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00:00Europe 1, la France bouge, Elisabeth Assayac.
00:04Bonsoir à tous, bienvenue dans la France bouge, un format particulier ce soir puisque dès 21h, soirée spéciale sur Europe
00:101 et CNews avec Laurence Ferrari et le grand face-à-face, Jean-Louis Borloo, ancien ministre, face à Robert
00:15Ménard, maire de Béziers.
00:17Nous, on est ensemble pour vous montrer le chemin de l'entrepreneuriat, le chemin de l'audace.
00:22César Dian et Diana N'Goma m'ont aidé à préparer cette émission et Christophe Thiraud est en régie, il
00:27est le maître des horloges.
00:29Ce soir à la une, un invité exceptionnel, un entrepreneur qui a le nom d'un personnage de roman, il
00:35est le pionnier du sauvetage des entreprises, il est à la tête d'un empire, environ 30 000 personnes travaillent
00:41avec lui.
00:41Il s'est flairé les opportunités, parcours hors normes, sorti de l'ENA, passionné par les comptes publics, il a
00:47travaillé dans les fusions acquisitions et démarre son parcours d'entrepreneur en 1991.
00:52Depuis, c'est un groupe qui travaille dans la défense, la gestion de l'épargne, la sécurité et depuis 10
00:58ans, le lifestyle, l'art de vivre, comme on dit, à travers des restaurants, des salles de spectacle.
01:03Vous souhaitez connaître la suite, ça tombe bien. Il est parmi nous ce soir, son nom, c'est Walter Butler.
01:09Bonsoir.
01:11Et bienvenue dans La France Bouge. Est-ce que ce mini-résumé vous convient ?
01:14Tout à fait.
01:15Bon, alors très bien. Alors on continue comme ça. La France Bouge, c'est parti. Nous sommes ensemble jusqu'à
01:1921h ce soir sur Europe 1.
01:21Europe 1.
01:21Elisabeth Assayac.
01:23J'aurais voulu être un artiste pour pouvoir faire mon numéro.
01:37Quand l'avion se pose sur la piste.
01:43Et ce soir, notre invité est un homme aux multiples vies. Businessman, investisseur, sauveteur d'entreprise, mais aussi le goût
01:51du spectacle, du beau, du détail, de l'expérience.
01:54Quand il reprend un cabaret, il ne regarde pas seulement les contes, il scrute le moindre détail, lumière, son, décor,
02:00l'expérience du public.
02:01Il veut comprendre pourquoi ça marche et surtout comment faire pour que ça marche mieux.
02:06Je suis ravie de recevoir ce soir Walter Butler.
02:12Alors, Walter Butler, le principe de la France Bouge, vous savez, c'est de pitcher.
02:16Avant de démarrer notre échange, chaque soir sur Europe 1, les entrepreneurs viennent pitcher leur entreprise.
02:22Alors ce soir, malgré votre parcours, malgré toutes vos activités, vous avez une minute pour nous pitcher.
02:27Walter Butler, est-ce que vous êtes prêt ?
02:29Je suis prêt. Je ne suis pas préparé, mais je suis prêt.
02:31Top chrono. On vous écoute.
02:33J'ai créé un groupe en revenant des Etats-Unis, qui est, comme vous venez de le dire, dans quatre
02:38activités, l'épargne, la défense, la sécurité, mais aussi ce qu'on appelle le lifestyle.
02:43Et c'est un peu à ce titre que je suis là aujourd'hui.
02:46J'ai démarré mes investissements dans ce secteur il y a une dizaine d'années.
02:50Ça me rend très heureux parce que c'est un secteur qui est nouveau pour moi et qui crée beaucoup
02:54d'émotions, ce qui est important dans ma vie comme dans toutes nos vies.
02:58Merci pour votre pitch, c'est très clair.
03:00Moins d'une minute, mais on a tout compris.
03:02Et d'ailleurs, on va s'arrêter depuis dix ans sur ce qu'on appelle Walter Butler, Butler Collection.
03:08Donc tout ce parcours lifestyle.
03:11Mais avant d'aller sur Walter Butler Collection, avec dedans, il y a Pierre Armé, on va y en parler,
03:18le Café La Pérouse, le Paradis Latins, encore l'Ambroisie.
03:21Il y a vous, il faut qu'on vous connaisse pour prendre la mesure de ce que vous avez fait.
03:26Vous avez démarré très très loin du monde de l'entreprise puisque vous avez fait l'ENA, vous avez été
03:31dans la fonction publique.
03:33Pourquoi à un moment donné, vous avez même travaillé à la banque, à New York, à chez Goldman Sachs, où
03:37il paraît que vous travaillez 18 heures par jour.
03:39Et pourtant, vous vous êtes dirigé vers l'entrepreneuriat.
03:44En 1991, vous vous êtes dit je vais entreprendre.
03:46Il se passait quoi dans votre tête à ce moment-là ?
03:48Alors j'ai surtout démarré, j'ai démarré très loin de, je dirais, de Butler Collection.
03:53J'ai surtout démarré très loin de la France puisque je n'ai pas de sang français.
03:57Je suis né au Brésil.
03:59Je suis arrivé en Europe par le troisième mariage de ma mère qui est épousin français, qui était mon beau
04:04-père et de facto mon père.
04:05Et vous aviez 7 ans à peine.
04:06J'avais 7 ans.
04:07J'étais gaucher, je suis devenu droitier, donc j'étais bien contrarié de quitter les belles plages de Rio au
04:13Brésil.
04:14Et j'ai fait l'ENA pour faire plaisir à mes parents, en fait.
04:19Et puis j'ai eu la chance de réussir.
04:21Vous vous rendez compte de cette phrase ?
04:22J'ai fait l'ENA pour faire plaisir à mes parents ?
04:25Oui.
04:26Ils vous ont mis la pression ?
04:27Ils vous ont dit que c'est pour leur faire plaisir ?
04:29C'était pour eux, je pense que mon beau-père n'avait pas réussi ce concours.
04:33Il était dans la banque, c'était important pour lui et je voulais me faire plaisir aussi.
04:40Mais j'ai travaillé pour passer l'ENA.
04:43J'ai eu la chance de rentrer, de bien en sortir.
04:46La chance, vous avez bossé.
04:47J'ai beaucoup bossé pour préparer l'ENA, et moins en étant à l'ENA.
04:51C'est la vérité.
04:53Et après, je n'ai fait que travailler très longtemps.
04:58J'ai été à l'inspection des finances.
05:00Ensuite, j'ai travaillé pendant 2 ans au ministère de la Culture,
05:03ce qui était déjà un peu anormal à l'époque.
05:06Et ça a été mon premier contact, je dirais, avec l'univers culturel dans lequel je suis aujourd'hui.
05:11Et la politique ?
05:12Et oui, et puis je suis parti aux Etats-Unis, travailler chez Goldman Sachs,
05:17qui était une grande banque d'affaires,
05:18et où, comme je dis, c'est un peu là que j'ai appris à lire et à écrire,
05:22en étant, je dirais, dans les fusions acquisitions,
05:24et dans une ville qui était New York, une ville très très passionnante,
05:29et Trump n'était pas encore là.
05:30Donc, première vie au Brésil, ensuite la France, ensuite New York,
05:34mais vous revenez en France ?
05:36Je reviens en Europe.
05:37En Europe ?
05:38Je reviens en Europe, à Londres, mais tout de suite après à Paris,
05:42parce que j'avais envie de revenir, d'être en France,
05:44et de créer mon entreprise.
05:46Alors, pourquoi ?
05:47Pourquoi c'est l'entrepreneuriat ?
05:48Parce que franchement, Énarque, la banque, les dorures des ministères ?
05:54Alors, parce que j'ai eu la chance de travailler chez Goldman Sachs,
05:58qui est, comme on dit, un partnership, une association,
06:01dans laquelle beaucoup de gens, après, partaient pour créer leur propre entreprise,
06:06leur boutique, et ça m'a donné envie de le faire en Europe.
06:12J'avais pas mal d'offres d'emplois de grands groupes,
06:15et je me suis dit, si j'étais plus jeune, j'étais célibataire,
06:18je me suis dit, c'est le moment de tenter, et j'ai tenté.
06:22Donc, vous avez tenté, et puis vous vous êtes fait une spécialité,
06:25sauver des entreprises.
06:26Vous avez été pionnier là-dedans.
06:27Oui.
06:28Dans le sauvetage des entreprises.
06:30Pourquoi vous dirigez vers ce qui va mal ?
06:32Alors, ça a été, je dirais, un hasard.
06:37J'ai un parrain, qui est François Pinault, père,
06:41que je voyais très souvent,
06:43et qui, un jour, m'a orienté vers une entreprise,
06:45un cours de publicité, qui s'appelle BDDP,
06:47qui existe toujours,
06:49et qui était un peu Janus,
06:53c'est-à-dire des demi-repris de justice
06:54dans l'univers des banques,
06:55et des demi-dieux dans l'univers de la publicité et de la communication.
06:59Et on a pris le contrôle de ce groupe,
07:01où il y avait 5-6 000 personnes,
07:05et on est arrivé à le redresser assez rapidement,
07:07avec l'aide du management et des équipes,
07:09et ça m'a donné, ça nous a donné une réputation
07:12d'être, comme on dit, dans les situations spéciales,
07:14dans les affaires compliquées,
07:16et on a démarré comme ça.
07:18Il paraît que plus c'est compliqué, plus vous vous aimez.
07:20Plus c'est compliqué, plus j'aime,
07:22parce que je pense qu'un problème complexe,
07:25ce sont des petits problèmes qu'on résout un par un,
07:28les uns après les autres,
07:29et ça a été un peu, effectivement, notre savoir-faire.
07:33Mais jusqu'à aujourd'hui, c'est votre savoir-faire, Walter Butler ?
07:36Oui, je dirais, pendant 20 ans,
07:39on n'a fait quasiment que ça,
07:41et c'est très fatigant,
07:42et en termes d'adrénaline, c'est très puissant,
07:45parce qu'on a aussi des échecs,
07:47et on les vit très mal,
07:49y compris et surtout sur le plan humain.
07:52Mais il y a maintenant une quinzaine d'années,
07:54on va faire aussi autre chose,
07:55parce que si on sait faire de la chirurgie lourde,
07:59on peut faire de la médecine plus simple,
08:01et donc, du coup, on s'est dit,
08:02on va créer,
08:02on va aider des entreprises à se créer,
08:04on va aider des entreprises à se développer,
08:07on va créer des nouveaux produits,
08:08des nouvelles attentes.
08:09Donc, en plus des situations spéciales,
08:12ou de retournements, comme on dit,
08:13on fait des investissements,
08:15je dirais, plus normaux et plus faciles,
08:18qui sont tout aussi excitants.
08:20Et puis, il paraît que lorsque vous reprenez une entreprise,
08:23vous êtes assez rapide,
08:24il paraît que vous ramassez 3 à 5 fois la mise de départ.
08:28Oui.
08:28Bon, c'est trop.
08:29Donc, voilà.
08:31Et cela a fait que vous avez continué.
08:34Vous êtes allé, il y a une dizaine d'années,
08:36vers le lifestyle,
08:38comme on dit,
08:38vers l'art de vivre à la française.
08:41Ça vous plaît, ça, cet art de vivre à la française ?
08:42Beaucoup.
08:43Parce qu'il y a une spécificité.
08:45Il y a une spécificité.
08:46Il y a une...
08:48Je pense que les Français,
08:50les Italiens,
08:51mais plus les Français,
08:52ont une légitimité dans l'art de vivre,
08:54pas uniquement en France,
08:55mais au niveau mondial.
08:56Et ce goût du spectacle,
08:58en fait,
08:59il est venu,
08:59enfin, étonnamment,
09:00quand on investit dans le PSG,
09:02on a repris le PSG
09:04avec Olouni,
09:05c'était en 2005.
09:06Pendant deux ans ?
09:07Pendant cinq ans,
09:09avant de le céder au Qataris,
09:11ce qui était une très bonne décision,
09:12d'ailleurs.
09:14Et le football,
09:15c'est un spectacle,
09:16c'est dans le plus grand
09:16de tous les spectacles,
09:17et ça m'a donné,
09:19je dirais,
09:20plus de courage
09:21et plus d'allant
09:21pour investir dans des spectacles,
09:23je dirais,
09:23plus traditionnels.
09:24Que le PSG est toujours aussi fan ?
09:25Toujours.
09:26Toujours aussi fan.
09:27Donc, vous êtes allé
09:29vers le lifestyle,
09:30vous avez racheté
09:30la grosse opération
09:31qui fait que,
09:32vraiment,
09:32ça incarne le changement d'échelle,
09:34Walter Butler,
09:35c'est quand vous rachetez
09:35le MoMA Group.
09:37MoMA Group,
09:37ce sont plein d'endroits parisiens,
09:40avec, par exemple,
09:43le bœuf sur le toit,
09:44le manco,
09:45tout ça,
09:45ça fait partie du MoMA Group.
09:47Qu'est-ce que ça dit,
09:48cette opération,
09:49de votre stratégie
09:50pour les prochaines années ?
09:51Ça veut dire que vous allez
09:52continuer à racheter,
09:53à racheter,
09:54à devenir le taulier
09:56des vies parisiennes ?
09:58Alors,
09:59ça n'est pas
10:00racheter pour racheter,
10:02c'est de créer,
10:04c'est de remplir
10:04un espèce de puzzle
10:06dans lequel il y a,
10:08je dirais,
10:09le groupe Pierre Hermès
10:10dans tout ce qui est restauration,
10:11Pierre Hermès,
10:12c'est il y a 30 ans
10:12que vous vous êtes rapproché
10:13de lui, hein ?
10:14Non, c'était il y a
10:15à peu près 5 ans maintenant.
10:16Ah, c'était 5 ans,
10:17mais lui,
10:17ça fait 30 ans.
10:18Exactement.
10:19Et dans les scènes aussi,
10:21avec le Paradis Latins
10:22et maintenant,
10:22on va y venir dans un instant,
10:24l'Alcaza,
10:25et donc MoMA,
10:26c'est un groupe
10:27qui, à l'époque,
10:28avait quelques difficultés
10:29liées à la fin du Covid,
10:34et qui avait un concurrent
10:35qui est Paris Society,
10:36ce sont les secteurs
10:37qui demandent
10:38de gros moyens financiers.
10:40Paris Society a été repris
10:41par le groupe Accor,
10:42et il fallait effectivement
10:43injecter des moyens nouveaux
10:44pour le développer,
10:46et c'est ce que l'on a fait,
10:49voilà,
10:50et j'en suis très content
10:51puisqu'on a...
10:52Vous êtes pris au jeu,
10:53c'était le Paradis Latins,
10:54par exemple,
10:54c'était en 2018,
10:55et vous êtes pris au jeu.
10:58Là, en 8 ans,
10:59vous avez multiplié par...
11:02La partie lifestyle du groupe,
11:05aujourd'hui,
11:06c'est à peu près
11:07300 millions d'euros
11:08de chiffre d'affaires,
11:09c'est 150 endroits,
11:11restaurants,
11:12points de vente,
11:13c'est à peu près
11:143000 collaborateurs
11:16dans le monde,
11:17mais je dirais
11:19majoritairement en France.
11:20Mais Walter Butler,
11:21quand par exemple
11:21vous rachetez le Paradis Latins,
11:23vous mettez quoi en place
11:25au-delà de mettre de l'argent ?
11:26Il paraît que vous vous investissez
11:27sur tous les détails.
11:29Oui, parce que...
11:30Par exemple, sur quoi ?
11:32Sur tout.
11:32Dans le cadre du Paradis Latins,
11:34surtout vraiment tout,
11:35parce qu'on partait de très loin,
11:37donc sur tout, c'est quoi ?
11:38C'est changer les lumières,
11:41changer les sons,
11:43changer la chorégraphie,
11:45changer la cuisine,
11:47tout changer,
11:47puisqu'on était quand même loin.
11:49Et à la fin,
11:51oui, ce sont des investissements
11:52financés,
11:52mais c'est des investissements
11:54humains, émotionnels.
11:55Vous regardez l'ampoule,
11:56le changement de la lumière,
11:58tout ça, c'est vous
11:58et le faire votre leurre.
11:59Je le définis,
12:00on fait un cahier des charges,
12:02mais oui,
12:03mon premier rôle,
12:04en le reprenant,
12:05c'est de dire
12:06est-ce que je garde
12:06le spectacle tel qu'il est
12:08ou est-ce que je prends
12:08une nouvelle chorégraphie ?
12:10Donc j'ai fait un appel,
12:12j'ai contacté
12:13assez honte de personnes
12:14pour proposer une chorégraphie,
12:15c'était des gens
12:17de l'univers du cinéma,
12:18du théâtre,
12:18de l'opéra.
12:19Et là, vous assistez
12:20au casting ?
12:21Oui, j'assiste au casting
12:22puisque c'est des danseurs,
12:25des chanteurs,
12:25des chanteuses,
12:26parce que c'est
12:27l'élément important
12:28comme on fait
12:29des testings
12:30de nourriture
12:31dans tous les restaurants
12:32pour valider ou pas
12:33la carte.
12:34Et vous montez sur scène
12:34parfois ?
12:35Ça m'arrive.
12:36C'est vrai ?
12:36Ça m'arrive.
12:37Mais vous faites quoi
12:37sur scène,
12:38Walter Butler ?
12:38Eh bien,
12:39je parle et je...
12:41Vous dites quoi aux spectateurs ?
12:43Alors,
12:44je y vais souvent,
12:45pour le Paris des Attains,
12:46le dimanche soir,
12:47parce que j'ai la chambre
12:48d'habiter pas très loin
12:49et ça m'émerveille toujours
12:50d'avoir une salle pleine
12:51avec 500 personnes.
12:53Il n'y a pas beaucoup
12:54d'endroits à Paris
12:55dans cette France
12:56dans laquelle on est aujourd'hui.
12:57Vous avez 500 personnes,
12:58dont 70% de Français
13:00qui sont là
13:01tous les dimanche soir
13:02et ça me fait plaisir.
13:03Donc,
13:03je remercie les gens
13:04des venus
13:04et puis je les pitche
13:06pour les autres scènes
13:07que j'ai,
13:08dont l'Alcazar,
13:08dont Paris Paradis à Dubaï.
13:10Justement,
13:10on va en parler
13:11dans un instant
13:11de l'Alcazar
13:12et de tous vos projets.
13:13Walter Butler,
13:14invité exceptionnel
13:15ce soir sur Europe 1.
13:17On l'a vu,
13:18derrière l'investisseur,
13:19il y a un artiste
13:19et on va continuer
13:20à en parler.
13:21A tout.
13:22Europe 1.
13:23La France Bouge
13:24Elisabeth Assayac
13:25Pour en arriver là,
13:27j'ai trop douté de tout,
13:29de moi, de Dieu, de vous,
13:32j'ai laissé derrière moi
13:34tous mes rêves d'enfance.
13:36Aujourd'hui, j'ai le cœur
13:38presque en état d'urgence.
13:40Dalida, pour en arriver là,
13:41c'est pour vous, Walter Butler,
13:43invité exceptionnel
13:44ce soir de la France Bouge,
13:46président de Butler Collection.
13:48C'est votre type du moment
13:50d'Alida, pour en arriver là ?
13:51Oui, parce que
13:52c'est une chanson
13:53que je ne connaissais pas,
13:54qui est magnifique,
13:55qu'elle a écrite
13:56à la fin de sa vie
13:58et qui est
13:59Pour en arriver là,
13:59je recommencerai.
14:00C'est ce qu'elle dit
14:01dans cette chanson.
14:02C'est une très belle chanson
14:03qu'on va faire,
14:04qui sera une des chansons
14:06étendards de l'Alcazar
14:07et d'Alida
14:08parce que c'est une femme
14:10extraordinaire
14:11et qui est de tous les temps
14:13et adorée par tout le monde.
14:14Donc, on se centre sur elle
14:15et cette chanson,
14:16elle est magnifique.
14:17Elle me donne de l'émotion.
14:19Je l'écoute à peu près
14:20cinq fois par jour
14:22et je crois que je reconnais
14:23les paroles par cœur.
14:24Vous vous reconnaissez dedans ?
14:25Un peu.
14:26C'est-à-dire,
14:27dans quelle partie ?
14:28L'émotion.
14:29L'émotion que ça vous procure
14:31et pour en arriver là,
14:32tout ce qu'elle a mis en place,
14:33parce que vous venez de loin,
14:34vous nous l'avez dit tout à l'heure,
14:35si vous nous rejoignez sur Europe,
14:36vous pouvez réécouter l'émission.
14:38Vous êtes venue du Brésil
14:39avec votre maman brésilienne à Paris.
14:42Ça n'a pas été simple
14:42de passer des plages de Rio
14:44à la grisaille parisienne
14:46et pourtant,
14:47pourtant vous êtes là ce soir.
14:48Et pourtant,
14:49je me sens intensément français.
14:51On va y revenir justement
14:52sur votre attachement à la France.
14:55Il paraît que vous avez même écrit
14:56des chansons
14:57à l'occasion de l'ouverture de l'Alcazar
15:00qui est le projet de cette fin d'année,
15:01l'Alcazar rue Mazarin
15:02dans le sixième arrondissement.
15:04Donc, il y a l'artiste vraiment
15:05qui est en train de sortir.
15:07On est loin de l'ENA
15:09et de la fonction publique.
15:11Oui, je me suis pris au jeu
15:12et à force de produire des spectacles
15:16et de...
15:18J'ai coproduit une série de télévision,
15:19ça c'est Paris l'année dernière aussi.
15:21J'ai assisté à tous les castings,
15:22un spectacle,
15:23donc je me suis dit
15:23je peux essayer de le faire moi-même.
15:26Et moi aussi, mais pourquoi pas ?
15:27Voilà.
15:28Et donc, j'ai écrit une chanson.
15:29La première, c'était il y a maintenant
15:31quatre ans
15:32qui s'appelle
15:33Laisse-moi t'appeler madame
15:34qui était en hommage
15:35à notre voisine du paradis latin
15:36et d'Alcazar
15:37qui était Notre-Dame
15:39qu'on n'a pas mis
15:40et qu'on a mis au paradis latin
15:41mais ça n'allait pas
15:43dans le show du paradis latin
15:44donc on l'a mise à l'Alcazar.
15:46On a fait une chanson
15:48qui est magnifique.
15:50Je l'ai écrite.
15:53Juliette, sur Jeanne.
15:54Sur Jeanne d'Arc.
15:58Aussi forte,
16:00invincible parce que fragile
16:01et qui sera un peu
16:03notre égérie
16:04de cette femme
16:05libre, indépendante,
16:07combattante
16:07et puis une chanson
16:09qui s'appelle
16:09On ira tous à l'Alcazar
16:10qui sera le final
16:11du spectacle.
16:12Donc la joie
16:12et la femme
16:14au cœur aussi
16:15de ce spectacle
16:16à l'Alcazar.
16:18Pour l'économie française,
16:19il y a un petit peu de France
16:20à Dubaï
16:20puisque vous avez aussi ouvert
16:21une forme de cabaret
16:23à Dubaï.
16:23Oui, on a ouvert
16:24Paris Paradis à Dubaï.
16:25Donc vous voulez faire rayonner
16:26la France aussi
16:27à l'étranger ?
16:28Absolument.
16:29On a déjà
16:33quatre établissements
16:34à Dubaï.
16:36On a Paris Paradis
16:38qu'on a ouvert
16:39et qu'on va réouvrir
16:40en fin d'année.
16:41On a le Casamor
16:43qui est au mandat oriental
16:44à Dubaï aussi.
16:45Et on a deux pieds armés
16:47dont l'un
16:48Jumeirah Marsal Arabe
16:49qui est le plus bel hôtel
16:50de Dubaï actuellement.
16:52Et le choix
16:55d'être à Dubaï
16:56avec le paradis latin
16:58c'est un gros choix
16:58qui a été
16:59une grosse aventure
17:01avec des gros investissements
17:03financiers
17:04mais aussi humains
17:05et émotionnels.
17:07Et ça a été
17:10c'est un pari
17:11que je suis ravi
17:12de prendre
17:12à ce moment-là
17:13de ma vie.
17:14Beaucoup
17:15le mot émotion
17:16revient dans votre voix
17:18Walter Butler.
17:19Votre livre de chevet
17:20c'est l'éloge du risque
17:21de la psychanalyste
17:22Anne Dufour-Montel
17:23à une époque
17:24où elle raconte
17:25la sécurité
17:25nous est donnée
17:26comme valeur principale.
17:27Vous Walter Butler
17:28après plus de 30 ans
17:29d'investissement
17:30est-ce que
17:31votre définition
17:32du risque
17:32a évolué ?
17:34Est-ce que c'est toujours
17:35la même ?
17:35C'est toujours la même
17:36et effectivement
17:36c'est mon livre de chevet
17:37je le donne
17:38à tous mes amis
17:40et parce que
17:43on est surprotégé
17:44on cherche à se protéger
17:46alors qu'il faut
17:46s'ouvrir
17:47prendre des risques
17:48tomber
17:49on dit bien
17:49tomber amoureux
17:50prendre un risque
17:51prendre le risque
17:51de vivre
17:52d'avoir des émotions
17:54d'aller vers les autres
17:55et on est toujours
17:56récompensé de ça
17:57enfin en tout cas
17:57dans ma vie
17:58j'ai toujours été
17:59récompensé
17:59de ce risque
18:01il ne faut pas faire
18:01n'importe quoi
18:02il faut analyser les choses
18:03mais il faut se laisser aller
18:06et prendre des risques
18:07prendre des risques
18:08on est à quelques mois
18:10des élections
18:10de l'élection présidentielle
18:12en France
18:13justement
18:13où placer
18:14l'espoir
18:15pour 2027
18:16Europe 1
18:18la France bouge
18:19les raisons d'espérer
18:21Walter Butler
18:22vous êtes notre invité exceptionnel
18:23ce soir sur Europe 1
18:24quelles sont les raisons d'espérer
18:26d'entreprendre ici
18:27en France ?
18:28Moi je crois
18:29qu'il y en a beaucoup
18:30je vais aller un peu
18:30à contre-courant
18:31de ce qui est
18:32de ce qui est dit
18:33et écrit dans beaucoup d'endroits
18:34et que je partage
18:36mais il y a beaucoup
18:37de raisons d'espérer
18:38parce qu'on est
18:38un grand pays
18:40avec une belle population
18:45une véritable culture
18:48une éducation
18:49qui baisse
18:50mais qui existe quand même
18:51et je pense qu'on a
18:56une base
18:57je ne sais pas si le terme
18:58est rebondir
18:59mais pour ce
19:00oui pour rebondir
19:02je pense qu'on est
19:04pas uniquement en France
19:05on est trop négatif
19:08trop pessimiste
19:08on voit trop le côté
19:09négatif des choses
19:10si on regarde
19:12de manière factuelle
19:14les français
19:16travaillent moins qu'avant
19:17gagnent plus
19:18ont un pouvoir d'achat
19:20qui augmente
19:20globalement
19:21ils ont du mal
19:22en ce moment
19:22avec les prix du carburant
19:23c'est compliqué
19:25c'est très compliqué
19:26et tout est compliqué
19:28mais si vous regardez
19:29sur le long terme
19:30il y a une amélioration
19:32de l'espérance de vie
19:33on peut dire que l'hôpital
19:35soigne plus mal
19:36mais l'hôpital soigne
19:36et comparé à beaucoup
19:38d'autres pays
19:38on a un système
19:39voilà
19:39on peut toujours dire
19:40que ça peut être mieux
19:40ça peut être mieux
19:41il y a beaucoup
19:42de dysfonctionnements
19:43et en tant qu'ancien fonctionnaire
19:45je les vois
19:46peut-être encore plus
19:46que d'autres
19:48mais de toute façon
19:48on est dans le monde
19:49dans lequel on est
19:50il faut plutôt voir le verre
19:51à moitié plein
19:53qu'à moitié vide
19:53et chercher à le remplir
19:56dans ma vie
19:59je vois beaucoup
19:59de personnes
20:00tous les jours
20:01et je vois plutôt
20:03des raisons d'espérer
20:04qu'autre chose
20:05je vois des sourires
20:06je vois des yeux
20:08qui brillent
20:08et c'est important
20:10et même
20:11dans les situations
20:13difficiles
20:13et de si j'en ai connu
20:14quand on reprend
20:15une entreprise
20:15vous avez 5 000
20:1610 000 personnes
20:18qui sont dans les boîtes
20:19en faillite
20:20je vois dans les collaborateurs
20:22une véritable énergie
20:25et on s'en sert avec eux
20:27pour aider l'entreprise
20:28à se redresser
20:29donc vous êtes profondément
20:30attaché à la France
20:31Walter Butler
20:32alors que vous êtes né au Brésil
20:33il n'y a pas de sang français
20:34non
20:34et pourtant
20:37vous dirigez
20:3730 000 personnes
20:38vous êtes profondément
20:40attaché à la France
20:40vous investissez à la France
20:41on va faire un petit quiz
20:42c'est un peu
20:43c'est un rituel
20:44un autre rituel
20:45de la France
20:46je vous répondais vite fait
20:47à des petites questions
20:48Walter Butler
20:49quand vous arrivez dans un hôtel
20:50quelle est la toute première chose
20:51que vous regardez
20:53ma chambre
20:54dans la restauration
20:55est-ce que l'assiette
20:55reste le plus important
20:56ou l'expérience
20:57autour du repas
20:59l'assiette
21:00avec Butler Collection
21:01vous investissez
21:02dans des établissements
21:03très différents
21:04qu'est-ce que vous recherchez
21:05systématiquement
21:06avant d'investir
21:07la qualité de la nourriture
21:09même si vous allez
21:10la changer après
21:11vous vous prenez
21:12parfaitement une bonne base
21:13oui
21:14les clients veulent
21:14de plus en plus vivre
21:15quelque chose d'unique
21:16jusqu'où peut-on aller
21:16dans la personnalisation
21:18de l'expérience
21:19alors là je vais être
21:20un peu plus long
21:21c'est extrêmement important
21:22je pense qu'il faut connaître
21:23ses clients
21:24on a dans Butler Collection
21:28plusieurs millions de clients
21:29on ne les connait pas
21:30on ne les connait pas assez
21:31si vous avez fait autre chose
21:32dans la vie
21:33Walter Butler
21:35vous auriez fait quoi ?
21:37alors j'aurais
21:37beaucoup de choses
21:38j'aurais maître
21:40chanteur d'opéra
21:40j'aimerais
21:42faire une crée
21:43une comédie musicale
21:43je n'ai pas abandonné
21:44cette idée d'ailleurs
21:45vous n'avez pas dit
21:46votre dernier mot ?
21:46non
21:47sur quoi la comédie musicale ?
21:49il y a deux manières
21:50où on reprend un grand thème
21:52où on le crée soi-même
21:53et je voudrais voir
21:53s'il arrive à le créer moi-même
21:55en étant aidé bien sûr
21:56de personnes experts
21:58mais oui parce que
21:59la comédie musicale
22:00c'est aussi quelque chose
22:02de joyeux
22:04d'humain
22:04dans lequel vous avez
22:05les différentes sensations
22:06les lumières
22:08les personnes
22:09les costumes
22:09une histoire
22:10et si vous pouviez dîner
22:12avec trois personnes
22:14vivantes ou disparues
22:15qui inviteriez-vous
22:17Walter Butler ?
22:18Raymond Aron
22:19sans hésiter
22:19ça a été mon
22:20j'ai eu la chance
22:21d'avoir comme professeur
22:22à Sciences Po
22:23et un peu à l'ENA
22:24c'est un homme
22:27extraordinaire
22:28qui a prédit
22:30la fin du marxisme
22:31qui a prédit
22:32qui a défendu
22:33le libéralisme
22:34premier au sens originel
22:36ça serait lui
22:37les trois dîners
22:38les trois dîners
22:39Raymond Aron
22:39merci Walter Butler
22:40un quiz écrit par César Dion
22:42merci à vous
22:43c'était un bonheur
22:44de partager ce moment
22:45avec vous
22:46Walter Butler
22:47président de Butler Collection
22:48ça ouvre quand l'Alcazar ?
22:50le 22 septembre
22:51donc dans quelques jours
22:52allez excellente soirée
22:53sur Europe
22:54dans un instant
22:54Laurence Ferrari
22:55qui reçoit Jean-Louis Borloo
22:56et Robert
22:56Ménard
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