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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:03Il est 17h18, la aide contre les médias, Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement a été interrogée sur CNews
00:10tout à l'heure, après le Conseil des ministres.
00:13Mais je voulais vous faire écouter également Mathilde Panot qui était invitée du 8h30 lorsqu'elle était donc interrogée.
00:20Je disais qu'elle était interrogée tout à l'heure d'une manière assez différente par M. Simon le Baron
00:27et Audrey Tison.
00:30Du rôle de LFI, puisque vous avez fait l'objet d'accusations graves, donc on vous donne l'occasion d
00:35'y répondre, notamment après les propos du maire de Saint-Denis, votre collègue Bali Bagayoko, qu'on a reçu d
00:39'ailleurs ici sur France Info et qui a pu s'en expliquer.
00:41Il a dit « je maintiens ses propos » quand il a dit « oui la violence peut être légitime,
00:46mais quand on peut l'éviter, c'est mieux ».
00:48Ensuite, Jean-Luc Mélenchon, et il a eu l'occasion de s'en expliquer encore une fois sur France Info.
00:53Jean-Luc Mélenchon, votre coordinateur Manuel Bompard, ont précisé dans les heures qui ont suivi « non, non, la méthode
01:00d'action de LFI, c'est la non-violence toujours ».
01:01Est-ce que vous avez eu des propos ambiguës que vous regressez aujourd'hui ?
01:05– Le ton est différent, le ton est différent, manifestement, et elle le remercie, madame-t-il de Panneau, elle
01:12le remercie.
01:13Bon, le ton est différent, mais chacun peut le voir, bien sûr.
01:16Alors, c'est vrai que ce climat, il nous interpelle tous, bien sûr, la haine contre les médias.
01:23Écoutez, Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement, qui a été très claire, et je l'en félicite.
01:29– Vous êtes tous là en tant que journaliste, vous êtes tous là parce que vous avez une carte de
01:35presse.
01:36Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse,
01:42je crois que ça n'a pas sa place.
01:44Si vous avez un problème avec ces news, c'est votre droit, mais ce n'est pas auprès de moi,
01:52ce n'est pas auprès de moi qu'on vient de le relater, et ensuite, vous en prendre nommément à
02:00des journalistes,
02:01comme vous l'avez fait avec madame Mabrouk, il ne s'agit pas de défendre ou de ne pas défendre
02:05madame Mabrouk,
02:05mais vous en prendre nommément à des journalistes, je vous le dis, d'une part...
02:11– Mais vous le faites là face à moi en vous en prenant nommément à mon travail.
02:13– Excusez-moi, je voudrais juste terminer.
02:14D'une part, je crois que ça n'a pas sa place en démocratie, je pense que c'est dangereux,
02:18je pense que c'est dangereux.
02:19– Bon, à qui Maud Bréjon répond-elle ?
02:22– Il se présente comme un journaliste indépendant.
02:25– Oui, mais il ne représente personne, c'est toujours le même d'ailleurs.
02:28Il ne représente personne, ce journaliste, et il est tellement indépendant que pour être indépendant,
02:32aucune rédaction n'en veut, sans doute.
02:34Donc, à force d'être indépendant, personne...
02:36– Il demande d'être soutenu aussi.
02:37– Oui, mais je veux bien soutenir tous les journalistes, mais...
02:41En fait, tous ces gens ont compris que quand tu parles de ces news, tu existes un peu.
02:47Donc, c'est assez simple, d'ailleurs, il y a des millions de gens qui nous écoutent,
02:51et je les en remercie, et vous avez ces jeunes gens, alors qu'a-t-il fait ?
02:56Qui est-il ? D'où vient-il ? Quel est son background ?
02:59Ça serait intéressant de l'avoir.
03:02Il est d'ailleurs assez, lui aussi, une manière d'interroger,
03:06que je trouve assez déplaisante, me semble-t-il, mais bon.
03:09– Maude Bréjean, en tout cas, elle a été parfaite, Maude Bréjean,
03:13parfaite dans son rôle de porte-parole du gouvernement,
03:15et je vous propose de l'écouter une deuxième fois.
03:17– J'aimerais, j'aimerais, et là, j'en appelle aussi à la responsabilité
03:21de l'association de la presse présidentielle, que je trouve bien silencieuse, bien silencieuse.
03:25– Madame, en off, vous dites que je ne suis pas journaliste,
03:28et vous levez les yeux seuls quand on vous rappelle que j'ai une carte de presse,
03:30donc il y a un débat de mesure, quand vous défendez la madame Soutemabour ?
03:32– Je termine, je vous laisserai terminer, je termine.
03:35J'en appelle à la responsabilité de la presse présidentielle
03:38et de l'association de la presse présidentielle,
03:39qui depuis plusieurs comptes rendus de conseil des ministres
03:43laissent passer des propos qui prennent sciemment à partie
03:46certains de vos confrères.
03:48Je crois que ce n'est pas normal, je crois qu'encore une fois,
03:50c'est pas le rôle du compte rendu de conseil des ministres.
03:53Moi, je suis là pour répondre à l'ensemble de vos questions
03:56sur les politiques publiques qui sont menées,
03:59mais est-il vraiment sain et acceptable au sein de cette enceinte
04:03d'avoir des médias qui attaquent d'autres médias,
04:07d'avoir des journalistes qui sont pris à partie, encore une fois, nommément,
04:11quand on voit comment ça peut terminer dans certaines manifestations,
04:14avec des journalistes qui sont ensuite pris à partie physiquement.
04:18Et vous l'avez tous, vous l'avez, pardon, vécu dans vos rédactions,
04:22bien au-delà, bien au-delà du groupe Bolloré.
04:25Il n'y a pas que les journalistes du groupe Bolloré
04:27qui sont pris à partie dans les manifestations.
04:29Eh bien, écoutez, parfait.
04:31Moi, je trouve qu'elle a beaucoup de courage, Maude Bréjon,
04:33de dire cela, parce qu'il y a beaucoup de journalistes
04:36qui pourraient d'abord la remercier,
04:39mais il y en a d'autres, j'en connais dans les rédactions,
04:41qui ne seront pas sur cette ligne-là,
04:43parce qu'en fait, ces gens veulent nous fermer.
04:47Voilà, il y a un média qui est différent des autres,
04:50ça les rend fous.
04:51C'est d'ailleurs très intéressant, combien Europe 1, CNews et le journal du dimanche
04:56ont déstabilisé tout un système.
04:59L'offre est grande, quand même, chacun peut...
05:01Il y a des gens qui sont en train de nous écouter,
05:03s'ils trouvent que c'est insupportable ce que je dis,
05:05ils vont sur une autre radio,
05:07s'ils ont le sentiment d'entendre quelque chose qui ne leur convient pas.
05:10Ils peuvent s'exprimer,
05:12et ça paraît la liberté d'information,
05:15liberté d'expression.
05:16Mais ces gens-là, et ce petit monsieur, manifestement,
05:19n'est pas adepte de la liberté d'expression.
05:22Écoutez, Jean-Luc Mélenchon, hier,
05:24lors d'une conférence à l'ESSEC,
05:26une déclaration repérée par nos confrères de Boulevard Voltaire
05:29sur le public des chaînes Info.
05:32Les chaînes d'information en continu
05:34ont diffusé des propos racistes.
05:36Toute la semaine,
05:37ces messieurs-dames, les importants,
05:39qui ne sortent pas de leur bureau,
05:40étaient là devant des spectacles de flammes.
05:43Même quand on interviewait,
05:44ça n'avait aucun rapport.
05:45Il y avait des flammes derrière.
05:47Pour que l'abruti moyen
05:49qui regarde en sirotant sa bière
05:51ou en genouffant sa coke,
05:53et qui voit ça, il voit les flammes.
05:54Il voit Mélenchon.
05:55Tout ça est abject.
05:56Mais il dit n'importe quoi, en fait.
05:58Je vous assure, il dit n'importe quoi.
05:59Moi, je veux bien qu'on revoie
06:00l'interview de Jean-Luc Mélenchon.
06:03Je ne pense pas qu'il y avait des flammes derrière lui.
06:05Il dit n'importe quoi.
06:07Et personne ne...
06:09Je l'assure, le débat aujourd'hui
06:12avec la France Insoumise,
06:14un débat de bordélisation totale
06:16depuis deux ans,
06:18rend les gens d'abord effectivement à cran,
06:20mais il dit n'importe quoi.

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