées,
07:20on voit combien il y a des trous dans la raquette.
07:23Parce qu'effectivement, quand vous faites du sectoriel, vous aidez les pêcheurs.
07:25Vous êtes des agriculteurs.
07:26Résultat, on se retrouve tout à l'heure à l'antenne avec un infirmier libéral
07:29qui nous explique qu'il est dans l'incapacité de fournir certains soins
07:33lorsqu'ils sont peu rémunérateurs
07:34parce que désormais, le coût du carburant excède ses prestations de soins.
07:39Mais simplement une chose, les aides grands rouleurs, pour qu'on parle concret,
07:42c'est aujourd'hui, pour des gens qui gagnent, les gens éligibles,
07:44c'est des gens qui gagnent autour de 1500 euros par mois, ou moins, naturellement,
07:48qui font 15 kilomètres par jour ou 8000 kilomètres par jour, 8000 kilomètres par an.
07:52C'est ça pour être éligible.
07:53Aujourd'hui, qu'est-ce que vous faites ?
07:55Vous étendez le nombre de personnes éligibles,
07:57vous montez le montant qui est aujourd'hui de 100 euros ?
08:00Non, il faut baisser le prix de l'essence pour tout le monde.
08:05Parce que chaque fois, vous tomberez mal.
08:07C'est-à-dire que vous avez le salarié qui gagne 1850 euros et donc qui ne touche pas.
08:12Donc la baisse des taxes, c'est la bonne baisse des taxes.
08:14Et d'ailleurs, je remarque juste que tous nos politiques qui insultent Total Énergie en boucle,
08:19Total Énergie quand même plafonne son prix du super
08:22et qu'on est bien content sur les stations-services de l'autoroute d'aller prendre un 1,99.
08:27Vous savez ce qu'on va faire ?
08:28Je vous entends parler de Total.
08:29On va y aller dans une des stations Total,
08:30Total qui plafonne les prix depuis plusieurs mois.
08:34Maintenant, ce qui a une conséquence depuis des jours et des jours,
08:36c'est qu'il y a de plus en plus de monde qui vient faire le plein chez Total.
08:38On va retrouver Antoine Forestier qui est dans une station francilienne.
08:42Certaines stations sont prises d'assaut.
08:44Parfois, il faut attendre une demi-heure, une heure ou même plus pour faire son plein en ce moment chez
08:47Total.
08:47Est-ce que c'est le cas là où vous êtes ?
08:51Oui, ça fait 2h30 qu'on est présents à cette station et on voit du monde en continu à ces
08:576 pompes.
08:57Il y a tout le temps du monde en train de venir se servir.
09:00Évidemment, lorsqu'on leur pose la question, c'est parce qu'ils savent que ces prix sont plafonnés.
09:04Il y a une autre station juste en face où les tarifs sont 20 centimes plus chers
09:08et ils ont fait le calcul.
09:10C'est bien plus intéressant d'attendre un petit peu dans leur voiture.
09:13Alors, on n'est pas sur des temps d'attente à 30 minutes comme vous le disiez.
09:16On est plutôt sur 10 minutes, un quart d'heure à patienter, même à l'heure de pointe.
09:20Et évidemment, on vient ici pour les prix plafonnés à 1,99€ et 2,25€.
09:25Même si dans cette station, avant la guerre, les automobilistes avec qui on a échangé tout à l'heure sans
09:29rappel,
09:30on était à 1,74€.
09:31Ça veut dire qu'on paye 13€ de plus pour un plein de 50 litres de sans plomb
09:35et 25€ de plus pour un plein de gasoil.
09:38Je vous propose d'écouter ces automobilistes interrogés au micro de Julie Poncet.
09:43Moi, je roule en moto toute l'année.
09:46Ce n'est pas facile parce que ça compte parmi quand même un poids, l'essence.
09:51Et on subit, on ne fait que subir.
09:53Il faut nous enlever la TCPE, clairement.
09:57Et faire comme Georgia Mélonie le fait,
09:59elle a enlevé 20 centimes la semaine dernière.
10:02Pourquoi on n'y arrive pas, franchement ?
10:04Déjà que tout le monde se mette d'accord sur les prix.
10:06Essayer d'égaliser un peu le truc.
10:08Je pense que de retirer un peu de taxes ou autre pour essayer de réguler.
10:13Parce qu'il n'y a qu'ici qu'on voit ça.
10:15Des prix comme ça, on ne voit pas ça ailleurs.
10:17Je ne sais pas si le fait de se manifester avec les gilets jaunes, ça fera l'affaire.
10:23Il faut surtout que les problèmes soient réglés au Moyen-Orient, qu'on trouve une solution.
10:27Avec des clients qui arrivent dans cette station en permanence,
10:29il y a de temps en temps des difficultés d'approvisionnement
10:31et quelques ruptures sur certains carburants.
10:33C'était le cas en début d'après-midi sur le sans-plomb 88.
10:36Mais il y a ici, en dessous dans les cuves, jusqu'à 110 000 litres de gasoil et sans-plomb.
10:41On discutait avec le patron de la station il y a quelques minutes.
10:44Il n'y a pas de risque de pénurie ce soir ou dans les prochaines heures,
10:48en tout cas jusqu'à demain.
10:49Mais il espère pouvoir avoir des camions-citernes qui viennent remplir ses cuves
10:53parce qu'il sait qu'il aura du monde comme ça en continu dans les prochains jours
10:56avec ses prix plafonnés.
10:58Antoine Forestier, merci à vous Antoine.
10:59Donc ici les Mounines, dans cette station Total, il y a encore beaucoup de monde ce soir.
11:02Vous lui dites quoi, Alexandre Jardin, au patron de Total, Patrick Pouyenne ?
11:06Vous lui dites merci ou vous lui dites il faudrait vous taxer plus ?
11:09D'abord merci.
11:10Vous vous rendez compte ?
11:12Ça veut quand même dire qu'il y a des endroits où c'est vivable de vivre.
11:17Donc on est en train de parler d'une urgence absolue.
11:21Lorsque vous évoquiez des infirmières qui ne peuvent plus faire,
11:24il y a quand même des gens qui attendent des pansements.
11:27Donc si elles ne viennent pas, il se passe quoi ?
11:29Là, j'entends parler de services publics qui s'arrêtent dans certaines communes,
11:34tout simplement parce que le personnel ne peut plus venir travailler.
11:39Il faut bien assurer la cantine des enfants.
11:41Donc on est dans l'hyperurgence.
11:43C'est pour ça que ce discours était complètement incohérent.
11:47Lorsqu'un chef de l'État nous parle d'une crise majeure qui est devant nous,
11:51une crise extérieure, on doit unir ce peuple.
11:55On ne peut pas laisser la société française se disloquer,
11:58les entreprises se disloquer.
11:59Qu'est-ce que j'entends ?
12:00J'entends des lois de camions qui tout à coup retirent les camions du marché
12:04parce que la hausse bouffe leurs marges.
12:08À ce moment-là, je dis, mais il se passe quoi sur les chantiers ?
12:10Ça s'arrête.
12:12Ça veut dire que l'économie est en train de s'effondrer.
12:15Pendant que vous parlez, Alexandre Jardin,
12:17on voit les résultats de ce sondage Odoxa publié ce matin dans Le Figaro
12:20qui dit qu'en gros, il y a 9 Français sur 10 aujourd'hui
12:22qui pensent, qui estiment qu'un mouvement comme celui des Gilets jaunes
12:25va probablement naître de ce qui se passe aujourd'hui.
12:29Juste, est-ce que vous pensez que ça pourrait mal finir ?
12:31Alors, nous, on a une solution.
12:33Oui, pour que ça finisse bien.
12:33Oui.
12:34Si ça devait chauffer et qu'il fallait consulter la nation,
12:38on a une infrastructure avec référendum citoyen.
12:41On pourra poser des questions aux Français
12:43et ils pourront s'authentifier avec leur carte nationale d'identité.
12:47Donc, on aura une certitude que ce n'est pas des balivernes,
12:50c'est des citoyens qui voteront avec leur carte d'identité.
12:53Mais qui voteront pourquoi ?
12:54Pour réclamer une baisse ?
12:56On verra bien la question qui sera posée aux Français à ce moment-là.
12:59Non, mais si on doit glisser vers, je veux dire, en pleine crise internationale,
13:05tout à coup, si un gouvernement prend la responsabilité d'envoyer le pays dans le chaos,
13:10il faudra bien qu'il y ait une porte de sortie.
13:11Cette porte de sortie, ça s'appelle la démocratie.
13:13Et mieux vaut que ce soit dans les isoloirs que, vous voulez dire,
13:18avec des échauffourées dans la rue ?
13:19Non, ils iront voter sur les téléphones, sur notre application,
13:22parce qu'on n'aura pas le temps d'organiser.
13:23C'est De Gaulle en 68 ?
13:25Oui.
13:26C'est-à-dire, un référendum qui serait perdu amènerait le président à démissionner.
13:30C'est ça, votre idée ?
13:31Nous verrons bien la question, nous verrons bien la réponse des Français.
13:35Il fallait qu'il y ait une infrastructure pour que la nation puisse s'exprimer.
13:38Nous l'avons construite.
13:39Que dites-vous aux économistes qui voient la dette française augmenter à chaque fois
13:44et qui disent que si on augmente à nouveau les aides,
13:46on va augmenter la dette et on est dans une spirale qui nous conduira à la situation de la Grèce
13:50?
13:50Je vais répondre.
13:51On y est.
13:54Les 20 centimes des certificats d'économie d'énergie ne pèsent pas sur le budget français.
14:00Parce qu'on les prend ailleurs.
14:01Ce n'est pas fiscalisé, ce n'est pas de la fiscalité.
14:04Donc, on peut le faire lundi.
14:06Ensuite, on a les 14 milliards de subventions directes et indirectes aux énergies renouvelables,
14:14juste le montant de cette année.
14:16Est-ce qu'on les affecte à notre peuple, à la détresse de nos entreprises,
14:20à la détresse d'un système qui se disloque ?
14:23Et j'insiste, ce président a déclaré aujourd'hui que nous étions dans une situation de crise et de risque.
14:29Qui va durer.
14:29Qui va durer.
14:30Oui, mais est-ce qu'on peut l'affronter sans cohésion ?
14:33Un tout dernier mot, si vous permettez, Alexis Kévy.
14:36Est-ce qu'il est entièrement exclu aujourd'hui à l'Élysée, à Matignon,
14:39qu'il y ait des nouvelles aides qui arrivent dans les jours qui viennent ?
14:42C'était un moment assez intéressant de la conférence de presse,
14:44parce que, bien sûr, elle était sur des enjeux internationaux.
14:46On a bien compris que c'était ça, le message d'Emmanuel Macron, ce matin,
14:49devant les responsables politiques.
14:51Et en même temps, il y a eu tout de même un moment,
14:54forcément, ce moment de la conférence de presse,
14:56où Emmanuel Macron a parlé du concret et de ce sujet des carburants.
14:59Et là, il a expliqué que le Premier ministre devait continuer de travailler
15:04sur un certain nombre d'actions,
15:06peut-être sur un renforcement d'aides à certaines filières,
15:08peut-être sur la façon de réévaluer certaines aides.
15:11On a vu sur les pêcheurs qu'il s'était passé quelque chose.
15:13Des centaines de plus.
15:14Voilà, donc peut-être qu'il y a là-dessus d'autres annonces à venir.
15:17Le Premier ministre doit faire un certain nombre de réunions
15:19d'ici le début de la semaine prochaine.
15:21Est-ce qu'il faut attendre quelque chose ?
15:23Je ne sais pas.
15:24Certainement pas de bouleversement de la philosophie globale.
15:26En un mot, Yanniroc, c'est ce que vous demandez au gouvernement,
15:27un geste supplémentaire.
15:28Mais je ne demande pas un geste pour un geste.
15:31Et la dette, on sait très bien ce que c'est.
15:32On dit juste qu'il y a une élection qui va arriver
15:35et qu'il faut absolument que notre pays continue à peu près à fonctionner
15:40parce qu'on ne va pas pouvoir rajouter de la crise sur de la crise.
15:42C'est-à-dire que si demain, on a des gilets jaunes,
15:44si vous voulez, là, les faillites,
15:45vous allez les multiplier par deux ou par trois.
15:47Les PME sont en grande danger.
15:48Et le coût, au final, un peu comme ça avait été le cas
15:50pour les gilets jaunes, sera peut-être...
15:52Merci beaucoup.
15:53On ne peut pas se permettre.
15:54Merci beaucoup à tous les cinq d'être venus sur ce plateau.
Commentaires

Recommandations