00:00Avant ça, Galibert raconte comme chaque matin avec William Galibert.
00:03Et ce matin, William, vous nous racontez toutes ces voix qui s'élèvent pour briser le tabou autour du cancer.
00:09Oui, c'est étrange, le cancer est partout, mais on n'ose à peine en prononcer le nom.
00:13Plus de 400 000 nouveaux cas par an, presque 4 millions de Français qui vivent avec.
00:17Ça en fait des familles qui connaissent les salles d'attente, les examens, les traitements, les bonnes nouvelles et les
00:23mauvaises.
00:23Et pourtant, on entend encore souvent, il est décédé des suites d'une longue maladie.
00:28« Charlie Dalin, le navigateur, est mort d'un cancer à 42 ans, une tumeur stromale gastro-intestinale.
00:36Ce soir à Concarneau, on l'a évoqué dans le journal de 8 heures, il sera célébré par une grande
00:41parade sur l'eau, c'est ce qu'il voulait.
00:42Et lui, il avait parlé, il avait raconté son cancer, cet intrus déjà à bord de son bateau lorsqu'il
00:48triomphait sur le Vendée Globe.
00:50Ce matin, dans le journal Le Télégramme et dans l'équipe, c'est sa veuve Périne Dalin qui témoigne.
00:55Elle raconte son Charlie et leur combat et elle raconte le cancer.
00:59Notre vie a basculé deux fois, je n'ai pas oublié les dates.
01:02L'annonce du diagnostic, le 24 octobre 2023 et surtout l'opération, le 27 février 2025.
01:09Je l'accompagne au bloc, il est debout dans sa blouse, je lui dis « Salut, c'est la dernière
01:14fois que je vois mon Charlie.
01:16Il va perdre 15 kilos et la cicatrice aussi parce que la maladie te change physiquement mais aussi psychologiquement. »
01:23Et puis, il y a eu la phase où il a dû malheureusement accepter.
01:26Il ne faut pas appeler ça une défaite, c'est le destin, la fatalité.
01:30Et puis, il y a ce documentaire aussi, William, réalisé par un journaliste de France Télévisions.
01:34« Ce qui nous tient debout », c'est le titre, c'est diffusé ce soir.
01:37Le réalisateur Mathieu Larteau est journaliste sportif.
01:41À 17 ans, il a eu une tumeur au genou et 25 ans plus tard, récidive et amputation de sa
01:47jambe droite.
01:48Alors, ce n'est pas larmoyant du tout, mais parfois, on sert un peu la mâchoire.
01:52Dans l'extrait que vous allez entendre, Mathieu Larteau, puis Thomas Dutron qui évoque François Zardy
01:57et notre camarade, Philippe Cavrévière, qui parle de sa sœur et de sa maman, toutes les deux mortes d'un
02:03cancer.
02:03« Ça amène une dimension que seuls les gens qui traversent la maladie, quelle qu'elle soit, peuvent comprendre.
02:14Ça nous révèle. Ça fait de nous ce qu'on est fondamentalement. »
02:19« Je me suis rendu compte de l'importance du don de soi, du don de son temps, du don
02:25de sa personne.
02:25C'est beaucoup d'amour, tout simplement. L'amour, l'amour, l'amour. Qu'est-ce que vous voulez ?
02:29C'est être là, entouré. »
02:33« Moi, ça m'a rendu boulimique de vie, de lien, de rire. On doit ça aux personnes qui s
02:39'en vont.
02:40Si jamais ils nous voient de là-haut, on doit être heureux. Ça, c'est notre mission. C'est d
02:44'être heureux.
02:45Si on a la chance de rester là, il faut faire quelque chose de cette journée. »
02:59Le cancer, ça reste une épreuve personnelle, familiale, intime.
03:03Mais intime, ça ne veut pas forcément dire secret.
03:07Et c'est peut-être ça qui est doucement en train de changer.
03:09Et on pense évidemment ce matin à toutes celles et ceux qui doivent affronter, eux ou leur entourage, ce fameux
03:16cancer.
03:17Merci beaucoup, William Galibert.
03:19Allez, dans un instant.
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