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Invité de Sonia Mabrouk ce lundi 14 septembre, Geoffroy Roux de Bézieux, ancien président du Medef, revient sur la situation économique liée aux prix du carburant. 

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Transcription
00:00M. Mélenchon n'est pas responsable quand il dit, ou du moins il est irresponsable plus exactement,
00:05quand il dit qu'il faut foutre le feu à la dette de la France, c'est irresponsable.
00:08Parce que ça a un impact macroéconomique.
00:10Ce qu'il faut comprendre quand même, c'est qu'une partie de la confiance,
00:13une partie de la perte de confiance, pardon, une partie de la hausse des taux d'intérêt,
00:17elle vient aussi de ce que les étrangers, qui représentent pratiquement deux tiers des gens qui nous prêtent,
00:21se disent, oulala, la campagne électorale est partie, on nous raconte n'importe quoi, qu'est-ce qui va se
00:27passer ?
00:27– Pardonnez-moi, mais est-ce qu'on ne nous a pas raconté n'importe quoi avant,
00:31quand on a perdu dans un trou des millions, voire des milliards d'euros ?
00:36– Sur la TBR ?
00:37– Oui, du trait quand même.
00:38– C'est une question qu'il fallait poser il y a une heure à votre interview précédente.
00:44– C'est-à-dire aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faudrait pour retrouver de la crédibilité auprès de
00:47tous ces…
00:48– Un homme politique crédible.
00:49– Ou une femme, oui.
00:50– Ou une femme, pardon, au sens générique du terme.
00:53– Crédible et courageux, non ?
00:54– Alors, courageux, oui, mais je pense que la crédibilité, c'est-à-dire que…
00:58– Et respecter notre parole, la parole de la France, ça veut dire quand même respecter…
01:01– Oui, mais j'insiste juste un tout petit peu sur la crédibilité,
01:03parce que je pense que la campagne électorale, c'est une surenchère, à droite comme à gauche,
01:07et je vois bien les promesses au patron, on va vous baisser les impôts de production qu'on n'a
01:11pas fait,
01:12on va vous baisser ceci, on va vous baisser cela.
01:14Mais à un moment, qui paye ?
01:15Alors, je ne sais pas si c'est Nicolas qui paye, mais il y a quelqu'un qui paye au
01:18final.
01:19Et, enfin, moi, ce que j'attends, si vous voulez, c'est un discours qui boucle, en quelque sorte.
01:22– Mais pourquoi vous n'y allez pas ?
01:24– C'est pas mon métier.
01:26– Oui, mais les patrons aussi, je veux dire, ils se planquent, et quand ils y vont, ils se plantent
01:30aussi.
01:30– Oui, mais c'est pour ça que je crois que c'est un autre métier.
01:33Les patrons qui ont essayé en politique, je ne vais pas les…
01:35– Est-ce que vous les trouvez trop silencieux ?
01:36– Non, ils n'ont pas réussi.
01:37– Est-ce que vous les trouvez trop silencieux, les patrons ?
01:39– Oui, ils ne devraient pas s'exprimer, là, dans une situation.
01:41– Oui, c'est pour ça que je viens, hein.
01:43– Oui, il y avait un sondage au début de l'année que j'avais publié dans la tribune dimanche,
01:47je fais de la publicité, désolé, 60% des Français, ou 68% des Français,
01:51estimaient qu'un patron serait plus à même, serait plus apte à gouverner la politique.
01:59– Notamment Michel-Édouard Leclerc.
02:00– C'est un peu paradoxal, ce que je vais vous dire, parce que venant de moi,
02:03mais j'y crois pas, pourquoi ? Parce que l'entreprise, ce n'est pas une démocratie.
02:07À la fin, c'est l'actionnaire qui décide.
02:08– C'est peut-être pour ça que ça marche, c'est ce que vous êtes en train de dire.
02:11– Bon, je n'irai pas sur ce terrain-là.
02:13– Mais la réalité, si vous voulez, c'est qu'un patron, à un moment, il a les leviers.
02:17Alors, s'il ne va pas les leviers, il part, il se fait virer.
02:19– C'est ce qu'Emmanuel Macron avait du mal à assimiler au début, d'ailleurs.
02:21– Oui, peut-être, oui, peut-être.
02:22Et donc, le fonctionnement de créer un consensus
02:26dans une nation extrêmement clivée et divisée,
02:29et d'ailleurs, soyons justes, ça ne fonctionne pas bien en France,
02:33mais le reste des démocraties ne fonctionne pas bien non plus.
02:36– C'est l' limité.
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