00:04Et 17h14, on est évidemment avec Gérard Carréau et puis on est avec toute l'équipe, bien sûr, Géraldine-Olivier,
00:09Alexandre Fabrice-Laurent.
00:10On peut nous joindre, et on rappelle peut-être le téléphone, mais le téléphone il est connu désormais.
00:1501-80-20-39-21, numéro non surtaxé.
00:18Pourquoi d'ailleurs on n'a pas un numéro à 4 chiffres ?
00:21Alors là il faut demander au patron, mais je pense que les numéros à 4 chiffres sont surtaxés.
00:25On en avait auparavant.
00:26Voilà, et ça coûte plus fière pour nos auditeurs.
00:29Que là c'est gratos !
00:30Non, non, c'est le coup d'un appel local ou c'est gratuit.
00:34Non, c'est jamais gratif.
00:35Non, on paye.
00:36Comment ça c'est jamais gratuit ?
00:37Quand vous appelez, vous payez, c'est pas Europe 1 qui paye.
00:40Si tu fais 0,80...
00:42Mais non, là, par décision, la paix, il est gratuit.
00:44Non, il est non surtaxé.
00:45Il est non surtaxé.
00:46C'est quoi la différence ? Dites-moi, j'ai envie de comprendre.
00:49Réfléchis un peu.
00:49C'est le coup d'un appel local.
00:52Non, ça va, on ne peut plus rien demander ici.
00:54Non, rien demandé.
00:55Nous parlons de la baisse du niveau des élèves en français et mathématiques,
00:58mais que dire de la classe politique ?
00:59Hier, l'écologiste Marine Tondelier était l'invité LCI avec Darius Rochebin.
01:04Elle était l'invité à dire, elle était invitée à dire
01:06ce qui lui inspirait chaque président de la Vème République.
01:09Je rappelle quand même qu'elle est candidate à la présidence de la République.
01:14et elle a dit, la phrase que j'entends souvent chez les plus jeunes, quasiment, en tout cas,
01:19je n'étais pas né.
01:20Quand tu leur parles de Napoléon, ils disent, ah ben, je n'étais pas né.
01:23Moi non plus, je n'étais pas né quand Napoléon est mort, a priori.
01:25Donc écoutez, Marine Tondelier, je n'ai pas de souvenirs.
01:28Un mot sur chacun, un mot, pour dire qu'on a fait le même exercice.
01:30Je n'ai pas trop vécu les choses.
01:32Non, mais enfin, vous avez des souvenirs.
01:34On a fait l'exercice avec Marine Le Pen, avec un certain nombre de...
01:37Oui, mais elle les a connus.
01:38Ah ben, pas De Gaulle, par exemple.
01:40Moi, j'ai connu à partir de Chirac.
01:42Allez, De Gaulle.
01:44Ben, De Gaulle, un infini respect.
01:46Puisqu'on est libre grâce à lui et grâce à d'autres qui ont travaillé avec lui.
01:49Et donc, pour moi, c'est une figure, ça fait quand même longtemps qu'on n'en a pas eu
01:52des comme lui.
01:53Pompidou ?
01:54Je n'ai pas de souvenirs.
01:56Je ne vais pas vous dire, je n'ai pas connu, je n'ai pas de truc marquant à dire
01:59sur Pompidou,
02:00en tant que citoyenne, qu'électrice.
02:02La croissance, le développement, l'industrie.
02:04Ben, vous, ça vous a marqué, apparemment.
02:06Giscard ?
02:09Mais moi, Giscard, il me fait penser à Macron.
02:11J'ai l'impression que Macron, quand il a gagné, il y a des gens qui disaient les jeunes et
02:14tout ça,
02:15mais qui menaient la politique de Giscard.
02:16Il y a pas mal de parallèles.
02:19Mitterrand ?
02:21Alors, Mitterrand, moi, je n'ai pas de souvenirs de Mitterrand au pouvoir.
02:25Mais par contre, j'ai bien constaté que sur plusieurs générations de gauche, c'était leur moment, quoi.
02:31Le 81, plusieurs réformes.
02:33Et je pense que s'il devait retenir une chose de son mandat, c'est l'abolition de la peine
02:37de mort.
02:37Chirac ?
02:40Alors, Chirac, ça a été un président dont je me rappelle, mais je me rappelle forcément de choses qui ne
02:44sont pas très politiques.
02:45Moi, ce qui m'a marqué, c'est manger des pommes, déjà, parce que j'ai dû coller toutes les
02:47affiches.
02:48De votre grand-père ?
02:49Mais donc, on va dire manger des pommes sans pesticides.
02:52Sarkozy ?
02:53Oh, quelle angoisse, c'était long.
02:56C'est là où j'ai commencé à...
02:57Je crois que c'est là où j'ai commencé à devenir de gauche.
03:00François Hollande, je crois que vous l'avez suffisamment assassiné, pas besoin de dire autre chose.
03:03Moi, j'ai lui.
03:04Et Emmanuel Macron, à la fin, il règne.
03:06Il a réussi deux mandats consécutifs, peut-être sans remise de cohabitation.
03:10Il a réussi, quoi.
03:10Il a rélu.
03:11Bon, elle est née en 1986, elle a 40 ans.
03:14Gérard Carao ?
03:16Écoutez, je ne voudrais pas paraître comme un vieux misogyne.
03:21Je ne suis pas un vieux...
03:22Je suis vieux, oui, mais pas misogyne.
03:24Mais là, vraiment, j'ai été consterné par les réponses.
03:30C'est une femme politique.
03:33Bon, personne n'est obligé de faire de la politique.
03:35Mais quand on fait de la politique, quand on est chef de parti,
03:39et pas n'importe quel parti, a priori,
03:42puisque c'est un parti qui faisait partie de ceux qui se présentaient
03:45pour diriger le gouvernement lors des dernières élections législatives,
03:49il y avait quatre partis de gauche qui s'étaient unis sur une plateforme,
03:52et elle en était.
03:55Donc, quand on est chef de parti politique,
03:57et qu'on ne sait pas dire autre chose que d'atroces banalités
04:02sur De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand,
04:06il n'y en a pas un pour lequel elle a trouvé...
04:10Mais elle ne dit même pas, par exemple, que Giscard a fait l'IVG ?
04:13Oui, non, mais c'est ça qui est terrible.
04:15Elle ne sait rien ?
04:16Elle ne connaît ni l'histoire, ni l'actualité, ni la politique.
04:21Alors, il y a plein de gens qui peuvent faire une vie sans avoir de connaissances
04:25de l'histoire, de l'actualité, de la politique.
04:27Mais pas quand on veut être chef de parti,
04:29et éventuellement candidate à la présidence de la République.
04:33C'est là le hiatus.
04:34Bon, alors je ne vais pas la câbler, parce qu'elle le saura,
04:37elle l'est déjà depuis ce matin.
04:39Mais c'est quand même...
04:41Je n'ai pas rencontré, par exemple, j'ai fait passer des examens aussi,
04:44puisqu'on parlait beaucoup d'école, etc.
04:46J'ai eu un élève du bac, un élève qui se présentait à l'école de journalisme
04:54que j'ai faite, un élève qui se présentait à Sciences Po,
04:58il avait quelque chose à répondre, si vous lui parliez de Pompidou,
05:02si vous lui parliez de Giscard, etc.
05:04Aujourd'hui, je m'aperçois qu'un chef de parti
05:07qui se proclame un des partis qui aspire à diriger le pays,
05:12n'est pas foutu de dire un mot intelligent sur aucun de ses hommes.
05:15Et ce qui est drôle, c'est qu'elle a fait une prépa littéraire
05:17et elle a fait Sciences Po Lille.
05:18Eh oui, c'est ça qui est terrible.
05:19C'est ça qui est absolument extraordinaire.
05:21Donc tu te dis, qu'est-ce qu'elle a appris à Sciences Po Lille ?
05:23Nous sommes avec Jean, qui est conducteur routier.
05:27Ça serait bien de l'appeler, d'ailleurs, peut-être, Mme Tondé.
05:29On pourrait lui donner une seconde chance.
05:30Moi, je veux bien l'inviter demain, si vous voulez, Laurent Tessier,
05:34parce que c'est quand même un sujet.
05:36Franchement, lancez-lui l'invitation.
05:39Allons-y.
05:41Jean, conducteur routier. Bonjour, Jean.
05:43Bonjour, Pascal. Bonjour, on vous invite.
05:44Il est 17h20, nous sommes sur l'antenne d'Europe 1.
05:47Qu'avez-vous pensé de ce passage de Mme Tondelier ?
05:50Les bras m'entendent.
05:52Les bras m'entendent parce que quand on prétend être candidat à la présidence de la République,
05:59le minimum, c'est de connaître l'histoire.
06:01Je me souviens, si vous vous rappelez une chose,
06:03je vais faire un pas de côté, si vous voulez, si vous le permettez.
06:07De Logu, avec Jean-Jacques Bordat, il lui a posé l'attention sur Maréchal Pétain.
06:11Il ne savait pas qui c'était Maréchal Pétain.
06:14Ce monsieur est député.
06:16Mme Tondelier, c'est pareil.
06:17Moi, je n'ai pas été à l'école de la République française, je n'ai pas eu cette chance.
06:21Parce que je viens d'ailleurs.
06:23Je suis quelqu'un qui est né en dehors du territoire français.
06:26Vous êtes né où ?
06:27Je suis né en Kabylie.
06:29Je suis d'origine Kabylie.
06:31Mais Général de Gaulle, on sait ce qu'il a fait.
06:33C'est le père de la Résistance, le père de la Révolution,
06:36de la Deuxième Guerre, qui a tous les têtes.
06:39Qui a tous les têtes, qui est partée à Londres et tout ça.
06:41Mais elle ne peut pas dire ça sur un Général de Gaulle.
06:43Elle ne peut pas dire que Pompidou, c'est une père de l'industrie.
06:46C'est lui qui a mis la France sur les rails.
06:48Elle ne peut pas dire ça.
06:49Non mais ce qui est drôle en plus, c'est qu'elle dit infini respect pour le Général de Gaulle.
06:54Mais si le Général de Gaulle était au pouvoir,
06:57le Général de Gaulle représente tout ce que Mme Tondelier combat.
07:02C'est ça le plus drôle ?
07:04Infini respect, donc il y a le De Gaulle de 40, bien sûr,
07:07mais le De Gaulle de 58 jusqu'à 69,
07:13c'était l'homme le plus contesté de France.
07:16Mais vous voyez, Gérard disait tout à l'heure,
07:21elle sera sans doute la cible des réseaux sociaux, etc.
07:24C'est possible, mais vous voyez Gérard,
07:26je pense que ce n'est plus éliminatoire.
07:29C'est-à-dire qu'en 1975, en 1985, en 1995,
07:34c'eût été éliminatoire.
07:36La conviction que j'ai, c'est que comme au fond tout le monde
07:40est quasiment maintenant au même niveau
07:43dans la génération de Mme Tondelier,
07:47sur ce plan historique, sur le plan politique,
07:51je pense que ce n'est plus éliminatoire.
07:53Et quand je vous disais tout à l'heure, moi j'avais honte
07:55si j'écris une faute de grammaire ou de français,
07:59je pense qu'elle, d'ailleurs, il y a une forme de désinvolture,
08:01vous avez vu comme elle parle ?
08:03Elle n'a même pas honte,
08:06elle ne se rend même pas compte qu'au plus tôt aussi,
08:10elle s'en rend compte et ce n'est pas grave pour elle.
08:12Ce n'est pas grave.
08:13Je pense que les gens s'en moquent aujourd'hui.
08:15C'est un autre monde.
08:16– Si c'est le cas, c'est tragique.
08:18– Oui, et c'est un autre monde.
08:19– On parlait de Pisa,
08:21c'est une dégringolade épouvantable
08:24d'imaginer qu'on a été gouverné.
08:26Je vais prendre deux exemples,
08:27je vais prendre simplement Mitterrand et Pompidou,
08:30un de gauche, un de droite.
08:31Mais quand on a parlé,
08:33moi j'ai eu cette chance de parler,
08:34d'interviewer ces hommes,
08:36et quand j'entends ce que je viens d'entendre,
08:39je me dis, quelle dégringolade !
08:41– C'est un autre monde.
08:42En plus, on acceptait, il y a 50 ans,
08:45où on voulait des gens qui soient au-dessus des autres,
08:49aujourd'hui on veut des gens comme nous.
08:51Les gens veulent des gens comme nous,
08:53ils veulent des gens comme De Logu,
08:55ils veulent des gens qui leur ressemblent, Gérard.
08:57– Oui, oui, oui, je sais.
08:59– Ça me nabre, je baisse les yeux,
09:03je suis humilié, je suis humilié pour la France, quoi.
09:07– Mais ils veulent des gens qui leur ressemblent,
09:13et effectivement, Mme Tourdelier,
09:16elle leur ressemble, elle est comme eux.
09:19C'est ça, nos sociétés d'aujourd'hui.
09:23C'est intéressant d'ailleurs.
09:24Et alors, De Logu, il n'est pas chef de parti,
09:28donc je peux considérer que tous les députés,
09:31c'est bien aussi qu'il y ait une représentation culturelle,
09:36j'ai envie de dire, sociale,
09:37et que des gens, par exemple,
09:39arrivent d'un milieu défavorisé,
09:42et n'est pas la culture, forcément,
09:44de la bourgeoisie, pour faire simple.
09:47Sauf qu'il y a 50 ans,
09:49la gauche, et notamment le parti communiste,
09:52Gérard l'a connu, les gens étaient extrêmement cultivés à gauche.
09:56Je peux vous dire que les communistes,
09:58c'était Aragon, c'était Jean Ferrat,
10:00c'est une grosse culture intellectuelle.
10:02– Mais des gens comme Roland Leroy,
10:05Krasuki, dont on se moquait parfois,
10:07parce que c'est la façon de parler,
10:08mais c'est des gens qui avaient une culture,
10:10une connaissance de l'histoire de France,
10:13de l'histoire de notre pays.
10:14– Georges Marchais ne devait pas être l'homme le plus cultivé du monde.
10:16– Je ne l'ai pas cité, vous avez remarqué ?
10:20– Il y avait Pierre Jucquin qui était…
10:22– Oui, bien sûr.
10:23– Je crois qu'il est encore vivant d'ailleurs, Pierre Jucquin.
10:24– Oui, oui, il est encore vivant.
10:24– Il me semble qu'il est vivant.
10:26– Bon, ben écoutez, Jean,
10:27un mot de conclusion, peut-être, Jean ?
10:30– Oui, moi, ce qui me disole dans tout ça,
10:33c'est qu'il n'y a pas si longtemps,
10:35il y a 3 ou 4 jours de ça,
10:36ou la semaine dernière,
10:37je ne me rappelle pas de la date exactement,
10:39il y avait les partis politiques,
10:40tous les représentants des partis politiques invités
10:43sur LCI, je pense,
10:44la chaîne conquérante, on va la citer quand même,
10:46et il n'y avait pas…
10:48il y avait tant de liés, on est d'accord.
10:50Mais moi, ce qui me disole dans tout ça,
10:52c'est qu'on laisse de côté
10:55une femme brillante qui est Sarah Knafo,
10:58qu'on n'a pas invité,
10:59et on ramène, on invite une femme
11:02qui, excusez-moi, mais ça me disole,
11:06ça me disole, voilà.
11:07Voilà, voilà, c'est tout ce que j'ai à dire.
11:08Moi, quand on prétend être président de la République,
11:11c'est minimum connaître déjà
11:12ce qu'ont fait les présidents
11:14qui nous ont précédés.
11:16Déjà.
11:17Et puis après, parler d'histoire de France,
11:18parce que quand on appartient à un pays,
11:22normalement, c'est le minimum
11:23de connaître un peu son histoire.
11:25Ben merci Jean.
11:27Voilà des paroles de bon sens.
11:28Il est 17h26.
11:30Je vais remercier M. Carrérou ?
11:31Oh, il part ?
11:32Non ?
11:32Oui, oui, je m'en perds.
11:34Il a gardé M. Carrérou son polo bleu marine aux couleurs d'Europe 1.
11:38Donc on s'en mange surtout, ça lui va bien ?
11:40Bien sûr.
11:41Mais M. Carrérou est moderne.
11:44C'est un mélange de tradition et de modernité.
11:46Merci.
11:47Tradition et modernité.
11:50Qu'est-ce que vous allez me demander là ?
11:53Le couple Guénèque-Carrérou.
11:56Moi je l'adore Gérard.
11:57Qui est un couple atypique.
11:59Mais c'est pour ça que c'est beau.
12:00C'est un couple atypique, t'entends ?
12:01Exactement.
12:02Mais bien sûr, il y a un côté un peu petit-fils et grand-père.
12:07C'est vrai.
12:08Et je trouve que c'est tendre et c'est beau.
12:10A tout de suite.
12:11Vous restez bien avec nous sur Europe 1.
12:12Vous écoutez Pascal Praud et vous, vous réagissez bien sur 01823921.
12:17Vous avez la parole au standard d'Europe 1, le numéro et non surtaxé.
12:20A tout de suite sur Europe 1.