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  • il y a 3 mois
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##DROLE_D_EPOQUE-2025-10-24##

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Transcription
00:00Il est 7h50, bonjour Arlette Chabot.
00:03Bonjour à tous et toutes.
00:05Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:09C'est une semaine avec beaucoup de tensions, mais également beaucoup d'ambition,
00:12notamment si on regarde du côté des Républicains.
00:14On voit bien qu'il se querelle à nouveau, il y a eu le départ qui a fait du mal du gouvernement de Bruno Retailleau,
00:20qui a forcément aussi relancé la bataille pour la présidentielle.
00:23Et là, clairement, on a l'impression que du côté des Républicains, on navigue, mais alors totalement à vue.
00:28Oui, c'est une question effectivement qui se pose, mais la question fondamentale, elle est posée en fait depuis 2017.
00:34C'est celui de la survie du parti des Républicains de l'existence.
00:37On s'est sans cesse interrogés sur vont-ils être aspirés par Emmanuel Macron,
00:42à l'image des premiers, Édouard Philippe, Sébastien Lecornu, Bruno Le Maire,
00:48ou bien vont-ils céder un jour ou l'autre à la tentation de l'union des droites
00:52avec un rassemblement national qui ne cesse de progresser,
00:55alors qu'eux se sont rétrécis au fil des années.
00:59Chaque élection, pour eux, était devenue une sorte de crash test, de test de survie.
01:04Alors, est arrivée une sorte de miracle, c'est la nomination de Michel Barnier à Matignon,
01:09et le retour pour les LR dans les ministères.
01:12Un moyen de prouver, bah oui, qu'ils existaient encore.
01:14Et certains ont rêvé que c'était les premiers pas vers la reconquête du pouvoir perdu en 2012.
01:21Alors, être et rester au gouvernement, c'était notamment ce que voulait évidemment Bruno Retailleau,
01:26et ça a marché au ministère de l'Intérieur.
01:27Je m'entends un premier temps.
01:29Dans un premier temps, en tout cas, ça a bien marché.
01:32Côte de popularité qui est montée de façon spectaculaire, bien entendu.
01:37Il a raflé le parti, la présidence du parti,
01:40à un Laurent Wauquiez, lui, boudeur, sceptique, qui était resté à l'extérieur du gouvernement.
01:46Et puis, vous l'avez dit, patatras, tout s'est arrêté le 5 octobre, autour de 21h,
01:51avec un tweet qui annonçait la rupture avec Sébastien Lecornu.
01:55Et depuis, tout est déréglé, c'est vrai.
01:58Et on a du mal à suivre.
01:59Bruno Retailleau n'est plus au gouvernement, bien entendu, il n'est plus ministre.
02:04Les membres du parti qui ont décidé d'accepter de siéger aux côtés de Sébastien Lecornu sont suspendus.
02:12Alors qu'ils devaient quand même renvoyer du parti, c'est devenu une suspension.
02:15Du parti, tout ça est très compliqué, évidemment.
02:18Et puis surtout, Bruno Retailleau a repris le langage de Laurent Wauquiez.
02:21Pas question d'être dilué dans le macronisme, le projet de budget en l'État.
02:25Les équipes ont changé de maillot, en réalité.
02:27Exactement.
02:28Et invotable, et ils se vantent même d'avoir tenu tête au chef de l'État.
02:34Donc, c'est très clair aujourd'hui, les Républicains sont en fait dans l'opposition,
02:39même si certains sont en gouvernement.
02:40Mais comment peut-il en être autrement lorsqu'un ancien Premier ministre qui s'appelle Édouard Philippe
02:45veut, lui, une élection présidentielle anticipée et que les macronistes se démarquent autant de leur chef ?
02:53Ça, c'est une vraie question, sachant qu'en effet, il a provoqué une énorme surprise, Édouard Philippe.
02:57Surtout que dans un contexte où vous venez de le dire,
02:59l'élection présidentielle semble être en réalité au cœur de toutes les préoccupations.
03:02Quand on voit les potentiels candidats, déjà, on a évidemment Bruno Retailleau,
03:05on a Laurent Wauquiez, on a David Lissnard, Xavier Bertrand est en train de faire son grand retour
03:10parce qu'il a écrit son premier livre sur le sujet.
03:13Et on voit bien qu'également, Édouard Philippe, il y a même Gérald Darmanin dans un petit coin,
03:17même s'il a assuré, bien sûr, qu'il se retirait de toute démarche partisane.
03:20Mais dans cette, je vais dire, marche vers l'élection présidentielle,
03:24c'est vrai que les candidats sont nombreux,
03:26mais il y a surtout un vrai sujet qui va désormais opposer les Républicains,
03:30au-delà de l'attitude dans les mois qui viennent.
03:32C'est celui, encore une fois, j'y reviens, c'est l'union des droites.
03:36Faut-il l'accepter ou pas ?
03:38Vous savez que la règle était très simple, jusqu'à présent,
03:41fixée par Jacques Chirac, le cordon sanitaire avec le Rassemblement national.
03:45Et ça tombait bien parce que le Rassemblement national n'avait aucune envie de faire alliance
03:49avec ces Républicains qui trahissent leurs engagements électoraux.
03:55Ça, c'est du Marine Le Pen qui, en plus, ne veut pas être de droite,
04:00mais bien rassembler les patriotes de droite et de gauche.
04:03Et puis, là aussi, tout a changé.
04:04Jordan Bardella tend désormais la main, effectivement, au LR.
04:09Et puis, du côté des LR, aussi, ça bouge.
04:11François-Xavier Bellamy, qui vote en proposition de censure
04:15de la présidente de la Commission européenne au Parlement européen,
04:19proposition qui vient du Rassemblement national.
04:22Et puis, par exemple, Laurent Wauquiez, qui veut le Rassemblement des droites,
04:26de Gérald Darmanas, Sarah Knaffo.
04:28Exactement.
04:28Voilà.
04:29Et puis, David Lissnard qui dit, faisons un projet et on verra qu'il accepte.
04:34Donc, ça bouge beaucoup.
04:35Et en face, reste un Xavier Bertrand qui, lui, dit qu'il faudra, effectivement,
04:39clarifier la ligne.
04:41C'est-à-dire...
04:42Et qui en fait un vrai principe.
04:43D'accord ?
04:43C'est un principe.
04:44Sinon, il pourrait quitter les Républicains.
04:47Donc, au fond, dans les semaines qui viennent, il faudra tout clarifier.
04:51C'est-à-dire que c'est un nouveau défi pour les Républicains.
04:55Comment vont-ils en sortir ?
04:56Je ne sais pas, mais il faudra sans doute une boussole pour les suivre.
04:59Oui, on a bien compris.
04:59Vous l'avez dit dès le début de votre édito, avec, en effet, ce risque,
05:03peut-être, de disparition, clairement, des Républicains,
05:05s'il n'y a pas une ligne qui s'affirme.
05:06Mais on pourrait d'ailleurs rajouter le fameux pas une voix pour la gauche
05:09venant de Bruno Retailleau sur le plateau d'un 20h télévisé.
05:12Il est 7h55 sur Sud Radio.
05:14À ce propos, l'union des droites, mais aussi l'union des gauches.
05:17Mon invité dans ce studio, dans un gros quart d'heure,
05:18c'est évidemment Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône
05:21et coordinateur de la France Insoumise.
05:23C'est quelqu'un qui a beaucoup de choses à dire au vu de l'actualité.
05:25Dans un instant, on respire.
05:27Les chevalets du fiel et le journal de 8h.
05:29A tout de suite.
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