- il y a 53 minutes
Marie-José Marquez, Elisabeth Silva. Une mère et une fille. Fusionnelles, inséparables, à la vie, à la mort. A l'automne 2015, elles se retrouvent au cœur d'un drame ténébreux. Un homme sans vie dans leur maison et une petite fille dans le coma, gavée de sédatifs. L'enquête va plonger dans un univers paranoïaque et tourmenté. Que s'est-il passé ?
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:00Du crime sur RTL avec Jean-Alphonse Richard
00:03Concernant la grand-mère au moment des faits, y a-t-il eu abolition ou simple altération du discernement ?
00:09La même question se pose pour la mère de l'enfant.
00:12Nous sommes en présence d'un clan familial atteint d'un délire paranoïaque.
00:17Tout ce qui est extérieur à ce clan représente un danger.
00:21Bonjour, Marie-Josée Marques, Elisabeth Silva, une mère et une fille fusionnelles, inséparables, à la vie, à la mort.
00:30L'automne 2015, les voici au cœur d'un drame ténébreux.
00:34Chez elle, un homme sans vie et une petite fille dans le coma.
00:38Tous les indices d'un suicide collectif, l'enquête va dévoiler un délire criminel, un enfermement dans la paranoïa.
00:46Marie-Josée Marques, Elisabeth Silva, la maison des persécutés, l'heure du crime.
00:52Votre rendez-vous 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
01:03Dimanche 22 novembre 2015, 5h30 du matin, des habitants de la rue Borgard, Agneul-sur-Mer, commune à un quart
01:12d'heure de La Rochelle,
01:13alertent les pompiers sur une odeur de brûlée dans le quartier.
01:17Les secours détectent de la fumée qui s'échappe du numéro 8, une jolie maison en pierre et au volet
01:22bleu.
01:23Personne ne répond aux appels.
01:25La porte d'entrée est bloquée de l'intérieur par ce qui ressemble à un gros réfrigérateur.
01:31Les pompiers forcent donc une fenêtre à l'intérieur.
01:35La fumée est épaisse, le sol gluant, des vapeurs d'hydrocarbures prennent à la gorge.
01:40Dans le salon, on distingue deux femmes affalées sur le canapé ainsi qu'une petite fille,
01:46toutes inconscientes.
01:48Elles respirent faiblement.
01:49L'enfant semble plonger dans un profond coma.
01:53Les pompiers notent deux départs d'incendie dans la maison.
01:57À l'étage, un quatrième corps, celui d'un homme.
02:01Il gît sur le palier.
02:02Son visage est en partie carbonisé.
02:06Il est habillé, ne porte ni coups ni blessures.
02:09La victime est décédée depuis quelques heures.
02:12Les femmes sur le canapé sont identifiées comme étant
02:15Marie-Josée Marquez, 71 ans, et sa fille Elisabeth Silva, 47 ans.
02:20Respectivement grand-mère et mère de la petite fille qui est entre la vie et la mort,
02:25âgée, elle, de deux ans et demi.
02:28La victime décédée est Marc Silva, 49 ans, ancien policier,
02:33fils de Marie-Josée et frère d'Elisabeth,
02:35une famille entière plongée dans une mystérieuse tragédie.
02:42Les gendarmes de la section de recherche de la Rochelle
02:45sont intrigués par la scène du drame.
02:47Aucune trace d'effraction ni de lutte dans cette maison
02:50qui ressemble à un bric-à-brac.
02:52Des bidons remplis de white spirit et d'essence sont découverts,
02:56l'un d'eux posé sur le lit de l'enfant.
02:58Il y a aussi une bouteille de gaz pleine et sans bouchons
03:01et un peu partout des allumes barbecue.
03:05Les brûleurs de la gazinière sont ouverts,
03:07le sol aspergé d'hydrocarbures.
03:10La maison aurait très bien pu partir en fumée.
03:13Les enquêteurs pensent à un suicide collectif,
03:16des boîtes vides de médicaments, antidépresseurs, sédatifs,
03:20l'exomyle, l'ireca, voltarennes, sont dans la poubelle.
03:24Des verres, mais aussi le biberon de la petite fille
03:27contiennent une matière blanchâtre.
03:29Les analyses toxicologiques des deux femmes
03:31confirment qu'elles ont absorbé ce cocktail médicamenteux.
03:35La petite fille dans le coma a ingurgité la même chose.
03:38L'autopsie de Marc Silva décèle la prise de médicaments.
03:43Il est mort d'une intoxication massive au monoxyde de carbone,
03:48puis un départ d'incendie aurait brûlé son visage.
03:54Les enquêteurs notent des inscriptions dans la maison.
03:56Sur le réfrigérateur qui bloque la porte d'entrée, il est écrit
03:59« Déni de justice pour la famille Silva Marquez ».
04:04Sur le lambris, sous l'escalier, ce mot à propos de la petite fille.
04:07« Ta famille t'a sauvé, mon ange.
04:10Maman, mamie et tonton, mon amour. »
04:14Dans le four micro-ondes, une enveloppe couverte de noms,
04:17de personnalités politiques.
04:19Sarkozy, Taubira, Valls, Chirac, Jospin, Hollande et sa famille.
04:23Lettre adressée à l'Elysée avec ces mots.
04:25« Je vous annonce une bonne nouvelle.
04:27Vous serez détruits dans peu de temps,
04:29mais j'emporterai la date de votre destruction
04:32dans le secret de nos tombes que vous avez creusées. »
04:37Les voisins ne connaissent que de vue cette famille
04:39qui ne reçoit jamais aucune visite.
04:41L'examen des téléphones portables confirme
04:43que les Silva Marquez vivaient presque coupés du monde.
04:48Ni relation, ni amis.
04:50Le propriétaire de la maison évoque une possible dérive sectaire.
04:56Les Silva Marquez, qui sont tout de suite une énigme,
05:00impossible à ce stade de savoir ce qui a pu se passer dans cette maison,
05:03dans ce village près de La Rochelle.
05:05C'est évidemment une histoire familiale,
05:08mais à connotation criminelle,
05:09parce qu'un homme est mort
05:10et une petite fille, deux ans et demi,
05:12a été contrainte d'absorber une mixture médicamenteuse.
05:15Alors, on va voir si tout cela a été prémédité.
05:20Si effectivement, on voulait peut-être tuer l'une ou l'autre de ces personnes.
05:23Pour l'instant, on n'a pas réponse à toutes ces questions.
05:26Parce que les récits inattendus vont être déroutants.
05:29Vous allez les entendre dans la suite de l'heure du crime.
05:33Alors, il y a évidemment des suicides collectifs,
05:36ça existe, et notamment des suicides au sein même d'une famille.
05:40Mais là, c'est un petit peu particulier.
05:43Bonjour, Maître Patricia Coutan.
05:46Bonjour.
05:46Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure du crime.
05:49Vous êtes l'avocate de Marie-Josée Marquez.
05:52Alors, c'est l'une des victimes,
05:54mais en tout cas, c'est l'une de ces femmes qui se sont retrouvées inertes dans ce canapé.
06:00Pourquoi les enquêteurs doutent en visitant tout de suite cette maison ?
06:05Évidemment, il y a quelque chose d'anormal qui s'est produit,
06:08mais on a du mal à savoir quel a été l'enchaînement des faits.
06:12C'est bien ça ?
06:14Oui, parce qu'il y a des indices disséminés un peu partout,
06:18et on a du mal à y voir clair,
06:19puisque évidemment, il manque un des protagonistes qui lui est décédé sur le coup.
06:24Et on voit bien à première vue qu'il y a une prise de médicaments
06:29qui aurait pu être létale pour les deux femmes et l'enfant
06:32qui sont retrouvés dans le canapé.
06:34Mais l'homme, lui, enfin Marc Sylvain pour le coup,
06:37puisqu'on sait qui c'est, lui, est à l'étage avec les mains brûlées.
06:41Enfin, on a du mal à comprendre, en fait, dans un acte suicidaire,
06:44pourquoi il se serait fait en deux temps.
06:46Et puis, on a besoin de démêler un peu tout ça.
06:49Donc, quand on ouvre l'enquête et l'instruction,
06:51on prend les pistes les plus larges pour ensuite fonctionner un petit peu en entonnoir, si je puis dire.
06:55Oui, c'est tout à fait ça, effectivement.
06:57Et là, on va trouver des choses un petit peu inouïes, très déconcertantes.
07:01Mais ça, on va y venir, évidemment, dans la suite de ce récit.
07:04Bonjour, Maître Alexandre Novion.
07:07Bonjour.
07:07Merci beaucoup, vous aussi, d'être en direct avec nous dans l'heure du crime.
07:11Vous êtes l'avocat, vous, d'Elizabeth Silva.
07:13D'Elizabeth Silva.
07:14C'est ça, d'Elizabeth Silva, c'est la fille, effectivement,
07:18qui est, elle aussi, affalée sur ce canapé,
07:21avec sa propre fille à elle, qui a deux ans et demi.
07:23On va y revenir.
07:24Un petit mot sur ce que disait Maître Patricia Coutan,
07:28Maître Alexandre Novion.
07:29Il n'y a qu'un homme qui est mort, c'est Marc Silva.
07:33La mort, elle est un petit peu douteuse.
07:34C'est un ancien policier.
07:35On se pose des questions tout de suite.
07:38C'est un ancien policier qui a une carrière qui est déjà ancienne,
07:46qui a participé notamment à l'arrestation du célèbre criminel Ferrara,
07:53qui a des bons états de service.
07:55Mais on va s'apercevoir, et il va y avoir des investigations
08:00qui vont nous apprendre au fur et à mesure des choses intéressantes
08:03sur ce mystère de départ,
08:05que ce policier entretient en réalité des liens
08:11qui sont tout à fait spéciaux avec sa sœur et avec leur mère.
08:17Donc, on va découvrir petit à petit une maladie des liens familiaux
08:22qui va, si vous voulez, prendre de plus en plus d'importance
08:27et qui s'accroît au fur et à mesure des obstacles qu'elle rencontre.
08:31Donc, c'est le côté mystique de cette affaire, si vous voulez.
08:34Bien sûr.
08:34Alors, c'est très bien vu, mystique.
08:36Et j'ai envie de vous dire, cette maladie, c'est tout simplement
08:38mettre en ovion, on va mettre en nom.
08:39C'est la paranoïa, c'est ça.
08:41C'est l'enfermement.
08:42C'est ça.
08:43Exactement.
08:44Il y a...
08:45Bon, on ne va pas rentrer dans le détail de la carrière de Marc Silva.
08:50Mais, si vous voulez, au bout d'un moment,
08:52pour des raisons qu'on ne va pas développer ici,
08:56il va rentrer en conflit avec sa hiérarchie.
09:00Il va demander à sa sœur, au sujet de laquelle il est persuadé
09:06qu'elle a des dons de voyance et des dons qui lui permettraient
09:09d'élucider certaines affaires, notamment des affaires de pédophilie.
09:14Il va lui demander, il va essayer d'en faire une partenaire dans ses enquêtes.
09:19C'est ça.
09:19Ça va déplaire à sa hiérarchie.
09:21Du coup, si vous voulez, ce démenti et ce rejet de sa hiérarchie
09:27va développer chez lui une paranoïa.
09:29On va avoir une espèce de course à l'étranger,
09:33une espèce de voyage au bout de la nuit,
09:36avec des déplacements, un voyage aux Etats-Unis, une arrêtation.
09:39On va en parler, Maître Novion.
09:41On ne va pas trop vite, mais effectivement,
09:42il y a cet enfermement dans la paranoïa.
09:44Vous confirmez, Maître Patricia Coutan,
09:46c'est une famille isolée, renfermée sur elle-même.
09:50Oui, et puis on ne sait pas trop depuis combien de temps,
09:52mais manifestement, ça fait des années que ça dure.
09:54Moi, j'ai la même analyse que Maître Novion
09:56sur cette histoire de début de la paranoïa délirante à trois
10:02qui s'enquiste, mais qui débute probablement dès 2004.
10:04On est très, très en amont des faits
10:06et ça va s'aggraver avec le temps.
10:07En tout cas, c'est l'impression que ça donne.
10:10Après, j'irai au-delà, on en parlera plus tard,
10:11mais ce n'est pas juste de la paranoïa,
10:13c'est un trouble délirant paranoïaque.
10:15C'est encore un cran au-dessus, si vous voulez.
10:16Voilà, on va en parler,
10:17parce qu'il y a beaucoup de choses à raconter
10:18sur cette famille.
10:20Deux femmes qui vont raconter,
10:21après bien des détours, la nuit fatale.
10:23Marie-Josée Marquez et Elisabeth Silva.
10:26La maison des persécutés.
10:27J'ai aidé à maintenir la bouche ouverte de ma fille
10:30pour lui faire boire le liquide.
10:31L'enquête de l'heure du crime.
10:32On se retrouve dans un instant sur RTL.
10:38Merci d'écouter RTL.
10:5014h15, Joël Fonstrichard sur RTL.
10:54L'heure du crime.
10:56Au programme de l'heure du crime,
10:57l'affaire Silva Marquez,
10:58une mère et une fille retrouvées inconscientes
11:01en novembre 2015 dans une maison
11:02en Charente-Maritime.
11:04Rescapée ainsi qu'une petite fille
11:06de deux ans et demi.
11:07Un homme est mort intoxiqué par la fumée.
11:09L'enquête retient des actes criminels.
11:14Mardi 24 novembre 2015,
11:16deux jours après le drame,
11:18la petite fille est transportée
11:19au CHU de Bordeaux.
11:20Il faudra plusieurs jours
11:21pour qu'elle soit définitivement
11:23hors de cause, hors de danger.
11:25Son père biologique,
11:27privé de visite ces derniers temps,
11:29est atterré par ce qui vient de se passer.
11:32Mais pas forcément surpris.
11:34Au gendarme,
11:35il explique que depuis la séparation
11:37avec la maman,
11:38il y a neuf mois,
11:39il est devenu persona non grata.
11:41Elisabeth Silva l'accusait
11:43des pires horreurs.
11:44Elle avait émis tout en œuvre
11:46pour lui interdire toute visite.
11:48Son ex-épouse,
11:49sa belle-mère,
11:50Marie-Josée,
11:51son fils,
11:51Marc,
11:52décédé dans l'incendie,
11:53se seraient alors ligués
11:54pour le dénoncer
11:55aux services sociaux
11:56accusés de se livrer
11:58à des attouchements
11:59sur sa fille.
12:00La justice a été saisie,
12:01mais rien n'a été trouvé
12:03contre lui.
12:04Trois jours avant
12:05les empoisonnements,
12:06le juge des enfants,
12:07en l'absence de conciliation,
12:09a menacé la mère.
12:11Elle risquait de perdre
12:13la garde de son enfant.
12:14Menace qui aurait plongé
12:16Elisabeth Silva
12:17dans la terreur.
12:20Mercredi 25 novembre 2015,
12:22Marie-Josée Marquez,
12:2371 ans,
12:24est placée en garde à vue.
12:26Audition écourtée
12:27car elle apparaît délirante.
12:28Elle évoque en effet
12:29un complot d'État
12:30qui vise la famille Sylvia Marquez.
12:32Une affaire de secret défense
12:35qui serait orchestrée,
12:36dit-elle,
12:37par Lionel Jospin.
12:38Sa petite fille était visée.
12:40Marc, son fils asphyxié
12:42dans la maison,
12:43était au courant.
12:43Il voulait nous sauver.
12:45Il nous a dit
12:46« Reposez-vous,
12:47endormez-vous,
12:48je m'occupe de tout. »
12:49Il a donné sa vie
12:50pour que la petite
12:51soit sauvée.
12:52Les enquêteurs
12:53s'intéressent
12:54à Marc Silva,
12:55ancien policier
12:56de l'OCRB
12:57qui aurait basculé
12:59dans le mysticisme
13:00et le complotisme.
13:02La famille
13:03qui s'estimait persécutée
13:05a voyagé à l'Angleterre,
13:06en Hollande,
13:07puis aux États-Unis.
13:08Retour en France.
13:10En 2013,
13:11Elisabeth a accouché
13:12d'une petite fille.
13:13Le papa,
13:14vu comme un intrus,
13:15a été vite écarté.
13:17Marie-Josée,
13:18Elisabeth,
13:19Marc
13:19et la petite fille
13:20ont échoué
13:21à Niel-sur-Mer.
13:25Mardi 15 décembre 2015.
13:27Marie-Josée Marquez
13:28et sa fille Elisabeth Silva
13:29sont en garde à vue.
13:31Marie-Josée revient
13:32sur la nuit du drame.
13:33Selon elle,
13:34la famille était menacée,
13:35harcelée par la justice,
13:36l'administration.
13:38Sa petite fille
13:39allait leur être enlevée.
13:40Elle a donc suggéré
13:41à son fils Marc
13:42et à sa fille Elisabeth
13:44d'en finir.
13:45Marie-Josée revendique
13:47l'idée d'utiliser
13:48des médicaments.
13:49Avec son fils Marc,
13:50ils ont donc écrasé
13:52des comprimés,
13:52versé la poudre
13:53dans des verres
13:54et le biberon.
13:55Tous les trois
13:55ont ensuite aidé
13:56la petite fille
13:57à prendre son biberon.
13:59Elle a vomi en partie
14:00le liquide.
14:01Les adultes
14:01ont bu leur verre
14:03et se sont endormis.
14:05Elisabeth Silva
14:06explique pour sa part
14:07qu'elle se battait
14:08depuis des années
14:08pour que son ex-mari
14:10ne voit plus leur fille.
14:12Elle raconte
14:12que quand sa fille
14:14a recraché
14:15le mélange médicamenteux,
14:16elle a aidé sa mère
14:18et son frère
14:19à maintenir
14:21ouverte
14:21la bouche
14:22de l'enfant.
14:23Ils l'ont fait boire
14:24avec une pipette.
14:28Enquête qui n'est pas terminée
14:29car les récits
14:30des survivantes
14:31restent flous
14:31même s'ils sont déjà
14:33effarants.
14:33C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu
14:34de doute.
14:34Il fallait que tout le monde meure.
14:36Et ça,
14:37c'est effectivement
14:38Marie-Josée Marquez
14:39qui la première
14:40le raconte.
14:41Maître Patricia Coutan,
14:42vous êtes avec nous
14:42dans cette heure du crime.
14:43Vous êtes l'avocate
14:44de Marie-Josée Marquez.
14:47Finalement,
14:48j'ai envie de dire
14:48que c'est elle
14:49qui donne le là
14:50dans ses déclarations
14:52même si au début
14:53elle est un peu délirante
14:54on peut le dire comme ça.
14:55Par la suite,
14:56elle va dire
14:56c'est moi
14:57qui ai tout imaginé
14:58c'est moi qui ai tout fait.
14:59Est-ce qu'elle couvre
14:59quelqu'un
15:00cette femme ?
15:03Ça,
15:03c'est une très bonne question.
15:06Moi,
15:07j'ai constaté
15:09dès le départ
15:09ce discours
15:10de très grande responsabilité
15:11qui était aussi dicté
15:12par le fait
15:13qu'elle s'en voulait.
15:14Moi,
15:14je pense qu'elle s'en voulait
15:15sincèrement
15:16de ce qu'elle avait fait
15:16mais en même temps
15:18c'est vrai qu'on est
15:18dans une cellule familiale
15:19très particulière
15:20avec des relations
15:21très fusionnelles.
15:22Son fils n'est plus là
15:23et il semble quand même
15:27au regard des éléments
15:28matériels du dossier
15:29et de preuves objectives
15:30que son fils
15:32a eu un rôle
15:32très important
15:33dans la concrétisation
15:35du projet.
15:36mais elle,
15:37elle a un discours
15:38qui consiste
15:38à endosser
15:39la peine responsabilité
15:40de tout ceci
15:42notamment,
15:42je pense,
15:43parce qu'elle est la mère
15:44et qu'elle doit considérer
15:45qu'ayant participé
15:48au projet criminel
15:49même si ce n'est pas elle
15:50qui l'a le plus
15:50mis en oeuvre
15:51elle doit en endosser
15:52la responsabilité
15:53comme n'importe quelle mère
15:54endosserait certainement
15:55la responsabilité
15:56de ses enfants
15:57mais moi,
15:57j'ai toujours pensé
15:58que la responsabilité
15:59de Marc
16:00était quand même
16:00très importante
16:01mais il n'est pas poursuivi
16:04il est décédé
16:05donc c'est une discussion
16:06qu'on n'a pas vraiment
16:07pu avoir.
16:08Bien sûr,
16:08c'est compliqué
16:09effectivement,
16:09même dans ses propos
16:10il faut démêler
16:11le vrai et du faux
16:12c'est assez complexe
16:13effectivement
16:14ces auditions
16:15que mènent
16:15les enquêteurs.
16:17Bonjour Thibaut Serin
16:21Thibaut Serin
16:22qui on va le retrouver
16:24dans un instant
16:26Maître Alexandre Novion
16:27vous êtes avec nous
16:28dans cette heure du crime
16:29avocat d'Elisabeth
16:31Sylvain
16:32on vous retrouve
16:33j'ai envie de dire
16:34il y a cette petite fille
16:34au milieu
16:35elle a deux ans et demi
16:37et tous les mots
16:38qu'on a retrouvés
16:39dans la maison
16:40ces mots qui sont
16:41complètement ésotériques
16:43portent sur cette petite fille
16:44on a l'impression
16:45qu'elle est devenue
16:46un totem
16:46c'est comme une petite
16:47personne sacrée
16:48qu'il faut protéger
16:50quitte à ce qu'on lui
16:51donne la mort
16:52et dans des conditions
16:52abominables
16:53on a vu
16:53tout le monde
16:54prend une pipette
16:55pour lui injecter
16:56cette espèce de cocktail
16:57médicamenteux
16:58Maître Novion
16:59Alors il ne faut pas oublier
17:00que cet enfant
17:01était très attendu
17:02ce n'est pas
17:03une enfant
17:04bivique
17:04c'est une enfant
17:05qui est arrivée
17:06après une procédure
17:09de FIV
17:09en Espagne
17:12donc
17:12une enfant
17:14très attendu
17:14très désiré
17:15mais
17:15j'entendais tout à l'heure
17:17ma consœur
17:18qui défendait
17:19Mme Marquès
17:20la mère
17:22indiquer
17:22qu'elle avait pris
17:23ses responsabilités
17:24je crois
17:24je crois
17:25qu'effectivement
17:26si à un moment donné
17:27il y a des choses
17:28qui ont sonné
17:29la vérité
17:30c'est le moment
17:31où elle dit
17:32je suis un peu
17:32à l'origine de tout ça
17:33parce qu'on a
17:35si vous voulez
17:36dans cette affaire
17:37un suicide collectif
17:38avec une ritualisation
17:40du suicide
17:41qui fait froid
17:42dans le dos
17:43une maman
17:44évidemment
17:44qui va être
17:45au centre
17:45de tout ça
17:46avec tout le tabou
17:47de la mère
17:48qui va effectivement
17:49participer
17:50d'une tentative
17:53de meurtre
17:53sur sa fille
17:55on a
17:57une maman
17:59qui est
18:00à fatigue
18:01qui est prise
18:01d'un côté
18:02si vous voulez
18:02entre les actes
18:04concrets
18:04de son frère
18:05qui ne sera plus là
18:07ensuite
18:07pour en parler
18:08et une mère
18:09qui a toujours été
18:10d'une influence
18:11considérable
18:12et dont la parole
18:14a toujours agi
18:15avec une force
18:16considérable
18:17sur ses enfants
18:17c'est ça
18:18effectivement
18:18la figure de la mère
18:19de la grand-mère
18:20est très importante
18:21c'est une figure de proue
18:22on se rattache à elle
18:25tout le monde
18:25est collé à elle
18:26elle n'a jamais laissé
18:27ses enfants partir
18:28très loin
18:28d'ailleurs tout le monde
18:29se retrouve sous ce même toit
18:30alors que les enfants
18:31sont déjà âgés
18:31une quarantaine d'années
18:33effectivement
18:33on peut se poser
18:34des questions
18:35Thibaut Serein
18:35vous êtes avec nous
18:37dans cette heure du crime
18:38journaliste pour Sud-Ouest
18:40vous avez suivi
18:41toute cette affaire
18:42effectivement
18:42quand on entend
18:43les avocats
18:45discuter
18:45on songe
18:47à un enfermement
18:47presque sectaire
18:49c'est en tout cas
18:51ce que dit
18:53l'ancien mari
18:53de Marie-Josée Marquès
18:54parce qu'il va témoigner
18:55cet homme
18:55et il va dire ça
18:57alors oui
18:58Madame Marquès
19:00en fait
19:00avait un mari
19:01avec qui il a eu
19:02sa fille
19:04Elisabeth et Marc
19:05et lui en fait
19:06avait été interrogé
19:07pendant l'instruction
19:08par les gendarmes
19:09et lui
19:10parlait lui-même
19:11de mini sectes
19:11et en fait
19:12c'est vraiment
19:13quelque chose
19:14qui ressort
19:15où on a
19:16une cellule familiale
19:18resserrée
19:18où on a vraiment
19:20ce fonctionnement
19:21en vase clos
19:22autour de perceptions
19:23communes
19:24autour d'un récit commun
19:25et voilà
19:26il y a des gens
19:26qui gravitent autour
19:28et qui les fréquentent
19:29avec le recul
19:30expliquent
19:31qu'ils ont un fonctionnement
19:32effectivement sectaire
19:34Maître Patricia Coutan
19:35en mots là-dessus
19:36c'est important
19:37une mini secte
19:38dit Thibaut Serein
19:39en tout cas
19:40ce sont les propos
19:40rapportés
19:41de l'ancien mari
19:42d'Elisabeth Silva
19:44qu'est-ce qu'il faut en penser ?
19:47Je ne sais pas
19:48ce n'est pas
19:48une qualification
19:50que j'aurais choisie
19:51moi parce que
19:51je ne vois pas les choses
19:52tout à fait comme ça
19:53mais elle n'est pas
19:53forcément fausse
19:54simplement
19:55en fait
19:55on a une mère
19:56qui elle-même
19:57je parle de
19:57Madame Marie-Josée Marquès
19:59qui elle-même
20:00a eu de très grandes souffrances
20:01dans sa jeunesse
20:01qui a perdu des enfants
20:03après plusieurs mois
20:04de grossesse
20:04etc
20:04et qui a fait
20:06de ces deux enfants-là
20:07la prunelle de ses yeux
20:08au point d'avoir
20:09effectivement des relations
20:10qui sont totalement fusionnelles
20:12et pas très saines
20:13on peut le dire clairement
20:14puisque finalement
20:15personne ne quitte la famille
20:17pour vivre sa vie normalement
20:19mais en même temps
20:20toutes les relations
20:21sont un peu
20:22un peu particulières
20:23moi j'ai lu
20:24les piliers de la traîtrise
20:26le livre qui a été écrit
20:27par Elisabeth Silva
20:29et quand elle parle
20:30de son frère dans ce livre
20:31elle l'appelle
20:32ils ont jumeaux
20:34ils ont une relation
20:35qui est
20:36oui enfin
20:36comme s'ils étaient
20:37des jumeaux
20:38et j'ai pas l'impression
20:39que ce soit forcément
20:40une influence descendante
20:41de la mère sur les enfants
20:42et plutôt quelque chose
20:44qui fonctionne
20:44entre frères et sœurs
20:46de façon ascendante
20:47descendante
20:48et tout le monde
20:48finalement
20:50entretient
20:50cette fusion familiale
20:52voilà tout le monde
20:52se rejoint
20:54dans ce milieu familial
20:56totalement fermé
20:56deux femmes
20:57face aux psys
20:58Marie-Josée Marquez
21:00Elisabeth Silva
21:01la maison des persécutés
21:02la grand-mère
21:03une femme
21:04indubitablement délirante
21:05dangereuse
21:06sur le plan psychiatrique
21:08l'enquête de l'heure du crime
21:09deux femmes manifestement
21:10instables et névrosées
21:11vrai ou faux
21:12à suivre
21:13dans un court instant
21:14sur RTL
21:28c'est quand même pas facile
21:29de raconter dans le détail
21:30minute après minute
21:31comment on a commis
21:32un acte aussi terrible
21:34parce qu'elles ont quand même
21:35parfaitement conscience
21:36l'une et l'autre
21:36de l'horreur de la chose
21:37et elles la regrettent profondément
21:41retour dans l'heure du crime
21:42sur l'affaire
21:42Sylvain Marquez
21:43une mère et sa fille
21:44persuadée d'être persécutée
21:46retrouvée inanimée
21:47chez elle
21:47un suicide collectif
21:49leur fils et frère
21:51est mort
21:52une petite fille
21:53de deux ans et demi
21:54a pu être sauvée
21:55les psys vont se succéder
21:57auprès des deux femmes
22:01les enquêteurs découvrent
22:03l'intense paranoïa
22:04de la famille Sylvain Marquez
22:05une mère, son fils
22:07et sa fille
22:08persuadées d'être
22:09la cible d'un complot
22:10politiciens et juges
22:11ça serait liguer contre eux
22:13pour la renuire
22:14jusqu'à vouloir enlever
22:15la petite fille
22:16à sa mère
22:17pour prouver
22:18à la justice
22:19que le père de l'enfant
22:20était un violeur incestueux
22:22la petite fille
22:23avait été longuement
22:24questionnée
22:25par la famille
22:26Marc Silva
22:27ancien policier
22:28a même organisé
22:29des auditions filmées
22:30on y voit
22:31la malheureuse
22:33petite fille
22:33assommée de questions
22:34sur des attouchements
22:36elle apparaît
22:36complètement déboussolée
22:38les Sylvain Marquez
22:40avait alerté une armée
22:41de médecins
22:42et l'association
22:43Enfants sans danger
22:45pour dénoncer
22:45ces abus sexuels
22:46imaginaires
22:47Elisabeth Silva
22:48avait même écrit
22:50un livre sur le sujet
22:51intitulé
22:52Les piliers
22:53de la traite
22:57Une première expertise
22:58psychiatrique
22:59conclut à une altération
23:00du discernement
23:02mais une contre-expertise
23:04est beaucoup plus directe
23:05Marie-Josée Marquez
23:06serait indubitablement
23:09délirante
23:09dangereuse
23:11sur le plan psychiatrique
23:12et sans doute
23:12difficile à soigner
23:13Le médecin estime
23:15que son discernement
23:16a été aboli
23:17lorsqu'elle a versé
23:19les médicaments
23:20écrasés
23:21dans les verres
23:21et tenté d'endormir
23:22et ôter la vie
23:24de sa petite-fille
23:24Elle ne peut donc
23:25pas être jugée
23:26Mais un troisième
23:28expert psychiatre
23:30le docteur Paul Bonan
23:31finit par trancher
23:32Il avance que
23:33Marie-Josée Marquez
23:34est certes paranoïaque
23:36mais pas délirante
23:37Elle garde un pied
23:38dans la réalité
23:39Simple altération
23:41du discernement
23:42Elle peut donc
23:43être jugée
23:44Conclusion identique
23:45pour sa fille
23:46Elisabeth Silva
23:46Elle connaissait
23:48au moment du drame
23:49une altération
23:49modérée
23:50de son discernement
23:53Le procès aura donc lieu
23:55mais on voit que
23:55tout est compliqué
23:56dans cette affaire
23:57Les paroles
23:58des unes et des autres
23:59s'entrechoquent
24:01et même si ces deux femmes
24:02sont d'accord
24:03et ne se quittent pas
24:04elles vont dans le même sens
24:05et bien on a du mal
24:07toujours à croire
24:08leurs propos
24:08en tout cas
24:09à leur donner
24:10de la cohérence
24:11Maître Patricia Coutan
24:13vous êtes l'avocate
24:14de Marie-Josée Marquez
24:16Trois expertises psychiatriques
24:19pour votre cliente
24:21Marie-Josée Marquez
24:22Trois expertises
24:23qui sont contradictoires
24:24Très compliquées
24:25de savoir si cette femme
24:26avait toute sa tête
24:27lorsqu'elle a décidé
24:29entre guillemets
24:30de tuer tout le monde
24:33Oui mais je vous savais
24:34je crois que c'est
24:35toutes les limites
24:36de la psychiatrie
24:37On ne peut pas savoir
24:38ce qu'il y a
24:38au fond d'un esprit
24:41dérangé
24:41ou malade
24:42ou perturbé
24:42et en fait
24:43toute la question
24:44de ce dossier
24:45s'il est bien compris
24:46les explications
24:47que nous avons eues
24:48à la barre par les différents experts
24:49c'est pas de savoir
24:51s'il y a de la paranoïa
24:52à ça
24:52tout le monde est d'accord
24:53la question c'est de savoir
24:55si cette paranoïa
24:56constitue un trouble
24:57de la personnalité
24:58c'est-à-dire un problème
24:59qui constitue
25:00une altération
25:01du jugement
25:01et qui nécessite
25:02un peu de clémence
25:03pour une condamnation pénale
25:05ou bien si c'est
25:06au-delà du trouble
25:07de la personnalité
25:08une pathologie
25:09alors c'est ce que dit
25:10l'un des experts
25:12pathologie délirante
25:12chronique
25:13de type paranoïa
25:14il parle bien
25:14il dit indubitablement
25:16délirante
25:17psychose paranoïaque
25:18etc
25:19donc soit on est
25:20dans la pathologie
25:21et dans ce cas-là
25:22on ne peut pas être
25:22qu'on a des pénalements
25:23parce qu'on ne peut pas
25:24être responsable
25:24de ses actes
25:25quand on n'a pas
25:25la maîtrise
25:26de sa volonté
25:28soit on est dans
25:29le trouble
25:29de la personnalité
25:30et dans ce cas-là
25:32on est responsable
25:33dans une moindre mesure
25:34tout un chacun
25:35mais responsable
25:36quand même
25:37et je crois que finalement
25:38on est un peu
25:39au milieu du guet
25:39dans le cas
25:40de Mme Marquès
25:42alors peut-être
25:42excusez-moi juste
25:43pour terminer
25:44peut-être parce qu'on se pose
25:45la question aussi
25:46après coup
25:46c'est-à-dire que
25:47quand elle commet les fées
25:48après sa sortie d'hôpital
25:50elle va partir
25:51en hôpital psychiatrique
25:52etc
25:52et quand les experts
25:54la voient
25:54c'est bien longtemps après
25:55et son délire
25:56il est un peu sous cloche
25:57parce qu'elle est détenue
25:59donc on la voit
26:01après coup
26:01et longtemps après
26:02je pense que c'est
26:03une difficulté
26:03d'appréciation ça
26:04bien sûr
26:05c'est très compliqué
26:05effectivement pour les experts
26:06il ne faut pas
26:07leur jeter la pierre
26:08un petit mot
26:09M. Alexandre Novion
26:10là-dessus
26:10sur votre cliente
26:11Elisabeth Silva
26:13altération modérée
26:14pour Elisabeth
26:14vous avez le sentiment
26:16qu'elle de toute façon
26:17elle suivait toujours sa mère
26:19et que ce que disait sa mère
26:20était une parole
26:21qu'on ne pouvait pas contester
26:24écoutez je voudrais ajouter
26:25quelque chose
26:25à ce qui s'est dit
26:26parce que vous savez
26:27je crois que c'est
26:28Michel Dubé
26:29qui a dit quelque part
26:30l'expert psychologue
26:31on ne juge pas un délire
26:33c'est une affaire
26:34qui depuis le début
26:35puisqu'elles vont être interrogées
26:37quand elles sont
26:38en psychiatrie
26:40c'est une affaire
26:41qui sent la folie
26:42qui a vraiment
26:42le cachet extérieur
26:43de la folie
26:44ma cliente par exemple
26:46bon
26:47c'est une maman
26:48qui aimait son enfant
26:50et il y a quelque chose
26:52qui vous comprenez bien
26:54qui est contre nature
26:55à avoir des gestes
26:57qui peuvent donner la mort
26:58à son propre enfant
27:00donc là
27:02si vous voulez
27:02vous avez deux femmes
27:03qui n'ont pas
27:05véritablement
27:06cherché rationnellement
27:08à donner la mort
27:09mais qui ont voulu
27:11se suicider
27:11et qui ont voulu
27:12emporter dans la mort
27:14une enfant
27:15mais en réalité
27:16si vous voulez
27:17là où je réponds
27:19maintenant à votre question
27:20sur l'influence
27:21de la maman
27:22tout à l'heure
27:22le journaliste
27:23parlait
27:24de la déposition
27:26de l'ex-mari
27:26qui avait été entendue
27:27et qui était une source
27:28importante
27:29de compréhension
27:30de ce dossier
27:31l'ex-mari
27:33de madame Marquès
27:34avait indiqué
27:35qu'à l'époque
27:36les premières années
27:36avaient été très bien
27:37et qu'ensuite
27:39c'était
27:40véritablement reproduit
27:41le même schéma
27:42que celui
27:43que monsieur Mistrali
27:45Pascal Mistrali
27:46le père de la petite
27:47va connaître
27:48avec Elisabeth Silva
27:49c'est-à-dire que
27:50sous soupçon
27:51d'être volage
27:52il va être
27:53complètement écarté
27:54les enfants
27:55vont être
27:56confisqués par la mère
27:57il va y avoir
27:57une espèce de fusion
27:58avec la mère
27:58c'est exactement
28:00ce qui s'est reproduit
28:01c'est-à-dire
28:01vous avez une mère
28:03madame Marquès
28:03je comprends bien maître
28:07c'est effectivement
28:08c'est un enfermement
28:09je vous coupe un petit peu
28:10mais parce qu'il faut
28:11qu'on avance aussi
28:11dans cette émission
28:13mère et fille
28:14face au juge
28:15Marie-Josée Marquès
28:17Elisabeth Silva
28:18à la maison des persécutés
28:19si vous voulez me pendre
28:20pondez-moi
28:21mettez-moi au bûcher
28:23l'enquête de l'heure du crime
28:24on se retrouve dans un instant
28:25sur RTL
28:27bonne journée
28:27sur RTL
28:32RTL
28:32votre radio
28:33mais
28:3614h15
28:36c'est l'heure du crime
28:38sur RTL
28:39l'heure du crime
28:40consacrée à l'affaire
28:41Sylvain Marquès
28:42une tentative de suicide
28:43collectif aux médicaments
28:44près de la Rochelle
28:45en 2015
28:46une famille enfermée
28:48dans la paranoïa
28:49un homme a succombé
28:50une petite fille
28:51de 2 ans et demi
28:51a pu être sauvée
28:52sa mère et sa grand-mère
28:54survivantes
28:55sont jugées
28:58mercredi 22 mai 2019
29:00Marie-Josée Marquez
29:0175 ans
29:02cheveux courts
29:03silhouette bien droite
29:04et sa fille
29:05Elisabeth Silva
29:0651 ans
29:07qui fait
29:08beaucoup plus jeune
29:09que son âge
29:10sont côte à côte
29:11devant la cour d'assises
29:12de la Charente-Maritime
29:13à Sainte
29:14toujours aussi proche
29:15solidaire
29:16toutes deux
29:17sur une même longueur d'onde
29:18elles veulent s'expliquer
29:20Marie-Josée Marquez
29:21et Elisabeth Silva
29:22refusent d'être présentées
29:24comme des femmes manipulatrices
29:26Elisabeth regrette
29:27ce passage à l'acte
29:28il lui a été
29:30insupportable
29:31de voir sa fille
29:31s'endormir
29:32mais dit-elle
29:33elle voulait
29:35endormir
29:35la douleur
29:36de son enfant
29:41vendredi 26 mai 2019
29:42le papa
29:44de la petite fille
29:45survivante
29:45vient témoigner
29:46longtemps rejetée
29:48il décrit
29:48une enfant
29:49désormais
29:49âgée de 5 ans
29:50qui va bien
29:51heureuse
29:52d'aller à l'école
29:53et d'avoir des amis
29:54Elisabeth Silva craque
29:55je suis la maman
29:56accusée à ce procès
29:57si quelqu'un souffre
29:59c'est la maman
29:59j'ai besoin
30:00de voir ma fillette
30:01elle ajoute
30:02si vous voulez me pendre
30:03alors pendez-moi
30:04mettez-moi au bûcher
30:06maître Patricia Coutan
30:07avocate
30:08de Marie-Josée Marquez
30:09plaide
30:10l'abolition
30:11du discernement
30:12maître Alexandre Novion
30:13qui défend
30:14Elisabeth Silva
30:15évoque une femme
30:16qui n'est plus que l'ombre
30:17d'elle-même
30:1720 ans de prison
30:19pour Elisabeth Silva
30:2015 ans
30:21en raison de son âge
30:22pour Marie-Josée Marquez
30:26et on vous retrouve
30:27maître Alexandre Novion
30:29en direct
30:29dans l'heure du crime
30:30avocat
30:31d'Elisabeth Silva
30:32maître Novion
30:33évidemment
30:34vous êtes au premier rang
30:34de ce procès
30:35à quoi est-ce qu'elles ressemblent
30:37ces deux femmes
30:38que vous retrouvez
30:39côte à côte
30:40dans le box des accusés
30:42bah écoutez
30:43elles sont
30:45effectivement
30:45très proches
30:46l'une de l'autre
30:49ma cliente
30:50moi vous savez
30:51je surveille
30:52surtout
30:53les faits et gestes
30:54de ma client
30:55bien sûr
30:55et moi je vois
30:58une femme
30:58qui est dans
30:59l'impossibilité
31:00si vous voulez
31:01de pouvoir
31:02quelque part
31:03se défendre
31:04en mettant en cause
31:06sa mère
31:07et dans l'impossibilité
31:08de mettre en cause
31:09son frère
31:09qui est décédé
31:10alors
31:11il s'agit pas
31:12c'est pas qu'on se sauve
31:13en accusant l'autre
31:14mais indiscutablement
31:15si vous voulez
31:16pour moi
31:17j'ai acquis
31:18cette conviction
31:19que dans cette affaire
31:21si vous voulez
31:22qu'on veut absolument
31:24juger
31:25alors que la pathologie
31:26est en scène
31:26que l'aspect criminel
31:28doit disparaître
31:29je pense qu'à partir du moment
31:30où on a décidé
31:32de les juger
31:32et bien elles sont
31:34exposées
31:34à des condamnations
31:35qui sont
31:36des condamnations considérables
31:37parce que
31:38soit effectivement
31:39on disait
31:40que cette femme
31:41n'avait pas toute sa raison
31:42et ne pouvait pas être jugée
31:44soit on l'a jugée
31:45mais à ce moment là
31:45on était devant le tabou
31:46de la maman
31:47qui fait quelque chose
31:49devant lequel la raison recule
31:50et l'effroi nous saisit
31:51oui c'est ça
31:51donc vous parlez
31:53d'un procès impossible
31:54je comprends bien
31:54maître Alexandre Novion
31:56Thibaut Serin
31:58un mot là-dessus
31:59sur Elisabeth Silva
32:00justement
32:00la cliente
32:00de maître Novion
32:02elle est face à son mari
32:04son ex-mari
32:05on peut dire
32:05qui est désormais
32:06à la garde
32:07de leur fille
32:08elle continue
32:10à le désigner
32:11toujours comme
32:11un homme dangereux
32:12Thibaut Serin
32:14alors
32:14ce qui revient
32:16souvent
32:16dans son discours
32:18pendant le procès
32:19c'est davantage
32:20toujours dans cette parano
32:22c'est-à-dire
32:22le piège s'est refermé
32:24sur nous
32:25comme si c'était
32:26l'une qui était responsable
32:27de cette situation-là
32:28elle lui reproche aussi
32:30quelque chose
32:30c'est-à-dire
32:31on comprend
32:31qu'elle a voulu avoir
32:32une photo
32:33de sa fille
32:34alors qu'elle était en prison
32:35et on comprend en fait
32:36que le mari lui a fourni
32:37une photo
32:38mais une photo de sa fille
32:39qui était dans le commun
32:41histoire de bien
32:42lui faire comprendre
32:43qu'elle a été
32:44dans le commun
32:44par sa faute
32:45donc voilà
32:46c'est des choses
32:47qui ressortent
32:48pendant le procès
32:49déjà très animées
32:50il y a beaucoup
32:52de tensions
32:52vous le dites bien
32:54Thibaut Serin
32:54journaliste
32:55je le rappelle
32:55pour Sud-Ouest
32:58Maître Patricia Coutan
32:59on entend
33:00ce que disent
33:00les uns et les autres
33:01notamment votre confrère
33:02Maître Novion
33:04c'est le procès de trop
33:05il ne fallait pas le faire
33:06ce procès
33:06parce que finalement
33:07il y avait trop
33:08de délire
33:10dans ce que pouvaient
33:10raconter ces femmes
33:13moi je n'ai jamais
33:15évolué sur ce sujet là
33:16que ce soit dans ce dossier
33:17ou dans d'autres
33:18pour moi
33:18quand on n'a pas
33:19toute sa raison
33:19on n'est pas pénalement
33:21responsable
33:21point
33:23le problème
33:23c'est qu'on a tendance
33:25je pense
33:25quand les enfants
33:26sont en cause
33:27quand des enfants
33:27sont blessés
33:29à refuser
33:29de voir le reste
33:30au départ
33:31cette histoire
33:32c'est de la paranoïa
33:34complètement délirante
33:35et puis c'est un geste
33:36suicidaire
33:36quand même
33:37pour de mauvaises raisons
33:38et il faut se poser
33:40quand même la question
33:40de qu'est-ce qui pousse
33:41des gens à se suicider
33:42pour des raisons
33:42qui n'ont aucun sens
33:43si ce n'est la folie
33:45mais je pense que
33:46voilà l'horreur
33:47de ce qu'on peut faire
33:48à une petite fille
33:48si jeune
33:49prend le pas
33:50sur le reste
33:51et qu'on condamne un peu
33:53parce qu'on ne sait pas
33:54quoi faire de ces gens là
33:55c'est peut-être ça aussi
33:56la réalité
33:56de ces dossiers là
33:58comment traiter
33:59des gens
34:00qui sont malades
34:01mais qui présentent
34:02une dangerosité
34:03quand même
34:03parce qu'effectivement
34:05il y avait beaucoup
34:06d'émotions
34:06autour de cette petite fille
34:07et ça explique aussi
34:08ce procès
34:09qui devenait
34:10il fallait avoir
34:11une explication
34:12mais qu'on n'a toujours pas
34:13au terme de ce premier procès
34:14où des peines lourdes
34:15ont été prononcées
34:17les deux femmes
34:18vont faire appel
34:20Marie-Josée Marquez
34:21Elisabeth Silva
34:22la maison des persécutés
34:24deux femmes
34:25dans une même prison
34:26une même cellule
34:27l'enquête de l'heure du crime
34:28je vous retrouve tout de suite
34:29sur RTL
34:48dans l'heure du crime
34:51l'affaire Sylvia Marquez
34:52le suicide collectif
34:54d'une famille
34:55ayant sombré
34:56dans la paranoïa
34:57une tentative
34:58de suicide collectif
34:59en 2015
34:59près de la Rochelle
35:00un homme mort
35:01une petite fille
35:02de deux ans et demi
35:03sauvée
35:03la grand-mère
35:04et la mère condamnées
35:05rejugées
35:06en appel
35:07un an plus tard
35:10lundi 22 juin 2020
35:11Marie-Josée Marquez
35:13et sa fille
35:13Elisabeth Silva
35:14sont rejugées
35:15devant la cour d'assises
35:16de la Charente
35:17à Angoulême
35:17ce deuxième procès
35:19ressemble
35:19trait pour trait
35:20au premier
35:20les deux femmes
35:21sont à nouveau
35:22condamnées
35:22aux mêmes peines
35:2320 ans pour la fille
35:2415 ans pour la mère
35:26la cour de cassation
35:27rejette leur pourvoi
35:31Marie-Josée Marquez
35:32et Elisabeth Silva
35:34reconnues comme souffrant
35:35de troubles délirants
35:36paranoïaques
35:37n'ont pas été séparées
35:38lors de leur détention
35:39elles résident
35:40dans la même prison
35:41et ont demandé
35:42à partager
35:43la même cellule
35:44quand vous avez des expertises
35:46psychiatriques
35:47qui disent
35:47que vous avez un trouble
35:48délirant paranoïaque
35:49qu'on ne peut pas en guérir
35:50et que ça vous rend dangereux
35:52pour vous-même
35:52ou pour autrui
35:54la sortie de prison
35:55on ne l'imagine pas
35:56tellement avant
35:57la fin de la peine
35:58je ne suis pas du tout
35:59du tout satisfaite
36:00de cette décision
36:02Maître Patricia Coutan
36:03avocate de Marie-Josée Marquez
36:05qu'on retrouve
36:06effectivement
36:07dans cette heure du crime
36:08Maître Patricia Coutan
36:09vous êtes toujours d'accord
36:10à ce que vous disiez
36:11à l'époque
36:12à l'issue
36:13de ce double verdict
36:15c'est-à-dire
36:15que ces femmes
36:17elles n'avaient pas besoin
36:17d'être jugées
36:18vous le redites
36:19encore aujourd'hui ?
36:21Je n'ai pas du tout
36:22changé d'avis
36:23sur ce point-là
36:24et puis les conditions
36:27de détention
36:27sont telles
36:28que j'estime
36:30par ailleurs
36:31même si elles avaient été
36:32aptes à être jugées
36:33que les peines
36:34sont extrêmement lourdes
36:36pour une personne
36:37qui est âgée
36:38qui est détenue
36:39dans des conditions
36:40assez indignes
36:41qui parfois
36:42se retrouve
36:43au moment du procès
36:44peu de temps avant
36:45elle était encore
36:45en cellule à 3
36:46à dormir sur un matelas
36:47au sol
36:48il faut quand même
36:48avoir conscience
36:49de tout ça
36:49donc oui
36:51je trouve que ce sont
36:52des peines
36:52qui sont extrêmement lourdes
36:53et qui ne sont pas
36:54adaptées à des gens
36:55qui souffrent
36:55enfin pour ma cliente
36:56en tout cas
36:57qui souffrent
36:58d'une pathologie
36:59psychiatrique
37:00ni moins
37:01Maître Alexandre Novion
37:03qu'est-ce qu'elles deviennent
37:04ces deux femmes ?
37:05On a dit qu'elles étaient
37:06en prison
37:07Fête Entrée l'accusée
37:08avait consacré
37:09une émission
37:10à cette affaire
37:11et disait que
37:12effectivement
37:13elles partageraient
37:14la même cellule
37:14est-ce que c'est exact
37:15Maître Novion ?
37:16Oui
37:17elles ont partagé
37:18un temps
37:18la même cellule
37:20moi j'ai régulièrement
37:23ma cliente au téléphone
37:26je ne peux pas toujours
37:27malheureusement
37:27entrer en communication
37:28avec elle
37:29mais elle m'appelle
37:30le plus souvent possible
37:32et je pense que
37:33dans cette affaire
37:34on a vraiment cherché
37:35à expliquer cette affaire
37:38par des mobiles cartésiens
37:39alors que cette affaire
37:40dépassait totalement
37:41la psychologie de conscience
37:43j'ai une cliente
37:44qui est en pleine souffrance
37:45qui me parle
37:45chaque fois de sa fille
37:48je crois qu'on est passé
37:50à côté de quelque chose
37:51parce que
37:52devant la cour
37:53on en a parlé tout à l'heure
37:54on avait vraiment
37:56une femme
37:57qui naviguait
37:58entre les larmes
37:59les déclarations
38:00les tartarinades
38:01les déclarations foutra
38:02qui étaient épuisées
38:03qui n'avaient absolument
38:04plus aucun jus
38:05et je pense que
38:07sa place
38:07n'était pas devant
38:08dans une cour d'assises
38:10Thibault Serin
38:10vous êtes journaliste
38:11pour Sud-Ouest
38:12et avec nous
38:12dans cette heure du crime
38:14alors il y a eu
38:14des regrets
38:15de ces femmes
38:16et notamment
38:17le fait que
38:18Marc, le fils
38:19et le frère
38:20soient morts
38:21dans cet incendie
38:23qui a été
38:24qui est raté
38:24dans ce suicide collectif
38:26qui effectivement
38:27n'est pas allé
38:29jusqu'au bout
38:30des regrets sincères
38:31sur leurs actes
38:32est-ce que c'est exact
38:33Thibault Serin ?
38:35Oui, alors
38:36premier mot dans le procès
38:37d'Elisabeth Silva
38:39c'est pour son frère
38:40elle pleure beaucoup
38:41pendant le procès
38:42c'est quelque chose
38:43qui revient énormément
38:44pas dans le sens
38:45de regretter
38:46le geste
38:48mais
38:48elle regrettait
38:49en tout cas
38:50son décès
38:50voilà
38:51donc ça c'est quelque chose
38:52qui revient énormément
38:53ils étaient très fusionnels
38:55donc pour eux
38:56c'était vraiment
38:57un drame absolu
38:57Un petit mot là-dessus
38:59Maître Patricia Coutan
39:00il y a eu des regrets
39:01je répète ma question
39:02mais est-ce que
39:03ces regrets
39:04ils sont sincères
39:05est-ce que vous avez entendu
39:06des personnes
39:07qui disaient
39:08on n'aurait pas dû
39:09aller jusque là ?
39:11En ce qui me concerne
39:12je n'ai pas l'ombre
39:13d'un doute
39:13c'est-à-dire que moi
39:14j'ai une cliente
39:15qui refuse même
39:16parfois de suivre
39:17certains conseils
39:18pour sa défense
39:18parce qu'elle veut être
39:19authentique à 300%
39:21et donc ce qu'elle dit
39:22elle le pense
39:22et dans ce dossier
39:24dès ses toutes premières
39:25déclarations
39:25elle dit
39:26je ne pardonnerai jamais
39:27ce que j'ai fait
39:28c'était un acte
39:29désespéré
39:30mais qui ne servait à rien
39:31elle parle de
39:32sombrer dans l'horreur
39:32donc c'est des déclarations
39:34qu'elle fait avant même
39:35que je la connaisse
39:35avec son précédent avocat
39:37et qui sont très spontanées
39:39c'est la première fois
39:40qu'on recueille ces déclarations
39:41après coup
39:41quand elle sort
39:42de l'hospitalisation psychiatrique
39:45et puis voilà
39:46c'est une mère
39:46qui a toujours été
39:47on l'a bien compris
39:48extrêmement fusionnelle
39:49avec ses enfants
39:50et qui a perdu
39:51enfin son fils est mort
39:52et sa fille est incarcérée
39:54pour longtemps avec elle
39:55donc elle est écrasée
39:56par le poids
39:57de la culpabilité
39:58de sa responsabilité
40:00dans ce geste homicide
40:01donc oui
40:02moi je n'ai aucun doute
40:03sur ses regrets
40:05alors évidemment
40:06alors là on est après
40:07ces procès
40:08effectivement ces deux femmes
40:09sont toujours incarcérées
40:11au moment où nous parlons
40:12un petit mot
40:13pour conclure
40:15maître Alexandre Novion
40:16vous êtes l'avocate
40:17d'Elisabeth Silva
40:19Elisabeth Silva
40:20elle ne reverra peut-être
40:21plus jamais sa fille
40:22non ?
40:24Oui
40:24et c'est son drame
40:26parce que
40:27bon déjà
40:28sur le plan des faits
40:29sur le plan du remords
40:30bon c'est toujours difficile
40:31de dire à quel point
40:32les remords sont
40:33effectivement
40:35vraiment pensés
40:36mais
40:37elle a l'impression
40:37elle me parle
40:38comme si elle se revit
40:38d'un cauchemar
40:39ou d'un vire
40:40et chaque fois
40:41qu'elle me parle
40:42elle me parle
40:43de sa fille
40:43de sa volonté
40:44de se justifier devant elle
40:46de s'expliquer
40:46de pouvoir un jour
40:47la revoir
40:48c'est vraiment
40:50une souffrance
40:51totale
40:52j'ai rarement vu
40:54quelqu'un souffrir autant
40:55et c'est vraiment
40:57c'est terrible
41:00une souffrance
41:01une souffrance
41:02obsessionnelle
41:03on pourrait dire
41:03merci beaucoup
41:04maître Alexandre Novion
41:05et maître Patricia Coutan
41:07et Thibaut Serin
41:08d'avoir été les invités
41:09de l'heure du crime
41:10merci à l'équipe
41:10de l'émission
41:11rédatrice en chef
41:11Justine Vigneault
41:12préparation Marie Bossard
41:14Lily Labeille
41:14réalisation en direct
41:16Nicolas Godet
41:17merci à l'émissione
41:17– Sous-titrage FR 2021
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