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00:00Restez encore avec nous, je vous annonce le sujet à venir puisqu'il s'agit d'un duel à présent
00:05de conviction et de personnalité lors de la valette du Rassemblement National face à Rocaïa Diallo.
00:09Au programme notamment, peut-être que vous avez suivi cette polémique, les propos de la ministre Aurore Berger qui a
00:15affirmé que ses adversaires politiques ont le droit, a-t-elle dit, de parler de la théorie, je mets entre
00:21guillemets, du grand remplacement.
00:22Elle combat cette théorie, mais dit-elle, c'est la liberté des opposants que d'en parler. Énorme tollé, la
00:28députée de Renaissance Priska Thévenot a marqué sa désapprobation.
00:32Alors s'agit-il, comme elle le dit, de liberté d'expression aux oppositions ou d'un racisme décomplexé ?
00:38Écoutons la ministre Aurore Berger et on en parle.
00:41Comme on m'interrogeait sur la question de la liberté d'expression, est-ce que quelqu'un demain sur votre
00:46antenne a le droit de défendre cette idée-là ?
00:48Je crois que ça fait partie du combat politique. Je crois que ça fait partie de la liberté d'expression.
00:53Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu'on n'a pas le droit
00:57d'en débattre.
00:58Moi je préfère combattre. Il y a un combat politique à mener, qu'il ne faut pas abdiquer ce combat
01:02politique-là face à l'extrême droite, mais il ne faut pas empêcher que l'extrême droite puisse s'exprimer.
01:09Et depuis, il y a eu un tollé, d'ailleurs son camp si je puis dire, les députés, notamment Priska
01:15Thévenot, qui a directement répondu à Aurore Berger,
01:18qui a dû de nouveau s'expliquer pour affirmer qu'elle parlait d'une forme de liberté laissée aux débats
01:24publics et politiques.
01:25On va en parler sur ce sujet, mais pas que celui-ci. Je présente nos invités.
01:29Laure Lavalette, merci d'être là et bonsoir à vous.
01:31Bonsoir Sonia Malroux.
01:32Vous êtes députée à l'Assemblée nationale du Var. Rocaïa Diallo est présente. Je vous remercie. Bonsoir.
01:37Présidente de Politis et d'Italise Guardian. Bruno Jeudy nous accompagne.
01:42Alors je le disais, des propos qui ne passent pas. En réalité, la ministre à chaque fois essaye, et depuis
01:49hier, de s'expliquer, de préciser ce propos.
01:53Laure Lavalette, qu'est-ce que vous dites-vous ?
01:55Toller, c'est une honte ou alors tout simplement elle a dit des choses qui sont de l'ordre de
02:00la liberté d'expression ?
02:01Non, je dis que Priska Thévenot ne loupe pas quand même une occasion de se faire un de ses petits
02:05camarades.
02:06Et je trouve qu'on a quand même du mal à penser qu'Aurore Berger cautionne un racisme décomplexé s
02:10'il en était.
02:11C'est mon adversaire politique. Je trouve que le procès qu'on lui fait n'est pas le bon.
02:14Je trouve qu'on a l'impression que ça tourne en boucle sur les côtés sémantiques.
02:18En fait, la question, ce n'est pas ça. C'est est-ce qu'il y a une submersion migratoire
02:20en France ? Je pense que oui.
02:21Quand vous avez 500 000 titres de séjour légaux par an, ben oui, il y a une submersion migratoire.
02:26Est-ce que les Français la cautionnent ? Je ne pense pas. Ils ne sont pas d'accord avec cette
02:30politique d'immigration.
02:32Est-ce qu'avec le référendum qu'on va mettre en place si jamais on gagne, ce référendum sur le
02:37droit des étrangers
02:37qu'on veut mettre dans la Constitution pour avoir les outils pour pouvoir lutter et graver dans le marbre de
02:42notre Constitution,
02:43pour pouvoir lutter contre cette immigration massive ?
02:46Voilà, oui, évidemment, si nous gagnons. Je trouve que le procès qui est fait à Aurore Berger n'est pas
02:50le bon.
02:50Je crois qu'il y a diallo, votre réponse ?
02:52Je crois que c'est une polémique qui est amplement justifiée, étant donné que, je peux quand même le rappeler,
02:57Aurore Berger est en charge de la lutte contre les discriminations et contre le racisme,
03:00que la théorie du grand remplacement est une théorie qui est complotiste, qui est raciste,
03:04qui a été une théorie, qui a utilisé un terroriste, qui a commis un attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande,
03:09qui s'était inspiré de cette théorie du remplacement parce qu'il avait séjourné en France,
03:13et ça a été pour lui la justification d'un crime qu'il a commis dans une communauté musulmane, dans
03:18une mosquée en Nouvelle-Zélande.
03:20Le grand remplacement, en fait, c'est l'idée selon laquelle des personnes viendraient du continent africain,
03:24volontairement, pour remplacer la population autochtone, indigène, blanche, européenne.
03:29C'est une théorie qui est extrêmement raciste, et d'ailleurs, quand je vous entends parler de submersion migratoire,
03:33je sais que vous dites que les débats sémantiques sont secondaires,
03:38mais parler de submersion, c'est laisser entendre que le nombre de personnes immigrées dépasserait le nombre de personnes locales.
03:45Non, mais c'est l'idée qu'on est quand même submergé par un nombre de personnes.
03:48On est submergé, ça ne veut pas dire que ça nous dépasser.
03:50Nous ne sommes pas submergés par les personnes immigrées, et le terme même de submersion est déshumanisant.
03:55En fait, on a l'impression de voir une vague monolithique de gens qui ne seraient pas des êtres humains.
03:59Ce sont des milliers de personnes qui ont des raisons individuelles de venir.
04:02Comme nous, parfois, nous pouvons décider d'immigrer par ailleurs,
04:05parce qu'il y a énormément de Français qui participent aussi à l'immigration internationale.
04:09Ça ne vous a pas échappé que déjà, c'est un terme que nous n'employons jamais au Rassemblement national.
04:13Absolument jamais. Vous ne l'entendrez jamais dans ma bouche.
04:15C'est un terme que je n'aime pas, qui ne me convient pas.
04:17Le grand remplacement, là, vous parlez de ça.
04:18Mais c'est un terme raciste pour vous ?
04:20Est-ce que c'est raciste pour vous ?
04:21C'est un terme qui ne me convient pas.
04:22C'est un terme qui a été employé par Éric Zemmour, en fait, pendant la campagne de 2022.
04:25C'est lui qui l'a théorisé.
04:27Je suis d'accord avec vous, vous ne l'avez jamais employé.
04:28Probablement qu'on le laisse à d'autres, mais ce n'est pas un terme qui me parle.
04:31Par contre, effectivement, là où on n'est pas tout à fait d'accord,
04:33quand on voit les images, par exemple, à Ceuta,
04:42que 60% des Français pensent qu'il y a un problème avec cette politique migratoire.
04:46En plus, ça fait très longtemps qu'on n'a pas demandé aux Français ce qu'ils en pensaient vraiment.
04:49Et c'est vrai que ça sera, j'allais dire, une des questions majeures aussi,
04:52au moment de cette élection présidentielle.
04:53Et c'est aussi la raison pour laquelle on voudra, si Marine Le Pen gagne,
04:57mettre ce référendum sur la politique migratoire, une fois que nous aurons gagné.
05:01Mais si nous le perdons, ça veut dire que vous auriez plus de gens qui pensent comme vous, Madame Diallo.
05:05Peut-être que je peux orienter le débat différemment
05:06pour qu'on comprenne véritablement ce qui est en jeu.
05:08Est-ce qu'il y a, et là, je vais vous laisser défendre vos points de vue,
05:13basculement démographique ?
05:13On ne parle pas de la théorie du grand emplacement.
05:15Est-ce que vous vous estimez qu'il y a un basculement démographique ?
05:19Tout à l'heure, nous serons avec la députée de Mayotte, Estelle Youssoupha,
05:23qui va agir, on représentera de nouveau la situation à Mayotte,
05:26mais est-ce que vous estimez que dans certaines communes,
05:28et en France plus également, il y a un basculement démographique ?
05:31En fait, ce qui est sûr, c'est que vous ne pouvez pas accueillir 500 000 immigrés légaux par an,
05:34donc là, je ne parle que de l'immigration légale, il y a aussi une immigration illégale,
05:38sans que ça ne change quand même un peu le paysage de votre pays.
05:42Vous voyez, vous parliez d'Aurore Berger, des luttes contre la discrimination.
05:44Quand vous voyez que le ministère de l'égalité entre les hommes et les femmes
05:47fait une affiche pour lutter contre l'excision,
05:50excusez-moi de vous dire que ça, c'est quand même importé par l'immigration.
05:53L'excision n'est pas une coutume gallo-romaine.
05:56Vous voyez, ça n'existait pas, c'est bienvenu,
05:58avec des gens qui arrivent sur notre sol, avec une culture qui n'est pas la nôtre.
06:02Quand vous êtes obligés de mettre avec des pictogrammes
06:04qu'on ne peut pas violer les femmes et qu'on ne peut pas déféquer dans la rue,
06:07c'est que ça pose aussi une vraie question.
06:08Les viols, il y en a toutes les 7 minutes,
06:10des tentatives de viols toutes les 2 minutes,
06:11ce ne sont pas les personnes immigrées qui sont à l'origine des viols.
06:14C'est extrêmement commun.
06:1475% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris
06:17sont des mineurs étrangers.
06:19C'est la réalité qui nous rattrape.
06:21On peut le déplorer, j'aimerais que ce soit différemment,
06:23mais c'est vrai que oui, ça change un peu notre pays
06:25et c'est vrai que moi, je fais le lien, ma famille politique
06:27fait le lien entre l'immigration et l'insécurité dans certains domaines.
06:30C'est indéniable, il suffit d'avoir des yeux pour voir.
06:33Je pense que pour le coup, les Français sont d'accord avec nous.
06:35La réponse au cas de Diallo, puis Bruno ?
06:38Si on regarde sur le plan des statistiques,
06:39déjà au niveau européen, on est loin d'être le pays le plus accueillant
06:42en termes d'immigration.
06:43Par ailleurs, si on regarde le pourcentage de personnes étrangères
06:45en France aujourd'hui par rapport à ce qu'il y avait il y a 40 ans,
06:49le nombre n'a pas changé.
06:50Qu'un pays se transforme du fait de contact avec l'extérieur,
06:54c'est normal.
06:55Et il ne se transforme pas seulement par l'immigration,
06:57c'est-à-dire que notre culture, elle se transforme aussi
06:59parce qu'on regarde Netflix, parce qu'on voyage plus,
07:01parce qu'on est sur les réseaux sociaux.
07:03C'est une transformation qui se fait de part et d'autre.
07:05C'est-à-dire que, moi, ce que je trouve, par exemple,
07:08très très intéressant, c'est que vous faites de très très bons scores
07:10auprès des Français de l'étranger qui vivent, par exemple, au Maroc.
07:13Ces Français-là sont immigrés au Maroc,
07:15mais ils nous expliquent que ce n'est pas bien
07:16qu'on ait des Français qui viennent en France.
07:17C'est-à-dire qu'eux bénéficient de la possibilité
07:19de s'installer dans un pays comme le Maroc,
07:21mais pensent que les Marocains, vous avez de très bons scores.
07:23Vous avez dit qu'on fait des bons scores à Mayotte aussi,
07:25par exemple, on en parlera peut-être tout à l'heure.
07:27Oui, mais je trouve que ça intéresse.
07:29Les Français qui pensent que ça s'achète des Marocains,
07:35députés sur 8, avoir été élus, s'il est élu au premier tour...
07:37Oui, mais la question, c'est est-ce que c'est normal
07:38de s'installer dans un pays étranger ?
07:40C'est-à-dire que ces mêmes étrangers ne devraient pas venir chez soi.
07:41On ne sait pas pourquoi ils s'installent,
07:43peut-être qu'ils sont simplement expatriés,
07:44puisque s'ils votent et qu'ils restent...
07:45Comme expatriés, immigrés, c'est la même chose.
07:47C'est tout à fait...
07:48On peut dire que ce n'est pas les mêmes proportions, quand même.
07:50On sait un petit peu pourquoi, parce qu'il y a aussi des avantages...
07:51Non, mais revenons...
07:53Oui, mais c'est quand même...
07:54Je vais juste demander à Mme Lavalette,
07:55parce que sur le constat, je crois qu'il est réel
07:58que les Français rejettent plutôt aujourd'hui la politique migratoire
08:01qui est menée, pas seulement depuis Emmanuel Macron,
08:03mais depuis quelques années.
08:05Bon, c'est comme ça, sans doute,
08:06qu'ils n'en acceptent plus un certain nombre de conséquences.
08:12Il y a une sur-présentation, monsieur, je dis quand même...
08:14Non, mais je vous dis, je pense que les Français
08:16n'acceptent plus cette politique migratoire.
08:20Ça, c'est vrai, ça, c'est le premier point.
08:21Deuxième point, vous dites que, bon, à un moment,
08:24il faudra changer les choses, 500 000 immigrés
08:26qui rentrent dans le pays.
08:28Mais nos voisins sont un peu dans la même situation.
08:30Je pense notamment à l'Italie,
08:32qui finalement, le pouvoir est plus proche du vôtre,
08:34qui a régularisé 450 000 personnes.
08:37Mais pardonnez-moi, on peut prendre l'exemple de l'AFD
08:39et voir le résultat.
08:40Bien sûr, l'exemple de l'AFD.
08:41Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi des besoins économiques.
08:44Et qu'Italie ne fait pas d'enfants, aussi.
08:45Et l'Italie ne fait pas d'enfants.
08:46La France fait un peu plus d'enfants,
08:48mais ce n'est pas terrible.
08:49Et la question comme ça, Mme Lavalette ?
08:51Oui, ça, je l'en connais, celle-ci.
08:53C'est comment vous faites pour répondre aussi aux patronats
08:56qui, par exemple, étaient d'accord pour qu'il y ait des quotas
08:59sur certains métiers dont on n'a jamais vraiment...
09:01Enfin, on a eu la liste, mais c'est eux qui le demandent aussi.
09:04Alors, oui et non, parce que...
09:07On s'arrête.
09:07Non, non, allez-y, allez-y.
09:08Dans la dernière polémique, souvenez-vous,
09:10finalement, il y avait des patrons qui disaient
09:11c'est vrai que c'est un problème aussi,
09:12parce que ça fait chuter les salaires à la baisse,
09:15parce que l'immigration clandestine,
09:18parce qu'on parle un peu de ça quand même,
09:19il y a énormément de 100 papiers qui travaillent
09:21dans les restaurations à Paris, par exemple,
09:23et on nous dit, il faut les régulariser.
09:26Mais en fait, comme c'est une main d'œuvre qui est moins chère,
09:27vous imaginez bien aussi qu'au bout d'un moment,
09:29ils seront remplacés par d'autres qui n'auront pas de papier.
09:31Et c'est en fait, c'est sans fin.
09:33On ne peut pas aider la Terre entière.
09:34On a un problème, il faut que cette politique sociale,
09:37qu'on a déjà du mal à faire vivre,
09:38vous avez vu l'état de précarité dans lequel vivent les Français,
09:42il faut la réserver aux simples Français.
09:44Et je pense que si on la réserve aux simples Français,
09:45ça va de fait assécher quand même ces 500 000 immigrés
09:48qui vont venir...
09:48Je reviens, c'est le centre du débat,
09:51ce n'est pas pour ou contre l'immigration.
09:52Et puis, juste, excusez-moi,
09:53les restaurants, ça marchait aussi avant
09:55qu'il y ait 500 000 immigrés qui rentrent par an.
09:56Il y a une histoire de coût du travail aussi,
09:58où il faut que le travail paye.
10:00Enfin, c'est un peu vertigineux,
10:01parce qu'il faut s'attaquer à plein de pans,
10:03effectivement, de l'économie.
10:05Mais moi, je pense qu'on peut faire ça.
10:06Regardez, l'hôpital, par exemple,
10:08est-ce que vous trouvez normal, monsieur Jeudy,
10:10que nos enfants partent en Roumanie pour faire médecine,
10:12parce que notre système de médecine est absolument mal fichu ?
10:14Oui, mais ça, madame Lavalette,
10:15vous savez très bien qu'on a fait sauter le numérus clausus
10:18et qu'il va falloir du temps
10:20et que d'ici quelques années, vous verrez,
10:22ce sera le contraire.
10:23Mais pas assez.
10:23Demandez à monsieur Juvin,
10:24qui n'est pas de la famille politique
10:25et qui pourtant est médecin,
10:26il le dit très bien,
10:27il faut libéraliser beaucoup plus.
10:28Nos enfants partent en Roumanie
10:30et on impose les médecins roumanes.
10:31Pardonnez-moi, je vais recentrer le débat.
10:33Je pense que le débat,
10:34ce n'est pas pour ou contre l'immigration.
10:36On est parti des propos tenus par Aurore Berger,
10:38de son explication, de la polémique.
10:40Y a-t-il ou non un basculement démographique ?
10:42Je vais vous prendre l'exemple de Mayotte
10:43et dans quelques instants,
10:45nous serons avec la députée de Mayotte.
10:46Voilà ce qui se passe à Mayotte.
10:47La situation migratoire est quand même singulière
10:50puisque la moitié de la population de Mayotte est étrangère.
10:52Alors, est-ce qu'on peut dans ce cas
10:54parler d'un basculement ?
10:55Il y a d'un côté les flux d'arrivée,
10:57je le dis vraiment de manière pragmatique,
10:59si je puis dire, les flux d'arrivée en provenance des Comores
11:01pour l'essentiel.
11:02Et d'autre part, vous avez une natalité aussi
11:05qui est liée à l'immigration
11:06et l'indice de fécondité,
11:08il est aujourd'hui à Mayotte de 4,7 enfants par femme.
11:11C'est presque le triple de la métropole.
11:14Et sur l'ensemble de naissances,
11:17on va dire à peu près les deux tiers
11:20le sont de mères étrangères.
11:22Est-ce que dans ce...
11:23Mais la situation de Mayotte,
11:24Sonia, il faut quand même expliquer
11:25qu'elle est unique sur le territoire.
11:27Pardonnez-moi, j'ai commencé par dire qu'elle est singulière.
11:29Oui, bien sûr, vous avez raison.
11:30Elle est unique.
11:31Et effectivement, sur la situation de Mayotte,
11:34je pense qu'on est dans une situation de basculement.
11:37Puisque vous avez...
11:38Une personne sur deux.
11:39C'est le territoire national
11:40où il y a le plus de personnes reconduites.
11:42C'est des gens qui ressentent tout ce qui se passe.
11:44Bien sûr, ils sont Français.
11:45C'est dans le département français depuis 2011.
11:47Et donc, est-ce que dans ce département-là,
11:49il y a un basculement ?
11:50De fait, quand vous avez la moitié de la population.
11:53De fait.
11:53Mais la situation de Mayotte,
11:55elle est vraiment singulière.
11:56Elle n'est pas symptomatique
11:57de ce qui se passe dans l'ensemble du pays,
11:59dans l'Hexagone en particulier.
12:01Et en plus, Mayotte,
12:01c'est un territoire qui est très mal servi
12:04sur énormément de points.
12:06C'est-à-dire qu'il y a le problème d'accès à l'eau,
12:08le problème d'accès à la santé,
12:09la question...
12:10Non, mais tout ça, nous sommes d'accord.
12:11De l'éducation.
12:12Vous savez que les petits Maorais
12:13doivent laisser leur place aux Comoriens.
12:14Ils ont moins d'heures d'instructions.
12:16Alors, dans le classement-pizza,
12:17je ne vous dis pas,
12:18vu que c'est un peu d'actualité,
12:19mais ils font moins d'heures d'école
12:21qu'un petit enfant qui habite en Dordogne.
12:23Ce qui pose une vraie question d'égalité aussi.
12:25Il y a le problème de l'eau,
12:26vous le disiez, madame.
12:27Oui, un problème d'accès à l'eau,
12:28un problème aussi de...
12:30La moitié de ces personnes-là,
12:31donc la moitié de la population est étrangère,
12:34et la moitié de la moitié
12:34ne devrait pas être sur le territoire
12:36parce qu'ils sont illégaux.
12:37Donc, pour le coup,
12:38quand vous écoutez Anshab Anana,
12:40qui est notre députée maorèse,
12:42et Estelle Yousoufa,
12:43qui ne sont pas de la même famille politique,
12:44elles forment le même constat.
12:45Et je pense le même sentiment d'abandon quand même.
12:48Alors, c'est ça qu'il veut interroger.
12:49Amana a écrit à Naïma Mouchou,
12:50ministre des Outre-mer, sur l'eau.
12:52Et c'est vrai qu'ils se sentent très, très abandonnés.
12:54Mais c'est ça que je veux interroger.
12:55Au-delà des concepts et des théories,
12:57quand vous avez sur un territoire français
12:59une telle situation,
13:01est-ce qu'il y a un basculement ?
13:02Est-ce que vous parlez d'une vague ou pas d'une vague ?
13:04Est-ce qu'on en est à ce niveau de débat ?
13:05Elle sera avec nous dans quelques instants.
13:07Une courte pause et on se retrouve.
13:08Estelle Yousoufa.
13:11Merci d'être avec nous.
13:12Les propos d'une ministre,
13:14en l'occurrence Aurore Berger,
13:15en charge de la lutte contre les discriminations
13:17qui ont provoqué un tollé.
13:19Mais qu'a-t-elle vraiment dit, Aurore Berger ?
13:22La question lui a été posée sur la théorie
13:23du grand remplacement.
13:25Et la question lui a été posée de savoir
13:27est-ce que ça tombe sous le coup de la loi ?
13:29Non, a-t-elle dit.
13:30On peut en débattre.
13:31Ça ne veut pas dire qu'elle ne la combat pas.
13:33Je tiens à préciser quand même, c'est important.
13:35Alors que tout le monde dans son camp,
13:37lui, entre guillemets, lui tombe à bras raccourcis dessus.
13:40Elle a dit qu'elle, de son point de vue,
13:42il faut la combattre, pardonnez-moi,
13:45mais que ses opposants, ses adversaires,
13:47notamment du côté de Reconquête,
13:49peuvent en parler.
13:51Nous sommes avec Estelle Yousoufa,
13:53députée de Mayotte.
13:56Merci Estelle Yousoufa d'être avec nous.
13:59Depuis tout à l'heure, on évoque ce sujet
14:01et finalement la question d'une bascule démographique
14:05liée à l'immigration.
14:06Et nous avons pris comme exemple,
14:07il est vrai que c'est une situation singulière,
14:10celle de Mayotte.
14:10On a rappelé les chiffres,
14:12on a rappelé la difficulté.
14:14Est-ce que vous, vous dites que ce sont des débats dépassés finalement,
14:17qu'on n'en est plus à parler de rhétorique ?
14:21Je pense effectivement que la situation à Mayotte
14:24est bien au-delà des débats sémantiques.
14:26C'est plus de la moitié de la population qui est étrangère.
14:2980% des naissances sont le fait de mères étrangères.
14:32Mais surtout, ce qui est vraiment très particulier
14:35et spécifique à Mayotte,
14:37c'est que le projet migratoire s'inscrit dans un projet politique.
14:41C'est l'instrumentalisation des flux migratoires
14:44par les Comores qui revendiquent le territoire de Mayotte
14:47et renversent la démographie de notre île.
14:51C'est les Comores qui renversent le droit du sol,
14:56renversent notre droit pour envoyer leur population à Mayotte
15:02et contester la souveraineté française dans notre département.
15:06Je pense aussi qu'il faut avoir vraiment regardé la situation
15:10telle qu'elle est à Mayotte.
15:11C'est-à-dire que face à une explosion démographique
15:14qui est purement migratoire,
15:16nos services publics ne suivent pas.
15:18On est un territoire qui est structurellement sous-équipé,
15:22c'est certain,
15:24qui n'a pas bénéficié de la solidarité nationale
15:27pour construire plus qu'un hôpital.
15:30Il n'y a pas assez de production en eau potable,
15:33il n'y a pas assez d'écoles,
15:34il n'y a pas assez de routes.
15:36Mais ce qui est certain,
15:37c'est que quand vous avez 80% des élèves
15:40au collège, au lycée qui sont étrangers,
15:43qui sont pour la plupart arrivés en Quassa
15:46ou qui sont nés de leur mère pour un projet de scolarisation
15:51ou pour obtenir la nationalité,
15:55vous pouvez construire tant et plus d'écoles à Mayotte.
15:58Si le projet des comores voisines,
16:00c'est de faire sous-traiter l'éducation nationale
16:03dans notre département,
16:04on n'y arrivera jamais.
16:05De la même manière,
16:06quand vous êtes dans notre seul hôpital,
16:09le CHM,
16:10avec 90% des patients qui sont étrangers,
16:14qui ne payent aucun soin,
16:15aucun soin,
16:16et qui sont traités prioritairement
16:18parce qu'ils sont dans un état de santé gravissime,
16:22vous avez mécaniquement un phénomène d'éviction
16:25pour nous les Français de Mayotte
16:27à qui on dit
16:27« Allez vous soigner à l'extérieur ».
16:29C'est ça la réalité.
16:31Moi, je suis désespérée des débats
16:34qu'il peut y avoir dans l'hexagone
16:36qui sont complètement décorrélés de la réalité.
16:39Évidemment, les mots ultrassens,
16:42il est important de pouvoir nommer les choses.
16:44À Mayotte, le projet migratoire,
16:46c'est l'instrumentalisation des flux migratoires
16:49par les Comores
16:50qui revendiquent notre territoire
16:52et on est arrivé à un renversement démographique
16:55qui est catastrophique.
16:57On est en train de perdre la souveraineté
16:59sur notre île.
17:00Et ce n'est pas votre servante qui le dit,
17:02c'est les Comores qui le revendiquent,
17:03qui le clament dans les colonnes du Figaro,
17:06sur France 24,
17:08qui vont à l'ONU pour le dire
17:09et qui, dans la bouche du président comorien,
17:13encouragent la population à aller à Mayotte.
17:15– Bien sûr, à partir de là,
17:17restez avec nous parce que là encore,
17:19et cela renvoie à des propositions,
17:21une proposition en pleine campagne présidentielle.
17:23Ce qu'a dit le candidat Bruno Rotaillot,
17:26il a eu cette phrase,
17:26« Pourquoi ce qui est bon à Mayotte ? »
17:28a-t-il dit,
17:29« Ne le serai pas sur le sol national »
17:30et le candidat LR veut supprimer
17:32le droit du sol en France par référendum.
17:35Je vois que vous vous affichez un sourire.
17:37– Non mais pardon, M. Rotaillot,
17:37je rappelle qu'il a quand même été aux affaires.
17:40Quand il était aux affaires,
17:41le ministre Rotaillot n'a strictement rien fait
17:43sur la question.
17:44Ce que pose Mayotte,
17:45c'est la question de l'impuissance publique
17:47érigée en politique.
17:49Ce n'est pas possible.
17:50Ce que Mayotte pose au reste du pays,
17:53c'est de dire,
17:54si dans un territoire de 375 km²,
17:56vous n'arrivez pas à protéger les frontières,
17:59vous n'arrivez pas à changer les lois
18:01pour faire face à la réalité,
18:03là, vous avez un problème
18:04que vous n'arriverez pas à régler
18:06au niveau national.
18:07Si c'est un tout petit territoire
18:08comme ça, on n'y arrive pas,
18:09ce n'est pas possible.
18:10– Mais ce que vous dites est tellement…
18:12Je veux dire, ça tombe sous le sens.
18:13Je pose la question à Laure Lavalette
18:15et Rocaïa Diallo.
18:18Supprimer le droit du sol,
18:19donc pas seulement à Mayotte,
18:21mais sur tout le reste du territoire.
18:23– Je lui propose de nous rejoindre,
18:25puisque c'est évidemment une proposition
18:27du Rassemblement national depuis longtemps.
18:28Je rejoins ma collègue Estelle Youssoufa.
18:30Bruno Rotaillot a été au gouvernement,
18:32il n'a rien fait.
18:33C'est le problème des LR,
18:35qui parlent comme nous en campagne électorale
18:37et qui, une fois qu'ils ont un peu
18:38des responsabilités,
18:40ne font pas ce qu'ils disent.
18:41Je vous rappelle quand même que quand Nicolas Sarkozy
18:44était aux manettes,
18:45il a fait rentrer plus d'immigrés légaux par an
18:48que Lionel Jospin.
18:49Ça pose une vraie question.
18:50Je me souviens, moi,
18:51il y a 2-3 ans,
18:52un jour de niche,
18:54les LR mettent à l'ordre du jour
18:55la fin des accords de 68,
18:57qui pourraient quand même un peu nous aider
18:58à régler la question de l'immigration algérienne.
19:00Moins d'un tiers de leur groupe
19:01était dans l'hémicycle pour le voter,
19:02et leur propre texte.
19:03Donc voilà, ça fait très longtemps
19:04que j'ai fini d'avoir confiance.
19:06Et d'ailleurs, les Français aussi,
19:07on n'a qu'à voir les mauvais souleurs derrière.
19:10Je vous fais réagir,
19:11c'est-à-dire que Mayotte,
19:12si vous estimez qu'une mesure
19:14appliquée à Mayotte
19:15peut s'appliquer sur le reste du territoire,
19:17vous estimez que Mayotte préfigure
19:19de ce qui pourrait arriver en France ?
19:21Moi, je pense que tout à l'heure,
19:22il y avait un débat sur les mots
19:24submersion migratoire,
19:25pas submersion migratoire.
19:26Mayotte est en situation
19:27de submersion migratoire,
19:28c'est absolument incontestable.
19:29Et ça a bien été décrit
19:31par Mme Youssoupha.
19:33Et sans doute que la mesure
19:34de suspension du droit du sol
19:37sur ce territoire,
19:39qui a d'ailleurs été émise
19:41par François Baroin,
19:41je crois, au début des années 2000
19:43quand il a été mis de l'outre-mer,
19:45est peut-être une solution nécessaire.
19:47Après, comparer la situation de Mayotte
19:49et l'extrapoler à la situation
19:51de l'Hexagone,
19:52moi, je pense que c'est
19:52une situation différente.
19:55Ce qui se passe à Mayotte...
19:56Même si l'immigration comorienne
19:57peut passer par la Réunion
19:58à une finée en France.
19:59Oui, mais pour l'instant,
20:00elle va rester à Mayotte
20:02et peut-être à la Réunion,
20:03mais pas tellement...
20:04Il y a juste un petit parallèle,
20:05je pense qu'on peut faire...
20:06Bonojeni, dites-moi si je me trompe,
20:07mais quand vous accueillez
20:08500 000 personnes par an
20:10de façon légale,
20:11et il y a à peu près 900 000 clandestins,
20:13enfin, c'est le preuve des clandestins,
20:14on doit savoir combien ils sont,
20:15mais ça fait 2 millions de gens
20:18en 4 ans,
20:19donc c'est la ville de Toulouse
20:20tous les ans,
20:21ça pose aussi un problème
20:22d'infrastructure.
20:23Enfin, je veux dire,
20:23ces gens-là,
20:23ils sont là,
20:24il faut les soigner,
20:24on a un problème hospitalier,
20:26on a un problème d'école,
20:27vous voyez ce que je veux dire,
20:28c'est que c'est pas neutre.
20:29On ne peut pas recevoir des gens,
20:30en plus avec une culture différente,
20:31sans que ça ne pèse,
20:32j'allais dire,
20:33à la fois sur les infrastructures,
20:35sur notre culture,
20:36sur notre mode de vie.
20:37C'est pour ça,
20:37même la valette,
20:38qu'il faut réfléchir,
20:39et ça a plusieurs fois été évoqué,
20:40et finalement,
20:41ça s'est perdu
20:42dans les promesses
20:43des différents candidats.
20:44La question des quotas
20:45est absolument...
20:46Il faut y réfléchir,
20:47parce qu'il y a des métiers
20:48où il y a besoin du monde.
20:49C'est 13% l'immigration de travail.
20:51Je sais,
20:52mais déjà réguler
20:54l'émission de travail,
20:55c'est déjà pas mal.
20:56Après,
20:56il y a d'autres questions
20:57parce que c'est vrai
20:58que les sources d'immigration
20:58sont différentes,
20:59étudiantes,
21:00familiales,
21:01il y en a plusieurs.
21:02Mais je pense
21:04qu'il y a quand même moyen...
21:05Il faut une précision.
21:06Quand je disais
21:07immigration commune,
21:08in fine réunion,
21:09in fine France hexagonale,
21:10évidemment.
21:11Je voulais ajouter,
21:12c'est important.
21:14Je trouve que ce débat
21:15et Estelle Youssoufa
21:16est au centre aussi de ça.
21:17C'est-à-dire que ça va être
21:19objet d'une...
21:20A Mayotte,
21:20submersion migratoire.
21:21Non, vous,
21:22vous dites non à Mayotte.
21:23Le thon,
21:23il donne l'impression
21:24d'une catastrophe
21:25nature déshumanisée.
21:26On peut parler
21:27de tension
21:28ou de pression démographique.
21:30Mais la question de submersion,
21:31quand on dit qu'on est...
21:32Être submergé,
21:33ça veut dire être enfoncé
21:34en dessous
21:35et ne plus pouvoir respirer.
21:36Mais je trouve que le terme
21:38est déshumanisant.
21:39C'est-à-dire qu'à un moment donné,
21:39on parle de personne.
21:40Ça, j'entends très bien.
21:42À un moment donné,
21:42il ne faut pas perdre de vue
21:43le fait qu'on parle de personne.
21:44La situation, elle est compliquée.
21:45C'est un projet politique
21:45de la part des Comores,
21:46quand même.
21:48C'est une situation
21:48qui est singulière,
21:49la situation des Comores.
21:50C'est la situation...
21:50C'est un peu léger
21:52par rapport à ce qu'il dit
21:52Mme Gialo.
21:53C'est singulier par rapport
21:53au reste de la France.
21:54C'est-à-dire que ce qui se passe
21:54à Mayotte, déjà,
21:55c'est le plus jeune département
21:56de France.
21:57Et effectivement,
21:57il y a une tension
21:58avec les Comores.
21:59C'est aussi le plus pauvre.
21:59C'est aussi le plus pauvre.
22:02Et on tolère à Mayotte
22:03qu'on ne tolèrerait pas
22:04en Dordogne
22:05ou dans le Lot.
22:06Nul part ailleurs.
22:07Après, de manière générale,
22:08dans les Outre-mer,
22:09parce qu'on a parlé
22:09de l'eau à Mayotte,
22:10en ce moment,
22:10il y a des écoliers
22:11qui n'ont pas accès
22:11à l'eau en Guadeloupe.
22:12Alors la Valais,
22:13vous maintenez,
22:14vous,
22:14les Outre-mer,
22:15elle n'est pas uniquement
22:16liée à Mayotte.
22:17Pardonnez-moi.
22:18Estelle Youssoupha,
22:18vous maintenez
22:19Submère sans migratoire.
22:21C'est vous qui utilisez
22:22ce terme.
22:23Je pense qu'au-delà
22:25des questions sémantiques,
22:26qu'il y a une problématique
22:27dans l'Hexagone
22:28à, un,
22:29refuser de nommer les choses,
22:30que ce soit
22:30le grand remplacement,
22:32submersion,
22:33que sais-je encore.
22:34En fait,
22:35les débats pour le Larousse
22:37versus le Harper's Calling,
22:39ce n'est pas ça le sujet.
22:40Le sujet,
22:40c'est est-ce qu'on trouve
22:41des mesures.
22:42Les questions qui sont
22:43sur la table
22:44avec, par exemple,
22:45le pacte migration
22:47qui a été voté
22:48au niveau européen,
22:49dont le président Macron
22:51fait savoir
22:52qu'il n'est pas question
22:53d'appliquer les mesures
22:54qui permettraient
22:55d'ouvrir des centres
22:57d'accueil fermés
22:58pour les migrants
22:59en dehors
22:59de l'Hexagone
23:02ou de Mayotte
23:03dans un pays
23:04en Afrique,
23:05par exemple,
23:06de passer des accords.
23:07On se rend compte
23:08que ce n'est pas envisageable
23:10pour le gouvernement actuel.
23:13Qu'en est-il
23:14des autres candidats ?
23:15Nous, on a besoin
23:16de solutions concrètes
23:17pour notre territoire
23:18parce qu'on n'y arrive plus.
23:20Tout est dit.
23:20Merci Estelle Youssoupha.
23:22Vous n'y arrivez plus.
23:23Vous le dites depuis
23:23un certain temps
23:24et des ministres
23:25qui proposent des solutions
23:26aujourd'hui,
23:26effectivement,
23:27étaient pour certains
23:28aux responsabilités.
23:30Il y a le choc des mots
23:32mais il y a la réalité
23:32de la situation.
23:33Merci de l'avoir évoqué,
23:35Rocayadiello.
23:36Merci,
23:36Laure Lavalette
23:37et Bruno Jeudy.
23:38Merci.
23:38Merci.
23:38Merci.
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