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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Olivier Faure, bonjour. Bonjour Alain Marchal.
00:02Merci d'être avec nous ici dans un lieu particulier.
00:04Vous êtes premier secrétaire du Parti Socialiste.
00:07Vous êtes candidat à la primaire socialiste.
00:09Bien sûr, sur cette primaire, on va parler de l'affaire Philippe Brun.
00:12C'est le dernier événement en date.
00:13Mais je disais, on est dans un endroit particulier parce que vous êtes élu de Seine-et-Marne.
00:18On est ici à Fontainebleau, dans un environnement qui a brûlé.
00:21Donc si vous devenez président, qu'est-ce que vous faites comme première mesure ?
00:25Quelles mesures immédiates vous prenez pour éviter que ça ne se reproduise ?
00:29Ces incendies comme l'a connu la France cet été ?
00:31Moi, je plaide pour un socialisme écologique.
00:34La réalité du monde dans lequel nous sommes entrés,
00:36c'est un monde dans lequel le dérèglement climatique devient notre réalité.
00:40Elle va durer.
00:41Et donc, il faut maintenant s'occuper de la possibilité de continuer à habiter le monde dans lequel nous vivons.
00:48Et donc, quand vous regardez autour de vous, vous voyez beaucoup de pins.
00:51Par exemple, ici, il y a un problème d'essence des forêts.
00:55Il faut replanter ou mettre d'autres arbres.
00:57Il faut replanter, il faut multiplier les essences.
00:59Il faut créer des pare-feux.
01:00J'étais, il y a quelques semaines, au Porges, qui a aussi...
01:03En Gironde.
01:04En Gironde, qui a aussi été le théâtre de méga-feux.
01:08Et nous avons besoin de repenser complètement, y compris notre aménagement du territoire.
01:13Et ça va coûter beaucoup d'argent.
01:16Ça va être aussi de vrais changements.
01:17Vous savez déjà que ça sera plusieurs milliards, alors ?
01:19Bien sûr.
01:20Vous l'avez chiffré ou pas ?
01:21Bien sûr, mais ce n'est pas moi qui l'ai chiffré.
01:23Ce sont même les experts du gouvernement qui l'ont chiffré à plus de 30 milliards par an pendant les
01:27prochaines décennies.
01:28Et donc, effectivement, il y a un immense investissement réalisé.
01:31Et si nous ne le réalisons pas, eh bien tout simplement, en fait, il y a des endroits qui sont
01:36notre patrimoine.
01:36Cette forêt, vous vous rendez compte, elle a 40 000 ans.
01:39Et c'était même Victor Hugo qui était l'un de ses protecteurs.
01:42Et donc, si nous ne voulons pas connaître des méga-feux, être dans une situation où nous voyons notre patrimoine
01:49partir en fumée,
01:51eh bien nous devons effectivement prendre les devants.
01:52Vous, à l'Élysée, vous, Président, il y aura un plan, un plan forêt, un plan anti-incendie, quoi, en
01:57fait, sur un quinquennat.
01:58Bien sûr, mais vous vous rendez compte que, par exemple, ce gouvernement qui avait pourtant...
02:02Donc vous rachèterez des canadaires, vous recommanderez des canadaires, des nouveaux moyens pour les pompiers ?
02:06Absolument. Quand j'étais hier avec les pompiers qui expliquaient, en fait, la difficulté qu'ils avaient eue ici,
02:13vous vous rendez compte qu'il manquait même, là, ça vous rappellera quelque chose, on manquait de masques,
02:18on manquait tout simplement du nécessaire pour pouvoir faire face au feu.
02:21Et donc, je reviens à ce que disait Emmanuel Macron.
02:24Il avait dit, vous vous souvenez, je veux notre planète great again.
02:28Et ensuite, il a dit, mon deuxième quinquennat sera écologique ou ne sera pas.
02:32Donc il n'a pas été écologique ?
02:34Malheureusement, il ne l'a pas été.
02:35Vous parlez de canadaires, vous parlez d'or.
02:37Quand Emmanuel Macron promet une base à Mont-de-Marsan, donc dans les Landes,
02:42pour éviter qu'il faille 4 heures pour les canadaires pour arriver en Gironde,
02:46eh bien, malheureusement, cette base à Mont-de-Marsan n'a jamais vu le jour.
02:49Et donc, il est temps, effectivement, d'anticiper parce que ça coûte cher.
02:53Mais enfin, vous savez aussi que, et c'est les chiffres du gouvernement,
02:56ces méga-feux ont coûté 15 milliards au pays.
02:59Donc, qu'est-ce qu'on veut ?
03:00Est-ce qu'on veut prévenir et éviter d'avoir des dépenses ensuite inconsidérées
03:03ou est-ce qu'au contraire, on veut anticiper ?
03:05Dans votre livre, vous dites « moi, je veux une règle d'or écologique ».
03:09C'est quoi la règle d'or écologique ?
03:10La règle d'or écologique, c'est de dire que, par exemple, quand on vote le budget,
03:14on ne peut pas avoir un budget qui demande, par les subventions,
03:18par les contributions, par les engagements de politique publique que l'on prend,
03:22qu'on exige de la planète plus que ce qu'elle peut donner.
03:26Et donc, c'est une façon de dire qu'il faut qu'il y ait une trajectoire
03:28qui soit une trajectoire conforme à un développement durable
03:31et qui permette, effectivement, de ne pas simplement considérer le produit intérieur brut
03:35ou considérer uniquement la question de la dette.
03:38Il y a aussi une dette écologique.
03:39Celle-là, elle est irréversible.
03:42Personne ne pourra jamais la rembourser.
03:43Et ce que nous devons aux générations futures, c'est précisément une planète habitable.
03:48Olivier Faure, vous êtes candidat à la primaire socialiste.
03:50Vous débattrez avec Ségolène Royal, avec Emmanuel Morel, avec Raphaël Glucksmann.
03:55Mais il y a un prétendant en moins avec Jérôme Gage.
03:58C'est Philippe Brun.
04:00Philippe Brun qui a été suspendu du Parti socialiste, qui est exclu de la primaire.
04:05Alors, il y a eu une dénonciation pour violences hier au soir à 23h50,
04:08une exclusion à 10h ce matin.
04:10Est-ce que vous avez des éléments supplémentaires ?
04:12Écoutez, je n'étais pas dans ce bureau national,
04:15mais il y a eu une décision prise à l'unanimité, moins une voix.
04:19Et maintenant, c'était à la justice de dire ce qu'est cette vérité.
04:24Moi, ce que je veux simplement vous dire à vous,
04:26mais aussi dire à toutes les femmes qui ont été un jour victimes...
04:31Mais j'y viens !
04:32Victimes de violences sexistes ou sexuelles.
04:35Les accusations portent là-dessus.
04:37Eh bien, je veux dire à toutes ces femmes,
04:39quelque chose de très simple.
04:41Je vous crois.
04:43Voilà le principe.
04:43Après, la justice décidera, ce sera le temps judiciaire.
04:47Mais pour l'instant, la décision conservatoire qui a été prise était la seule possible.
04:51Ils ne pouvaient pas concourir à la primaire avec ces accusations.
04:54Nous ne pouvons pas être demain incarnés dans une présidentielle
04:57par quelqu'un qui serait accusé d'avoir été violent avec...
05:01Et ce sont des violences sexuelles contre Philippe Brun ?
05:04C'est des accusations de violences sexuelles ?
05:05Là, je ne veux pas, moi, davantage épiloguer sur le sujet.
05:08Si vous l'avez dit, les accusations sont suffisamment graves.
05:11Ce n'est pas moi qui étais directement appelé par l'intéressé.
05:15Je sais qu'il y a des faits qui relèvent du domaine pénal
05:18et qui donc supposent qu'il y ait une mesure conservatoire qui soit prise.
05:22Point.
05:22Ça veut dire qu'on ne verra plus dans les jours et les semaines qui viennent
05:26Philippe Brun au Parti Socialiste ou parler au nom du Parti Socialiste ?
05:29Je viens de vous dire, il a été suspendu à la fois du Parti Socialiste et du groupe parlementaire.
05:33D'accord, donc on ne le verra plus du tout.
05:35Cette primaire, dans quel état d'esprit l'abordez-vous ?
05:38Tiens, je vais reprendre une vacherie qui vient du Parti Socialiste.
05:41C'est Olivier Faure ou Olivier Faible ?
05:44Le jeu de mots est puissant.
05:46Mais la réalité, c'est que, en fait, depuis huit ans,
05:50je crois avoir fait la démonstration d'une cohérence.
05:53Ma volonté de rassembler, d'unir la gauche et les écologistes.
05:57Faire en sorte que nous puissions avancer ensemble.
05:59Faire en sorte que nous puissions éviter que l'année prochaine se solde
06:02par l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir.
06:04Et donc, oui, je suis parfaitement légitime en cette campagne.
06:07Et j'entends faire la démonstration que je suis aussi plus que le premier secrétaire que vous connaissez.
06:12Parce que, pendant des années, j'ai été chargé...
06:14Vous êtes légitime, mais vous n'êtes pas le favori quand même.
06:17Dans une campagne, il y a toujours des favoris et des challengers.
06:21Je ne suis pas le favori, mais j'entends bien vous montrer
06:23que ce que j'ai à dire peut rencontrer une majorité.
06:26Ça va être un tous contre Glucksmann ?
06:29Parce que c'est le favori, c'est finalement le candidat à abattre ?
06:32Mais moi, je ne fais pas un tous contre qui que ce soit.
06:35Je suis là pour affirmer des convictions.
06:37Ce que j'ai fait dans le livre que vous avez entre les mains,
06:39qui s'appelle « La loi du plus juste »,
06:41c'est que, dans un moment qui est celui que nous connaissons,
06:44où c'est la loi du plus fort qui tend à s'imposer à tous les niveaux,
06:47au niveau international comme au niveau gouvernemental,
06:50eh bien moi, j'entends que la gauche défend la loi du plus juste,
06:53celle qui est sa vocation.
06:54Ce que nous avons fait depuis un siècle,
06:56quand nous avons conquis ces grands droits,
06:59ces grandes libertés publiques
07:01qui ont permis d'être le pays que nous sommes.
07:03Et donc, notre identité, elle se confond aujourd'hui
07:06avec l'état social que j'entends défendre.
07:08L'objectif, c'est de parvenir à un second tour ?
07:12C'est ça ?
07:12Parce que quand on regarde ce qui se dit sur Raphaël Glucksmann,
07:16on le dit « Non, il va largement y arriver au premier tour.
07:19Il va leur faire la leçon. »
07:21L'objectif, c'est ça, c'est d'essayer de le mettre en charpie
07:22et de faire un second tour ?
07:24Je reprends l'expression en charpie
07:25parce que je l'ai lue aussi de la part de bonnes âmes
07:28qui viennent de chez vous.
07:30Selon une source bien informée au Parti Socialiste.
07:32Sans doute, toujours anonyme.
07:33Mais moi, ce que je vous dis,
07:35c'est que je ne suis là pour mettre en charpie personne,
07:37je suis là pour affirmer quelque chose.
07:39Votre différence avec Raphaël Glucksmann,
07:41elle est sur quoi, par exemple ?
07:42Vous allez dans les débats vous en rendre compte très vite.
07:45Nous n'avons pas tout à fait les mêmes options.
07:47Moi, je considère que la gauche doit être rassemblée
07:51pour pouvoir avancer.
07:53Et donc, les écologistes, les communistes,
07:55les ex-insoumis,
07:56j'ai souhaité même faire une primaire avec eux
07:58parce que j'entendais rassembler tout le monde
08:01et faire en sorte que nous puissions avancer en commun
08:03et que nous puissions être, dans une certaine mesure,
08:06capables d'aborder le premier tour dans les meilleures conditions,
08:09et ensuite, dans le cadre d'un front républicain de second tour,
08:12de pouvoir battre l'extrême droite.
08:14Je n'ai pas changé d'avis.
08:15Je considère que notre vocation
08:17est de rassembler largement la gauche et les écologistes
08:20pour pouvoir avancer.
08:21Justement, cette primaire,
08:22vous savez combien il y a d'inscrits, là,
08:23à l'heure où on se parle, ou pas ?
08:25Non, je ne sais pas combien il y a d'inscrits, mais...
08:27Ce sera 100 000, 150 000 personnes qui vont voter ?
08:30Écoutez, ça dépend...
08:31C'est combien ?
08:32Ça dépend de la publicité qui en sera faite.
08:35Je lance un appel à toutes celles et ceux
08:37qui se reconnaissent dans nos combats,
08:39qui considèrent que c'est important d'avoir un choix,
08:41et ce choix-là, nous sommes les seuls à leur proposer.
08:44Et donc, ils peuvent venir s'inscrire sur le site du PS,
08:46et tous ceux-là pourront participer à ce choix.
08:4915 euros, avec les temps...
08:5015 ou 10, oui.
08:51Ce n'est pas le tarif que je voulais,
08:52mais enfin, c'est comme ça.
08:53Qu'est-ce que vous vouliez comme tarif ?
08:54Moi, je voulais 2 euros,
08:55mais enfin, n'y revenons pas.
08:56Il y a un tarif qui a été fixé,
08:58il est maintenant à ce niveau-là.
09:00C'est compliqué du pouvoir d'achat
09:00qui a envie de venir payer 15 euros
09:03pour départager les candidats socialistes ?
09:05Écoutez, moi, je ne veux pas parler plus longtemps de cela.
09:08Je sais qu'il y a maintenant, en fait,
09:11une situation où tout le monde peut venir voter.
09:14Et j'espère que nombreux sont ceux
09:16qui, justement, chercheront à comprendre
09:18ce que nous pouvons porter,
09:20qu'ils ne sont pas condamnés à un match
09:22entre, d'un côté, la gauche radicale,
09:24de l'autre, l'extrême droite,
09:25qu'il y a la possibilité d'avancer.
09:27Et ce que j'écris dans ce livre
09:29sur la loi du plus juste,
09:30c'est effectivement un chemin
09:32sur tous les grands sujets.
09:33Quels sont les grands défis qui sont devant nous ?
09:36Quels sont les grandes audiciennes du chef
09:37qu'on doit conduire ?
09:38Encore une question sur cette primaire.
09:40Si vous ne passez pas le premier tour,
09:44si vous n'êtes pas gagnant,
09:44est-ce que vous restez premier secrétaire du PS ?
09:47Je sais bien,
09:48mais vous l'avez en tête,
09:49ça fait partie des scénarios.
09:51Vous verrez bien à ce moment-là.
09:52Moi, je ne veux pas commencer
09:54à être uniquement dans la politique aérie.
09:56Je suis là pour défendre
09:57une conception de la gauche,
09:59une conception de la France aussi,
10:01une vision de la France et du monde.
10:03Et donc, c'est ce que je vais faire
10:04dans cette campagne.
10:05Alors, ce livre, c'est celui-ci,
10:06la loi du plus juste
10:07chez Robert Laffont.
10:09Quand on le regarde,
10:10quand on le lit tout à l'heure,
10:10on a parlé de la règle d'or écologiste.
10:12Vous parlez,
10:14parmi les propositions
10:15que vous appliqueriez
10:16si vous allez à l'Élysée,
10:18la régularisation des sans-papiers,
10:20la taxe Zuckman,
10:21l'augmentation de la CSG
10:22pour les revenus du capital.
10:24Quoi de neuf ?
10:25C'était même le programme
10:26de la NUPES
10:27où ça reprend
10:28quelques propositions
10:29des Insoumis.
10:30En quoi vous vous distinguez ?
10:31D'abord, il n'y a aucun point...
10:32Enfin, j'aime bien
10:33qu'on rétablisse la vérité.
10:35Mais la taxe Zuckman,
10:36ce n'est pas dans le programme
10:38de la NUPES.
10:39Elle n'existait pas encore.
10:40La régularisation des sans-papiers,
10:42ça lorne du côté
10:43de Jean-Luc Mélenchon.
10:44Mais pas du tout.
10:44C'est Sanchez en Espagne.
10:46C'est la régularisation
10:47des travailleurs sans-papiers.
10:48Je ne parle pas
10:48de tous les sans-papiers.
10:49Il y a des gens
10:49qui n'ont évidemment
10:50pas leur place
10:51sur notre territoire
10:52et qui doivent être reconduits.
10:53Mais pour les autres...
10:54pour les sans-papiers ?
10:55Moi, je ne suis pas au gouvernement.
10:57Je ne sais pas exactement
10:58quel est le nombre précis.
10:59Vous avez une idée de...
11:00Autour de 400 000.
11:01400 000 ?
11:02Oui.
11:02Comme en Espagne, quoi, en fait, c'est ça ?
11:03Oui, comme en Italie.
11:05Parce que même en Italie,
11:06ils se sont rendus compte
11:07à un moment
11:08que le pays ne tournait pas
11:10sans toutes celles et ceux
11:11qui, aujourd'hui,
11:11dans le bâtiment,
11:12dans la restauration,
11:13dans la livraison,
11:15dans...
11:15Enfin, il y a tout un secteur
11:16dans l'aide à domicile.
11:18Il fallait créer un appel d'air.
11:19Et puis, la France n'a pas les moyens
11:20d'absorber
11:21400 000 ou 500 000 régularisations.
11:24Vous avez peut-être des vieux parents.
11:26Peut-être...
11:26Oui.
11:27Peut-être qu'aujourd'hui,
11:29ils sont avec une aide à domicile
11:30qui est sans-papiers.
11:31Peut-être que,
11:32quand ils sont à l'EHPAD,
11:34ils ont des gens
11:34qui sont sans-papiers.
11:36Peut-être que quand vous...
11:37On n'emploie pas des sans-papiers
11:37dans les EHPAD
11:38ou en aide à domicile.
11:39Enfin, il faudrait être aveugle
11:41pour ne pas voir que partout,
11:42dans tous les domaines
11:43de la vie collective,
11:44il y a aujourd'hui des gens
11:45qui sont sans-papiers
11:46et qui travaillent.
11:47Et c'est de cela
11:48dont je parle.
11:49Quand vous faites livrer
11:50votre pizza
11:50parce que vous regardez un match,
11:52vous croyez que le livreur
11:53qui est en bas de chez vous,
11:54il a tous les papiers ?
11:55Mais ce n'est pas toujours le cas.
11:57Est-ce que vous croyez
11:57que le chauffeur
11:58qui vous accompagne
11:58quand vous êtes dans un Uber,
12:00il est toujours en situation régulière ?
12:03Et est-ce que vous avez conscience
12:04du fait qu'aujourd'hui,
12:05c'est l'État lui-même
12:06qui fabrique des sans-papiers ?
12:08Parce que dans les préfectures,
12:09il y a un goulot d'étranglement
12:10et des gens qui étaient
12:11avec des titres de séjour
12:12ne peuvent pas les renouveler.
12:14Donc c'est à cela
12:14que je fais référence.
12:15Tout ceci,
12:16c'est des points communs
12:17qui à un moment
12:18feront peut-être
12:19que si jamais Marine Le Pen
12:20est au deuxième tour,
12:22vous pourriez vous retrouver
12:23avec la France Insoumise
12:25sur ces points de convergence.
12:26Peut-être que la France Insoumise
12:27se retrouvera avec moi
12:28si c'est ce que vous voulez dire.
12:29Donc moi,
12:30ce que je dis,
12:30je porte des convictions
12:31et ces convictions-là,
12:33je n'ai pas besoin
12:33de me référer à tel ou tel,
12:35je n'ai pas de tuteur,
12:36je suis là pour vous dire
12:37ce que je porte
12:38comme du plus profond
12:39de moi-même.
12:40Je suis moi-même eurasien.
12:42Ma mère est née
12:43à quelques milliers de kilomètres d'ici
12:44puisqu'elle est née
12:45à Seygon.
12:46et bien plus exactement
12:48en fait à côté de Seygon.
12:50Peu importe.
12:51Mais tout ça pour vous dire quoi ?
12:52Pour vous dire que la France,
12:53ça n'est pas exclusivement
12:55en fait des gens
12:56qui sont gaulois
12:57depuis Clovis
12:58ou verset un geste d'oriste.
13:00Bien sûr que ça existe.
13:01Les Français ne sont pas si nombreux.
13:02Ça existe.
13:03Il en existe, oui.
13:05Marshall,
13:05c'est de quelle origine ?
13:07Ça doit être de l'Est de la France.
13:09Oui, Marshall,
13:10on pourrait même croire
13:11que vous avez des origines
13:12outre-Atlantique.
13:13Mais peut-être que vous n'êtes pas...
13:15Anglo-Saxon, oui, effectivement.
13:17Vous n'avez pas une vocation
13:17d'un shérif.
13:18Mais en tout cas,
13:19ce que je veux dire par là,
13:20c'est que nous avons
13:21toutes et tous
13:22des origines
13:23que nous puisons très loin.
13:24Et même notre langue,
13:26notre culture,
13:27notre cuisine,
13:28tout est profondément...
13:29C'est un brassage.
13:30En fait, c'est un brassage.
13:31Et moi, ce que je défends,
13:32c'est l'idée non pas
13:33d'une France éternelle
13:34comme le défend l'extrême droite,
13:35ce n'est pas non plus
13:36une nouvelle France
13:37comme le défend Jean-Luc Mélenchon
13:39parce que je considère
13:40que c'est maladroit
13:41parce que ça oppose deux Frances,
13:42une ancienne
13:43qu'il faudrait révoquer
13:44et une nouvelle
13:45qui serait appelée à régner.
13:46Moi, je défends
13:47l'idée d'une France vivante.
13:49Une France qui,
13:50c'est au cours des siècles,
13:51qui a su évoluer,
13:52qui a su avancer
13:53et qui a une identité...
13:56Vous avez dit
13:56une France vivante,
13:57vous n'avez pas dit
13:57une nouvelle France.
13:58Vous n'êtes pas sur
13:58la nouvelle France
13:59de façon Jean-Luc Mélenchon.
14:01J'ai dit une France vivante,
14:02une France qui...
14:03Ni la France tranquille
14:04de Ségolène Royal.
14:06Je parle de moi.
14:07Je ne parle pas...
14:08Je sais bien
14:08que vous voulez me faire parler
14:09des autres.
14:09Mais moi,
14:10je vais vous parler
14:10de ce que je crois moi.
14:11Et ce que je crois moi,
14:12c'est qu'effectivement...
14:15C'est une compétition,
14:16l'élection présidentielle.
14:17C'est une compétition.
14:17Ça commence par la primaire socialiste.
14:19Et puis ensuite,
14:20il va falloir vous battre
14:21avec les autres.
14:22Mais je suis prêt.
14:23Quand vous voulez,
14:24on organise le débat
14:25avec Marine Le Pen.
14:25Quand vous voulez,
14:26on organise avec Rotaillot.
14:27Quand vous voulez...
14:28Avec Jean-Luc Mélenchon.
14:28Avec...
14:29Vous faites être ventilateur
14:30cet été
14:31et de girouette.
14:33Écoutez...
14:33Non, c'est pour ça
14:34que je me disais...
14:35À un moment,
14:35si vous voulez vous retrouver,
14:36ça va être compliqué quand même.
14:38Vous voyez que,
14:39en fait,
14:40s'il a la dent aussi dure avec moi,
14:42c'est sans doute
14:42qu'il considère
14:43que je ne suis pas un allié.
14:44Et donc,
14:45plutôt que de chercher
14:46en permanence
14:46à rapprocher les uns,
14:48à éloigner les autres,
14:49moi, ce que je dis,
14:49c'est que je veux rassembler
14:50tous les électrices
14:52et les électeurs
14:53de gauche et de l'écologie.
14:54Je veux leur parler
14:55à toutes et tous
14:56qu'ils comprennent
14:57qu'il y a quelqu'un
14:57qui ne cherche pas
14:58à fragmenter
14:59mais à unir,
15:00y compris sur la question
15:01de l'identité nationale.
15:03Parce qu'on a beaucoup
15:04glosé sur la question,
15:05mais vous avez
15:06remarqué quand même
15:07que depuis maintenant
15:08Nicolas Sarkozy,
15:09cette question,
15:10elle revient,
15:11mais pour fracturer le pays.
15:12Moi, je pense que
15:13la question,
15:14ce n'est pas de savoir
15:14qui on veut exclure.
15:16La question,
15:17c'est comment est-ce
15:18qu'on peut unir.
15:19Et un président de la République,
15:20ça sert à ça.
15:22Ça sert à fédérer un pays,
15:23pas à le diviser.
15:24qui ne veulent pas être unis
15:25avec d'autres
15:26ou qui ne veulent pas
15:26être rassemblés avec d'autres.
15:27– Sans doute.
15:28– Ça les regarde.
15:29– Oui, enfin,
15:30la réalité d'un président de la République,
15:31c'est qu'il n'est pas là
15:32pour lui-même allumer le feu.
15:33Il est là pour faire en sorte
15:35que les gens puissent vivre ensemble,
15:37comprendre ce qu'ils peuvent partager.
15:39Donc, c'est à la fois une histoire,
15:40des valeurs,
15:41aussi des comportements.
15:42Et donc, effectivement,
15:44tout cela,
15:44eh bien,
15:45il faut qu'un président
15:46puisse à un moment
15:46l'initier et le porter.
15:49– Vous faites des propositions
15:50dans ce livre,
15:50notamment,
15:51on vous dit
15:51qu'il faut inverser
15:52le calendrier présidentiel
15:53et législatif.
15:54Et vous donneriez même
15:55un pouvoir supplémentaire
15:56au Premier ministre
15:57qui serait de pouvoir
15:58dissoudre l'Assemblée nationale.
15:59Ça, c'est l'original.
16:00C'est la prérogative
16:01du chef de l'État jusqu'à ce moment-là.
16:02Pourquoi la donner
16:03au Premier ministre ?
16:04– Mais on a aujourd'hui
16:05un problème avec Jupiter.
16:07Jupiter est élu par les Français.
16:09– C'est-à-dire le président, quoi, en fait.
16:10– Mais il n'est responsable
16:11devant personne.
16:13Il ne peut pas être dissous
16:14alors que lui peut dissoudre
16:16le Parlement.
16:17Et donc,
16:17dans ce rapport
16:18qu'entretiennent
16:19exécutifs et législatifs,
16:20il m'apparaît
16:21beaucoup plus évident
16:22que puisque le Premier ministre
16:24peut être censuré,
16:25c'est lui aussi
16:26qui peut dissoudre
16:26un équilibre des pouvoirs
16:28et un président
16:29qui n'est plus
16:30le maître absolu
16:31des horloges
16:31et le maître de tout.
16:32On a vécu
16:33une dissolution.
16:35Je ne crois pas
16:35que ça ait été
16:36une grande réussite.
16:37Je pense que
16:37le Premier ministre
16:38aurait certainement
16:39agi différemment.
16:40Et je crois
16:41que nous avons intérêt
16:42à modifier sensiblement
16:44l'équilibre
16:45de nos institutions
16:46parce qu'aujourd'hui,
16:47la Ve République,
16:48elle a quand même
16:49beaucoup vécu.
16:50– Si vous êtes élu
16:51président de la République,
16:52vous prendrez quelques jours
16:53d'assimilation
16:54comme Édouard Philippe ou pas ?
16:55– Parce que vous l'avez aidé
16:56après la polémique
16:57quand il a commencé
16:58à être traité
16:59d'Édouard Le Flemmard.
17:00Vous prendriez quelques jours
17:01aussi ou pas ?
17:02Je crois que c'est un choc
17:03de préparer ou pas ?
17:04– Pour vous dire,
17:05je me prépare à cette compétition
17:06mais je veux qu'elle se passe
17:07sur des bases
17:08qui sont celles des idées.
17:09Et dire qu'Édouard Philippe
17:10est un flemmard,
17:11c'est un peu facile.
17:13La réalité,
17:13c'est que chacun le sait bien.
17:14Il a ses idées,
17:15je les conteste
17:16mais en même temps,
17:17je ne le considère pas
17:18comme un flemmard.
17:18– D'accord,
17:19parce que le surnom,
17:22c'était Édouard Le Flemmard
17:23mais vous voulez revenir
17:23à la retraite à 62 ans,
17:25passer la semaine de 4 jours,
17:27légaliser le cannabis.
17:28Donc c'est quoi ?
17:29C'est Olivier sur le canapé ?
17:31C'est ça ?
17:33– Oui,
17:34j'aimerais être sur un canapé.
17:35– Vous risquez de la prendre
17:37celle-là aussi comme flèche.
17:39Olivier sur le canapé
17:40avec son pétard,
17:41la semaine de 4 jours,
17:43on ne bosse pas
17:43avec Olivier,
17:44avec Olivier Faure.
17:45– D'abord,
17:46je ne dis pas exactement ça.
17:47Je dis d'abord
17:48qu'effectivement,
17:49nous avons pris un engagement
17:50devant les Français
17:51lors des grandes manifestations
17:53au moment de l'adoption
17:54de la réforme de bornes.
17:54– Vous voulez des débats
17:55sur ces questions ?
17:56– Mais je veux surtout
17:57que nous soyons fiables.
17:58Je veux que les gens comprennent
18:00que quand on dit quelque chose
18:01en année 1,
18:02en année 4,
18:03– Il faut être clair.
18:05Cannabis,
18:05est-ce que vous légaliseriez ?
18:07– Je pense que la question
18:08doit être posée aujourd'hui
18:09parce que vous avez aujourd'hui
18:13des millions de Français
18:14qui consomment du cannabis.
18:16Je n'en fais pas la promotion
18:17ni la publicité,
18:17je ne fume pas de cannabis.
18:18– Vous n'avez jamais
18:19fumé en juin ?
18:20– J'ai eu l'occasion
18:22de le faire
18:23quand j'avais 15 ans,
18:24une fois,
18:25et je n'y ai jamais retouché.
18:27– Et donc,
18:28mais enfin,
18:28ce n'est pas le problème
18:29de mon exemple,
18:30je dis simplement
18:30qu'il y a des millions de gens
18:32qui sont aujourd'hui
18:32des fumeurs de cannabis,
18:34que la police
18:34ne peut pas passer son temps
18:35à traquer
18:36le petit dealer
18:38de quartier,
18:38etc.
18:39– Donc vous seriez plutôt
18:41sur la voie
18:41de la légalisation ?
18:42– Et qu'il faut se battre,
18:43mais attendez,
18:44je ne suis pas en train de dire
18:46que c'est en fait,
18:47embrassons-nous Folleville,
18:47je dis qu'il y a
18:49une bataille,
18:50un défi immense
18:51face au narcotrafic
18:53et avec eux,
18:55il faut être sans pitié,
18:56sans pitié aucune
18:57et ce combat-là,
18:58il mobilisera
18:59toute notre énergie
19:00parce que cela,
19:02ce n'est pas simplement
19:03le petit pétard,
19:04etc.
19:05Vous savez très bien
19:06que c'est aujourd'hui
19:07le danger qui nous menace.
19:08– Pétard et cocaïne
19:09aujourd'hui,
19:09on livre les ministères,
19:10paraît-il,
19:11selon le livre d'un journaliste
19:12avec un dealer.
19:13– Voilà,
19:13il paraît que la cocaïne
19:14circule dans les ministères.
19:15Je n'en sais rien.
19:16En tout cas,
19:16ce que je sais…
19:17– Vous n'avez jamais vu ?
19:17– Moi,
19:18je ne suis pas dans les ministères,
19:19ça vous aurait échappé.
19:20– Ni à l'Assemblée ?
19:21– Pas plus,
19:22je sais qu'il y a eu
19:22un député
19:23qui s'est fait pour deux députés,
19:25un est Renaissance
19:26et un est LFI
19:27qui se sont faits.
19:27Mais enfin,
19:28ce que je sais,
19:29c'est que la pieuvre
19:32que constitue le narcotrafic
19:33est une pieuvre
19:34dont il faut arracher
19:36chaque tentacule
19:37l'une après l'autre.
19:38et donc,
19:38ça suppose mettre
19:39tous les moyens là-dessus,
19:40les attaquer au portefeuille,
19:41faire en sorte
19:42que ces gens-là
19:43comprennent
19:44qu'ils n'ont pas
19:44leur place
19:45sur notre territoire.
19:46– Vous nous avez parlé
19:47des propositions
19:48qu'il y a dans ce livre,
19:48la loi du plus juste
19:49aux éditions Robert Laffont.
19:50Sarah Knafo vient de sortir le sien,
19:52elle en a vendu 100 000
19:53en même pas dix jours.
19:54Vous voulez battre le record ?
19:56100 000 aussi ?
19:57Faire mieux que Sarah Knafo ?
19:59– Si Bolloré fait la même promo
20:00pour mon livre
20:01que pour Sarah Knafo,
20:02je pense que je vais la battre.
20:03Je crains que ce ne soit pas le cas.
20:05Mais c'est un défi
20:07que je peux essayer de relever.
20:09– Merci Olivier Faure,
20:10merci d'avoir été avec nous
20:11sur BFM TV.
20:12Ici à Fontainebleau,
20:13on a parlé des incendies
20:14et d'écologie.
20:15– Voilà Olivier Faure
20:17que j'ai rencontré
20:17au cœur de l'après-midi
20:18dans Fontainebleau.
20:19Avec, c'est vrai,
20:19ce contexte aujourd'hui
20:20de primaire socialiste
20:22dont les cartes sont rebattues
20:23avec l'affaire Philippe Brun
20:25qui va s'exprimer
20:25dans quelques minutes
20:27sur ses accusations de violence
20:28et qui lui ont valu
20:29l'exclusion de la primaire
20:31et du PS.
20:32– Oui, ce qu'il faudra dire,
20:33c'est que c'était une journée
20:34importante pour le Parti socialiste
20:36et place publique,
20:37c'est-à-dire que c'est aujourd'hui
20:38qu'on apprenait
20:38la liste définitive
20:39et officielle des candidats.
20:40Et ce matin,
20:41coup de théâtre,
20:42on apprend que Philippe Brun
20:43n'est pas sur la liste définitive.
20:45Pourquoi ?
20:46Parce qu'il y a eu,
20:47apparemment,
20:47ces derniers mois,
20:48une plaignante,
20:50une femme qui a indiqué,
20:51qui a demandé aux instances
20:53du PS d'examiner
20:55sa situation
20:55et on apprend
20:57par la voix
20:57du premier secrétaire
20:58à l'occasion
20:59de cette interview,
21:00Alain,
21:00qu'il vous a accordé,
21:01qu'il s'agirait
21:02non pas de violences
21:03tout simples,
21:03mais de violences
21:04sexistes et sexuelles.
21:05– On va réécouter
21:06Olivier Faure, justement.
21:08– Il y a eu une décision
21:10prise à l'unanimité,
21:11moins une voix,
21:13et maintenant,
21:13c'est à la justice
21:14de dire
21:15ce qu'est cette vérité.
21:17Moi, ce que je veux
21:18simplement vous dire
21:19à vous,
21:19mais aussi dire
21:20à toutes les femmes
21:21qui ont été un jour
21:23victimes,
21:24mais j'y viens,
21:25victimes de violences
21:26sexistes ou sexuelles.
21:28Les accusations
21:29portent là-dessus.
21:30Eh bien,
21:31je veux dire
21:31à toutes ces femmes
21:32quelque chose
21:33de très simple.
21:34Je vous crois.
21:36Ce n'est pas moi
21:37qui ai été directement
21:38appelé par l'intéressé.
21:39Je sais qu'il y a
21:40des faits
21:41qui relèvent
21:41du domaine pénal
21:42et qui donc supposent
21:44qu'il y ait
21:45une mesure conservatoire
21:46qu'elle soit prise.
21:46Point.
21:47Eh bien,
21:48on écoutera
21:48la défense
21:49de Philippe Brun
21:50dans quelques minutes
21:51en direct.
21:52Il a décidé
21:52de s'exprimer,
21:53Philippe Brun.
21:54de Philippe Brun
21:55de Philippe Brun
21:55de Philippe Brun
21:55de Philippe Brun
21:55de Philippe Brun
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