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  • il y a 11 minutes
Après plusieurs semaines d'organisation, la primaire PS-Place publique-UGR a officialisé ce mercredi 16 septembre les candidatures de cinq personnalités, alors que six étaient attendues. Le député Philippe Brun a en effet été suspendu du Parti socialiste en raison "d’accusations de violences". Le député réagit.

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Transcription
00:00Priorité au direct, nous allons écouter la prise de parole de Philippe Brun.
00:02J'ai appris avec stupeur à 8h30 que la direction de mon parti, le parti socialiste,
00:09après avoir constaté que je remplissais les conditions de parrainage,
00:13demandait ma suspension conservatoire et mon exclusion de la primaire de la gauche à laquelle je concourais
00:20et mon exclusion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
00:25Le motif avancé est qu'une militante et ancienne collaboratrice que j'ai licenciée pour faute grave
00:32aurait hier soir appelé le siège du parti à 23h55, faisant état de faits pouvant être qualifiés pénalement.
00:43Je ne connais pas ces faits au moment où nous nous parlons.
00:47Aucune plainte n'a, à ma connaissance, été déposée.
00:50Le parquet de Paris a été interrogé, ne trouve pas de traces de plainte.
00:55Le parquet d'Evreux a été interrogé, ne trouve pas non plus traces de plainte.
01:00Le parti socialiste que j'ai interrogé n'a pas voulu dire de quoi exactement j'étais accusé.
01:07Sans aucune enquête, donc, certains responsables du PS ont parlé à la presse
01:13et évoqué des suspicions de violence, accusations extrêmement graves,
01:18mettant ainsi à mal mon honneur et ma dignité.
01:23Des accusations calomnieuses qui nuisent à ma réputation
01:26et qui détruisent ma vie personnelle et celle de mon entourage.
01:31Je refuse de me laisser démolir par de fausses accusations.
01:35La justice n'a pas été saisie, mais le PS s'y est visiblement substitué
01:41entre minuit et 7h du matin, le jour de l'officialisation des candidatures à la primaire.
01:48A aucun moment, je n'ai été prévenu.
01:51A aucun moment, je n'ai été entendu.
01:55Je me dois de parler vrai pour tous ceux qui me font confiance.
02:00Je n'ai jamais eu l'intention de livrer ma vie privée, mais mon parti m'y oblige.
02:06J'ai en effet un contentieux avec mon ex-collaboratrice
02:09que j'ai licencié pour faute grave au mois de juin.
02:14Je vis un calvaire et un harcèlement continu de la part de cette personne.
02:20Cette femme, qui est membre des instances nationales du PS,
02:24a pour volonté de me nuire au sein de mon parti,
02:27au moment même où j'ai réuni les conditions
02:30pour me présenter à la primaire présidentielle.
02:34J'ai été victime de cette femme.
02:37Deux de mes collaborateurs ont été également et ont quitté depuis mon équipe.
02:42Je dirai dans les jours qui viennent toute la vérité sur ces agissements.
02:47Merci.
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