- il y a 8 minutes
Laure Lavalette, députée RN, était l'invitée de BFMTV ce jeudi 10 septembre. Elle a notamment été interrogée sur les propos d'Aurore Bergé sur la théorie du "grand remplacement", l'immigration et Mayotte.
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00:00Je présente nos invités, Laure Lavalette, merci d'être là et bonsoir à vous.
00:03Bonsoir, Sonia Malroux.
00:04Vous êtes députée à l'Assemblée nationale du Var, Rocaïa Diallo est présente, je vous remercie, bonsoir.
00:09Présidente de Politis, Edith Alice Guardian, Bruno Jeudy nous accompagne.
00:13Alors je le disais, des propos qui ne passent pas.
00:16En réalité, la ministre à chaque fois essaye, et depuis hier, de s'expliquer, de préciser ce propos.
00:25Laure Lavalette, qu'est-ce que vous dites-vous ?
00:26Toller, c'est une honte, ou alors tout simplement, elle a dit des choses qui sont de l'ordre de
00:31la liberté d'expression.
00:32Non, je dis que Priska Thévenot ne loupe pas quand même une occasion de se faire un de ses petits
00:36camarades.
00:37Et je trouve qu'on a quand même du mal à penser qu'Aurore Berger cautionne un racisme décomplexé s
00:42'il en était.
00:42C'est mon adversaire politique. Je trouve que le procès qu'on lui fait n'est pas le bon.
00:46Je trouve qu'on a l'impression que ça tourne en boucle sur les côtés sémantiques.
00:49En fait, la question, ce n'est pas ça, c'est est-ce qu'il y a une submersion migratoire
00:52en France ?
00:52Je pense que oui.
00:52Quand vous avez 500 000 titres de séjour légaux par an, il y a une submersion migratoire.
00:58Est-ce que les Français la cautionnent ? Je ne pense pas.
01:00Ils ne sont pas d'accord avec cette politique d'immigration.
01:03Est-ce qu'avec le référendum qu'on va mettre en place si jamais on gagne,
01:07ce référendum sur le droit des étrangers qu'on veut mettre dans la Constitution pour avoir les outils,
01:11pour pouvoir lutter et graver dans le marbre de notre Constitution,
01:14pour pouvoir lutter contre cette immigration massive ?
01:17Oui, évidemment, si nous gagnons.
01:19Je trouve que le procès qui est fait à Aurore Berger n'est pas le bon.
01:21Je crois qu'il y a diallo, votre réponse ?
01:23Je crois que c'est une polémique qui est amplement justifiée,
01:27étant donné que, je peux quand même le rappeler, Aurore Berger est en charge de la lutte contre les discriminations
01:31et contre le racisme,
01:32que la théorie du grand remplacement est une théorie qui est complotiste, qui est raciste,
01:35qui a été une théorie qui a utilisé un terroriste, qui a commis un attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande,
01:41qui s'était inspiré de cette théorie du remplacement parce qu'il avait séjourné en France,
01:44et ça a été pour lui la justification d'un crime qu'il a commis dans une communauté musulmane,
01:49dans une mosquée en Nouvelle-Zélande.
01:52Le grand remplacement, en fait, c'est l'idée selon laquelle des personnes viendraient du continent africain volontairement
01:56pour remplacer la population autochtone, indigène, blanche, européenne.
02:00C'est une théorie qui est extrêmement raciste, et d'ailleurs, quand je vous entends parler de submersion migratoire,
02:04je sais que vous dites que les débats sémantiques sont secondaires,
02:09mais parler de submersion, c'est laisser entendre que le nombre de personnes immigrées
02:14dépasserait le nombre de personnes locales.
02:16Non, mais c'est l'idée qu'on est quand même submergé par un nombre de personnes.
02:19On est submergé, ça veut pas dire que ça nous dépasse.
02:22Nous ne sommes pas submergés par les personnes immigrées,
02:24et le terme même de submersion est déshumanisant.
02:26En fait, on a l'impression d'avoir une vague monolithique de gens qui ne seraient pas des êtres humains.
02:31Ce sont des milliers de personnes qui ont des raisons individuelles de venir.
02:34Comme nous, parfois, nous pouvons décider d'immigrer par ailleurs,
02:37parce qu'il y a énormément de Français qui participent aussi à l'immigration internationale.
02:40Ça ne vous a pas échappé que déjà, c'est un terme que nous n'employons jamais au Rassemblement national.
02:44Absolument jamais. Vous ne l'entendrez jamais dans ma bouche.
02:47C'est un terme que je n'aime pas, qui ne me convient pas.
02:48Le grand remplacement, là, vous parlez de ça.
02:49Mais c'est un terme raciste pour vous ?
02:51Est-ce que c'est raciste pour vous ?
02:52C'est un terme qui ne me convient pas.
02:53C'est un terme qui a été employé par Éric Zemmour, en fait, pendant la campagne de 2022.
02:572022, c'est lui qui l'a théorisé ? Je suis d'accord avec vous, vous ne l'avez jamais
03:00employé.
03:00Probablement qu'on le laisse à d'autres, mais ce n'est pas un terme qui me parle.
03:02Par contre, effectivement, là où on n'est pas tout à fait d'accord,
03:04quand on voit les images, par exemple, à Ceuta, oui, il y a une vague,
03:07oui, il y a une submersion migratoire.
03:08Mais alors, vous, vous pouvez trouver que c'est une chance.
03:10Moi, je trouve que ça n'est pas le cas.
03:12Et globalement, beaucoup de Français sont d'accord avec moi,
03:14puisque 60% des Français pensent qu'il y a un problème avec cette politique migratoire.
03:18En plus, ça fait très longtemps qu'on n'a pas demandé aux Français ce qu'ils en pensaient vraiment.
03:20Et c'est vrai que ça sera, j'allais dire, une des questions majeures aussi
03:23au moment de cette élection présidentielle.
03:25Et c'est aussi la raison pour laquelle on voudra, si Marine Le Pen gagne,
03:28mettre ce référendum sur la politique migratoire une fois que nous aurons gagné.
03:32Mais si nous le perdons, ça veut dire que vous auriez plus de gens qui pensent comme vous, Mme Diallo.
03:36Peut-être que je peux orienter le débat différemment
03:38pour qu'on comprenne véritablement ce qui est en jeu.
03:40Est-ce qu'il y a, et là, je vais vous laisser défendre vos points de vue,
03:43un basculement démographique ?
03:45On ne parle pas de la théorie du grand placement.
03:47Est-ce que vous vous estimez qu'il y a un basculement démographique ?
03:50Tout à l'heure, nous serons avec la députée de Mayotte, Estelle Youssoupha,
03:54qui va agir.
03:56On représentera de nouveau la situation Mayotte.
03:58Mais est-ce que vous estimez que dans certaines communes,
03:59et en France plus également, il y a un basculement démographique ?
04:02En fait, ce qui est sûr, c'est que vous ne pouvez pas accueillir
04:04500 000 immigrés légaux par an.
04:06Donc là, je ne parle que de l'immigration légale.
04:07Il y a aussi une immigration illégale.
04:09Sans que ça ne change quand même un peu le paysage de votre pays.
04:13Vous voyez, vous parliez d'Aurore Berger, des luttes contre la discrimination.
04:16Quand vous voyez que le ministère de l'égalité entre les hommes et les femmes
04:19fait une affiche pour lutter contre l'excision,
04:22excusez-moi de vous dire que ça, c'est quand même importé par l'immigration.
04:25L'excision n'est pas une coutume gallo-romaine.
04:28Vous voyez, ça n'existait pas.
04:29C'est bienvenu avec des gens qui arrivent sur notre sol,
04:31avec une culture qui n'est pas la nôtre.
04:33Quand vous êtes obligés de mettre avec des pictogrammes
04:35qu'on ne peut pas violer les femmes et qu'on ne peut pas déféquer dans la rue,
04:38c'est que ça pose aussi une vraie question.
04:39Les viols, il y en a toutes les 7 minutes,
04:41des tentatives de viols toutes les 2 minutes.
04:42Ce ne sont pas les personnes immigrées qui sont à l'origine des viols extrêmement communs.
04:4675% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris
04:49sont des mineurs étrangers.
04:50C'est la réalité qui nous rattrape.
04:52On peut le déplorer, j'aimerais que ce soit différemment,
04:55mais c'est vrai que oui, ça change un peu notre pays.
04:57C'est vrai que moi, je fais le lien, ma famille politique fait le lien
04:59entre l'immigration et l'insécurité dans certains domaines.
05:02C'est indéniable.
05:03Il suffit d'avoir des yeux pour voir.
05:05Je pense que pour le coup, les Français sont d'accord avec nous.
05:07La réponse sur Kadiallo, puis Bruno ?
05:09Si on regarde sur le plan des statistiques,
05:11déjà au niveau européen, on est loin d'être le pays le plus accueillant
05:13en termes d'immigration.
05:14Par ailleurs, si on regarde le pourcentage de personnes étrangères en France
05:17aujourd'hui par rapport à ce qu'il y avait il y a 40 ans,
05:20le nombre n'a pas changé.
05:21Qu'un pays se transforme du fait de contact avec l'extérieur, c'est normal.
05:27Et il ne se transforme pas seulement par l'immigration.
05:29C'est-à-dire que notre culture, elle se transforme aussi
05:30parce qu'on regarde Netflix, parce qu'on voyage plus,
05:33parce qu'on est sur les réseaux sociaux.
05:34C'est une transformation qui se fait de part et d'autre.
05:37C'est-à-dire que moi, ce que je trouve, par exemple, très intéressant,
05:40c'est que vous faites de très bons scores auprès des Français de l'étranger
05:43qui vivent, par exemple, au Maroc.
05:44Ces Français-là sont immigrés au Maroc,
05:46mais ils nous expliquent que ce n'est pas bien
05:48qu'on ait des Français qui viennent en France.
05:49C'est-à-dire qu'eux bénéficient de la possibilité de s'installer
05:51dans un pays comme le Maroc,
05:52mais pensent que les Marocains, vous avez de très bons scores.
05:55On fait des bons scores à Mayotte aussi, par exemple,
05:57on en parlera peut-être tout à l'heure.
05:58Oui, mais je trouve ça intéressant.
06:01Les Français qui pensent que ça s'achète des Marocains
06:03et pensent que les Marocains ne devraient pas venir en France.
06:04On fait des bons scores dans le Var.
06:05Vous voyez, les cinq députés sur huit avoir été élus,
06:07cinq élus au premier tour.
06:09Oui, mais la question, c'est est-ce que c'est normal
06:10de s'installer dans un pays étranger
06:11et de penser que ces mêmes étrangers ne devraient pas venir chez soi ?
06:13On ne sait pas pourquoi.
06:13Ils s'installent peut-être qu'ils sont simplement expatriés.
06:16Comme les expatriés, immigrés, c'est la même chose.
06:18C'est tout à fait.
06:19On peut dire que ce n'est pas les mêmes proportions quand même.
06:24Revenons aux...
06:25Je vais vous demander à Mme Lavalette
06:27parce que sur le constat, je crois qu'il est réel
06:29que les Français rejettent plutôt aujourd'hui
06:31la politique migratoire qui est menée
06:33pas seulement depuis Emmanuel Macron,
06:35mais depuis quelques années.
06:36C'est comme ça, sans doute,
06:37qu'ils n'en acceptent plus un certain nombre de conséquences.
06:43Il y a une certaine présentation, monsieur, je dis quand même.
06:46Je vous dis, je pense que les Français n'acceptent plus
06:49cette politique migratoire.
06:51Ça, c'est vrai.
06:52Ça, c'est le premier point.
06:53Deuxième point, vous dites qu'à un moment,
06:55il faudra changer les choses,
06:57500 000 immigrés qui rentrent dans le pays.
07:00Mais nos voisins sont un peu dans la même situation.
07:02Je pense notamment à l'Italie,
07:03qui finalement, le pouvoir est plus proche du vôtre,
07:06qui a régularisé 450 000 personnes.
07:09Mais pardonnez-moi, on peut prendre l'exemple de l'AFD
07:10et voir le résultat.
07:11Bien sûr, l'exemple de l'AFD.
07:12Pourquoi ?
07:13Parce qu'il y a aussi des besoins économiques.
07:15Et qu'Italie ne fait pas d'enfants, aussi.
07:17Et l'Italie ne fait pas d'enfants.
07:18La France, on fait de moins en moins, aussi.
07:19Mais ce n'est pas terrible, non plus.
07:21J'ai une politique nataliste, vous allez voir.
07:23Oui, ça, je le reconnais, c'est aussi.
07:24Mais ce que je voulais savoir,
07:25c'est comment vous faites pour répondre aussi
07:27aux patronats qui, par exemple,
07:29étaient d'accord pour qu'il y ait des quotas
07:31sur certains métiers.
07:32On n'a jamais vraiment...
07:33Enfin, on a eu la liste,
07:33mais c'est eux qui le demandent, aussi.
07:36Alors, oui et non.
07:37Parce que, souvenez...
07:38On s'arrête.
07:39Non, non, allez-y, allez-y.
07:40Dans la dernière polémique, souvenez-vous,
07:41finalement, il y avait des patrons qui disaient
07:43c'est vrai que c'est un problème aussi
07:44parce que ça fait chuter les salaires à la baisse
07:47parce que l'immigration clandestine,
07:50parce qu'on parle un peu de ça quand même,
07:51il y a énormément de sans-papiers
07:52qui travaillent dans les restaurations à Paris,
07:54par exemple, et on nous dit
07:56il faut les régulariser.
07:57Mais en fait, comme c'est une main d'œuvre
07:58qui est moins chère, vous imaginez bien aussi
08:00qu'au bout d'un moment,
08:00ils seront remplacés par d'autres
08:01qui n'auront pas de papier.
08:02Et c'est en fait, c'est sans fin.
08:04On ne peut pas aider la Terre entière.
08:06On a un problème.
08:07Il faut que cette politique sociale
08:08qu'on a déjà du mal à faire vivre,
08:10vous avez vu l'état de précarité
08:12dans lequel vivent les Français,
08:13il faut la réserver aux simples Français.
08:15Et je pense que si on la réserve aux simples Français,
08:17ça va de fait assécher quand même
08:19ces 500 000 immigrés qui vont venir.
08:20Je reviens quand même, c'est le centre du débat,
08:22ce n'est pas pour ou contre l'immigration.
08:24Excusez-moi, Sonia, mais les restaurants,
08:25ça marchait aussi avant qu'il y ait 500 000 immigrés
08:27qui ne rentrent pas en.
08:27Il y a une histoire de coût du travail aussi
08:30où il faut que le travail paye.
08:32C'est un peu vertigineux
08:33parce qu'il faut s'attaquer à plein de pans
08:35effectivement de l'économie.
08:36Oui, mais moi, je pense qu'on peut faire ça.
08:37Regardez, l'hôpital, par exemple,
08:40est-ce que vous trouvez normal, M. Jeudy,
08:41que nos enfants partent en Roumanie
08:43pour faire médecine
08:43parce que notre système de médecine
08:44est absolument mal fichu ?
08:45Oui, mais ça, Mme Levalet,
08:47vous savez très bien
08:47qu'on a fait sauter le numérus clausus
08:49et qu'il va falloir du temps
08:51et que d'ici quelques années,
08:53vous verrez, ce sera le contraire.
08:54Mais pas assez.
08:55Demandez à M. Juvin
08:55qui n'est pas de la famille politique
08:56et qui pourtant est médecin.
08:57Il le dit très bien,
08:58il faut libéraliser beaucoup plus.
09:00Nos enfants partent en Roumanie
09:01et on importe les médecins.
09:03Pardonnez-moi, je vais recentrer le débat.
09:04Je pense que le débat,
09:05ce n'est pas pour ou contre l'immigration.
09:07On est parti des propos tenus
09:09par Aurore Berger,
09:10de son explication,
09:11de la polémique.
09:12Y a-t-il ou non un basculement démographique ?
09:14Je vais vous prendre l'exemple de Mayotte
09:15et dans quelques instants,
09:16nous serons avec la députée de Mayotte.
09:17Voilà ce qui se passe à Mayotte.
09:19La situation migratoire
09:20est quand même singulière
09:21puisque la moitié
09:22de la population de Mayotte
09:23est étrangère.
09:24Alors, est-ce qu'on peut,
09:25dans ce cas,
09:25parler d'un basculement ?
09:27Il y a d'un côté
09:27les flux d'arrivée,
09:29je le dis vraiment
09:29de manière pragmatique,
09:31si je puis dire,
09:31les flux d'arrivée
09:32en provenance des Comores
09:33pour l'essentiel
09:34et d'autre part,
09:35vous avez une natalité aussi
09:36qui est liée à l'immigration
09:38et l'indice de fécondité,
09:39il est aujourd'hui à Mayotte
09:40de 4,7 enfants par femme.
09:43C'est presque le triple
09:44de la métropole.
09:45Et sur l'ensemble de naissances,
09:48on va dire à peu près
09:50les deux tiers
09:51le sont de mères étrangères.
09:54Est-ce que dans ce...
09:54Mais la situation de Mayotte,
09:55Sonia, il faut quand même expliquer
09:56qu'elle est unique
09:57sur le territoire.
09:59J'ai commencé par dire
10:00qu'elle est singulière.
10:01Oui, bien sûr,
10:01vous avez raison,
10:02elle est unique
10:03et effectivement,
10:04sur la situation de Mayotte,
10:05je pense qu'on est
10:06dans une situation
10:07de basculement
10:08puisque vous avez...
10:09C'est le territoire national
10:11où il y a le plus
10:12de personnes recondues.
10:13j'ai des gens qui ressentent
10:15ce qui se passe
10:15au propos de la question
10:16sur Mayotte.
10:16C'est dans le département français
10:17depuis 2011.
10:19Est-ce que dans ce département-là,
10:20il y a un basculement ?
10:21De fait,
10:22quand vous avez la moitié
10:23de la population de fait.
10:25Mais la situation de Mayotte,
10:26elle est vraiment singulière.
10:27Elle n'est pas symptomatique
10:28de ce qui se passe
10:29dans l'ensemble du pays,
10:31dans l'Hexagone en particulier.
10:32Et en plus,
10:33Mayotte,
10:33c'est un territoire
10:34qui est très mal servi
10:36sur énormément de points.
10:37C'est-à-dire qu'il y a
10:38le problème d'accès à l'eau,
10:39le problème d'accès à la santé,
10:40la question...
10:41Non, mais tout ça,
10:42nous sommes d'accord.
10:43De l'éducation.
10:43Vous savez que les petits Maorais
10:45doivent laisser leur place
10:45aux Comoriens.
10:46Ils ont moins d'heures
10:47d'instructions.
10:48Dans le classement de Pisa,
10:49je ne vous dis pas
10:49vu que c'est un peu d'actualité,
10:50mais ils font moins d'heures
10:52d'école
10:53qu'un petit enfant
10:54qui habite en Dordogne.
10:55Ce qui pose une vraie question
10:56d'égalité aussi.
10:57Il y a le problème de l'eau,
10:58vous le disiez,
10:58Madame Delo,
10:58Oui, il y a un problème
10:59d'accès à l'eau,
11:00un problème aussi de...
11:01La moitié de ces personnes-là,
11:03donc la moitié de la population
11:05est étrangère
11:05et la moitié de la moitié
11:06ne devrait pas être
11:07sur le territoire
11:07parce qu'ils sont illégaux.
11:09Donc, pour le coup,
11:10quand vous écoutez
11:11Anshab Anana
11:11qui est notre députée maorèse
11:13et Estelle Youssoufa
11:14qui ne sont pas
11:15de la même famille politique,
11:16elles forment le même constat
11:17et je pense le même sentiment
11:18d'abandon quand même.
11:19Alors, c'est ça
11:20qu'on veut interroger.
11:21Amana a écrit
11:21à Naïm Amouchou,
11:22ministre des Outre-mer,
11:23sur l'eau
11:23et c'est vrai qu'ils se sentent
11:24très très abandonnés.
11:25Mais c'est ça
11:26que je veux interroger
11:27au-delà des concepts
11:28et des théories.
11:28Quand vous avez
11:29sur un territoire français
11:31une telle situation,
11:32est-ce qu'il y a un basculement ?
11:33Est-ce que vous parlez
11:34d'une vague ou pas d'une vague ?
11:35Est-ce qu'on en est
11:36à ce niveau de débat ?
11:37Elle sera avec nous
11:37dans quelques instants,
11:38une courte pause
11:39et on se retrouve.
11:40Estelle Youssoufa.
11:43Merci d'être avec nous.
11:44Les propos d'une ministre,
11:46en l'occurrence
11:46Aurore Berger,
11:47en charge de la lutte
11:48contre les discriminations
11:49qui ont provoqué
11:50un tollé.
11:51Mais qu'a-t-elle vraiment dit
11:53Aurore Berger ?
11:54La question lui a été posée
11:55sur la théorie
11:56du grand remplacement
11:57et la question lui a été posée
11:59de savoir
11:59est-ce que ça tombe
11:59sous le coup de la loi ?
12:01Non, a-t-elle dit.
12:02On peut en débattre.
12:03Ça ne veut pas dire
12:04qu'elle ne la combat pas.
12:05Je tiens à préciser quand même,
12:06c'est important,
12:07alors que tout le monde
12:08dans son camp, lui,
12:09entre guillemets,
12:10lui tombe à bras raccourcis dessus.
12:12Elle a dit qu'elle,
12:13de son point de vue,
12:14il faut la combattre,
12:16pardonnez-moi,
12:16mais que ses opposants,
12:18ses adversaires,
12:19notamment du côté de Reconquête,
12:21peuvent en parler.
12:23Nous sommes avec Estelle Youssoufa,
12:25députée Lyot de Mayotte.
12:28Merci Estelle Youssoufa
12:29d'être avec nous.
12:31Depuis tout à l'heure,
12:32on évoque ce sujet
12:33et finalement la question
12:34d'une bascule démographique
12:37liée à l'immigration.
12:38Et nous avons pris comme exemple,
12:39il est vrai,
12:40c'est une situation singulière,
12:42celle de Mayotte.
12:43On a rappelé les chiffres,
12:44on a rappelé la difficulté.
12:46Est-ce que vous,
12:47vous dites que ce sont
12:47des débats dépassés finalement,
12:49qu'on n'en est plus
12:50à parler de rhétorique ?
12:53Je pense effectivement
12:54que la situation à Mayotte
12:56est bien au-delà
12:56des débats sémantiques.
12:58C'est plus de la moitié
12:59de la population
13:00qui est étrangère.
13:0180% des naissances
13:02sont le fait
13:03de mères étrangères.
13:05Mais surtout,
13:06ce qui est vraiment
13:07très particulier
13:07et spécifique à Mayotte,
13:09c'est que le projet migratoire
13:11s'inscrit dans un projet politique.
13:14C'est l'instrumentalisation
13:15des flux migratoires
13:16par les Comores
13:17qui revendiquent
13:18le territoire de Mayotte
13:20et renversent la démographie
13:22de notre île.
13:23C'est les Comores
13:24qui renversent
13:26le droit du sol,
13:29renversent notre droit
13:30pour envoyer
13:32leur population à Mayotte
13:34et contester la souveraineté
13:36française dans notre département.
13:38Je pense aussi
13:39qu'il faut avoir vraiment
13:40regardé la situation
13:42telle qu'elle est à Mayotte.
13:43C'est-à-dire que
13:44face à une explosion démographique
13:46qui est purement migratoire,
13:48nos services publics,
13:49ne suivent pas.
13:51On est un territoire
13:52qui est structurellement
13:54sous-équipé,
13:55c'est certain,
13:56qui n'a pas bénéficié
13:58de la solidarité nationale
13:59pour construire
14:01plus qu'un hôpital.
14:02Il n'y a pas assez
14:03de production en eau potable,
14:05il n'y a pas assez d'école,
14:06il n'y a pas assez de route.
14:08Mais ce qui est certain,
14:09c'est que quand vous avez
14:1180% des élèves
14:13au collège,
14:14au lycée
14:14qui sont étrangers,
14:15qui sont pour la plupart
14:17arrivés en quoi ça,
14:18ou qui sont nés
14:20de leur mère,
14:21pour un projet
14:21de scolarisation
14:23ou pour obtenir
14:25la nationalité,
14:27vous pouvez construire
14:28tant et plus
14:29d'écoles à Mayotte.
14:30Si le projet
14:31des comores voisines,
14:32c'est de faire
14:33sous-traiter
14:34l'éducation nationale
14:35dans notre département,
14:36on n'y arrivera jamais.
14:37De la même manière,
14:39quand vous êtes
14:39dans notre seul hôpital,
14:41le CHM,
14:42avec 90%
14:44des patients
14:45qui sont étrangers,
14:46qui ne payent
14:46aucun soin,
14:48aucun soin,
14:49et qui sont traités
14:50prioritairement
14:51parce qu'ils sont
14:51dans un état
14:52de santé gravissime,
14:54vous avez
14:55mécaniquement
14:56un phénomène
14:57d'éviction
14:57pour nous,
14:58les Français de Mayotte,
14:59à qui on dit
15:00allez vous soigner
15:00à l'extérieur.
15:01C'est ça la réalité.
15:03Moi,
15:03je suis
15:06désespérée
15:06des débats
15:07qu'il peut y avoir
15:07dans l'hexagone
15:08qui sont
15:08complètement décorrélés
15:10de la réalité.
15:11Évidemment,
15:12les mots
15:12ultrassens,
15:14il est important
15:15de pouvoir
15:15nommer les choses.
15:16À Mayotte,
15:17le projet migratoire,
15:19c'est l'instrumentalisation
15:20des flux migratoires
15:21par les Comores
15:22qui revendiquent
15:23notre territoire
15:24et on est arrivé
15:25à un renversement
15:26démographique
15:27qui est catastrophique.
15:29On est en train
15:29de perdre
15:30la souveraineté
15:31sur notre île
15:32et ce n'est pas
15:33votre servante
15:33qui le dit,
15:34c'est les Comores
15:35qui le revendiquent,
15:36qui le clament
15:36dans les colonnes
15:37du Figaro,
15:38sur France 24,
15:40qui vont à l'ONU
15:41pour le dire
15:42et qui,
15:43dans la bouche
15:44du président comorien,
15:45encouragent
15:46la population
15:46à aller à Mayotte.
15:48À partir de là,
15:49restez avec nous
15:49parce que là encore,
15:51et ça renvoie
15:52à des propositions,
15:53une proposition
15:54en pleine campagne
15:54présidentielle.
15:56Ce qu'a dit
15:56le candidat,
15:57Bruno Rotaillot,
15:58il a eu cette phrase,
15:59pourquoi ce qui est bon
15:59à Mayotte,
16:00a-t-il dit,
16:01ne le serait pas
16:01sur le sol national
16:02et le candidat LR
16:04veut supprimer
16:04le droit du sol
16:05en France
16:06par référendum.
16:07Je vois que vous
16:08vous affichez un sourire.
16:09M. Rotaillot,
16:10je rappelle qu'il a quand même
16:11été aux affaires.
16:12Quand il était aux affaires,
16:13le ministre Rotaillot
16:14n'a strictement rien fait
16:15sur la question.
16:16Ce que pose Mayotte,
16:17c'est la question
16:18de l'impuissance publique
16:20érigée en politique.
16:21Ce n'est pas possible.
16:22Ce que Mayotte pose
16:24au reste du pays,
16:25c'est de dire
16:26si dans un territoire
16:27de 375 km²,
16:29vous n'arrivez pas
16:30à protéger les frontières,
16:32vous n'arrivez pas
16:32à changer les lois
16:33pour faire face
16:34à la réalité.
16:35Là, vous avez un problème
16:36que vous n'arriverez pas
16:38à régler au niveau national.
16:39Si sur un tout petit territoire
16:41comme ça,
16:41on n'y arrive pas,
16:41ce n'est pas possible.
16:43Ce que vous dites
16:44est tellement...
16:44Ça tombe sous le sens.
16:46Je pose la question
16:47à Laure Lavalette
16:48et Rocaïa Diallo.
16:50Supprimer le droit du sol,
16:52pas seulement à Mayotte,
16:53mais sur tout le reste
16:54du territoire.
16:55Je lui propose
16:56de nous rejoindre
16:57puisque c'est évidemment
16:58une proposition
16:59du Rassemblement national
17:00depuis longtemps.
17:01Je rejoins ma collègue
17:01Estelle Youssoufa.
17:02Bruno Rotaillot
17:03a été au gouvernement.
17:04Il n'a rien fait.
17:05C'est le problème des LR
17:07qui parlent comme nous
17:08en campagne électorale
17:09et qui, une fois
17:10qu'ils ont un peu
17:10des responsabilités,
17:12ne font pas ce qu'ils disent.
17:14Je vous rappelle quand même
17:14que quand Nicolas Sarkozy
17:16était aux manettes,
17:18il a fait rentrer
17:18plus d'immigrés légaux
17:20par an
17:20que Lionel Jospin.
17:21Ça pose une vraie question.
17:22Je me souviens,
17:23il y a 2-3 ans,
17:25un jour de niche,
17:26les LR mettent
17:27à l'ordre du jour
17:28la fin des accords de 68
17:29qui pourraient quand même
17:29un peu nous aider
17:30à régler la question
17:31de l'immigration algérienne.
17:32Moins d'un tiers de leur groupe
17:33était dans l'hémicycle
17:34pour le voter
17:34et leur propre texte.
17:35Donc voilà,
17:36ça fait très longtemps
17:37que j'ai fini d'avoir confiance
17:39et d'ailleurs les Français aussi
17:39on n'a qu'à voir
17:40les mauvais sujets.
17:41Bruno Rotaillot
17:42je vous fais réagir,
17:43c'est-à-dire que Mayotte,
17:44si vous estimez
17:45qu'une mesure appliquée à Mayotte
17:47peut s'appliquer
17:47sur le reste du territoire,
17:49Bruno Jody,
17:50c'est-à-dire que vous estimez
17:50que Mayotte préfigure
17:52de ce qui pourrait arriver en France.
17:53Moi je pense que tout à l'heure
17:54il y avait un débat
17:55sur les mots
17:56submersion migratoire
17:57par submersion migratoire.
17:58Mayotte est en situation
17:59de submersion migratoire,
18:00c'est absolument incontestable
18:01et ça a bien été décrit
18:03par Mme Youssoupha.
18:05Et sans doute
18:06que la mesure
18:07de suspension
18:08du droit du sol
18:09sur ce territoire
18:11qui a d'ailleurs été émise
18:13par François Baroin
18:14je crois au début des années 2000
18:15quand il a été émise
18:16de l'outre-mer
18:17est peut-être
18:18une solution nécessaire.
18:19Après comparer
18:20la situation de Mayotte
18:21et l'extrapoler
18:22à la situation
18:23de l'Hexagone,
18:24moi je pense que c'est
18:25une situation différente.
18:27ce qui se passe à Mayotte
18:28Même si l'immigration
18:29comorienne peut passer
18:30par la Réunion
18:30une finée en France.
18:31Oui mais pour l'instant
18:33elle va rester à Mayotte
18:35et peut-être à la Réunion
18:36mais pas tellement.
18:37Je pense qu'on peut faire
18:38Bonojeni,
18:39dites-moi si je me trompe
18:39mais quand vous accueillez
18:41500 000 personnes par an
18:42de façon légale
18:43et il y a à peu près
18:44900 000 clandestins
18:45enfin c'est le preuve
18:46des clandestins
18:46on va savoir combien ils sont
18:47mais ça fait 2 millions
18:49de gens en 4 ans
18:51donc c'est la ville
18:51de Toulouse
18:52tous les ans
18:53ça pose aussi
18:54un problème d'infrastructure
18:55enfin je veux dire
18:55ces gens-là
18:56ils sont là, il faut les soigner
18:56on a un problème hospitalier
18:58on a un problème d'école
18:59vous voyez ce que je veux dire
19:00c'est que c'est pas neutre
19:01on peut pas recevoir des gens
19:02en plus avec une culture différente
19:03sans que ça ne pèse
19:05j'allais dire
19:05à la fois sur les infrastructures
19:07sur notre culture
19:08sur notre mode de vie
19:09C'est pour ça
19:09même la valette
19:10qu'il faut réfléchir
19:11et ça a plusieurs fois
19:12été évoqué
19:12et finalement
19:13ça s'est perdu
19:14dans les promesses
19:15des différents candidats
19:16la question des quotas
19:17est absolument
19:18il faut y réfléchir
19:19parce qu'il y a des métiers
19:20où il y a besoin du monde
19:21C'est 13%
19:22l'immigration de travail
19:23je sais
19:24mais déjà réguler
19:26l'émission de travail
19:27c'est déjà pas mal
19:28après il y a d'autres questions
19:29parce que c'est vrai
19:30que les sources d'immigration
19:31sont différentes
19:31étudiantes, familiales
19:33il y en a plusieurs
19:33mais je pense
19:36qu'il y a quand même
19:36moyen
19:38quand je disais
19:39immigration commune
19:40in fine réunion
19:41in fine France hexagonale
19:42évidemment
19:43je voulais ajouter
19:44c'est important
19:46je trouve que ce débat
19:47et Estelle Youssoufa
19:48est au centre aussi de ça
19:49c'est à dire que
19:50ça va être aussi
19:52l'objet d'une campagne
19:53le choix des mots
19:54vous dites
19:54à Mayotte
19:54submersion migratoire
19:56non vous
19:56vous dites non à Mayotte
19:57en fait le terme
19:58de submersion
19:59il donne l'impression
19:59d'une catastrophe naturelle
20:01complètement déshumanisée
20:02on peut parler
20:03de tension
20:03vous l'entendez
20:04madame Youssoufa
20:04ou de pression démographique
20:06mais la question de submersion
20:07quand on dit qu'on est
20:08être submergé
20:09ça veut dire être enfoncé
20:10en dessous
20:11et ne plus pouvoir respirer
20:12mais je trouve que le terme
20:14est déshumanisant
20:15c'est à dire qu'à un moment donné
20:15on parle de personne
20:16ça j'entends très bien
20:17et je trouve qu'à un moment donné
20:18il ne faut pas perdre de vue
20:19le fait qu'on parle de personne
20:20la situation elle est compliquée
20:21c'est un projet politique
20:21de la part des comores
20:22quand même
20:24c'est une situation qui est singulière
20:25la situation des comores
20:26c'est la situation
20:26et effectivement
20:27c'est un peu léger
20:28par rapport à ce qu'il dit
20:28elle est singulière
20:29par rapport au reste de la France
20:30c'est à dire que ce qui se passe
20:30à Mayotte
20:31c'est déjà c'est le plus jeune
20:32département de France
20:33et effectivement
20:33il y a une tension
20:34avec les comores
20:35c'est aussi le plus pauvre
20:35c'est aussi le plus pauvre
20:36largement
20:37c'est celui
20:37il y a le plus grand
20:38et on tolère à Mayotte
20:39parce qu'on ne tolèrerait pas
20:40en Dordogne
20:41ou dans le Lot
20:42nulle part ailleurs
20:43après de manière générale
20:44dans les Outre-mer
20:45parce qu'on a parlé de l'eau à Mayotte
20:46en ce moment
20:46il y a des écoliers
20:47qui n'ont pas accès à l'eau
20:47en Guadeloupe
20:48alors la valet
20:49vous maintenez vous
20:50le submersant migratoire
20:51elle n'est pas uniquement
20:52liée à Mayotte
20:53pardonnez-moi
20:53Estelle Lussoupha
20:54vous maintenez
20:55submersant migratoire
20:56c'est vous qui utilisez ce terme
20:59je pense que
21:00au-delà des questions
21:01cémantiques
21:02il y a une problématique
21:03dans l'hexagone
21:04à un
21:04refuser de nommer les choses
21:06que ce soit
21:06le grand remplacement
21:08submersion
21:08que sais-je encore
21:09c'est en fait
21:10les débats
21:12pour le Larousse
21:13versus le Harper's Calling
21:15c'est pas ça le sujet
21:16le sujet
21:16c'est est-ce qu'on trouve
21:17des mesures
21:18les questions
21:19qui sont sur la table
21:20avec par exemple
21:21le pacte migration
21:23qui a été voté
21:24au niveau européen
21:25dont le président Macron
21:28fait savoir
21:28qu'il n'est pas question
21:29d'appliquer les mesures
21:31qui permettraient
21:31d'ouvrir
21:32des centres d'accueil
21:33fermés
21:34pour les migrants
21:35en dehors
21:35de l'hexagone
21:38ou de Mayotte
21:39dans un pays
21:40en Afrique
21:41par exemple
21:42de passer des accords
21:43on se rend compte
21:44que c'est pas envisageable
21:46pour le gouvernement actuel
21:49qu'en est-il
21:50des autres candidats
21:51nous on a besoin
21:52de solutions concrètes
21:53pour notre territoire
21:54parce qu'on y arrive
21:55tout est dit
21:56merci Estelle Lussoupha
21:58vous n'y arrivez plus
21:59vous le dites depuis
21:59un certain temps
22:00et des ministres
22:01qui proposent des solutions
22:02aujourd'hui
22:02effectivement
22:03étaient pour certains
22:04aux responsabilités
22:05il y a le choc des mots
22:08mais il y a la réalité
22:08de la situation
22:09merci de l'avoir évoqué
22:11Rocay Adiello
22:12merci Laure Lavallette
22:13merci de l'avoir évoqué
22:13merci de l'avoir évoqué
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