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  • il y a 1 semaine
Une heure d’entretien incontournable en partenariat avec CNEWS et Les Echos. Une personnalité politique, un dirigeant économique ou un intellectuel revient sur les grands thèmes de l'actualité et répond aux questions sans détour de Pierre de Vilno pour apporter des réponses concrètes aux Français.

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Transcription
00:00Quelle est la différence entre cette élection présidentielle et les précédentes ?
00:04Il y en a une.
00:06C'est que vous avez décrit le choc des ambitions,
00:09hors micro, M. Bocoté lise les autotamponneuses au centre,
00:14et il avait raison, le sentiment de...
00:17La machine à perdre ?
00:18Il y avait à l'élection présidentielle jusqu'à maintenant
00:24une manière simple de résoudre cette question.
00:27Et c'était le premier tour.
00:30Premier tour, c'était chacun présenter son profil, son projet,
00:37essayer de convaincre et d'entraîner les Français.
00:41Je l'ai fait trois fois.
00:43Et une fois en étant aux portes du deuxième tour, du second tour,
00:48il y avait un premier tour.
00:50Écoutez-moi bien, il n'y a plus de premier tour.
00:54Parce que si on va au premier tour dans l'ambiance de dispersion que vous décrivez,
01:00alors on risque d'avoir au deuxième tour le pire contre le pire,
01:04c'est-à-dire Le Pen contre Mélenchon.
01:07Et donc, quand j'observe, il faut être réaliste autant qu'on le puisse.
01:14Quand j'observe la dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, par exemple,
01:19elle est considérable.
01:21Elle est considérable avec des choix stratégiques que je ne peux que trouver extrêmement dangereux pour le pays.
01:32En s'appuyant sur des communautarismes,
01:35en faisant en sorte que l'unité du pays et la compréhension historique étaient la sienne.
01:44Vous voulez dire que le narratif employé est tout à fait calculé ?
01:47Absolument.
01:48C'est une stratégie.
01:49Oui, j'ai connu Jean-Luc Mélenchon,
01:53laïcard à l'extrême, sur le voile.
01:57Il a changé d'avis, il a dit qu'il s'était trompé.
01:59Ce n'est pas parce qu'on s'explique que ce qu'on avait fait avant n'a pas existé.
02:04Oui, mais c'est converti en quelque sorte.
02:05Et si vous l'examinez sur la responsabilité historique sur l'Ukraine et sur la défense de Moscou,
02:14vous verrez que les deux branches de la tenaille du pire se sont comportées de la même manière.
02:21Et donc, on peut excuser, mais on peut aussi se souvenir un peu.
02:26Et donc, si on se trouve dans un deuxième tour comme celui-là,
02:30on est certain, en tout cas, on croit, on est certain que les conséquences pour le pays sont irrémédiables.
02:40Donc, qu'est-ce qu'il faut faire, François Béroux ?
02:41En fait, il faut une primaire.
02:43Est-ce qu'il est encore temps d'organiser une primaire ?
02:46Qu'est-ce qu'il faut faire ? On fait un tour moins un ?
02:48Il faut faire un tour préliminaire.
02:54Donc, une primaire.
02:55Une primaire.
02:56Qui va de qui à qui ?
02:57De qui à qui ? Qui va de tous ceux qui refusent l'alliance avec Mélenchon
03:02à tous ceux qui refusent l'alliance avec Le Pen.
03:05Donc, de Hollande à Knafo, quoi ?
03:08Non, Knafo...
03:09Ah non, c'est vrai.
03:10Hollande a dit qu'il préférait voter Mélenchon que Le Pen, c'est vrai.
03:12Voilà.
03:13Et Knafo, Sarah Knafo, a dit qu'elle se verrait bien dans un gouvernement du RN.
03:21Mais ça, elle vient de le dire.
03:22Hier.
03:22Donc, avant-hier, vous auriez intégré Knafo, mais maintenant, ce n'est plus le cas ?
03:26Mais, vous voyez, ce n'est pas avant-hier.
03:28Tout le monde sait bien où les forces politiques se situent.
03:32Mais quand Hollande dit qu'il voterait Mélenchon plutôt que Le Pen, est-ce que ça l'exclut aussi ?
03:35Oui, si on est prêt à s'allier avec les uns ou avec les autres, on n'appartient pas à
03:43l'espace républicain.
03:45Déjà qu'il y a une première du bloc central, c'est-à-dire Modem, Horizon, Renaissance, LR, ça paraît
03:50déjà quasiment impossible.
03:51Puisque Retailleau ne soutiendrait pas Attal, elle ne soutiendrait pas Retailleau.
03:54Ça paraît impossible parce qu'on ne se rend pas compte du risque.
03:59Et ça paraît impossible.
04:01Moi, j'ai le souvenir.
04:02On a déjà vécu ça.
04:03Édouard Balladur vient de disparaître.
04:07Au mois de janvier 1995, les partisans, Nicolas Sarkozy, partisan d'Édouard Balladur, il dit qu'il faut que Chirac
04:19ne se présente pas pour qu'Édouard Balladur soit élu au premier tour.
04:22L'idée que ceux qui sont en tête au sondage, et c'est pour cette seule raison, ou qui apparaissent
04:28en tête au sondage, et c'est pour cette seule raison d'éliminer les autres, c'est vieux comme l
04:33'élection présidentielle.
04:35– Et ça ne fonctionne pas, selon vous ?
04:36– Et ce n'est pas seulement que ça ne fonctionne pas.
04:39– Alors comment est-ce qu'on l'organise, cette prime ?
04:41– Attendez, vous voulez bien que je vous explique.
04:45Alors je vais vous expliquer les deux choses.
04:47D'une part, la nécessité.
04:51Nous allons tous, en tout cas moi je m'y ai inclus, devoir nous battre pour que le candidat qui
04:58présente une autre solution que le dramatique affrontement des extrêmes,
05:05soit élu et soit au deuxième tour.
05:07– On a bien le droit de savoir qui c'est, de dire son mot sur qui il doit être,
05:13et de discuter avec lui de ce que le projet doit être.
05:17Ce n'est pas du tout ce qui est en train de se passer.
05:19Et donc la première conviction que nous devons défendre, c'est que ceux-là qui ont en commun de vouloir
05:28écarter les deux extrêmes,
05:30ce qui fait une solidarité très importante, essentielle sur ce sujet,
05:36tous ceux-là doivent être capables de dire nous appartenons au même ensemble et nous acceptons une compétition loyale.
05:43– C'est quoi le nom de cet ensemble ?
05:44– C'est ce qu'ils disent, c'est simplement.
05:45– Cet ensemble c'est quoi, c'est le bloc central ?
05:48– Non, je n'aime pas les dénominations de cet ordre.
05:51– Alors c'est quoi ?
05:51– C'est républicain, réformiste, humaniste.
05:54– Mais que je comprenne, donc ce que vous appelez les deux extrêmes,
05:57c'est quand même des millions de Français, ne sont pas républicains.
06:02– N'essayez pas de…
06:04– J'essaie de comprendre, je vous suis au mot.
06:06– Non, républicain c'est deux choses, c'est les institutions républicaines,
06:13ils en sont, mais c'est les valeurs républicaines et ils ont choisi de tourner le dos aux valeurs républicaines.
06:21– Par exemple ?
06:22– Il faut nommé parce que les gens ils ont des repères mais sur des noms et sur des partis.
06:26– Liberté, égalité, fraternité, il y en a qui acceptent liberté et qui refusent l'égalité.
06:34Il y en a qui veulent l'égalité, qui refusent la liberté.
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