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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:00Le 18h30, c'est maintenant au sommaire ce soir.
00:04J'aurais pu faire pire à déclarer le seul animateur condamné à un an de prison ferme
00:11pour avoir agressé sexuellement 9 enfants.
00:13Il a été condamné hier, il n'aura qu'un bracelet électronique.
00:17Cette première peine ferme rappelle la difficulté à briser le cercle des violences enchantées.
00:23La porte est ouverte, on va la fermer.
00:24Mais protéger les enfants exige aussi une responsabilité politique.
00:28Si Emmanuel Grégoire, auditionné au Sénat, reconnaît des failles collectives à la mairie de Paris,
00:34Anne Hidalgo, hier, si elle n'est peut-être pas coupable pénalement,
00:38ne devrait-elle pas néanmoins reconnaître l'échec de la mairie qu'elle dirigeait ?
00:42Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:45Les outils alliés de l'Iran ont-ils ouvert un nouveau front ?
00:49L'Arabie saoudite affirme avoir abattu près de la Mecque un drone lancé par les outils.
00:54Si la ville sainte était réellement visée, la guerre au Yémen changerait de dimension.
01:01Riyad compte sur de puissants alliés, mais viendront-ils vraiment la défendre ?
01:06L'analyse internationale de Michel Fayad.
01:10Coup de tonnerre au parti socialiste.
01:12Philippe Brun écarté de la primaire suspendue du PS après des accusations de harcèlement et de violence qu'il affirme
01:20ne pas connaître.
01:20Je ne me laisserai pas démolir, vient-il de dénoncer.
01:23Aucune plainte n'est à ce stade enregistrée par le parquet.
01:27Le parti socialiste, sans même la justice, invoque l'exemplarité.
01:32Mesures de précaution légitime ou condamnation politique avant même l'enquête ?
01:36Le regard de Marc Menon.
01:3825 Français partis rejoindre Daesh et détenus aujourd'hui en Irak,
01:42demandent à la justice européenne, la CEDH, d'obliger la France à les rapatrier.
01:48Ils dénoncent les risques de torture et de condamnation à mort.
01:52Mais peuvent-ils réclamer la protection d'un État qu'ils ont choisi de combattre ?
01:56Jusqu'où une démocratie doit-elle protéger ses propres ennemis ?
02:00Le décryptage d'un spécialiste de la question, notre mousquetaire Stéphane Asiari.
02:06Carburant, pouvoir d'achat, déclassement sur les réseaux,
02:10certains appellent déjà à ressortir les gilets jaunes.
02:12Mais cette colère née contre les taxes, pourrait-elle encore rester spontanée ?
02:18Ou serait-elle récupérée par une gauche qui rêve d'insurrection ?
02:22La France est-elle à la veille d'un nouveau soulèvement populaire ?
02:25L'édito de Mathieu Bocoté.
02:27Voilà pour le programme.
02:28C'est parti ce soir.
02:42Comment allez-vous ce soir ?
02:44Très bien.
02:45Très bien.
02:46Ça va Stéphane du mercredi ?
02:48Ça va très bien.
02:50C'est ce nouveau nom ?
02:52Stéphane du mercredi.
02:53Je dois me reposer entre 7 jours.
02:56Tout va très bien.
02:57On est ravis.
02:59Dans un instant, dans la deuxième partie de Face à l'Info,
03:02on va parler de Kylian Mbappé, qui est en lien directement avec Ciutat.
03:07Mais d'abord, on va aller tout de suite à Ciutat.
03:09Et je vais vous dire pourquoi.
03:10Ciutat devient la terre de la colère.
03:13Vous le savez, l'arrivée massive de migrants,
03:15ils sont encore 20 000, selon la presse espagnole,
03:18suscitant la colère des habitants pour l'insécurité,
03:23la colère des soignants pour les crises épidémiologiques et sanitaires.
03:26On en a parlé, la colère des commerçants avec l'économie qui s'écroule sur place.
03:31Et ce soir, à 20h, avec, et c'est la première fois que ça arrive,
03:35une manifestation, tenez-vous bien, de soldats militaires.
03:40Nicolas Salvador, vous êtes sur place, notre correspondant en Espagne.
03:44Qu'est-ce que c'est que cette colère ?
03:48Bonjour Christine et bonjour les militaires.
03:50Alors, c'est vrai qu'on n'est pas bonjour les mousquetaires, pardon.
03:53Les mousquetaires ne sont pas des militaires.
03:55En France, on l'appelle la grande muette.
03:58Et en Espagne, il n'y a pas cette pudeur de gazelle au niveau des soldats.
04:03Car comme vous l'avez dit, Christine, il va y avoir une manifestation.
04:06Tout à l'heure, à 20h, des militaires qui sont stationnés à Ciutat.
04:10Alors, en fait, ils se plaignent d'insécurité.
04:13Parce qu'il faut savoir que ces militaires n'ont pas le droit de répondre
04:16s'ils ont des problèmes avec les migrants.
04:18Alors, ça arrive, puisqu'ils ont une cible dans le dos,
04:21parce qu'ils représentent l'autorité.
04:22On les caillasse, on les insulte, on leur crache dessus.
04:25Et pourtant, le ministère de la Défense et le ministère de l'Intérieur
04:28disent, vous n'avez pas le droit de faire la sécurité.
04:31Si vous avez un problème, vous appelez la police.
04:34Et les militaires disent, c'est complètement ridicule.
04:36Soit on s'en va, on n'est plus sur le terrain.
04:38Soit on reste, on a le droit de faire la sécurité.
04:41C'est pour ça, donc, à partir de 20h, même pas une heure et demie,
04:44il y aura une manifestation de l'armée.
04:45Ils invitent à aller rejoindre la police, les personnels soignants.
04:49Car, comme vous l'avez dit, ils sont également très, très en colère.
04:52Et d'une manière générale, tous les habitants de l'île,
04:54tout à l'heure, pourraient faire une grande manifestation
04:57aux côtés des militaires à partir de 20h.
05:00Merci infiniment, notre correspondant Nicolas Salvando,
05:04notre mousquetaire sur place en Espagne.
05:07Merci pour ces informations, toujours inédites,
05:09venant de votre part.
05:11Et revenez quand vous voulez.
05:12Charlotte Dornelas, hier, une condamnation a été prononcée
05:16dans le cadre du scandale des abus sexuels
05:19dans le périscolaire parisien.
05:21Avec une première peine ferme pour un homme...
05:24Marc Menard, excusez-moi, mais votre siège,
05:26il me fait trop rigoler.
05:27Mais c'est le vôtre !
05:28Mais c'est pas moi, c'est votre siège !
05:29C'est votre siège qui couine !
05:31Mais c'est votre siège qui couine !
05:34Vous voyez ?
05:34Mais non, c'est le vôtre, vous bougez !
05:36Mais moi, je ne bouge pas !
05:36Je ne bouge pas !
05:41Bon, hashtag le 18h30, vous me dites si ça vous gêne !
05:47Moi, ça me gêne, mais je peux supporter.
05:49Si ça ne gêne pas le téléspectateur, ce n'est pas grave.
05:50Charlotte, revenons.
05:51On est Emmanuel Grégoire, qui a été auditionné au Sénat aujourd'hui.
05:55Alors, il a expliqué, voilà, ses regrets.
05:58Elle, Anne Hidalgo, pas du tout.
06:01C'était une première.
06:02Et on revient sur cette première peine pour un homme qui a précisé au tribunal
06:07qu'il aurait pu faire pire.
06:09Qu'est-ce qu'on peut retenir de cela ?
06:10En effet, le récit de l'audience, il est plus que malaisant hier.
06:15Malaisant, c'est un terme qui ne convient même pas d'ailleurs.
06:18Mais tout est pathétique au sens strict du terme.
06:21On a un homme qui reconnaît ses fautes, qui a honte, qui ne se souvient pas vraiment
06:25en même temps, qui regrette, qui explique qu'il a lui-même été victime autrefois,
06:29qui demande pardon, mais qui s'embrouille lui-même, qui explique qu'il ne se souvient pas,
06:33mais que si les enfants le disent, ça doit être vrai.
06:35Et qui reconnaît avoir consommé notamment des images pédopornographiques,
06:39en plus des actes pour lesquels il demande pardon et dit qu'il a honte.
06:44Bref, un profil assez type de ce genre de procès, on va dire,
06:50et qui, au-delà du jugement des actes posés qui va nous occuper aujourd'hui,
06:53nous intime de réagir désormais sans détour dans ses affaires.
06:57Parce que le cercle vicieux s'impose beaucoup trop souvent dans ses affaires
07:00et l'immense compassion que l'on a aujourd'hui pour les victimes
07:04pourrait devenir de la colère pour de futurs bourreaux.
07:06Il faut bien comprendre que c'est ce cercle vicieux-là qu'aujourd'hui,
07:09la société toute entière et la justice en particulier dans les tribunaux
07:13a le devoir de casser.
07:15Et nous avons tous, évidemment, un rôle à jouer.
07:17Mais en effet, le coupable hier a reconnu qu'il était temps de l'arrêter
07:22et qu'il aurait pu faire pire.
07:24Il a prononcé cette phrase, en effet, il était temps de m'arrêter,
07:27j'aurais pu faire pire.
07:29Il a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur plusieurs élèves.
07:33Et il a été condamné, vous l'avez dit, à 50 prisons,
07:35dont un enferme aménagé sous bracelet électronique,
07:38une interdiction d'exercer avec des mineurs ou dans la fonction publique,
07:41ainsi que 10 ans de suivi socio-judiciaire avec exécution provisoire.
07:46En l'occurrence, c'est le maximum prévu par le Code pénal.
07:48Un suivi socio-judiciaire, c'est une accumulation d'obligations
07:52et d'interdictions à respecter sous peine d'incarcération
07:56pouvant aller jusqu'à 3 ans.
07:58Il s'agit de la première peine ferme, vous le disiez,
08:00dans le scandale du périscolaire.
08:02Il faut toujours, évidemment, se méfier des comparaisons.
08:05On avait suivi les procès les uns après les autres.
08:06Tous ne sont pas accusés des mêmes choses, des mêmes actes posés.
08:09Et il n'y a pas non plus les mêmes éléments
08:12qui permettent à la justice de passer.
08:14Il y avait eu des relaxs, on en avait parlé.
08:16Une première condamnation à du sursis en juillet.
08:19Mais c'est aussi la première fois, et sans doute d'ailleurs est-ce lié,
08:22que les faits sont reconnus.
08:23Le tribunal avait tout, entre guillemets,
08:26des déclarations précises et circonstanciées des enfants.
08:28C'est le président du tribunal qui parle.
08:30Des témoignages de collègues qui ont précisément décrit
08:33des gestes déplacés de sa part qu'ils avaient eux-mêmes constatés.
08:36Ainsi que ses propres déclarations de reconnaissance des faits.
08:40En plus des échanges d'images pédopornographiques
08:42que les enquêteurs ont trouvés sur Internet.
08:45Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, à l'inverse,
08:47les collectifs de familles, vous savez, dont on parle beaucoup ces derniers mois,
08:52enfin, regrettent l'absence d'incarcération.
08:55Quand les faits sont reconnus, a dit,
08:57alors là c'est un membre du collectif MeToo Ecole,
08:59il dit quand les faits sont reconnus,
09:01les condamnations doivent être à la hauteur de leur gravité.
09:03En effet, les faits sont reconnus, la condamnation existe.
09:06Et donc, ils jugent la peine trop faible comme SOS périscolaire d'ailleurs.
09:10La culpabilité étant en effet reconnue par le tribunal,
09:13la peine d'incarcération est loin du maximum prévu par le code pénal pour ce délit,
09:18qui est de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.
09:21D'ailleurs, le président du tribunal a dit à plusieurs reprises pendant l'audience
09:25aux prévenus que c'est exactement ce qui l'encourait.
09:29Mais en revanche, le suivi socio-judiciaire, lui,
09:32atteint le maximum prévu par le code pénal, c'est-à-dire 10 ans.
09:38Le problème, et c'est ce que soulèvent évidemment,
09:40en l'occurrence les parties civiles et les victimes,
09:42très directement dans ce procès,
09:44c'est qu'il y a toujours cette question,
09:46qui sera responsable du bon ou du mauvais suivi de cette peine,
09:49puisque le suivi socio-judiciaire est une peine,
09:52quand on sait déjà que les SPIP qui sont chargés de suivre précisément
09:57le quotidien, on va dire, de ces condamnés sont submergés,
10:02et que les psys qui travaillent avec la justice justement pour l'obligation de soins
10:07sont manquants aujourd'hui pour suivre l'intégralité des personnes condamnées à ces soins.
10:12C'est évidemment une immense partie du problème
10:15et de la défiance à l'égard parfois des peines qui sont prononcées.
10:18Le même jour hier, les associations de défense de ces enfants
10:22ont fait part de leur écœurement devant l'audition d'Annie Dago,
10:26ancienne maire de Paris. Pourquoi ?
10:27Depuis le début de l'année, on a, je rappelle un chiffre,
10:30132 animateurs qui ont été suspendus par la ville de Paris,
10:34dont 52 pour suspicion de violences sexuelles.
10:37La suspension ne vaut pas évidemment condamnation pénale,
10:42ni d'ailleurs culpabilité forcément,
10:45mais ces suspensions ont été prises depuis le début de l'année,
10:47c'est-à-dire depuis le début du scandale.
10:49Donc c'est bien que le scandale a révélé une réaction
10:52qui n'existait pas précédemment.
10:54Il y a eu objectivement devant l'ampleur du problème
10:57un grave dysfonctionnement, pour reprendre le mot,
11:00utilisé par Anne Hidalgo, au moins dans le recrutement,
11:04de manière évidente, dans le suivi et dans la détection de ces problèmes.
11:08Et si le nouveau maire de Paris, qui est dans la droite ligne d'Annie Hidalgo,
11:11il est son héritier, a proposé un plan d'action à 20 millions d'euros
11:14sur lequel il a beaucoup insisté en avril dernier,
11:17c'est bien que ce plan d'action manquait précédemment.
11:20C'est bien qu'il a fallu réagir et mettre en place des choses
11:24qui n'existaient pas précédemment.
11:26Donc au-delà des culpabilités directes,
11:28qu'elles soient délictuelles ou criminelles d'ailleurs,
11:30que nous venons d'évoquer, c'est-à-dire pendant les procès,
11:32la recherche de responsabilité est évidemment naturelle,
11:36dans la mesure où tout ça s'est passé dans le périscolaire,
11:38dans des écoles dont la mairie de Paris a la charge.
11:41Or le chef, en l'occurrence le maire de Paris,
11:43ne peut pas revendiquer seul un bilan quand tout fonctionne,
11:47et on le voit pendant les élections en général,
11:50les maires revendiquent le bilan positivement,
11:53et systématiquement se défausser sur ce qui ne va pas.
11:56Et ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est un euphémisme dans le cas
11:59et dans le dossier qui nous occupe.
12:01Donc qu'Annie Hidalgo cherche à se défendre,
12:03alors qu'en parallèle une enquête est ouverte contre elle,
12:07est normal évidemment qu'elle cherche à expliquer ce qu'elle a fait,
12:10est normal, mais qu'elle soit incapable d'endosser son rôle,
12:13de présenter clairement ses excuses aux parents.
12:15Elle a dit avoir des regrets,
12:16elle a dit que c'était pour elle une blessure,
12:18mais elle n'a jamais présenté ses excuses aux parents
12:20sur ce dysfonctionnement, encore une fois,
12:23comme elle l'a appelé.
12:26On a affaire à des parents et à des enfants,
12:28évidemment, profondément traumatisés pour certains d'entre eux,
12:30et qu'elle soit incapable de le faire
12:32était extrêmement révélateur.
12:33Parce que sa défense hier illustre à merveille
12:36l'actuelle et systématique dissolution de la responsabilité,
12:40dont on parle assez régulièrement.
12:42Donc à des cas précis d'enfants traumatisés,
12:45d'actes objectivement honteux et ignobles,
12:48elle répond,
12:49j'ai fait des nominations,
12:50j'ai donné des consignes,
12:51j'ai fait des commissions,
12:53des missions d'évaluation,
12:54des rapports d'inspection,
12:55des comités de pilotage,
12:57des outils juridiques manquants,
12:58des chartes, des protocoles.
13:00Mais une fois que vous avez additionné tout ça,
13:02qui est responsable de quoi ?
13:03Est-ce que c'est celui qui ordonne ?
13:05Est-ce que c'est celui qui dirige ?
13:06Qui rédige ?
13:07Qui suit ?
13:07Qui exécute ?
13:08Ou celui qui ne suit pas l'exécution précisément ?
13:10Ou qui n'en est même pas au courant,
13:12ce qu'elle a expliqué ?
13:14Est-ce que le responsable,
13:15ce sont les institutions dont a parlé Madame Hidalgo ?
13:17Mais qui sont les institutions ?
13:19Je ne sais pas, moi.
13:20Je ne sais pas qui sont les institutions,
13:22sinon les personnes qui les incarnent.
13:23Est-ce que ce sont les mairies d'arrondissement ?
13:26Parce qu'elle a pointé la responsabilité
13:27des mairies d'arrondissement.
13:28Mais alors, la mairie centrale,
13:30les arrondissements sont responsables.
13:31Peut-être y en a-t-il une aussi à la mairie centrale.
13:34Est-ce que c'est le parquet qui n'a pas répondu à tant ?
13:36Est-ce que ce sont les fonctionnaires
13:37qui n'ont pas exécuté les ordres
13:38qu'elle pensait avoir donnés suffisamment clairement ?
13:41Si ce n'est pas tout le monde, ça n'est personne.
13:44Et c'est exactement ce qu'on a vu hier.
13:46Reste que Madame Hidalgo réussit quand même
13:48pendant son audition
13:49à tenter le détournement d'attention
13:51sur le cercle familial.
13:52Elle rappelle que la plupart des victimes
13:54d'abus sexuels sont dans le cercle familial.
13:57C'est vrai sur les chiffres,
13:58mais ce n'est vraiment pas le sujet de son audition.
14:00Et ça n'efface pas, évidemment,
14:02le traumatisme des enfants
14:03dont la mairie de Paris avait la charge.
14:05Elle a même expliqué aussi
14:07qu'elle n'a pas reçu les familles,
14:09en effet, au moment où elle le demandait
14:10parce qu'elle était en campagne.
14:11Je ne sais pas à quel moment elle a trouvé
14:13que c'était une excuse recevable ou audible,
14:16mais c'est original.
14:17Bref, les responsables ne se trouvent qu'ailleurs.
14:20Et elle a sûrement beaucoup d'idées
14:21de responsabilités dans d'autres dossiers
14:23et à d'autres moments.
14:24En attendant, malgré les initiatives prises
14:27par Madame Hidalgo et qu'elle a listées hier,
14:29le drame est réel.
14:30Et le chef n'assume rien.
14:31Est-ce que ce n'est pas imaginable,
14:34Charlotte Dornelas,
14:34qu'Anne Hidalgo ait en effet pensé
14:36que ces services fonctionnaient mieux
14:38que ce que la réalité impose aujourd'hui ?
14:41Est-elle forcément responsable ?
14:43Alors, vous me posez la question à moi
14:45et on se pose la question.
14:46Elle est posée dans le débat public.
14:48Elle est posée même par des parlementaires.
14:50Aucun d'entre nous n'est ni procureur ni juge.
14:52Mais c'est un fait.
14:53Elle était chef d'une mairie qui a échoué
14:55à protéger correctement les enfants
14:57qui étaient à sa charge.
14:58mairie qui, par ailleurs,
15:00a participé à l'établissement de ce temps périscolaire,
15:05ce que d'autres mairies, je le précise encore,
15:07ailleurs en France,
15:08ont refusé de faire
15:09par manque justement de recrutement valable
15:12de personnes pour assurer ce temps périscolaire.
15:15Donc, il y a bien une responsabilité
15:16qui a été prise.
15:17Est-ce que c'est une responsabilité pénale ?
15:19Je n'en sais absolument rien.
15:21Et l'avenir nous le dira.
15:22Pas forcément, mais c'est un échec.
15:24Évidemment.
15:25Or, elle était à la tête de la mairie de Paris.
15:27Mais Anne Hidalgo, dans ce dossier,
15:28incarne un vrai paradoxe contemporain.
15:30Au-delà d'elle-même, un vrai paradoxe.
15:33Elle est ancienne maire de Paris.
15:34Elle a adopté politiquement à la mairie de Paris
15:38comme au niveau national
15:39l'esprit de repentance générale
15:41qui s'est emparé de beaucoup de monde
15:44ces dernières années.
15:45Et elle n'a pas eu de mal,
15:46Madame Hidalgo,
15:47en tant que responsable politique,
15:48à multiplier les initiatives mémorielles
15:51pour le mal fait par d'autres,
15:53à d'autres,
15:54il y a longtemps.
15:55Ça, on a demandé pardon.
15:57Pour d'autres personnes,
15:58pour le mal commis par d'autres personnes,
15:59sous la responsabilité d'autres personnes.
16:02Elle appartient à une famille politique
16:03qui prie les Français
16:04de porter le poids d'histoire lointaine
16:06et, Dieu merci pour la plupart d'entre elles,
16:08révolue.
16:09Et révolue depuis longtemps.
16:10Par le choix d'autres Français d'ailleurs.
16:13Mais ce mea culpa s'arrête
16:15aux fautes des autres.
16:16Le sujet existe dans le temps.
16:17Ce mea culpa pour d'autres,
16:19en permanence.
16:19Il existe dans le temps.
16:20C'est la lecture moralisante
16:21en permanence de l'histoire.
16:22Là, pour le coup,
16:23le contexte qu'elle a essayé
16:24de nous exposer hier
16:25n'existe jamais
16:26quand on relit l'histoire
16:27avec sa famille politique.
16:29Elle existe aussi
16:30sur le terrain idéologique.
16:32L'autre est beaucoup plus facilement responsable
16:34que nous-mêmes.
16:35C'est vrai pour à peu près tout le monde.
16:36Mais le mal d'hier existe parfois
16:38aujourd'hui dans l'indifférence.
16:40Et le mal commis par l'adversaire idéologique
16:42n'est pas plus douloureux
16:44que le mal commis par le prochain idéologique.
16:46C'est le mal qu'il faut identifier
16:48et c'est lui qu'il faut combattre.
16:49Et je pense que là, pour le coup,
16:50la leçon vaut pour tout le monde.
16:52La leçon vaut pour tout le monde.
16:54Vous parlez de dissolution de responsabilité.
16:56On voit que ce n'est pas tout à fait le cas
16:57avec Philippe Brun.
16:58On en parlera avec vous dans un instant.
17:00On a appris qu'il se dit
17:01victime de dénonciations calomnieuses.
17:04Il annonce portée plainte
17:05parce qu'il a été sorti immédiatement
17:07du Parti Socialiste
17:08pour des suspicions.
17:10On en parle dans un instant avec vous,
17:12Marc Menon.
17:12D'abord, Michel Fayyad,
17:14un regard international.
17:15Michel Fayyad,
17:16laquelle Rabie Saoudite affirme
17:18avoir abattu un drone des outils
17:20au sud de la Mecque.
17:22Les outils démentent.
17:24Riyad parle de ligne rouge
17:26qui a été franchie.
17:28Est-ce que cette guerre du Yémen
17:29vient de changer de dimension pour nous ?
17:33Oui, Christine,
17:34parce que jusque-là,
17:35les outils frappaient
17:36des installations militaires,
17:38des installations pétrolières,
17:40des navires.
17:40Mais là, pour la première fois,
17:42ils auraient visé la Mecque.
17:44Donc, on ne parle plus seulement
17:45de stratégie militaire.
17:46On parle donc de toucher
17:48le lieu saint le plus sacré de l'islam.
17:52Mardi soir,
17:53les Saoudiens ont annoncé
17:55qu'un drone avait frappé
17:57le sud de la Mecque.
18:00Et avant cela,
18:02avant qu'il n'atteigne le lieu
18:04où il y a vraiment la zone interdite
18:06de la ville sacrée,
18:08la ville sainte.
18:09Et vous savez que les outils,
18:11ce sont en réalité
18:12une organisation zaïdite,
18:15donc proche du chéisme,
18:16yéménite, islamiste,
18:18soutenue et financée
18:19et armée par la République islamique d'Iran,
18:21qui, elle, est islamique,
18:23chéite, islamiste, chéite,
18:24et homéiniste.
18:25Et l'Arabie saoudite,
18:26donc, les accuse.
18:27De l'autre côté,
18:29les outils démentent
18:30absolument toutes ces accusations.
18:33Donc, il faut être rigoureux.
18:34Il y a deux versions
18:35qui s'affrontent.
18:36Et il n'y a aucune preuve indépendante
18:38confirmant qu'un drone
18:39a vraiment frappé la Mecque.
18:41Mais ce qui est certain,
18:42c'est la réaction qui a eu lieu,
18:44non seulement en Arabie saoudite,
18:46mais dans tout le monde musulman.
18:48Puisque l'Arabie saoudite a dit
18:49que la sécurité de la Mecque
18:51et de Médine,
18:52c'est une ligne rouge pour eux.
18:54Et l'Organisation de la coopération islamique,
18:58qui regroupe 57 États
19:00dans le monde musulman,
19:01a également condamné
19:02cette attaque de drone
19:05contre la Mecque,
19:06mais qui n'est encore pas confirmée.
19:07Vous voyez, c'est assez compliqué.
19:09Le Premier ministre pakistanais
19:11a lui aussi,
19:12évidemment, condamné.
19:13Et il a annoncé
19:15que son pays se tenait
19:16aux côtés de l'Arabie saoudite.
19:18Mais on ne sait pas vraiment
19:19qu'est-ce que ça veut dire.
19:21Ce drone,
19:22comme vous le voyez,
19:23même s'il est contesté,
19:24il change complètement politiquement
19:26la nature de l'affaire.
19:27Vous savez que l'oléoduc,
19:29qui en général
19:32peut mobiliser les marchés,
19:34lorsqu'il est frappé,
19:35un drone, lui,
19:36qui vise la Mecque,
19:37il mobilise tout le monde musulman.
19:39Donc la question,
19:40c'est qui réellement
19:40est prêt à défendre
19:41l'Arabie saoudite ?
19:42Qui est prêt à défendre
19:44l'Arabie saoudite ?
19:44L'Arabie saoudite
19:45apportant des alliés.
19:46Pourquoi est-ce qu'il faut
19:47se poser cette question ?
19:48Elle a beaucoup d'alliés.
19:50Oui, et c'est là
19:51où le paradoxe
19:53commence,
19:54puisqu'en août,
19:55à la Mecque même,
19:55il y a eu un pacte
19:56qui a été signé,
19:57le pacte de défense,
19:58qui regroupait
19:58l'Arabie saoudite,
20:00donc la Turquie
20:00et le Pakistan.
20:02Et l'idée,
20:03c'était que si l'un d'entre eux
20:04est attaqué,
20:05les autres sont là pour lui
20:06et sont là pour le soutenir.
20:08C'est un peu...
20:09Il y a une ironie
20:10de l'histoire,
20:10c'est qu'au même lieu,
20:13dans la même ville
20:13qu'a été signé ce pacte,
20:15ce drone aurait frappé.
20:18Donc,
20:20en même temps,
20:20la Turquie est membre
20:21de l'OTAN.
20:22Le Pakistan,
20:23c'est une république islamique
20:24dotée de la bombe atomique,
20:26100 à 200 ogives nucléaires.
20:28Donc,
20:28sur le papier,
20:28c'est considérable.
20:30Côté turc,
20:31on prévient quand même
20:31que le pacte
20:32n'est pas encore opérationnel.
20:33Tout ça,
20:34c'est vraiment très paradoxal.
20:35Et puis,
20:36les États-Unis
20:36que vous évoquiez,
20:37justement,
20:38Donald Trump,
20:38lui,
20:39a dit qu'il ne voulait pas
20:40ouvrir une nouvelle guerre
20:41contre les outils.
20:43Ça,
20:43c'était samedi.
20:44Et puis,
20:44lundi,
20:46J.D. Vance,
20:46le vice-président américain,
20:48lui-même a dit
20:48qu'il a confirmé
20:50que les Américains
20:51étaient en train
20:52de parler
20:53avec les outils directement.
20:55Tout cela
20:55pour préserver,
20:56bien entendu,
20:57les intérêts américains.
20:58Donc,
20:59regardez un peu la scène.
21:00Vous avez l'Arabie saoudite
21:01qui combat les outils,
21:02les États-Unis
21:03qui sont,
21:03soi-disant,
21:04les grands alliés
21:05de l'Arabie saoudite.
21:06Mais les États-Unis
21:07qui parlent avec les outils
21:08pour éviter
21:08que les intérêts américains
21:10soient visés.
21:11Autrement dit,
21:11en train d'essayer
21:12de séparer les guerres.
21:14L'Arabie saoudite
21:15avec du renseignement
21:17et de l'aide
21:17au ciblage,
21:18oui.
21:19Faire directement
21:19la guerre aux outils,
21:21pour l'instant,
21:21c'est non.
21:22Et même avec l'Iran,
21:23la relation est plus compliquée
21:24qu'il en a l'air
21:25puisque l'Iran arme les outils.
21:27Cela lui donne un levier.
21:28Mais en réalité,
21:30l'Iran ne contrôle pas
21:31la télécommande des outils
21:32pour chaque tir.
21:34Michel,
21:34pourquoi cette bataille
21:36des alliances
21:36nous concerne ?
21:37Parce que derrière
21:38les alliances,
21:39il y a la carte.
21:40Donc,
21:40il suffit de...
21:41en réalité,
21:42de retenir deux portes.
21:44À l'est de l'Arabie saoudite,
21:46vous avez le détroit d'Hormuz
21:48que vous voyez
21:49sur la carte
21:50et que je pense
21:50que les téléspectateurs
21:51connaissent à présent.
21:53Et en temps normal,
21:53il y avait
21:54le cinquième du pétrole mondial
21:56qui en sortait.
21:57Et à l'est,
21:58donc à l'ouest
21:59de l'Arabie saoudite,
22:00à l'ouest de cette carte également,
22:02la mer rouge,
22:02avec donc au bout
22:04le détroit de Bab el-Mandeb
22:06et qui est extrêmement important
22:07pour nous européens
22:08puisque il y a
22:10beaucoup d'échanges
22:11entre l'Asie
22:12et l'Europe
22:13passent par le canal
22:14de Suez
22:14qui est tout au nord,
22:15vous voyez,
22:16au niveau de l'Égypte.
22:18Donc l'Arabie saoudite,
22:20elle, avait prévu
22:21le problème
22:21en construisant
22:23un oléoduc
22:23qui s'appelait
22:24l'Oléoduc Ouest-Est
22:26pour essayer justement
22:27d'éviter le détroit d'Hormuz
22:29et sortir directement
22:30par la mer rouge.
22:31Sauf que cette sortie
22:32de secours,
22:32eh bien,
22:33elle a sauté,
22:34elle est frappée
22:35et les outils ont pris
22:36plusieurs endroits importants,
22:38notamment Mokka
22:40et des îles stratégiques
22:41autour de Bab el-Mandeb.
22:43La pression donc
22:43pour l'Arabie saoudite
22:44est des deux côtés.
22:45Là, on voit
22:45sur la carte
22:46l'Oléoduc Ouest-Est,
22:49donc Yambou Abkai.
22:50Et donc,
22:51c'est cet oléoduc
22:53qui a été frappé
22:53et l'Arabie saoudite
22:54se retrouve donc coincé.
22:56Et pour toutes ces raisons,
22:57le pétrole est monté
22:58à plus de 100 dollars
22:59et donc nous impacte directement.
23:01Donc, vous voyez
23:02que la guerre au Yémen
23:03finit par arriver
23:04jusqu'à notre pompe à essence.
23:06Mais il reste un acteur
23:07dont on n'a pas parlé,
23:08c'est la Chine.
23:09Et il y a une découverte
23:10assez intrigante,
23:11c'est qu'au Yémen,
23:13il y a eu des images
23:14qui ont été montrées
23:15des débris d'un missile
23:17qui porte l'inscription
23:18DF-15A,
23:19qui est un modèle chinois.
23:21Et les spécialistes
23:22avancent qu'il aurait pu
23:23être envoyé
23:24par l'Arabie saoudite.
23:26On met des guillemets
23:26parce qu'on n'en sait rien
23:28encore pour le moment.
23:29Et en même temps,
23:29la Chine,
23:30elle, a dit
23:30qu'elle était
23:32du côté de l'Iran,
23:33qu'elle voulait défendre
23:34les droits
23:34et les intérêts légitimes
23:36de l'Iran.
23:36En même temps,
23:37la Chine veut également
23:39que le pétrole
23:40continue de sortir
23:41du détroit d'Hormuz
23:41puisque c'est elle
23:42le principal acheteur
23:43de ce pétrole
23:44qui sort de cette région.
23:48Merci beaucoup,
23:49Michel Fallad,
23:49pour cette analyse.
23:50Marc Menon,
23:51ne bougez pas,
23:51ne bougez pas,
23:52on entend votre siège.
23:53Marc Menon,
23:54on va parler...
23:57Philippe Brun,
23:58le plus jeune candidat
24:00à la primaire socialiste
24:01pour la présidentielle,
24:04a été à 23h55
24:06éjecté directement.
24:09Il se dit victime
24:10de dénonciations calomnieuses.
24:12Il annonce portée plainte.
24:13On l'écoute.
24:14Ce conflit est désormais
24:16instrumentalisé
24:17par mon propre parti
24:18pour me tuer politiquement.
24:20Pourquoi aujourd'hui,
24:22date de fiscalisation
24:23des candidatures,
24:24pourquoi ne pas m'avoir entendu
24:26alors que l'on me dit
24:27qu'une commission,
24:28et je l'ignorais,
24:29a été saisie en juillet
24:31et qu'aucune investigation
24:33n'a été menée
24:34et que cette commission
24:35n'a même pas encore
24:36auditionné
24:37la personne concernée,
24:39la plaignante.
24:39C'est inédit.
24:41Du jamais vu
24:42dans l'histoire
24:42d'un parti politique
24:43démocratique.
24:44Je n'accepterai pas
24:45d'être sali
24:46et de laisser
24:47le moindre doute
24:47sur ma personne.
24:49Marc Menon,
24:50votre première réaction.
24:51Première réaction,
24:53le PS à la tête de Paris,
24:55il est un peu lent
24:56à réagir.
24:57Tandis que le PS
24:58dans ses instances,
25:00là, tac au tac,
25:01on est fort,
25:02on prend des décisions.
25:03Ah, ils sont chiches les gars.
25:04Sans justice,
25:06sans aucune plainte.
25:06Sans rien.
25:07Sans rien.
25:08Et à 5 minutes
25:08effectivement
25:09de la date limite
25:10du dépôt des candidatures.
25:11Comme quoi,
25:11il y en a qui ont le sens
25:12des responsabilités.
25:13Et il avait déjà
25:14toutes ses 500 signatures
25:16pour être candidat
25:17à la primaire.
25:19PS,
25:19on marque une pause,
25:20on revient avec le 19h
25:22face à l'info.
25:23On aura Stéphane Naziarie
25:25qui nous parlera de Daesh.
25:26Et oui,
25:26ces Français
25:27qui sont partis combattre
25:28contre la France
25:29et qui supplient aujourd'hui
25:31la France de les reprendre
25:32par la CEDH.
25:34On va essayer de comprendre
25:34pourquoi.
25:35On marque une pause,
25:36on revient pour face à l'info.
25:37à l'info.
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