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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:00:00Et je sais très bien que ce sont des chiffres que c'est un peu aride, que des fois on
00:00:05a du mal à suivre et à comprendre, c'est bien normal.
00:00:08Il ne faut pas vous en vouloir si des fois vous vous dites « Ah là, j'ai raté quelque
00:00:11chose, j'ai pas tout bien compris ».
00:00:13Demandez autour de vous qu'on vous explique. Demandez aux syndicalistes, demandez aux camarades, demandez à qui peut vous aider
00:00:20pour bien comprendre.
00:00:21Car la décision que vous allez avoir à prendre va être terrible en 2027. Elle va engager durablement l'avenir
00:00:30de notre pays et les relations de tous ceux qui s'y trouvent.
00:00:34Alors j'ai dit pour l'aide, comment vont-ils faire pour la dette ? Regardez-les, ils sont là
00:00:41à dire « Ah, il faut payer la dette », a dit M. Edouard Philippe.
00:00:45La France a une parole, forcément, c'est toi qui l'as faite la dette. Alors je comprends que tout
00:00:50d'un coup tu te sentes mal.
00:00:52Alors comment vous comptez la payer, les intelligents, les super génies ? Qu'est-ce que vous avez trouvé ?
00:00:59Ils disent « Ah, nous allons réduire le train de vie ». Ah bon ? On est déjà à l
00:01:03'os. Qu'est-ce que tu vas réduire ?
00:01:05Dis-le avant, quand tu dis « Je vais faire 120 millions ou milliards d'économies ». Dis ce que
00:01:11tu vas enlever pour que les gens disent « Ah, finalement, je préfère faire comme ça ».
00:01:15On m'a dit Mélenchon parce que ça m'a l'air d'être plus raisonnable. Bien sûr que c
00:01:19'est pas raisonnable ce qu'ils comptent faire.
00:01:20D'ailleurs, ils ne prévoient pas de payer la dette. Mesdames, messieurs, écoutez-moi, quand ils prennent leur grand verre,
00:01:27ils n'ont pas l'intention de payer la dette.
00:01:30Une fois, j'ai demandé à Bruno Le Maire, je lui ai dit « Mais vous comptez payer comment ?
00:01:34»
00:01:35Il me dit « Mais M. Mélenchon, la dette est déjà perpétuelle. On ne la paye jamais. On emprunte pour
00:01:41payer ce qu'on doit. »
00:01:43Ils ne payent pas la dette. Ils la font rouler, comme ils disent. Alors ils tombent sur un gars comme
00:01:49moi qui leur dit « Je ne suis pas d'accord »
00:01:52pour que, quand tout d'un coup ça prend la lubie au marché financier, ils augmentent le taux. Parce que
00:01:59c'est vous qui payez.
00:02:00En ce moment, on emprunte à 4%. C'est ruineux pour nous, mais c'est ruineux pour tous les pays
00:02:06du monde. Et la raison pour laquelle on paye 4%, c'est pas parce que soi-disant, on ne travaille
00:02:12pas assez.
00:02:13Les Français travaillent plus longtemps que les Allemands. Les Français travaillent plus longtemps que bien des nations. Ils sont au
00:02:20milieu de la fourchette.
00:02:22Ce n'est pas le sujet. Leur productivité est une des meilleures d'Europe si on arrête d'additionner aux
00:02:28travailleurs qui produisent réellement quelque chose,
00:02:31des gens qui sont aujourd'hui à l'école et qu'on compte comme travailleurs productifs parce qu'ils y
00:02:39font leur temps d'apprentissage.
00:02:41Mesdames, Messieurs, vous n'avez rien à vous reprocher. Ce n'est pas vrai. Vous n'avez pas pas assez
00:02:47travaillé. Vous n'avez pas pas assez économisé.
00:02:50Vous avez tous fait ce qu'il fallait. Mais vous êtes gérés par des gens qui se sont abattus sur
00:02:56vous comme des tics et qui pensent qu'ils vont continuer à prendre,
00:02:59prendre et prendre encore sans jamais rien rendre aux autres. Alors...
00:03:06Moi, j'ai dit comment je comptais faire.
00:03:09Allez, il est 17h05. Bonsoir. Soyez les bienvenus. Je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison de
00:03:14ce Punchine Week-end
00:03:15avec toujours plus de témoignages, toujours plus de reportages et de débats. Vous venez de suivre le début du discours
00:03:22de Jean-Luc Mélenchon depuis la braderie de Lille.
00:03:24On va y revenir dans quelques instants avec mes invités. Nous sommes avec Mémona Itterman, grand reporter, ex-membre du
00:03:30CSA. Bonsoir, Mémona.
00:03:31Bonsoir, c'est Thierry Cabane.
00:03:32Olivier Benkemoun, notre spécialiste politique, est avec nous. On va commenter Jean-Luc Mélenchon en grande forme. Il parle d
00:03:38'autique pour ceux qui nous gouvernent.
00:03:40Enfin, bon voilà, docteur Mélenchon qui a des médicaments pour tout.
00:03:42Il n'y a qu'à Faucon.
00:03:43Il n'y a qu'à Faucon, c'est facile. On va y revenir.
00:03:46Kevin Bossuet qui est avec nous. Bonsoir, Kevin.
00:03:49Ravie de vous retrouver également pour cette saison.
00:03:51Et Arnaud Clarsfeld qui est avec nous. Bonsoir, Arnaud.
00:03:54Et j'en profite pour saluer Rodolphe Karte qui est avec nous également.
00:03:58Merci Rodolphe. Vous connaissez bien LFI. Vous avez consacré un livre entre autres.
00:04:03Quel est votre regard sur cette première partie du discours de Jean-Luc Mélenchon qui a été très cache.
00:04:10Et je le disais, c'est un peu docteur Mélenchon parce que je retiens qu'il faut que le peuple
00:04:14français soit moins malade.
00:04:16Donc il a des solutions, docteur Mélenchon.
00:04:18Les enfants mangeront gratuitement à la cantine.
00:04:21Il faut déjà trouver l'argent.
00:04:23Et puis le manque de respect aussi pour ceux qui nous gouvernent, entre autres.
00:04:27On peut avoir son avis.
00:04:30Mais respecter également ceux qui nous gouvernent, c'est aussi important.
00:04:32Les super génies, l'éthique du Jean-Luc Mélenchon dans le texte.
00:04:37Rodolphe.
00:04:38Oui, je l'ai trouvé assez braillard pour tout vous avouer.
00:04:42Mais par contre, la première chose qui saute aux yeux, c'est ces drapeaux bleu-blanc-rouge.
00:04:48Dorénavant, il n'y a plus que des drapeaux bleu-blanc-rouge dans le public.
00:04:51On voit qu'il est vraiment en mode présidentiel 2027.
00:04:55D'ailleurs, on voit le fond derrière lui aussi et bleu-blanc-rouge, son pupitre.
00:04:59Donc là, on voit vraiment qu'il y a une volonté un petit peu de sortir des éléments symboliques du
00:05:03gauchisme.
00:05:04Vous savez, le drapeau antifa, beaucoup moins de drapeaux palestiniens.
00:05:07Ensuite, je dirais, la chose intéressante de ce discours, de ce meeting, pour l'instant, c'est vraiment le côté
00:05:14social.
00:05:15Aux Amphi, on avait un discours très orienté écologiste, mais là, on a plutôt un discours très social où on
00:05:22va parler de la valeur travail.
00:05:23On va opposer le monde du travail au monde du capital.
00:05:26Pas mal aussi de récurrences sur les salaires, sur l'inflation, etc.
00:05:30Donc là, on voit que l'un des enjeux pour Jean-Luc Mélenchon, à côté d'avoir consolidé sa base
00:05:37avec le moment Quentin Doran,
00:05:39qui est le moment post-7 octobre, aujourd'hui, c'est de s'ouvrir.
00:05:42Et cette ouverture, elle doit se faire par un vortex qui va aspirer une partie, notamment, du vote écologiste et
00:05:51du vote du Parti communiste.
00:05:52Donc là, on voit vraiment ces deux axes, écologisme et socialisme, qui sont, j'ai envie de dire, des marottes
00:05:58traditionnelles de la gauche moderne.
00:06:00Mais on voit qu'il revient un peu sur des bases traditionnelles, si je puis dire.
00:06:03Reste avec nous, on double débat avec nos invités.
00:06:06D'abord, Olivier Benkeboun, très offensif, Jean-Luc Mélenchon.
00:06:11Très offensif, avec, comme souvent, des solutions très faciles.
00:06:16Il n'y a qu'à, il faut qu'on...
00:06:18Et alors, surtout, il s'en prend à ces îles.
00:06:20Ils qui ne font rien.
00:06:21Ils qui ont tout fait pour faire échouer le Mercosur, ou plutôt, qui n'ont rien fait contre le Mercosur.
00:06:27Ils qui ne font jamais rien pour l'écologie.
00:06:30C'est ils qui ne font...
00:06:31Donc, c'est l'homme providentiel.
00:06:34C'est effectivement, vous l'avez dit, c'est le docteur Mélenchon qui prend le tout,
00:06:37qui a remède à tout et surtout qui s'en prend très clairement à Jordan Bardella.
00:06:43D'ailleurs, il a commencé par ça.
00:06:44Il a commencé par ça.
00:06:45Il a un peu parlé également du voile, de l'unité de la France.
00:06:48Il ne faut pas recréer une guerre des religions, a-t-il dit.
00:06:52Donc, de toute façon, ce n'est pas un débat pour Jean-Luc Mélenchon, cette affaire de voile,
00:06:56puisqu'il a changé.
00:06:58Il a changé.
00:06:58Il a réfléchi.
00:07:00Sinon de religion, de doctrine.
00:07:02Mais, effectivement, l'ennemi, on a bien vu, et on va sans doute réécouter des extraits.
00:07:07C'est Jordan Bardella qui vit.
00:07:09C'est lui qui est en train de se soumettre aux Anglais sur la question des migrants,
00:07:14qui n'aurait pas compris ce qu'il a signé hier, ce protocole d'accord dont on a beaucoup parlé.
00:07:21C'est lui qui est un fasciste, qui n'a aucune légitimité, etc.
00:07:26Les mots sont très forts contre Jordan Bardella.
00:07:28On a bien compris qui était l'ennemi aujourd'hui.
00:07:32Et il s'en est pris également.
00:07:34On parlera des agriculteurs fortement déçus par les mesures annoncées par le gouvernement.
00:07:38Un milliard, évidemment, ce n'est pas grand-chose pour eux,
00:07:40même si ça paraît beaucoup pour ceux qui nous regardent.
00:07:42Il a attaqué de front quand même le président de la FNSEA,
00:07:45alors que les agriculteurs ont besoin de soutien.
00:07:48Kevin Bossuet.
00:07:49Je suis assez d'accord avec ce qui a été dit,
00:07:51et je suis d'accord avec votre invité, Rodolphe Quart.
00:07:53C'est-à-dire qu'il s'apprête à être le candidat de la gauche et de toute l'année.
00:07:58Mais il n'y a même pas l'ombre d'un doute dans ces propos-là.
00:08:00Mais c'est pour ça.
00:08:01Et pas un autre.
00:08:02Non, mais c'est lui et c'est pas un autre.
00:08:03Il a prononcé une fois le mot génocide,
00:08:05parce qu'il faut bien réactiver en effet la base pro-palestinienne et l'électorat de banlieue,
00:08:12mais il essaye de conquérir notamment le cœur des jeunes sur la question écologique,
00:08:17puisqu'il est de plus en plus dans cette posture-là,
00:08:19et aussi le côté extrêmement social.
00:08:23Donc on a affaire à un Jean-Luc Mélenchon qui est flamboyant.
00:08:26À mon avis, il pense que...
00:08:28Serein, je dirais même.
00:08:29Serein, parce qu'il pense que Raphaël Glucksmann, de toute façon, n'arrivera pas au second tour.
00:08:33Et je pense qu'il mise sur un second tour entre lui et Marine Le Pen.
00:08:37Et il essaye en effet de s'assagir pour incarner une gauche respectable, responsable,
00:08:43mais ça n'effacera pas tous ses excès.
00:08:45Mais Mona, quel regard portez-vous en tant que grand-porteur ?
00:08:48Oui, en tant que grand-porteur, simplement en tant que française, en l'écoutant.
00:08:51Moi aussi.
00:08:51Je vais peut-être vous surprendre, je ne vais pas être aussi sérieuse que vous au départ.
00:08:55J'ai pensé à une chose en le regardant.
00:08:56Il m'a vraiment fait penser à une chanson de Charles Aznavour.
00:09:00Viens voir les comédiens, les magiciens, il les arrive.
00:09:03C'est un charlatan.
00:09:04Et donc il promet, et il promet tout.
00:09:06Il promet bio, gratuit, pour tout le monde, tous les enfants.
00:09:10Les grands classiques, bloquer les loyers, bloquer les prix en général, augmenter les salaires.
00:09:15Mais c'est une France idéale, je vote alors.
00:09:17Avec quel argent ?
00:09:18Je vote.
00:09:18Bon, plus sérieusement.
00:09:20Jean-Luc Mélenchon est dans un exercice qu'il connaît parfaitement.
00:09:23Donc là, il prend ses marques, il démarre.
00:09:27Je crois quand même qu'il va passer à autre chose, plus les jours vont s'écouler.
00:09:32C'est quoi cette autre chose ?
00:09:33Il voudra vraiment imposer son tempo, pas seulement à la gauche en tant que telle,
00:09:39mais à toute cette France des déclassés, qui a quand même la nostalgie de la France telle qu'elle fut.
00:09:44Et il est exact que sur les symboles, les totems, il est là.
00:09:48Bleu, blanc, rouge.
00:09:50Or la gauche, depuis très longtemps, n'a même plus enseigné la Marseillaise aux enfants.
00:09:53Le drapeau, il ne fallait pas en parler, ils ont été fachos.
00:09:56C'est très intéressant ce qui s'est passé là.
00:09:59Arnaud ?
00:10:00Comme certains tribuns démagogiques, il a de la verve, du talent, des surprises.
00:10:09Il essaye de fédérer tous les mécontents, un peu comme à Rome.
00:10:13Catilina, qui était aussi un sénateur, avait voulu renverser la République,
00:10:20avec Ciceron qui s'était opposé à lui.
00:10:23Mais il a toujours cette obsession anti-israélienne,
00:10:28parce que le mot génocide est revenu quand même à plusieurs reprises,
00:10:31que ce soit sur le climat, le Mercosur, etc.
00:10:36Israël et le génocide reviennent comme un leitmotiv à son parcours,
00:10:41maintenant démagogique.
00:10:44Et c'est vrai, il promet tout.
00:10:46On verra s'il parvient à dépasser, en tous les cas c'est le cas en ce moment dans les
00:10:52sondages,
00:10:53la gauche sociale-démocrate.
00:10:55Et s'il se retrouve face à Marine Le Pen au second tour.
00:11:00– Rodolphe, un dernier mot, Rodolphe Karte, donc un nouvel élan dans cette campagne.
00:11:05Vous partagez la même analyse que Mémona Itterman ?
00:11:07– Oui, exactement.
00:11:09Pour moi, si on veut comprendre le Jean-Luc Mélenchon actuellement,
00:11:13il faut, comment dire, regarder Chavez.
00:11:16C'est vraiment, les parallèles sont de plus en plus, j'ai envie de dire, efficients.
00:11:22Arnaud Classeur vient d'évoquer le lien et la critique à l'anti-impérialisme,
00:11:25au génocide, à Israël.
00:11:27Là, vous retrouvez une marotte de Chavez.
00:11:29Le côté social, très assumé, vraiment une lutte.
00:11:32Les prolétaires contre les bourgeois, il a parlé de tiques,
00:11:34notamment, vous avez toute la terminologie un peu sur les parasites, etc.
00:11:39Aussi les luttes ethno-culturelles.
00:11:41Et on relance même un petit coup, vous avez vu son discours sur le voile islamique,
00:11:45le 2 septembre, où il évoquait justement le fait qu'il avait changé d'orientation
00:11:50et en tout cas de vision du voile, le jour où il avait vu, en Amérique latine,
00:11:55comment dire, ce christianisme rouge qui est un mélange un peu,
00:11:58comme ça, inédit, qu'on retrouve en Amérique du Sud.
00:12:00Donc aujourd'hui, je pense que si on veut comprendre cette logique populiste
00:12:04assumée par Jean-Luc Mélenchon, il faut vraiment voir ce, comment dire,
00:12:08ce parallèle avec Hugo Chavez.
00:12:10Et d'ailleurs, ces attaques-là qu'il fait beaucoup sur la dette,
00:12:14sur cette dette qui serait illégitime, perpétuelle,
00:12:16là, vous avez aussi les vieilles marottes de l'attaque contre la finance internationale
00:12:22qui met sous le joug les peuples, etc.
00:12:24Donc là, vous avez vraiment un Jean-Luc Mélenchon qui est un proto-chavisme.
00:12:29C'est un peu sa recette qu'il va essayer pour 2027.
00:12:33Et là, vous avez vraiment une gauche de rupture assumée
00:12:35pour essayer de renvoyer cette gauche sociale-démocrate dans le rang du bloc central.
00:12:40En disant qu'il y a un seul candidat de gauche, c'est moi, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:12:44Tous les autres sont, comment dire, des cinquièmes roues du carrosse du bloc central.
00:12:47Donc votez pour moi dès le départ.
00:12:49Merci Rodolphe Karte.
00:12:51Et je ressignale ce que vous faites remarquer également.
00:12:54Ce bleu-blanc-rouge derrière Jean-Luc Mélenchon qui veut dire beaucoup de choses.
00:12:58Merci beaucoup Rodolphe.
00:12:59C'était intéressant d'avoir votre regard.
00:13:01Autre sujet.
00:13:02Nous sommes avec Laurent Cappelletti.
00:13:04Bonjour Laurent Cappelletti.
00:13:06Merci d'être avec nous parce que je voulais qu'on revienne sur cette fameuse TVA sociale dans quelques instants.
00:13:12On va échanger puisque c'est François Hollande lui-même qui a relancé ce vieux débat.
00:13:17Bonjour Laurent ou plutôt bonsoir comme vous voulez, dans l'ordre ou dans les ordres,
00:13:21en proposant de relever la TVA de 20 à 24% afin de financer la baisse des cotisations sociales.
00:13:27Alors pour tout comprendre et expliquer et avoir un petit peu de pédagogie là-dessus,
00:13:31on va voir ça avec Nicolas Roger et puis on va échanger.
00:13:33Et puis on va essayer de comprendre pourquoi ce revirement de François Hollande.
00:13:39Aujourd'hui, la TVA ou taxe sur la valeur ajoutée se situe à 20% pour les vêtements, voitures ou
00:13:45l'alcool,
00:13:4610% pour la restauration et 5,5% pour les produits alimentaires de base.
00:13:51Avec la TVA sociale, le MEDEF souhaite augmenter cette taxe égalitaire de 2 points pour les produits soumis à 20
00:13:58% de TVA.
00:13:58En l'augmentant, l'objectif est de financer en contrepartie une baisse des cotisations sociales,
00:14:04à savoir ces sommes payées par le salarié, mais également par l'employeur.
00:14:09Elles sont prélevées sur les salaires et servent à payer notamment l'assurance maladie,
00:14:13les retraites, le chômage ou encore les allocations familiales.
00:14:16Avec la TVA sociale, le financement de notre protection sociale se tournerait alors davantage vers la consommation plutôt que le
00:14:24travail.
00:14:24En pratique, aujourd'hui, pour un salarié du secteur privé classique qui gagne 2 700 euros brut par mois,
00:14:31environ 600 euros seront consacrés aux cotisations salariales et 800 euros aux cotisations patronales.
00:14:38Pour l'employeur, le coût total est de 3 500 euros.
00:14:42Le salarié, lui, percevra environ 2 100 euros net avant l'impôt sur le revenu.
00:14:47La TVA sociale viserait donc à soulager les entreprises et augmenter le salaire net du salarié.
00:14:52Ce dernier aurait alors plus d'argent à dépenser, mais devra payer plus cher une grande partie des produits qu
00:14:59'il consomme.
00:15:00Alors, Laurent Cappelletti, je le disais, François Hollande avait fait, on s'en souvient,
00:15:05personne n'oublie, supprimer en 2012 la fameuse TVA sociale décidée entre autres par Nicolas Sarkozy et François Fillon.
00:15:12François Fillon qui n'a pas hésité à attaquer François Hollande, on peut le comprendre et c'est légitime.
00:15:19Alors, question, est-ce que c'est un méa culpa économique, mon cher Laurent,
00:15:24ou une adaptation au contexte budgétaire actuel ?
00:15:29Vous n'avez pas deux heures pour répondre.
00:15:32Oui, je vais aller très vite.
00:15:33Bonjour Thierry Cabane.
00:15:35En fait, François Hollande, il fait comme son surnom, c'était culbuto à l'époque.
00:15:42Et en fait, il fait un tour de passe-passe.
00:15:44Alors, il faut savoir qu'effectivement, il s'était opposé à la TVA sociale de François Fillon.
00:15:49Malgré tout, quand il avait été élu, il avait quand même augmenté la TVA.
00:15:52On était passé du taux normal de 19 à 20%, donc il l'avait un peu fait.
00:15:57Mais effectivement, il avait beaucoup critiqué la TVA sociale de François Fillon à l'époque.
00:16:02Et aujourd'hui, donc, il la remet sur la table.
00:16:05Alors, il faut dire qu'économiquement, il a complètement tort, en fait.
00:16:09C'est-à-dire que lui, il fait ça pour des raisons essentiellement de pouvoir d'achat.
00:16:12C'est-à-dire, en fait, il veut, avec la TVA sociale qui rentrerait part de la TVA en hausse,
00:16:20il veut baisser des charges sociales.
00:16:22Mais au bout du compte, on est incapable, et lui en particulier,
00:16:26de démontrer que ce qu'on gagnerait plus en salaire net d'un côté,
00:16:30on ne le dépenserait pas en plus de l'autre, en hausse, effectivement, en hausse des prix.
00:16:38Et ce, d'autant plus qu'aujourd'hui, le contexte a changé.
00:16:41C'est pour ça que je disais qu'il se trompait aussi d'époque et de pays.
00:16:44On est dans un contexte qui est pré-post-inflationniste.
00:16:48Il y a une inflation latente qui est très forte.
00:16:51L'Ukraine, ce n'est pas fini, c'est loin d'être fini.
00:16:54L'Iran, c'est loin d'être fini, etc.
00:16:56Donc, c'est vraiment jouer avec le feu.
00:16:59Mais Mona Ittermane ?
00:17:01Alors, sur la TVA, moi, je trouve que c'est l'impôt,
00:17:03parce que c'est une taxe, mais c'est un impôt quand même,
00:17:07extrêmement inégalitaire.
00:17:08Pourquoi ?
00:17:08Parce qu'on pense que tout le monde va passer à travers.
00:17:12Ben non.
00:17:12Mais la mamie qui va payer des soins vétérinaires pour son chat,
00:17:16elle va payer 20, donc 24% de plus.
00:17:19Allez chez le coiffeur, on ne va pas tous les matins, il faut payer quand même.
00:17:23C'est vraiment, c'est déjà énorme 20%.
00:17:26Et encore, si vous avez le culot d'aller acheter une autre toilette, ça va être 33%.
00:17:30C'est vraiment trop, trop, c'est trop.
00:17:33Kevin ?
00:17:33Alors, j'entends ce qui a été dit, et c'est pour ça que Marine Le Pen, d'ailleurs,
00:17:37s'oppose à la TVA sociale, parce qu'elle dit que ça va pénaliser les jeunes,
00:17:40ça va pénaliser les chômeurs, et ça va pénaliser les retraités.
00:17:44Ça, je l'entends parfaitement.
00:17:45Mais c'est aussi un moyen, finalement, de taxer les produits qui ne sont pas fabriqués en France,
00:17:51notamment les produits que l'on importe de Chine,
00:17:54parce que c'est le seul moyen que l'on a, finalement, pour taxer ses premiers.
00:17:57Et en outre, on peut, à travers la TVA sociale, financer davantage le Made in France,
00:18:02puisque forcément, on baisse le coût du travail,
00:18:05et ça permet, en effet, d'être beaucoup plus compétitif par rapport aux pays étrangers.
00:18:11Et puis, une chose aussi, moi, je suis pour la valorisation du travail.
00:18:14Et je suis désolé, regardez votre bulletin de paye, tout ce que l'on paye,
00:18:18si la TVA sociale, ça me permet, en effet, de donner davantage de pouvoir d'achat aux salariés,
00:18:25même si, en contrepartie, il y a une petite augmentation des prix,
00:18:30ce qui n'est pas forcément le cas,
00:18:31parce qu'une entreprise peut très bien faire le choix,
00:18:34finalement, pour être plus compétitive, de baisser, notamment, les prix.
00:18:38Donc, c'est quelque chose, en effet, qu'il faut réfléchir à la mise en place de cette mesure.
00:18:42Vous oubliez les services, n'oubliez pas les services.
00:18:44Mais je crois que notre pays meurt de la taxation du travail
00:18:47et que les chefs d'entreprise ont besoin d'un allègement du coût du travail.
00:18:51Mais c'est ça, vous pensez bien que les prix vont augmenter.
00:18:56Qui va se dire, je paye moins de charges, je vais baisser les prix ?
00:19:00C'était ça, le problème précis de cette mesure.
00:19:04C'était qu'en fait, on avait une hausse des prix, une hausse des prix à la consommation
00:19:07et que c'était complètement injuste d'avoir cette hausse des prix
00:19:10alors qu'il y avait, en principe, les charges qui devaient baisser.
00:19:13Donc, ça ne fonctionne pas, en réalité.
00:19:15Tout le monde s'en est rendu compte assez rapidement.
00:19:17Donc, effectivement, la décision, elle est prise par François Fignon.
00:19:20Mais François Hollande voit bien et tout un tas d'économistes se sont aperçus
00:19:24que la finalité de tout ça, c'était qu'on allait tous payer plus.
00:19:27Avec des économistes, c'est l'inverse.
00:19:30Mais vous faites des travaux chez vous, vous faites des travaux chez vous.
00:19:32C'est 20% de TVA, sauf si c'est une réhabilitation.
00:19:34Mais si j'ai plus de pouvoir d'achat qu'on prend moins sur mon salaire,
00:19:37peut-être qu'on va trouver un peu plus.
00:19:41Laurent Capeletti, en gros, ce sont des consommateurs qui vont trinquer.
00:19:46Oui, c'est-à-dire qu'on déplace, on taxe moins les travailleurs, si vous voulez,
00:19:49et on va taxer plus les consommateurs.
00:19:51Donc, c'est un tour de passe-passe, en réalité.
00:19:52Les deux choses qui marchent pour les économies sérieuses,
00:19:56parce que les économies, c'est comme les médecins.
00:19:57Il y en a certains qui racontent n'importe quoi.
00:20:00C'est, si on veut développer le pouvoir d'achat,
00:20:03c'est par, effectivement, réduire les charges sociales,
00:20:07mais par la dépense des charges sociales.
00:20:10Voilà.
00:20:11Donc, on diminue les charges sociales sur les salaires,
00:20:13mais en réduisant les dépenses sociales,
00:20:15vous le savez, je ne vais pas refaire le débat, etc.
00:20:19Quand on est au pouvoir d'achat, également,
00:20:21la meilleure façon, il suffit de regarder les pays
00:20:23où le pouvoir d'achat est durablement élevé.
00:20:25Ça se développe d'une seule façon,
00:20:27par la qualité-quantité du travail.
00:20:30On appelle ça la productivité.
00:20:32Eh oui, on a peut-être tendance à l'oublier chez nous, en France.
00:20:34Et on en a souvent parlé ensemble, Laurent Capeletti.
00:20:36Merci, en tous les cas, pour votre regard.
00:20:38Deux mots, Arnaud ?
00:20:40Deux mots.
00:20:42Deux mots.
00:20:43C'est le moyen le plus simple de ramasser de l'argent pour l'État.
00:20:48C'est la première chose.
00:20:49Et le deuxième mot, c'est que je n'ai pas assez de compétences
00:20:52pour savoir, est-ce qu'il vaut mieux avoir plus d'argent
00:20:55pour acheter des produits plus chers
00:20:58ou avoir moins d'argent pour acheter des produits moins chers ?
00:21:02Allez, on va marquer une première pause.
00:21:03Merci beaucoup, Arnaud.
00:21:04Réponse de Normand, ça.
00:21:05Voilà, réponse de Normand.
00:21:06Merci.
00:21:07C'est une vraie question.
00:21:08J'ai bien fait de vous donner la parole.
00:21:09C'est la question centrale.
00:21:10C'est la question qu'il a posée.
00:21:11On va marquer une première pause, si vous le voulez bien,
00:21:14au retour de cette pause pub.
00:21:16On aura le plaisir d'accueillir Franck Papazian,
00:21:18qui, vous le savez, est le coprésident des associations arméniennes.
00:21:21Il m'a interpellé sur une décision qu'il a un peu indignée.
00:21:25C'est l'annulation à la dernière minute de l'inauguration d'exposition
00:21:28consacrée aux otages arméniens détenus en Azerbaïdjan.
00:21:31C'est un sujet ô combien crucial et important.
00:21:34Et Franck Papazian sera là pour tout nous expliquer.
00:21:36Allez, à tout de suite.
00:21:37Laissez-nous fidèles.
00:21:38Merci d'être si fidèles à CNews.
00:21:39Merci encore une fois.
00:21:44Allez, il est 17h30.
00:21:45Nous poursuivons nos échanges et nos débats,
00:21:47puisque nous sommes ensemble jusqu'à 19h, je vous le rappelle.
00:21:49Nous ont rejoint Mathieu Devez, notre spécialiste police-justice.
00:21:53Bonsoir, Mathieu.
00:21:54Bonsoir, Thierry Cabane.
00:21:55Et je vous le disais, Franck Papazian,
00:21:57coprésident des associations arméniennes.
00:21:59Merci, Franck, d'être avec nous.
00:22:00Si vous êtes là ce soir, si j'ai souhaité que vous soyez à mes côtés,
00:22:04c'est que vous m'avez carrément interpellé sur une décision
00:22:05qui vous a, quel est le terme ?
00:22:07Indigné, mis en colère, déçu.
00:22:10Déçu, le terme est plus approprié.
00:22:11En gros, vous me dites, c'est l'annulation,
00:22:14donc à la dernière minute, c'est bien cela,
00:22:16de l'inauguration de l'exposition consacrée
00:22:18aux otages arméniens détenus en Azerbaïdjan
00:22:21qui devaient se tenir le 2 septembre.
00:22:23Précisez vraiment les raisons de cette indignation
00:22:27ou de cette déception, Franck.
00:22:30Juste, recontextualisons pour que les téléspectateurs comprennent bien.
00:22:33On a aujourd'hui une vingtaine d'otages arméniens
00:22:37qui sont détenus dans les prisons azerbaïdjanaises.
00:22:40Juste pour comprendre, l'Azerbaïdjan, c'est une dictature
00:22:43qui est dirigée de père en fils,
00:22:45puisque depuis 1993 à 2003,
00:22:48c'était Haidar Aliyev qui dirigeait le pays.
00:22:51Et de 2003 à aujourd'hui, c'est son fils,
00:22:53Ilham Aliyev.
00:22:54Et en 2017, Ilham Aliyev a nommé sa femme, son épouse,
00:22:58vice-présidente.
00:22:59C'est une dictature en fait très très opaque.
00:23:02C'est une dictature qui est pointée du doigt régulièrement
00:23:06par les instances internationales.
00:23:08Prenons quelques exemples.
00:23:09Freedom House, qui mesure le degré de liberté en fait
00:23:13dans un certain nombre de pays,
00:23:15donne une note de 6 sur 100 à l'Azerbaïdjan.
00:23:19Reporters sans frontières considèrent que l'Azerbaïdjan
00:23:23est placée à la 171ème place sur 180.
00:23:28Amnesty International et Human Rights Rights
00:23:31font des rapports accablants sur l'Azerbaïdjan.
00:23:35Le Conseil de l'Europe considère qu'il y a 392 prisonniers politiques
00:23:40en Azerbaïdjan, des universitaires, des journalistes, des avocats.
00:23:46Bref, c'est une dictature.
00:23:47Le Comité des Nations Unies contre la Torture
00:23:51décrit de manière accablante les tortures,
00:23:55les sévices que subissent les prisonniers
00:23:58dans les prisons azerbaïdjanaises.
00:24:00Et donc, ces 20 prisonniers arméniens,
00:24:03ces 20 otages, ont été emprisonnés,
00:24:07certains après la guerre de 2020
00:24:09qui a été imposée à l'Arménie
00:24:11et certains après l'épuration ethnique
00:24:15qui a été organisée par l'Azerbaïdjan
00:24:17contre les arméens du Haut-Karabakh,
00:24:19en 2023, quasiment jour pour jour.
00:24:23C'était à partir du 19 septembre 2023.
00:24:27Et donc, on est dans ce contexte-là
00:24:29où on mobilise la classe politique
00:24:33dans tous les pays, les instances internationales.
00:24:35Le Parlement européen a demandé
00:24:37la libération de ces otages.
00:24:40La Cour internationale de justice
00:24:42s'est mobilisée pour le droit au retour
00:24:43des Arméniens dans le Haut-Karabakh.
00:24:45Le Sénat français, l'Assemblée nationale,
00:24:48de grandes villes, dont Paris.
00:24:51Paris a mis le paquet.
00:24:53Paris s'est mobilisée en faveur
00:24:56de l'indépendance du Haut-Karabakh.
00:24:57Paris a milité pour la libération
00:25:01des prisonniers arméniens.
00:25:03Paris a voté une résolution à l'unanimité
00:25:07pour que le peuple d'Hau-Karabakh
00:25:10soit citoyen d'honneur de la ville de Paris.
00:25:12Et nous avions organisé,
00:25:14avec le cabinet du maire de Paris
00:25:17et Audrey Puylevard,
00:25:19cette exposition.
00:25:22Pourquoi ce changement alors ?
00:25:23Au vendredi et le mardi soir,
00:25:26donc la veille de l'inauguration,
00:25:28eh bien le ministre des Affaires étrangères
00:25:31est intervenu à demander au maire de Paris
00:25:34d'annuler la présence
00:25:36de tout représentant de la ville de Paris
00:25:40à l'inauguration qu'il fasse tenir le lendemain,
00:25:43invoquant des menaces de mort
00:25:46contre des citoyens français
00:25:50résident en Azerbaïdjan.
00:25:52C'est-à-dire qu'en gros,
00:25:54l'Azerbaïdjan prend la France et Paris en otage
00:25:58en disant
00:26:00si Paris est présent
00:26:02à cette inauguration,
00:26:04il peut y avoir des Français
00:26:06qui meurent en Azerbaïdjan.
00:26:08Et donc c'est odieux.
00:26:10Et c'est pour ça que j'ai voulu recontextualiser
00:26:12avant qu'on décrive
00:26:13quelle était la nature du régime azerbaïdjanais.
00:26:16Alors nous sommes déçus, bien sûr,
00:26:19mais nous sommes intelligents en même temps.
00:26:21C'est-à-dire que nous pouvons comprendre,
00:26:22effectivement,
00:26:24qu'un maire de Paris ne peut pas prendre
00:26:26la responsabilité d'aller contre la demande
00:26:28d'un ministre des Affaires étrangères
00:26:31devant une menace aussi grave
00:26:33et aussi pesante
00:26:34et aussi dégueulasse
00:26:37que celle-là.
00:26:38Et selon vous,
00:26:39ça porte atteinte à l'image de notre diplomatie ?
00:26:42Mais moi je pense que,
00:26:43là je ne voudrais pas donner de leçons
00:26:45parce qu'on est dans un contexte un peu compliqué,
00:26:48mais avec les dictatures,
00:26:49on ne se comporte pas
00:26:50de cette manière-là.
00:26:52C'est-à-dire que je comprends.
00:26:53Il y a deux prisonniers français en Azerbaïdjan.
00:26:56Je comprends que la France est en négociation
00:26:58pour leur libération,
00:26:59mais il faut savoir à qui on a affaire en réalité.
00:27:02C'est-à-dire que ce genre de dictature
00:27:04méprise les faibles.
00:27:05Et donc la négociation en cours,
00:27:08malheureusement,
00:27:09avec la décision qu'a prise le Quai d'Orsay,
00:27:13peut encore compliquer,
00:27:15encore plus en vérité,
00:27:16la libération des otages.
00:27:17Parce que l'Azerbaïdjan vient de comprendre
00:27:19qu'en réalité,
00:27:20ces deux prisonniers
00:27:21sont un moyen de pression extraordinaire
00:27:23sur la France.
00:27:24Et que grâce à ces deux prisonniers,
00:27:27ils pouvaient prendre la France en otage
00:27:28et faire taire les voix,
00:27:30notamment en soutien aux Arméniens.
00:27:32Alors que je comprenne bien
00:27:33et que nos téléspecteurs comprennent bien,
00:27:35selon vous,
00:27:37notre gouvernement a cédé.
00:27:38En fait, c'est ça le message ?
00:27:40J'essaie de comprendre.
00:27:40Le gouvernement français a cédé
00:27:42à la menace de l'Azerbaïdjan,
00:27:44c'est clair.
00:27:47Dans un contexte difficile aussi ?
00:27:49Dans un contexte difficile,
00:27:51où c'est facile de donner des leçons,
00:27:53évidemment.
00:27:53Mais quand on est dans un contexte
00:27:55où on négocie la libération d'otages
00:27:57et qu'en même temps,
00:27:58l'État avec qui vous menez cette négociation
00:28:01vous fait un chantage
00:28:02et des menaces à la mort
00:28:03des citoyens français
00:28:04qui peuvent être en Azerbaïdjan,
00:28:06j'avoue que c'est difficile,
00:28:07je comprends.
00:28:08Mais je pense que...
00:28:09Je suis convaincu encore
00:28:11qu'il faut faire preuve de fermeté.
00:28:13Vous savez,
00:28:14je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:28:15mais j'étais venu sur ce plateau en 2023
00:28:17pendant l'épuration ethnique
00:28:19et j'avais demandé la rupture
00:28:20des relations diplomatiques
00:28:22avec l'Azerbaïdjan,
00:28:23l'expulsion d'ambassadrices.
00:28:25C'est ces mesures qu'il faut prendre
00:28:27si on veut se faire respecter
00:28:29par une dictature.
00:28:31C'est-à-dire qu'il faut se comporter
00:28:32comme elle en réalité.
00:28:34Les démocraties sont faibles
00:28:35face aux dictatures
00:28:36parce que les dictatures,
00:28:37il y a un dirigeant
00:28:39dans les démocraties,
00:28:41évidemment,
00:28:41il y a des pouvoirs...
00:28:41Et il ne faut pas laisser de faille.
00:28:43Le problème, il est là, effectivement.
00:28:44Il ne faut pas laisser de faille.
00:28:46Kevin, vous souhaitez réagir sur le sujet ?
00:28:47Non, je suis d'accord
00:28:48avec ce qui a été dit.
00:28:49C'est le problème
00:28:50de la diplomatie française.
00:28:51C'est le problème
00:28:52du gouvernement français.
00:28:53On pense finalement...
00:28:56Comment dire ?
00:28:57Protéger des otages
00:28:59en étant extrêmement faibles.
00:29:00Mais je crois
00:29:01qu'on les met davantage en danger
00:29:03parce que ces derniers
00:29:05constituent une monétisation
00:29:07encore plus importante.
00:29:08Et c'est la même chose
00:29:09vis-à-vis de l'Algérie.
00:29:10Regardez ce qu'a fait
00:29:11la diplomatie française.
00:29:13Elle s'est finalement
00:29:14mise à genoux
00:29:15devant le président Tebboune
00:29:17et n'a pas réussi
00:29:18à libérer Boilem Sansal.
00:29:20Moi, je rappelle quand même
00:29:21que ce sont les Allemands
00:29:22qui ont permis
00:29:23la libération,
00:29:24notamment de Boilem Sansal.
00:29:26Donc, je suis évidemment
00:29:26d'accord avec ça.
00:29:27Et finalement,
00:29:28c'est une forme de renoncement,
00:29:29c'est une forme de soumission
00:29:30et je trouve ça honteux.
00:29:33Le gouvernement français
00:29:34avait objectivement
00:29:35le couteau sous la gorge.
00:29:36Donc, il ne pouvait pas
00:29:37prendre des décisions différentes
00:29:39si véritablement
00:29:40il y a des vies,
00:29:41notamment de nos compatriotes,
00:29:42qui sont impliquées.
00:29:43Mais d'une autre façon,
00:29:44vous avez,
00:29:45en parlant de ce sujet,
00:29:47donné un vaste écho
00:29:48à tout ça.
00:29:49Donc, en fait,
00:29:50l'Azerbaïdjan
00:29:50perd davantage.
00:29:51Et le clan Alief,
00:29:52c'est un clan
00:29:53vraiment redoutable,
00:29:54il perd finalement
00:29:55à ce que ce sujet
00:29:56soit mis sur la table.
00:29:57Bravo CNews !
00:29:58Vraiment, c'est bien !
00:29:59Et c'est Franck Papazian
00:30:00qui m'a alerté
00:30:01dès hier sur le sujet
00:30:03et évidemment
00:30:04il était important
00:30:05d'en parler.
00:30:05Le gouvernement français
00:30:06n'a pas le même rapport
00:30:06qu'avec l'Algérie.
00:30:07C'est-à-dire qu'il y a
00:30:08un vrai boycott de Bakou.
00:30:11La COP29, par exemple,
00:30:12qui se déroulait à Bakou
00:30:14en 2019,
00:30:15je crois,
00:30:16a été boycottée
00:30:17par bon nombre
00:30:17de représentants français.
00:30:19Il y a eu une expulsion
00:30:20d'un certain nombre
00:30:21de représentants diplomatiques
00:30:23dans un pays
00:30:23et dans l'autre.
00:30:24D'ailleurs,
00:30:25et puis,
00:30:26il y a une vraie ingérence,
00:30:27il faut le dire,
00:30:27il y a une guerre
00:30:27et une guerre
00:30:28de la désinformation
00:30:29de la part de l'Azerbaïdjan
00:30:31contre la France.
00:30:32L'Azerbaïdjan finance
00:30:33et a financé
00:30:35notamment
00:30:35un certain nombre
00:30:36de groupes indépendantistes
00:30:38outre-mer
00:30:40en Nouvelle-Calédonie,
00:30:41si je ne me trompe pas,
00:30:42et puis des campagnes
00:30:44de désinformation
00:30:45et également
00:30:45d'une guerre
00:30:46de l'information.
00:30:47donc on est vraiment
00:30:49dans un rapport
00:30:50très très tendu
00:30:51et pourtant,
00:30:51on avait des relations
00:30:53très importantes
00:30:53concernant l'énergie,
00:30:56Total était très présente
00:30:57en Azerbaïdjan,
00:30:59je ne sais pas
00:30:59aujourd'hui où ils en sont,
00:31:00mais les rapports
00:31:02sont très compliqués.
00:31:03Arnaud,
00:31:03et puis le mot d'affin
00:31:04à Franck Papazian.
00:31:04M. Papazian sait très bien
00:31:06que mes parents
00:31:07et moi-même
00:31:07sommes engagés
00:31:08pour la cause arménienne
00:31:10depuis des décennies,
00:31:12donc nous sommes solidaires
00:31:13des prisonniers
00:31:14du Haut-Karabakh
00:31:16en Azerbaïdjan.
00:31:17Maintenant,
00:31:18je remarque quand même
00:31:18que vous parlez
00:31:19de Boilem Sansal,
00:31:20mais personne n'a empêché
00:31:21certaines mairies
00:31:22de mettre
00:31:22sur leur fronton
00:31:26le portrait
00:31:26de Boilem Sansal.
00:31:28Donc c'est quand même
00:31:29étrange
00:31:29que le gouvernement,
00:31:31vous le parlez,
00:31:33le biais du ministère
00:31:34des Affaires étrangères,
00:31:36intervienne en sourdine
00:31:38auprès de la mairie de Paris,
00:31:40ils n'ont pas pris,
00:31:41le préfet n'a pas pris
00:31:42un arrêté
00:31:43interdisant la...
00:31:45Non.
00:31:45Donc ça se fait
00:31:46en gros
00:31:48par téléphone.
00:31:49Ce n'était pas
00:31:50une obligation légale.
00:31:52La mairie aurait pu le faire
00:31:53à moins qu'il y ait eu
00:31:56un arrêté
00:31:57interdisant
00:31:57au nom
00:31:58de l'ordre public
00:31:59et elle ne l'a pas fait
00:32:00pour les portraits
00:32:01de Boilem Sansal.
00:32:02Donc je note simplement
00:32:03le paradoxe.
00:32:04Et deux poids, deux mesures.
00:32:05Franck, un dernier mot
00:32:06sur le sujet,
00:32:06un dernier message.
00:32:07Probablement,
00:32:08il n'y a pas eu
00:32:08la même menace
00:32:08de la part de l'Algérie
00:32:10envers la France.
00:32:11Tout simplement.
00:32:12Là, elle est odieuse
00:32:12la menace
00:32:13de l'Azerbaïdjan
00:32:13contre la France.
00:32:14Elle est...
00:32:15Si il y a une autorité
00:32:16officielle qui assiste,
00:32:18qui participe
00:32:18à cette inauguration,
00:32:20nous ne répondons pas
00:32:21de l'avis
00:32:21de ces députés
00:32:22moyens français
00:32:23en Azerbaïdjan.
00:32:23C'est odieux.
00:32:24Mais ils l'ont fait
00:32:24officiellement ?
00:32:25C'est-à-dire...
00:32:26Non, ça ne se fait pas.
00:32:27Donc, c'est...
00:32:28Ce genre de message.
00:32:29D'accord.
00:32:30L'Algérie aussi...
00:32:31Moi, je voudrais lancer
00:32:31un appel, effectivement,
00:32:33à tous les maires de France,
00:32:34aux autorités françaises.
00:32:36On doit agir
00:32:37pour la libération
00:32:38de ces otages.
00:32:39On doit agir.
00:32:40On doit mettre en place
00:32:42un dispositif d'information,
00:32:43un moyen de pression
00:32:44sur l'Azerbaïdjan.
00:32:45Et je serais très malheureux
00:32:47si les maires
00:32:48que nous allions...
00:32:49que nous allons solliciter
00:32:51dans les jours qui viennent,
00:32:52effectivement,
00:32:53se retranchaient
00:32:54derrière ce précédent
00:32:56pour refuser
00:32:58d'afficher les portraits
00:32:59des otages arméniens
00:33:01pour lesquels
00:33:01il faut se mobiliser.
00:33:03Il y a deux prisonniers français
00:33:04auxquels nous pensons
00:33:05aussi actuellement
00:33:06dans les prisons
00:33:08azerbaïdjanaises.
00:33:08Et nous sommes solidaires
00:33:10des familles, évidemment.
00:33:12Et nous prions
00:33:13tous ensemble
00:33:14pour qu'effectivement
00:33:15ils puissent être libérés.
00:33:17Juste à un moment donné,
00:33:18lorsque l'on parlait
00:33:19des tortures subies
00:33:20par les prisonniers arméniens
00:33:23en Azerbaïdjan,
00:33:24il y a des prisonniers arméniens.
00:33:26Vous savez,
00:33:26l'Arménie est un pays chrétien
00:33:28où les gens sont très croyants.
00:33:30Il y a beaucoup d'églises,
00:33:32etc.
00:33:33Ils ont brûlé...
00:33:35Certains hommes
00:33:36avaient des croix,
00:33:37des tatouages de croix.
00:33:38Ils ont brûlé
00:33:39leur peau
00:33:40pour enlever
00:33:42les croix
00:33:43de la peau
00:33:44des prisonniers.
00:33:45C'est ça aussi
00:33:46l'Azerbaïdjan.
00:33:47C'est prêt
00:33:48à aller jusque-là.
00:33:49À détruire l'identité.
00:33:50À détruire l'identité.
00:33:51La mémoire et l'histoire.
00:33:53Alors,
00:33:53on ne doit pas se laisser faire
00:33:54par rapport à cet état-là.
00:33:55Ça ne nous rend pas service
00:33:56et surtout,
00:33:58ça les renforce.
00:33:59Merci,
00:34:00Franck Papazian.
00:34:00Merci de m'avoir alerté,
00:34:01en tout cas,
00:34:02sur le sujet.
00:34:02Il est important d'en parler
00:34:03et votre appel a été lancé.
00:34:05J'espère que les maires
00:34:07l'entendront,
00:34:07en tous les cas.
00:34:08On se tiendra au courant.
00:34:09Merci d'être venu nous voir.
00:34:11Mathieu Devez est avec nous.
00:34:13On a plusieurs dossiers
00:34:14à évoquer ensemble.
00:34:15Mathieu,
00:34:15vous êtes spécialiste,
00:34:16vous le savez,
00:34:17et nos téléspectateurs
00:34:17le savent au combien.
00:34:18un spécialiste police-justice.
00:34:20Et on va d'abord commencer
00:34:21par cette affaire.
00:34:22Trois hommes ont été mis en examen
00:34:24et écroués cette nuit.
00:34:24Il s'agissait donc
00:34:25d'un projet de départ
00:34:26vers l'État islamique.
00:34:27Racontez-nous cette histoire.
00:34:28Alors,
00:34:28tout commence début juillet.
00:34:30La DGSI repère
00:34:31un groupe WhatsApp.
00:34:33Ce groupe WhatsApp,
00:34:33il s'appelle
00:34:34les soldats d'Allah.
00:34:36Les enquêteurs surveillent
00:34:37les jasissements djihadistes
00:34:38de plusieurs membres.
00:34:39Les investigations,
00:34:40ensuite,
00:34:41elles avancent
00:34:41et deux projets
00:34:42se dessinent.
00:34:43Regardez,
00:34:44vous avez un départ
00:34:45vers l'organisation
00:34:46État islamique
00:34:47en Afrique
00:34:48et où,
00:34:49c'est ce que dit
00:34:49le parquet national
00:34:50antiterroriste,
00:34:51une action violente
00:34:52visant la communauté juive.
00:34:54Mardi,
00:34:55la DGSI,
00:34:56donc Direction Générale
00:34:57de la Sécurité Intérieure,
00:34:59face à l'action.
00:35:00Vous avez trois hommes
00:35:01qui sont interpellés
00:35:01et placés en garde à vue.
00:35:03Et parmi eux,
00:35:04il y en a un
00:35:04qui attire particulièrement
00:35:06l'attention des enquêteurs.
00:35:07Il serait en lien
00:35:08avec une jeune femme
00:35:10interpellée par le FBI.
00:35:11Vous l'aurez compris,
00:35:12donc,
00:35:13aux États-Unis
00:35:13le mois dernier.
00:35:14Et cette femme est soupçonnée
00:35:15d'avoir elle-même
00:35:16préparé une action violente
00:35:17sur le sol américain.
00:35:18Elle aurait projeté
00:35:19un attentat
00:35:20à la bombe
00:35:21contre le siège
00:35:22du Parlement
00:35:23de l'État de New York
00:35:24pour le compte
00:35:25de l'État islamique.
00:35:25Alors,
00:35:26vendredi,
00:35:27le parquet national
00:35:28antiterroriste
00:35:28a donc ouvert
00:35:29une information judiciaire
00:35:30pour Association
00:35:31de malfaiteurs
00:35:32terroristes.
00:35:32Et donc,
00:35:33vous avez ces trois hommes
00:35:34qui ont été mis en examen
00:35:35et placés en détention
00:35:36provisoire.
00:35:37Merci à Mathieu.
00:35:39Mais on a l'attention
00:35:39que la menace plane
00:35:40et existe plus que jamais
00:35:42quand on voit ça.
00:35:42Mathieu Devez connaît le sujet
00:35:44bien mieux que certains
00:35:45d'entre nous,
00:35:45mieux que moi en tout cas.
00:35:46Mais de ce que je sais,
00:35:48c'est que la menace
00:35:48n'a jamais faibli.
00:35:50Non, jamais.
00:35:50Et qu'en fait,
00:35:50si on en parle moins,
00:35:52c'est parce que les dangers
00:35:53sont désamorcés en amont.
00:35:55Vous avez sept projets
00:35:56d'attentats
00:35:56qui ont été déjoués
00:35:58l'an passé.
00:36:00Exactement, oui.
00:36:00Et vous savez,
00:36:01là, il y a des fêtes juives
00:36:02notamment qui vont débuter
00:36:04d'ici une semaine,
00:36:05en octobre.
00:36:06Et Laurent Nunez a demandé
00:36:07un renforcement de la sécurité
00:36:08aujourd'hui autour des lieux de culte.
00:36:10Un renforcement de la sécurité
00:36:10autour des lieux de culte.
00:36:11Donc effectivement,
00:36:12il y a cette menace terroriste
00:36:13qui est prégnante,
00:36:14menace d'autant plus prégnante
00:36:15envers la communauté juive.
00:36:17Là, vous avez trois hommes
00:36:18qui, semble-t-il,
00:36:19dans un groupe WhatsApp,
00:36:20voulaient notamment
00:36:21rejoindre l'État islamique
00:36:22en Afrique,
00:36:23mais aussi attaquer
00:36:25la communauté juive.
00:36:26Et dans ce contexte,
00:36:27si Thierry me permet,
00:36:27au moment des universités d'été
00:36:30de LFI en Isère,
00:36:33personne n'a pu oublier
00:36:34la demande formulée
00:36:36par Ima Hassan
00:36:37à nouveau,
00:36:37parce qu'elle n'était pas nouvelle,
00:36:39elle n'était pas nouvelle,
00:36:40de la suppression
00:36:42dans le code pénal
00:36:43des articles concernant
00:36:44l'apologie du terrorisme,
00:36:45des articles que François Hollande
00:36:46avait fait introduire
00:36:47après 2015.
00:36:48C'est dans ce contexte-là,
00:36:49et n'oublions pas,
00:36:50le contexte de multiplication
00:36:52de faits d'antisémitisme.
00:36:54Voilà.
00:36:55Vous parlez peut-être
00:36:56de l'initiative d'Arthur.
00:36:57Eh bien,
00:36:57on va justement,
00:36:58la transition est là,
00:36:59puisque je le disais,
00:37:01et Mathieu le disait,
00:37:02le signal également,
00:37:03Laurent Dunez a demandé
00:37:04un renforcement de la sécurité
00:37:05autour des lieux de culte.
00:37:07Et on sera dans quelques instants
00:37:09avec Olivier Pardot,
00:37:09que vous connaissez,
00:37:10qui est entre autres
00:37:11l'avocat d'Arthur.
00:37:12Je ne sais pas
00:37:13s'il est connecté ou pas.
00:37:14Déjà, il est là.
00:37:15Bonsoir, Olivier Pardot.
00:37:16Merci d'avoir accepté
00:37:17notre invitation.
00:37:18C'est important
00:37:18de vous entendre,
00:37:20puisque on va voir
00:37:21cette initiative.
00:37:22Bonsoir, Olivier.
00:37:23Bonsoir.
00:37:25Il est important
00:37:26d'évoquer cette initiative
00:37:28de notre ami Arthur,
00:37:29qu'on ne présente plus,
00:37:30qui a décidé
00:37:32de lancer
00:37:33sur les réseaux sociaux.
00:37:34On va peut-être le voir.
00:37:35Il a décidé
00:37:36de planter
00:37:37non pas quelques arbres,
00:37:38mais hélas,
00:37:39des forêts,
00:37:40vu le contexte du moment.
00:37:42En gros,
00:37:42je résume son initiative.
00:37:44Désormais,
00:37:44à chaque message antisémite
00:37:46dit Arthur
00:37:46et qu'il recevra,
00:37:47il fera donc planter
00:37:49un arbre en Israël
00:37:50au nom de son auteur.
00:37:52Je transforme
00:37:53la haine
00:37:53en photosynthèse
00:37:55dit Arthur.
00:37:57J'ai décidé
00:37:57de planter
00:37:57non pas quelques arbres,
00:37:58mais carrément
00:37:59des forêts.
00:38:00Olivier Pardo,
00:38:01on voit cette initiative
00:38:02d'Arthur
00:38:02qui mène
00:38:03à un vrai combat
00:38:04et on en a déjà parlé
00:38:05de très nombreuses fois
00:38:06sur cette antenne.
00:38:07Olivier.
00:38:08Oui,
00:38:09Arthur a pris
00:38:09des initiatives,
00:38:11il a écrit des livres,
00:38:12il s'est,
00:38:12comme on dit,
00:38:13mouillé,
00:38:14parce que dans son monde,
00:38:15ce n'est pas
00:38:16le soutien à Israël
00:38:18et surtout la lutte
00:38:18contre l'antisémitisme
00:38:20est quelque chose
00:38:21qui n'est pas toujours
00:38:22accepté
00:38:23alors vous savez,
00:38:24Arthur,
00:38:25il reçoit
00:38:25des tombereaux
00:38:26d'injures,
00:38:27des tombereaux
00:38:28d'injures antisémites
00:38:29et comme c'est un esprit
00:38:31plutôt positif,
00:38:33il s'est dit
00:38:33qu'est-ce que je vais faire
00:38:34de toutes ces déjections
00:38:36pour ne pas dire
00:38:36un autre mot,
00:38:37voilà le mot
00:38:38qui s'affiche à l'écran,
00:38:39et bien je vais essayer
00:38:41d'être positif
00:38:42et de les transformer
00:38:43en compost,
00:38:44en hongrais
00:38:45pour permettre
00:38:46à des arbres
00:38:47de pousser,
00:38:48des arbres de pousser
00:38:49dans une région
00:38:50plutôt désertique
00:38:51qui est Israël
00:38:53et donc
00:38:54il va aller
00:38:55jusqu'au bout
00:38:55et comme il va toujours
00:38:57jusqu'au bout
00:38:57de ces initiatives,
00:38:58vous avez vu ses livres,
00:39:00et bien il s'est dit
00:39:01je vais planter des arbres,
00:39:03peut-être ça sera
00:39:03des forêts
00:39:04et pour rendre
00:39:05hommage
00:39:06au travail fait
00:39:08par ces antisémites
00:39:09qui pour une fois
00:39:09auront fait quelque chose
00:39:10de positif,
00:39:11je vais mettre
00:39:12sur l'arbre
00:39:12la photo
00:39:13et le nom
00:39:14de celui qui me fait
00:39:15un message antisémite,
00:39:16comme ça ils participeront
00:39:18au reboisement
00:39:19de cette région désertique
00:39:20qui est Israël
00:39:21et je pense que
00:39:22c'est une initiative
00:39:23qui est certes
00:39:24à la fois
00:39:26pleine d'humour
00:39:27et pleine de positivité
00:39:29mais qui montrera
00:39:30aux antisémites
00:39:31que se mettre
00:39:32derrière un écran
00:39:33et bien c'est pas suffisant
00:39:34et qu'aujourd'hui
00:39:36ils participeront
00:39:37à l'effort
00:39:37de reboisement
00:39:38avec un organisme
00:39:40qui est connu en Israël
00:39:41qui s'appelle le KKL,
00:39:42reboisement d'Israël,
00:39:43je trouve que c'est formidable
00:39:45et d'ailleurs
00:39:45le premier antisémite
00:39:47qui vient envoyer
00:39:48un tweet
00:39:49complètement idiot
00:39:50parce que dans le tweet
00:39:51il dit
00:39:52grosso modo
00:39:53il dit
00:39:53il n'y a que les juifs
00:39:54qui aiment
00:39:56il n'y a que les juifs
00:39:58qui aiment Arthur,
00:39:59voyez-vous,
00:40:00or si vous regardez
00:40:01l'Instagram d'Arthur
00:40:02il y a à peu près
00:40:031 500 000 personnes
00:40:04qui le suivent
00:40:05en France
00:40:06il y a 700 000 juifs
00:40:07à peu près
00:40:08entre 500 et 700 000 juifs
00:40:09donc vous voyez
00:40:11il dit non seulement
00:40:12un terme antisémite
00:40:13mais en plus
00:40:15il dit des bêtises
00:40:19Arnaud
00:40:20reste avec nous
00:40:21Olivier Pardot
00:40:22il vaut mieux
00:40:23qu'il y ait le moins
00:40:23d'arbres possible
00:40:24dans ces conditions
00:40:24exactement
00:40:25mais malheureusement
00:40:26vu le contexte du moment
00:40:27et ce dont on parle
00:40:28depuis de nombreux mois
00:40:29à la fois heureuse
00:40:31pour la plantation
00:40:33d'arbres
00:40:34et malheureuse
00:40:35parce que
00:40:38elle révèle
00:40:39le climat
00:40:40qui règne
00:40:41sur les réseaux sociaux
00:40:42en France
00:40:43avec un tsunami
00:40:44de haine antisémite
00:40:46maintenant
00:40:47mettre la photo
00:40:49de la personne
00:40:50et mettre son nom
00:40:52sur l'arbre
00:40:52je suis beaucoup plus mesuré
00:40:54je trouve que c'est là
00:40:55une mauvaise initiative
00:40:56et je ne crois pas
00:40:57que le KKL
00:40:58dont dépend
00:40:59les plantations
00:40:59de l'arbre
00:41:01le fera
00:41:02et je crois
00:41:02qu'Arthur reviendra
00:41:03sur cette initiative
00:41:05de mettre la photo
00:41:06il vaut mieux
00:41:06mettre la photo
00:41:07de ceux
00:41:08qui sont injuriés
00:41:10qui reçoivent
00:41:11les insultes antisémites
00:41:14que mettre la photo
00:41:14de celui
00:41:15qui insulte
00:41:17tout à fait d'accord
00:41:18bien évidemment
00:41:19c'est comme si on mettait
00:41:20la photo
00:41:20par d'Arthur
00:41:21mais c'est comme si
00:41:21on mettait la photo
00:41:22d'un terroriste
00:41:23qui a déjà fait
00:41:24un bain de sang
00:41:24et pas la photo
00:41:25de la victime
00:41:25ni son nom
00:41:26ni sa photo
00:41:29ce sujet là
00:41:30je me répète
00:41:31mais c'est pas que
00:41:32l'affaire
00:41:33des juifs
00:41:34c'est notre sujet
00:41:35c'est notre sujet
00:41:37c'est à chacun
00:41:37d'entre nous
00:41:39et moi je pense
00:41:40qu'il y a une action
00:41:42à entreprendre
00:41:42il faudrait réfléchir
00:41:43avec les français
00:41:44qui ont de près
00:41:45ou de loin
00:41:46un lien avec le monde
00:41:47hébraïque
00:41:47pour leur dire
00:41:47qu'est-ce que nous
00:41:48pouvons faire
00:41:49déjà ne pas nous taire
00:41:50déjà nous révolter
00:41:51déjà dénoncer
00:41:52mais ça ne suffit pas
00:41:53ça ne suffit pas
00:41:56il faut qu'il y ait
00:41:57une action d'emploi
00:41:57qu'il y ait une prise
00:41:58de conscience
00:41:58moi je crois
00:41:59que c'est la prise
00:41:59de conscience
00:42:00et à l'école
00:42:01à l'école
00:42:02qu'est-ce qu'on fait
00:42:02à l'école
00:42:03pour les enfants
00:42:03je connais tant de jeunes
00:42:04qui n'ont aucune idée
00:42:06de la Shoah
00:42:06ce qu'il faudrait faire
00:42:07et ça je l'ai vu
00:42:08en faisant des reportages
00:42:09dans des concentrations
00:42:09je sais ce que va dire
00:42:10notre ami Kevin Bossuet
00:42:13notamment dans ces endroits
00:42:14c'est d'emmener les jeunes
00:42:15dans ces camps
00:42:15bien sûr
00:42:16Kevin
00:42:17rapidement
00:42:18rapidement
00:42:18parce qu'on arrive
00:42:19au terme de la première heure
00:42:21ce qui a été dit
00:42:22est important
00:42:22la lutte contre l'antisémitisme
00:42:24c'est un combat
00:42:27universel
00:42:28et moi
00:42:28ce que je constate
00:42:31c'est une désacralisation
00:42:32de la mémoire
00:42:34notamment
00:42:34de la Shoah
00:42:35à travers finalement
00:42:37deux phénomènes
00:42:38tout d'abord
00:42:38une mise en concurrence
00:42:40de différentes mémoires communautaires
00:42:43et ça
00:42:43ça a surtout émergé
00:42:45notamment
00:42:45au début des années 2000
00:42:47avec Dieu donné
00:42:47notamment
00:42:48qui a fait émerger
00:42:49l'idée que
00:42:51finalement
00:42:51il y aurait une disproportion
00:42:52entre
00:42:53la mémoire de la Shoah
00:42:55qui serait davantage mise en avant
00:42:56que la mémoire
00:42:57par exemple
00:42:57de la traite négrière
00:42:58et deuxième chose
00:42:59tout simplement
00:43:00des jeunes
00:43:00qui sont de plus en plus
00:43:01incultes
00:43:02qui ne se rendent même plus
00:43:03compte de ce qu'a été
00:43:04la Shoah
00:43:04et un exemple
00:43:05cet été
00:43:05je suis allé à Auschwitz
00:43:07j'ai encore vu des gens
00:43:08manger des glaces
00:43:09sur le site
00:43:09ou encore s'amuser
00:43:11notamment
00:43:11sur les rats
00:43:12et ça en dit long
00:43:13finalement
00:43:14sur ce que pensent
00:43:15les jeunes de Auschwitz
00:43:16c'est devenu finalement
00:43:17un musée
00:43:18des horreurs
00:43:19on y va
00:43:20pour se faire peur
00:43:21et on ne se rend même plus compte
00:43:22que finalement
00:43:23c'est le plus grand
00:43:25cimetière
00:43:25d'Europe
00:43:26et que sur ce site là
00:43:27finalement
00:43:28il s'est passé
00:43:28des choses innommables
00:43:30ce sont les deux phénomènes
00:43:31que l'on constate
00:43:31et ça c'est déplorable
00:43:32il ne me reste plus qu'à saluer Olivier Pardot
00:43:34saluer notre ami Arthur
00:43:35évidemment Olivier
00:43:36faites part des remarques
00:43:37de nos invités ce soir
00:43:38sur cette initiative
00:43:39qui est plutôt
00:43:40évidemment applaudie
00:43:41sauf évidemment
00:43:42sur l'affichage
00:43:44des personnes
00:43:45voilà
00:43:46c'était la remarque
00:43:47d'Arnaud Classroom
00:43:48merci beaucoup
00:43:49on marque une pause
00:43:50et on se retrouve
00:43:50dans quelques instants
00:43:51merci Mathieu Devez
00:43:52pour la deuxième partie
00:43:53de votre punchline
00:43:54week-end
00:43:55à tout de suite
00:43:59il est 18h
00:44:00merci de nous accueillir
00:44:01prenez place
00:44:02c'est déjà la deuxième partie
00:44:04de votre punchline
00:44:04du week-end
00:44:05je vous présente l'équipe
00:44:06qui m'accompagne
00:44:07en ce samedi
00:44:07dans quelques instants
00:44:08mais il est fidèle au poste
00:44:10on n'a pas eu droit
00:44:10au tour de l'info
00:44:11à 17h
00:44:11à cause de Jean-Luc Mélenchon
00:44:13mon cher Augustin
00:44:14nous a lieu
00:44:14mais vous êtes là
00:44:15et c'est le principal
00:44:17tour de l'info
00:44:18avec vous
00:44:18bonsoir Augustin
00:44:19bonsoir Thierry
00:44:20bonsoir à tous
00:44:21devant 12 000 personnes
00:44:23à Lille
00:44:23selon la France insoumise
00:44:24Jean-Luc Mélenchon
00:44:25a prononcé un discours
00:44:26aux allures de meetings
00:44:27de campagne
00:44:28le chef de file
00:44:29de la France insoumise
00:44:30s'en est pris
00:44:31à Jordan Bardella
00:44:32qui s'est déplacé
00:44:33au Royaume-Uni
00:44:33il dénonce
00:44:34des propos lamentables
00:44:36quand on est à l'étranger
00:44:37on ne dit pas du mal
00:44:38de son pays
00:44:39ce n'est pas la France
00:44:40qui parlait
00:44:40c'est seulement un fasciste
00:44:42a-t-il dit
00:44:42nous allons faire
00:44:43de très grandes choses
00:44:44à conclut
00:44:45Jean-Luc Mélenchon
00:44:45assurant que son parti
00:44:46n'était pas en panne
00:44:48d'ambition
00:44:49à l'étranger
00:44:50les émissaires
00:44:51de Donald Trump
00:44:52sont arrivés à Moscou
00:44:53Jared Kushner
00:44:55et Steve Witkoff
00:44:55ont atterri ce samedi
00:44:56dans la capitale russe
00:44:57dans leur valise
00:44:58une proposition américaine
00:44:59pour tenter de mettre fin
00:45:01à la guerre
00:45:01en Ukraine
00:45:02Donald Trump
00:45:03affirme avoir une idée
00:45:04pour la paix
00:45:05mais le contenu précis
00:45:06de cette proposition
00:45:07reste encore largement mystérieux
00:45:09parmi les points sensibles
00:45:11la question d'éventuelles
00:45:11concessions territoriales
00:45:13demandées à l'Ukraine
00:45:14toujours à l'étranger
00:45:1510 jours après
00:45:16les crues meurtrières
00:45:17qui ont frappé
00:45:18le nord du Népal
00:45:19les secours
00:45:19continuent de retrouver
00:45:20des survivants
00:45:215 nouvelles personnes
00:45:23ont été découvertes
00:45:24aujourd'hui
00:45:2410 jours après la catastrophe
00:45:263 ouvriers
00:45:27ont été extraits vivants
00:45:29d'un tunnel ensevelis
00:45:30sur le chantier
00:45:31d'un barrage ce matin
00:45:32quelques heures plus tôt
00:45:33c'était une femme
00:45:33de 64 ans
00:45:34qui avait été également
00:45:35retrouvée vivante
00:45:36inconsciente
00:45:37dans une maison
00:45:38dans la localité
00:45:39de Betrawati
00:45:40Teddy Riner
00:45:41qui devait participer
00:45:43au championnat du monde
00:45:44de judo
00:45:45le mois prochain
00:45:45renonce finalement
00:45:46après avoir ressenti
00:45:48une gêne
00:45:48à l'entraînement
00:45:48dans cet été
00:45:49il avait déjà dû renoncer
00:45:50au Grand Prix de Lima
00:45:51puis au Grand Slam
00:45:52de Lausanne
00:45:53son préparateur sportif
00:45:54explique qu'un petit bout d'eau
00:45:56se balade au niveau
00:45:57de son épaule
00:45:57et que dorénavant
00:45:58il doit prendre du temps
00:45:59pour lui
00:46:00et enfin
00:46:01Oasis fait son grand retour
00:46:03mais cette fois-ci
00:46:04sur grand écran
00:46:05à Venise
00:46:06les fans du groupe britannique
00:46:07se sont rassemblés
00:46:08dès ce matin
00:46:09devant le palais du festival
00:46:10dans l'espoir
00:46:10d'apercevoir
00:46:11les frères Gallagher
00:46:12ce soir
00:46:13la Mostra
00:46:14accueille
00:46:15la première mondiale
00:46:16de Don't Look Back
00:46:17Ninger
00:46:17un documentaire
00:46:18consacré aux coulisses
00:46:19de leur tournée
00:46:20de retrouvailles
00:46:22et vive le rock'n'roll
00:46:23et on espère
00:46:25qu'ils vont rester ensemble
00:46:26parce que c'est vrai
00:46:26que c'était un peu chaud
00:46:27entre les deux frères
00:46:28pour ne pas dire davantage
00:46:30merci beaucoup
00:46:31allez c'est parti
00:46:33pour notre deuxième heure
00:46:34de votre punchline
00:46:35à mes côtés
00:46:35toujours Memo Naiterman
00:46:36un grand porteur
00:46:37expand du CSA
00:46:38parlera à la fin de l'émission
00:46:39de ce qui se passe
00:46:40du côté de France Inter
00:46:41avec plaisir
00:46:42on en parlera
00:46:43c'est une forme de totalitarisme
00:46:44Kevin Bossuet est avec nous
00:46:45je vous ai donné la parole
00:46:46Kevin Bossuet
00:46:47vous l'apprenez tout de suite
00:46:48c'est incroyable ça
00:46:51vous faites comme ça
00:46:52avec vos élèves
00:46:53non
00:46:54vous levez
00:46:55non
00:46:56désolé
00:46:56merci
00:46:57je vous en prie
00:46:58je présente bien sûr
00:46:59Arnaud Clarsfeld est avec nous
00:47:01bonsoir mon cher Arnaud
00:47:02et Olivier Benkemon
00:47:03est avec nous
00:47:04bonsoir
00:47:04bonsoir mon cher Olivier
00:47:05allez on va commencer
00:47:06cette deuxième heure
00:47:07si vous le voulez bien
00:47:08en ouvrant une large page
00:47:10consacrée
00:47:11à l'émigration
00:47:12c'est un dossier qui va impacter
00:47:14notre campagne des présidentielles
00:47:16qui a déjà fortement impacté
00:47:18c'est un sujet essentiel
00:47:19vous le savez
00:47:19et qui impacte l'Europe
00:47:20on sera d'ailleurs à Ceuta
00:47:22puisque nous suivons
00:47:23nous l'évolution du dossier
00:47:25de Ceuta
00:47:25on sera avec Régine Delfour
00:47:27dans quelques instants
00:47:28dans cette enclave espagnole
00:47:30qui vous le savez cet été
00:47:31avec une vague d'immigration
00:47:33en provenance du Maroc
00:47:34on vous en a beaucoup parlé
00:47:35mais on va commencer par ce sondage
00:47:37notre sondage CNews
00:47:38et vous allez le voir
00:47:39on vous a interrogé
00:47:42êtes-vous pour ou contre
00:47:43le rétablissement
00:47:44du délit de séjour illégal
00:47:46en France
00:47:47la réponse est à 69%
00:47:51de oui
00:47:5130% non
00:47:52et le rétablissement
00:47:53du délit de séjour illégal
00:47:54vous le savez
00:47:55c'est rendre punissable
00:47:56par la justice
00:47:57le fait de rester en France
00:47:58en titre de séjour
00:48:00petite réaction d'abord
00:48:01Mémona
00:48:01sur ce sondage
00:48:02petit tour de table
00:48:05merci Mémona
00:48:07c'est un discours
00:48:08c'est un discours
00:48:09mais je l'entends
00:48:09et toute respiration
00:48:11vous savez
00:48:12la forme le fond
00:48:13et la respiration
00:48:14veut dire beaucoup de choses
00:48:14que les français
00:48:15soient attentifs
00:48:16et qu'ils ouvrent les yeux
00:48:17c'est déjà une réalité
00:48:18très importante
00:48:21Arnaud
00:48:22ça a existé déjà
00:48:24jusqu'à 2012
00:48:25je crois
00:48:26jusqu'à ce que François Hollande
00:48:28dise que c'est
00:48:29enfin fasse voter
00:48:30le fait que ce soit
00:48:31plus un délit
00:48:33est-ce que ça serait
00:48:35anticonstitutionnel
00:48:35je crois qu'il y a eu
00:48:36une proposition
00:48:37au Sénat en 2024
00:48:38le Conseil constitutionnel
00:48:40a dit que c'était
00:48:42anticonstitutionnel
00:48:42mais pas sur le fond
00:48:43sur la forme
00:48:44en disant que c'était
00:48:45un cavalier législatif
00:48:47c'est-à-dire que
00:48:48cet amendement
00:48:50visant à dire
00:48:51qu'à rétablir
00:48:53le délit de séjour
00:48:53illégal
00:48:55n'avait aucun rapport
00:48:57avec la loi
00:48:57qui a été présentée
00:48:58donc
00:49:00ça pourrait
00:49:01être rétabli
00:49:02est-ce que c'est moral
00:49:03ou pas moral
00:49:04ça c'est un autre problème
00:49:05vous connaissez
00:49:06ma prudence
00:49:08légendaire
00:49:08mais en tous les cas
00:49:09le Conseil constitutionnel
00:49:11n'a pas jugé
00:49:12sur le fond
00:49:13et ça a été légal
00:49:14en France
00:49:15voilà
00:49:15je termine avec vous
00:49:17Olivier
00:49:17moi je vais prendre
00:49:20moins de précautions
00:49:21moi je suis évidemment
00:49:22pour ce genre de choses
00:49:23ça va permettre
00:49:24trois choses
00:49:24tout d'abord
00:49:25ça va permettre
00:49:25de restituer
00:49:26une cohérence
00:49:27entre la volonté
00:49:28populaire
00:49:29et la loi
00:49:29parce que c'est bien
00:49:30une volonté
00:49:31du peuple français
00:49:32d'en finir
00:49:33avec cette immigration
00:49:34illégale
00:49:35ensuite ça permet
00:49:36concrètement
00:49:36une interdiction
00:49:37de la présence
00:49:38de gens qui n'ont pas
00:49:39être ici
00:49:40sur le territoire
00:49:41et ça permet
00:49:42tout simplement
00:49:43de rétablir
00:49:44l'état de droit
00:49:45et de permettre
00:49:46par exemple
00:49:46de saisir le procureur
00:49:48de la république
00:49:49dans ce cas extrêmement précis
00:49:50c'est une aide également
00:49:51pour nos policiers
00:49:52c'est une aide également
00:49:53pour nos élus
00:49:54je pense notamment
00:49:55aux élus de Calais
00:49:56qui doivent subir
00:49:57ce genre de choses
00:49:58finalement c'est le rétablissement
00:50:00de la souveraineté populaire
00:50:01et quand j'entends
00:50:02ceux qui défont cette mesure
00:50:04nous dire
00:50:04qu'ils défendent
00:50:05l'état de droit
00:50:06non c'est justement
00:50:07prendre cette mesure là
00:50:09qui permet de rétablir
00:50:10l'état de droit
00:50:10et de rétablir
00:50:11l'autorité de l'état
00:50:12et la souveraineté du peuple
00:50:13Olivier
00:50:14oui ça serait super
00:50:15mais le problème
00:50:17c'est qu'en fait
00:50:17c'est l'Europe
00:50:18c'est l'Europe
00:50:19qui a fait tout capoter
00:50:20en réalité
00:50:21c'est l'Union Européenne
00:50:23qui a dit
00:50:23mais en fait
00:50:24vous ne pouvez pas
00:50:25en France
00:50:25mettre en prison
00:50:26quelqu'un
00:50:27pour séjour irrégulier
00:50:28parce que ça ne se fait pas ailleurs
00:50:29vous devez l'expulser
00:50:31point barre
00:50:31c'est comme ça
00:50:33qu'on fait partout ailleurs
00:50:35dont vous ne pouvez plus le faire
00:50:36voilà
00:50:37donc à un moment donné
00:50:38on s'est retrouvé
00:50:39face à un hiatus
00:50:40et c'est pour ça
00:50:41qu'aujourd'hui
00:50:41on se retrouve
00:50:42dans une situation
00:50:43qui est complètement ubuesque
00:50:44avec des OQTF
00:50:45avec des OQTF
00:50:47qui sont
00:50:47d'un point de vue
00:50:49administratif
00:50:49interdit en France
00:50:50c'est-à-dire
00:50:51vous devez
00:50:52normalement
00:50:52et qu'on ne peut pas
00:50:53renvoyer dans leur pays
00:50:53mais
00:50:54que la justice
00:50:56ne renvoie pas
00:50:57parce que
00:50:59la justice administrative
00:51:00et la justice pénale
00:51:02ne sont pas d'accord
00:51:03à cause de
00:51:03à cause de l'Europe
00:51:04aujourd'hui
00:51:05il y a cette situation
00:51:06qui est complètement ubuesque
00:51:07c'est totalement fou
00:51:08mais tout vient de là
00:51:09de cette décision européenne
00:51:11et le jour où on a abandonné
00:51:12le séjour illégal
00:51:13et on l'a fait
00:51:14encore une fois
00:51:15parce que l'Europe
00:51:16nous le demandait
00:51:16le réclamait
00:51:17en disant non
00:51:18sauf que les choses
00:51:18bougent un peu
00:51:19en ce moment
00:51:20en Europe
00:51:20et on va parler
00:51:21du Danemark
00:51:22de la Grèce
00:51:22de l'Autriche
00:51:23de l'Allemagne
00:51:24et des Pays-Bas
00:51:24puisque ces 5 pays
00:51:26veulent pouvoir
00:51:28renvoyer certains
00:51:29migrants déboutés
00:51:30de l'asile
00:51:31dans des centres situés
00:51:31en dehors de l'Union Européenne
00:51:32c'est Pauline Trenzer
00:51:33qui nous raconte tout cela
00:51:34et juste après
00:51:35on ira du côté
00:51:36de Ceuta
00:51:36pour faire un point étape
00:51:37un point situation
00:51:38avec nos envoyés spéciaux
00:51:39mais d'abord
00:51:40Pauline Trenzer
00:51:41Et si les migrants
00:51:43déboutés de l'asile
00:51:44étaient désormais
00:51:45renvoyés en dehors
00:51:46de l'Union Européenne
00:51:47c'est le projet
00:51:48porté par 5 pays européens
00:51:50réunis vendredi
00:51:51à Copenhague
00:51:52Nous espérons
00:51:53être prêts
00:51:54à transférer
00:51:54les premiers migrants
00:51:55en situation irrégulière
00:51:56vers un pays partenaire
00:51:57hors de l'Union Européenne
00:51:58d'ici 2027
00:52:00Sont concernés
00:52:02le Danemark
00:52:02l'Autriche
00:52:03l'Allemagne
00:52:03les Pays-Bas
00:52:04et la Grèce
00:52:05aucune mention
00:52:06du pays d'accueil
00:52:07pressentie
00:52:07n'a été faite
00:52:08pendant la conférence
00:52:09de presse
00:52:10Cependant
00:52:11l'Ouganda
00:52:11et surtout le Rwanda
00:52:12sont considérés
00:52:13comme des destinations
00:52:14possibles
00:52:15pour ces centres
00:52:16Le Rwanda
00:52:17a d'ailleurs confirmé
00:52:18en août
00:52:18avoir entamé
00:52:19des discussions
00:52:19préliminaires
00:52:20avec plusieurs
00:52:21Etats européens
00:52:22Combien de personnes
00:52:23seraient concernées
00:52:24par cette mesure
00:52:25difficile de l'affirmer
00:52:27pour le moment
00:52:28Selon Eurostat
00:52:29on sait cependant
00:52:31qu'en 2025
00:52:31environ 185 000
00:52:34décisions négatives
00:52:35ont été rendues
00:52:35en Allemagne
00:52:36contre environ
00:52:3719 000 en Grèce
00:52:38et près de 7 000
00:52:40en Autriche
00:52:40Mais attention
00:52:41tous les déboutés
00:52:43de l'asile
00:52:43ne sont pas concernés
00:52:44Ces hubs viseraient
00:52:46les personnes
00:52:46qui doivent quitter
00:52:47le territoire européen
00:52:48mais dont le retour
00:52:50vers le pays d'origine
00:52:51est impossible
00:52:51notamment lorsque
00:52:53celui-ci refuse
00:52:54de les reprendre
00:52:55Le Parlement européen
00:52:57a approuvé
00:52:58en juin
00:52:58de nouvelles règles
00:52:59permettant aux Etats membres
00:53:00d'installer des centres
00:53:01de retour
00:53:02dans des pays tiers
00:53:03La législation
00:53:04n'a d'ailleurs pas fait
00:53:05l'unanimité
00:53:06Emmanuel Macron
00:53:07l'a par exemple
00:53:08jugé inefficace
00:53:09et non conforme
00:53:11aux valeurs de l'Europe
00:53:12Alors Kevin Bossuet
00:53:13donc Olivier Benkemoun
00:53:16parlait de l'Europe
00:53:17on voit qu'il y a des failles
00:53:18que les choses
00:53:18commencent à bouger
00:53:19on l'a vu
00:53:19à travers un certain
00:53:20nombre de manifestations
00:53:21notamment
00:53:22et c'était assez symbolique
00:53:23en Grande-Bretagne
00:53:24et on voit
00:53:25ce qui se passe
00:53:26et ce qui se passe
00:53:27actuellement
00:53:27du côté de Ceuta aussi
00:53:29les gens en ont assez
00:53:30On voit bien que l'Europe
00:53:32est devenue une passoire
00:53:33je veux dire
00:53:34c'est l'espace Schengen
00:53:35qui est remis en question
00:53:36c'est l'espace Schengen
00:53:37finalement qui s'émiette
00:53:38puisqu'on a détruit
00:53:39les frontières internes
00:53:41sans finalement sécuriser
00:53:43les frontières externes
00:53:44aujourd'hui
00:53:45les frontières grecques
00:53:46ou les frontières espagnoles
00:53:48ce sont aussi
00:53:49les frontières françaises
00:53:50ce sont aussi
00:53:51les frontières allemandes
00:53:52et d'un point de vue géographique
00:53:54l'Europe
00:53:55commence à Ceuta
00:53:56mais elle risque aussi
00:53:58de se dissoudre
00:54:00à Ceuta
00:54:00parce qu'on voit bien
00:54:01que l'Europe
00:54:02est malade de l'Espagne
00:54:03que l'Europe
00:54:04est malade
00:54:05de M. Sanchez
00:54:05qui a mis en avant
00:54:07des régularisations massives
00:54:09qui ont conduit
00:54:10à un appel d'air
00:54:11extrêmement important
00:54:13mais c'est exactement
00:54:14la même chose en France
00:54:15pourquoi les migrants
00:54:16viennent en France
00:54:17parce qu'il y a un appel d'air
00:54:18qui est considérable
00:54:19parce qu'il y a l'AME
00:54:19où ils peuvent se faire
00:54:22soigner gratuitement
00:54:23et il y a aussi
00:54:24une importance
00:54:25des aides sociales
00:54:26non contributives
00:54:27qui finalement
00:54:28font en sorte
00:54:31que les migrants
00:54:32viennent
00:54:32bref
00:54:33il faut revoir
00:54:33tout cela
00:54:34il faut sécuriser
00:54:35nos frontières
00:54:36et je remarque
00:54:37que c'est possible
00:54:37parce que quand je regarde
00:54:38du côté de la Pologne
00:54:39quand je regarde
00:54:40du côté de la Hongrie
00:54:41quand je regarde
00:54:42du côté de certains
00:54:43pays du nord de l'Europe
00:54:44notamment le Danemark
00:54:45ils sécurisent de plus en plus
00:54:47leurs frontières
00:54:47et je rappelle que le Danemark
00:54:49au pouvoir
00:54:49ce sont les socialistes
00:54:50enfin une gauche responsable
00:54:52donc non
00:54:53cet espace Schengen
00:54:53il faut le remettre en question
00:54:54ça nous met en danger
00:54:55et surtout ça remet en cause
00:54:56la souveraineté populaire
00:54:57les Européens ne veulent plus
00:54:58d'immigration
00:54:59allez Mémona
00:55:00deux mots
00:55:00parce que
00:55:01Régine Delpho
00:55:01et Timothée Franchet
00:55:02nous attendent à Ceuta
00:55:03nous aussi
00:55:03nous avons notre petit Ceuta
00:55:04et c'est très difficile
00:55:06de critiquer
00:55:07Pedro Sánchez
00:55:08nous avons Mayotte
00:55:09Mayotte
00:55:10c'est dans le canal du Mozambique
00:55:11c'est devant
00:55:12tout le territoire
00:55:14africain
00:55:14qui n'a que des milliers
00:55:16des milliers de personnes
00:55:17des centaines de milliers
00:55:17de personnes
00:55:18qui veulent fuir
00:55:18et qui arrivent ensuite
00:55:20donc Mayotte
00:55:21la Réunion
00:55:21Paris
00:55:22et le reste
00:55:23donc c'est très difficile
00:55:24de jeter la pied
00:55:25à Pedro Sánchez
00:55:26les frontières de l'Europe
00:55:27passent aussi
00:55:28dans le canal du Mozambique
00:55:29nous sommes incapables
00:55:30de dire non
00:55:30comme or
00:55:31c'est dire notre déchéance diplomatique
00:55:33allez vous parliez
00:55:33mon cher Kevin
00:55:34de la situation de Ceuta
00:55:36que nous suivons depuis
00:55:37cet été
00:55:37avec toutes nos équipes
00:55:38parce que c'est important
00:55:39il y a les discours officiels
00:55:40et puis la réalité du terrain
00:55:42et nos équipes sont là
00:55:43pour nous raconter
00:55:44au quotidien
00:55:45cette réalité du terrain
00:55:46et on va retrouver
00:55:47Régine Delfour
00:55:48avec Timothée Forger
00:55:49bonjour ma chère Régine
00:55:51quelle est la situation
00:55:52au moment où on se parle
00:55:53en ce samedi
00:55:54quand on voit
00:55:54les différentes manifestations
00:55:56du côté de Ceuta
00:55:58quelle est la situation Régine ?
00:56:03Bonjour Thierry
00:56:03écoutez oui
00:56:04vous l'avez dit
00:56:04il y a des manifestations
00:56:06quotidiennes ici
00:56:07à Ceuta
00:56:07des habitants
00:56:08qui n'en peuvent plus
00:56:09et avec Timothée Forger
00:56:10en fait
00:56:10on se trouve
00:56:11aux abords
00:56:12de la plage
00:56:13d'El Trampolin
00:56:14vous savez
00:56:14sur cette plage
00:56:16qu'on a vu
00:56:16ces images
00:56:17du dauphin battu à mort
00:56:19c'était ici
00:56:20que ça se passait
00:56:21donc on a pris
00:56:21un peu de hauteur
00:56:22pour vous montrer
00:56:23en fait
00:56:23l'état de cette plage
00:56:25de cette plage
00:56:26pardon
00:56:26et vous allez voir
00:56:27donc ces habitations
00:56:28de fortune
00:56:29donc qui sont
00:56:30tout le long
00:56:30sur des centaines
00:56:32de mètres
00:56:32alors là en fait
00:56:34ce sont des hommes
00:56:35qui sont ici
00:56:36on le voit
00:56:37ce sont des hommes
00:56:38qui sont plutôt jeunes
00:56:39et c'est extrêmement
00:56:41impressionnant
00:56:42alors Pedro Sanchez
00:56:42il y a quelques jours
00:56:43il y a parlé
00:56:44de 6000 personnes
00:56:45qui restaient
00:56:45à Saouda
00:56:46après la grande
00:56:47manifestation de mercredi
00:56:48il est redescendu
00:56:49à 3000
00:56:49enfin les autorités
00:56:50locales ici
00:56:51parlent de 10 à 20 000
00:56:52personnes
00:56:53puisqu'au-dessus
00:56:54il y a un centre équestre
00:56:55là où sont logées
00:56:56des femmes
00:56:57nous sommes allés
00:56:58avec Timothée Forger
00:57:00donc
00:57:00et nous avons vu
00:57:01donc des femmes
00:57:02qui sont logées
00:57:04peut-être 300
00:57:04qui sont logées
00:57:05dans le centre équestre
00:57:06mais il y a aussi
00:57:07beaucoup d'autres
00:57:08femmes et d'enfants
00:57:10qui sont logées dehors
00:57:11alors c'est une situation
00:57:12qui est catastrophique
00:57:14ici au point de vue
00:57:15sanitaire
00:57:16puisqu'ils nous le disent
00:57:17eux-mêmes
00:57:17il y a une fois
00:57:19tous les deux jours
00:57:20quelqu'un qui passe
00:57:21avec des produits
00:57:22d'hygiène
00:57:22la police et l'armée
00:57:24passent régulièrement
00:57:25puisque l'objectif
00:57:26c'est évidemment
00:57:26de leur demander
00:57:27de repartir au Maroc
00:57:29mais là
00:57:29au niveau sanitaire
00:57:30c'est vraiment catastrophique
00:57:31il y a forcément
00:57:33des maladies
00:57:33et on ne peut pas
00:57:34laisser les gens
00:57:35dans cet état
00:57:36et on nous dit aussi
00:57:37qu'il y a d'autres
00:57:38endroits aussi
00:57:38sur l'île
00:57:39où il y a aussi
00:57:40ce genre de campement
00:57:41dans l'hypercentre
00:57:42dans l'hypercentre Thierry
00:57:44en fait
00:57:44il n'y a pas
00:57:45on ne voit pas
00:57:46ces migrants
00:57:47puisque c'est extrêmement
00:57:48gardé
00:57:49puisque avec ces manifestations
00:57:50les habitants de Ceuta
00:57:51on peut évidemment
00:57:52aisément le comprendre
00:57:54n'en peuvent plus
00:57:54donc il y a l'armée
00:57:55et la police
00:57:56qui sécurisent
00:57:58mais c'est extrêmement
00:58:00déroutant
00:58:00de voir tout cela
00:58:01de voir qu'à quelques mètres
00:58:03en fait
00:58:03il y a des barrages
00:58:04de l'armée
00:58:05et de la police
00:58:06qui font montrer
00:58:06une petite carte
00:58:07que ces personnes-là
00:58:08ne peuvent pas rentrer
00:58:09non plus dans l'hypercentre
00:58:10Merci beaucoup
00:58:11Régine Delfour
00:58:11et Tim Motté Forger
00:58:12derrière la caméra
00:58:13ces images sont impressionnantes
00:58:14et la réalité
00:58:15vous savez
00:58:15c'était la bataille des chiffres
00:58:17cet été
00:58:17il n'y a plus que 2000
00:58:19sauf que nos équipes
00:58:20disaient
00:58:20on est largement plus
00:58:23que 2000
00:58:23et on voit bien
00:58:24le témoignage
00:58:25de Régine
00:58:26et ces images
00:58:26impressionantes de la plage
00:58:27c'est terrible
00:58:28et puis vous avez bien vu
00:58:29qu'il y a des associations
00:58:30qui les ont aidées
00:58:31qui nous ont accueillies
00:58:32qui leur ont fourni
00:58:32des tentes
00:58:33ils sont arrivés
00:58:35très nombreux
00:58:36effectivement
00:58:36ils ne sont pas arrivés
00:58:37équipés
00:58:38et là
00:58:38ils ont des tentes
00:58:40et c'est absolument
00:58:41ingérable
00:58:41et non seulement
00:58:42ce qui est très compliqué
00:58:43vous avez les images
00:58:44en diac
00:58:45c'est très compliqué
00:58:46pour la sécurité
00:58:48les gens ne peuvent plus
00:58:49une procureure
00:58:50une magistrate
00:58:50disait dans la presse
00:58:51espagnole
00:58:52qu'il y a quasiment
00:58:53un viol par jour
00:58:54il y a aussi cette situation
00:58:56plus la situation sanitaire
00:58:58plus l'absence
00:59:00de politique
00:59:01de volonté politique
00:59:02de la part de Pedro Sanchez
00:59:03qui enchaîne
00:59:03les mensonges
00:59:05depuis le départ
00:59:06devant le parlement
00:59:06qui a dit
00:59:07le Maroc
00:59:08n'y est pour rien
00:59:09tout ça
00:59:10il y a Israël
00:59:10comme toujours
00:59:12et qui a raconté absolument
00:59:14et qui était en vacances
00:59:15cet été
00:59:15et on se souvient
00:59:16du témoignage
00:59:18très fort
00:59:18de cette propriétaire
00:59:20d'épicerie
00:59:20qui a été littéralement
00:59:21envahie
00:59:22et qui disait
00:59:23mais où est Pedro Sanchez
00:59:24parce que nous
00:59:24on doit gérer la situation
00:59:25et lui est en vacances
00:59:26est-ce qu'on va vers
00:59:29le pourrissement
00:59:30de la situation
00:59:30est-ce que c'est
00:59:31un fait accompli
00:59:32est-ce que c'est
00:59:33un laboratoire
00:59:35pour tout le reste
00:59:36de l'Europe
00:59:36en disant
00:59:37voilà
00:59:37des réfugiés arrivent
00:59:39ils s'installent
00:59:40ils ne repartiront pas
00:59:41ce sont quand même
00:59:41des questions vertigineuses
00:59:43le problème
00:59:43c'est que
00:59:44c'est pour ça
00:59:45que les peuples européens
00:59:47commencent à
00:59:48avoir leur confiance
00:59:50dans leur gouvernement
00:59:52déclinée
00:59:53c'est que
00:59:53beaucoup de gouvernements
00:59:55européens
00:59:55ne donnent pas
00:59:56de perspective
00:59:57pour l'avenir
00:59:58c'est pas simplement
00:59:59cette crise
01:00:00c'est
01:00:00qu'est-ce qui va se passer
01:00:02dans l'avenir
01:00:03et il y a des impasses
01:00:05juridiques
01:00:06et il n'y a pas
01:00:07de perspective
01:00:08à la fois humaine
01:00:09et cohérente
01:00:10qui est donnée
01:00:11pour résoudre
01:00:13le problème
01:00:14avec à la fois
01:00:15la volonté
01:00:16de maintenir
01:00:17les identités
01:00:18des peuples européens
01:00:19qui changent
01:00:20à vitesse
01:00:21humaine
01:00:22et non pas
01:00:22de manière drastique
01:00:24et en même temps
01:00:24avec humanité
01:00:25pour ceux qui souffrent
01:00:27alors justement
01:00:28une personne
01:00:30qui a pris des mesures
01:00:33face à l'immigration
01:00:34c'est Georgia Meloni
01:00:35évidemment
01:00:36et j'en profite
01:00:37pour saluer
01:00:38Alberto Toscano
01:00:39qui ne nous présente plus
01:00:40qui est avec nous
01:00:41journaliste Éclivin
01:00:42bonsoir mon cher Alberto
01:00:43merci
01:00:44merci d'être avec nous
01:00:45et d'avoir accepté
01:00:46de participer à notre émission
01:00:47on parle de Georgia Meloni
01:00:48on parle de la situation
01:00:49de Ceuta
01:00:50Georgia Meloni
01:00:51qui a changé de stature
01:00:52c'est le moins qu'on puisse dire
01:00:53sur la scène internationale
01:00:55vous allez nous dire
01:00:55ce que vous en pensez
01:00:56notamment sur sa politique
01:00:58concernant l'immigration
01:00:59on voit tout cela
01:00:59avec Pauline Trevzer
01:01:00et on ouvre le débat
01:01:02ensemble mon cher Alberto
01:01:05Georgia Meloni
01:01:06voulait faire de l'Italie
01:01:07une puissance qui compte
01:01:084 ans après son accès au pouvoir
01:01:10quel est son bilan diplomatique
01:01:12premier pari réussi
01:01:14pour la première ministre
01:01:15négocier avec la Libye
01:01:17et la Tunisie
01:01:20ici à Tripoli
01:01:21en juillet 2024
01:01:23Georgia Meloni
01:01:24participe au forum
01:01:25transméditerranéen
01:01:27sur les migrations
01:01:28l'objectif est clair
01:01:29renforcer la coopération
01:01:31entre l'Europe et l'Afrique
01:01:32pour lutter contre les passeurs
01:01:34et freiner les départs
01:01:35de migrants vers l'Italie
01:01:37en Tunisie
01:01:39Meloni s'y rendra
01:01:404 fois en moins d'un nombre
01:01:41elle pousse notamment
01:01:43un accord européen
01:01:44avec Tunis
01:01:44sur l'immigration
01:01:46concernant la guerre
01:01:47qui oppose l'Ukraine
01:01:48à la Russie
01:01:49son soutien est indéfectible
01:01:51à Kiev
01:01:52deux visites sur place
01:01:53et surtout en 2024
01:01:55la signature d'un accord inédit
01:01:57par sa durée
01:01:5810 ans de soutien sécuritaire
01:02:00à l'Ukraine
01:02:01ses premiers mois
01:02:02au gouvernement
01:02:03seront aussi marqués
01:02:04par sa proximité
01:02:05avec le président
01:02:06des Etats-Unis
01:02:07dirigeante alors contestée
01:02:09Donald Trump
01:02:10voit en elle
01:02:10une alliée privilégiée
01:02:11en Europe
01:02:124 ans plus tard
01:02:13l'idylle a laissé place
01:02:15aux tensions
01:02:15leur relation s'est
01:02:17profondément dégradée
01:02:18notamment autour
01:02:19de la guerre en Iran
01:02:20sur cette guerre
01:02:22Meloni aura été en retrait
01:02:23elle refuse d'engager
01:02:25directement l'Italie
01:02:26dans le conflit
01:02:27Alors Alberto Toscano
01:02:29après ce bilan
01:02:30de Georgia Meloni
01:02:31qu'il est votre regard
01:02:32avisé sur Georgia Meloni
01:02:34et notamment entre autres
01:02:35puisque c'est le thème
01:02:36un peu de notre émission
01:02:37sur sa politique
01:02:38sur les migrants
01:02:39Il y a deux aspects
01:02:42dans votre reportage
01:02:43le premier aspect
01:02:45est la question migratoire
01:02:47et l'autre
01:02:47est la relation transatlantique
01:02:49Quant à la question migratoire
01:02:51Georgia Meloni
01:02:52a beaucoup changé
01:02:54sa position
01:02:55entre la période
01:02:58de la campagne électorale
01:02:59de 2022
01:03:00et la période
01:03:02du gouvernement
01:03:02après sa victoire
01:03:04très nette
01:03:04aux élections législatives
01:03:07de septembre 2022
01:03:09si avant
01:03:10elle parlait
01:03:11des blocus navals
01:03:12ensuite
01:03:13elle a eu
01:03:14une politique
01:03:15très rigoureuse
01:03:16mais sans
01:03:18aller contre
01:03:19les règles
01:03:20de l'Union Européenne
01:03:22chose que
01:03:22le blocus navals
01:03:25aurait représenté
01:03:26au contraire
01:03:27Georgia Meloni
01:03:29a essayé
01:03:30et réussi
01:03:30de ce point de vue
01:03:31à amener
01:03:34l'Europe
01:03:35sur la position
01:03:36italienne
01:03:37position italienne
01:03:38qui est très simple
01:03:39qui est limité
01:03:40l'arrivée
01:03:43en Europe
01:03:43en Italie
01:03:45et en Europe
01:03:45de migrants
01:03:47irréguliers
01:03:48à travers
01:03:49la Méditerranée
01:03:49vers Lampedusa
01:03:50en particulier
01:03:51et accepter
01:03:53et même
01:03:54promouvoir
01:03:55une immigration
01:03:56régulière
01:03:58en Europe
01:03:59dont l'Italie
01:04:00a effectivement
01:04:00besoin
01:04:01dans cette position
01:04:04au sujet
01:04:05de la question
01:04:07migratoire
01:04:08et aujourd'hui
01:04:09suite au vote
01:04:10du Parlement
01:04:10européen
01:04:11et suite
01:04:12aux accords
01:04:14entre
01:04:15gouvernements
01:04:16européens
01:04:17une position
01:04:18acceptée
01:04:19comme quoi
01:04:20il faut
01:04:20essayer
01:04:21de limiter
01:04:23au grand maximum
01:04:24l'immigration
01:04:25irrégulière
01:04:26et pour faire ça
01:04:28il faut dialoguer
01:04:29avec les pays
01:04:31d'où
01:04:32les migrants
01:04:32partent
01:04:34vers Lampedusa
01:04:35et vers
01:04:35d'autres pays
01:04:37méditerranéens
01:04:38de l'Europe
01:04:39méditerranéenne
01:04:40en particulier
01:04:41la Tunisie
01:04:42mais aussi
01:04:44la Libye
01:04:45et il est évident
01:04:47que pour arriver
01:04:48à une véritable
01:04:49solution
01:04:50de cette question
01:04:51il faudra
01:04:52espérer
01:04:53et travailler
01:04:54pour que
01:04:55la Libye
01:04:56soit finalement
01:04:57stabilisée
01:04:58Kevin
01:04:59reste avec nous
01:05:00Alberto
01:05:01je suis d'accord
01:05:02avec tout ce qui a été dit
01:05:04en fait vous remarquez
01:05:04qu'il y a deux modèles
01:05:05en Europe
01:05:05il y a le modèle
01:05:06que porte
01:05:07madame Mélanie
01:05:08auquel certains
01:05:09ne croyaient pas
01:05:10un modèle
01:05:11de lutte
01:05:12contre
01:05:13l'immigration
01:05:14illégale
01:05:15tout en étant pragmatique
01:05:16parce qu'il faut aussi
01:05:17une immigration
01:05:18de travail
01:05:19une défense
01:05:19finalement
01:05:20de l'identité
01:05:21des Italiens
01:05:22et la négociation
01:05:23parce qu'elle a par exemple
01:05:24négocié
01:05:25avec l'Albanie
01:05:26pour renvoyer
01:05:28concrètement
01:05:28ses migrants
01:05:29et de l'autre
01:05:30vous avez
01:05:30le modèle
01:05:31de monsieur
01:05:32Pedro Sanchez
01:05:32un socialiste
01:05:34invétéré
01:05:35corrompu
01:05:36jusqu'au coup
01:05:37qui se maintient
01:05:38au pouvoir
01:05:38grâce aux forces
01:05:40régionalistes
01:05:41qui sont aussi
01:05:41des forces
01:05:43séparatistes
01:05:44et qui régularisent
01:05:45qui régularisent
01:05:46qui défend
01:05:46un modèle
01:05:48multiculturel
01:05:49qui est aussi
01:05:49celui
01:05:50de madame
01:05:51van der Leyen
01:05:51et des élites
01:05:53européennes
01:05:54et quand vous regardez
01:05:55ce qui se passe
01:05:55en Europe
01:05:56vous avez une montée
01:05:57de la droite
01:05:57de la droite
01:05:58sauf peut-être
01:05:59au Danemark
01:05:59parce que la gauche
01:06:00danoise
01:06:01en effet
01:06:01mène la politique
01:06:02que la droite
01:06:03de la droite
01:06:03défend
01:06:04sur la question
01:06:05immigrationniste
01:06:06donc il y a une rupture
01:06:07très nette
01:06:07à gauche
01:06:08sur le continent
01:06:09européen
01:06:09soit la gauche
01:06:10reste dans ses rêveries
01:06:12dans ses illusions
01:06:13d'un immigrationnisme
01:06:14débridé
01:06:15soit la gauche
01:06:16décide finalement
01:06:17de lutter vraiment
01:06:18contre l'immigration
01:06:19massive
01:06:20et de respecter
01:06:21la souveraineté
01:06:21populaire
01:06:22et si elle ne fait pas
01:06:24ce second point
01:06:25elle disparaîtra
01:06:26c'est ce qu'on constate
01:06:27en Europe
01:06:27Arnaud et Mewana
01:06:29comme a dit notre invité
01:06:30c'est vrai que c'est important
01:06:31de stabiliser
01:06:32les pays
01:06:34instables
01:06:34j'écoutais tout à l'heure
01:06:36un documentaire
01:06:36sur l'âge de bronze
01:06:38et bien
01:06:39Ramsès III
01:06:40quand il y avait
01:06:41une famille
01:06:41c'est la page d'histoire
01:06:42il y avait longtemps
01:06:44ça sent la rentrée
01:06:45Arnaud aurait pu être professeur
01:06:46les problèmes fondamentaux
01:06:48des peuples
01:06:49et de l'âme humaine
01:06:50ne changent pas
01:06:51avec les siècles
01:06:52et bien quand il y avait
01:06:53une famine
01:06:53chez les Hittites
01:06:54Ramsès III
01:06:55a envoyé des grains
01:06:57des céréales
01:06:58pour qu'ils ne meurent pas
01:06:59de faim
01:06:59et qu'ils n'envahissent pas
01:07:00l'Egypte
01:07:02donc
01:07:03les choses
01:07:04ne changent pas tellement
01:07:05finalement
01:07:06il faut se reconger
01:07:07dans les livres
01:07:07des siècles
01:07:08pour revenir au monde
01:07:09contemporain
01:07:10je trouve
01:07:11le monde contemporain
01:07:13est à peu près
01:07:14le même
01:07:14que le monde antique
01:07:15et l'âme humaine
01:07:16est à peu près
01:07:17la même
01:07:17aujourd'hui
01:07:18que celle
01:07:19du temps
01:07:19de la préhistoire
01:07:20qu'est-ce que c'est
01:07:21quelques siècles
01:07:21dans l'histoire
01:07:22de l'humanité
01:07:23néanmoins
01:07:24concernant
01:07:24aujourd'hui
01:07:25madame Mélanie
01:07:26elle a été
01:07:26si caricaturée
01:07:27on l'a tellement
01:07:29comparée à Mussolini
01:07:30en disant
01:07:30qu'elle va mettre
01:07:31l'Italie
01:07:31à feu et à sang
01:07:32et finalement
01:07:33elle a réussi
01:07:34pour l'instant
01:07:34ça fait 4 ans
01:07:35qu'elle est là
01:07:35au pouvoir
01:07:36ce qui est déjà
01:07:37un bon record
01:07:38elle a réussi
01:07:39madame Mélanie
01:07:40à présenter
01:07:41une sorte
01:07:41de troisième voie
01:07:42parce qu'elle n'est pas
01:07:43elle a des nuances
01:07:44elle roule un peu
01:07:45comme sur du verglas
01:07:46donc elle fait
01:07:47elle ne donne pas d'à-coups
01:07:48elle n'accélère pas
01:07:49elle ne freine pas abruptement
01:07:51mais elle y va
01:07:52à son rythme
01:07:52c'est très intéressant
01:07:53ce qui se passe en Italie
01:07:54et je pense que cet exemple-là
01:07:56pourrait nous inspirer
01:07:57et je ne sais pas
01:07:58si vous vous souvenez
01:07:58de cela
01:07:59mais au début
01:07:59où elle avait pris le pouvoir
01:08:00elle avait organisé
01:08:00une table ronde
01:08:01un débat en Italie
01:08:03et la France avait pratiqué
01:08:05la politique de la chaise vide
01:08:06vous vous souvenez de ça ?
01:08:07c'est bien de le rappeler aussi
01:08:08mais pourquoi ?
01:08:09parce que monsieur Macron
01:08:10on n'avait rien à retenir
01:08:11parce que monsieur Macron
01:08:12est un immigrationniste
01:08:13parce que monsieur Macron
01:08:14défend la dissolution
01:08:15des nations dans l'Europe
01:08:17et parce que monsieur Macron
01:08:18est pour une société
01:08:19multiculturelle
01:08:20c'est ce que ne défend pas
01:08:21madame Mélanie
01:08:22allez Alberto Toscano
01:08:23dernier mot
01:08:24bilan plutôt positif ou pas ?
01:08:26le bilan de Giorgio Meloni
01:08:29est un bilan
01:08:30sur le terrain
01:08:31de l'économie positif
01:08:32avec quand même
01:08:34un bémol important
01:08:35c'est-à-dire
01:08:36l'augmentation
01:08:36du coût de la vie
01:08:37les salaires bas
01:08:39en Italie
01:08:39et les problèmes
01:08:40du système sanitaire
01:08:41l'Italie est un pays
01:08:43profondément endetté
01:08:44depuis beaucoup de temps
01:08:46et le budget italien
01:08:50respecte
01:08:52pratiquement respecte
01:08:54le 3%
01:08:55il est à 3,1%
01:08:57de déficit
01:08:57s'il n'y avait pas
01:08:59le poids de la dette
01:09:00les intérêts
01:09:01sur la dette
01:09:02l'Italie aurait
01:09:03un budget bénéficiaire
01:09:05dont la situation
01:09:07économique
01:09:08avec un chômage
01:09:10à 5,8%
01:09:12contre les 8,3%
01:09:14de la France
01:09:14le résultat est bon
01:09:17sur le terrain
01:09:17du chômage
01:09:18il y a eu
01:09:19des problèmes
01:09:20sérieux
01:09:21pour
01:09:21Ciasse Meloni
01:09:22qui a perdu
01:09:24le référendum
01:09:24sur la justice
01:09:25au mois de mars
01:09:26dernier
01:09:27la réforme
01:09:28constitutionnelle
01:09:29soumise
01:09:30à référendum
01:09:31a été
01:09:32battue
01:09:33par l'électorat
01:09:33le nom a gagné
01:09:34et il y a un problème
01:09:36aujourd'hui
01:09:36par rapport
01:09:37à la réforme
01:09:37électorale
01:09:38à quelques mois
01:09:40des élections
01:09:40qui auront lieu
01:09:41presque certainement
01:09:43le printemps
01:09:45en 2027
01:09:46comme les élections
01:09:47françaises
01:09:48au même moment
01:09:50Giorgio Meloni
01:09:51essaie de changer
01:09:52la loi électorale
01:09:54et ça donne
01:09:55évidemment
01:09:56la sensation
01:09:57l'opinion publique
01:09:59qu'elle le fait
01:09:59pour essayer
01:10:00de ne pas perdre
01:10:01les élections
01:10:02sa popularité
01:10:03est toujours élevée
01:10:04mais
01:10:05l'équilibre
01:10:07entre majorité
01:10:08et opposition
01:10:10est pratiquement
01:10:11très clair
01:10:13aujourd'hui
01:10:13et on ne peut pas
01:10:14faire de prévisions
01:10:15sur le résultat
01:10:16électoral
01:10:16même si le parti
01:10:18de Giorgio Meloni
01:10:19est le plus fort
01:10:20dans les sondages
01:10:21Merci Alberto Toscano
01:10:22ça m'a fait plaisir
01:10:23de vous retrouver
01:10:23moi il m'a manqué
01:10:24il y a longtemps
01:10:24que je ne vous ai pas eu
01:10:25dans nos émissions
01:10:26Merci beaucoup Alberto
01:10:28journaliste et écrivain
01:10:29qu'on ne présente plus
01:10:29on marque une pause
01:10:30pour l'un de nos amis
01:10:33agriculteurs
01:10:34parce qu'ils ne sont pas contents
01:10:36c'est le moins qu'on puisse dire
01:10:37un milliard ça peut paraître
01:10:38beaucoup
01:10:39beaucoup pour
01:10:40pour les français
01:10:41qui nous regardent
01:10:42mais c'est très peu
01:10:42pour eux
01:10:43et on va en parler
01:10:43allez restez
01:10:44restez nous fidèles
01:10:45on se retrouve dans
01:10:45quelques instants
01:10:46à tout de suite
01:10:5118h
01:10:51oui il est 18h32
01:10:52c'est déjà la dernière
01:10:53ligne droite
01:10:54pour votre punchline
01:10:55du week-end
01:10:55encore quelques sujets
01:10:56de débat
01:10:57qui s'annoncent
01:10:58assez chaud
01:10:59jusqu'à 19h
01:11:00on va commencer
01:11:01par parler de nos amis
01:11:03agriculteurs
01:11:03c'est important d'en parler
01:11:04j'en profite pour saluer
01:11:05Christian Convert
01:11:06qui est avec nous
01:11:06agriculteur et ancien
01:11:07secrétaire général
01:11:08de la coordination rurale
01:11:10bonsoir mon cher Christian Convert
01:11:12je ne vous demande pas
01:11:12comment vous allez
01:11:13parce que vous allez me donner
01:11:14les réponses dans quelques instants
01:11:15suite aux annonces
01:11:17faites par votre ministre
01:11:18alors ça peut
01:11:19ça peut faire bondir
01:11:21les gens qui nous regardent
01:11:22cette somme
01:11:23paraît énorme
01:11:24un milliard d'aides
01:11:25ça peut paraître
01:11:26effectivement énorme
01:11:27mais vous allez nous dire
01:11:28que ça ne représente
01:11:28pas grand chose
01:11:29j'en suis intimement persuadé
01:11:30mais d'abord les explications
01:11:31de Pauline Trevzer
01:11:32et on ouvre le débat
01:11:33avec vous mon cher Christian
01:11:34et avec nos invités
01:11:36Cet été a été particulièrement compliqué
01:11:39pour nos agriculteurs
01:11:40vague de canicules
01:11:41à répétition
01:11:43sécheresse sur les terres agricoles
01:11:44pour venir en aide au secteur
01:11:46le gouvernement met sur la table
01:11:48un plan d'aide
01:11:49de plus d'un milliard d'euros
01:11:50C'est une réponse forte
01:11:52un effort conséquent
01:11:53de solidarité
01:11:54de la part de tous les français
01:11:56dans une situation budgétaire difficile
01:11:58Parmi les mesures phares
01:12:00de ce plan d'urgence
01:12:01l'indemnité de solidarité nationale
01:12:04avec trois secteurs
01:12:05en première ligne
01:12:06le maraîchage
01:12:07les cultures de printemps
01:12:09et l'élevage
01:12:09Le gouvernement estime
01:12:11les besoins
01:12:11à 520 millions d'euros
01:12:13à cela s'ajout
01:12:14330 millions d'euros
01:12:15pour alléger
01:12:16la taxe foncière
01:12:17des agriculteurs
01:12:18les plus touchés
01:12:18Il y a aussi
01:12:20le fonds de réarmement agricole
01:12:21un fonds de 235 millions d'euros
01:12:24piloté par les préfets
01:12:26pour répondre aux besoins
01:12:26les plus urgents
01:12:27des exploitations
01:12:28Face à ces annonces
01:12:30le milieu agricole
01:12:31dénonce des sommes dérisoires
01:12:33La perte
01:12:34étant de
01:12:34minimum 10
01:12:36les plus proches
01:12:37des 15 ou 18 milliards
01:12:39de chiffre d'affaires
01:12:40mettre 1 milliard
01:12:41mais attention
01:12:421 milliard
01:12:42avec toutes les références
01:12:44Elle dit
01:12:45en plus
01:12:46c'est ces termes
01:12:47que c'est un réarmement agricole
01:12:49c'est vraiment se moquer
01:12:50de l'agriculteur
01:12:52de l'agriculture
01:12:52et même du consommateur
01:12:53qui veut manger français
01:12:54La coordination rurale
01:12:56pourrait annoncer prochainement
01:12:58de nouvelles mobilisations
01:12:59pour contester ce plan d'urgence
01:13:02Oui, que les choses soient claires
01:13:03Christian Convert
01:13:04évidemment
01:13:04ça peut surprendre
01:13:061 milliard
01:13:07c'est une belle somme rondelette
01:13:09mais vu la situation
01:13:11de l'agriculture française
01:13:12c'est pas assez
01:13:13et c'est rien pour vous
01:13:14c'est ça très concrètement
01:13:15mais expliquez-vous
01:13:16expliquez-nous très concrètement
01:13:17pourquoi
01:13:20Pourquoi ?
01:13:21Bon déjà
01:13:21les annonces de la ministre
01:13:23on va pas dire
01:13:23qu'elles nous choquent
01:13:24on s'attendait bien un peu
01:13:25à quelque chose
01:13:26de ce style-là
01:13:27mais quand elle démarre
01:13:28son propos en disant
01:13:29que quand l'agriculture
01:13:30est frappée
01:13:31la notion répond présente
01:13:34c'est une honte
01:13:36sans être désagréable
01:13:39ce plan tel qu'il a été reçu
01:13:41par mes collègues
01:13:43voilà
01:13:43ils ont dit un plan comme ça
01:13:44il faut qu'elles se le mettent
01:13:45là où je me pense
01:13:46parce que de toute façon
01:13:47un milliard on parle pas
01:13:48on parle quand même
01:13:49d'entreprises agricoles
01:13:50sur tout le territoire
01:13:51toutes les filières ont reçu
01:13:53donc un milliard
01:13:54c'est rien du tout
01:13:56il fallait pas
01:13:57qu'elles s'y prennent comme ça
01:13:59parce que je vais dire
01:13:59qu'on s'attendait pas
01:14:00beaucoup plus
01:14:00il fallait simplement
01:14:01qu'elle ait une autre communication
01:14:02qu'elle vienne en disant
01:14:04voilà
01:14:05elle dit qu'elle a bien visité
01:14:06le terrain
01:14:06ce que je ne doute pas
01:14:07elle a vu
01:14:08l'ampleur de la crise
01:14:10donc il fallait qu'elle vienne
01:14:11en disant
01:14:13je vois l'ampleur de la crise
01:14:14mais dans la situation
01:14:15où l'État en est
01:14:16on ne peut plus rien faire
01:14:16donc on fera un plan
01:14:18d'une hauteur comme ça
01:14:19voilà
01:14:20parce que sur les 1 milliard
01:14:21vous les avez en gros
01:14:22décortiqués
01:14:23il y a déjà 300 millions
01:14:24qui vont
01:14:25sur les impôts fonciers
01:14:27les impôts fonciers
01:14:27ne concernent même pas
01:14:28les agriculteurs
01:14:28mais concernent les propriétaires
01:14:30mais disons
01:14:31cette situation
01:14:31elle ne peut en rien
01:14:33aider l'agriculture
01:14:35je pense que c'est une
01:14:37elle acte
01:14:38elle acte carrément
01:14:39à travers des mesures comme ça
01:14:40la disparition
01:14:41de 30 à 50 000 fermes
01:14:44d'ici le printemps prochain
01:14:45voilà
01:14:46donc
01:14:47on peut analyser tout ce qu'on veut
01:14:49mais c'est de l'amertume
01:14:50bien sûr c'est de l'amertume
01:14:51qu'est-ce qu'on fait
01:14:52Christian Convert
01:14:52une fois qu'on a dit ça
01:14:53qu'est-ce qu'on fait
01:14:54qu'est-ce que vous allez faire
01:14:55voilà
01:14:56ben non mais
01:14:57qu'est-ce qu'on va faire
01:14:58d'abord
01:14:59la crise
01:14:59on n'en est pas sorti
01:15:00puisque de toute façon
01:15:01la sécheresse continue
01:15:02il y a encore
01:15:0334 degrés chez moi
01:15:04cet après-midi
01:15:06on n'est pas prêt
01:15:06de recevoir de l'eau
01:15:07pour que ça pousse
01:15:08c'est sûr que la pluie
01:15:09nous arrangerait beaucoup plus
01:15:10que les aides
01:15:11qu'elles nous annoncent
01:15:12pour l'instant
01:15:13ça ne vient pas
01:15:13donc qu'est-ce qu'on peut attendre
01:15:15qu'est-ce qu'on peut attendre
01:15:16d'un gouvernement
01:15:17dans un état comme ça
01:15:18il y a 15 millions de bovins
01:15:19en France
01:15:19alors si je ne prends rien
01:15:21que sur la partie bovins
01:15:22tellement ça a été sinistré
01:15:23ça ne représente rien du tout
01:15:24ce qu'il y a là
01:15:25voilà
01:15:25donc poursuite du GNR
01:15:26des
01:15:27on va dire
01:15:28des petites pastilles
01:15:30pour dire
01:15:30qu'elle fait quelque chose
01:15:32je suis conscient
01:15:33qu'elle ne peut peut-être
01:15:34pas faire plus
01:15:34vu l'état du pays
01:15:35c'est pas de notre faute
01:15:37il y a un certain nombre
01:15:37de choses
01:15:38qu'on dit depuis un moment
01:15:39je pense qu'effectivement
01:15:40on aurait eu plus
01:15:42attention
01:15:42ça aurait peut-être
01:15:43temporisé un peu
01:15:45on est en grande difficulté
01:15:47qu'est-ce qu'il faut
01:15:48on ne saura pas
01:15:49où s'approvisionner
01:15:50parce que disons
01:15:51la matière n'est plus là
01:15:52pour donner à manger aux bovins
01:15:53parce qu'effectivement
01:15:54les pays autour de nous
01:15:55ils sont mieux
01:15:57mieux que nous
01:15:58on va dire
01:15:59et ils achètent aujourd'hui
01:16:00les produits
01:16:01qu'on a vraiment besoin
01:16:02donc la Suisse achète
01:16:03la Belgique achète
01:16:04donc les produits
01:16:05qui sont de première nécessité
01:16:06on ne les aura pas
01:16:07comme ça voilà
01:16:08on sait que les poules
01:16:09faites d'être à
01:16:09vont bientôt arriver
01:16:10mais la quantité
01:16:11est vraiment moindre
01:16:13donc c'est exactement pareil
01:16:14on lui a demandé de dire
01:16:15écoutez ça ne coûte rien
01:16:16à l'État
01:16:17mais essayez de faire quelque chose
01:16:18par rapport aux exportations
01:16:20pour qu'on garde nos pays
01:16:21pour qu'on garde nos produits
01:16:22faire quelque chose
01:16:23par rapport aux betteraves
01:16:24pour qu'elles n'allent pas
01:16:25dans les méthaniseurs
01:16:26mais qu'elles soient dirigées
01:16:26vers l'alimentation du bétail
01:16:28et je pense que
01:16:29ce qu'on pourrait attendre
01:16:30dans une situation comme ça
01:16:31d'un gouvernement
01:16:32qui ne peut plus rien
01:16:33en matière économique
01:16:34c'est qu'il met autour de la table
01:16:35un certain nombre d'acteurs
01:16:37dans les banques
01:16:38la grande distribution
01:16:40et l'industrie agroalimentaire
01:16:42je pense qu'on a vraiment
01:16:43un cap à passer
01:16:44la poulivère
01:16:45et si ces acteurs-là
01:16:46ne se mettent pas autour de la table
01:16:48on n'y arrivera pas
01:16:49c'est sûr que les 35 000
01:16:51disparitions d'exploitation
01:16:53ça ira au-delà
01:16:54parce que de toute façon
01:16:55les banques ne peuvent plus
01:16:56prêter dans ces circonstances-là
01:16:58Alors je vous pose la question
01:16:59Christian
01:16:59est-ce qu'il va y avoir
01:17:00des actions ?
01:17:00C'est ce que semblait dire
01:17:01votre collègue Patrick Lograt
01:17:02dans le reportage
01:17:04il va y avoir des actions
01:17:05vraisemblablement
01:17:06parce que vous ne pouvez pas
01:17:06rester en l'état
01:17:09Oui mais bon
01:17:10pour l'instant
01:17:10oui bien sûr
01:17:12que la colère
01:17:12elle est là
01:17:14je crois qu'on va attendre
01:17:15on va attendre la pluie
01:17:16en espérant qu'elle revienne
01:17:19avant que ça soit
01:17:19vraiment trop tard
01:17:20parce que maintenant
01:17:21il faut mettre en place
01:17:22en plus
01:17:22les cultures d'automne
01:17:24les gens pleureront déjà
01:17:26pour acheter
01:17:26les produits
01:17:27qu'ils ont besoin
01:17:28donc c'est difficile
01:17:29de dire
01:17:29de se projeter
01:17:30de mettre en culture
01:17:31il va y avoir
01:17:32sans doute
01:17:32une petite avance
01:17:33de la PAC
01:17:33qu'on récupère
01:17:34un peu de trésorerie
01:17:35mais de toute façon
01:17:36tout ça c'est insuffisant
01:17:37on est face à une situation
01:17:39qui est amplifiée
01:17:40puisque les agriculteurs
01:17:41n'avaient plus un rond
01:17:43si je peux me permettre
01:17:43de parler comme ça
01:17:44il n'y avait plus de trésorerie
01:17:46du tout d'avance
01:17:46donc on aurait pu anticiper
01:17:48pour acheter des produits
01:17:49dès le début
01:17:49parce que la sécheresse
01:17:50on l'a vu arriver
01:17:52fin juillet
01:17:52on aurait pu acheter des produits
01:17:54on n'a pas un sou
01:17:54donc tout le monde attend
01:17:55tout le monde attend
01:17:56en disant
01:17:56la pluie va peut-être revenir
01:17:57on va peut-être sauver l'automne
01:17:59et on s'aperçoit
01:17:59que plus les jours passent
01:18:00plus c'est grave
01:18:01et puis la situation gouvernementale
01:18:03bon la ministre
01:18:04nous fait cette annonce là
01:18:05on n'est pas dupes
01:18:06maintenant
01:18:06ils vont dire quoi
01:18:07ils vont dire
01:18:08écoutez on va reporter
01:18:09la suite
01:18:10ça va venir
01:18:10ça va venir dans le budget
01:18:12on voit comment ça va se passer
01:18:14bon écoutez
01:18:15alors ça ne va pas redémarrer
01:18:16je ne pense pas
01:18:17sur les chapeaux de roue
01:18:18sur le terrain
01:18:18parce que pour l'instant
01:18:20je crois qu'on va dire
01:18:21on a presque d'accord
01:18:23beaucoup sur nos exploitations
01:18:24et on veut voir
01:18:24comment ça va se passer
01:18:26mais effectivement
01:18:27si rien ne se passe
01:18:28je ne sais
01:18:28le mouvement ne maîtrisera plus
01:18:30ni les uns ni les autres
01:18:31merci Christian Convert
01:18:34et on mesure évidemment
01:18:35votre déception
01:18:36cette colère qui gronde
01:18:38qui ne cesse de gronder d'ailleurs
01:18:39merci beaucoup Christian Convert
01:18:41on va changer de sujet
01:18:42si vous le voulez bien
01:18:43parce que
01:18:43je crois qu'on passe
01:18:44un petit peu de temps
01:18:45sur France Inter
01:18:47et plus globalement
01:18:49sur l'audiovisuel public
01:18:51le sujet c'est France Inter
01:18:52voilà
01:18:53et pas que
01:18:54on est avec
01:18:55Michel Goldstein
01:18:57qui est bien placé
01:18:58pour nous en parler
01:18:59qui est journaliste
01:19:00et ancien rédacteur en chef
01:19:01de France Télévisions
01:19:02merci Michel
01:19:04il nous reste 8 minutes 30
01:19:05dans cette émission
01:19:06on parle évidemment
01:19:07de France Inter
01:19:08avec ce qu'on peut dire
01:19:09oui
01:19:10l'affaire Sapin
01:19:12qui fait bondir
01:19:14au sein de la Maison Ronde
01:19:15on voit tout ça
01:19:16avec cette synthèse
01:19:18de Michel Dos Santos
01:19:20et puis on en parle
01:19:21et on ouvre le débat
01:19:22depuis qu'il a claqué
01:19:23la porte il y a 5 ans
01:19:25Jacques Cardoz
01:19:26accuse l'audiovisuel public
01:19:27d'absence de pluralisme
01:19:29auditionné en avril dernier
01:19:30lors de la commission d'enquête
01:19:32le journaliste avait dénoncé
01:19:33une idéologie
01:19:34de gauche prédominante
01:19:36une enquête sur Jean-Luc Mélenchon
01:19:37me paraissait en 2018
01:19:38absolument impérative
01:19:39lorsqu'on a un candidat
01:19:41à la présidence de la République
01:19:42qui dit
01:19:42la République c'est moi
01:19:43et qui manifeste cette violence
01:19:44devant les gens
01:19:45ce qui m'a choqué
01:19:45c'est d'entendre de la part
01:19:46d'une journaliste
01:19:47que c'était pas question
01:19:48parce que la France Insoumise
01:19:49faisait partie de ceux
01:19:50qui donnaient des dossiers
01:19:51à l'émission
01:19:52à l'inverse
01:19:53certains numéros
01:19:54de son émission
01:19:54complément d'enquête
01:19:55étaient scrutés de très près
01:19:57l'enquête sur Jordan Bardella
01:19:58le rédacteur en chef
01:19:59a dit devant moi
01:20:00celle-là
01:20:00et je m'en suis entretenu
01:20:01avec la direction
01:20:02virgule
01:20:03je n'ai pas le droit
01:20:04de la rater
01:20:04ces derniers mois
01:20:05d'autres voix
01:20:06se sont élevées
01:20:07contre un manque de neutralité
01:20:08Paul Amart
01:20:09ancien présentateur
01:20:11du 20h sur France 2
01:20:12est l'une d'entre elles
01:20:13vous avez une jeune génération
01:20:14qui est arrivée
01:20:15qui n'a pas connu des guerres
01:20:16telles que nous
01:20:17on les a connues
01:20:17ou couvertes
01:20:18qui ont envie d'en découdre
01:20:19et qui sont biberonnées
01:20:20à l'idéologie aujourd'hui
01:20:22LFI
01:20:23des journalistes
01:20:24qui pour certains
01:20:25semblent vouloir
01:20:26s'approprier
01:20:27l'audiovisuel public
01:20:28dans les colonnes du Figaro
01:20:29Brice Couturier
01:20:30ancien de Radio France
01:20:31se souvient de l'attitude
01:20:33de certains de ses confrères
01:20:34trop souvent sur place
01:20:36j'ai entendu
01:20:37que le service public
01:20:38appartenait à la gauche
01:20:39il n'y a que
01:20:40dans les états autoritaires
01:20:41qu'un parti
01:20:41parce qu'il est victorieux
01:20:42aux élections
01:20:43considère qu'il a le droit
01:20:44de mettre la main
01:20:45sur les appareils d'état
01:20:46et en particulier
01:20:47les radios
01:20:48et les télévisions publiques
01:20:49Aujourd'hui
01:20:50les journalistes
01:20:51de France intervoient rouge
01:20:52avec la présence
01:20:53de Charles Sapin
01:20:54une colère
01:20:55et une grève à venir
01:20:56qui pour certains
01:20:57confirment une absence
01:20:58de diversité d'opinions
01:21:00Alors Michel Goldstein
01:21:01vous confirmez
01:21:02les propos
01:21:03de nos confrères
01:21:04Jacques Cardos
01:21:04Paul Amar
01:21:05vous avez bien connu
01:21:06le service public
01:21:07il n'y a aucune surprise
01:21:09avec cette affaire
01:21:10Charles Sapin
01:21:11mais ce qu'il y a
01:21:11de nouveau
01:21:12c'est que la direction
01:21:13pour le moment
01:21:14maintient sa position
01:21:16Alors on assiste là
01:21:18à une chasse aux sorcières
01:21:19à une chasse à l'homme
01:21:21un procès d'attention
01:21:23sur un journaliste
01:21:24reconnu
01:21:25donc
01:21:26c'est totalement inadmissible
01:21:29mais je ne suis pas étonné
01:21:29effectivement
01:21:30de voir
01:21:31le service public
01:21:33qui est quand même
01:21:34dirigé en grande partie
01:21:35en réalité
01:21:36par les syndicats
01:21:37et les syndicats
01:21:39pendant des décennies
01:21:41ont fait
01:21:41la pluie
01:21:42et le beau temps
01:21:42mais c'est surtout
01:21:44que
01:21:44le service public
01:21:46maintenant
01:21:47est dans les mains
01:21:48d'une caste
01:21:48la caste
01:21:49de gauche
01:21:51et surtout
01:21:51du parti socialiste
01:21:52mais le parti socialiste
01:21:53est en train
01:21:54petit à petit
01:21:56de se faire
01:21:57remonter
01:21:57par les filles
01:21:59quand vous voyez
01:21:59que
01:22:00Jean-Luc Mélenchon
01:22:02a demandé
01:22:02la tête
01:22:03de Charles Sapin
01:22:05mais aussi
01:22:06de Guillaume Herner
01:22:06donc
01:22:07on est vraiment
01:22:08sur une OPA
01:22:09du service public
01:22:11et
01:22:12je ne suis pas sûr
01:22:13que la direction
01:22:14alors qu'elle
01:22:15effectivement
01:22:16elle tient pour le moment
01:22:18elle tient pour le moment
01:22:19sa position
01:22:20oui
01:22:20elle tient
01:22:21mais pour combien de temps
01:22:22pour combien de temps
01:22:23je ne suis pas sûr
01:22:24qu'elle puisse
01:22:25tenir longtemps
01:22:27moi
01:22:27il y a eu des grèves
01:22:29à France Télévisions
01:22:30ou à Radio France
01:22:32dans le passé
01:22:33les
01:22:34les syndicats
01:22:35ont toujours
01:22:36obtenu
01:22:37ce qu'ils voulaient
01:22:38vous ne croyez pas
01:22:39que ça va durer
01:22:40cette position
01:22:40de la direction
01:22:41en gros
01:22:41en substance
01:22:42moi je pense
01:22:43qu'elle ne va pas tenir
01:22:44surtout
01:22:44avec les élections
01:22:46présidentielles
01:22:46qui arrivent
01:22:47j'ai bien peur
01:22:48que
01:22:50maintenant
01:22:50ça soit trop tard
01:22:51et que
01:22:52LFI
01:22:52ait pris
01:22:53vraiment
01:22:54le pouvoir
01:22:55sur le service public
01:22:57et ne le lâchera pas
01:22:58en vue des présidentielles
01:22:59alors on a
01:23:00Mémona Itterman
01:23:01et c'est pas
01:23:02la grande reporteur
01:23:03que j'interroge
01:23:03mais c'est l'ex-membre
01:23:05du CSA
01:23:06quel regard
01:23:06portez-vous
01:23:07en effet
01:23:08j'étais là
01:23:08en 2018
01:23:09lorsque le subrepticement
01:23:11Sybille Veil
01:23:12a posé sa candidature
01:23:13parmi d'autres
01:23:13d'ailleurs
01:23:13lors de l'éviction
01:23:15de Mathieu Gallet
01:23:15et dans son plan stratégique
01:23:17elle avait promis
01:23:18elle s'était engagée
01:23:19à ce que le pluralisme
01:23:20soit une réalité
01:23:21à Radio France
01:23:22parce que
01:23:23là où elle était
01:23:24en numéro 2
01:23:24par rapport à Mathieu Gallet
01:23:26elle savait très bien
01:23:26qu'il y avait un problème
01:23:28je crois qu'aujourd'hui
01:23:29d'abord
01:23:29elle a dû entendre
01:23:31je pense
01:23:31elle et Céline Pigalle
01:23:33la directrice
01:23:34de France Inter
01:23:34elles ont dû entendre
01:23:36la voix des gens
01:23:37sur les médias
01:23:39et particulièrement
01:23:39ici
01:23:40et qui dénoncent
01:23:41ce problème
01:23:42comment se fait-il
01:23:43qu'un journaliste
01:23:44reconnu
01:23:46ne puisse pas
01:23:47s'exprimer
01:23:47juste le temps
01:23:48de 2 minutes et quelques
01:23:49c'est même pas 3 minutes
01:23:51c'est 2 minutes et quelques
01:23:53à 7h40 du matin
01:23:54elle n'avait pas le choix
01:23:55Madame Veil
01:23:56que d'être
01:23:57de rester droite
01:23:58dans ses bottes
01:23:59et de maintenir
01:24:00cette grille de programme
01:24:01est-ce qu'elle
01:24:02va revenir
01:24:03sur cette parole
01:24:04ça va être compliqué
01:24:05parce qu'avec la commission
01:24:07à l'oncle
01:24:09quand même
01:24:10trop d'interlocuteurs
01:24:11trop de témoins
01:24:12trop d'acteurs
01:24:13de cette machine audiovisuelle
01:24:14ont pointé du doigt
01:24:15ce problème du pluralisme
01:24:16c'est un engagement
01:24:17de la loi
01:24:18il faut rester
01:24:19sur le plan de la loi
01:24:20c'est un droit
01:24:21c'est un devoir
01:24:22que la radio publique
01:24:23qui est financée
01:24:24très majoritairement
01:24:25par les dotations publiques
01:24:27représente le peuple français
01:24:28et au fond
01:24:29à Radio France
01:24:30on les connait
01:24:30je les connais
01:24:31nous les connaissons
01:24:32je connais même les syndicats
01:24:33j'étais syndiqué
01:24:34à la CGT
01:24:35figurez-vous
01:24:35pour avoir la paix
01:24:36oui oui oui
01:24:37pour avoir la paix
01:24:39mais oui
01:24:39parce que la CGT
01:24:40et la direction de France Télé
01:24:42marchaient ensemble
01:24:42vous savez quoi
01:24:43c'est que à France Télé
01:24:45comme à Radio France
01:24:46c'est vrai les amis
01:24:46dites pas le contraire
01:24:47c'est que c'est leur joujou
01:24:49et ils ne veulent pas
01:24:50que d'autres
01:24:51viennent toucher le joujou
01:24:52les autres
01:24:53ceux qui ont une voix
01:24:54pas seulement dissidente
01:24:55mais simplement différente
01:24:57ce sont des bâtards
01:24:58d'audiovisuel
01:24:59il ne faut pas
01:24:59que les bâtards
01:25:00entrent à la table familiale
01:25:01Kevin
01:25:03et Arnaud
01:25:04très rapidement
01:25:05juste une chose
01:25:05il suffit
01:25:06il suffit de regarder
01:25:07les enquêtes d'opinion
01:25:08trois quarts
01:25:09des français
01:25:11partagent des idées
01:25:12de droite
01:25:12ou de la droite
01:25:13de la droite
01:25:13et quand vous branchez
01:25:14France Inter
01:25:15financé par l'impôt
01:25:17de l'ensemble des français
01:25:18vous entendez
01:25:19un discours
01:25:20éléfiste
01:25:21un discours woke
01:25:22et pour essayer
01:25:24de protéger
01:25:24le pluralisme
01:25:25vous avez la direction
01:25:26de France Inter
01:25:27qui ose donner
01:25:28une chronique
01:25:29à monsieur Sapin
01:25:30qui est quelqu'un
01:25:31de tout à fait respectable
01:25:32un dimanche matin
01:25:33une chronique
01:25:34de moins de trois minutes
01:25:34et là
01:25:35vous avez
01:25:36tous ces employés
01:25:37de gauche
01:25:37tous ces syndicats
01:25:38de gauche
01:25:39qui finalement
01:25:40privatisent le service
01:25:41public
01:25:41pour défendre
01:25:43leurs idées
01:25:43avec l'argent
01:25:44finalement
01:25:45de tous les français
01:25:46et juste une chose
01:25:47aussi Thierry
01:25:48parce que ça m'a scandalisé
01:25:49moi j'écoute un petit peu
01:25:50France Inter
01:25:50j'écoute un petit peu
01:25:52les billets d'humour
01:25:52ce sont des gens
01:25:53d'extrême gauche
01:25:54qui sont dans la haine
01:25:55qui sont dans le sectarisme
01:25:56ils ont assimilé
01:25:57Jean-Philippe Tanguy
01:25:59à un rat
01:25:59est-ce que vous vous rendez compte
01:26:00ils ont associé
01:26:03monsieur Sapin
01:26:04finalement
01:26:04au néonazisme
01:26:05ce n'est même pas drôle
01:26:06parce que ces gens
01:26:07portent la haine
01:26:08avec eux
01:26:09ce qui se passe
01:26:10sur le service public
01:26:11c'est tonteux
01:26:11et les français
01:26:13en ont ras-le-bol
01:26:14et à un moment donné
01:26:14il faut résister
01:26:16parce que la gauche
01:26:17n'a plus le monopole
01:26:18dans ce pays
01:26:19la droite doit s'affirmer
01:26:20Arnaud
01:26:21depuis un certain nombre
01:26:22d'années
01:26:23ils sont devenus
01:26:23très sectaires
01:26:24et d'autant plus
01:26:25avec la famille
01:26:26Klarsfeld
01:26:27parce que depuis
01:26:28qu'on a dit
01:26:29qu'on préférait
01:26:29Le Pen à Mélenchon
01:26:31on n'a jamais été invités
01:26:32d'ailleurs
01:26:33sur des événements
01:26:34du 7 octobre
01:26:35alors qu'on a
01:26:36une certaine légitimité
01:26:37j'ai retrouvé
01:26:37qu'en mars 2017
01:26:39dans une chronique
01:26:40d'humour
01:26:42il y a l'humoriste
01:26:43qui a dit
01:26:43c'est jamais drôle
01:26:44quand quelqu'un meurt
01:26:45sauf si c'est
01:26:46Arnaud Klarsfeld
01:26:47c'est bon
01:26:48voilà
01:26:49ça se passe le commentaire
01:26:50merci Michel Goldstein
01:26:52d'avoir participé
01:26:53à ce débat
01:26:53on verra
01:26:54vous n'avez pas
01:26:54la même position
01:26:55avec Mémona
01:26:57elle pense
01:26:58que la direction
01:26:59va tenir
01:27:00vous dites
01:27:01qu'elle ne tiendra pas
01:27:02elle n'a pas le choix
01:27:03on verra
01:27:03on en reparlera
01:27:04quelque chose
01:27:04me dit qu'on en reparlera
01:27:05on arrive à la fin
01:27:06de cette émission
01:27:06malheureusement
01:27:07mon cher Michel
01:27:08merci d'avoir accepté
01:27:09de participer
01:27:10merci équipes
01:27:11qui m'ont entouré
01:27:11Sébastien Mandotti
01:27:12Abiba Alfino
01:27:13Alison Blanc
01:27:14Augustin Donadieu
01:27:15pour l'info
01:27:15merci à la programmation
01:27:20Mathieu Bocotter
01:27:20Arthur Devatrigan
01:27:21Eliott Deval
01:27:22c'est tout de suite
01:27:23et j'aurai le plaisir
01:27:23de vous retrouver
01:27:24tout à l'heure
01:27:24pour Soirinfo
01:27:25nouvelle formule
01:27:26à tout à l'heure
01:27:27merci Lyon Kémoun
01:27:28on vous retrouve à
01:27:28à 22h
01:27:30vous êtes sûr ?
01:27:3122h 23h
01:27:3222h 23h
01:27:33juste avant nous
01:27:34allez à tout à l'heure
01:27:35bye bye
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