00:00Vous n'avez cessé de dire à tout le monde, lorsque vous étiez à Bercy,
00:04qu'il vous a été demandé de rallonger les choses, rallonger les chèques,
00:07de maintenir le quoi qu'il en coûte.
00:10Mais pourquoi vous ne vous êtes pas dressé contre cette situation ?
00:13Vous avez alerté, vous avez écrit au président de la République.
00:16Pourquoi en tant que ministre vous avez dit, moi je ne cautionne pas, je pars et je démissionne ?
00:21Parce que je préfère me battre et que je revendique la position que j'ai choisie,
00:25c'est-à-dire obtenir des économies.
00:27On a fait des économies, on a pris des décisions.
00:29Je rappelle qu'on a fait une réforme des retraites quand même.
00:311 000 milliards de dettes supplémentaires.
00:33La faute est retirée ensuite, en 2024, après la dissolution.
00:37En réalité, Sonia Mabouk, la faute politique, ce qui a précipité le chaos, c'est la dissolution.
00:45Je vais juste vous donner quelques chiffres.
00:46Donc c'est le président de la République ?
00:47C'est la décision du président de la République.
00:48Mais je veux quand même rappeler quelques chiffres,
00:50parce qu'effectivement, je préfère défendre la vérité
00:53plutôt que tous les mensonges que j'ai entendus depuis des mois et des mois.
00:57Les taux d'intérêt moyens, quand j'étais ministre des Finances, étaient à 1,1%.
01:01Ils sont à près de 5 aujourd'hui.
01:03L'écart de taux entre l'Allemagne et la France n'a jamais dépassé les 30 points.
01:07Il est à près de 100 points aujourd'hui.
01:09Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7,6%.
01:12Il est à près de 9 aujourd'hui.
01:15Et je rappelle que la dernière année où j'ai été ministre de l'économie et des finances sur une
01:19année pleine,
01:20c'est l'année 2023, l'INSEE a révisé la croissance à près de 2%.
01:24Monsieur le maire, je ne sais pas de vous cibler personnellement.
01:28Ce que ces chiffres montent, et je ne cible personne personnellement,
01:31je cible les décisions qui ont été faites.
01:33Mais pourquoi on ne vous a pas écouté ?
01:34Vous avez écrit au président de la République sur le taux élevé de nos dépenses et de nos prélèvements.
01:38Vous lui avez vraiment proposé de mettre en place une stratégie, semble-t-il,
01:42ambitieuse de contrôle de nos finances publiques pour revenir sur les 3% déficit en 2027.
01:46Que vous a-t-il opposé ? Un silence ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:49Qu'il a préféré la dissolution à la vérité ?
01:51Tout ça a été parfaitement établi par la Commission des Finances de l'Assemblée nationale
01:56qui a mené une enquête et qui a approfondi tous ces sujets.
02:00Et je pense qu'à un moment très précis, il y a eu un choix politique majeur qui a été
02:04fait pour la France.
02:05Est-ce qu'on choisit en juin 2024 le plan de redressement des comptes publics que j'avais proposé,
02:11qui comportait beaucoup de mesures qui sont aujourd'hui sur la table,
02:13mais qui sont forcément plus dures parce que la situation s'est détériorée ?
02:16Ou est-ce qu'on choisit d'écarter ce courage-là en faisant le choix de la dissolution ?
02:22La décision qui a été prise par le président de la République,
02:24c'est entre le rétablissement des comptes comme je le proposais
02:29ou le chaos politique de la dissolution, le chaos politique de la dissolution.
02:34Et moi ?
02:34Merci.
02:34Merci.
Commentaires