00:00Pour revenir sur les étudiants, les résidents des EHPAD non plus, ils n'ont pas de climat dans leur chambre.
00:04Nous, on mettait les résidents dans l'espace restauration, c'était la seule pièce.
00:08Parlez-vous dans le micro.
00:09Oui. Moi, je voulais revenir sur...
00:11En fait, j'ai l'impression que les Français d'aujourd'hui, ils ont exactement la position que moi j
00:14'ai là.
00:14En fait, on est bloqués entre les politiques, on n'a pas notre mot à dire.
00:17Et en fait, depuis tout à l'heure, je suis obligée de reculer parce que ça parle tellement avec les
00:20mains,
00:21ça fait tellement du cinéma que je suis sur le point de m'en prendre une.
00:23Du coup, je... Voilà. Non, mais je n'ai pas à parler depuis tout à l'heure, mais voilà.
00:26Voilà. Nous, la sensation, je pense qu'on va tous être d'accord, c'est qu'on a la sensation
00:30qu'ils veulent tous être califes à la place de califes.
00:32Sauf que nous, on ne s'y reconnaît plus. Peu importe la couleur politique de chacun, on a tous nos
00:36idées politiques.
00:37Et qu'on vote à droite ou à gauche, on entend parler de primaire. En plus, maintenant, il faut même
00:41payer pour les primaires.
00:42C'est là-là.
00:43Ça, ça a toujours été le cas.
00:45Oui, mais bon, ce n'était pas ces prix-là. Et voilà, ce n'était pas ces prix-là.
00:50Et du coup, on ne sait même pas... Là, personnellement, je sais pour qui je ne voterai pas aux prochaines
00:54présidentielles.
00:54Par contre, je n'ai aucune idée de pour qui je vais aller voter parce que personne ne sort du
00:58lot.
00:59Alors, quand moi, j'étais jeune fille, il y avait des têtes de partis. Il y avait des grands noms.
01:03On les connaissait tous.
01:05Aujourd'hui, il y a tellement de gens qu'on ne sait même plus qui veut se présenter, qui veut
01:08faire quoi.
01:09Là, moi, j'en étais...
01:09C'est parce que c'est le début de la campagne.
01:10Oui, mais même d'habitude, les campagnes sont faites même bien avant. On le sait.
01:14Il y a des têtes de partis qui émergent pendant des années.
01:18Je veux dire, on a vu les mêmes têtes pendant des années.
01:20Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Certes, ce n'est peut-être pas plus mal.
01:21Mais là, moi, j'ai passé trois heures dans le TGV, parce que j'ai trois heures pour venir,
01:25à me documenter sur les personnes qui allaient être présentes, sur les futurs candidats de l'éventuel parti pour qui
01:29je vais voter.
01:30Parce qu'en fait, ça devient tellement...
01:33C'est tellement éclectique qu'on ne sait plus.
01:34On ne sait plus où on va.
01:35La droite penche à gauche, la gauche penche à droite.
01:39Aujourd'hui, là, moi, j'ai vraiment...
01:41Comment ?
01:41Vous êtes paumés.
01:42On est complètement paumés.
01:43J'ai voté pendant des années pour le même parti.
01:45Alors, qui n'existe plus. On en a déjà parlé, de toute façon.
01:49Vous, c'était qui ?
01:49Les Républicains...
01:51Ah oui ? Ils n'existent plus. Vous avez Laurent Saillet à côté de vous.
01:53Non, je ne sais plus.
01:53Non, je sais, mais vous y avez été longtemps.
01:55Vous voyez même les gens qui y est à Nice.
01:56Vous y avez été longtemps, Laurent Saillet.
01:58Mais c'est peut-être ça, le problème.
01:59On en avait parlé aux dernières présidentielles.
02:01On ne parle même pas des résultats qu'ils ont faits.
02:03Aujourd'hui, ma couleur politique, on ne se reconnaît plus.
02:05On ne sait plus vers qui on va.
02:06C'est une question qui avait été évoquée avec M. Bardella en décembre.
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