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  • il y a 26 minutes
Emmanuel Macron a convié les chefs des partis politiques représentés au Parlement à une réunion ce vendredi, dans un contexte de tensions internationales ainsi que de crise économique engendrée par la flambée des prix du carburant et de l’énergie. Le Premier ministre Sébastien Lecornu propose quant à lui un "effort budgétaire" d'environ 54 milliards d'euros dans le projet de loi de finances pour 2027.

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Transcription
00:00Le Premier ministre propose un effort budgétaire de 54 milliards d'euros.
00:03On n'a pas encore le détail précis, mais il promet la baisse des dépenses et la stabilité fiscale.
00:08Est-ce que ça vous semble aller dans le bon sens ?
00:09Moi, ça ne me semble rien tant que je n'ai pas vu.
00:12Parce que des économies où ? Sur qui ?
00:16Vous comprenez bien que la manière dont on fait des économies
00:21peut être justement l'élément de désaccord absolument fondamental entre le gouvernement et nous-mêmes.
00:27Et donc on va analyser ce budget comme nous l'avons fait chaque année
00:32et nous allons indiquer quelles sont les pistes qui nous apparaissent aller dans le bon sens,
00:37quelles sont celles qui exposent un désaccord profond de notre part
00:43et construire nous-mêmes d'ailleurs, vous le savez, puisqu'il sera présenté début octobre,
00:48un contre-budget qui sera en réalité le premier budget du quinquennat
00:54si je suis élue présidente de la République.
00:58Et sur la base de ce contre-budget, nous construirons bien entendu les amendements
01:02que nous déposerons à l'Assemblée nationale lors de la discussion budgétaire.
01:07Vous disiez réaffirmer là, ce soir, vos lignes rouges très concrètement ?
01:12Écoutez, j'ai envie de dire que les lignes rouges un peu du Rassemblement national
01:17sont issus directement des engagements du Premier ministre.
01:21Le Premier ministre a dit « je n'augmenterai pas les impôts »
01:25et il a dit « je ne prendrai aucune décision qui puisse avoir une conséquence trop importante
01:33sur le prochain quinquennat ».
01:35C'est-à-dire entraver le processus électoral en bloquant le futur ou la future présidente de la République
01:43et sa future majorité dans des choix qui seraient ceux de son prédécesseur.
01:49Donc j'ai tout de suite fait savoir au Premier ministre que dans ces conditions,
01:53il m'apparaissait que le pacte financier pur annuel de l'Union européenne
01:57ne devait pas être signé fin 2026 comme le veulent un certain nombre de pays
02:02mais fin 2027 comme il a toujours été de tradition qu'il le soit
02:06puisqu'il voulait avancer la signature pour pouvoir justement contraindre les Français
02:12ne pas tenir compte du vote des Français à l'élection présidentielle
02:15et c'est inadmissible, d'autant qu'il n'y a pas que la France,
02:18il y a la Pologne qui va avoir des élections extrêmement importantes,
02:20il y a l'Italie, il y a l'Espagne.
02:22On ne peut pas essayer de contourner le processus démocratique
02:26de quatre des cinq grands pays de l'Union européenne
02:31en avançant une date de manière très antidémocratique.
02:36Donc ça c'est la première chose.
02:37La deuxième chose c'est la PPE 3
02:38parce que la PPE 3 c'est la politique énergétique sur les dix prochaines années
02:43et ce sont des centaines de milliards d'euros
02:45qui peuvent être potentiellement engagés par l'intermédiaire de cette PPE 3
02:48et qui bloquent par conséquent la future direction du pays.
02:54Ça, ça n'est pas admissible.
02:54Et évidemment, c'est l'immigration qui continue de s'aggraver
03:00et qui continue à générer un poids financier
03:05qui est extrêmement important pour le pays.
03:06Donc nous verrons bien si toutes ces demandes sont remplies
03:11et accessoirement s'il y a des pistes dans le prochain budget.
03:15Vous avez eu des échanges avec Sébastien Lecornu,
03:18avec certains de ses proches,
03:19avant qu'il rende sa copie ce soir, demain ?
03:22Mais chaque année, il y a des discussions qui se déroulent
03:25entre les différents groupes politiques à l'Assemblée nationale
03:28et les services du Premier ministre
03:31où les différents groupes et Bercy.
03:34C'est normal, c'est le fonctionnement tout à fait normal de la démocratie.
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