00:03Il est 17h18, la aide contre les médias, Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement a été interrogée sur CNews
00:10tout à l'heure, après le Conseil des ministres.
00:13Mais je voulais vous faire écouter également Mathilde Panot qui était invitée du 8h30 lorsqu'elle était donc interrogée.
00:20Je disais qu'elle était interrogée tout à l'heure d'une manière assez différente par M. Simon le Baron
00:27et Audrey Tison.
00:30Du rôle de LFI, puisque vous avez fait l'objet d'accusations graves, donc on vous donne l'occasion d
00:35'y répondre, notamment après les propos du maire de Saint-Denis, votre collègue Bali Bagayoko, qu'on a reçu d
00:39'ailleurs ici sur France Info et qui a pu s'en expliquer.
00:41Il a dit « je maintiens ses propos » quand il a dit « oui la violence peut être légitime,
00:46mais quand on peut l'éviter, c'est mieux ».
00:48Ensuite, Jean-Luc Mélenchon, et il a eu l'occasion de s'en expliquer encore une fois sur France Info.
00:53Jean-Luc Mélenchon, votre coordinateur Manuel Bompard, ont précisé dans les heures qui ont suivi « non, non, la méthode
01:00d'action de LFI, c'est la non-violence toujours ».
01:01Est-ce que vous avez eu des propos ambiguës que vous regressez aujourd'hui ?
01:05– Le ton est différent, le ton est différent, manifestement, et elle le remercie, madame-t-il de Panneau, elle
01:12le remercie.
01:13Bon, le ton est différent, mais chacun peut le voir, bien sûr.
01:16Alors, c'est vrai que ce climat, il nous interpelle tous, bien sûr, la haine contre les médias.
01:23Écoutez, Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement, qui a été très claire, et je l'en félicite.
01:29– Vous êtes tous là en tant que journaliste, vous êtes tous là parce que vous avez une carte de
01:35presse.
01:36Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse,
01:42je crois que ça n'a pas sa place.
01:44Si vous avez un problème avec ces news, c'est votre droit, mais ce n'est pas auprès de moi,
01:52ce n'est pas auprès de moi qu'on vient de le relater, et ensuite, vous en prendre nommément à
02:00des journalistes,
02:01comme vous l'avez fait avec madame Mabrouk, il ne s'agit pas de défendre ou de ne pas défendre
02:05madame Mabrouk,
02:05mais vous en prendre nommément à des journalistes, je vous le dis, d'une part...
02:11– Mais vous le faites là face à moi en vous en prenant nommément à mon travail.
02:13– Excusez-moi, je voudrais juste terminer.
02:14D'une part, je crois que ça n'a pas sa place en démocratie, je pense que c'est dangereux,
02:18je pense que c'est dangereux.
02:19– Bon, à qui Maud Bréjon répond-elle ?
02:22– Il se présente comme un journaliste indépendant.
02:25– Oui, mais il ne représente personne, c'est toujours le même d'ailleurs.
02:28Il ne représente personne, ce journaliste, et il est tellement indépendant que pour être indépendant,
02:32aucune rédaction n'en veut, sans doute.
02:34Donc, à force d'être indépendant, personne...
02:36– Il demande d'être soutenu aussi.
02:37– Oui, mais je veux bien soutenir tous les journalistes, mais...
02:41En fait, tous ces gens ont compris que quand tu parles de ces news, tu existes un peu.
02:47Donc, c'est assez simple, d'ailleurs, il y a des millions de gens qui nous écoutent,
02:51et je les en remercie, et vous avez ces jeunes gens, alors qu'a-t-il fait ?
02:56Qui est-il ? D'où vient-il ? Quel est son background ?
02:59Ça serait intéressant de l'avoir.
03:02Il est d'ailleurs assez, lui aussi, une manière d'interroger,
03:06que je trouve assez déplaisante, me semble-t-il, mais bon.
03:09– Maude Bréjean, en tout cas, elle a été parfaite, Maude Bréjean,
03:13parfaite dans son rôle de porte-parole du gouvernement,
03:15et je vous propose de l'écouter une deuxième fois.
03:17– J'aimerais, j'aimerais, et là, j'en appelle aussi à la responsabilité
03:21de l'association de la presse présidentielle, que je trouve bien silencieuse, bien silencieuse.
03:25– Madame, en off, vous dites que je ne suis pas journaliste,
03:28et vous levez les yeux seuls quand on vous rappelle que j'ai une carte de presse,
03:30donc il y a un débat de mesure, quand vous défendez la madame Soutemabour ?
03:32– Je termine, je vous laisserai terminer, je termine.
03:35J'en appelle à la responsabilité de la presse présidentielle
03:38et de l'association de la presse présidentielle,
03:39qui depuis plusieurs comptes rendus de conseil des ministres
03:43laissent passer des propos qui prennent sciemment à partie
03:46certains de vos confrères.
03:48Je crois que ce n'est pas normal, je crois qu'encore une fois,
03:50c'est pas le rôle du compte rendu de conseil des ministres.
03:53Moi, je suis là pour répondre à l'ensemble de vos questions
03:56sur les politiques publiques qui sont menées,
03:59mais est-il vraiment sain et acceptable au sein de cette enceinte
04:03d'avoir des médias qui attaquent d'autres médias,
04:07d'avoir des journalistes qui sont pris à partie, encore une fois, nommément,
04:11quand on voit comment ça peut terminer dans certaines manifestations,
04:14avec des journalistes qui sont ensuite pris à partie physiquement.
04:18Et vous l'avez tous, vous l'avez, pardon, vécu dans vos rédactions,
04:22bien au-delà, bien au-delà du groupe Bolloré.
04:25Il n'y a pas que les journalistes du groupe Bolloré
04:27qui sont pris à partie dans les manifestations.
04:29Eh bien, écoutez, parfait.
04:31Moi, je trouve qu'elle a beaucoup de courage, Maude Bréjon,
04:33de dire cela, parce qu'il y a beaucoup de journalistes
04:36qui pourraient d'abord la remercier,
04:39mais il y en a d'autres, j'en connais dans les rédactions,
04:41qui ne seront pas sur cette ligne-là,
04:43parce qu'en fait, ces gens veulent nous fermer.
04:47Voilà, il y a un média qui est différent des autres,
04:50ça les rend fous.
04:51C'est d'ailleurs très intéressant, combien Europe 1, CNews et le journal du dimanche
04:56ont déstabilisé tout un système.
04:59L'offre est grande, quand même, chacun peut...
05:01Il y a des gens qui sont en train de nous écouter,
05:03s'ils trouvent que c'est insupportable ce que je dis,
05:05ils vont sur une autre radio,
05:07s'ils ont le sentiment d'entendre quelque chose qui ne leur convient pas.
05:10Ils peuvent s'exprimer,
05:12et ça paraît la liberté d'information,
05:15liberté d'expression.
05:16Mais ces gens-là, et ce petit monsieur, manifestement,
05:19n'est pas adepte de la liberté d'expression.
05:22Écoutez, Jean-Luc Mélenchon, hier,
05:24lors d'une conférence à l'ESSEC,
05:26une déclaration repérée par nos confrères de Boulevard Voltaire
05:29sur le public des chaînes Info.
05:32Les chaînes d'information en continu
05:34ont diffusé des propos racistes.
05:36Toute la semaine,
05:37ces messieurs-dames, les importants,
05:39qui ne sortent pas de leur bureau,
05:40étaient là devant des spectacles de flammes.
05:43Même quand on interviewait,
05:44ça n'avait aucun rapport.
05:45Il y avait des flammes derrière.
05:47Pour que l'abruti moyen
05:49qui regarde en sirotant sa bière
05:51ou en genouffant sa coke,
05:53et qui voit ça, il voit les flammes.
05:54Il voit Mélenchon.
05:55Tout ça est abject.
05:56Mais il dit n'importe quoi, en fait.
05:58Je vous assure, il dit n'importe quoi.
05:59Moi, je veux bien qu'on revoie
06:00l'interview de Jean-Luc Mélenchon.
06:03Je ne pense pas qu'il y avait des flammes derrière lui.
06:05Il dit n'importe quoi.
06:07Et personne ne...
06:09Je l'assure, le débat aujourd'hui
06:12avec la France Insoumise,
06:14un débat de bordélisation totale
06:16depuis deux ans,
06:18rend les gens d'abord effectivement à cran,
06:20mais il dit n'importe quoi.