00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Eric Tegner de Frontières et avec Jules Torres du journal du dimanche,
00:09Ursula von der Leyen a tenu le discours attendu.
00:13Alors il y a plusieurs choses parce que c'est le fameux discours annuel de la présidente de la commission.
00:17Il faut quand même se dire que Mme von der Leyen est en campagne,
00:21puisqu'il y a les élections l'année prochaine pour la même commission européenne
00:24et elle voudrait bien sûr prolonger son mandat.
00:27Dans le même discours, elle dit, notamment par rapport à la situation à Ceuta,
00:33mais pas que, qu'il faut préserver les frontières de l'Europe.
00:37Et en même temps, elle appelle à lutter contre les ultra-nationalistes et les ultra-européens.
00:43Je vous propose deux sons de cloche de deux bords politiques totalement différents.
00:48On commence d'abord par ce que dit Manon Aubry de la France Insoumise.
00:52Et maintenant, vous voulez nous vendre un conseil de sécurité européen
00:57et faire du Canada un membre associé ?
01:00Vous vous cachez derrière la division de l'Europe,
01:02mais c'est pour mieux masquer votre inaction.
01:04Inaction, dit Manon Aubry, que dit Jordan Bardella du RN.
01:08Votre politique a une réalité très simple,
01:10la vie toujours plus chère pour nos concitoyens.
01:13Avec vous, l'ouvrier qui fait 40 kilomètres pour travailler,
01:17l'artisan qui remplit sa camionnette,
01:19la famille rurale qui n'a ni métro ni tramway,
01:22ne sont bons qu'à une seule chose,
01:24payer, encore payer, toujours payer.
01:27Et malheureusement, votre Europe ne nous coûte pas seulement plus cher chaque année.
01:31Elle nous protège aussi de moins en moins.
01:33C'est une crise de souveraineté.
01:35Une Europe qui n'a plus ni limites, ni murs, ni frontières évoées à disparaître.
01:40Et j'ai l'impression que malgré ses critiques,
01:42sur deux sujets différents,
01:44ça glisse sur Mme von der Leyen,
01:47qui continue et qui va aller sur son dédiction.
01:51Mais Mme von der Leyen n'en a rien à faire de rien.
01:54Quand vous avez de nombreux pays européens,
01:57et notamment des pays importants,
01:58je pense à l'Italie de Mme Mélanie,
02:00je pense à la Pologne, je pense à la France,
02:02qui vous disent qu'ils sont en désaccord avec le Mercosur,
02:05ce fameux traité de libre-échange avec les pays du sud de l'Amérique,
02:09elle va à Monté Vidéo pour le signer,
02:11alors que la France connaît une crise majeure,
02:13vous vous souvenez de la censure de Michel Barnier.
02:16Donc elle n'a de respect pour personne,
02:18pas même l'État le plus important dans l'Union Européenne
02:21que représente la France.
02:23Ça veut dire que d'abord, on est des nains,
02:25qu'on est minuscules,
02:26que nous n'avons aucun poids politique, économique,
02:29dans les choix que veut faire Mme von der Leyen,
02:31et qu'elle n'en a rien à faire.
02:34Ensuite, il y a aussi une responsabilité d'Emmanuel Macron,
02:36parce que je vous rappelle que si Mme von der Leyen
02:38est présidente de la Commission Européenne,
02:40c'est que lors de sa première élection,
02:42elle avait un soutien et un soutien de poids,
02:43il s'appelle Emmanuel Macron.
02:45Donc à un moment donné,
02:46elle bénéficie d'une irresponsabilité totale,
02:49personne ne lui dit rien,
02:51je vous rappelle qu'on a un commissaire européen
02:53qui ne fait rien,
02:54qui subit toutes les décisions que prend Bruxelles,
02:57et on reviendra après sur les conséquences
02:58de cette Europe de Bruxelles
03:00que dirige Mme von der Leyen,
03:02et qui sur toutes les thématiques est catastrophique.
03:05Éric Tegner.
03:06Oui, après elle est l'aboutissement également
03:07d'une Europe qui s'est construite plutôt contre la France.
03:10C'est-à-dire qu'on entend toujours Emmanuel Macron,
03:12Emmanuel Macron d'ailleurs,
03:13qui était celui qui avait poussé Ursula von der Leyen
03:15originellement, d'ailleurs contre la vie même
03:17d'Angela Merkel,
03:19alors que c'est une compatriote,
03:20parce que Ursula von der Leyen est allemande,
03:21et bien cette Europe-là,
03:23elle est contre la France,
03:24et le fameux couple franco-allemand n'a jamais existé.
03:26Moi quand je les entends parler de couple franco-allemand,
03:28j'ai un peu l'impression de voir...
03:29On n'en parle plus, vous l'aurez remarqué.
03:31Oui, mais c'est encore dans les esprits.
03:33Moi j'ai l'impression de voir,
03:34vous savez quand il y a des couples
03:35qui ont divorcé depuis des années,
03:36et qu'il y en a un des deux
03:37qui croit encore être marié à l'autre.
03:39Vous voyez, et à un moment vous dites
03:40qu'il y a une forme de gênance, vous voyez.
03:42Non, non, non, mais on a tenu encore un petit peu
03:45du temps de Madame Merkel maintenant,
03:48depuis Schultz, vous voyez bien,
03:49c'est parti complètement en cacahuètes,
03:51et Merz, alors on n'en parle plus.
03:52Oui, mais vous avez vu...
03:53Merz, il va voir Trump, vous voyez.
03:54Vous avez vu quand ils ont le regard
03:55et l'analyse même médiatique
03:57sur la montée de l'AFD en Allemagne.
03:59On se dit comment on va continuer
03:59à travailler avec les Allemands, etc.
04:01Mais comme si les Allemands
04:02n'étaient pas déjà de fait
04:04contre nous depuis le début.
04:05Donc c'est ça l'immense problème
04:06dans lequel on est.
04:07C'est-à-dire qu'il faut construire
04:08une Europe plutôt avec les Italiens.
04:09C'est ce que disait Churchill
04:10à propos des Allemands.
04:13Churchill disait les Allemands,
04:14il faut les bombarder une fois
04:14tous les 20 ans, sinon il y a
04:15trop de problèmes.
04:16Bon, voilà.
04:16C'est Churchill qui disait, attention.
04:18Et Nicolas Sarkozy qui disait
04:21qu'il fallait s'inquiéter
04:23du réarmement de l'Allemagne également.
04:24Non mais attendez, voilà.
04:25Après, aujourd'hui,
04:27voilà ce qui se passe.
04:28Et vous avez aujourd'hui
04:29un autre fait qui est quand même incroyable.
04:31C'est qu'on nous appelle les bifs.
04:33Vous savez ce que c'est les bifs ?
04:34Britain, Italy, France.
04:36Et vous avez, donc ça veut dire
04:37qu'on est les pays pauvres de l'Europe.
04:38On va passer derrière la Grèce, etc.
04:40On emprunte à 4-5 sur 10 ans.
04:434-5 sur 10 ans.
04:43Et sur 30 ans, on est à plus de 5.
04:45Vraiment, à 5-20 ou à 5-30.
04:47Donc ça commence à être très très loin
04:49dans le classement européen.
04:50Et il y a aujourd'hui,
04:52c'est Marc Toiti qui le rappelait,
04:54des, comment dirais-je,
04:55des spéculations contre la France.
04:57C'est-à-dire que vous avez la Goldman Sachs
04:58et JP Morgan,
04:59les deux grandes banques mondiales
05:01qui parient contre l'économie française.
05:03Oui, mais ils n'ont raison de ne pas le croire.
05:05Parce qu'il y a quand même
05:06beaucoup d'observateurs
05:07qui constatent que cette Europe des 27,
05:09elle ne fonctionne pas.
05:11Que cette Europe, en effet,
05:12est dirigée par l'ancien ministre allemande
05:14de la Défense.
05:14Donc évidemment que les intérêts
05:16d'un certain nombre de pays,
05:17et notamment ceux de la France,
05:18ne sont pas toujours dirigés.
05:20Non, on s'intéresse à Mercedes,
05:22BMW, Volkswagen, Bayer,
05:25donc l'industrie allemande.
05:26Déjà que le général de Gaulle
05:27avait des doutes sur l'Europe des 6,
05:29l'Europe des 8 et l'Europe des 12,
05:31imaginez à 27, c'est impossible.
05:33Et sur la question seule des frontières,
05:35je veux bien que Urshela Van der Leyen
05:37nous dise qu'il faut des frontières,
05:38mais elles n'existent plus les frontières.
05:40Avec l'espace Schengen,
05:41il n'y a plus de frontières.
05:42Et même à Ceuta,
05:43même les frontières extérieures de l'Europe
05:44ne sont plus protégées.
05:46Donc il faut des pays extrêmement forts,
05:47Madame Mélanie l'a montré,
05:49Monsieur Urban l'a montré en Hongrie.
05:50Il faut juste dire à l'Espagne
05:52de protéger l'Europe.
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