Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Eric Tegner de Frontières et avec Jules Torres du journal du dimanche,
00:09Ursula von der Leyen a tenu le discours attendu.
00:13Alors il y a plusieurs choses parce que c'est le fameux discours annuel de la présidente de la commission.
00:17Il faut quand même se dire que Mme von der Leyen est en campagne,
00:21puisqu'il y a les élections l'année prochaine pour la même commission européenne
00:24et elle voudrait bien sûr prolonger son mandat.
00:27Dans le même discours, elle dit, notamment par rapport à la situation à Ceuta,
00:33mais pas que, qu'il faut préserver les frontières de l'Europe.
00:37Et en même temps, elle appelle à lutter contre les ultra-nationalistes et les ultra-européens.
00:43Je vous propose deux sons de cloche de deux bords politiques totalement différents.
00:48On commence d'abord par ce que dit Manon Aubry de la France Insoumise.
00:52Et maintenant, vous voulez nous vendre un conseil de sécurité européen
00:57et faire du Canada un membre associé ?
01:00Vous vous cachez derrière la division de l'Europe,
01:02mais c'est pour mieux masquer votre inaction.
01:04Inaction, dit Manon Aubry, que dit Jordan Bardella du RN.
01:08Votre politique a une réalité très simple,
01:10la vie toujours plus chère pour nos concitoyens.
01:13Avec vous, l'ouvrier qui fait 40 kilomètres pour travailler,
01:17l'artisan qui remplit sa camionnette,
01:19la famille rurale qui n'a ni métro ni tramway,
01:22ne sont bons qu'à une seule chose,
01:24payer, encore payer, toujours payer.
01:27Et malheureusement, votre Europe ne nous coûte pas seulement plus cher chaque année.
01:31Elle nous protège aussi de moins en moins.
01:33C'est une crise de souveraineté.
01:35Une Europe qui n'a plus ni limites, ni murs, ni frontières évoées à disparaître.
01:40Et j'ai l'impression que malgré ses critiques,
01:42sur deux sujets différents,
01:44ça glisse sur Mme von der Leyen,
01:47qui continue et qui va aller sur son dédiction.
01:51Mais Mme von der Leyen n'en a rien à faire de rien.
01:54Quand vous avez de nombreux pays européens,
01:57et notamment des pays importants,
01:58je pense à l'Italie de Mme Mélanie,
02:00je pense à la Pologne, je pense à la France,
02:02qui vous disent qu'ils sont en désaccord avec le Mercosur,
02:05ce fameux traité de libre-échange avec les pays du sud de l'Amérique,
02:09elle va à Monté Vidéo pour le signer,
02:11alors que la France connaît une crise majeure,
02:13vous vous souvenez de la censure de Michel Barnier.
02:16Donc elle n'a de respect pour personne,
02:18pas même l'État le plus important dans l'Union Européenne
02:21que représente la France.
02:23Ça veut dire que d'abord, on est des nains,
02:25qu'on est minuscules,
02:26que nous n'avons aucun poids politique, économique,
02:29dans les choix que veut faire Mme von der Leyen,
02:31et qu'elle n'en a rien à faire.
02:34Ensuite, il y a aussi une responsabilité d'Emmanuel Macron,
02:36parce que je vous rappelle que si Mme von der Leyen
02:38est présidente de la Commission Européenne,
02:40c'est que lors de sa première élection,
02:42elle avait un soutien et un soutien de poids,
02:43il s'appelle Emmanuel Macron.
02:45Donc à un moment donné,
02:46elle bénéficie d'une irresponsabilité totale,
02:49personne ne lui dit rien,
02:51je vous rappelle qu'on a un commissaire européen
02:53qui ne fait rien,
02:54qui subit toutes les décisions que prend Bruxelles,
02:57et on reviendra après sur les conséquences
02:58de cette Europe de Bruxelles
03:00que dirige Mme von der Leyen,
03:02et qui sur toutes les thématiques est catastrophique.
03:05Éric Tegner.
03:06Oui, après elle est l'aboutissement également
03:07d'une Europe qui s'est construite plutôt contre la France.
03:10C'est-à-dire qu'on entend toujours Emmanuel Macron,
03:12Emmanuel Macron d'ailleurs,
03:13qui était celui qui avait poussé Ursula von der Leyen
03:15originellement, d'ailleurs contre la vie même
03:17d'Angela Merkel,
03:19alors que c'est une compatriote,
03:20parce que Ursula von der Leyen est allemande,
03:21et bien cette Europe-là,
03:23elle est contre la France,
03:24et le fameux couple franco-allemand n'a jamais existé.
03:26Moi quand je les entends parler de couple franco-allemand,
03:28j'ai un peu l'impression de voir...
03:29On n'en parle plus, vous l'aurez remarqué.
03:31Oui, mais c'est encore dans les esprits.
03:33Moi j'ai l'impression de voir,
03:34vous savez quand il y a des couples
03:35qui ont divorcé depuis des années,
03:36et qu'il y en a un des deux
03:37qui croit encore être marié à l'autre.
03:39Vous voyez, et à un moment vous dites
03:40qu'il y a une forme de gênance, vous voyez.
03:42Non, non, non, mais on a tenu encore un petit peu
03:45du temps de Madame Merkel maintenant,
03:48depuis Schultz, vous voyez bien,
03:49c'est parti complètement en cacahuètes,
03:51et Merz, alors on n'en parle plus.
03:52Oui, mais vous avez vu...
03:53Merz, il va voir Trump, vous voyez.
03:54Vous avez vu quand ils ont le regard
03:55et l'analyse même médiatique
03:57sur la montée de l'AFD en Allemagne.
03:59On se dit comment on va continuer
03:59à travailler avec les Allemands, etc.
04:01Mais comme si les Allemands
04:02n'étaient pas déjà de fait
04:04contre nous depuis le début.
04:05Donc c'est ça l'immense problème
04:06dans lequel on est.
04:07C'est-à-dire qu'il faut construire
04:08une Europe plutôt avec les Italiens.
04:09C'est ce que disait Churchill
04:10à propos des Allemands.
04:13Churchill disait les Allemands,
04:14il faut les bombarder une fois
04:14tous les 20 ans, sinon il y a
04:15trop de problèmes.
04:16Bon, voilà.
04:16C'est Churchill qui disait, attention.
04:18Et Nicolas Sarkozy qui disait
04:21qu'il fallait s'inquiéter
04:23du réarmement de l'Allemagne également.
04:24Non mais attendez, voilà.
04:25Après, aujourd'hui,
04:27voilà ce qui se passe.
04:28Et vous avez aujourd'hui
04:29un autre fait qui est quand même incroyable.
04:31C'est qu'on nous appelle les bifs.
04:33Vous savez ce que c'est les bifs ?
04:34Britain, Italy, France.
04:36Et vous avez, donc ça veut dire
04:37qu'on est les pays pauvres de l'Europe.
04:38On va passer derrière la Grèce, etc.
04:40On emprunte à 4-5 sur 10 ans.
04:434-5 sur 10 ans.
04:43Et sur 30 ans, on est à plus de 5.
04:45Vraiment, à 5-20 ou à 5-30.
04:47Donc ça commence à être très très loin
04:49dans le classement européen.
04:50Et il y a aujourd'hui,
04:52c'est Marc Toiti qui le rappelait,
04:54des, comment dirais-je,
04:55des spéculations contre la France.
04:57C'est-à-dire que vous avez la Goldman Sachs
04:58et JP Morgan,
04:59les deux grandes banques mondiales
05:01qui parient contre l'économie française.
05:03Oui, mais ils n'ont raison de ne pas le croire.
05:05Parce qu'il y a quand même
05:06beaucoup d'observateurs
05:07qui constatent que cette Europe des 27,
05:09elle ne fonctionne pas.
05:11Que cette Europe, en effet,
05:12est dirigée par l'ancien ministre allemande
05:14de la Défense.
05:14Donc évidemment que les intérêts
05:16d'un certain nombre de pays,
05:17et notamment ceux de la France,
05:18ne sont pas toujours dirigés.
05:20Non, on s'intéresse à Mercedes,
05:22BMW, Volkswagen, Bayer,
05:25donc l'industrie allemande.
05:26Déjà que le général de Gaulle
05:27avait des doutes sur l'Europe des 6,
05:29l'Europe des 8 et l'Europe des 12,
05:31imaginez à 27, c'est impossible.
05:33Et sur la question seule des frontières,
05:35je veux bien que Urshela Van der Leyen
05:37nous dise qu'il faut des frontières,
05:38mais elles n'existent plus les frontières.
05:40Avec l'espace Schengen,
05:41il n'y a plus de frontières.
05:42Et même à Ceuta,
05:43même les frontières extérieures de l'Europe
05:44ne sont plus protégées.
05:46Donc il faut des pays extrêmement forts,
05:47Madame Mélanie l'a montré,
05:49Monsieur Urban l'a montré en Hongrie.
05:50Il faut juste dire à l'Espagne
05:52de protéger l'Europe.
Commentaires

Recommandations