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  • il y a 2 mois
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:04Et 17h14, on est évidemment avec Gérard Carréau et puis on est avec toute l'équipe, bien sûr, Géraldine-Olivier,
00:09Alexandre Fabrice-Laurent.
00:10On peut nous joindre, et on rappelle peut-être le téléphone, mais le téléphone il est connu désormais.
00:1501-80-20-39-21, numéro non surtaxé.
00:18Pourquoi d'ailleurs on n'a pas un numéro à 4 chiffres ?
00:21Alors là il faut demander au patron, mais je pense que les numéros à 4 chiffres sont surtaxés.
00:25On en avait auparavant.
00:26Voilà, et ça coûte plus fière pour nos auditeurs.
00:29Que là c'est gratos !
00:30Non, non, c'est le coup d'un appel local ou c'est gratuit.
00:34Non, c'est jamais gratif.
00:35Non, on paye.
00:36Comment ça c'est jamais gratuit ?
00:37Quand vous appelez, vous payez, c'est pas Europe 1 qui paye.
00:40Si tu fais 0,80...
00:42Mais non, là, par décision, la paix, il est gratuit.
00:44Non, il est non surtaxé.
00:45Il est non surtaxé.
00:46C'est quoi la différence ? Dites-moi, j'ai envie de comprendre.
00:49Réfléchis un peu.
00:49C'est le coup d'un appel local.
00:52Non, ça va, on ne peut plus rien demander ici.
00:54Non, rien demandé.
00:55Nous parlons de la baisse du niveau des élèves en français et mathématiques,
00:58mais que dire de la classe politique ?
00:59Hier, l'écologiste Marine Tondelier était l'invité LCI avec Darius Rochebin.
01:04Elle était l'invité à dire, elle était invitée à dire
01:06ce qui lui inspirait chaque président de la Vème République.
01:09Je rappelle quand même qu'elle est candidate à la présidence de la République.
01:14et elle a dit, la phrase que j'entends souvent chez les plus jeunes, quasiment, en tout cas,
01:19je n'étais pas né.
01:20Quand tu leur parles de Napoléon, ils disent, ah ben, je n'étais pas né.
01:23Moi non plus, je n'étais pas né quand Napoléon est mort, a priori.
01:25Donc écoutez, Marine Tondelier, je n'ai pas de souvenirs.
01:28Un mot sur chacun, un mot, pour dire qu'on a fait le même exercice.
01:30Je n'ai pas trop vécu les choses.
01:32Non, mais enfin, vous avez des souvenirs.
01:34On a fait l'exercice avec Marine Le Pen, avec un certain nombre de...
01:37Oui, mais elle les a connus.
01:38Ah ben, pas De Gaulle, par exemple.
01:40Moi, j'ai connu à partir de Chirac.
01:42Allez, De Gaulle.
01:44Ben, De Gaulle, un infini respect.
01:46Puisqu'on est libre grâce à lui et grâce à d'autres qui ont travaillé avec lui.
01:49Et donc, pour moi, c'est une figure, ça fait quand même longtemps qu'on n'en a pas eu
01:52des comme lui.
01:53Pompidou ?
01:54Je n'ai pas de souvenirs.
01:56Je ne vais pas vous dire, je n'ai pas connu, je n'ai pas de truc marquant à dire
01:59sur Pompidou,
02:00en tant que citoyenne, qu'électrice.
02:02La croissance, le développement, l'industrie.
02:04Ben, vous, ça vous a marqué, apparemment.
02:06Giscard ?
02:09Mais moi, Giscard, il me fait penser à Macron.
02:11J'ai l'impression que Macron, quand il a gagné, il y a des gens qui disaient les jeunes et
02:14tout ça,
02:15mais qui menaient la politique de Giscard.
02:16Il y a pas mal de parallèles.
02:19Mitterrand ?
02:21Alors, Mitterrand, moi, je n'ai pas de souvenirs de Mitterrand au pouvoir.
02:25Mais par contre, j'ai bien constaté que sur plusieurs générations de gauche, c'était leur moment, quoi.
02:31Le 81, plusieurs réformes.
02:33Et je pense que s'il devait retenir une chose de son mandat, c'est l'abolition de la peine
02:37de mort.
02:37Chirac ?
02:40Alors, Chirac, ça a été un président dont je me rappelle, mais je me rappelle forcément de choses qui ne
02:44sont pas très politiques.
02:45Moi, ce qui m'a marqué, c'est manger des pommes, déjà, parce que j'ai dû coller toutes les
02:47affiches.
02:48De votre grand-père ?
02:49Mais donc, on va dire manger des pommes sans pesticides.
02:52Sarkozy ?
02:53Oh, quelle angoisse, c'était long.
02:56C'est là où j'ai commencé à...
02:57Je crois que c'est là où j'ai commencé à devenir de gauche.
03:00François Hollande, je crois que vous l'avez suffisamment assassiné, pas besoin de dire autre chose.
03:03Moi, j'ai lui.
03:04Et Emmanuel Macron, à la fin, il règne.
03:06Il a réussi deux mandats consécutifs, peut-être sans remise de cohabitation.
03:10Il a réussi, quoi.
03:10Il a rélu.
03:11Bon, elle est née en 1986, elle a 40 ans.
03:14Gérard Carao ?
03:16Écoutez, je ne voudrais pas paraître comme un vieux misogyne.
03:21Je ne suis pas un vieux...
03:22Je suis vieux, oui, mais pas misogyne.
03:24Mais là, vraiment, j'ai été consterné par les réponses.
03:30C'est une femme politique.
03:33Bon, personne n'est obligé de faire de la politique.
03:35Mais quand on fait de la politique, quand on est chef de parti,
03:39et pas n'importe quel parti, a priori,
03:42puisque c'est un parti qui faisait partie de ceux qui se présentaient
03:45pour diriger le gouvernement lors des dernières élections législatives,
03:49il y avait quatre partis de gauche qui s'étaient unis sur une plateforme,
03:52et elle en était.
03:55Donc, quand on est chef de parti politique,
03:57et qu'on ne sait pas dire autre chose que d'atroces banalités
04:02sur De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand,
04:06il n'y en a pas un pour lequel elle a trouvé...
04:10Mais elle ne dit même pas, par exemple, que Giscard a fait l'IVG ?
04:13Oui, non, mais c'est ça qui est terrible.
04:15Elle ne sait rien ?
04:16Elle ne connaît ni l'histoire, ni l'actualité, ni la politique.
04:21Alors, il y a plein de gens qui peuvent faire une vie sans avoir de connaissances
04:25de l'histoire, de l'actualité, de la politique.
04:27Mais pas quand on veut être chef de parti,
04:29et éventuellement candidate à la présidence de la République.
04:33C'est là le hiatus.
04:34Bon, alors je ne vais pas la câbler, parce qu'elle le saura,
04:37elle l'est déjà depuis ce matin.
04:39Mais c'est quand même...
04:41Je n'ai pas rencontré, par exemple, j'ai fait passer des examens aussi,
04:44puisqu'on parlait beaucoup d'école, etc.
04:46J'ai eu un élève du bac, un élève qui se présentait à l'école de journalisme
04:54que j'ai faite, un élève qui se présentait à Sciences Po,
04:58il avait quelque chose à répondre, si vous lui parliez de Pompidou,
05:02si vous lui parliez de Giscard, etc.
05:04Aujourd'hui, je m'aperçois qu'un chef de parti
05:07qui se proclame un des partis qui aspire à diriger le pays,
05:12n'est pas foutu de dire un mot intelligent sur aucun de ses hommes.
05:15Et ce qui est drôle, c'est qu'elle a fait une prépa littéraire
05:17et elle a fait Sciences Po Lille.
05:18Eh oui, c'est ça qui est terrible.
05:19C'est ça qui est absolument extraordinaire.
05:21Donc tu te dis, qu'est-ce qu'elle a appris à Sciences Po Lille ?
05:23Nous sommes avec Jean, qui est conducteur routier.
05:27Ça serait bien de l'appeler, d'ailleurs, peut-être, Mme Tondé.
05:29On pourrait lui donner une seconde chance.
05:30Moi, je veux bien l'inviter demain, si vous voulez, Laurent Tessier,
05:34parce que c'est quand même un sujet.
05:36Franchement, lancez-lui l'invitation.
05:39Allons-y.
05:41Jean, conducteur routier. Bonjour, Jean.
05:43Bonjour, Pascal. Bonjour, on vous invite.
05:44Il est 17h20, nous sommes sur l'antenne d'Europe 1.
05:47Qu'avez-vous pensé de ce passage de Mme Tondelier ?
05:50Les bras m'entendent.
05:52Les bras m'entendent parce que quand on prétend être candidat à la présidence de la République,
05:59le minimum, c'est de connaître l'histoire.
06:01Je me souviens, si vous vous rappelez une chose,
06:03je vais faire un pas de côté, si vous voulez, si vous le permettez.
06:07De Logu, avec Jean-Jacques Bordat, il lui a posé l'attention sur Maréchal Pétain.
06:11Il ne savait pas qui c'était Maréchal Pétain.
06:14Ce monsieur est député.
06:16Mme Tondelier, c'est pareil.
06:17Moi, je n'ai pas été à l'école de la République française, je n'ai pas eu cette chance.
06:21Parce que je viens d'ailleurs.
06:23Je suis quelqu'un qui est né en dehors du territoire français.
06:26Vous êtes né où ?
06:27Je suis né en Kabylie.
06:29Je suis d'origine Kabylie.
06:31Mais Général de Gaulle, on sait ce qu'il a fait.
06:33C'est le père de la Résistance, le père de la Révolution,
06:36de la Deuxième Guerre, qui a tous les têtes.
06:39Qui a tous les têtes, qui est partée à Londres et tout ça.
06:41Mais elle ne peut pas dire ça sur un Général de Gaulle.
06:43Elle ne peut pas dire que Pompidou, c'est une père de l'industrie.
06:46C'est lui qui a mis la France sur les rails.
06:48Elle ne peut pas dire ça.
06:49Non mais ce qui est drôle en plus, c'est qu'elle dit infini respect pour le Général de Gaulle.
06:54Mais si le Général de Gaulle était au pouvoir,
06:57le Général de Gaulle représente tout ce que Mme Tondelier combat.
07:02C'est ça le plus drôle ?
07:04Infini respect, donc il y a le De Gaulle de 40, bien sûr,
07:07mais le De Gaulle de 58 jusqu'à 69,
07:13c'était l'homme le plus contesté de France.
07:16Mais vous voyez, Gérard disait tout à l'heure,
07:21elle sera sans doute la cible des réseaux sociaux, etc.
07:24C'est possible, mais vous voyez Gérard,
07:26je pense que ce n'est plus éliminatoire.
07:29C'est-à-dire qu'en 1975, en 1985, en 1995,
07:34c'eût été éliminatoire.
07:36La conviction que j'ai, c'est que comme au fond tout le monde
07:40est quasiment maintenant au même niveau
07:43dans la génération de Mme Tondelier,
07:47sur ce plan historique, sur le plan politique,
07:51je pense que ce n'est plus éliminatoire.
07:53Et quand je vous disais tout à l'heure, moi j'avais honte
07:55si j'écris une faute de grammaire ou de français,
07:59je pense qu'elle, d'ailleurs, il y a une forme de désinvolture,
08:01vous avez vu comme elle parle ?
08:03Elle n'a même pas honte,
08:06elle ne se rend même pas compte qu'au plus tôt aussi,
08:10elle s'en rend compte et ce n'est pas grave pour elle.
08:12Ce n'est pas grave.
08:13Je pense que les gens s'en moquent aujourd'hui.
08:15C'est un autre monde.
08:16– Si c'est le cas, c'est tragique.
08:18– Oui, et c'est un autre monde.
08:19– On parlait de Pisa,
08:21c'est une dégringolade épouvantable
08:24d'imaginer qu'on a été gouverné.
08:26Je vais prendre deux exemples,
08:27je vais prendre simplement Mitterrand et Pompidou,
08:30un de gauche, un de droite.
08:31Mais quand on a parlé,
08:33moi j'ai eu cette chance de parler,
08:34d'interviewer ces hommes,
08:36et quand j'entends ce que je viens d'entendre,
08:39je me dis, quelle dégringolade !
08:41– C'est un autre monde.
08:42En plus, on acceptait, il y a 50 ans,
08:45où on voulait des gens qui soient au-dessus des autres,
08:49aujourd'hui on veut des gens comme nous.
08:51Les gens veulent des gens comme nous,
08:53ils veulent des gens comme De Logu,
08:55ils veulent des gens qui leur ressemblent, Gérard.
08:57– Oui, oui, oui, je sais.
08:59– Ça me nabre, je baisse les yeux,
09:03je suis humilié, je suis humilié pour la France, quoi.
09:07– Mais ils veulent des gens qui leur ressemblent,
09:13et effectivement, Mme Tourdelier,
09:16elle leur ressemble, elle est comme eux.
09:19C'est ça, nos sociétés d'aujourd'hui.
09:23C'est intéressant d'ailleurs.
09:24Et alors, De Logu, il n'est pas chef de parti,
09:28donc je peux considérer que tous les députés,
09:31c'est bien aussi qu'il y ait une représentation culturelle,
09:36j'ai envie de dire, sociale,
09:37et que des gens, par exemple,
09:39arrivent d'un milieu défavorisé,
09:42et n'est pas la culture, forcément,
09:44de la bourgeoisie, pour faire simple.
09:47Sauf qu'il y a 50 ans,
09:49la gauche, et notamment le parti communiste,
09:52Gérard l'a connu, les gens étaient extrêmement cultivés à gauche.
09:56Je peux vous dire que les communistes,
09:58c'était Aragon, c'était Jean Ferrat,
10:00c'est une grosse culture intellectuelle.
10:02– Mais des gens comme Roland Leroy,
10:05Krasuki, dont on se moquait parfois,
10:07parce que c'est la façon de parler,
10:08mais c'est des gens qui avaient une culture,
10:10une connaissance de l'histoire de France,
10:13de l'histoire de notre pays.
10:14– Georges Marchais ne devait pas être l'homme le plus cultivé du monde.
10:16– Je ne l'ai pas cité, vous avez remarqué ?
10:20– Il y avait Pierre Jucquin qui était…
10:22– Oui, bien sûr.
10:23– Je crois qu'il est encore vivant d'ailleurs, Pierre Jucquin.
10:24– Oui, oui, il est encore vivant.
10:24– Il me semble qu'il est vivant.
10:26– Bon, ben écoutez, Jean,
10:27un mot de conclusion, peut-être, Jean ?
10:30– Oui, moi, ce qui me disole dans tout ça,
10:33c'est qu'il n'y a pas si longtemps,
10:35il y a 3 ou 4 jours de ça,
10:36ou la semaine dernière,
10:37je ne me rappelle pas de la date exactement,
10:39il y avait les partis politiques,
10:40tous les représentants des partis politiques invités
10:43sur LCI, je pense,
10:44la chaîne conquérante, on va la citer quand même,
10:46et il n'y avait pas…
10:48il y avait tant de liés, on est d'accord.
10:50Mais moi, ce qui me disole dans tout ça,
10:52c'est qu'on laisse de côté
10:55une femme brillante qui est Sarah Knafo,
10:58qu'on n'a pas invité,
10:59et on ramène, on invite une femme
11:02qui, excusez-moi, mais ça me disole,
11:06ça me disole, voilà.
11:07Voilà, voilà, c'est tout ce que j'ai à dire.
11:08Moi, quand on prétend être président de la République,
11:11c'est minimum connaître déjà
11:12ce qu'ont fait les présidents
11:14qui nous ont précédés.
11:16Déjà.
11:17Et puis après, parler d'histoire de France,
11:18parce que quand on appartient à un pays,
11:22normalement, c'est le minimum
11:23de connaître un peu son histoire.
11:25Ben merci Jean.
11:27Voilà des paroles de bon sens.
11:28Il est 17h26.
11:30Je vais remercier M. Carrérou ?
11:31Oh, il part ?
11:32Non ?
11:32Oui, oui, je m'en perds.
11:34Il a gardé M. Carrérou son polo bleu marine aux couleurs d'Europe 1.
11:38Donc on s'en mange surtout, ça lui va bien ?
11:40Bien sûr.
11:41Mais M. Carrérou est moderne.
11:44C'est un mélange de tradition et de modernité.
11:46Merci.
11:47Tradition et modernité.
11:50Qu'est-ce que vous allez me demander là ?
11:53Le couple Guénèque-Carrérou.
11:56Moi je l'adore Gérard.
11:57Qui est un couple atypique.
11:59Mais c'est pour ça que c'est beau.
12:00C'est un couple atypique, t'entends ?
12:01Exactement.
12:02Mais bien sûr, il y a un côté un peu petit-fils et grand-père.
12:07C'est vrai.
12:08Et je trouve que c'est tendre et c'est beau.
12:10A tout de suite.
12:11Vous restez bien avec nous sur Europe 1.
12:12Vous écoutez Pascal Praud et vous, vous réagissez bien sur 01823921.
12:17Vous avez la parole au standard d'Europe 1, le numéro et non surtaxé.
12:20A tout de suite sur Europe 1.

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