00:00Le Premier ministre propose un effort budgétaire de 54 milliards d'euros.
00:03On n'a pas encore le détail précis, mais il promet la baisse des dépenses et la stabilité fiscale.
00:08Est-ce que ça vous semble aller dans le bon sens ?
00:09Moi, ça ne me semble rien tant que je n'ai pas vu.
00:12Parce que des économies où ? Sur qui ?
00:16Vous comprenez bien que la manière dont on fait des économies
00:21peut être justement l'élément de désaccord absolument fondamental entre le gouvernement et nous-mêmes.
00:27Et donc on va analyser ce budget comme nous l'avons fait chaque année
00:32et nous allons indiquer quelles sont les pistes qui nous apparaissent aller dans le bon sens,
00:37quelles sont celles qui exposent un désaccord profond de notre part
00:43et construire nous-mêmes d'ailleurs, vous le savez, puisqu'il sera présenté début octobre,
00:48un contre-budget qui sera en réalité le premier budget du quinquennat
00:54si je suis élue présidente de la République.
00:58Et sur la base de ce contre-budget, nous construirons bien entendu les amendements
01:02que nous déposerons à l'Assemblée nationale lors de la discussion budgétaire.
01:07Vous disiez réaffirmer là, ce soir, vos lignes rouges très concrètement ?
01:12Écoutez, j'ai envie de dire que les lignes rouges un peu du Rassemblement national
01:17sont issus directement des engagements du Premier ministre.
01:21Le Premier ministre a dit « je n'augmenterai pas les impôts »
01:25et il a dit « je ne prendrai aucune décision qui puisse avoir une conséquence trop importante
01:33sur le prochain quinquennat ».
01:35C'est-à-dire entraver le processus électoral en bloquant le futur ou la future présidente de la République
01:43et sa future majorité dans des choix qui seraient ceux de son prédécesseur.
01:49Donc j'ai tout de suite fait savoir au Premier ministre que dans ces conditions,
01:53il m'apparaissait que le pacte financier pur annuel de l'Union européenne
01:57ne devait pas être signé fin 2026 comme le veulent un certain nombre de pays
02:02mais fin 2027 comme il a toujours été de tradition qu'il le soit
02:06puisqu'il voulait avancer la signature pour pouvoir justement contraindre les Français
02:12ne pas tenir compte du vote des Français à l'élection présidentielle
02:15et c'est inadmissible, d'autant qu'il n'y a pas que la France,
02:18il y a la Pologne qui va avoir des élections extrêmement importantes,
02:20il y a l'Italie, il y a l'Espagne.
02:22On ne peut pas essayer de contourner le processus démocratique
02:26de quatre des cinq grands pays de l'Union européenne
02:31en avançant une date de manière très antidémocratique.
02:36Donc ça c'est la première chose.
02:37La deuxième chose c'est la PPE 3
02:38parce que la PPE 3 c'est la politique énergétique sur les dix prochaines années
02:43et ce sont des centaines de milliards d'euros
02:45qui peuvent être potentiellement engagés par l'intermédiaire de cette PPE 3
02:48et qui bloquent par conséquent la future direction du pays.
02:54Ça, ça n'est pas admissible.
02:54Et évidemment, c'est l'immigration qui continue de s'aggraver
03:00et qui continue à générer un poids financier
03:05qui est extrêmement important pour le pays.
03:06Donc nous verrons bien si toutes ces demandes sont remplies
03:11et accessoirement s'il y a des pistes dans le prochain budget.
03:15Vous avez eu des échanges avec Sébastien Lecornu,
03:18avec certains de ses proches,
03:19avant qu'il rende sa copie ce soir, demain ?
03:22Mais chaque année, il y a des discussions qui se déroulent
03:25entre les différents groupes politiques à l'Assemblée nationale
03:28et les services du Premier ministre
03:31où les différents groupes et Bercy.
03:34C'est normal, c'est le fonctionnement tout à fait normal de la démocratie.
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