00:03Jérôme Florin, c'est RTL Petit Matin.
00:07Vous écoutez RTL, il est 6h45 dans le journal de 7h.
00:10On va vous raconter, et c'est une information RTL,
00:12on va vous raconter ce malaise chez les gardes du corps d'Emmanuel Macron.
00:16Il dénonce un climat de terreur dans la gestion des équipes.
00:19Malaise au sein du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République.
00:23En tout cas, pour l'instant, il n'y a pas de malaise au sein de la...
00:26La tablée du Petit Matin avec les regards aiguisés de nos experts.
00:30Avec nos gardes du corps, bien sûr.
00:32Adeline François, c'était un moment très attendu hier par les familles des victimes de violences dans le périscolaire parisien.
00:38Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris, était entendue devant le Sénat par la commission d'enquête sur ce scandale.
00:45Vous avez suivi les deux heures et quart d'audition, et vous nous dites ce matin que c'était ravageur.
00:49C'est fâcheux.
00:51Il y a parfois un mot qui résume une audition toute entière.
00:54Alors rappelons d'abord que 235 enquêtes pénales sont en cours,
00:58184 écoles parisiennes sont concernées.
01:00Hier, on a appris deux choses.
01:03Anne Hidalgo a d'abord raconté qu'entre 2021 et 2025, donc pendant 4 ans,
01:07tous les signalements n'ont pas été transmis systématiquement à la justice.
01:11Pourquoi ? Parce qu'une consigne avait été changée sans qu'elle le sache.
01:15Et là, elle lâche cette phrase.
01:17Là, en l'occurrence, mon administration n'a pas suivi ma consigne.
01:20Mais c'est plus que fâcheux.
01:22Oh, c'est fâcheux !
01:24La violence de l'euphémisme !
01:26Fâcheux, c'est quand un bus vous passe sous le nez,
01:28quand vous renversez votre café le matin,
01:29mais là, on parle d'enfants agressés sexuellement par des animateurs dans des écoles.
01:34Alors justement, quelques minutes plus tôt, Anne Hidalgo avait dit une autre phrase.
01:37Pour moi, c'est une douleur et une blessure
01:40que de savoir que des enfants étaient victimes de prédateurs sexuels
01:43alors que leurs parents nous les avaient confiés
01:45et que nous en avions la responsabilité.
01:48Nous, la mairie, l'éducation nationale, en avaient la responsabilité.
01:52Elle est passée où, cette responsabilité ?
01:55Alors, Anne Hidalgo n'est évidemment pas responsable
01:57des actes des prédateurs sexuels dans le périscolaire parisien.
02:00Mais qui est responsable quand, pendant 4 ans,
02:02une consigne de signalement automatique à la justice
02:04est modifiée sans que Madame la maire le sache ?
02:07Qui est responsable quand,
02:08et c'est la deuxième chose qu'on a découverte hier,
02:10La moitié des recommandations d'un rapport datant de 2015
02:14ne sont pas appliquées pendant les 11 années suivantes.
02:17La réponse d'Anne Hidalgo tient en 4 mots.
02:20Nos institutions ont failli.
02:22Nos institutions.
02:23Vous voyez comme le nous devient de plus en plus large.
02:25Nos institutions, c'est l'administration, les procédures,
02:28les chaînes d'information, l'éducation nationale,
02:30le parquet, la police, il manquait plus que la photocopieuse.
02:33Plus le nous s'élargissait, plus le je disparaissait.
02:37Alors le je, il est revenu à la fin quand Anne Hidalgo a dit ceci.
02:39Je n'ai pas cherché à dire, c'est pas moi, c'est les autres.
02:44Ah c'est vrai, elle n'a pas dit c'est les autres.
02:45Elle a dit c'est les institutions.
02:47Bref, bref c'est personne.
02:49Fluctua nec mergitur, dit la devise de Paris.
02:52Battue par les flots mais ne sombre pas.
02:54Bah un peu comme hier devant le Sénat,
02:55la responsabilité flotte.
02:57Les familles, elles, tentent de ne pas sombrer.
03:00Merci beaucoup.
03:01Adeline France.
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