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##LES_PERLES_DU_JOUR-2026-09-14##

Catégorie

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News
Transcription
00:06Ah, les bons sons du téléphone portable qui nous rassurent, que ce soit dans le métro, dans le train,
00:12et puis c'était à l'école aussi, de temps en temps on l'entendait, au théâtre, au cinéma, c
00:16'est formidable,
00:16on vit avec cette sonorité, avec la diversité de sons, il y a des mélodies qui sont absolument prodigieuses,
00:22on est entre Mozart et Beethoven, enfin bon, tout ça pour vous dire que normalement ça devait être interdit à
00:26l'école,
00:26par une disposition du 24 août qui interdit l'usage du téléphone portable, le GMS, le téléphone mobile dans les
00:33lycées,
00:34il semblerait que la mesure qui a été défendue et présentée par le Président de la République lui-même,
00:39Emmanuel Macron est allé à Mande dans un lycée, il a dit le bien fondé, et on est tous d
00:43'accord sur le bien fondé de cette mesure,
00:45parce que ça prenait des proportions absolument, je peux dire tragiques, d'inattention, de détournement d'attention,
00:53et puis surtout de contournement quelquefois de la réglementation scolaire, parce qu'un portable peut aussi servir à tricher durant
00:59les examens,
00:59donc le gouvernement a enfin décidé d'interdire l'usage du téléphone portable dans les lycées,
01:05et loi du 24 août, application à la rentrée bien entendu, il semblerait que ce soit beaucoup plus difficile à
01:12mettre en place que prévu,
01:13il y a des lycées où c'est appliqué à la lettre, je vois l'autre jour, confiscation, ils étaient
01:18au self les deux gamins,
01:19ils avaient leur portable à les confisquer, et puis d'autres où on n'est peut-être pas en classe,
01:23mais enfin on est en cours de récréation, on est dans les couloirs du lycée et de l'école,
01:27on utilise le portable librement, il ne se passe rien, alors vous avez des enseignants qui disent
01:31oui mais il faut y aller tout doucement, vous avez des chefs d'établissement,
01:34des proviseurs qui disent qu'il faut y aller progressivement, c'est une mesure assez violente pour les petits,
01:38donc il faut les initier petit à petit, d'autres qui ne disent pas du tout, il faut l'appliquer
01:41tout de suite,
01:42toujours est-il qu'il semblerait qu'il faut être optimiste, ça va se mettre en place, il y a
01:46des réticences,
01:48je fais allusion au lycée Chaptal, puisque je connais quelqu'un qui est, qui me dit là,
01:52on dirait que la loi n'a pas été votée, pourtant c'est tellement important,
01:56c'est tellement, en plus ça donne une dimension au usage du portable,
02:03il faut que les enfants comprennent que cet instrument formidable de communication,
02:07de culture, de connaissance, peut-être aussi à l'inverse, un instrument d'abêtissement,
02:12de détournement, de manque d'attention, et peut-être que par le portable aussi,
02:15on apprend, on écoute, on voit des choses qu'on ne devrait pas entendre, qu'on ne devrait pas voir.
02:19Donc le portable, c'est comme la phrase de Rabelais,
02:22« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme »,
02:23mais que l'éducation nationale et que le gouvernement aient décidé de limiter ou d'interdire
02:28l'usage du portable dans le milieu scolaire.
02:30Le milieu scolaire est un sanctuaire sacré, qui est l'endroit de la connaissance et du savoir,
02:34c'était une mesure républicaine urgente, j'espère qu'elle sera appliquée le moment venu,
02:38là il y a le temps d'adaptation, qu'elle sera à un moment donné appliquée à la lettre,
02:42sans concession, tolérance zéro, voilà.
02:46Ma chère Anissa, nous allons parler d'une tragédie,
02:49un roman sur qui s'est passé, produit un roman sur Isère,
02:52« Jeune Zachariens », quand les adultes transforment une dispute d'enfants
02:55en expédition pénitive, et ça a donné lieu à une tragédie.
03:12Et voilà ce qu'on entend, c'est le témoignage d'un père, d'un père détruit,
03:16et aujourd'hui, il se trouve que s'ouvre le procès du meurtrier de son fils.
03:21C'est le procès d'Adèle Gourini, qui a tué un jeune gamin qui s'appelle Zacharia,
03:2715 ans au moment des faits, c'était un apprenti plâtrier plaquiste,
03:31décrit comme sérieux, travailleur et sans histoire.
03:34Et contrairement à beaucoup de jeunes, il avait un rêve,
03:36celui de créer son entreprise dans le bâtiment,
03:38et de sortir sa famille du quartier de Lamonnaie, à Roman-sur-Isère.
03:42Aujourd'hui, de ses rêves, il ne reste que le goût du sang.
03:45Le 9 avril 2024, il est mort pour avoir voulu arrêter une bagarre
03:49qui ne le concernait même pas.
03:51A l'origine, une simple moquerie entre deux collégiens,
03:54une altercation filmée, diffusée sur les réseaux sociaux,
03:57une embrouille de gosses que les adultes auraient dû désamorcer.
04:00Mais selon l'accusation, le père de l'un des adolescents
04:03aurait fait exactement l'inverse.
04:04Il se serait rendu dans le quartier avec deux de ses fils et son gendre
04:08pour retrouver l'autre jeune et régler l'affaire en famille.
04:10Au cours de la bagarre, Adèle Gourini, 26 ans à l'époque,
04:14est gérant d'une parfumerie dans le centre-ville de Roman,
04:16se serait emparé d'un couteau.
04:17Il est accusé d'avoir porté le coup mortel à Zacharia,
04:20venu s'interposer pour que règne la paix.
04:24Il compare aujourd'hui pour homicide volontaire.
04:26Son père est jugé pour complicité de violences volontaires
04:29et son beau-frère pour avoir notamment facilité la suite.
04:32Le procès doit durer jusqu'au 21 septembre
04:35et ce drame pourrait être juste un de ces trop nombreux faits divers
04:38qu'on lit quotidiennement dans la presse.
04:39Sauf qu'il raconte cruellement notre époque.
04:42Un harcèlement présumé qui, s'il était avéré,
04:44aurait dû être pris en charge par l'établissement.
04:47Une humiliation jetée sur les réseaux sociaux
04:49par des ados qui n'en mesurent toujours pas les conséquences.
04:52Pardon.
04:53Et des adultes accusés d'avoir préféré,
04:55comme au Moyen-Âge,
04:57laver la front du bout d'une lame
04:58plutôt que de raisonner leurs enfants.
05:00Au bout de cette chaîne de renoncement,
05:02c'est Zacharia, le seul qui voulait arrêter la violence.
05:04L'innocent animé par l'intention pure
05:07qui a payé l'addition du mal
05:08et dans le cas d'espèce,
05:10de tous les maux qui rongent notre société.
05:12On n'a qu'une envie, Anissa,
05:14c'est de dire je suis Zacharia.
05:17Combien de dizaines de cas de ce genre,
05:19peut-être pas très précisément,
05:20de cette façon en tout cas,
05:21cet enfant, ce jeune homme a voulu s'interposer
05:23et son père dit bien que c'était quelqu'un
05:26d'extrêmement souple,
05:29qu'il n'est pas violent,
05:30qu'il n'était pas agressif.
05:31Il a voulu faire le bien,
05:32il l'a payé de sa vie.
05:34Intolérable, inacceptable,
05:35espérons que la justice passera,
05:37que la République,
05:38j'utilise ce mot parce qu'elle est tellement affaiblie,
05:41elle est abîmée par ce genre,
05:42ce fait divers,
05:43ça se passe à Romand sur Isère,
05:45qui est connu aussi pour d'autres situations.
05:47C'est un territoire extrêmement sensible
05:49à ce que l'on peut comprendre.
05:52Et Zacharia doit...
05:53C'est pas Samuel Paty,
05:55c'est sur une autre dimension,
05:56mais ça reste un exemple.
05:58Voilà.
05:58Plus de Zacharia.
05:59Et en tout cas,
06:00si ce genre de tragédie doit se produire,
06:03on attend que l'État,
06:04que la justice,
06:05que la police,
06:05que les autorités
06:07qui font l'ordre dans ce pays
06:08prennent les mesures qui s'imposent.
06:10Et on espère qu'effectivement,
06:12justice sera rendue
06:13avec toute la rigueur possible
06:14dans cette tragédie
06:15du pauvre,
06:16du jeune Zacharia
06:17que nous sommes Zacharia
06:19aujourd'hui sur Sud Radio.
06:36Vous avez peut-être reconnu
06:38la musique du film Terminator
06:41avec Charles Schwarzenegger,
06:44mais j'aurais pu aussi vous mettre
06:46la musique de Matrix
06:47pour vous dire,
06:47mais ça y est,
06:48on y est,
06:50on y est,
06:50la machine est en train
06:51de prendre le contrôle
06:52de l'humanité,
06:53le numérique,
06:54l'informatique,
06:55les ordinateurs,
06:56enfin voilà,
06:56de la force mécanique,
06:58électronique,
06:58est en train de s'emparer
07:00des leviers de ce monde.
07:02C'est à peu près ce que nous annonce
07:04Dario Amodei
07:05qui est le patron d'Entropique,
07:08soutenu par Elon Musk lui-même
07:11et le patron d'OpenAI
07:13qui est Sam Altman
07:14et ces trois patrons de la tech
07:16lancent un cri d'alarme
07:18extrêmement inquiétant
07:20à examiner de près,
07:22bien entendu,
07:22mais ils disent
07:23l'intelligence artificielle
07:24est en train de prendre
07:25un degré de sophistication,
07:27surtout par ce phénomène
07:28qui est l'amélioration
07:30récursive autonome
07:31qui fait que l'intelligence artificielle
07:34se renforce elle-même,
07:35elle se rectifie
07:36et elle obtient
07:37des performances supplémentaires
07:38que nous ne pourrions
07:39un jour ne pas contrôler
07:41ou ne pas,
07:42ou ne pas,
07:43j'allais dire,
07:45orienter
07:45ou ne pas,
07:46peut-être,
07:47contrarier.
07:48Elle devient une force
07:49à l'intérieur de la force
07:51et là,
07:51les perspectives qui s'ouvrent
07:53sont absolument
07:55terrifiantes,
07:56apocalyptiques.
07:56Alors,
07:56d'autres vous disent
07:57mais non,
07:57ils exagèrent,
07:58ils font ça
07:58parce que comme
07:59ils ont peur d'être en retard
08:00face à vis-à-vis de leurs concurrents,
08:01ils attendent que les pouvoirs publics,
08:03que les gouvernements
08:04réglementent
08:05l'intelligence artificielle
08:06pour être sûre
08:07qu'elle est sous contrôle
08:08et qu'elle ne risque pas
08:09de créer
08:09des concurrences déloyales,
08:11le débat est ouvert.
08:12Le président Trump
08:13n'a pas dit jamais,
08:14moi je suis pour
08:15l'intelligence artificielle,
08:16au contraire,
08:17allons-y.
08:17Il est vrai
08:18qu'on a un matière
08:19à s'inquiéter,
08:19on voit déjà
08:20concrètement
08:21que l'intelligence artificielle
08:22est en train
08:22quelquefois
08:23de produire
08:23des situations inattendues,
08:25pour l'instant
08:26on a la mainmise,
08:26on a le contrôle,
08:27mais on voit bien
08:28qu'on est au bal du ciment
08:29de l'intelligence artificielle
08:30et que si cette évolution technologique
08:34évolue,
08:34elle pourrait à un moment donné
08:35échapper.
08:36Il y a d'autres,
08:36sans que ce soit
08:37ces trois patrons
08:37de la tech,
08:38il y a d'autres ingénieurs
08:40en informatique
08:41qui vous disent là
08:41ce qu'on est en train de voir,
08:42en tout cas il y a matière
08:43à se poser la question
08:44et ça serait bien quand même
08:45que les gouvernants
08:46de ce monde
08:47au niveau même
08:48des relations internationales
08:51établissent des codes
08:52et une réglementation
08:53qui permettent
08:53le jour où il y aurait
08:55une dérive
08:55où il y aurait un danger
08:56qu'on puisse faire face.
08:57Sans ça,
08:57nous rentrons dans une période
08:59tout à fait inattendue
09:01avec des conséquences
09:02qui pourraient être
09:03si ces trois patrons
09:04disent vrai
09:06totalement,
09:06totalement terrifiantes.
09:09Il dort à 7h-7 ?
09:10Oui, en fait
09:10on a beaucoup joué
09:11du coup il dort très très bien.
09:15Oui, voilà.
09:17Bon, bah à demain Franck.
09:18A demain Madame Chanel.
09:20Merci.
09:20Bonne nuit petite adose.
09:22Mais c'est le film
09:23Babysitter,
09:24Anissa.
09:25Et oui,
09:25ça c'est pour la version
09:26mignonne
09:27parce que là
09:27on va attaquer
09:29le cœur du sujet.
09:30Dites-le tout.
09:31Voilà,
09:31le scandale
09:32du périscolaire parisien.
09:34Disons qu'après
09:35ce scandale,
09:36certains parents
09:37ont pris une décision
09:38radicale.
09:39Ils ne confieront plus
09:40leurs enfants
09:41au centre de loisirs,
09:42on les comprend.
09:42Ils préfèrent payer
09:44une baby-sitter.
09:45Les agences de garde
09:46à domicile
09:47constatent d'ailleurs
09:48une hausse des demandes
09:49depuis la rentrée.
09:50Et comment leur donner tort ?
09:51Puisque depuis janvier
09:52Paris a enregistré
09:53je vous le rappelle
09:54132 signalements
09:55ou suspensions
09:56liées à des violences
09:57dont 52 pour des soupçons
09:59de violences sexuelles
10:00ou sexistes.
10:01Le parquet
10:02traite actuellement
10:03203 enquêtes pénales
10:05concernant le scolaire
10:06et le périscolaire parisien
10:07et 143 d'entre elles
10:09concernent des écoles maternelles
10:11des enfants parfois âgés
10:12de seulement 3 ans.
10:14Alors les familles
10:14qui en ont les moyens
10:15achètent leur tranquillité
10:17d'esprit.
10:18Elles payent quelqu'un
10:19pour récupérer
10:19et protéger leurs enfants.
10:21Les autres n'ont pas ce choix.
10:22Elles les déposent
10:23dans des structures
10:24où les faits les plus graves
10:25ont pu être signalés
10:26parfois avec la peur au ventre
10:28parce que ces familles
10:28doivent aller travailler
10:29et qu'elles n'ont
10:30aucune autre solution.
10:32Voilà le véritable scandale
10:33finalement.
10:34A Paris,
10:35les familles modestes
10:35ne seraient-elles condamnées
10:36qu'à faire confiance
10:37à un système
10:38dont les défaillances
10:39sont désormais documentées.
10:41Lorsqu'il faut avoir
10:42les moyens de payer
10:43une baby-sitter
10:43pour se sentir certain
10:44que son enfant
10:45est en sécurité,
10:46la protection de l'enfance
10:47n'est plus un service public.
10:49Elle devient un privilège
10:50de classe.
10:51C'est incroyable
10:52parce que le proverbe
10:53dit à toutes choses
10:53malheureusement.
10:54Donc les incompétences,
10:55les inepsies
10:56de Mme Hidalgo
10:57qui a créé
10:57cette situation
10:59par la très très mauvaise gestion
11:00qu'elle a fait
11:01du périscolaire,
11:02enfin les équipes municipales
11:03qui dépendaient d'elle
11:04fait qu'aujourd'hui
11:05il y a une profession
11:05qui tire ses marrants du feu
11:07qui sont les baby-sitters.
11:09Attention,
11:10on a aussi eu
11:10des cas de baby-sitters
11:11grâce à des vidéos
11:13des baby-sitters
11:14ou des nounous
11:15alors masculins
11:16ou féminins
11:16qui se comportaient
11:17de façon totalement illicite.
11:20Mais enfin,
11:20le paradoxe,
11:21il est là.
11:21Voilà,
11:22il y a créé maintenant.
11:22Est-ce qu'on se lance
11:23dans le baby-sitting
11:24vous et moi ?
11:25Et pourquoi pas ?
11:26Si on peut aider
11:27deux ou trois familles,
11:28moi je signe.
11:29C'est vrai que ce film
11:31était édifiant.
11:32Voilà,
11:32espérons que les parents
11:33qui ont les moyens
11:34trouveront une solution.
11:36Je pense à ceux
11:36qui n'ont pas les moyens
11:37de se payer un baby-sitter
11:39ou une baby-sitter,
11:40et bien eux,
11:40ils devront continuer
11:41à passer par les fourches codines
11:42du système municipal parisien.
11:45Emmanuel Grégoire,
11:45faites vite
11:46parce que la situation
11:47commence à devenir
11:47extrêmement tendue.
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