- il y a 10 heures
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:01Générique
00:00:10Deux actualités majeures au programme ce matin.
00:00:13Une actualité internationale.
00:00:14Nous irons au Moyen-Orient parce que l'Amérique au Sleuton et frappe à nouveau l'Iran.
00:00:18Et puis, actualité judiciaire, double actualité judiciaire même,
00:00:21parce qu'il y a les suites de l'affaire Liana avec des révélations encore ce matin
00:00:24sur la famille du suspect Jérôme Barrella, son frère, mais aussi son père,
00:00:30avec un témoignage très fort que vous allez entendre.
00:00:32Et puis, bien sûr, Patrick Gouel avec cette nuit particulièrement agitée.
00:00:36Il a finalement dormi chez lui.
00:00:38Vous voyez ici les images de son retour à son domicile.
00:00:42Il n'a pas été envoyé en prison.
00:00:43Il est rentré en pleine nuit et il sera soumis à un contrôle judiciaire strict
00:00:47dont nous vous donnons les détails dans quelques instants.
00:00:49Mais d'abord, direction son domicile.
00:00:50Quelques heures donc avec cette scène que vous avez suivie hier soir
00:00:54et jusque tard dans la nuit sur BFM TV en direct.
00:00:57Théo Bacillana est sur place avec Romain Lavoie devant le domicile du chanteur.
00:01:01On a vu cette agitation très forte cette nuit.
00:01:04Est-ce que ce matin, Théo, pour ce que vous en voyez,
00:01:06ce que vous en constatez, c'est le retour au calme ?
00:01:10Oui, exactement.
00:01:11Tout est très calme ici du côté de Neuilly-sur-Seine.
00:01:14Le chanteur qui est revenu cette nuit à son domicile à bord de sa moto.
00:01:17C'était vers 1h du matin et de ce que l'on a pu constater,
00:01:21il n'est toujours pas ressorti de chez lui depuis son retour.
00:01:25Ce matin, nous avons également rencontré plusieurs de ses voisins.
00:01:28Rares sont ceux qui souhaitent discuter.
00:01:29Une employée de l'immeuble nous répondait justement qu'elle ne pouvait rien dire,
00:01:34qu'elle n'avait pas le droit de nous parler.
00:01:36Un autre voisin nous a transmis la même réponse.
00:01:39Et puis un dernier a souhaité discuter hors caméra.
00:01:41Il m'a confié qu'il trouvait notamment cela normal que Patrick Bruel puisse retourner chez lui
00:01:47au lieu de dormir en prison.
00:01:49Patrick Bruel qui est tout de même soumis à un contrôle judiciaire avec plusieurs obligations.
00:01:55Par exemple, celle de ne pas quitter le territoire national,
00:01:57de ne pas entrer en contact avec les victimes
00:01:59ou encore de verser une caution de 500 000 euros.
00:02:03On le rappelle, il échappe à la détention provisoire que le parquet avait pourtant requise.
00:02:07Un parquet qui peut encore faire appel de cette décision.
00:02:10– Oui, effectivement, il y a encore sans doute des rebondissements à venir dans cette affaire.
00:02:14On vous donnera le détail de ce que vous nous dites, Théo,
00:02:18sur les conditions du contrôle judiciaire
00:02:20et puis aussi sur quel cas, sur quel dossier il est mis en examen
00:02:23parce qu'il est mis en examen sur certains dossiers
00:02:25et témoins assistés sur d'autres dossiers.
00:02:27C'est une journée, Vincent Vantiguem, que vous avez suivie hier pour BFM TV.
00:02:32On vous a retrouvé au palais de justice.
00:02:34Racontez-nous exactement comment ça s'est passé cette soirée, comment ça s'est terminé.
00:02:38– C'est vrai que c'était une journée extrêmement longue pour Patrick Bruel.
00:02:41– Long et tendu.
00:02:42– Oui, assez tendu.
00:02:43On sentait comme un peu d'électricité dans l'air
00:02:45et beaucoup d'inquiétudes, notamment de la part de ses avocats
00:02:49qui retransmettaient aussi l'inquiétude qui était la sienne
00:02:51alors qu'il se trouvait au dépôt.
00:02:52Il est arrivé au tribunal judiciaire hier, il était 8h25.
00:02:55Et rendez-vous compte, il a été reçu par les quatre juges d'instruction à Nanterre.
00:02:59Il était 17h, 18h, donc quasiment 10h après.
00:03:02– Donc pendant 10h, il n'a rien fait d'autre que d'attendre au dépôt, comme on dit, avec
00:03:09ses avocats.
00:03:10– Alors avec ses avocats qui, en parallèle, ont consulté le dossier.
00:03:13C'est aussi pour cette raison-là que ça a pris du temps
00:03:15parce que et les juges d'instruction ont consulté le dossier
00:03:17et les avocats ont consulté le dossier pour voir un petit peu ce qui le contenait.
00:03:20Et c'est vrai que le parquet avait sollicité sa mise en examen pour neuf faits,
00:03:24en tout cas des faits dénoncés par neuf femmes.
00:03:27Viol, tentative de viol, harcèlement sexuel, agression sexuelle.
00:03:30Au final, il faut quand même retenir qu'il a été mis en examen pour quatre faits.
00:03:33Un viol, une tentative, deux faits d'harcèlement sexuel et une agression sexuelle.
00:03:37Pour les autres, il reste témoin à insister,
00:03:39c'est-à-dire qu'on n'a pas suffisamment d'indices permettant de penser
00:03:42qu'il a vraiment commis ces faits-là.
00:03:43– Donc il y a son audition devant quatre juges d'instruction, c'est beaucoup.
00:03:47– Ou il a répondu aux questions, d'ailleurs, il faut le signaler.
00:03:49– Oui, parce qu'il a le droit de ne pas le faire.
00:03:52On a expliqué hier la procédure, il a répondu aux questions.
00:03:55Et ensuite, donc, il a été face à un juge des libertés et de la détention.
00:04:00Et c'est lui qui décide, en sachant que le parquet demandait donc la mise en détention.
00:04:04– Oui, le parquet qui a fait, on peut le dire, une forme de coup de pression,
00:04:07parce que non seulement le parquet de Nanterre a requis son placement en détention provisoire,
00:04:11mais c'est vrai que c'est de plus en plus souvent la norme en matière criminelle,
00:04:14mais il a aussi activé ce qu'on appelle l'article 137.4 du Code de procédure pénale.
00:04:18C'est un peu technique, mais ça veut dire,
00:04:20même si le juge d'instruction ne veut pas le placer en détention provisoire,
00:04:23moi, je demande qu'il y ait une audience devant le JLD.
00:04:25Et c'est exactement ce qui s'est passé.
00:04:26Le juge d'instruction a dit, pour moi, un contrôle judiciaire suffit.
00:04:28Mais vu que le parquet a activé l'audience devant le JLD,
00:04:32il y a eu cette audience de 30-45 minutes,
00:04:34où on a discuté des garanties de représentation de Patrick Bruel,
00:04:38de son cautionnement.
00:04:39Sans doute aussi, lui a-t-on posé des questions sur comment il envisage l'avenir ?
00:04:43Est-ce qu'il continue de se produire ?
00:04:44Des questions qui ont pu lui être posées.
00:04:46Et au final, il s'en sort.
00:04:47Je vous entendais tout à l'heure parler d'un contrôle judiciaire strict.
00:04:51C'est toujours difficile de dire, est-ce que c'est sévère, pas sévère, pas trop sévère.
00:04:55En tout état de cause, ce qui a été décidé par le juge des libertés de la détention,
00:04:58c'est assez logique.
00:04:59Ne pas sortir du territoire pour se présenter face à la justice,
00:05:01remettre son passeport.
00:05:03Une caution, évidemment, élevée de 500 000 euros,
00:05:06parce qu'il a les moyens.
00:05:07On a tenu compte de sa situation personnelle.
00:05:08Cette caution, elle va servir à deux choses.
00:05:10Elle va servir déjà pour garantir qu'il se présente aux convocations.
00:05:14La justice, c'est aussi servir de provision pour les éventuels dommages et intérêts
00:05:17qui pourraient être versés à l'issue de la procédure aux victimes.
00:05:20Ne pas entrer en contact avec les victimes,
00:05:21ne pas se rendre au domicile,
00:05:23faire des soins psychologiques.
00:05:24Et surtout, ce qui est très important dans ce contrôle judiciaire,
00:05:26c'est interdiction de fréquenter des salons de massage.
00:05:29Pourquoi ?
00:05:29Parce que dans les faits pour lesquels il a été mis en examen,
00:05:32deux ont été dénoncés par des masseuses ou esthéticiennes.
00:05:35Et donc, on veut éviter la réitération des faits.
00:05:38Alors, il y a effectivement beaucoup de faits,
00:05:39beaucoup de décisions qui ont été prises.
00:05:41Et on va tout vous résumer dans quelques instants
00:05:43pour que ce soit bien clair.
00:05:44D'abord, il y a un point de droit qui est intéressant
00:05:46que vous sulevez sous cette pression du parquet.
00:05:49Maître Bizakia Bernstein, vous êtes avocate pénaliste,
00:05:53vous connaissez ces procédures par cœur.
00:05:55Est-ce que c'est de plus en plus fréquent que le parquet fasse cette demande,
00:05:59même si le juge d'instruction, cette demande de mise en rétention,
00:06:02même si les juges d'instruction, eux, ne la demandent pas ?
00:06:04Ou bien est-ce que vous pensez qu'il y a manifestement
00:06:06une volonté de marquer un peu le coup de la part du parquet ?
00:06:09Je pense que le parquet représente la politique publique pénale du moment
00:06:14et qu'il est assez logique, notamment dans cette affaire
00:06:18et dans le contexte actuel avec la communication du garde des Sceaux de ce week-end,
00:06:23qu'il sollicite ce placement en détention provisoire.
00:06:26Il faut quand même savoir que le juge d'instruction ne place plus
00:06:29donc lui-même les personnes mises en examen en détention depuis la réforme du code pénal
00:06:33et que néanmoins il saisit le juge des libertés ou non.
00:06:37Et comme vous le disiez, il sait, il est informé dès le début de la journée
00:06:41que le parquet, on va dire, tient à ce qu'il y ait un débat
00:06:46devant le juge des libertés et de la détention
00:06:48parce que devant le juge d'instruction, le parquet n'existe pas.
00:06:52Il n'est pas présent dans le cabinet pendant les interrogatoires
00:06:55et notamment pendant l'interrogatoire de première comparution.
00:06:59Il peut l'être, mais en tant qu'observateur.
00:07:02Il ne peut pas poser de questions.
00:07:02Dans les faits, il l'est rarement.
00:07:04En revanche, devant le juge des libertés et de la détention,
00:07:06c'est un débat, c'est une audience qui a lieu.
00:07:09C'est un peu de la justice à l'anglo-saxonne en France
00:07:13qui a été introduite en 2000.
00:07:14Et ce juge des libertés et de la détention,
00:07:16qui est un président, qui a le grade de président,
00:07:18qui est un magistrat qui a une certaine ancienneté,
00:07:20et de l'autorité, et qui est libre,
00:07:23mais qui, en pratique, va rencontrer son collègue juge d'instruction
00:07:26dans le couloir tout le temps.
00:07:28Ce juge des libertés et de la détention,
00:07:30il va écouter le parquet requérir,
00:07:32lui demander, justifier, motiver.
00:07:35Et les conditions pour solliciter une détention provisoire,
00:07:38elles sont très strictes.
00:07:39L'article 144 en prévoix 4.
00:07:41Et ensuite, l'avocat ou les avocats de la défense.
00:07:45Et à l'issue de ce débat,
00:07:47il se retire pour délibérer,
00:07:49ou plutôt les gens sortent.
00:07:50Et ensuite, il prend son ordonnance.
00:07:53Et c'est vrai qu'hier,
00:07:55nous, professionnels de droit,
00:07:57dans le contexte, on s'interrogeait beaucoup.
00:08:00Et c'est vrai que cette caution
00:08:01est déjà assez, on va dire, rare.
00:08:05C'est quand même souvent la chambre de l'instruction en appel
00:08:07qui vient libérer certaines personnes
00:08:10contre une offre de cautionnement.
00:08:12Et comme vous le disiez, c'est vrai que ça permet
00:08:14de garantir la représentation en justice,
00:08:15mais aussi l'indemnisation.
00:08:17Mais ce qui est sûr aussi,
00:08:18c'est que ce contrôle judiciaire,
00:08:19il n'est pas très strict.
00:08:21C'est-à-dire que les obligations du contrôle judiciaire,
00:08:23on voit mal qu'il pourrait y avoir de moins, finalement.
00:08:27Puisque...
00:08:28D'accord, c'est un contrôle judiciaire léger pour vous.
00:08:29Son activité professionnelle,
00:08:31n'importe quel médecin, infirmier, kiné,
00:08:33qui est mis en examen dans une affaire
00:08:34qui a eu lieu dans l'exercice de son activité,
00:08:38et Patrick Bruel a été mis en examen
00:08:40pour des faits qui ont un lien
00:08:42avec son activité professionnelle,
00:08:44est interdit très souvent d'exercice.
00:08:46Donc là, ce qui vous surprend, c'est qu'il soit autorisé
00:08:49à continuer à se produire sur scène, par exemple.
00:08:51En tout cas, ce qui est surprenant,
00:08:53c'est que dans le contexte, dans d'autres affaires,
00:08:55c'est certain que les interdictions d'exercice,
00:08:58d'interdictions d'activité,
00:08:59elles sont systématiquement...
00:09:00Mais là, il n'y a pas d'affaires liées
00:09:02à son activité professionnelle,
00:09:04il n'y a que les massages...
00:09:05À part les massages,
00:09:06vous avez quand même l'affaire avec l'attaché de presse,
00:09:10toute la journée.
00:09:11Oui, qui peut en marche,
00:09:12mais ce n'est pas une tournée...
00:09:12L'affaire du festival, le harcèlement sexuel,
00:09:14c'est aussi dans le cas de son activité.
00:09:16Quand il est président de jury...
00:09:18Mais c'est vrai que ce n'est pas si clair.
00:09:22On peut aussi considérer
00:09:23que c'est son activité professionnelle
00:09:24qui permet le passage à l'acte.
00:09:27Et ce raisonnement-là, en tout cas,
00:09:28on pourrait penser qu'il serait tenu.
00:09:30C'est intéressant,
00:09:30parce qu'on voit exactement sur ce plateau
00:09:32les débats qu'ils ont dû avoir lus hier
00:09:34dans le bureau des différents juges.
00:09:35Une précision, Vincent ?
00:09:37Oui, non, mais c'est vrai que...
00:09:39Je suis assez d'accord avec vous.
00:09:40Qualifier ce contrôle judiciaire de strict,
00:09:41en fait, ça ne veut pas vouloir...
00:09:42Enfin, on peut tout dire et rien dire par rapport à ça.
00:09:44Il y avait une autre option
00:09:45qui était aussi à la main
00:09:47de ce juge des libertés de la détention.
00:09:48C'est ce qu'on appelle un arceux,
00:09:49une assignation à résidence
00:09:50sous surveillance électronique.
00:09:51Il aurait pu sortir avec un bracelet
00:09:54pour permettre sa garantie de représentation.
00:09:57en dessous de ça.
00:09:57Alors, on le voit bien,
00:09:59il y a de nombreux dossiers,
00:10:00il y a de nombreux termes un petit peu juridiques.
00:10:02Pour que les choses soient bien claires,
00:10:04ce qui a été retenu pour la mise en examen
00:10:05et pour les témoins assistés,
00:10:07on va prendre les choses point par point avec vous.
00:10:08Elisa Tranin, vous nous rejoignez
00:10:10pour nous expliquer les choses.
00:10:12Alors, précisément,
00:10:13quels sont les faits
00:10:13qui ont été retenus contre lui ?
00:10:15Eh bien, vous l'avez dit,
00:10:16Patrick Bruel a été présenté
00:10:18devant quatre juges d'instruction
00:10:19pour neuf faits, neuf dossiers.
00:10:22Pour quatre d'entre eux,
00:10:23il a été mis en examen.
00:10:26Dans le détail,
00:10:26il s'agit d'un viol à son domicile
00:10:29à Neuilly-sur-Seine en 2008
00:10:31sur une participante au concours Miss France.
00:10:34Une tentative de viol à Bruxelles
00:10:36sur une attachée de presse,
00:10:38ça c'était en 2010.
00:10:39Des faits d'agression et harcèlement sexuel
00:10:42datant de 2019 à Perpignan
00:10:44sur une masseuse.
00:10:46Et enfin, un fait de harcèlement sexuel,
00:10:48là encore,
00:10:49lors d'un massage à Ajaccio,
00:10:51la même année.
00:10:52Pour quatre autres faits,
00:10:54Patrick Bruel a été placé
00:10:55sous le statut de témoin assisté.
00:10:59Là, il s'agit de faits de viol
00:11:00à Dinard et à Lille-sur-la-Sorgue,
00:11:02d'une tentative de viol à Neuilly
00:11:04et de faits de harcèlement sexuel
00:11:06commis à Nyon, en Suisse.
00:11:09Enfin, pour le neuvième fait,
00:11:11pas de poursuite puisqu'il est prescrit.
00:11:13Il s'agissait d'une accusation
00:11:14de viol à Grenoble en 2000.
00:11:16Ça, c'est donc ce qu'a notifié
00:11:18le juge d'instruction.
00:11:19Et ensuite,
00:11:20sur ce fameux contrôle judiciaire,
00:11:22strict ou pas ?
00:11:23Alors,
00:11:24ça, c'est pas à moi de répondre
00:11:25s'il est strict ou pas.
00:11:26Non, mais on va voir
00:11:26ce qui a été retenu, en tout cas.
00:11:28Ce que je peux vous dire,
00:11:28c'est qu'il va devoir se plier,
00:11:29Patrick Bruel,
00:11:30à des obligations.
00:11:32D'abord, sachez qu'il a dû payer
00:11:33une caution de 500 000 euros.
00:11:36Il a interdiction de quitter
00:11:38le territoire national
00:11:39et va devoir remettre
00:11:40son passeport au greffe.
00:11:42Ensuite, le chanteur va devoir
00:11:43aussi justifier de soins psychologiques.
00:11:47Et puis, interdiction spécifique,
00:11:49il ne doit pas fréquenter
00:11:51les salons de massage
00:11:53parce qu'on l'a dit,
00:11:54plusieurs victimes présumées
00:11:56sont des masseuses.
00:11:57Il a évidemment interdiction
00:11:59de se rendre au domicile
00:12:00des plaignantes,
00:12:01d'entrer en contact avec elles
00:12:03ou avec leur famille.
00:12:04Et puis, petit point que je précise
00:12:06parce que nombreux sont ceux
00:12:07qui se posent la question
00:12:08du point de vue de la justice
00:12:10à ce stade.
00:12:11Patrick Bruel a toujours le droit
00:12:13de se produire sur scène
00:12:15tout simplement
00:12:15parce que les faits
00:12:17pour lesquels
00:12:17il a été mis en examen
00:12:19cette fois
00:12:19n'ont pas été dénoncés
00:12:21en marge de concert
00:12:22ou de spectacle.
00:12:23Et on rappelle évidemment
00:12:23qu'il reste présumé innocent.
00:12:25Patrick Bruel,
00:12:26après ses mises en examen,
00:12:27Iseline Furtick
00:12:28est avec nous.
00:12:29Vous qui êtes militante féministe,
00:12:30coprésidente de Ensemble
00:12:31contre le sexisme,
00:12:32comment réagissez-vous
00:12:33ce matin après cette
00:12:34première issue judiciaire
00:12:35d'hier soir ?
00:12:37Écoutez, je note
00:12:38que les réquisitions du parquet
00:12:39sur le placement
00:12:40en détention prévisoire
00:12:41n'ont pas été suivies.
00:12:43Vous le regrettez ?
00:12:44Non, je ne le regrette pas
00:12:44particulièrement.
00:12:45Moi, je ne suis pas une...
00:12:46Je suis également avocate.
00:12:47Je ne suis pas une...
00:12:48Je ne suis pas pour
00:12:49la détention systématique.
00:12:51Je pense qu'il faut
00:12:51que chaque dossier
00:12:53et chaque peine
00:12:54ou en tout cas
00:12:55mesure de placement prononcée
00:12:56soit adaptée
00:12:57à la situation.
00:12:57Je pense que le juge
00:12:59des libertés et de la détention
00:13:00a considéré que le risque
00:13:01de réitération
00:13:02pour Patrick Bruel
00:13:03était faible
00:13:03et qu'en fait,
00:13:04il s'est tout à fait
00:13:05dans son office
00:13:06de le faire.
00:13:07Le sujet, en revanche,
00:13:08ce sur quoi je m'interroge,
00:13:09c'est sur ses obligations.
00:13:11Effectivement,
00:13:12on les a détaillés
00:13:13à l'instant.
00:13:13Moi, je m'étonne
00:13:14qu'il n'y ait pas
00:13:14d'obligation d'aller
00:13:16régulièrement au commissariat
00:13:17pour signaler le maintien
00:13:19de sa présence
00:13:19sur le territoire.
00:13:20C'est quand même
00:13:20un petit peu un traitement
00:13:21qui m'interroge aujourd'hui.
00:13:23C'est un traitement de faveur ?
00:13:24Ça peut en tout cas interroger.
00:13:27Est-ce que le juge
00:13:28a considéré
00:13:28que le cautionnement
00:13:29était suffisant
00:13:30pour garantir sa représentation ?
00:13:31C'est possible également.
00:13:32Moi, ça m'a quand même
00:13:33un petit peu interrogée
00:13:34quand j'ai vu la décision.
00:13:36En tout cas,
00:13:37ce que je veux saluer,
00:13:41pardonnez-moi,
00:13:42ce que je veux saluer,
00:13:42c'est quand même
00:13:43des réquisitions du parquet
00:13:45qui témoignent
00:13:45d'une prise en compte accrue
00:13:48du contentieux
00:13:48des violences sexuelles
00:13:49et sexistes
00:13:50et de la nécessité
00:13:51d'apporter
00:13:51une réponse publique
00:13:52forte à ce sujet.
00:13:54Est-ce que vous regrettez
00:13:54qu'il y ait
00:13:55dans un certain nombre de cas
00:13:57le statut de témoin assisté
00:13:58qui a été retenu
00:13:58et pas la mise en examen ?
00:14:00Non, mais écoutez,
00:14:01ça pour le coup,
00:14:01c'est des choses
00:14:02qui vont aussi évoluer.
00:14:03Témoin assisté,
00:14:04ça veut dire qu'on reconnaît
00:14:04quand même qu'il y a
00:14:05des indices,
00:14:06qu'il y a des faits
00:14:06qui sont graves
00:14:07et qu'on reconnaît aussi
00:14:08que la personne en cause
00:14:11a besoin de l'assistance
00:14:12d'un avocat
00:14:12pour se défendre.
00:14:13Donc, ce n'est pas neutre
00:14:14le statut de témoin assisté.
00:14:15Ce n'est pas être témoin
00:14:16et parler à une audience
00:14:17pour dire j'ai vu ça.
00:14:18Non, non, c'est
00:14:19on est témoin assisté
00:14:20d'un avocat
00:14:21parce que les faits en question
00:14:23sont finalement
00:14:24suffisamment graves.
00:14:25Stephen Bellery,
00:14:26y a-t-il...
00:14:27Il n'y a pas de réaction
00:14:28pour l'instant
00:14:29du côté de Patrick Guell
00:14:29Non, non, son entourage me dit
00:14:31qu'il n'a dormi
00:14:31qu'une poignée d'heures
00:14:32depuis lundi,
00:14:34qu'il a tout coupé,
00:14:35qu'il se repose
00:14:36pour le moment,
00:14:37qu'il reprend ses esprits.
00:14:38Il ne s'était pas préparé
00:14:40à aller en prison.
00:14:41Il n'y va pas.
00:14:42Il y a quand même
00:14:43une forme de soulagement
00:14:44visiblement dans l'entourage
00:14:45car pendant un moment
00:14:47dans la journée d'hier,
00:14:49ça a été visiblement
00:14:49une possibilité.
00:14:51Jusque tard hier soir,
00:14:52ses avocats
00:14:53préparaient quand même
00:14:54les esprits
00:14:54à une possible
00:14:55mise en détention.
00:14:56Alors que lui
00:14:56ne l'avait pas fait,
00:14:57n'avait pas fait ce chemin
00:14:58visiblement, psychologiquement.
00:15:00Donc il y a une forme
00:15:00de soulagement.
00:15:02Reste à savoir
00:15:02comment il va maintenant
00:15:04utiliser les quatre mois
00:15:05qui se présentent à lui.
00:15:07Est-ce qu'il va
00:15:08toutefois préparer
00:15:09cette future tournée
00:15:10ou est-ce qu'il va
00:15:11l'annuler ?
00:15:12Alors justement,
00:15:13que va-t-il se passer
00:15:13sur le plan judiciaire ?
00:15:16Maître Bisakia-Bertstein,
00:15:17c'est quoi l'usage ?
00:15:18Est-ce que les choses
00:15:19sont figées ?
00:15:20C'est quoi les évolutions
00:15:22habituelles,
00:15:23normales, prévisibles ?
00:15:24Alors la bonne nouvelle,
00:15:26c'est qu'effectivement,
00:15:27la société est désormais
00:15:29beaucoup plus réactive
00:15:30dans ce type d'affaires.
00:15:32La mauvaise,
00:15:33c'est que la justice
00:15:34sait ce qu'elle est
00:15:35et que les dossiers
00:15:37étant en nombre
00:15:38très important
00:15:38dans les cabinets
00:15:39d'use d'instruction,
00:15:40les personnes
00:15:42qui ne sont pas
00:15:42placées en détention
00:15:43provisoire,
00:15:44sont dans des dossiers
00:15:44qui ne sont pas prioritaires.
00:15:46Donc théoriquement,
00:15:47le dossier ne va pas
00:15:48avancer très rapidement.
00:15:50C'est-à-dire qu'on ne va pas
00:15:50le voir interrogé,
00:15:52réinterroger
00:15:52dans les affaires
00:15:54dans lesquelles
00:15:54il est placé
00:15:55sous le statut
00:15:55de témoin assisté
00:15:56dans les prochaines semaines.
00:15:58Sauf que j'observe
00:15:59qu'il y a une collégialité
00:16:00qui est très rarement
00:16:02désormais prononcée.
00:16:04Vous l'avez déjà vu ?
00:16:04Quatre juges ?
00:16:05Quatre, non.
00:16:06Dans l'affaire Fofana,
00:16:07l'affaire
00:16:08dite du gang des barbares,
00:16:11ils étaient deux.
00:16:12Moi, j'ai un ou deux dossiers
00:16:14en matière sexuelle
00:16:15où ils sont deux,
00:16:16trois ou quatre,
00:16:17je n'avais jamais vu.
00:16:18Il faut savoir que concrètement,
00:16:19sur une journée
00:16:20comme celle-ci,
00:16:21je pense qu'on peut entendre
00:16:22que la position
00:16:23du juge unique
00:16:24soit très difficile.
00:16:25Je pense que
00:16:26dans le cours
00:16:27du dossier,
00:16:29un ou deux magistrats
00:16:30vont rester vraiment
00:16:31actifs
00:16:32et travailleront.
00:16:33Pourquoi ils étaient
00:16:34aussi nombreux ?
00:16:34Parce que la collégialité,
00:16:36ça permet d'éviter
00:16:37de se retrouver seul
00:16:38avec soi,
00:16:38avec sa conscience,
00:16:39avec un parquet
00:16:40qui requiert une détention,
00:16:42avec est-ce que je saisis
00:16:43ou non le juge des libertés
00:16:44parce que selon
00:16:45que vous le saisissez
00:16:45ou pas,
00:16:47l'article est quand même important.
00:16:49Et puis,
00:16:49il faut savoir
00:16:49que là,
00:16:50le dossier ensuite,
00:16:51il est quand même
00:16:51effectivement très important
00:16:53puisqu'il y a plusieurs
00:16:55plaignantes.
00:16:55Donc,
00:16:56il n'y a en fait
00:16:56pas un dossier.
00:16:58Il y en a quatre ou cinq,
00:16:59voire huit,
00:17:00voire plus après.
00:17:01Voire encore plus.
00:17:02Il y a quand même
00:17:03une chose
00:17:03qui peut-être
00:17:04permet d'expliquer
00:17:05la décision
00:17:06de placement
00:17:06sous contrôle judiciaire
00:17:07et peut-être aussi
00:17:09les obligations
00:17:10qui ne sont finalement
00:17:10pas très coercitives,
00:17:13c'est que les faits
00:17:14pour lesquels
00:17:15il est mis en examen
00:17:15sont tous des faits
00:17:16qui sont assez anciens
00:17:17finalement.
00:17:18Depuis 2019,
00:17:19il n'y a pas de mise en examen
00:17:20pour des faits
00:17:21d'après 2019.
00:17:23Et donc,
00:17:24c'est vrai que
00:17:24lui appliquer,
00:17:26lui imposer
00:17:26un contrôle strict
00:17:27alors que ce sont des faits
00:17:28qui ont plus de sept ans
00:17:29dont certains avaient déjà
00:17:30été classés sans suite,
00:17:31ça aurait pu,
00:17:32ça a pu être l'objet
00:17:33en tout cas du débat
00:17:34de la part des avocats.
00:17:35Vincent,
00:17:36un petit mot sur la saisine
00:17:38de ces quatre juges d'instruction
00:17:39si je pose la question,
00:17:40c'est parce qu'on essaie
00:17:40de la poser à tous les avocats
00:17:41pour savoir si on a des précédents
00:17:42et depuis hier,
00:17:43tout le monde nous dit
00:17:44non,
00:17:44on n'a jamais vu ça.
00:17:45Hier matin,
00:17:46le parquet avait ouvert
00:17:47cette information judiciaire
00:17:48en saisissant trois juges d'instruction
00:17:49et c'est le président
00:17:50du tribunal judiciaire
00:17:51de Nanterre
00:17:52qui est venu d'ailleurs
00:17:53voir un petit peu
00:17:53les journalistes à la mi-journée
00:17:54qui a indiqué
00:17:55en avoir nommé un quatrième
00:18:01à entendre
00:18:01et puis surtout,
00:18:02il y a un précédent,
00:18:04il y a le précédent
00:18:04de l'affaire PPDA
00:18:05qui est toujours
00:18:06en cours d'instruction
00:18:07à Nanterre
00:18:07qui a suivi un chemin
00:18:08un petit peu chaotique
00:18:09en matière procédurale
00:18:10et je pense que le président
00:18:13du tribunal judiciaire
00:18:14de Nanterre
00:18:15a aussi ça
00:18:15dans un coin de la tête
00:18:16pour se dire
00:18:16on va essayer
00:18:17de gérer les choses.
00:18:18On peut imaginer
00:18:18que les quatre juges
00:18:19vont aussi se répartir
00:18:20un petit peu les plaintes.
00:18:21Il y a la suite judiciaire,
00:18:22il y a la suite professionnelle
00:18:23parce que Stephen Belleris,
00:18:25ça c'est aussi
00:18:25l'une des informations
00:18:26importantes de la soirée,
00:18:28on l'a dit tout à l'heure,
00:18:29il n'est donc pas empêché
00:18:30de se produire sur scène
00:18:31et à ce stade,
00:18:32il a annulé ses concerts
00:18:34pour les mois qui viennent
00:18:35mais en septembre,
00:18:36il y a d'autres concerts prévus.
00:18:37Oui, en septembre,
00:18:37il répétera une tournée
00:18:38qui doit commencer
00:18:39le 2 octobre à Chartres,
00:18:40la plus importante partie
00:18:41de sa tournée,
00:18:4234 concerts
00:18:43des grandes salles,
00:18:44tournées de zénith.
00:18:46Juridiquement,
00:18:46il peut donc le faire.
00:18:47Financièrement,
00:18:48en étant son propre producteur,
00:18:49il a tout intérêt à le faire
00:18:50parce qu'il perdrait
00:18:51des millions d'euros.
00:18:53Symboliquement,
00:18:53il peut aussi,
00:18:54grâce à cette tournée,
00:18:55continuer de rappeler
00:18:55qu'il est présumé innocent
00:18:57et donc de garder aussi
00:18:58ce lien désormais
00:19:00très ténu avec son public
00:19:01à majorité féminin.
00:19:03Est-ce que moralement,
00:19:04maintenant,
00:19:04est-ce que dans son fort intérieur,
00:19:05il va réussir à le faire,
00:19:06monter sur scène ?
00:19:07Est-ce que symboliquement,
00:19:08applaudir une star,
00:19:10c'est quelque chose
00:19:10que le grand public
00:19:11arrivera à gérer ?
00:19:12Mais le grand public,
00:19:13il a des places
00:19:13qu'il a payées
00:19:14et qu'il ne pourra pas
00:19:15se faire rembourser
00:19:15si tout va au bout.
00:19:18Mais il va falloir aussi
00:19:19qu'il réussisse
00:19:19à gérer les manifestations.
00:19:21Il va y en avoir
00:19:21devant les zéniths.
00:19:22Il y en aura peut-être
00:19:23même à l'intérieur des salles.
00:19:24Il reste des places à vendre.
00:19:25Nul doute que les organisations
00:19:27féministes vont en acheter,
00:19:28vont tenter de perturber
00:19:29ces concerts.
00:19:30Et là,
00:19:30les préfectures vont devoir
00:19:31prendre leurs responsabilités.
00:19:32Est-ce qu'il y a trouble
00:19:33à l'ordre public ?
00:19:33Est-ce que c'est trop incontrôlable ?
00:19:35Est-ce que le producteur Bruel
00:19:37aura pris le nombre
00:19:38de gardes du corps,
00:19:40de sécurité nécessaire
00:19:41pour cadrer
00:19:42ces entrées de zénith ?
00:19:43Et là,
00:19:43on verra peut-être
00:19:44des spectacles annulés.
00:19:45Islène Furti,
00:19:45qu'est-ce que vous imaginez
00:19:46que Patrick Brel
00:19:47peut remonter sur scène
00:19:49sereinement à partir
00:19:50du mois d'octobre ?
00:19:51Sereinement,
00:19:52non.
00:19:52Mais je pense que Patrick Bruel
00:19:54peut aussi réfléchir,
00:19:55se demander en conscience
00:19:56si c'est une bonne idée
00:19:57de le faire.
00:19:58Par ailleurs,
00:19:59en dehors même
00:19:59de Patrick Bruel,
00:20:00il travaille avec
00:20:01tout un tas de prestateurs,
00:20:03d'organisateurs, etc.,
00:20:05qui doivent aussi
00:20:05s'interroger sur l'opportunité
00:20:07de travailler avec lui.
00:20:09Il y aurait des actions
00:20:10systématiquement
00:20:10s'il monte sur scène ?
00:20:12Vous,
00:20:12les sessions,
00:20:13vous dites oui,
00:20:13on sera présente
00:20:14et on perturbera
00:20:15ces spectacles ?
00:20:16Nous,
00:20:16notre sujet,
00:20:17c'est la protection des victimes
00:20:18et c'est le respect
00:20:19de la parole des victimes
00:20:20et c'est aussi
00:20:21la lutte contre
00:20:22le risque de réitération.
00:20:23Et en droit du travail,
00:20:24il y a quelque chose
00:20:25de très simple
00:20:25qui s'appelle
00:20:25l'obligation de santé
00:20:26et de sécurité.
00:20:27On ne peut pas mettre
00:20:28des salariés en position
00:20:30d'être en danger
00:20:30dans l'exercice de leur fonction.
00:20:32Moi, je ne sais pas
00:20:32si demain,
00:20:33des salariés qui travaillent
00:20:34aux côtés de Patrick Bruel
00:20:35sont en sécurité.
00:20:36Il est inévitable
00:20:37qu'il y aura des femmes
00:20:38dans son entourage.
00:20:38La question se pose.
00:20:39On ne va pas interdire
00:20:40aux femmes de travailler
00:20:42dans l'entourage
00:20:43de Patrick Bruel
00:20:43parce que c'est Patrick Bruel,
00:20:44ce n'est pas dans ce sens-là
00:20:45que les choses se font.
00:20:47Donc vous,
00:20:47vous l'appelez
00:20:48à annuler également
00:20:49les cancers à partir de l'hôpital ?
00:20:49Bien sûr,
00:20:50mais je pense qu'il devrait
00:20:51avoir la décence
00:20:51de le faire
00:20:52et qu'on ne devrait pas
00:20:53avoir à l'appeler
00:20:54pour prendre cette décision.
00:20:56Et j'ajoute enfin
00:20:56que nous,
00:20:58notre sujet,
00:20:58c'est de défendre
00:20:59les propositions
00:20:59de cette loi cadre intégrale
00:21:00contre les violences
00:21:01sexuelles et sexistes.
00:21:02Qu'on saisira
00:21:02toutes les occasions
00:21:03pour nous mobiliser
00:21:04sur ce sujet
00:21:05et pour demander
00:21:05les mesures efficaces
00:21:07et les moyens
00:21:07qui vont avec
00:21:08et que cet automne,
00:21:09ce sera le débat budgétaire
00:21:14sujet majeur
00:21:15de la rentrée prochaine
00:21:17parce qu'on n'a pas terminé
00:21:18avec les démêlés judiciaires
00:21:19de Patrick Roel,
00:21:20vous l'avez bien compris.
00:21:20Même si c'était un épisode
00:21:21évidemment très très important
00:21:22qui s'est déroulé
00:21:23sous nos yeux hier,
00:21:25ça va continuer
00:21:25dans les mois qui viennent
00:21:28tout comme se poursuit
00:21:29l'autre grande actualité
00:21:30du moment
00:21:31qui est l'actualité internationale
00:21:32au Moyen-Orient.
00:21:33Cette nuit,
00:21:34les Etats-Unis
00:21:35ont frappé l'Iran.
00:21:37Donald Trump avait annoncé
00:21:38qu'il le ferait.
00:21:39Et bien ça a été le cas
00:21:40et l'Iran a riposté
00:21:41et promet le déchaînement
00:21:44de l'enfer
00:21:45sur les troupes américaines.
00:21:47Ça se multiplie maintenant,
00:21:48c'est pratiquement
00:21:48toutes les nuits.
00:21:49On va vous expliquer pourquoi
00:21:50et si c'est appelé à durer
00:21:51ou à prendre de le pleurer
00:21:52tout de suite.
00:21:53Une nouvelle matinée
00:21:54de frappe
00:21:54entre les Etats-Unis
00:21:55et l'Iran.
00:21:57Alors Donald Trump
00:21:58l'avait annoncé
00:21:59mais parfois
00:22:00les annonces de Donald Trump
00:22:01ne sont pas forcément
00:22:01suivies des faits.
00:22:02Et bien là,
00:22:03si l'armée américaine
00:22:04est passée à l'action
00:22:05à l'aube ce jeudi
00:22:05et on va vous donner
00:22:06les derniers éléments
00:22:07avec nos envoyés spéciaux.
00:22:08Vous voyez qu'ils sont déployés
00:22:09bien sûr dans l'ensemble
00:22:09des pays de la région
00:22:14à Washington
00:22:15dans quelques instants
00:22:16pour retrouver
00:22:17Antoine Forestier
00:22:18qui est en direct
00:22:20sur la côte Est.
00:22:21D'abord,
00:22:21cette toute dernière information
00:22:22Patrick,
00:22:23on a appris
00:22:24il y a quelques minutes
00:22:25qu'un cargo,
00:22:27un pétrolier
00:22:28était en feu
00:22:29dans le Golfe.
00:22:30Que sait-on
00:22:31sur cette affaire ?
00:22:32On sait que
00:22:33c'est la partie machine
00:22:35qui a été touchée.
00:22:36Il y a beaucoup d'inconnus
00:22:37en ce moment
00:22:38sur certains navires
00:22:39qui sont neutralisés.
00:22:40On le sait notamment
00:22:41avec ce cargo indien
00:22:42qui a été touché
00:22:44pour le coup
00:22:45par les forces
00:22:46du Senkom.
00:22:47Il y a trois morts
00:22:48parmi les marins indiens.
00:22:50C'est pour le coup
00:22:50l'Inde,
00:22:51donc vraiment une tierce partie
00:22:52qui l'a annoncé.
00:22:53Mais c'est vraiment ça
00:22:54qui va nous occuper
00:22:56vraiment sur le dossier militaire.
00:22:57On va pouvoir parler
00:22:58des répercussions
00:22:59et des conséquences
00:22:59diplomatiques,
00:23:00politiques
00:23:01de ce qui s'est passé
00:23:02cette nuit.
00:23:02Mais on comprend
00:23:03que très militairement
00:23:04c'est Ormuz
00:23:06qui est le nœud
00:23:07du problème
00:23:08et qui est au cœur
00:23:08de la séquence
00:23:09en ce moment.
00:23:10Et on va prendre le temps
00:23:10de s'arrêter sur Ormuz
00:23:11dans quelques instants
00:23:12parce qu'il se trouve
00:23:14qu'il y a des bateaux
00:23:16qui passent
00:23:16malgré tout
00:23:17sous les radars.
00:23:18On va vous expliquer
00:23:18exactement comment ça se passe
00:23:19parce que ça explique
00:23:20en très grande partie
00:23:21la remontée très forte
00:23:22des tensions
00:23:23auxquelles on assiste
00:23:24en ce moment.
00:23:24Direction Washington,
00:23:26Antoine Forestier,
00:23:27vous êtes en direct.
00:23:28Quelles sont les réactions
00:23:30après cette nouvelle nuit
00:23:32de frappe
00:23:33d'un côté
00:23:34comme de l'autre ?
00:23:35Est-ce que le sentiment
00:23:36général,
00:23:37c'est que le changement
00:23:38de ton du côté
00:23:40de Donald Trump
00:23:40et de Pete Hedgeset,
00:23:42le secrétaire à la guerre,
00:23:43ce sont les prémices
00:23:45d'une reprise
00:23:46du conflit ou pas ?
00:23:49En tout cas,
00:23:50officiellement,
00:23:50ce n'est pas ce que dit
00:23:51l'administration Trump.
00:23:53La nuit de bombardement
00:23:54qu'on a vécue
00:23:55ce soir ressemble
00:23:57à la précédente.
00:23:58C'est la deuxième nuit
00:23:59consécutive
00:23:59où les Américains
00:24:00effectuent des bombardements
00:24:01sur des villes côtières
00:24:03dans le détroit d'Hormuz
00:24:03au sud de l'Iran.
00:24:05Pendant 4 heures,
00:24:06ils ont subi
00:24:06des infrastructures.
00:24:08Il y a eu 49 missiles
00:24:09Tomahawk
00:24:10qui ont été tirés
00:24:11selon Donald Trump,
00:24:12il l'a dit à la chaîne
00:24:12Fox News tout à l'heure.
00:24:14Hier,
00:24:14pour justifier les frappes,
00:24:15les Américains
00:24:16avaient expliqué
00:24:17que c'était des frappes
00:24:18en représailles
00:24:19au crash d'un hélicoptère
00:24:21lundi
00:24:22qui avait eu lieu
00:24:23là aussi
00:24:23dans le détroit d'Hormuz.
00:24:24Cette nuit,
00:24:24pour justifier cette attaque,
00:24:25les Américains expliquent
00:24:26que c'est une manière
00:24:27de mettre la pression
00:24:28à Téhéran
00:24:29pour qu'ils signent
00:24:30enfin un accord.
00:24:31Les Etats-Unis
00:24:32avaient fait
00:24:33une proposition
00:24:34il y a maintenant
00:24:35deux semaines à Téhéran.
00:24:36Ils attendent toujours
00:24:37un retour
00:24:38de la part de leurs adversaires
00:24:39et selon eux,
00:24:40ils mettent beaucoup
00:24:41trop de temps
00:24:41à leur répondre.
00:24:43C'est pour ça
00:24:43que l'administration Trump
00:24:44semble avoir désormais
00:24:45perdu patience
00:24:46à l'image de Pete Exet,
00:24:47le secrétaire
00:24:48de la Défense
00:24:49qui, avant l'opération
00:24:51qui a été déclenchée
00:24:51cette nuit,
00:24:52a déclaré
00:24:52si on doit négocier
00:24:53avec des bombes,
00:24:54alors on négociera
00:24:55avec des bombes.
00:24:56Effectivement,
00:24:57on voit à quel point,
00:24:58Antoine,
00:24:58le ton a monté
00:25:00du côté de Washington.
00:25:02Vous l'avez constaté
00:25:02avec Bastien Dufour
00:25:03et puisque vous nous parlez
00:25:04de Pete Exet,
00:25:05on va l'entendre.
00:25:09Comme l'a dit
00:25:10le président Trump,
00:25:11ils ont tergiversé.
00:25:12On voit bien
00:25:12quand quelqu'un
00:25:13essaye de négocier
00:25:14par petite dose.
00:25:15Au lieu de cela,
00:25:15ils vont subir
00:25:16des bombardements continus
00:25:17sur des installations
00:25:18clés en Iran
00:25:19effectuées depuis
00:25:20les Etats-Unis.
00:25:20Et ce n'est pas parce que
00:25:22nous voulons relancer
00:25:22les négociations,
00:25:23nous n'en avons pas besoin.
00:25:24C'est parce que
00:25:25le département de la guerre
00:25:26est prêt à fixer
00:25:27les conditions
00:25:27pour obtenir l'accord
00:25:28que le président Trump
00:25:29attend.
00:25:33Voilà,
00:25:33le ton se durcit
00:25:35manifestement.
00:25:35Et ce qui frappe,
00:25:36Jérôme,
00:25:36c'est que les échanges
00:25:37de frappe,
00:25:38alors il y a eu
00:25:38le cessez-le-feu,
00:25:39et puis ensuite,
00:25:40on a vu ce genre de scène
00:25:42une ou deux fois par semaine,
00:25:43mais là maintenant,
00:25:43c'est tous les jours.
00:25:44Deuxième nuit consécutive,
00:25:46avec ce qui était...
00:25:46Alors,
00:25:46le Koweït et le Bahreïn,
00:25:48là où il y a des bases américaines,
00:25:49ont été la cible
00:25:50des épisodes précédents.
00:25:54La Jordanie,
00:25:55c'est très inquiétant
00:25:57parce qu'à priori,
00:25:58selon les autorités jordaniennes,
00:25:59il y a une vingtaine
00:26:00de missiles qui ont été tirés.
00:26:02Là, cette nuit.
00:26:03Cette nuit.
00:26:04Donc là,
00:26:05extension,
00:26:05et puis on voit bien,
00:26:06oui,
00:26:07comme le disait Patrick
00:26:08à l'instant,
00:26:08c'est le Détroit
00:26:09qui focalise
00:26:10toute la tension
00:26:12avec une tension extrême.
00:26:13Et le fait que,
00:26:15bien entendu,
00:26:16le trafic maritime
00:26:17n'est pas rétabli.
00:26:20Alors,
00:26:20les Iraniens disent
00:26:21qu'il est bloqué,
00:26:22les Américains disent
00:26:23que ça passe,
00:26:24mais on voit bien
00:26:25que c'est juste impossible.
00:26:26Il va falloir voir maintenant
00:26:29effectivement sur le pétrolier,
00:26:30c'est-à-dire que
00:26:32il peut y avoir aussi
00:26:33un risque de marée noire.
00:26:35C'est quand même
00:26:36très inquiétant.
00:26:37On est sur une pente glissante.
00:26:39Le problème,
00:26:39c'est qu'on ne sait pas
00:26:40jusqu'où la pente va aller.
00:26:42Elle était prévisible,
00:26:43Manélie Mirken,
00:26:43cette évolution ou pas ?
00:26:45Alors,
00:26:45elle était prévisible
00:26:46parce que de part et d'autre
00:26:47les menaces fusaient.
00:26:49En revanche,
00:26:50ce qui est très inquiétant,
00:26:51comme vous venez de le dire,
00:26:53c'est qu'officiellement,
00:26:53nous ne sommes pas en guerre.
00:26:55Officiellement,
00:26:55il n'y a pas de guerre,
00:26:56donc les activités
00:26:57doivent continuer.
00:26:58Et on commence
00:27:00à avoir des dommages collatéraux
00:27:01qui sont quand même
00:27:02conséquents,
00:27:03notamment ce navire indien.
00:27:05du côté des attaques
00:27:08des Iraniens,
00:27:09j'aimerais souligner
00:27:09que le Bahreïn
00:27:10est un cas assez particulier
00:27:12parce qu'évidemment,
00:27:12ils disent qu'ils ciblent
00:27:13les bases américaines.
00:27:15En revanche,
00:27:16les gardiens de la révolution
00:27:17annoncent aussi
00:27:18que dans la deuxième guerre,
00:27:21donc officiellement,
00:27:22la guerre du mois de février,
00:27:24ils ont pris la main
00:27:25sur le Détroit.
00:27:26Dans la troisième vague,
00:27:28ils vont prendre la main
00:27:28sur des territoires.
00:27:29C'est une menace directe
00:27:31contre Bahreïn
00:27:32qui est vraiment
00:27:33un des pays
00:27:34sur lequel les Iraniens
00:27:36sont très vocals
00:27:38et très offensifs.
00:27:39Parce que ça fait longtemps
00:27:40qu'ils revendiquent
00:27:40ce territoire.
00:27:41Ça fait longtemps
00:27:41qu'ils revendiquent
00:27:43le retour de Bahreïn.
00:27:45Là, ce n'est pas
00:27:46une position diplomatique,
00:27:48mais c'est vraiment
00:27:48les gardiens de la révolution
00:27:49qui étendent leurs menaces.
00:27:52Et c'est ce qu'on voit
00:27:53en fait à chaque étape
00:27:54de cette négociation,
00:27:55à chaque étape
00:27:55de cette guerre,
00:27:56ils avancent un peu plus
00:27:58leurs revendications,
00:27:59leurs demandes
00:28:00et leurs offensifs.
00:28:01Et d'ailleurs,
00:28:02dans les mots,
00:28:04l'Iran est aussi
00:28:05en train de hausser le ton.
00:28:07Parce que, Patrick,
00:28:08il y a ces déclarations,
00:28:10ces communiqués,
00:28:10on dit côté iranien
00:28:11qu'aujourd'hui,
00:28:12l'expression
00:28:13cessez-le-feu,
00:28:14elle est dénuée de sens.
00:28:15Voilà ce qu'on dit
00:28:15côté iranien.
00:28:16On a l'impression
00:28:16que pour Téhérin,
00:28:17le cessez-le-feu,
00:28:17c'est vraiment terminé.
00:28:19Oui, mais on est encore
00:28:20dans le déclaratif.
00:28:21On va revenir aussi
00:28:22sur les faits.
00:28:23Il y avait tout de même,
00:28:24alors que les bombes
00:28:26pleuvaient
00:28:26sur la côte sud
00:28:27de l'Iran,
00:28:28une délégation
00:28:29du Qatar
00:28:30qui a passé la journée
00:28:31et même une partie
00:28:33de la nuit,
00:28:33elle est partie
00:28:33simplement de Téhérin,
00:28:35c'est aux premières heures
00:28:36du matin.
00:28:37Mais cette délégation,
00:28:38elle est venue
00:28:38après consultation
00:28:39des Américains.
00:28:40C'est pour ça que,
00:28:41oui, on hausse le sourcil,
00:28:43voire on a un petit,
00:28:44un demi-sourire ironique
00:28:46lorsqu'on lit
00:28:46les dernières infos
00:28:47de CNN
00:28:47qui cite
00:28:49un responsable diplomatique
00:28:50américain
00:28:51en disant
00:28:51que les négociations
00:28:52se poursuivent.
00:28:53Oui,
00:28:54elles se poursuivent
00:28:55et on comprend...
00:28:56Et elles avancent ?
00:28:57Elles avancent
00:28:58pas forcément
00:28:59vers une convergence,
00:29:01mais on sent
00:29:02que les moyens
00:29:02de pression
00:29:03sont en train
00:29:03de changer
00:29:04et c'est pour ça
00:29:04qu'on reste vraiment
00:29:06sur ce point militaire
00:29:07qui est Hormuz,
00:29:08c'est-à-dire
00:29:09que les déclarations,
00:29:10dans le bruit
00:29:10des déclarations
00:29:11de Donald Trump
00:29:11d'hier,
00:29:12il y a quand même
00:29:12quelque chose
00:29:13d'intéressant,
00:29:14c'est lorsqu'il dit
00:29:15on a fait sortir
00:29:16100 millions de barils
00:29:17de pétrole
00:29:18via Hormuz.
00:29:19Alors certes,
00:29:19100 millions,
00:29:20ça ne fait que 50 navires,
00:29:21mais tout de même,
00:29:22on sent que c'est par là
00:29:24que peut-être
00:29:25le Pentagone
00:29:26lui a dit
00:29:26écoutez,
00:29:26Monsieur le Président,
00:29:27il y a peut-être
00:29:28un fil attiré
00:29:29si on continue
00:29:30de faire passer
00:29:30ces navires,
00:29:31mais encore une fois,
00:29:3250 depuis le début
00:29:33du cessez-le-feu,
00:29:34c'est absolument rien,
00:29:35on le rappelle,
00:29:36c'est 120 à 130
00:29:38journellement,
00:29:39quotidiennement,
00:29:40de chaque côté du Détroit.
00:29:41Et puis,
00:29:42on peut éventuellement
00:29:44faire sortir
00:29:44des pétroliers chargés,
00:29:46le problème,
00:29:47c'est qu'il faut faire
00:29:48rentrer des pétroliers
00:29:49vides
00:29:50pour les remplir,
00:29:51et là,
00:29:52je ne suis pas sûr
00:29:52que les armateurs
00:29:53prennent le risque,
00:29:54surtout après
00:29:54les trois marins indiens
00:29:57tués,
00:29:57alors bien sûr,
00:29:58a priori,
00:29:58le pétrolier appartiendrait
00:29:59à la flotte fantôme,
00:30:00mais là aussi,
00:30:02les armateurs
00:30:03ne vont pas prendre
00:30:03le risque
00:30:04d'envoyer
00:30:05un pétrolier vide,
00:30:08traverser le Détroit
00:30:09d'Hormuz
00:30:09dans ces conditions-là.
00:30:11Oui,
00:30:11un mot sur ces négociations,
00:30:13alors on sait
00:30:13que les Qataris
00:30:14sont rentrés aujourd'hui,
00:30:15on attend de savoir
00:30:16est-ce que ça a été
00:30:18plutôt positif
00:30:19ou négatif,
00:30:19mais il y a aussi
00:30:20un aspect dans ces frappes
00:30:22côté américain
00:30:22qui est de maintenir
00:30:24occupés les forces
00:30:25des gardiens
00:30:26de la révolution.
00:30:26Plus ils sont occupés
00:30:27à faire autre chose,
00:30:29moins ils sabotent
00:30:30les négociateurs,
00:30:31le travail des négociateurs
00:30:32qui sont vraiment
00:30:33sous une pression immense
00:30:35à l'intérieur du régime.
00:30:37Donc,
00:30:38il y a aussi
00:30:38ces aspects-là
00:30:39qu'il ne faut pas oublier.
00:30:40Est-ce que les négociateurs
00:30:40ne sont pas raccords
00:30:42avec les gardiens
00:30:42de la révolution ?
00:30:43Les négociateurs
00:30:44doivent respecter
00:30:46ce que les gardiens
00:30:46de la révolution exigent.
00:30:48Et d'ailleurs,
00:30:48la preuve en est,
00:30:49quand les Pakistanais,
00:30:50la dernière fois
00:30:50qu'ils sont rendus
00:30:52en Iran,
00:30:53ils ont dû rencontrer
00:30:55Wahidi,
00:30:56qui est le chef
00:30:56des gardiens
00:30:57de la révolution,
00:30:58en même moment
00:30:59où ils rencontraient
00:31:00les négociateurs.
00:31:00Donc,
00:31:00ça montre bien
00:31:01que c'est vraiment
00:31:02les gardiens de la révolution
00:31:02qui ont le dernier mot
00:31:04et qui tiennent tête
00:31:05sur les négociations.
00:31:07Alors,
00:31:07vous avez compris
00:31:07que c'est autour
00:31:09du détroit d'Ormousse
00:31:10que les choses
00:31:11se concentrent
00:31:11de plus en plus
00:31:12et se tendent
00:31:13parce que
00:31:15les Américains
00:31:16tentent donc
00:31:17de faire passer
00:31:18des bateaux.
00:31:19Donald Trump
00:31:20dit que les forces
00:31:20américaines
00:31:21mènent des missions
00:31:22secrètes
00:31:23avec ce chiffre
00:31:23de 100 millions de barils.
00:31:24Vous nous parlait
00:31:24Patrick Soss
00:31:25il y a quelques instants.
00:31:26Mais comment cela a-t-il
00:31:27pu être rendu possible ?
00:31:28Eh bien,
00:31:29c'est ce que va nous dire
00:31:29Pauline Pioche
00:31:30tout de suite
00:31:31parce que Pauline,
00:31:32vous vous êtes penchée
00:31:32sur les cartes.
00:31:33Montrez-nous.
00:31:34Alors,
00:31:34la première chose,
00:31:35c'est en fait
00:31:35la mise en place,
00:31:36vous le voyez
00:31:36par ces pointillés verts,
00:31:38d'un couloir maritime.
00:31:40C'est bien par là
00:31:41que les bateaux
00:31:42vont devoir passer.
00:31:43Vous voyez,
00:31:43en fait,
00:31:44ils longent complètement
00:31:44la côte Omanaise
00:31:46et selon les Américains
00:31:47à cet endroit-là,
00:31:48il n'y a pas
00:31:49ou en tous les cas
00:31:49très peu de risque
00:31:50de retrouver
00:31:51des mines iraniennes.
00:31:53Mais ça ne suffit pas
00:31:54de suivre ce couloir.
00:31:55Il faut quand même
00:31:55respecter deux règles.
00:31:57La première,
00:31:58eh bien,
00:31:58c'est de couper
00:32:00ce qu'on appelle
00:32:01le transpondeur.
00:32:02Alors,
00:32:02le général Pellistrandi
00:32:03l'expliquerait mieux que moi
00:32:04mais en gros,
00:32:04c'est le système
00:32:05qui permet de localiser
00:32:06le navire par la radio.
00:32:08Voilà,
00:32:09donc ça,
00:32:09il faut le couper
00:32:09et la deuxième règle,
00:32:10c'est d'être en contact
00:32:12permanent avec
00:32:14les Américains.
00:32:15Vous voyez,
00:32:16sur cette illustration,
00:32:17une fois que le bateau
00:32:18est escorté
00:32:19à la fois,
00:32:20en fait,
00:32:20ça c'est l'information
00:32:21qu'on a,
00:32:22par la mer
00:32:23mais également,
00:32:24potentiellement,
00:32:24par les airs,
00:32:25par des hélicoptères.
00:32:26Et j'ai deux exemples
00:32:27très concrets
00:32:27qui illustrent en fait
00:32:28la situation.
00:32:29C'était il y a
00:32:30quelques semaines de cela.
00:32:32D'abord,
00:32:32un navire
00:32:33qui a été approché
00:32:34par,
00:32:35vous savez,
00:32:35ce sont les vedettes iraniennes,
00:32:37la flotte moustique,
00:32:38c'est comme ça
00:32:39qu'on l'appelle.
00:32:40Elle a donc approché
00:32:41un navire
00:32:42et là,
00:32:42c'est un hélicoptère américain
00:32:44qui est intervenu
00:32:45pour les repousser.
00:32:46Le navire a donc pu passer
00:32:47et puis un deuxième exemple,
00:32:48l'Iran qui envoie
00:32:49des drones
00:32:50sur différents navires,
00:32:51c'était aussi
00:32:52il y a quelques semaines,
00:32:53qui suivaient justement
00:32:54ce fameux couloir maritime
00:32:55et ces drones
00:32:56ont été abattus
00:32:58par les Américains.
00:32:59Julien.
00:33:00Alors,
00:33:00il y a effectivement
00:33:01eu cet hélicoptère américain
00:33:04qui a été aussi abattu hier.
00:33:05On peut penser,
00:33:06Patrick,
00:33:06que c'est dans le cadre
00:33:07de cette opération-là
00:33:08qu'il a été touché ou pas ?
00:33:09Oui,
00:33:09on parle d'un Apache,
00:33:10donc c'est un hélicoptère
00:33:11de combat
00:33:12qui...
00:33:13Mais tout ça
00:33:14paraît quand même
00:33:15assez étrange encore.
00:33:17Un hélicoptère de combat
00:33:18qui a vraiment
00:33:19tout un système
00:33:20d'autodéfense
00:33:21très fort
00:33:22et qui d'ailleurs
00:33:23est chargé
00:33:23de défendre,
00:33:24semble-t-il,
00:33:25un navire
00:33:26qui passait en dessous
00:33:26et un drone-shahed
00:33:28qui est quelque chose
00:33:29d'assez rectiligne,
00:33:30qui ne va pas très très vite.
00:33:32Comment ce chahed
00:33:33a pu se retrouver
00:33:34entre les deux pilotes ?
00:33:35Enfin,
00:33:35ça,
00:33:35c'est le récit aussi
00:33:36de Donald Trump.
00:33:37Il y a quelque chose
00:33:38qui m'échappe un petit peu.
00:33:39Vous vous souvenez hier,
00:33:40on en parlait aussi
00:33:40avec le général Palomero,
00:33:42un ancien chef d'état-major
00:33:43de l'armée de l'air
00:33:44qui a des doutes.
00:33:45Je me permets de me ranger
00:33:46derrière son avis.
00:33:47Mais ça permet de comprendre aussi
00:33:49qu'il y a effectivement,
00:33:50comme l'expliquait Pauline,
00:33:52une escorte
00:33:52qui est en train
00:33:53de se faire
00:33:53mais aussi,
00:33:54comme le dit Jérôme,
00:33:56on ne sait pas
00:33:57si ça se passe également
00:33:58dans l'autre sens.
00:33:59Ce couloir,
00:34:00il est quand même
00:34:01très étroit au Man.
00:34:02On peut faire passer
00:34:03des navires dans un sens
00:34:05mais si,
00:34:06comment jusqu'ici,
00:34:07on avait un rail sortant,
00:34:09un rail entrant,
00:34:10c'est la géographie
00:34:10tout simplement
00:34:11qui commande.
00:34:12Vous avez des hauts fonds
00:34:13qui arrivent assez rapidement
00:34:15et donc,
00:34:16faire sortir,
00:34:17ça pourrait aller
00:34:18mais est-ce qu'il faut un sens ?
00:34:20Est-ce qu'il faut également
00:34:21en terminer
00:34:22avec les défenses iraniennes ?
00:34:24Parce que là encore,
00:34:25si on reste sur ce point
00:34:25de vue militaire,
00:34:27Donald Trump dit
00:34:27on va frapper très fort
00:34:29mais si vous regardez
00:34:29les cibles,
00:34:30pour le coup,
00:34:31elles sont très précises
00:34:31et se concentrent
00:34:32sur Hormuz,
00:34:34là,
00:34:35on parlerait
00:34:35d'une nouvelle opération
00:34:36finalement.
00:34:37On veut faire sortir
00:34:38les nazires d'Hormuz
00:34:39mais ne parlons pas
00:34:40simplement
00:34:41d'un coup de colère
00:34:43de Donald Trump.
00:34:44Donc,
00:34:44il y a peut-être aussi
00:34:45une tactique,
00:34:46n'oubliez pas,
00:34:46l'arme de distraction massive
00:34:48à propos de Donald Trump.
00:34:49Il n'y a pas que
00:34:49de la folie
00:34:50chez cet homme.
00:34:51la distraction massive,
00:34:53le sentiment d'impuissance
00:34:55aussi côté Donald Trump.
00:34:56On voit bien
00:34:56Manély Mirkan
00:34:57que s'il hausse le ton,
00:34:58c'est parce qu'il a le sentiment
00:35:00de ne pas être pris au sérieux
00:35:01du côté des États-Unis
00:35:02avec,
00:35:03voilà,
00:35:03la 38e fois
00:35:04qu'il dit
00:35:06que l'accord
00:35:07est imminent
00:35:08et puis le détroit d'Hormuz
00:35:09qu'il ne se libère
00:35:09toujours pas.
00:35:10Oui,
00:35:10tout à fait.
00:35:11En tout cas,
00:35:11je peux vous dire
00:35:12qu'au côté iranien,
00:35:12ils sont en confiance.
00:35:14Je pense qu'il n'ira pas,
00:35:16il n'a pas les moyens,
00:35:18pas militaires,
00:35:19mais les moyens politiques
00:35:21et au niveau du calendrier
00:35:23d'y aller,
00:35:24plus fort que ça en tout cas.
00:35:26Donc,
00:35:26ils ont pris confiance
00:35:27qu'il n'y aura pas vraiment
00:35:28de reprise majeure de la guerre
00:35:30ou s'il y a une reprise de la guerre,
00:35:32ce sera les Iraniens
00:35:33qui mèneront de la danse
00:35:34et c'est eux qui déclareront.
00:35:36Ils en sont à ce point-là.
00:35:37Ils sont assez offensifs
00:35:39dans leur discours.
00:35:42En revanche,
00:35:42je pense qu'il y a un point
00:35:45aussi intéressant
00:35:45sur ce couloir
00:35:46du détroit d'Hormuz.
00:35:48On le qualifie
00:35:48de couloir américain,
00:35:49mais c'est une couloir omanaise
00:35:51et cette couloir omanaise,
00:35:52elle est importante
00:35:53parce que Oman
00:35:54était vraiment prise à partie
00:35:57par les Iraniens
00:35:58pour la gestion de ce détroit,
00:36:00pour essayer de mettre
00:36:02un cadre autour de ça
00:36:04et le fait que les Américains
00:36:05aient créé ce couloir,
00:36:06ça veut dire que Oman
00:36:07se range aujourd'hui,
00:36:09en tout cas silencieusement,
00:36:10côté américain.
00:36:11Oui, ça c'est un enseignement
00:36:12effectivement important,
00:36:14majeur de ces dernières heures.
00:36:15Vous avez raison de le souligner.
00:36:16Maneli, on va surveiller
00:36:17l'évolution des choses
00:36:19dans le détroit
00:36:19et notamment sur ce pétrolier
00:36:20qui est en feu
00:36:22pour une raison
00:36:23qu'on ne connaît pas encore
00:36:24mais qu'on devrait connaître
00:36:25dans les heures qui viennent
00:36:26et on y retournera
00:36:26évidemment dès que possible.
00:36:28Dans quelques instants,
00:36:30nous retournerons également
00:36:30devant le domicile
00:36:31de Patrick Borrell
00:36:32pour voir s'il y a du mouvement
00:36:33alors qu'il est rentré chez lui
00:36:34la nuit dernière
00:36:35aux alentours de 1h du matin
00:36:37après que le juge des libertés
00:36:38et de la détention
00:36:39a décidé de ne pas
00:36:41le faire dormir en prison
00:36:43malgré la demande du parquet.
00:36:45Il y a encore
00:36:45de nombreux épisodes judiciaires
00:36:47et de nombreux épisodes
00:36:50sur sa carrière,
00:36:51sur la suite de sa carrière
00:36:52dans cette affaire.
00:36:53Vous entendrez également
00:36:54un témoignage
00:36:55dans l'affaire Liana.
00:36:58C'est la mise en accusation
00:37:00du père du suspect
00:37:02après Jérôme Barrella
00:37:03et après son frère.
00:37:04C'est son père
00:37:05qui est également accusé
00:37:07par deux jeunes filles
00:37:08qui sont maintenant plus âgées.
00:37:10Elles ont plus de 20 ans
00:37:10mais elles accusent cet homme
00:37:12de les avoir violés.
00:37:14On entendra ce témoignage
00:37:16très fort
00:37:16dans quelques instants.
00:37:24Deux actualités majeures
00:37:26en programme d'Arnaud Direct
00:37:27ce matin.
00:37:27Une actualité internationale
00:37:28avec de nouvelles frappes
00:37:29la nuit dernière
00:37:30entre les Etats-Unis
00:37:31et l'Iran
00:37:32et puis actualité judiciaire.
00:37:34Double actualité judiciaire.
00:37:36Vous allez entendre
00:37:37un témoignage choc
00:37:38dans l'affaire Liana.
00:37:39Un de plus
00:37:39parce que cette fois
00:37:40c'est le père du suspect
00:37:41dont on apprend
00:37:42qu'il a été visé
00:37:43par des plaintes pour viol.
00:37:45Et puis bien sûr
00:37:45Patrick Bouel
00:37:46avec ce qui s'est passé
00:37:47l'année dernière.
00:37:47Il a finalement passé
00:37:49la nuit chez lui.
00:37:49Les images que vous voyez ici
00:37:50c'est son retour à la maison
00:37:52après sa sortie du bureau
00:37:53du juge des libertés
00:37:54et de la détention.
00:37:56Il est rentré
00:37:57sous contrôle judiciaire.
00:37:59On va vous donner
00:37:59les détails
00:38:00des conditions
00:38:01de ce contrôle judiciaire.
00:38:03Mais d'abord
00:38:03on va retourner
00:38:04devant son domicile
00:38:06après ce gymkana
00:38:07de la nuit dernière.
00:38:08Théo Bassilana
00:38:09vous êtes sur place
00:38:10avec Romain Levois.
00:38:11Est-ce que les choses
00:38:12sont revenues
00:38:12un peu plus au calme ?
00:38:16Oui complètement.
00:38:17Ici tout est très
00:38:17calme du côté
00:38:18de Neuilly sur scène
00:38:19le chanteur
00:38:19qui est retourné
00:38:20à son domicile
00:38:21cette nuit.
00:38:22Il était à bord
00:38:22de sa moto.
00:38:23C'était aux alentours
00:38:24d'une heure du matin.
00:38:26Ce matin
00:38:26nous avons également
00:38:27pu rencontrer
00:38:28quelques de ses voisins.
00:38:31Une employée
00:38:32également de l'immeuble
00:38:33a par exemple
00:38:34refusé de nous parler.
00:38:36Elle a dit
00:38:36qu'elle n'avait
00:38:36justement pas le droit
00:38:38d'échanger avec nous
00:38:39à propos de Patrick Bruel.
00:38:41Un autre voisin
00:38:42nous a transmis
00:38:43exactement la même réponse.
00:38:44Et puis un dernier
00:38:45a souhaité discuter
00:38:46avec nous seulement
00:38:47hors caméra.
00:38:48Il m'a confié
00:38:49qu'il trouvait cela
00:38:50normal que Patrick Bruel
00:38:51puisse retourner
00:38:52chez lui
00:38:53plutôt que de dormir
00:38:54en prison.
00:38:55Patrick Bruel
00:38:56qui est donc tout de même
00:38:57soumis à un contrôle judiciaire
00:38:58avec plusieurs obligations.
00:39:00Par exemple
00:39:01celle de ne pas quitter
00:39:01le territoire national,
00:39:03de ne pas entrer en contact
00:39:04avec les victimes
00:39:06ou encore
00:39:06de verser une caution
00:39:07de 500 000 euros.
00:39:09On le rappelle
00:39:09il échappe à la détention
00:39:11provisoire
00:39:11que le parquet
00:39:12avait pourtant requise
00:39:13un parquet
00:39:14qui peut encore
00:39:15faire appel
00:39:16de cette décision.
00:39:18Patrick Bruel
00:39:18qui est donc
00:39:19mis en examen
00:39:19pour quatre faits
00:39:21sur les neuf
00:39:21initialement retenus
00:39:22contre lui
00:39:23pour viol,
00:39:24tentative de viol
00:39:25puis agression
00:39:26et harcèlement sexuel
00:39:28pour l'heure.
00:39:28Il peut toujours
00:39:29se produire sur scène
00:39:31malgré son contrôle judiciaire.
00:39:32Voilà,
00:39:33il y a beaucoup d'affaires,
00:39:34beaucoup de plaintes.
00:39:34Théo,
00:39:35vous nous le rappelez
00:39:35mais on va prendre le temps
00:39:36dans quelques instants
00:39:37de vous expliquer exactement
00:39:38pour quel cas précis
00:39:39il est mis en examen
00:39:42Vincent Vantiguem
00:39:43cette journée
00:39:44un peu folle.
00:39:45Vous l'avez suivi
00:39:45pour BFM TV
00:39:46et on voit les cernes
00:39:47sous vos yeux ce matin.
00:39:48Merci.
00:39:49Évidemment,
00:39:51ça s'est fini très très tard.
00:39:53Racontez-nous
00:39:53ce qui s'est passé hier soir.
00:39:55C'est vrai que c'était
00:39:55une journée extrêmement longue
00:39:56parce que Patrick Bruel
00:39:57il est arrivé au dépôt
00:39:59du tribunal de Nanterre
00:40:00à 8h25
00:40:01et il est rentré
00:40:01d'abord dans le bureau
00:40:02des juges d'instruction
00:40:03vers 17-18h
00:40:04et puis au fur et à mesure
00:40:06que la soirée avançait
00:40:08il a été transféré
00:40:10dans cette salle d'audience
00:40:11la salle d'audience
00:40:12numéro 2
00:40:12au premier étage
00:40:13de ce tribunal judiciaire
00:40:14de Nanterre
00:40:15où l'attendait
00:40:16le juge des libertés
00:40:17de la détention
00:40:17et où on a discuté
00:40:18de ces fameuses garanties
00:40:19de représentation.
00:40:20Est-ce qu'il présentait
00:40:22toutes les garanties
00:40:23permettant d'éviter
00:40:24une détention provisoire
00:40:25une incarcération immédiate ?
00:40:26C'est en tout cas
00:40:27ce que le juge
00:40:27des libertés de la détention
00:40:29a estimé
00:40:30puisqu'il l'a laissé libre
00:40:31sous contrôle judiciaire
00:40:32on l'a dit
00:40:32avec toute une série
00:40:33d'obligations
00:40:34d'interdiction
00:40:35interdiction d'aller à l'étranger
00:40:36interdiction d'entrer
00:40:37en contact avec ses victimes
00:40:38et avec deux faits
00:40:39peut-être un peu plus notables
00:40:40une caution de 500 000 euros
00:40:42qui est quand même
00:40:42une somme
00:40:43qui est destinée
00:40:44à deux choses
00:40:45vraiment garantir
00:40:45qu'il se présente bien
00:40:46devant la justice
00:40:48et commencer
00:40:49à se servir
00:40:51de cette somme
00:40:51comme d'une provision
00:40:52en vue des dommages
00:40:53et intérêts
00:40:54que les plaignantes
00:40:54pourraient réclamer
00:40:55à l'issue de la procédure.
00:40:56Puis l'autre fait
00:40:57c'est qu'il a interdiction
00:40:58désormais de fréquenter
00:40:59les salons de massage
00:41:00pourquoi ?
00:41:01Parce que dans les quatre faits
00:41:03deux se sont produits
00:41:04lors de sessions de massage
00:41:07avec des masseuses
00:41:08ou des esthéticiennes
00:41:09donc on évite
00:41:10la réitération des faits
00:41:11mais en parallèle
00:41:12il peut continuer
00:41:13à se produire sur scène
00:41:14et on le verra
00:41:15début octobre
00:41:16je laisserai Steven
00:41:17parler de cette partie
00:41:17mais sa grande tournée
00:41:19il va y avoir
00:41:19un gros point d'interrogation
00:41:21juridiquement
00:41:21il peut continuer
00:41:22à se produire sur scène
00:41:23le fera-t-il vraiment ?
00:41:24C'est toute la question aussi
00:41:26artistiquement, financièrement
00:41:27qui va se développer
00:41:27dans les prochaines semaines.
00:41:28Maître Florence Rau
00:41:29est à vos côtés
00:41:29vous avez beaucoup plus
00:41:30que nous évidemment
00:41:31l'habitude
00:41:31des palais de justice
00:41:32est-ce que cette décision
00:41:34ces décisions
00:41:35qui ont été rendues hier
00:41:36elle vous semble correspondre
00:41:37à l'habitude des choses
00:41:39même quand c'est pas
00:41:40Patrick Bruel ?
00:41:41Oui, même quand c'est pas
00:41:42Patrick Bruel
00:41:43effectivement d'ailleurs
00:41:43les juges d'instruction
00:41:44les quatre juges d'instruction
00:41:46qui ont été nommés
00:41:47sur ce dossier
00:41:47sur ces dossiers
00:41:49n'étaient pas favorables
00:41:50à la détention
00:41:51ne l'avaient pas demandé
00:41:52Alors en revanche
00:41:52ce qui est inhabituel
00:41:53c'est qu'il y en ait quatre
00:41:53Ah oui, alors ça c'est même
00:41:55je ne l'ai jamais vu du tout
00:41:56C'est la même question
00:41:57ce que je disais
00:41:57on demandait à tous les avocats
00:41:59depuis ce matin
00:41:59Est-ce que vous aviez déjà vu
00:42:00un dossier traité par quelques juges ?
00:42:02Alors, écoutez
00:42:02comme ça j'ai l'air jeune
00:42:03mais ça fait 40 ans
00:42:04que je suis avocat quand même
00:42:05et je n'ai jamais
00:42:06de mon exercice
00:42:06et de ma vie
00:42:07vu quatre juges d'instruction
00:42:08les seules fois
00:42:09où on a vu des juges d'instruction
00:42:10c'est dans des dossiers
00:42:11de délit financier
00:42:13c'est au pôle financier
00:42:14c'est le terrorisme
00:42:16et encore pas toujours
00:42:17et dans les affaires
00:42:19de grand banditisme
00:42:20mais honnêtement
00:42:21on n'a jamais dépassé
00:42:22le quantum de trois
00:42:23juges d'instruction
00:42:24quatre
00:42:24j'en avais même pas entendu parler
00:42:26vous voyez
00:42:26Mais en revanche
00:42:27sur les décisions finales
00:42:28Cela dit
00:42:29il y a quand même
00:42:29des dossiers différents
00:42:31il y a des dossiers
00:42:32dans lesquels
00:42:32il y a des constitutions
00:42:33de parties civiles
00:42:34il y a des dossiers
00:42:36il y a beaucoup de dossiers
00:42:37donc effectivement
00:42:38probablement
00:42:39qu'il y a
00:42:40un travail
00:42:41assez considérable
00:42:42à réaliser
00:42:43et que
00:42:44en tout cas
00:42:45deux juges
00:42:45n'auraient pas été
00:42:46trop assez sûrs
00:42:47maintenant quatre
00:42:48on peut se poser la question
00:42:49quand même
00:42:49mais peu importe
00:42:50c'est la décision
00:42:51qui a été prise
00:42:51toujours est-il
00:42:53que
00:42:53dans un cas similaire
00:42:55effectivement
00:42:56la plupart du temps
00:42:57il n'y a pas
00:42:57de détention provisoire
00:42:59sauf si vraiment
00:43:00il y a
00:43:01des faits commis
00:43:02sur des mineurs
00:43:03et que
00:43:04ça revêt
00:43:05une gravité
00:43:06et un danger imminent
00:43:07c'est-à-dire que
00:43:08je ne le vois
00:43:10que dans des dossiers
00:43:11où
00:43:11il y a encore
00:43:12des choses
00:43:13qui pourraient se produire
00:43:14sur des enfants
00:43:16qui sont
00:43:16un père par exemple
00:43:17qui violerait ses enfants
00:43:19il aurait assez peu de chances
00:43:21de revenir à la maison
00:43:23bon là
00:43:24on n'est pas non plus
00:43:25tout à fait
00:43:26sur des choses
00:43:27similaires
00:43:27donc
00:43:28ça me semble
00:43:29assez logique
00:43:30qu'il ait été
00:43:33remis en liberté
00:43:34et qu'il ait pu
00:43:34regagner son domicile
00:43:35il a quand même fait
00:43:3648 heures de garde à vue
00:43:38alors
00:43:38je plains personne
00:43:39et je ne félicite personne
00:43:41c'est pas la question
00:43:41mais je sais ce que c'est
00:43:43qu'une garde à vue
00:43:4448 heures de garde à vue
00:43:45c'est déjà pas évident
00:43:47le déferment
00:43:48qui doit se produire
00:43:49dans les 20 heures
00:43:51on l'a vu
00:43:51il a été à l'issue
00:43:53de la garde à vue
00:43:53donc à 8h30
00:43:54vous avez dit
00:43:55du matin
00:43:55il a quitté les locaux
00:43:57de la police
00:43:58pour aller au dépôt
00:43:59au dépôt de Nanterre
00:44:01alors celui de Nanterre
00:44:01ne vaut pas celui de Paris
00:44:02enfin je veux dire
00:44:03ils se valent tout
00:44:03c'est pas drôle
00:44:05c'est pas drôle du tout
00:44:05c'est même très éprouvant
00:44:07on est en cellule
00:44:07alors on est en cellule
00:44:09mais on est en cellule
00:44:10enfin je ne vous raconte pas
00:44:11l'état des cellules
00:44:12je ne vous raconte pas non plus
00:44:13l'état des gens
00:44:14qu'il y a autour
00:44:14il y a des fous
00:44:15il y a des alcooliques
00:44:16il y a des gens qui hurlent
00:44:18c'est moyenâgeux
00:44:20vraiment
00:44:20donc une fois qu'il a fait tout ça
00:44:22et qu'il a attendu
00:44:23toute la journée
00:44:25parce qu'il est tout seul
00:44:26dans son dépôt
00:44:28une fois qu'il a attendu tout ça
00:44:29il commence à passer
00:44:31à l'audience
00:44:32à 17h
00:44:3318h
00:44:33je pense qu'il y avait
00:44:35quand même
00:44:35une tension maximale
00:44:37que ses avocats
00:44:38ont dû
00:44:40avoir chaud quand même
00:44:41parce que
00:44:41c'était pas gagné
00:44:43et voilà
00:44:45finalement
00:44:46le JLD
00:44:46a suivi
00:44:47les juges d'instruction
00:44:48et n'a pas suivi
00:44:49en revanche
00:44:50la position du parquet
00:44:51qui probablement
00:44:53a dû
00:44:53beaucoup batailler
00:44:55alors les avocats
00:44:55en tue chaud
00:44:56c'est vrai
00:44:56ce sont les retours
00:44:57qu'on avait jusqu'à tard
00:44:57hier soir
00:44:58les avocats de Patrick Roel
00:44:59commençaient à préparer
00:45:00un peu les esprits
00:45:00à une possible
00:45:01mise en détention
00:45:02mais à laquelle
00:45:02il a donc finalement
00:45:03échappé
00:45:04et il est mis
00:45:05en examen
00:45:05pour 4 affaires
00:45:07on va regarder le détail
00:45:08maintenant avec
00:45:08Elisa Tranin
00:45:09alors dites-nous
00:45:10Elisa
00:45:10quels sont
00:45:11ces faits qui ont été
00:45:13retenus contre Patrick Roel
00:45:14alors je vais tenter
00:45:14de vous résumer les choses
00:45:15Patrick Roel a été présenté
00:45:17vous l'avez dit
00:45:17devant 4 juges
00:45:19d'instruction
00:45:20pour 9 faits
00:45:219 dossiers
00:45:22pour 4 d'entre eux
00:45:23il a été
00:45:24mis en examen
00:45:26dans le détail
00:45:26il s'agit
00:45:27d'un viol
00:45:28commis
00:45:29chez lui
00:45:29à son domicile
00:45:30à Neuilly-sur-Seine
00:45:31en 2008
00:45:32sur une participante
00:45:33au concours
00:45:34Miss France
00:45:35une tentative de viol
00:45:37à Bruxelles
00:45:38sur une attachée de presse
00:45:39ça c'était en 2010
00:45:40pour des faits
00:45:41d'agression
00:45:42et harcèlement sexuel
00:45:43datant de 2019
00:45:44à Perpignan
00:45:46sur une masseuse
00:45:47et puis enfin
00:45:48un fait de harcèlement sexuel
00:45:50là encore
00:45:51lors d'un massage
00:45:52à Ajaccio
00:45:53en 2019
00:45:54pour 4 autres faits
00:45:57Patrick Bruel
00:45:58a été placé
00:45:58sous le statut
00:45:59de témoin assisté
00:46:01il s'agit de faits
00:46:02de viol à Dinard
00:46:04et à Lille
00:46:04sur la Sorgue
00:46:05une tentative
00:46:06de viol à Neuilly
00:46:07et puis un harcèlement
00:46:09sexuel à Nyon
00:46:10en Suisse
00:46:11en 2019
00:46:12enfin
00:46:12pour le 9ème fait
00:46:15pas de poursuite
00:46:15puisque ce fait
00:46:16est prescrit
00:46:17il s'agit
00:46:18d'une accusation
00:46:19de viol à Grenoble
00:46:20en 2000
00:46:21Patrick Bruel
00:46:22a ensuite été présenté
00:46:23à un juge des libertés
00:46:24qui l'a laissé
00:46:25sous contrôle judiciaire
00:46:25quelles sont les conditions
00:46:26Elisa
00:46:27de ce contrôle ?
00:46:28Oui Patrick Bruel
00:46:29va devoir se plier
00:46:30à certaines obligations
00:46:31d'abord sachez
00:46:32qu'il a dû payer
00:46:33une caution
00:46:34de 500 000 euros
00:46:36il a également
00:46:37interdiction
00:46:38de quitter
00:46:39le territoire national
00:46:40il va devoir
00:46:41remettre son passeport
00:46:42à un greffe
00:46:43et puis le chanteur
00:46:44va devoir
00:46:45justifier
00:46:46de soins psychologiques
00:46:48il a interdiction
00:46:50évidemment
00:46:50de se rendre
00:46:51au domicile
00:46:52des plaignantes
00:46:53d'entrer en contact
00:46:54avec elles
00:46:55ou avec
00:46:56leur famille
00:46:56et puis interdiction
00:46:58spécifique
00:46:59il ne doit pas fréquenter
00:47:00les salons
00:47:01de massage
00:47:02pourquoi ?
00:47:03parce que plusieurs
00:47:05victimes présumées
00:47:05sont des masseuses
00:47:07je précise une chose
00:47:08parce que vous avez abordé
00:47:09la question tout à l'heure
00:47:10du point de vue
00:47:11de la justice
00:47:11à ce stade
00:47:12Patrick Bruel
00:47:13a tout à fait le droit
00:47:14de se produire
00:47:15sur scène
00:47:16tout simplement
00:47:17parce que les faits
00:47:18pour lesquels
00:47:18il a été mis en examen
00:47:20à présent
00:47:21n'ont pas été dénoncés
00:47:22en marge de concerts
00:47:24ou de spectacles
00:47:24Steven Bellery
00:47:25nous rappellera d'ailleurs
00:47:26tout à l'heure
00:47:26qu'il y a toujours
00:47:27des concerts qui sont prévus
00:47:28à la rentrée prochaine
00:47:29merci beaucoup Elisa
00:47:30d'abord Bénédicte Martin
00:47:31vous êtes avec nous
00:47:33vous êtes écrivaine
00:47:34plaignante
00:47:35contre Patrick Povdravor
00:47:37et également
00:47:37ambassadrice de
00:47:38MeToo Media
00:47:38comment réagissez-vous
00:47:39ce matin
00:47:40à cet épisode judiciaire
00:47:42et à son
00:47:43alors on est loin
00:47:44du dénouement
00:47:44évidemment
00:47:45mais en tout cas
00:47:46à ce chapitre
00:47:48qui s'est joué
00:47:49hier soir
00:47:52moi je suis assez triste
00:47:53que Patrick Bruel
00:47:55n'ait pas été placé
00:47:56en détention provisoire
00:47:58parce qu'il reste un danger
00:48:00pour toutes les femmes
00:48:00qu'il est amené à croiser
00:48:02durant le temps de l'enquête
00:48:03que ce soit des attachés de presse
00:48:05donc il a interdiction
00:48:06d'aller dans les salons de massage
00:48:07mais rien ne l'empêche
00:48:08de faire venir des masseuses
00:48:10des livreuses
00:48:10des femmes de ménage
00:48:11je veux dire
00:48:12le contact avec les femmes
00:48:13et Patrick Bruel
00:48:15est problématique
00:48:16donc moi ça me dérange
00:48:17tout le même
00:48:18je pense que pour
00:48:20voilà cet homme
00:48:20est un danger public
00:48:22on a tout même laissé
00:48:24un présumé criminel
00:48:26en série
00:48:27rentré
00:48:28il est présumé
00:48:29il est présumé
00:48:30innocent
00:48:31on le rappelle quand même
00:48:32il est présumé innocent
00:48:32d'accord
00:48:33oui bien sûr
00:48:34après bon voilà
00:48:35il y a tout même
00:48:36un nombre de plaintes
00:48:37qui font qu'il y a aussi
00:48:38une présomption
00:48:39de
00:48:40ou on a envie aussi
00:48:41de croire
00:48:42toutes ces femmes
00:48:42qui ne se connaissaient pas
00:48:43et ont exactement
00:48:44la même histoire
00:48:45avec lui
00:48:46donc il est tout même
00:48:47rentré hier soir
00:48:49chez lui
00:48:49avec les armes
00:48:52du crime
00:48:52en l'occurrence
00:48:53son sexe
00:48:54ses doigts
00:48:54et son cerveau
00:48:55qui vraisemblablement
00:48:57nécessitent des soins
00:48:58vu que la justice
00:48:59a demandé
00:49:00il y a une demande
00:49:01de soins psychologiques
00:49:03Félisa vient de nous le dire
00:49:04ça fait partie du contrôle judiciaire
00:49:06ah bah oui
00:49:06mais donc ça prouve bien
00:49:07qu'on estime
00:49:08que son cerveau
00:49:09ne fonctionne pas très bien
00:49:10et que la proximité
00:49:11avec les femmes
00:49:12et Patrick Bruel
00:49:14est problématique
00:49:15s'il ne peut pas
00:49:16s'empêcher
00:49:18je veux dire
00:49:19sa place
00:49:19est en isolement
00:49:20en détention provisoire
00:49:22d'avoir eu
00:49:24des comportements problématiques
00:49:26on ne peut pas dire
00:49:26qu'il est problématique
00:49:28c'est à dire
00:49:28qu'il existe des indices
00:49:30effectivement
00:49:30graves
00:49:31ou concordants
00:49:32pour reprendre le vocable juridique
00:49:33qu'il a commis
00:49:34certains faits
00:49:35qui ont été dénoncés
00:49:36mais en tout état de cause
00:49:37il n'a pas été jugé
00:49:39encore
00:49:39il faut rester précis
00:49:42évidemment
00:49:43le principe
00:49:43on le rappelle
00:49:44Florence Rau
00:49:44ça reste
00:49:46la présomption d'innocence
00:49:47même si évidemment
00:49:47et on l'entend bien
00:49:48il y a beaucoup d'émotions
00:49:49forcément autour de cette
00:49:50oui mais ça c'est émotion
00:49:51autour de cette affaire
00:49:52les juges doivent s'en extirper
00:49:53mais bien sûr
00:49:54et on voit bien aussi
00:49:56que les choses évoluent
00:49:57un peu également
00:49:58parce que
00:49:59on nous parlait
00:50:00d'une trentaine de plaintes
00:50:02très bien
00:50:03mais au final
00:50:03les juges n'ont quand même
00:50:04retenu que 4 dossiers
00:50:06trentaine de témoignages
00:50:06de témoignages
00:50:07oui d'accord
00:50:07mais il y avait aussi
00:50:0826 plaintes
00:50:09voilà
00:50:09il y en a 13
00:50:11qui sont considérés
00:50:12comme étant prescrits
00:50:13donc on est quand même
00:50:14là maintenant
00:50:14factuellement
00:50:16sur 4 dossiers
00:50:18pour lesquels
00:50:18il est mis en examen
00:50:19et puis les autres
00:50:20il est témoin assisté
00:50:22ce qui veut dire
00:50:23que témoin assisté
00:50:23on parle de lui
00:50:24dans la procédure
00:50:25il n'est pas mis en cause
00:50:26c'est ça que ça veut dire
00:50:27témoin assisté
00:50:28donc il faut
00:50:29il faut rester calme
00:50:30je pense
00:50:30il faut éviter
00:50:32de se laisser emporter
00:50:33par l'émotion
00:50:34et par
00:50:34et se laisser dériver
00:50:36comme ça
00:50:36parce que ce que j'entends là
00:50:37moi ça me choque profondément
00:50:38malgré tout
00:50:39c'est pas une question
00:50:40de croire la parole
00:50:42des victimes
00:50:42c'est de l'entendre
00:50:43de l'écouter
00:50:44et de la traiter
00:50:45cette parole
00:50:46ça c'est important
00:50:47mais on n'est pas dans un confessionnal
00:50:48et on n'est pas en train de dire
00:50:49je crois ou je ne crois pas
00:50:50la justice
00:50:51elle n'est pas là
00:50:52pour croire ou pas croire
00:50:53elle est là pour investiguer
00:50:54elle est là pour établir
00:50:56des infractions
00:50:56elle est là pour dire
00:50:57si les gens sont coupables
00:50:58ou pas
00:50:58aujourd'hui
00:50:59Patrick Bruel
00:51:00pardon de le dire
00:51:01et de le répéter
00:51:02il n'est pas jugé
00:51:03il est présumé innocent
00:51:04n'en déplaise à certaines
00:51:05et on va vous entendre réagir
00:51:07Bénique Martin
00:51:07dans quelques instants
00:51:08mais d'abord je voudrais
00:51:08que Steven Bellery
00:51:09nous explique
00:51:09ce qui est prévu
00:51:11pour la suite
00:51:11sur le plan de la carrière
00:51:12de Patrick Bruel
00:51:13parce que
00:51:13donc le contrôle judiciaire
00:51:15hier ne prévoit pas
00:51:17qu'il ne puisse pas
00:51:18monter sur scène
00:51:18et effectivement
00:51:19il y a des scènes
00:51:20qui sont prévues
00:51:20Oui juridiquement
00:51:21il pourra donc
00:51:22monter sur scène
00:51:23le 2 octobre prochain
00:51:24à Chartres
00:51:25c'est cette partie
00:51:26de la tournée
00:51:2734 concerts
00:51:28qui n'ont pas été annulés
00:51:29à l'heure où on parle
00:51:30la partie la plus importante
00:51:31de cette tournée
00:51:32puisque ce sont des grandes salles
00:51:34financièrement
00:51:34en tant que son propre producteur
00:51:37il est très important
00:51:38pour lui
00:51:38d'aller au bout
00:51:39de cette tournée
00:51:39parce qu'il y perdrait
00:51:40des millions
00:51:41symboliquement
00:51:42ça lui permet aussi
00:51:42de rappeler
00:51:43qu'il est présumé innocent
00:51:44qu'il n'y a pas eu
00:51:45encore de procès
00:51:46et donc qu'il peut aussi
00:51:47maintenir ce lien
00:51:48qui est aujourd'hui
00:51:49très ténu avec son public
00:51:50et cette carrière
00:51:51qu'il espère relancer
00:51:52mais alors moralement
00:51:53est-ce qu'il arrivera
00:51:54à le faire
00:51:54est-ce que dans son fort intérieur
00:51:55il aura les ressources
00:51:56nécessaires pour répéter
00:51:58ce spectacle
00:51:58au mois de septembre
00:51:59pour y aller
00:52:01est-ce qu'on peut apprécier
00:52:02la symbolique aussi
00:52:03qu'un public entier
00:52:03applaudisse
00:52:04Patrick Bruel
00:52:05ce sont des choses
00:52:05aujourd'hui
00:52:06qui sont quasi philosophiques
00:52:07et puis il va falloir
00:52:08qu'il réussisse à gérer
00:52:09les futures manifestations
00:52:10il y en aura
00:52:11des manifestations
00:52:12de collectifs féministes
00:52:13devant les salles
00:52:14elles ont déjà donné rendez-vous
00:52:15et puis il reste des places
00:52:16à vendre
00:52:16donc peut-être que ces collectifs
00:52:17vont en acheter
00:52:18vont tenter de perturber
00:52:19les concerts à proprement parler
00:52:21là les préfectures
00:52:21vont devoir prendre
00:52:22leurs responsabilités
00:52:23s'il y a des débordements
00:52:24avant les concerts
00:52:25devant les salles
00:52:26elles pourront interdire
00:52:27certains concerts
00:52:28pour risque de troubles
00:52:29à l'ordre public
00:52:30il n'empêche qu'aujourd'hui
00:52:31Patrick Bruel
00:52:32efface vraiment
00:52:32un cas de conscience
00:52:34est-ce qu'il va vouloir
00:52:35aller au bout
00:52:35de cet engagement
00:52:37ou est-ce qu'il veut aussi
00:52:38écouter une partie
00:52:39de son public
00:52:40qui demande à être remboursé
00:52:41de ses concerts
00:52:42car s'il n'annule pas
00:52:43lui-même
00:52:43et bien les gens
00:52:44perdront leur place
00:52:45s'ils ne veulent pas y aller
00:52:46le prix des places
00:52:47est-ce que vous imaginez
00:52:48Bénédicte Martin
00:52:49qu'il puisse remonter
00:52:49sur scène en octobre ?
00:52:52Patrick Bruel
00:52:53fait ce qu'il veut
00:52:53après les gens
00:52:54libres à eux
00:52:55avec leur conscience
00:52:56d'aller honorer
00:52:58quelqu'un
00:52:58qui est tout de même
00:53:01contre qui
00:53:01on a porté plainte
00:53:02mais je voulais revenir
00:53:03sur ce que
00:53:03la dame avait dit
00:53:04précisément
00:53:05qu'elle ne pouvait pas
00:53:06entendre mon discours
00:53:07moi je défends
00:53:08les victimes
00:53:08et elle dit
00:53:10qu'on les entend
00:53:11et qu'on les écoute
00:53:12certes
00:53:13donc là effectivement
00:53:14c'est maître
00:53:14Florence Rowe
00:53:15qui elle aussi
00:53:16défend des victimes
00:53:17je le précise au passage
00:53:18tout à fait
00:53:18oui d'accord
00:53:19alors moi je
00:53:20oui après
00:53:20elle parle aussi
00:53:21de l'émotion
00:53:22et tout ça
00:53:23alors oui
00:53:23on est dans l'émotion
00:53:24quand on a été
00:53:26quand il y a eu
00:53:27une tentative de viol
00:53:28quand on a été violé
00:53:29on ne peut pas
00:53:30passer outre
00:53:31et il faut aussi
00:53:32que la justice
00:53:34entende
00:53:34cette émotion
00:53:36elle est très importante
00:53:39donc moi
00:53:39la justice
00:53:40l'entend doucement
00:53:4212 semaines
00:53:43après l'enquête
00:53:43de Mediapart
00:53:44il est mis en examen
00:53:46c'est rapide
00:53:47oui mais ça me coûte
00:53:48les enquêtes
00:53:48avaient commencé
00:53:49depuis 7 ans
00:53:50donc le temps
00:53:52n'est pas plus
00:53:53le temps n'est pas plus rapide
00:53:55là c'est juste
00:53:56que le traitement
00:53:56médiatique
00:53:57et qu'avec Mediapart
00:53:58et Flavie Flamand
00:53:59des témoignages
00:54:00se sont accumulés
00:54:01mais en l'occurrence
00:54:02l'affaire avait commencé
00:54:03en 2019
00:54:04voire 2018
00:54:05allez un mot de conclusion
00:54:06maître Euro
00:54:07si vous le voulez bien
00:54:08oui l'émotion
00:54:08on l'entend
00:54:09mais l'émotion
00:54:09il faut aussi
00:54:10s'en garder
00:54:11parce qu'il ne faut pas
00:54:12tomber dans la dictature
00:54:13de l'émotion
00:54:14c'est précisément
00:54:14le titre d'un ouvrage
00:54:16dont j'ai participé
00:54:17à l'écriture
00:54:18il y a quelques années
00:54:19à l'occasion
00:54:20du procès d'outreau
00:54:21donc il faut se méfier
00:54:22on peut défendre
00:54:23des causes
00:54:24mais il ne faut pas
00:54:24non plus que la justice
00:54:26soit dictée par l'émotion
00:54:27et qu'on tombe
00:54:28sous cette dictature
00:54:29là pour ça
00:54:30pour le coup
00:54:30je ne suis pas d'accord
00:54:31et des plaignantes
00:54:32donc je pense
00:54:33que l'émotion
00:54:34est néanmoins
00:54:35à prendre en compte
00:54:36il faut faire du droit
00:54:37aussi
00:54:37il faut faire du droit
00:54:38dans ces affaires
00:54:39pour le respect
00:54:39de l'émotion
00:54:40et le respect du droit
00:54:41et de la procédure
00:54:44Merci beaucoup
00:54:45Bénédicte Martin
00:54:46il y a une autre
00:54:46actualité judiciaire
00:54:47importante ce matin
00:54:48sur laquelle
00:54:48il faut qu'on revienne
00:54:49évidemment maintenant
00:54:50ce sont toutes les découvertes
00:54:52qui n'en finissent plus
00:54:52dans l'affaire Liana
00:54:53parce qu'à chaque jour
00:54:54il y a son lot de révélations
00:54:55notamment sur la famille
00:54:56du suspect
00:54:57on vous a parlé
00:54:58de son frère
00:54:58déjà qui a été entendu
00:55:00et qui a été
00:55:02remis en liberté
00:55:03après ses auditions
00:55:05il y a également
00:55:05son père
00:55:06et on va vous donner
00:55:07le détail
00:55:07de ses affaires
00:55:08mais d'abord
00:55:09direction le Gers
00:55:10parce que
00:55:11Isor de la Gorce
00:55:11nous y attend
00:55:12et Isor autour de vous
00:55:13on voit bien
00:55:14que la colère
00:55:15d'abord ne retombe pas
00:55:17et on rappelle
00:55:17que demain
00:55:18ce sera un moment
00:55:19évidemment très fort
00:55:19puisque ce sont
00:55:20les obsèques de Liana
00:55:23Effectivement
00:55:24l'hommage se prépare
00:55:25ici à Florence
00:55:26le fleuriste de la ville
00:55:27a reçu de nombreuses
00:55:28commandes
00:55:29des dizaines de bouquets
00:55:30ont déjà été livrés
00:55:31au funérarium de la ville
00:55:32dans un communiqué
00:55:33la famille demande dignité
00:55:35mesure et respect
00:55:36pour la cérémonie de demain
00:55:37qui aura lieu
00:55:37à 14h30
00:55:38au cimetière de Florence
00:55:40des prises de parole
00:55:41du cercle proche
00:55:42sont prévues
00:55:43la famille précise
00:55:44que les citoyens
00:55:45qui ont manifesté
00:55:46leur soutien
00:55:48ces derniers jours
00:55:48sont les bienvenus
00:55:49et précise que
00:55:49l'inhumation aura lieu
00:55:51dans le cadre privé
00:55:52certains nous l'ont dit
00:55:53dans le village
00:55:54ils ont besoin
00:55:55d'une cérémonie
00:55:55d'un moment
00:55:56d'hommage pour Liana
00:55:57pour d'autres
00:55:58l'émotion est trop forte
00:55:59ils préfèrent faire ça
00:56:00dans l'intimité
00:56:01une dame par exemple
00:56:03nous expliquait
00:56:03qu'elle prévoyait
00:56:04de mettre au rebord
00:56:05de sa fenêtre
00:56:06une bougie
00:56:07en pensant à Liana
00:56:08je vous laisse écouter
00:56:09leur témoignage
00:56:10rien n'a été fait
00:56:11c'est incroyable
00:56:13on n'arrive pas
00:56:13à croire que c'est possible
00:56:15c'est la fois de trop
00:56:16où j'ai entendu ça
00:56:17j'étais furieux
00:56:18le fait que ça reste
00:56:19indélébile
00:56:19il ne faut pas que les gens
00:56:20oublient
00:56:20il ne faut pas que ça
00:56:21se reproduise
00:56:23de toute manière
00:56:23ça se reproduira
00:56:24mais là ça aurait pu
00:56:25être évité
00:56:25c'est ça
00:56:25qui me rend furieux
00:56:28en vérité
00:56:29c'est ça
00:56:29si on ne se déplace pas
00:56:31pour ce qui est arrivé là
00:56:33alors que des fois
00:56:33il y a des rassemblements
00:56:35pour des conneries
00:56:37si là les gens ne viennent pas
00:56:38je ne comprends pas
00:56:38il faut qu'on m'explique
00:56:41en parallèle
00:56:42de cette cérémonie
00:56:42au cimetière
00:56:43l'association des maires
00:56:44du Gers
00:56:45a appelé
00:56:46un moment de recueillement
00:56:47devant les mairies
00:56:48et demande une mise en berne
00:56:50du drapeau national
00:56:50il y a ce contexte
00:56:52que vous nous rappelez
00:56:52avec Corentin Guistot
00:56:54Isor depuis le Gers
00:56:55et il y a aussi
00:56:55ce qu'on découvre
00:56:56sur la famille du suspect
00:56:57avec ce dernier rebondissement
00:56:59des accusations
00:57:00contre le père
00:57:00du fameux Jérôme Barrella
00:57:02c'est un petit peu compliqué
00:57:04sur le plan familial
00:57:05donc on va essayer
00:57:06de vous expliquer ça
00:57:06de la façon la plus claire possible
00:57:08ce sont deux petites filles
00:57:09de son ex-compagne
00:57:11voilà
00:57:11le père de Jérôme Barrella
00:57:12il avait une compagne
00:57:14et cette compagne
00:57:14avait deux petites filles
00:57:15et bien toutes les deux
00:57:16disent avoir été victimes
00:57:17leurs plaintes ont été classées
00:57:18sans suite
00:57:19écoutez la mère
00:57:20de l'une
00:57:20de ces deux petites filles
00:57:28c'est douloureux
00:57:30parce que ça
00:57:32ça réouvre
00:57:33beaucoup de blessures
00:57:35mais
00:57:37c'est aussi un soulagement
00:57:38parce que
00:57:38elle dit qu'enfin
00:57:40elle va
00:57:41elle va pouvoir être entendue
00:57:43et que
00:57:45peut-être ce coup-ci
00:57:46on va la croire
00:57:46parce qu'elle va parler
00:57:48avec des mots d'adulte
00:57:49et pas des mots d'enfant
00:57:52et
00:57:53elle espère
00:57:54fort fort fort
00:57:55en fait
00:57:56qu'on leur rende justice
00:57:56et qu'ils soient punis
00:57:58pour ce qu'il leur a fait
00:58:00voilà donc
00:58:00pour ce témoignage
00:58:01évidemment que vous avez entendu
00:58:02sur BFM TV
00:58:03qui est particulièrement fort
00:58:04alors Alexandra González
00:58:05dites-nous un petit peu plus
00:58:07sur cette nouvelle
00:58:08il y a déjà d'autres affaires
00:58:09dans l'affaire
00:58:10c'est une affaire de plus
00:58:11dans l'affaire
00:58:11oui ce sont deux demi-sœurs
00:58:13qui ont accusé
00:58:15leur grand-père par alliance
00:58:17le compagnon de leur grand-mère
00:58:19Joël Barrella
00:58:20d'inceste
00:58:21la première
00:58:23qui s'appelle
00:58:24Précia
00:58:24qui a accepté
00:58:25qu'on donne son prénom
00:58:26a révélé ses faits
00:58:28lorsqu'elle avait
00:58:2813 ans
00:58:29en 2013
00:58:30au gendarme
00:58:31accompagné de sa maman
00:58:32et elle a expliqué
00:58:34avoir été victime
00:58:35de viols
00:58:35de la part
00:58:36de Joël Barrella
00:58:37entre 2010
00:58:38et 2013
00:58:39au domicile
00:58:41des grands-parents
00:58:41à l'époque
00:58:42l'examen médical
00:58:43n'avait pas constaté
00:58:45de lésion
00:58:45l'entourage
00:58:47interrogé
00:58:48par les enquêteurs
00:58:49avait massivement
00:58:50défendu
00:58:51le grand-père
00:58:52mis en cause
00:58:52et le grand-père
00:58:54Joël Barrella
00:58:55qui aujourd'hui
00:58:55a 71 ans
00:58:56à l'époque
00:58:57en garde à vue
00:58:57avait traité
00:58:59sa petite fille
00:59:00par alliance
00:59:00d'affabulatrice
00:59:02d'aguicheuse
00:59:03avec les adultes
00:59:04de menteuse
00:59:05et il avait contesté
00:59:06complètement
00:59:07les faits
00:59:08elle
00:59:08de son côté
00:59:09cette petite Priscilla
00:59:10qui aujourd'hui
00:59:11a 26 ans
00:59:11s'est effondré
00:59:13psychologiquement
00:59:13mais aucun lien
00:59:14selon la justice
00:59:16avec l'inceste
00:59:17qu'elle dit avoir subi
00:59:17puisque la justice
00:59:19a ordonné
00:59:20un non-lieu
00:59:21dans cette affaire
00:59:22en 2021
00:59:22et puis
00:59:23il y a sa soeur
00:59:24sa demi-soeur
00:59:25pour être exact
00:59:26qui s'appelle
00:59:27Maëva
00:59:27on vient d'entendre
00:59:28sa maman
00:59:29à l'instant
00:59:29elle aussi
00:59:30elle n'a pas la même mère
00:59:31c'est la demi-soeur
00:59:32par le père
00:59:32exactement
00:59:33elle aussi a dénoncé
00:59:34des agressions sexuelles
00:59:35là concernant pas des viols
00:59:36des agressions sexuelles
00:59:37de la part de Joël Barrella
00:59:39elle s'était confiée
00:59:41à un professeur
00:59:42qui avait fait un signalement
00:59:43ça avait donné lieu
00:59:43à une enquête
00:59:44en 2018
00:59:45et finalement
00:59:46cette enquête
00:59:47a été classée
00:59:48sans suite
00:59:49en 2020
00:59:50la chose importante
00:59:51à savoir
00:59:52c'est que
00:59:52pour Maëva
00:59:53l'enquête va être ouverte
00:59:54parce qu'il y a eu
00:59:55un classement sans suite
00:59:56et donc procéduralement
00:59:57c'est possible
00:59:57l'enquête concernant
00:59:59Priscilla
01:00:00ne sera pas ouverte
01:00:01à ce stade
01:00:02parce qu'il y a eu
01:00:02une ordonnance de non-lieu
01:00:03maintenant Lefebvre
01:00:04est à vos côtés
01:00:04secrétaire nationale
01:00:05du syndicat de la magistrature
01:00:06alors on découvre
01:00:09les méandres
01:00:10si j'ose dire
01:00:10de cette affaire
01:00:11au sein de la famille
01:00:12d'abord sur un plan professionnel
01:00:14vous avez évidemment
01:00:16été magistrate
01:00:17j'imagine dans plein d'affaires
01:00:18est-ce que c'est quelque chose
01:00:19de
01:00:19alors pas à ce niveau-là
01:00:21évidemment
01:00:21mais en général
01:00:22on sait que dans le cercle familial
01:00:24il se passe souvent des choses
01:00:27qui vont au-delà
01:00:28de ce qu'on découvre
01:00:28dans un premier temps
01:00:29quoi
01:00:29en fait c'est pour ça
01:00:30qu'on
01:00:31depuis plusieurs jours
01:00:32on insiste sur le fait
01:00:33que ce n'est pas une affaire
01:00:35exceptionnelle
01:00:35l'issue est dramatique
01:00:37et pour le coup là
01:00:39on est plutôt heureux
01:00:40que ça ne finisse pas
01:00:41toujours comme ça
01:00:42mais en tout cas
01:00:43ce qu'on découvre
01:00:43dans ces dossiers-là
01:00:44c'est que généralement
01:00:45vous partez d'une affaire
01:00:46d'un auteur
01:00:47une victime
01:00:48et puis vous arrivez
01:00:49sur une ramification
01:00:50de plusieurs victimes
01:00:51de plusieurs auteurs
01:00:52et que comme c'est un combat
01:00:54qui n'a jamais été mené
01:00:55concrètement
01:00:56et bien génération
01:00:57après génération
01:00:57ce genre de fait
01:00:59l'inceste se reproduit
01:01:00puisque ça n'a jamais été
01:01:01une cause nationale
01:01:02et qu'on a très peu
01:01:03sensibilisé sur cette question
01:01:04et vous avez
01:01:05et encore une fois
01:01:06je sais qu'il a l'air
01:01:08exceptionnel ce dossier
01:01:09mais en réalité
01:01:09il ne l'est pas du tout
01:01:10il est par l'issue
01:01:11évidemment dramatique
01:01:12il est par l'issue dramatique
01:01:13mais en revanche
01:01:14ces arbres généalogiques
01:01:16que vous faites
01:01:17pour comprendre
01:01:17un peu comment ça se passe
01:01:18ça c'est courant
01:01:19figurez-vous
01:01:19que les magistrats
01:01:20le font également
01:01:22pour identifier
01:01:23à quel point
01:01:25ce sont des faits
01:01:26qui se sont reproduits
01:01:27dans des familles
01:01:28et toutes les familles
01:01:29enfin pour le coup
01:01:30les violences sexuelles
01:01:31à l'encontre des mineurs
01:01:32existent dans tous les milieux
01:01:34dans toutes les régions
01:01:35c'est vraiment
01:01:36un fait systémique
01:01:38et c'est courant
01:01:40de découvrir
01:01:41des dossiers comme ça
01:01:41vous avez suivi
01:01:42sur BFM TV
01:01:43hier une soirée politique
01:01:44importante
01:01:44Amandine Attalaya
01:01:45il y a de nombreux
01:01:46responsables
01:01:46qui ont défilé
01:01:47et il y a eu
01:01:48une ou deux mesures
01:01:49un petit peu choc
01:01:50qui ont été proposées
01:01:51oui notamment
01:01:51celle de Bruno Retailleau
01:01:52qui a fait beaucoup parler
01:01:54puisque ce candidat
01:01:55à la présidentielle LR
01:01:57propose la castration
01:01:58chimique obligatoire
01:02:00pour les criminels
01:02:01violeurs
01:02:02les plus dangereux
01:02:03la limite
01:02:05des propos
01:02:06de Bruno Retailleau
01:02:06c'est qu'il n'est pas
01:02:07capable de dire
01:02:08comment il ferait
01:02:09concrètement
01:02:10pour obliger quelqu'un
01:02:11à accepter
01:02:12une castration chimique
01:02:13qu'il ne souhaite pas
01:02:14ça il n'a pas la réponse
01:02:16et la gauche
01:02:17lui reproche par ailleurs
01:02:18de ne pas du tout
01:02:19aborder l'aspect
01:02:21psychologique
01:02:22et de dire que
01:02:22de toute façon
01:02:24il ne suffit pas
01:02:25d'en passer
01:02:25par la castration
01:02:26pour penser
01:02:27qu'on va résoudre
01:02:28les problèmes
01:02:28il y a eu
01:02:29beaucoup d'autres propositions
01:02:30sur les fichiers
01:02:31vous savez
01:02:32qui devraient être
01:02:33rendus publics
01:02:33pour les employeurs
01:02:35ceux en tout cas
01:02:36qui prennent des personnes
01:02:37au contact des enfants
01:02:38pour qu'ils puissent savoir
01:02:40systématiquement
01:02:41désormais
01:02:42si oui ou non
01:02:43la personne concernée
01:02:44a un passé difficile
01:02:46il y a des pays
01:02:47qui vont beaucoup plus loin
01:02:48que la France
01:02:48aux Etats-Unis
01:02:49par exemple
01:02:49c'est accessible
01:02:50à tous les citoyens
01:02:52et ça pose
01:02:53beaucoup d'autres problèmes
01:02:54alors réaction rapide
01:02:55si vous le voulez bien
01:02:56parce que le temps presse
01:02:58mais maintenant on le fait
01:02:58sur les fichiers
01:02:59qu'en pensez-vous
01:03:00en fait ce qu'on constate
01:03:02c'est que les mesures
01:03:03qui sont proposées
01:03:04depuis 24-48 heures
01:03:05maintenant
01:03:05c'est finalement
01:03:07des réformes
01:03:08qui ne vont pas coûter
01:03:08très cher
01:03:08on va parler
01:03:10d'imprescriptibilité
01:03:11de fichiers
01:03:12d'augmentation des peines
01:03:13et en réalité
01:03:15c'est pas ça
01:03:15mais est-ce qu'il faut le faire
01:03:16quand même
01:03:17est-ce que la prestation
01:03:18des fichiers
01:03:19accessible aux employeurs
01:03:20en tout cas
01:03:20il y a une question
01:03:21de communication
01:03:22entre ce que
01:03:23l'autorité judiciaire
01:03:24peut connaître
01:03:25en tout cas
01:03:26est-ce que
01:03:26des employeurs
01:03:27et quand on parle
01:03:28d'employeur
01:03:28on parle d'employeur
01:03:28public
01:03:29l'éducation nationale
01:03:30les lieux de placement
01:03:31pour les mineurs
01:03:32et de savoir
01:03:32si les personnes
01:03:33qu'on recrute
01:03:34ont déjà été inquiétées
01:03:35pour des procédures
01:03:36de ce genre-là
01:03:36pour les privés aussi
01:03:37pour les privés aussi
01:03:39après ça dépend
01:03:40si on est en contact
01:03:41avec des mineurs
01:03:41évidemment
01:03:42mais en tout cas
01:03:43la plupart des employeurs
01:03:45qui ont des contacts
01:03:46avec les enfants
01:03:46sont quand même
01:03:46des services publics
01:03:47et aujourd'hui
01:03:48il y a un vrai problème
01:03:49de recrutement
01:03:50puisqu'on a tellement
01:03:51maltraité ces secteurs-là
01:03:52et on ne les finance
01:03:53tellement plus
01:03:53qu'on recrute
01:03:54via des contrats
01:03:55très précaires
01:03:56des gens qui vont
01:03:57travailler dans ces espaces-là
01:03:59les écoles
01:03:59les lieux de placement
01:04:00pour les mineurs
01:04:01dont on n'a aucune idée
01:04:02de leur passé judiciaire
01:04:04en réalité
01:04:04et surtout
01:04:04qu'ils ne sont absolument
01:04:05pas formés
01:04:06à la question des mineurs
01:04:07les pistes sont sur la table
01:04:09et le débat
01:04:09évidemment est ouvert
01:04:10il va se poursuivre
01:04:11sur ces sujets
01:04:12très concrets
01:04:13sur BFM TV
01:04:16dans quelques instants
01:04:17on va aller au Moyen-Orient
01:04:18parce que là aussi
01:04:19l'actualité est forte
01:04:20ce matin
01:04:20avec notamment
01:04:22l'Iran
01:04:22qui décide de fermer
01:04:24totalement le détroit
01:04:24d'Hormuz
01:04:25jusqu'à nouvel ordre
01:04:26c'est la suite
01:04:28des événements
01:04:29de cette nuit
01:04:29avec des nouveaux échanges
01:04:31de frappes
01:04:32assez intenses
01:04:32entre les Etats-Unis
01:04:34et l'Iran
01:04:35nous vous dirons
01:04:35jusqu'où
01:04:36cette nouvelle escalade
01:04:37qui devient quotidienne
01:04:38maintenant
01:04:38peut aller
01:04:39dans quelques instants
01:04:40tout de suite
01:04:40une nouvelle matinée
01:04:41de frappe
01:04:42entre l'Iran
01:04:42et les Etats-Unis
01:04:43alors Donald Trump
01:04:44l'avait annoncé
01:04:45l'armée est passée
01:04:47à l'action
01:04:47c'était à l'aube
01:04:48ce jeudi
01:04:48et on va vous donner
01:04:49les derniers éléments
01:04:51avec nos envoyés spéciaux
01:04:53dans la région
01:04:54ce sera juste après
01:04:55justement les dernières infos
01:04:56les dernières images
01:04:57sur ce conflit
01:04:58avec vous Pauline Pioche
01:04:59et vous le savez Julien
01:05:00depuis plusieurs jours
01:05:01l'Iran et les Etats-Unis
01:05:02se frappent mutuellement
01:05:03première information
01:05:04dont je voulais vous parler
01:05:05c'est qu'on parle
01:05:05d'au moins trois blessés
01:05:06cette nuit
01:05:07lors d'une frappe
01:05:08américaine en Iran
01:05:10mais avant de vous détailler
01:05:11toutes ces frappes
01:05:12de ces dernières heures
01:05:13je voulais
01:05:14qu'on écoute
01:05:15Donald Trump
01:05:15parce que le président
01:05:16affirme
01:05:17que malgré la situation
01:05:20malgré ces frappes
01:05:20les négociations
01:05:21sont toujours en cours
01:05:24on les a durement frappées
01:05:25hier
01:05:25et on va les frapper
01:05:27encore durement
01:05:27aujourd'hui
01:05:28au cas où vous l'auriez manqué
01:05:29ou si vous n'avez pas
01:05:30la télévision
01:05:32on verra bien
01:05:33ce que donnera cet accord
01:05:34on était vraiment
01:05:35tout près d'un accord
01:05:36mais ils nous font languir
01:05:37ils nous prennent
01:05:38pour des imbéciles
01:05:39parce que vous savez quoi
01:05:40ils ont eu affaire
01:05:41à des présidents
01:05:42vraiment incompétents
01:05:43il faut le dire
01:05:43j'ai honte de le dire
01:05:44mais il y avait des gens
01:05:45vraiment stupides
01:05:46assis sur ce siège
01:05:47voilà donc il y a eu
01:05:48les frappes américaines
01:05:49et puis il y a eu
01:05:50la réponse
01:05:50la riposte iranienne
01:05:52alors les iraniens
01:05:53ont tendance toujours
01:05:53à cibler
01:05:54des bases militaires
01:05:56américaines
01:05:56voilà il y a notamment
01:05:57eu la Jordanie
01:05:59où l'Iran
01:05:59a tiré des missiles
01:06:01balistiques
01:06:01sur un centre
01:06:02de commandement
01:06:03américain
01:06:04la Jordanie
01:06:05de son côté d'ailleurs
01:06:06qui dit avoir intercepté
01:06:07au moins
01:06:0820 missiles
01:06:10iraniens
01:06:10et puis également
01:06:11le Koweït
01:06:12qui a été visé
01:06:13ces dernières heures
01:06:14mais aussi
01:06:14le Bahreïn
01:06:16le Bahreïn
01:06:16où un enfant
01:06:17de 11 ans
01:06:18a été légèrement blessé
01:06:19à cause vous savez
01:06:20des débris
01:06:20lorsque les missiles
01:06:21sont détruits
01:06:22par l'armée
01:06:24le ministère de l'intérieur
01:06:25qui indique également
01:06:26on le voit sur ces images
01:06:27des dommages
01:06:29sur les maisons
01:06:30dans la ville
01:06:31de Hamad
01:06:32mais également
01:06:33au niveau de la capitale
01:06:34Manama
01:06:35en parallèle
01:06:36de ces frappes
01:06:37il y a cet autre front
01:06:38vous le savez
01:06:38c'est le Liban
01:06:40où des centaines
01:06:41de personnes
01:06:42se sont rassemblées
01:06:42c'était hier soir
01:06:43à Beyrouth
01:06:45pour soutenir
01:06:46d'un côté
01:06:47l'Iran
01:06:47on voit les drapeaux
01:06:48mais également
01:06:49le Hezbollah
01:06:50alors que de son côté
01:06:51le premier ministre
01:06:52israélien
01:06:53lui appelle
01:06:54les Libanais
01:06:55à rejoindre Israël
01:06:58Israël veut la paix
01:06:59avec vous
01:06:59prenez votre avenir
01:07:00en main
01:07:00rejoignez Israël
01:07:02construisons ensemble
01:07:03la sécurité
01:07:03et la prospérité
01:07:04pour tous nos enfants
01:07:05et une fois
01:07:06le Hezbollah
01:07:06démantelé
01:07:07les possibilités
01:07:08seront infinies
01:07:09et elles seront immenses
01:07:10et cette dernière information
01:07:13Julien
01:07:13que vous apprêtez
01:07:14à évoquer
01:07:14justement
01:07:15c'est ce pétrolier
01:07:16cet incendie
01:07:16plus précisément
01:07:17sur un pétrolier
01:07:19qui a lieu en ce moment
01:07:20au large de Man
01:07:20pas très loin
01:07:21Julien
01:07:21du détroit d'Ormous
01:07:22effectivement
01:07:23Pauline
01:07:23on va y aller
01:07:24du coup
01:07:24dans cette région
01:07:25pour en savoir
01:07:25un petit peu plus
01:07:26sur cette affaire
01:07:26pour retrouver
01:07:27Pauline Sarafi
01:07:28qui se trouve
01:07:28à Doha au Qatar
01:07:29Pauline
01:07:32Pour le moment
01:07:33la situation
01:07:33reste toujours
01:07:34très préoccupante
01:07:35au Moyen-Orient
01:07:36dernière information
01:07:37en date
01:07:38c'est cet incendie
01:07:39qui se serait déclenché
01:07:40à bord d'un pétrolier
01:07:42au large des côtes
01:07:43au Manais
01:07:43pour l'instant
01:07:44les circonstances
01:07:45restent toujours inconnues
01:07:46la seule information
01:07:47dont on dispose
01:07:48provient de l'agence
01:07:50maritime britannique
01:07:51UKMTO
01:07:52selon laquelle
01:07:53l'incendie
01:07:53se serait déclaré
01:07:54dans la salle
01:07:55des machines
01:07:56concernant
01:07:57les frappes
01:07:58cette nuit
01:07:58dans les pays du Golfe
01:07:59le Koweït
01:08:00et Bahreïn
01:08:00ont été une nouvelle fois
01:08:02la cible de tirs
01:08:03iraniens
01:08:04à Manama
01:08:05la capitale du Bahreïn
01:08:06les autorités
01:08:07font état
01:08:07d'une enfant
01:08:08blessée
01:08:09après que des tirs
01:08:10aient endommagé
01:08:11des habitations
01:08:12ainsi que des véhicules
01:08:13au total
01:08:1418 cibles américaines
01:08:16auraient été touchées
01:08:17selon les gardiens
01:08:19de la révolution
01:08:20cette autre information
01:08:22qui retient l'attention
01:08:23ce matin
01:08:24c'est l'Iran
01:08:24qui déclare
01:08:25avoir bloqué
01:08:26le détroit d'Harmouz
01:08:27jusqu'à nouvel ordre
01:08:28dans un communiqué
01:08:29l'armée iranienne
01:08:31promet de cibler
01:08:32tous les navires
01:08:33qui tenteront
01:08:33de traverser
01:08:34le détroit d'Harmouz
01:08:35pétroliers
01:08:36navires commerciaux
01:08:37aucune exception
01:08:38ne sera faite
01:08:39par Téhéran
01:08:40toute approche
01:08:41du détroit
01:08:41sera considérée
01:08:43comme une collaboration
01:08:45avec l'ennemi
01:08:46cette information
01:08:47en revanche
01:08:48a été démentie
01:08:49par Washington
01:08:50qui assure
01:08:51qu'aucun blocage
01:08:52n'est en cours
01:08:52dans le détroit d'Harmouz
01:08:53et ce qui frappe
01:08:54avec ce qui se déroule
01:08:55sous nos yeux
01:08:56nuit après nuit
01:08:56Jérôme Palistrandi
01:08:57c'est que
01:08:58depuis que le cessez-le-feu
01:08:59a été mis en place
01:09:01alors pendant plusieurs semaines
01:09:02il ne s'est rien passé
01:09:03et puis ensuite
01:09:04il se passait des choses
01:09:04tous les 3-4 jours
01:09:05et là maintenant
01:09:06c'est tous les jours
01:09:07ça fait 2 nuits consécutives
01:09:082 nuits consécutives
01:09:09avec une intensification
01:09:10effectivement
01:09:11à chaque fois
01:09:11on franchit un palier supérieur
01:09:12alors avec le fait
01:09:13qu'on part toujours
01:09:16du détroit d'Harmouz
01:09:17donc frappe localisée
01:09:19et après extension
01:09:21dans la nuit
01:09:22et là avec des tirs
01:09:24de la part des Iraniens
01:09:25contre le Bahreïn
01:09:27et le Koweït
01:09:28parce qu'il y a des bases américaines
01:09:30néanmoins on a vu
01:09:31les débris ont touché
01:09:33la partie entre guillemets
01:09:34civile de Bahreïn
01:09:36et puis la Jordanie
01:09:37avait quand même
01:09:3820 missiles tirés
01:09:39ce qui est quand même
01:09:39extrêmement important
01:09:41donc il va falloir
01:09:44voir la suite
01:09:45est-ce que
01:09:47ce soir
01:09:48cette nuit
01:09:49il y a la poursuite
01:09:50en tout cas oui
01:09:51tension extrême
01:09:52et toujours focalisée
01:09:53à partir du détroit d'Harmouz
01:09:55et un ton de plus en plus
01:09:55offensif côté iranien
01:09:57parce que Syavosh Ghazi
01:09:58est avec nous depuis Téhéran
01:09:59Syavosh l'Iran dit ce matin
01:10:00que le détroit d'Harmouz
01:10:02est fermé jusqu'à nouvel ordre
01:10:03et que le cessez-le-feu
01:10:04le cessez-le-feu maintenant
01:10:05est dénué de sens
01:10:08oui absolument
01:10:09le ton est de plus en plus dur
01:10:11l'Iran avait prévenu
01:10:12que si jamais
01:10:13il y avait
01:10:14de nouvelles attaques
01:10:15américaines
01:10:15contre le territoire iranien
01:10:17il y aura une riposte
01:10:18très dure
01:10:19on l'a vu hier soir
01:10:20avec à la fois
01:10:22des frappes
01:10:22contre deux bases américaines
01:10:23à Koweïn
01:10:25deux autres
01:10:25à Bahreïn
01:10:27en particulier
01:10:28le siège
01:10:29du Senkom
01:10:30et de la cinquième flotte américaine
01:10:32qui est touché
01:10:32qui est visé
01:10:33pour la quatrième fois
01:10:34depuis dix jours
01:10:36maintenant
01:10:36donc c'est
01:10:39en fait
01:10:40le centre
01:10:40névralgique
01:10:41de l'armée américaine
01:10:42dans la région
01:10:43qui est visé à chaque fois
01:10:44et aussi
01:10:45donc une frappe
01:10:46une frappe
01:10:47assez importante
01:10:49contre une base
01:10:50américaine
01:10:51en Jordanie
01:10:52ce qui était visé
01:10:53selon les gardiens
01:10:54de la révolution
01:10:54ce sont
01:10:55les avions
01:10:56F-15
01:10:57F-16
01:10:57et F-35
01:10:58Téhéran affirme
01:11:00même que
01:11:00plusieurs de ces avions
01:11:01ont été détruits
01:11:03ou endommagés
01:11:04en tout cas
01:11:04donc un ton
01:11:05très dur
01:11:06et puis
01:11:06la fermeture
01:11:08du détroit d'Hormoz
01:11:09avec des tirs
01:11:10contre deux pétroliers
01:11:11qui tentaient
01:11:11de traverser le détroit
01:11:13donc qui ont été
01:11:15visés
01:11:15par les gardiens
01:11:16de la révolution
01:11:16et puis
01:11:17dans les médias iraniens
01:11:18on se moque un peu
01:11:19de Donald Trump
01:11:20en disant
01:11:20qu'en fait
01:11:21lorsqu'il parle
01:11:22de la traversée
01:11:23de 100 millions
01:11:25de barils
01:11:25de pétrole
01:11:26du détroit
01:11:27en fait
01:11:27ce sont les gardiens
01:11:28de la révolution
01:11:28qui ont autorisé
01:11:29le passage
01:11:30de ces navires
01:11:31c'est pas le fait
01:11:32c'est pas la conséquence
01:11:33de la politique américaine
01:11:35donc il y a
01:11:37ici on se moque
01:11:38des déclarations
01:11:39de Donald Trump
01:11:40et puis
01:11:40dernière chose
01:11:41c'est que
01:11:42donc un haut responsable
01:11:43des gardiens
01:11:44de la révolution
01:11:44a affirmé
01:11:45puisque vous intervenez
01:11:48contre l'Iran
01:11:49avec des frappes
01:11:50nous allons transformer
01:11:51toute la région
01:11:53en enfer
01:11:53pour vous
01:11:54et vous allez voir
01:11:55ce qui va se passer
01:11:56donc un ton
01:11:57de plus en plus dur
01:11:58alors que visiblement
01:11:59les négociations
01:12:00n'ont pas l'air d'avancer
01:12:01et puis le fil
01:12:02semble avoir été rompu
01:12:04puisque dans ces conditions-là
01:12:05il est très difficile
01:12:06de continuer
01:12:07les discussions
01:12:08avec les américains
01:12:09voilà pour la déclaration
01:12:10et pour l'affichage
01:12:11merci beaucoup
01:12:11aussi à Vosch
01:12:12en direct de Téhéran
01:12:13précision Patrick
01:12:14du côté américain
01:12:15évidemment on dément
01:12:15que les bases
01:12:17aient été touchées
01:12:18que des élus
01:12:19ont été détruits
01:12:19et on dément aussi
01:12:20la fermeture
01:12:21du détroit d'Hormuz
01:12:22mais attention
01:12:23la propagande
01:12:24elle se joue
01:12:25des deux côtés
01:12:26parce qu'on avait vu
01:12:27notamment des images
01:12:27satellites assez régulièrement
01:12:28et toujours
01:12:29deux trois jours après
01:12:30de dégâts
01:12:31quand même assez
01:12:32assez manifeste
01:12:34pas colossaux
01:12:34mais manifeste
01:12:35mais les américains
01:12:36savent ce qu'ils font
01:12:37aussi
01:12:37et savent les risques
01:12:38qui seront pris
01:12:39lorsqu'ils lancent
01:12:40ces bombardements
01:12:41le cessez-le-feu
01:12:41David Kalfa
01:12:42dénué de sens
01:12:43est-ce que c'est une façon
01:12:44de dire le cessez-le-feu
01:12:45voilà il faut l'acter
01:12:45c'est terminé
01:12:47en réalité on est dans
01:12:48une zone grise
01:12:49depuis déjà plusieurs semaines
01:12:50ce qu'on constate
01:12:51mais c'est un gris
01:12:53de plus en plus foncé
01:12:54oui oui
01:12:55c'est qu'on se rapproche
01:12:57d'une reprise
01:12:57des hostilités
01:12:58mais ce qui est quand même
01:12:59intéressant dans la communication
01:13:00des américains
01:13:02c'est qu'ils précisent bien
01:13:03que ce sont des frappes
01:13:04chirurgicales
01:13:05ciblées
01:13:05à vocation défensive
01:13:07donc on sent bien
01:13:08que d'un côté
01:13:09les américains
01:13:10en disent aux iraniens
01:13:11on est prêt
01:13:11à reprendre les hostilités
01:13:12donc on augmente
01:13:13la pression militaire
01:13:14mais aussi forcément
01:13:15psychologique
01:13:16de l'autre
01:13:17on laisse une porte ouverte
01:13:18à la négociation
01:13:19parce que la réalité
01:13:20c'est qu'on sent bien
01:13:21que Trump quand même
01:13:23privilégie
01:13:23une solution négociée
01:13:25le problème
01:13:25c'est que en fait
01:13:26ces négociations
01:13:27on l'a dit
01:13:27elles s'enlisent
01:13:28depuis plusieurs semaines
01:13:30probablement que
01:13:31le régime iranien
01:13:32cherche à gagner du temps
01:13:33le temps c'est un outil
01:13:34vraiment
01:13:34c'est un levier stratégique
01:13:36pour le régime
01:13:36depuis l'éruption
01:13:38de la révolution islamique
01:13:39en 79
01:13:39ce qu'ils veulent
01:13:40c'est gagner du temps
01:13:41pour améliorer
01:13:42leur position
01:13:43dans la négociation
01:13:44et comme les américains
01:13:45sentent précisément
01:13:47que
01:13:47si vous voulez
01:13:48leur levier
01:13:48dans la négociation
01:13:49commence à s'éroder
01:13:50ils augmentent
01:13:52la pression militaire
01:13:53le problème c'est que
01:13:54là vous avez
01:13:54des calculs
01:13:55de part et d'autre
01:13:56mais il peut y avoir
01:13:57une erreur
01:13:58justement
01:13:58de calculs
01:13:59qui peut mener
01:14:00à une déflagration
01:14:00sachant que
01:14:01dans l'équation
01:14:02à plusieurs inconnues
01:14:04vous avez surtout
01:14:04aujourd'hui la question
01:14:05du Liban
01:14:06qui devient centrale
01:14:07pour le régime iranien
01:14:09qui insiste
01:14:10sur le fait
01:14:11qu'il n'y aura pas
01:14:11de solution négociée
01:14:12sans retrait
01:14:13de l'armée israélienne
01:14:15dans le sud-Liban
01:14:16or Israël
01:14:17s'y reviendra pas
01:14:20Mané Lémir Khan
01:14:21il dit
01:14:22David Kalfa
01:14:22gagner du temps
01:14:23mais est-ce que
01:14:24l'Iran n'est pas
01:14:24au-delà de ça
01:14:25et essaie
01:14:26au-delà de renforcer
01:14:27ses positions
01:14:28même de conquérir
01:14:28de nouvelles positions
01:14:29alors évidemment
01:14:31qu'à chaque étape
01:14:33les Iraniens
01:14:33ont tendance
01:14:35à avancer
01:14:36un peu plus
01:14:37leur demande
01:14:37un peu plus
01:14:38complexifier
01:14:39en tout cas
01:14:39l'équation
01:14:40et effectivement
01:14:42on a tous en tête
01:14:43le détroit d'Hormuz
01:14:45qui a été amené
01:14:45par les Iraniens
01:14:46dans le jeu
01:14:47aujourd'hui
01:14:47ils parlent même
01:14:48d'une extension
01:14:49territoriale
01:14:49quand ils menacent
01:14:52et puis
01:14:53en revanche
01:14:54il ne faut pas oublier
01:14:54que dans cette complexité
01:14:55il y a aussi
01:14:56un aspect
01:14:56de la complexité
01:14:57qui joue
01:14:58contre eux
01:14:59plus ils vont
01:15:01transformer
01:15:02la région
01:15:02en enfer
01:15:03comme ils disent
01:15:04plus
01:15:04la complexité
01:15:06de la situation
01:15:06est gérée
01:15:07pour eux-mêmes
01:15:08pour bâtir
01:15:08des alliances
01:15:09pour aligner
01:15:10un peu
01:15:11ces pays
01:15:11du Golfe
01:15:12ou pouvoir
01:15:13les ménager
01:15:14pour un après
01:15:15accord
01:15:16ça se complexifie
01:15:18pour les Iraniens
01:15:18donc c'est
01:15:19évidemment
01:15:20ils poussent
01:15:21leur pion
01:15:21évidemment
01:15:22ils poussent
01:15:22un peu
01:15:24trop loin
01:15:24le jeu
01:15:25mais ça peut aussi
01:15:26sont retournés
01:15:26contre eux
01:15:27dans un perspective
01:15:29de négociation
01:15:31ou d'un après
01:15:33après-guerre
01:15:34qui voudrait bien
01:15:36pouvoir dessiner
01:15:36et avant d'aller
01:15:37à Washington
01:15:37David Calfa
01:15:38précision
01:15:38juste un élément
01:15:40important quand même
01:15:40sur ce qui se passe
01:15:41à l'intérieur du régime
01:15:41en fait ce qu'on voit bien
01:15:42c'est qu'au fond
01:15:43il y a un débat très vif
01:15:44entre un axe
01:15:45politico-pragmatique
01:15:46qui estime qu'il faut
01:15:47faire attention
01:15:47à cette prise de risque
01:15:48parce qu'elle peut mener
01:15:49à un retour
01:15:50à la guerre totale
01:15:52et un autre
01:15:52les passes d'Aran
01:15:53donc les gardiens
01:15:54de la révolution
01:15:54qui eux
01:15:55on sent bien
01:15:56sentent
01:15:56enfin estiment
01:15:57que le régime iranien
01:15:58est en position de force
01:15:59d'où la multiplication
01:16:01des frappes
01:16:02et notamment la destruction
01:16:03de cet hélicoptère
01:16:04là on sent en tout cas
01:16:06ce matin
01:16:06à ce stade
01:16:07parce que ça évolue
01:16:08très très vite
01:16:09que pour l'instant
01:16:10c'est plutôt l'axe
01:16:11politico-pragmatique
01:16:12qui a pris le dessus
01:16:12parce que la riposte
01:16:13iranienne aux frappes
01:16:14américaines hier
01:16:15ce sont des frappes
01:16:17contre les alliés arabes
01:16:19des Etats-Unis
01:16:21Bahreïn
01:16:21Jordanie
01:16:22enfin ils ont ciblé
01:16:23principalement
01:16:24des bases militaires
01:16:25américaines
01:16:26ils n'ont pas ciblé Israël
01:16:27alors qu'il y a un vrai débat
01:16:28stratégique au sein
01:16:29du régime iranien
01:16:30est-ce qu'il ne fallait pas
01:16:31riposter directement
01:16:33contre Israël
01:16:35parce que la crainte
01:16:36désormais du régime
01:16:37c'est que
01:16:37au fond
01:16:38de nouvelles frappes
01:16:39contre Israël
01:16:39fournissent l'excuse
01:16:41à Netanyahou
01:16:41pour reprendre les hostilités
01:16:42et pour embarquer
01:16:43avec lui Trump
01:16:44Alors justement
01:16:45quel état d'esprit
01:16:46à Washington
01:16:46Antoine Forestier
01:16:47va nous le dire
01:16:47parce qu'il est en direct
01:16:49avec Bastien Dufour
01:16:51Antoine
01:16:51est-ce que l'ambiance là-bas
01:16:53elle est à une reprise
01:16:55prochaine du conflit
01:16:56et on est en train
01:16:56d'en vivre les prémices
01:16:57avec au fond
01:16:58l'armée américaine
01:16:59qui fait un peu le ménage
01:16:59sur des stations radar
01:17:00sur des postes d'observation
01:17:02iraniens
01:17:02et sur la défense
01:17:04anti-aérienne iranienne
01:17:07Oui c'est vrai
01:17:08que ça y ressemble
01:17:09mais officiellement
01:17:10en tout cas
01:17:10l'administration Trump
01:17:11ce n'est pas ce qu'elle dit
01:17:13la nuit qu'on a passé
01:17:14cette nuit
01:17:15avec près de 4 heures
01:17:16de bombardement
01:17:16elle ressemble
01:17:17à la précédente
01:17:18à chaque fois
01:17:19ce sont des cibles
01:17:21qui ont été visées
01:17:22dans le sud de l'Iran
01:17:23des cibles stratégiques
01:17:24qui ont été visées
01:17:25Donald Trump explique
01:17:27qu'il y a eu 49 missiles
01:17:28Tomahawk
01:17:29qui ont été tirés
01:17:30cette nuit
01:17:31hier pour justifier
01:17:32les frappes
01:17:33Donald Trump
01:17:34indiquait que c'était
01:17:35en représailles
01:17:36à l'attaque
01:17:37d'un hélicoptère
01:17:38ce lundi
01:17:38par les Iraniens
01:17:39selon lui
01:17:40cette nuit
01:17:41pour justifier cette attaque
01:17:42les américains
01:17:43expliquent que c'est
01:17:44pour mettre la pression
01:17:46à Téhéran
01:17:46pour que les négociations
01:17:47avancent
01:17:48enfin
01:17:48les Etats-Unis
01:17:49ont fait une proposition
01:17:50à Téhéran
01:17:50il y a maintenant
01:17:51deux semaines
01:17:51et il semble
01:17:52que désormais
01:17:52ils sont en train
01:17:53de perdre patience
01:17:54à l'image de Pete Exet
01:17:56le secrétaire
01:17:57à la défense
01:17:58qui avant l'opération
01:17:59de cette nuit
01:17:59a déclaré
01:18:00si on doit négocier
01:18:01avec des bombes
01:18:02alors on négociera
01:18:03avec des bombes
01:18:04justement
01:18:04tiens Antoine
01:18:05vous avez raison
01:18:05écoutons le Pete Exet
01:18:10comme l'a dit
01:18:11le président Trump
01:18:11ils ont tergiversé
01:18:12on voit bien
01:18:13quand quelqu'un
01:18:14essaye de négocier
01:18:15par petite dose
01:18:15au lieu de cela
01:18:16ils vont subir
01:18:17des bombardements
01:18:17continus
01:18:18sur des installations
01:18:19clés en Iran
01:18:19effectuées depuis
01:18:20les Etats-Unis
01:18:21et ce n'est pas
01:18:22parce que nous voulons
01:18:23relancer les négociations
01:18:24nous n'en avons pas besoin
01:18:25c'est parce que
01:18:26le département de la guerre
01:18:27est prêt à fixer
01:18:28les conditions
01:18:28pour obtenir l'accord
01:18:29que le président Trump
01:18:30attend
01:18:33ils reviennent un peu
01:18:34en position de force
01:18:35les américains
01:18:36grâce à la suite
01:18:37de ces frappes
01:18:38qui se poursuivent
01:18:38nuit après nuit
01:18:39David ou pas ?
01:18:39en tout cas
01:18:39c'est un signalement
01:18:40stratégique
01:18:41ils augmentent la pression
01:18:42l'objectif
01:18:43c'est de modifier
01:18:43la position américaine
01:18:46dans la négociation
01:18:47avec les iraniens
01:18:48être en position de force
01:18:51très concrètement
01:18:51ils envoient un message
01:18:52qui est assez limpide
01:18:54au régime iranien
01:18:55aujourd'hui
01:18:55c'est qu'ils sont prêts
01:18:56ils ne le souhaitent pas
01:18:56mais ils sont prêts
01:18:57à reprendre les hostilités
01:18:58si c'est nécessaire
01:18:59si le régime continue
01:19:00à pratiquer
01:19:02ces manœuvres dilatoires
01:19:04en fait
01:19:04ce qui me frappe
01:19:06je vous le disais
01:19:06hors antenne
01:19:07c'est que
01:19:07regardez ce qu'ont fait
01:19:08les Israéliens
01:19:09il y a 48 heures
01:19:10ils ont tapé
01:19:10systématiquement
01:19:11la défense aérienne
01:19:13iranienne
01:19:13dans le centre du pays
01:19:14les américains
01:19:15l'ont fait dans le sud
01:19:16tout ça est relativement coordonné
01:19:18ce qu'on peut imaginer
01:19:20en tout cas
01:19:20c'est comme ça
01:19:21que les iraniens le perçoivent
01:19:22le corps des gardiens
01:19:25de la révolution
01:19:25pardon
01:19:26c'est qu'en réalité
01:19:27la coalition israélo-américaine
01:19:29est en train
01:19:29de préparer le terrain
01:19:30pour une reprise
01:19:31des hostilités
01:19:32une précision Patrick
01:19:33sur ces communiqués
01:19:34qui se multiplient
01:19:35côté iranien
01:19:36depuis plusieurs minutes
01:19:37maintenant
01:19:37l'autorité maritime iranienne
01:19:39qui dit qu'elle ferme
01:19:40totalement le détroit d'Hormuz
01:19:42quelle est la différence
01:19:42par rapport à la situation
01:19:43précédente
01:19:44parce qu'on pensait
01:19:45qu'il était déjà fermé
01:19:45le détroit d'Hormuz
01:19:46c'est sa façon de dire
01:19:47écoutez nous
01:19:48qui avons organisé
01:19:50toute une autorité
01:19:51qui sera reconnue
01:19:52internationalement
01:19:53et qui est conforme
01:19:55à ce droit international
01:19:56si nous décidons
01:19:57de la fermer
01:19:58si les américains
01:20:02se mettent à forcer
01:20:03cette fermeture
01:20:04ils iront
01:20:06contre ce droit international
01:20:07vous voyez
01:20:08je suis dans le logiciel
01:20:09c'est totalement
01:20:10de la posture
01:20:11puisque les américains
01:20:12ont déjà dit
01:20:12que ce n'était pas le cas
01:20:14et qu'ils vont poursuivre
01:20:15leur couloir
01:20:17leur corridor
01:20:18même
01:20:18c'est un petit couloir
01:20:19du côté Omane
01:20:20mais les iraniens
01:20:21avec ça
01:20:21se donnent le droit
01:20:22de pouvoir
01:20:23continuer à taper
01:20:24notamment en frappant
01:20:26des hélicoptères
01:20:27qui assureraient
01:20:27l'escorte aérienne
01:20:28de ces navires
01:20:29donc on est dans le déclaratif
01:20:31mais on va le voir
01:20:32désormais
01:20:32les échéances s'accélèrent
01:20:34on était sur
01:20:35tous les 2-3 jours
01:20:36désormais
01:20:36il y a de fortes chances
01:20:37qu'on ait encore
01:20:38une séquence
01:20:39comme celle d'hier
01:20:40dès ce soir
01:20:41sur le plan des négociations
01:20:43ce sont les qatariens
01:20:44qui étaient aux avant-postes
01:20:45ces dernières heures
01:20:46mais visiblement
01:20:48ils sont partis
01:20:48ils sont rentrés chez eux
01:20:49ça n'a pas donné grand chose
01:20:50ils sont rentrés chez eux
01:20:51et si ça avait été positif
01:20:53je pense qu'on aurait déjà
01:20:54eu une déclaration
01:20:55je pense que le fait
01:20:56que ce soit silencieux
01:20:58du côté qatari
01:20:59c'est que
01:20:59il n'y a pas eu vraiment
01:21:00d'avancée
01:21:03on sait aussi
01:21:05par ailleurs
01:21:06qu'à chaque visite
01:21:07que ce soit pakistanais
01:21:08ou qatari
01:21:09en Iran
01:21:10il y a une tension
01:21:11très forte
01:21:11avec les gardiens
01:21:12de la révolution
01:21:12qui ont finalement
01:21:13le dernier mot
01:21:14une fois que toutes les réunions
01:21:16se déroulent
01:21:17avec les négociateurs
01:21:18donc on ne s'attend pas
01:21:19effectivement
01:21:19le problème
01:21:21de ces négociations
01:21:22ce n'est pas tant
01:21:22les termes
01:21:23que
01:21:24qui signe
01:21:25et qui donne
01:21:26ces garanties
01:21:27si ce sont les gardiens
01:21:28de la révolution
01:21:28il n'y a pas de garantie
01:21:30à ce que
01:21:30la signature tienne
01:21:31et il y a
01:21:32pendant qu'on vous donne
01:21:33ces dernières informations
01:21:34sur la situation
01:21:35au Moyen-Orient
01:21:35une nouvelle assez triste
01:21:37qui est tombée
01:21:37puisque c'est l'annonce
01:21:39du décès
01:21:39de Charlie Dalin
01:21:40vous le reconnaissez
01:21:41sans doute
01:21:41puisque c'est lui
01:21:42qui avait gagné
01:21:43le Vendée Globe
01:21:45en 2025
01:21:46je parle sous le contrôle
01:21:47d'Antoine Sabardin
01:21:48qui nous a rejoint
01:21:50parce qu'Antoine
01:21:51on savait
01:21:52qu'il se battait
01:21:53contre un cancer
01:21:54il en avait même
01:21:55fait un livre
01:21:56il avait réussi
01:21:56à remporter
01:21:57la course
01:21:58dans ces conditions
01:21:59ce qui semblait
01:21:59quasi surhumain
01:22:01mais hélas
01:22:01la maladie
01:22:02a fini par l'emporter
01:22:03oui c'est ça
01:22:03la maladie qui a fini
01:22:04par l'emporter
01:22:04aujourd'hui à 42 ans
01:22:05effectivement Charlie Dalin
01:22:07il a remporté
01:22:07ce Vendée Globe
01:22:08en 2025
01:22:08mais il savait
01:22:10qu'il était malade
01:22:11mais il n'en avait pas
01:22:11parlé avant
01:22:12le départ
01:22:12de cet Everest des mers
01:22:15ce Vendée Globe
01:22:15on le rappelle
01:22:16c'est un tour du monde
01:22:17en solitaire
01:22:18sans escale
01:22:19sans assistante
01:22:19c'est très très éprouvant
01:22:21et c'est quelques mois
01:22:22plus tard
01:22:23à la fin de l'année 2025
01:22:24que dans un livre
01:22:25il a évoqué
01:22:27cette maladie
01:22:28et il dit même
01:22:28dans une interview
01:22:29réalisée par Pierre-Yves Leroux
01:22:31en fin d'année 2025
01:22:32que peut-être
01:22:33que son précédent Vendée Globe
01:22:35en 2020
01:22:35il l'avait parcouru
01:22:36avec cette maladie
01:22:37les médecins ne savaient pas
01:22:38encore précisément
01:22:40quand est-ce que cette maladie
01:22:41a pu être
01:22:42entre guillemets
01:22:44révélée
01:22:44en tout cas
01:22:45elle a été diagnostiquée
01:22:46bien tard
01:22:46la tumeur était très très grande
01:22:47il parlait de la taille
01:22:49d'un pamplemousse
01:22:49Charlie Dalin
01:22:50c'est un exploit fabuleux
01:22:52c'est un virtuose de la voile
01:22:54vraiment
01:22:54qui nous quitte
01:22:55ce matin
01:22:55puisque
01:22:56il était l'un des meilleurs marins
01:22:57de sa génération
01:22:58Charlie Dalin
01:22:59il a remporté ce Vendée Globe
01:23:00il a remporté d'autres courses
01:23:02bien sûr Charlie Dalin
01:23:03et puis en 2020
01:23:03on se rappelle
01:23:04qu'il avait franchi
01:23:05la ligne d'arrivée
01:23:05de ce Vendée Globe
01:23:06en tête
01:23:07mais il ne l'avait pas
01:23:08remporté le Vendée Globe
01:23:08puisqu'il y avait eu
01:23:09des jeux décompensations
01:23:10on se souvient du sauvetage
01:23:11de Jean Le Cam à l'époque
01:23:12qui avait permis
01:23:13à Yannick Bestaven en 2020
01:23:14de remporter ce Vendée Globe
01:23:16mais oui
01:23:16c'est une bien triste nouvelle
01:23:17pour le monde de la voile
01:23:19qu'on apprend ce midi
01:23:21Et vous avez vu le titre
01:23:22de son livre
01:23:22La force du destin
01:23:24et cette force
01:23:25qu'il a évidemment incarnée
01:23:27ce qui a stupéfie tout le monde
01:23:28quand il a fait cette annonce
01:23:29comment réussir un exploit pareil
01:23:30déjà en temps normal
01:23:31c'est absolument sidérant
01:23:34mais alors en plus
01:23:35avec un cancer
01:23:35qui est en train de vaut ronger
01:23:37et qui hélas
01:23:37a donc fini
01:23:38par gagner la bataille
01:23:39c'est l'une des nouvelles tristes
01:23:40de cette matinée
01:23:41il avait 42 ans
01:23:42et évidemment
01:23:43dans quelques instants
01:23:44Christophe Delay
01:23:45et Roselyne Dubois
01:23:45reviendront sur cette annonce
01:23:48tragique
01:23:49à demain
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