00:01Europe 1
00:0416h, 18h, Pascal Proulx et vous
00:07C'est votre émission, vous le savez, nous sommes avec Géraldine Olivier-Alexandre, Fabrice Laurent
00:11et durant cette première heure, vous avez écouté Bruno Retailleau
00:14et c'est vrai que c'était intéressant parce qu'il n'y a pas de langue de bois
00:17il dit les choses, alors on peut contester, bien sûr, ne pas être d'accord avec lui
00:21mais il n'avance pas masqué, il dit les choses telles qu'il a envie, telles qu'il les pense
00:27donc c'était de ce point de vue agréable
00:29et si vous n'étiez pas avec nous pendant une heure
00:31et bien je vous propose d'écouter ce qu'il a dit sur la possibilité de se rejoindre avec David
00:36Lysnard
00:37Bien sûr, la vocation que nous avons avec David
00:40c'est qu'on puisse faire bloc si on est attaché, autant que je le suis
00:44De travailler ensemble ?
00:45Bien sûr, évidemment
00:46De faire un ticket, pourquoi pas ensemble ?
00:49Mais évidemment qu'il faut qu'on se retrouve, évidemment
00:52Écoutez, je pense, s'il est président de l'association des maires de France
00:57Je n'y suis pas vraiment pour rien, il le sait et d'autres aussi le savent
01:01Mais pour le moment il est candidat
01:03Mais bien sûr, mais c'est comme je suis candidat, absolument
01:06Donc il y en a un qui devra se retirer ?
01:09Il y en a un qui devra évidemment se retirer
01:11Le plus stupide, ce serait que tous les deux, on aille au bout
01:15Et je le disais tout à l'heure en off, mais je peux le dire en on
01:18à Pascal Praud
01:20La semaine prochaine, voilà, je verrai
01:23On déjeunera ensemble avec David, David Lysnard
01:26Et même d'ailleurs avec le maire de Béziers, Robert Ménard
01:31Mais ce que je veux dire, c'est que je suis prêt à ce qu'il y ait une équipe
01:35Mais jamais je ne transigerai sur les conditions
01:39Il est 17h07, vous êtes sur l'antenne d'Europe 1
01:43Et vous êtes sur l'antenne d'Europe 1
01:45Et nous sommes ensemble sur l'antenne d'Europe 1
01:48Parce que c'est vrai, nous ne le disons pas assez
01:50Nous sommes sur Europe 1, vous êtes sur Europe 1, ils sont sur Europe 1
01:54Ça se conjugue à tous les temps, à tous les verbes, à tous les pronoms
01:58Nous sommes avec Alexandre
01:59Bonjour Alexandre, pour un débrief peut-être de M. Retailleau
02:04Vous avez écouté ?
02:05Oui, effectivement, j'ai écouté, bonjour Pascal
02:07Vous êtes dans l'Aveyron ?
02:09Exactement, je suis dans l'Aveyron
02:10Qu'est-ce que vous faites dans l'Aveyron ?
02:12J'ai 34 ans et je suis chef d'entreprise
02:15Quelle entreprise ? Dans quel domaine d'activité ?
02:17En rénovation, dans le bâtiment
02:19Ah, ça c'est bien, et vous avez combien d'employés, de salariés ?
02:22Alors, avant 4 et maintenant je suis seule
02:24Parce que beaucoup trop de charges, beaucoup trop compliquées
02:27Donc vous faites tout vous-même ?
02:29Exactement, maintenant je fais tout moi-même
02:31La déco, le plâtre, la peinture, l'électricité, vous faites tout ?
02:36Exactement
02:36Donc si je vous embauche, vous faites toute ma maison ?
02:39Vous pouvez faire toute ma maison tout seul ?
02:42Exactement, et avec goût ?
02:44Avec moi, je ne vous donnerai pas de goût
02:46Je ne suis pas sûr que je vous sois d'une grande utilité
02:53Vous avez voté pour qui en 2022 à la présidentielle ?
02:56Je n'ai pas voté, je n'ai pas voté, j'ai voté blanc tout simplement
02:59Parce que, bon voilà, moi je suis dans le cœur du sujet
03:02Je fais partie de ces personnes qui se lèvent à 6h du matin
03:06Qui travaillent, qui payent leurs URSAF
03:08Qui voient les taxes qui partent
03:10Qui se rendent compte qu'on est dans un pays
03:12Ou qu'on est le pays le plus taxé au monde
03:14Et on voit que c'est horrifiant ce qui est en train de se passer
03:19Et si vous voulez, là j'étais
03:21Alors, je regrette de ne pas avoir pu parler avec M. Retailleau
03:24Vraiment, je le regrette
03:25Parce que je me suis dit, peut-être que
03:28Bon, je parle avec vous, c'est déjà ça
03:30Et je peux donner mon point de vue
03:31Je remercie
03:33Mais je m'étais dit, voilà
03:35Ça va être un moyen
03:39De casser cette plaque de verre
03:41Qu'il y a entre le peuple
03:45Vous êtes monté dans votre voiture, là
03:47Là, manifestement, je ne sais pas si quelque chose
03:49Il y a le Bluetooth qui s'est activé
03:50Là, il y a le Bluetooth
03:51Là, il y a quelque chose qui s'est activé
03:53J'ai l'impression
03:55Vous avez un appel ?
03:57Renvoyez-le
03:58C'est bon, j'ai raccroché
04:00Oui
04:01Et voilà, donc je disais
04:02On va enfin pouvoir
04:04Enfin pouvoir casser cette plaque de verre
04:06Qu'il y a entre le peuple
04:07Et ces personnes tout en haut
04:10Qui, en fait, je trouve que
04:12C'est du violon ce qu'il raconte
04:14Ils sont en train de jouer au théâtre
04:15Et ils s'amusent
04:16Et alors moi
04:16Je voulais du côté
04:17Là, vous m'avez perdu
04:18Je ne comprends pas
04:19Pourquoi dites-vous qu'il joue au théâtre
04:21Et que c'est violent ?
04:24Qu'est-ce que le théâtre ?
04:25Je ne comprends pas
04:26Ah ben, si
04:27Il n'y a rien qu'à voir
04:28Ce qui est en train de se passer aujourd'hui
04:30Écoutez, écoutez
04:31Mais M. Retailleau
04:32Qu'est-ce qui vous a intéressé, choqué
04:36Que sais-je dans ce qu'il a dit ?
04:38Ce qui m'a embêté
04:39C'est qu'il n'a jamais parlé
04:41Et comme tous ses copains
04:43Il n'a jamais parlé de réduire drastiquement
04:46Les dépenses de fonctionnement de l'État
04:48Mais parce que je ne l'ai pas interrogé là-dessus
04:50On n'avait qu'une heure
04:51Mais il le veut ça
04:52Il souhaite réduire les dépenses de l'État
04:56C'est dans son programme, bien évidemment
04:58Mais c'est pas simple
04:59Mais je vais vous dire
05:00Le problème
05:01Parce que je commence
05:02Je ne suis pas un spécialiste
05:04Comme tout un chacun
05:04Des dépenses de l'État
05:06Mais il y a une stade que j'aime bien
05:09Sur 1000 euros dépensés par l'État
05:111000 euros
05:12Il y en a 250 qui partent pour les retraites
05:15Donc ça, tu ne peux pas y toucher
05:16Sauf si vous avez une idée
05:17Mais à priori...
05:19Bon, après tu as encore 250 euros
05:22Qui partent pour les dépenses de santé
05:26Bon
05:27Ce que vous appelez réduire l'État
05:30Bien sûr qu'on peut
05:31Bien sûr
05:32Mais ce n'est pas l'essentiel
05:33L'essentiel c'est les prestations sociales
05:35Qu'il faut sans doute réduire
05:37Si vous voulez faire des grosses économies
05:39Alors après à la marge bien sûr
05:41Il faut supprimer symboliquement les agences
05:44Il y en a 13 des agences
05:47Alors souvent Laurent Tessier en parle
05:50Donc c'est quelques millions d'euros à chaque fois
05:53Et on va faire quelques économies
05:56On peut supprimer également tout l'argent
05:57Qu'on donne aux étrangers
05:58Je suis bien d'accord avec vous
06:00Les étudiants étrangers
06:01Hélas
06:02Ce serait formidable si on pouvait leur donner de l'argent
06:05Mais il faut privilégier les étudiants français
06:08Tout ça est vrai
06:09Mais je vous assure
06:10Réduire le train de l'État
06:12Bien sûr ça doit être une priorité
06:14Mais ça ne suffira pas
06:15C'est sûr que non, ça ne suffira pas
06:17On est au fond du gouffre
06:19Je veux dire à un moment donné
06:20Évidemment
06:21Mais vous vous souvenez par exemple
06:22Des prestations sociales ?
06:24Moi ?
06:24Oui
06:26Si je reçois des prestations sociales
06:27Je ne sais pas
06:28Je les donne
06:29Par exemple
06:30Vous n'avez pas d'allocation familiale ?
06:34Ah non
06:34Ah non mais rien
06:35Vous n'avez pas d'enfant
06:36Vous avez zéro
06:37Je n'ai rien du tout
06:39Et si je tombe malade
06:40Eh bien écoutez
06:41Ma mutuelle me remboursera
06:43Peut-être pas grand chose
06:45Donc non non
06:45Moi je fais partie de ceux qui donnent
06:47Mais qui ne bénéficient d'aucune prestation sociale
06:50Je vais une fois chez le médecin
06:52Parce que j'ai une angine annuelle
06:55Voilà
06:55Donc moi je ne fais pas partie de ceux qui pompent le...
06:59Enfin qui prennent
07:02On n'a qu'une pause si ça ne vous ennuie pas
07:04Et on termine cette discussion avec Alexandre 34 ans qui habite...
07:08C'est joli l'Aveyron
07:09Vous connaissez l'Aveyron ?
07:10Mais non
07:10Non mais aller encore
07:11Non mais je connais
07:12Mais je ne suis pas allée
07:13Mais je vais y aller
07:14Dans l'Aveyron par exemple
07:15Qu'est-ce qui est célèbre dans l'Aveyron Alexandre ?
07:17La cuisine
07:18Ah la cuisine à parole
07:19Bah écoutez oui
07:19C'est quoi la spécialité ?
07:20Et il y a beaucoup d'Aveyronais à Paris
07:22Qui sont montés généralement au début du siècle
07:24Qui tiennent
07:25Ah oui il y a une diaspora
07:26Il y a une diaspora à Aveyronais
07:28On appelle ça les bougnias
07:29Bien sûr
07:30Un petit bougnias
07:31C'est quoi un petit bougnias ?
07:32C'était un...
07:33Comment dire ?
07:34C'était un paysan qui venait de l'Aveyron
07:36Et qui ont acheté parfois des cafés
07:38Qui ont acheté...
07:40Il y a beaucoup de cafés
07:41C'est un bouillon à Véronais quoi
07:42Mais non
07:42Mais quoi ?
07:43C'est un restaurant à Véronais ?
07:45Oui
07:46On entend là si je parle ou pas ?
07:47Oui oui on vous entend
07:49Ah ok oui
07:50Oui parce que dans le Nord-Aveyron
07:52Il y a tous les gros propriétaires des cafés
07:55Un bougnias est un terme argotique et populaire
07:57Désignant historiquement un marchand de charbon d'origine auvergnate installé à Paris
08:01Exactement
08:02Un bougnias
08:02Voilà c'est la définition
08:03Parce qu'avant ils montaient le charbon
08:05Et ensuite ils ont acheté des croisseries
08:06Et si vous entrez dans un café à Paris
08:10Dans un restaurant à Paris
08:11Bien souvent c'est une famille
08:13C'est la deuxième, troisième ou quatrième génération
08:16Qui tient cet établissement
08:18Alors pas toujours mais il y a une tradition
08:20Et parfois il y a même des banques qui ne financent que les cafés à Véronais
08:26Que les personnalités venues de l'Aveyron
08:29Et ils se retrouvent tous l'été
08:31Ils ont gardé la ferme
08:32Les corses vont au village
08:34On appelait ça un café charbon
08:36Exactement
08:37Elle est pas mal l'info
08:3817h14