00:00L'ennui un peu, c'est que les seuls postes de finances qu'on ne remet pas en cause,
00:04ce sont les prestations sociales données aux étrangers.
00:06Donc je m'interroge, pardonnez-moi, moi, charité bien ordonnée commence par soi-même.
00:11Donc effectivement, je pense au français avant de penser à l'étudiant étranger.
00:15Donc je vous propose de voir le sujet d'Anaïs Baucher,
00:18vous me dites ce que vous en pensez sur ces prestations qui sont données,
00:21l'argent qui est donné aux étrangers.
00:24En France, de nombreuses personnes étrangères bénéficient de prestations sociales
00:28qui se divisent en plusieurs branches avec des coûts variés.
00:32En 2024, l'aide médicale d'État destinée aux étrangers en situation irrégulière
00:36représentait environ 1,3 milliard d'euros,
00:39soit une hausse de 15,5% par rapport à 2023 et plus 67,6% en 10 ans.
00:46Concernant la caisse d'allocations familiales, fin 2022,
00:4911% des foyers allocataires étaient de nationalité étrangère sur 13,5 millions de foyers.
00:55Un coût estimé à environ 9 milliards d'euros,
00:57soit environ 13% du montant total des prestations versées.
01:01Pour l'allocation versée aux demandeurs d'asile,
01:04le gouvernement comptait fin 2022 près de 115 000 foyers bénéficiaires.
01:08Un montant forfaitaire journalier de 6,80 euros par personne,
01:11soit 204 euros par mois.
01:13L'année dernière, l'État avait prévu 247 millions d'euros.
01:17Cette année, à dépenses comparables,
01:19ce budget a baissé de 12%.
01:20Face à ces dépenses qui pèsent dans le budget de l'État,
01:23certaines sont supprimées.
01:25C'est le cas des aides pour le logement
01:26pour les étudiants non-européens et non-boursiers
01:28qui ne peuvent plus en bénéficier depuis le 1er juillet,
01:31soit une économie de 200 millions d'euros.
01:34Vous parliez de vision tout à l'heure.
01:35Alors là, pour le coup, c'est une vision.
01:37Moi, je dis, les Français d'abord et les étrangers,
01:41hélas, on n'a plus d'argent.
01:42Est-ce que vous entendez ça ?
01:44Est-ce que vous comprenez ça ?
01:45Est-ce qu'il y a des économies surtout importantes à faire
01:48de ce point de vue-là ?
01:49J'entends ça, je ne partage pas ce point de vue,
01:52ce qui ne vous surprendra pas,
01:54mais je vais m'en expliquer.
01:56La question, elle n'est pas de distinguer
01:58entre les Français et les étrangers,
01:59qui d'ailleurs n'ont pas les mêmes droits,
02:01mais quand ces étrangers sont en situation régulière,
02:05et je parlerai des autres ensuite,
02:08ces étrangers, ils cotisent, ils travaillent,
02:11ils payent des impôts.
02:13Mais pas les étudiants.
02:13Je regarderai ces situations après.
02:16Et donc, dès lors qu'ils sont dans notre état de droit
02:21et qu'ils contribuent, comme les Français,
02:24au fonctionnement du pays,
02:25c'est tout à fait logique,
02:26et c'est notre République qu'ils aient les mêmes droits.
02:29Ensuite, vous avez parlé d'un certain nombre de catégories,
02:31effectivement, qui ne cotisent pas.
02:33Alors, prenons-les.
02:34L'aide médicale d'État,
02:35qui a fait l'objet de débats dans le budget
02:38sur lequel je suis intervenu considérable,
02:41c'est quelque chose sur lequel, d'abord,
02:44il y a eu un accord transpartisan,
02:45il y a eu un travail fait par Stéphanie Nye et Évin
02:48qui a conclu que c'était indispensable.
02:51C'est une question de santé publique.
02:53C'est-à-dire que...
02:54Alors, d'abord, c'est une question d'humanité,
02:56parce que quand quelqu'un sur notre territoire
02:57a une situation grave,
02:58de toute façon, les médecins le soignent,
03:00ils en ont fait l'engagement.
03:01Mais par ailleurs,
03:02si ces personnes ne sont pas soignées,
03:05et sont...
03:06C'est l'arrivement qui est donné,
03:07il y a des abus considérables.
03:09Dès que tu parles avec un médecin,
03:10ils te le disent.
03:11C'est ça qui est impossible dans ces discussions,
03:13parce que ce que vous dites en théorie
03:15n'est pas vérifié sur le terrain.
03:18Je suis désolé de vous le dire.
03:20Et ça n'existe pas.
03:21Et en plus, c'est une pompe aspirante.
03:23Donc, on n'en sortira jamais.
03:24En Europe, quelqu'un qui arrive à l'hôpital
03:26et qui est malade,
03:26c'est un appel au panier d'urgence.
03:28On parle d'un milliard trois.
03:30La dépense sociale, c'est 800 milliards par an.
03:32Oui, mais en fait...
03:33Et encore une fois,
03:35il y a consensus,
03:36il y a nécessité.
03:37Si on touche aux retraites,
03:39à la non-indexation des retraites,
03:41au-dessus, sans doute, des pensions
03:43de 2 500 ou 3 000 euros.
03:44Parce que j'imagine que, bon,
03:45c'est peanuts ce qu'on va récupérer.
03:48C'est rien du tout.
03:49C'est quelques milliards.
03:50Quelques milliards ?
03:51Si on a des index de mémoire,
03:52c'est 6 ou 7 milliards,
03:53si on a des index de tout.
03:55Après, ça dépendra des curseurs.
03:56Et ça, c'est le gouvernement qui les disait.
03:58Je poursuis.
03:58Le droit d'asile,
04:00c'est l'honneur de la République.
04:02Et c'est un droit
04:03qui existe depuis toujours...
04:05Mais qui est dévoyé,
04:06M. Lombard.
04:07Qui est sous...
04:07Qui est mandant européen,
04:09qui est sous le contrôle
04:11du législateur,
04:12qui fait l'objet
04:13de contrôles nombreux.
04:14Et parler à l'OFPRA,
04:15moi, il se trouve que
04:16je connais des gens à l'OFPRA.
04:17Je connais des gens
04:19qui travaillent depuis 30 ans,
04:20qui me disaient,
04:20dans le temps,
04:21on prenait un dossier sur 10,
04:22on en prend 8 sur 10 aujourd'hui.
04:23Tout ça est dévoyé.
04:25C'est là,
04:25la difficulté de la discussion
04:27qu'on a.
04:27Parce qu'en théorie,
04:28ce que vous dites,
04:29c'est le...
04:29Qu'est-ce que vous voulez
04:30que je réponde à dire
04:30c'est le droit d'honneur
04:31de la France ?
04:32Je suis piégé.
04:33Parce que je vais passer
04:34pour un salaud
04:35en disant ça.
04:36Mais la vérité,
04:37c'est que c'est dévoyé.
04:40C'est plus le droit d'asile.
04:42C'est ça, la difficulté.
04:43Le droit d'asile,
04:43il est maintenant exercé
04:44au niveau européen.
04:45D'ailleurs,
04:45c'est ce qu'on appelle
04:46le texte de Dublin.
04:47C'est le premier pays d'accueil
04:49qui en décide.
04:50Qui a durci le sujet.
04:53Et encore une fois,
04:54je pense que c'est
04:55quelque chose
04:56qui est important.
04:57Vous restez sur le territoire français.
04:59Moi, j'ai peur
05:00que...
05:01Quand je vous parlais
05:02de solutions radicales...
05:03Les gens qui sont déboutés
05:03ne partent pas.
05:04Alors, ça,
05:05c'est un autre sujet.
05:07Et je pense qu'en matière
05:08d'immigration,
05:10il y a...
05:11Pour moi,
05:11il y a trois sujets
05:12très simples.
05:13Protection du droit d'asile,
05:15maîtrise des entrées
05:16dans des règles
05:17qui ont été durcies
05:18et qui, peut-être,
05:21doivent l'être encore.
05:22Il y a des propositions
05:23dans ce sens.
05:24Et troisièmement,
05:25reconduites
05:26de celles et ceux
05:27qui sont en cession irrégulière.
05:29L'ensemble doit fonctionner
05:31pour qu'il y ait
05:31un équilibre
05:32à la fois républicain
05:33et qui permette
05:34de répondre
05:35à celles et ceux
05:37qui considèrent
05:38qu'il y a
05:38un excès d'immigration,
05:39ce qui me paraît...
05:42En tout cas,
05:42c'est quelque chose
05:43qu'on entend.
05:43Donc, d'où l'importance
05:44d'avoir la qualité...
05:45On entend, vous le partagez,
05:47rassurez-moi.
05:47Vous le partagez,
05:48qu'il y a un excès
05:49d'immigration.
05:49Non, je ne le partage pas
05:51parce que la France
05:52a toujours été
05:52un pays d'immigration.
05:57Donc, on n'y arrivera pas,
05:58en fait.
05:59Nous avons...
06:00La France n'a pas toujours
06:01été un pays d'immigration.
06:02Ce que vous dites
06:02n'est pas juste.
06:03Mais depuis 20 siècles.
06:05Mais non.
06:05Mais pas à ce niveau.
06:07Et pas à ce niveau.
06:09Il y a eu des vagues
06:09d'immigration.
06:10En fait, tout le discours
06:11que vous avez
06:11est un discours
06:12du politiquement correct
06:13qui est contredit
06:14par la réalité.
06:15C'est-à-dire qu'il n'y a pas
06:15eu une vague d'immigration
06:16aussi forte depuis
06:17les années 70 dans le passé.
06:19Ça n'existe pas.
06:20Il y avait 300 000,
06:21400 000 Italiens
06:22et il y en avait
06:22qui repartaient.
06:23Regardez les pays
06:24comme l'Italie
06:26a régularisé
06:28400 ou 500 000 migrants.
06:30Nous avons par ailleurs
06:31besoin en France,
06:33compte tenu
06:33de notre démographie,
06:35d'une immigration
06:35parce qu'il y a
06:36beaucoup de professions
06:37qui ne fonctionnent pas.
06:38Oui, non, mais si...
06:39Et à terme,
06:40ça va terminer comment ?
06:41500 000 personnes
06:42chaque année.
06:42Qu'est-ce qui va se passer ?
06:44Vous avez un pays
06:45qui n'est pas un pays,
06:46quoi, en fait.
06:46Et ça sera la dernière
06:47qui est la réponse
06:48parce qu'on est en retard.
06:48La question qui est posée
06:49et elle est posée aussi
06:50sur l'école,
06:51c'est notre capacité
06:52d'intégration
06:52qui passe par l'école
06:55et sur lequel
06:55les moyens
06:56doivent être renforcés.
06:57On en a mis plein
06:58de moyens,
06:59ça ne marche pas.
07:00Si, si, ça marche.
07:03Non, mais c'est surtout
07:04qu'est-ce que vous rentrez
07:05à une telle échelle
07:06de population
07:07que l'intégration
07:08peut se faire
07:09avec des groupes
07:10de population
07:10qui rejoignent désormais
07:11les diasporas établis
07:12sur le terrain culturel.
07:13Je ne vous parle pas
07:14juste de pions
07:14interchangeables.
07:16C'est pour ça
07:16qu'il faut lutter
07:17contre tous les communautarismes
07:19pour que la machine
07:20d'intégration fonctionne
07:21et qu'il n'y arrive pas.
07:23Il est 10h52,
07:25je marque une pause
07:25pour Europe 1.
07:26mé أنte
07:26est l'attaquera
07:26un petit peu
07:26работать
07:26pour que la machine