00:00Monsieur Louis de Ragnel !
00:01Bonjour Pascal !
00:02Comment allez-vous ?
00:03Je vais très bien.
00:03Vous êtes chez les services politiques de...
00:05Merci de m'inviter.
00:06Je vous en prie, merci de venir surtout.
00:08On voulait faire un petit point sur la rentrée politique avec les folies, les dingueries en tout genre,
00:14de Marine Tondelier qui ne connaît pas Georges Pompidou,
00:19et puis ce matin qui en a remis une couche pour demander à Jean-Luc Mélenchon s'il connaissait Albert
00:25Lebrun par exemple.
00:26Que pensez-vous, comment jugez-vous cette rentrée politique ?
00:29Moi je trouve qu'elle commence très très tôt, il y a beaucoup trop de candidats,
00:33donc il y a un écrémage là qu'on va évidemment voir,
00:36et puis il y a une particularité, c'est que j'ai l'impression quand je regarde par exemple la
00:39primaire au Parti Socialiste,
00:41c'est qu'en réalité il y a de plus en plus de gens qui se déclarent candidats à la
00:44présidentielle
00:45simplement pour avoir un poste ministériel en cas de victoire,
00:47parce qu'ils savent, tout le monde sait très bien qu'ils ne vont pas aller au bout, qu'ils
00:50vont se désister,
00:51et c'est la première fois que je vois autant de personnes, on se dit bon, est-ce qu'ils
00:53sont vraiment au niveau ?
00:54Il n'y en a que cinq à la primaire du PS.
00:55Même ailleurs, je ne donnerai pas de nom, mais il y a des gens, tout le monde sait qu'ils
00:59n'iront pas jusqu'au bout,
01:00il y en a qui disent pourquoi pas, j'ai réfléchi.
01:02Qui n'ira pas jusqu'au bout par exemple ?
01:03Parce que là la primaire ce n'est pas la même chose, la primaire par définition il n'y en
01:05a qu'un qui ira jusqu'au bout.
01:07Non mais par exemple à droite il y a énormément de candidats.
01:11Bruno Retailleau il ira jusqu'au bout ?
01:12Bruno Retailleau, Gabriel Attal.
01:14Moi je suis convaincu qu'il ira jusqu'au bout, pour une simple raison, c'est que derrière il y
01:18a un enjeu,
01:18c'est d'avoir un groupe pour les législatives, et c'est d'avoir des députés à l'Assemblée Nationale,
01:23et donc s'ils renoncent, ça casse la dynamique pour essayer d'obtenir des députés.
01:28Bruno Retailleau, Gabriel Attal ou Edouard Philippe, il y aura forcément un qui se désistera ?
01:33Je ne sais pas, je ne sais pas.
01:34Et ça c'est le scénario, le petit bruit qui est en train de monter,
01:36c'est et si finalement leur relation était si mauvaise qu'il y avait deux candidats au premier tour.
01:43Pour que deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron s'affrontent dans un premier tour de présidentielle,
01:51c'est évidemment, c'est le bloc central, alors un bloc central gauche, bloc central droit,
01:55c'est deux petites couleurs différentes, mais évidemment tu divises par deux.
01:59Et là ça se durcit beaucoup entre les deux, donc forcément effectivement ils dilulent leur potentiel électoral,
02:04et donc leur capacité d'aller au deuxième tour.
02:06Mais ça s'est toujours durci. Dans la vie, dans un vestiaire,
02:13deux gardiens de but qui sont en concurrence ne seront jamais amis.
02:18Dans une rédaction, deux présentateurs qui sont en concurrence, pour le même poste,
02:24ça créera de l'électricité.
02:27T'es souvent plus ami avec des gens qui ne travaillent pas dans ta maison,
02:31que parfois avec des gens qui travaillent dans ta maison.
02:34C'est ainsi. Chirac Chabon en 1974, Chirac Balladur effectivement en 1995,
02:50c'est l'histoire de la politique.
02:54Quand tu es en concurrence, ça crée des petites divergences.
02:59Vous avez raison, mais là il y a une différence, c'est que le macronisme s'est terminé,
03:03et donc vous avez Gabriel Attal qui est persuadé d'incarner un vrai courant,
03:07qui veut derrière un groupe politique à l'Assemblée Nationale au moment des législatives,
03:11et vous avez Édouard Philippe qui veut exactement la même chose,
03:14parce que, ça vous connaissez les politiques aussi bien que moi Pascal,
03:18ils se disent que si ça ne marche pas à ce coup-ci, ça pourra marcher au coup d'après.
03:21Et donc il faut exister, pour exister, il faut avoir des députés,
03:26et donc il faut constituer son groupe, et faire en sorte que les autres aient envie de vous absorber.
03:31C'est comme ça que ça fonctionne aussi.
03:33Là, si tel était le cas, ce serait évidemment un deuxième tour annoncé.
03:38Déjà le deuxième tour, il est fortement annoncé entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
03:42mais s'il y avait deux candidats du Bloc Central, comme vous êtes en train de me le dire,
03:47plus Bruno Retailleau, ça va être quand même difficile.
03:50Alors l'un et l'autre avaient dit il y a quelques mois, mais ils le disent moins maintenant,
03:54que dans tous les cas, ils renonceraient au profit de l'un ou de l'autre,
03:57en cas de possibilité de victoire de Marine Le Pen ou de Mélenchon.
04:00Écoutez, on verra.
04:01Bon, autre interrogation, Éric Zemmour ou Sarah Knafow ?
04:06Sarah Knafow qui est à la une d'ailleurs du GD News,
04:08qui a vendu 120 000 exemplaires de son livre,
04:12ce qui montre d'ailleurs qu'il y a un attrait pour Sarah Knafow.
04:15Et un attrait aussi pour le sujet.
04:17Et pour le sujet, bien sûr.
04:18Parce que pendant des années, on disait que la question des finances publiques,
04:21les impôts étaient très loin des gens,
04:23et bien en fait, aujourd'hui, chaque euro compte,
04:27les gens voient bien qu'ils payent de plus en plus d'impôts,
04:29que la vie coûte plus cher.
04:30Et donc, moi ce qui me frappe, c'est que les Français sont de plus en plus alertes
04:33sur ce sujet, des finances publiques, des dépenses, des impôts.
04:35Est-ce qu'il y a quand même un petit mystère ?
04:39Éric Zemmour ?
04:40Éric Zemmour, ou est-ce que les choses sont faites ?
04:42Ce sera Éric Zemmour qui sera candidat.
04:44Écoutez, pour l'instant, il ne s'est pas déclaré officiellement,
04:46mais on voit que Sarah Knafow dit qu'Éric Zemmour est le candidat naturel.
04:50On voit qu'Éric Zemmour aussi a envie d'y aller, il le dit.
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