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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE
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00:01Bientôt 17h sur CNews, bienvenue si vous nous rejoignez à la lune de l'actualité.
00:05L'Allemagne et ses bureaux de vote qui ont ouvert depuis 8h ce matin en Saxe-en-Alt à l
00:10'occasion des élections régionales.
00:121,7 million de personnes sont attendues aux urnes.
00:15Le parti de droite radicale alternatif pour l'Allemagne et l'AFD est donné favori.
00:20S'il l'emporte, ce parti pourrait diriger un land pour la première fois de son histoire.
00:25Je vous propose d'écouter des électeurs allemands.
00:28En tout cas, je suis inquiet. J'ai deux enfants et quand j'imagine qu'un parti comme l'AFD
00:33obtient autant de voix dans cet état, c'est une source d'inquiétude.
00:37J'espère que l'AFD obtiendra la majorité absolue, mais je pense qu'ils ne parviendront pas à le faire.
00:43Je m'attends à une coalition sale et l'état deviendra ingouvernable.
00:48Toujours à l'étranger, les émissaires américains.
00:51Jared Kushner et Steve Witkoff sont arrivés à Kiev, une première depuis le début de leur médiation.
00:56Ils ont rencontré hier Vladimir Poutine, avec lequel ils ont échangé durant trois heures.
01:00Ils doivent formuler aujourd'hui leur proposition à Volodymyr Zelensky pour mettre fin à la guerre.
01:06À l'occasion de ces nouveaux pourparlers, les deux camps se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu
01:12durant trois jours.
01:14Toujours à l'étranger, le volcan Anak Krakatoa est entré en éruption en Indonésie.
01:21La conséquence, ce sont six aéroports qui ont été fermés, dont celui de Jakarta.
01:26Après la dispersion de cendres volcaniques dans l'espace aérien, plus de 200 vols et plus de 20 000 passagers
01:32sont affectés.
01:3316 vols internationaux ont notamment été annulés.
01:36Le volcan situé entre Java et Sumatra a connu plusieurs éruptions depuis samedi.
01:42Retour en France avec Gianni Infantino qui veut rester à la tête du football mondial.
01:48Le président de la FIFA sera bien candidat à sa réélection en mars 2027, malgré la fronde qui monte contre
01:54sa gouvernance.
01:55Plusieurs grandes fédérations européennes, dont l'Italie, la Suède et l'Écosse, lui ont retiré leur soutien.
02:00En cause notamment son projet finalement abandonné d'ouvrir les revenus de la Coupe du Monde à des investisseurs privés.
02:07Pour l'instant, il est le seul candidat déclaré.
02:09Les prédendants ont jusqu'au 18 novembre pour se présenter.
02:15Et vous allez voir un bateau, pas comme les autres, une barge qui navigue sur la Seine
02:19et dont la mission est de nettoyer les quais de Seine et les berges qui sont inaccessibles par la route.
02:25Ce bateau avait notamment servi avant les JO de Paris pour participer au grand nettoyage du fleuve.
02:31Et deux ans après, vous allez le voir, deux ans après les Jeux, il continue sa mission.
02:35Les détails avec Mathilde Libanaise.
02:37Sur la Seine, c'est un drôle de bateau qui navigue pendant que Paris se réveille.
02:42L'Anita Conti, 12 mètres de long, est chargée d'une mission particulière.
02:46Alors le rôle de l'Anita Conti consiste à aller nettoyer là où les engins mécanisables ne peuvent pas aller.
02:54On voit bien qu'il y a des escaliers de chaque côté, donc aucun véhicule ne peut descendre pour aller
02:58nettoyer les berges.
03:00Grâce à une motopompe, le bateau utilise l'eau de la Seine pour laver les quais et les murs.
03:04Une mission essentielle toute l'année dans ces zones très fréquentées où les déchets peuvent rapidement s'accumuler.
03:10Quand il fait très très chaud sur Paris, les gens aiment bien venir faire des petits pique-niques sur les
03:15quais, profiter.
03:17Donc on doit faire deux tours de bennes et une benne, je crois que c'est 3 tonnes 5.
03:22Donc deux fois 3 tonnes 5, ça fait 7 tonnes de déchets à peu près.
03:25Mais l'Anita ne fait pas que nettoyer, elle peut aider à l'aménagement des quais.
03:29L'Anita Conti est attachée à faire d'autres missions avec d'autres services de la ville de Paris
03:35ou des sociétés privées pour refaire les pavés, replanter des arbres.
03:41Et à ceci, on ajoute aussi que l'Anita Conti, sur l'Anita Conti, on peut mettre des machines.
03:48Et pendant les intempéries ou les crues, ces agents peuvent aussi enlever des troncs coincés sous les ponts grâce à
03:53une grue hydraulique.
03:55Allez 17h03 sur CNews.
03:57Dans un instant, on va rendre hommage à Jean-Paul Belmondo, disparu il y a 5 ans, jour pour jour,
04:02à l'âge de 88 ans.
04:03Quant à nous, on se retrouve à 18h, à tout à l'heure sur CNews.
04:10Bonsoir, il est quasiment 18h, merci de nous accueillir.
04:12C'est votre punchline du week-end, version un peu plus courte en raison de la diffusion de notre du
04:17commentaire
04:18que vous avez pu voir sur Jean-Paul Belmondo.
04:20Nous sommes le 6 septembre et cela fait déjà 5 ans que Bébel, oui, nous a quittés.
04:25Immense secteur, éminemment populaire évidemment.
04:28On va y revenir dans quelques instants puisqu'on sera avec son neveu Olivier Belmondo,
04:31lui-même directeur d'une école de théâtre.
04:35Mais je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants.
04:38On va commencer tout d'abord par un premier tour de l'information,
04:41comme d'habitude évidemment avec Augustin Donadieu qui nous accompagne ce soir en ce dimanche.
04:45Bonsoir Augustin.
04:48Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
04:50Les policiers sont en colère.
04:51Le syndicat unité SGP Police a mené une action surprise aujourd'hui à la braderie de Lille.
04:57Manifestation qui a eu lieu quelques jours après leur réunion avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez,
05:02durant laquelle il a présenté le budget de la police et la revalorisation de la prime de risque des policiers.
05:07Et ces mêmes policiers qui attendent toujours une reconnaissance de leur profession sur la fiche de paye.
05:13Une maison soufflée par une explosion, ça s'est passé à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis.
05:19C'est une fuite de gaz qui aurait entraîné cette explosion.
05:21Un enfant de deux ans est décédé.
05:23Sept personnes ont également été blessées.
05:26Deux d'entre elles sont en urgence absolue.
05:29A l'étranger, les discussions pour la paix se poursuivent à Kiev.
05:32Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré Volodymyr Zelensky.
05:38Des échanges qualifiés de très significatifs par Witkoff.
05:42Le président ukrainien veut croire en une avancée.
05:45Selon lui, chaque rencontre rapproche de la paix.
05:47Mais les négociations restent bloquées sur la question territoriale.
05:50Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes de la région de Donetsk.
05:54Une demande catégoriquement refusée par Kiev.
05:57L'Europe veut réaffirmer son soutien au Groenland face aux ambitions de Donald Trump.
06:02La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée ce dimanche à Nuc pour une visite de
06:07deux jours.
06:08Un déplacement hautement symbolique, sept mois après la crise provoquée par les menaces américaines sur ce territoire autonome danois.
06:16Et plus de 300 morts en quelques jours au Yémen.
06:20Les combats entre les forces pro-gouvernementales et les rebelles outils pro-iraniens ont fait plus de 140 morts depuis
06:26hier seulement.
06:27Une offensive lancée jeudi par les outils pour prendre le contrôle des zones proches du détroit de Babel-Mandab.
06:34Passage stratégique entre la mer Rouge et le canal de Suez.
06:37Les combats accompagnés de tirs, de roquettes et de drones sont les plus meurtriers dans le pays depuis plusieurs années.
06:43Et c'est le mot fidèle je suppose.
06:45Je vous souhaite une bonne émission.
06:46Merci beaucoup.
06:47Allez, votre Punch on the Weekend, c'est parti.
06:49Je vous présente l'équipe qui m'entoure.
06:51Équipe très féminine.
06:52Vous m'envoyez très heureux.
06:54Rachel Kahn, très heureux de vous retrouver.
06:56Bonsoir Thierry.
06:56Soyez le bienvenu.
06:57Merci beaucoup.
06:58Karim Abrique, vous m'avez manqué.
06:59Les vacances ont été bonnes ?
07:00Très bonnes, très bonnes, mais heureuse de vous retrouver.
07:03Moi également.
07:04Alors nous, nous sommes déjà vus.
07:06Merci à Javier Hilara, qu'on s'est vus cet été, on s'est vus récemment.
07:09Et vous êtes professeur toujours d'économie et président de l'association Regards lycéens.
07:14Je suis très heureux de vous avoir toutes les trois à mes côtés.
07:17Pour commencer, je vous le disais, on va rendre hommage à un immense acteur, Jean-Paul Belmondo, monstre sacré de
07:24Cietamard.
07:24Je vous le disais, il est mort à l'âge de 88 ans.
07:27C'était le 6 septembre 2021.
07:29Et c'est la raison pour laquelle, vous avez pu le constater, CNews a donc décidé de bouleverser ses programmes
07:34en ce dimanche avec les diffusions de ce documentaire juste avant votre punchline.
07:39Et nous sommes justement avec Olivier Belmondo, le neveu de Jean-Paul, qui est lui-même d'ailleurs directeur d
07:46'une école de théâtre.
07:47Bonsoir Olivier Belmondo, merci d'avoir accepté notre invitation sur CNews et dans ce punchline.
07:54Cela fait déjà cinq ans, je le disais, que Jean-Paul nous a quittés.
07:58Cinq ans après, que retenez-vous de votre oncle, mon cher Olivier ?
08:04Eh bien, forcément l'image d'un homme particulièrement souriant, toujours de bonne humeur, énergique, positif.
08:15Je pense que c'est un peu l'image que tout le monde garde, mais c'est la vérité.
08:19Alors, je le disais, personne n'a oublié Jean-Paul Belmondo, il y avait Delon, il y avait Belmondo, il
08:24y avait l'école Delon, l'école Belmondo.
08:26Mais Belmondo occupe une place particulière dans le cœur des Français.
08:30Cinq ans après, personne ne l'a oublié, je le disais.
08:33Qu'est-ce qui explique cette popularité de votre oncle, Olivier ?
08:39Je pense et j'ai toujours pensé quelque chose, c'est son incroyable, déjà honnêteté vis-à-vis des spectateurs.
08:47Ce n'est pas du tout quelqu'un qui avait fabriqué une image publique pour paraître sympa, c'était vraiment
08:53ce qu'il était lui, qui partageait avec les gens.
08:58Probablement aussi le fait que malgré son immense notoriété, c'est quelqu'un qui parlait vraiment à tout le monde,
09:05il n'y avait jamais rien d'autun dans sa façon de parler aux gens.
09:13Il parlait vraiment avec tout le monde comme si c'était un copain, un ami, une connaissance.
09:18Et je pense que les gens ont été touchés par ça.
09:22Alors vous êtes dans le même secteur, je le disais, puisque vous vous écupez d'une école de théâtre.
09:27D'ailleurs, j'en profite pour dire que la fille de Rachel Kahn veut être actrice.
09:32Donc peut-être qu'il y aura un contact qui sera établi à la fin de cette émission.
09:36Alors justement, comment était-il avec vous ?
09:39Vous étiez son neveu, mais comment il était au travail ?
09:43Je sais qu'il venait vous voir.
09:45Moi, j'ai eu la chance de participer à votre spectacle de fin d'année avec vos élèves.
09:49Comment était-il avec vous en tant que neveu, mais en tant que professionnel du théâtre ?
09:54C'était quelqu'un de très, très encourageant.
09:58Vous m'aviez demandé s'il donnait des conseils.
10:01Non, c'est quelqu'un qui donnait peu de conseils.
10:03Ce n'est pas quelqu'un qui allait expliquer aux gens comment vivre leur vie ou comment gérer les choses.
10:09Donc ces conseils étaient très, très rares.
10:12Je pense que c'était plutôt quelqu'un qui était inspirant et qui cherchait à inspirer.
10:17Et par rapport à l'école, il était vraiment présent à chaque audition publique.
10:24Il n'a jamais manqué une.
10:26Il était pareil, toujours très encourageant avec les jeunes comédiens, très positif.
10:33Il donnait beaucoup d'énergie, beaucoup de courage et beaucoup d'envie aux gens, je crois.
10:37Est-ce que vous avez une ou deux petites anecdotes à nous délivrer ce soir sur l'antenne de CNews,
10:42mon cher Olivier ?
10:42Sur l'homme qui était proche de sa famille, proche des gens tout simplement aussi.
10:49Oui, il était très proche de sa famille, très attentif au bien-être de sa famille.
10:54Quelque chose m'a toujours remarqué, c'est qu'il donnait un peu l'impression de se lever le matin
11:01et qu'il se disait comment je vais rendre heureux et joyeux toute ma famille, tous les gens qui m
11:07'entourent.
11:08Et ça, c'était quelque chose qui, après, me reste et me touche encore beaucoup.
11:14Et c'est la question que je vais poser à mes invités.
11:17Est-ce qu'il y a une image ou un film ou une pièce qui vous a marqué ou que
11:21vous retenez, peut-être, pour symboliser ?
11:24C'est difficile, après, cette belle carrière de votre oncle.
11:28Mais c'est vrai que j'ai une affection particulière pour le magnifique.
11:32Oui, le magnifique.
11:34Oui, probablement parce que moi, enfant, je le voyais comme ça au quotidien.
11:39Les dimanches, c'était vraiment ce qu'il était aussi au quotidien.
11:44Une partie de lui, en tous les cas.
11:47Écoutez, merci parce que je sais que vous étiez en famille aujourd'hui.
11:49Merci d'avoir pris du temps pour nous parler de Jean-Paul Melbandeau.
11:53Et c'était important parce qu'on s'est mobilisés aujourd'hui sur l'antenne de CNews pour lui rendre
11:57hommage.
11:57Et c'était un immense acteur et personne ne l'a oublié.
12:00Et merci, encore bravo pour tout ce que vous faites aussi.
12:03Et saluer Muriel, la sœur de Jean-Paul que j'ai pu rencontrer au cours de cette soirée chez vous,
12:09avec beaucoup d'artistes, avec beaucoup de talent.
12:11Je ferai le go-between entre Rachel, Cannes et sa fille.
12:17Et vous-même, peut-être.
12:18Vous avez peut-être de bons conseils à donner à Rachel et à sa fille.
12:21Rachel, justement, un mot sur Jean-Paul Melbandeau ?
12:24Un film, je ne sais pas.
12:26Ça a été dit, oui, il y en a deux.
12:27Évidemment, le premier est très marquant, un bout de souffle.
12:30Et puis, un des derniers, aussi, itinéraire d'un enfant gâté.
12:34C'est là, cette générosité d'artiste, l'amour des rôles, l'amour de la beauté,
12:39le fait de rassembler toutes les générations, et quel que soit le milieu, sans jugement,
12:43sans donner des leçons, mais être incarné dans ce rôle par envie de donner au public.
12:48C'est ça qui est remarquable.
12:49Et en plus, ce nom, Belmondeau, le beau monde.
12:52Oui, exactement.
12:54Karima.
12:54Et Belmondeau, vous savez, ce sont ces légendes qui font la France,
12:58qui font la fierté de la France, qu'on reconnaît partout.
13:02Bien oui, et qu'on reconnaît partout à travers le monde.
13:04Belmondeau, c'est un talent, c'est un sourire, c'est une présence.
13:08Oui, ces cascades aussi, phénoménales.
13:11Et ce sourire...
13:12Qui exécute lui-même.
13:12Générosité, exactement.
13:14Donc vraiment, une légende, encore vivant.
13:16Une légende, c'est éternel.
13:17Allez, Myriam.
13:18C'est aussi des chiffres, 130 millions d'entre eux-mêmes.
13:20Ah oui, c'est vrai.
13:21En 50 ans, c'est-à-dire ?
13:22On était dans le rêve et vous nous ramenez à la réalité.
13:25Les chiffres, les chiffres.
13:25Non, mais ça revient aussi, de manière un petit peu plus clinique.
13:28Zéro doublure.
13:29On a des cascades, vous le disiez, alors qu'aujourd'hui, on est à l'ère où tout le monde
13:33se fait doubler au numérique.
13:35Et puis, c'est aussi un homme d'action parce qu'il avait l'amour du peuple et des institutions.
13:39Il a été secrétaire général du syndicat des acteurs pendant plus de trois ans, 366.
13:45Il a toujours défendu les institutions comme la gendarmerie, peur dans la ville, où il a mis à l'honneur
13:49la gendarmerie.
13:50Et puis, c'est le référent de ce qu'on appelle aujourd'hui l'unification culturelle parce que vous dites
13:55qu'il est transgénérationnel.
13:56On n'a plus de ça aujourd'hui.
13:57Et puis, c'est la France aujourd'hui qu'on regrette parce que c'est une France où il y
14:01a de l'audace, où il n'y a pas de moralisateur qu'on a aujourd'hui dans le showbiz.
14:06Je ne vois pas ce que vous devez dire, c'est bizarre. Je ne comprends pas.
14:09Je vous laisse la responsabilité de donner des noms.
14:12Mais on a cette irrévérence joyeuse, c'est de l'audace, loin, je vous disais, des donneurs de leçons du
14:18showbiz actuel.
14:19Et justement, c'est ce qui fait qu'on est dans une France intergénérationnelle qu'on regrette.
14:24Et c'est pour ça que cette commémoration, c'est aussi ça.
14:26C'est aussi cette pacification collective.
14:29C'est aussi ce moment où on se rappelle ce qu'on était, ce que j'espère nous pourrons redevenir.
14:36Et ce qu'est la place de la culture aujourd'hui.
14:39Devrait être la place de la culture.
14:40Alors la transition va être très difficile, les amis, parce qu'on va parler du voile.
14:45La transition n'est pas facile.
14:46On parlait d'une belle France, etc.
14:48La France est évidemment fracturée sur le sujet.
14:53C'est Jean-Luc Mélenchon qui a remis le sujet au goût du jour.
14:57Et nous sommes avec Florence Bergeau-Blacquer, qui est avec nous, chercheuse que vous connaissez au CNRS,
15:02que je ne présente plus, présidente du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme.
15:06Merci ma chère Florence d'être avec nous avant d'écouter les propos de Jean-Luc Mélenchon qui relance le
15:14débat.
15:14Les réactions politiques s'enchaînent, on va les entendre.
15:17Première question Florence que j'ai envie de vous poser.
15:19Pourquoi cette question du voile est un débat très franco-français
15:23quand on voit ce qui se passe dans d'autres pays européens, chez nos voisins européens ?
15:27Merci d'abord de votre invitation et bonjour à vos invités sur le plateau.
15:33Est-ce que c'est un débat franco-français ?
15:36Si on le place du point de vue du voilement strict, c'est un débat franco-français, c'est vrai.
15:44Maintenant, la présence de l'islamisme et le voile en est un signe, un objet, une norme.
15:52Ça, c'est quelque chose qui touche tous les pays européens.
15:56Partout où j'ai été, que ce soit en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en
16:02Belgique,
16:02c'est une question qui se pose, la présence de l'islamisme,
16:06c'est-à-dire en particulier des frères musulmans, du frérisme,
16:11ce projet politique, politico-religieux et théocratique qui est en train de s'installer,
16:17qui s'installe d'ailleurs depuis quatre décennies en Europe.
16:22Donc le problème est en réalité partout.
16:25Et le voilement, c'est vrai qu'on en parle un petit peu plus en France.
16:30On va écouter Jean-Luc Mélenchon.
16:31Je vais vous faire réagir.
16:32Écoutez bien la fin de l'intervention de Jean-Luc Mélenchon parce que c'est sur la fin que je
16:36vais vous faire réagir.
16:36Et mes invités réagiront également juste après. Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
16:42Je voudrais dire combien je forme le souhait que nous autres, les Français,
16:49nous donnions avoir au monde à cet instant autre chose qu'une inepte discussion,
16:54nous Français, sur le voile que l'on aurait ou non le droit de porter.
17:02Nous, les Français, qui avons payé par deux siècles et demi de guerre de religion entre catholiques et protestants,
17:12nous devons affirmer que plus jamais sur le sol de notre patrie, il n'y aura de guerre de religion.
17:19Il parle de guerre de religion, Florence Jean-Luc Mélenchon.
17:23On en est là en 2026. Quel regard portez-vous sur cette affirmation ?
17:27Ça, c'est vraiment le cadrage mélenchoniste.
17:30Ce qui est frappant, je trouve, c'est quand on regarde la foule.
17:33C'est une foule très jeune.
17:36Ce sont des moins de 40 ans, grosso modo, qui n'ont jamais vu l'évolution de l'islam en
17:43France.
17:43Il faut rappeler l'histoire du voilement en France, qui n'allait absolument pas de soi dans les années 80.
17:49D'ailleurs, les autorités religieuses à l'époque étaient plutôt contre les autorités islamiques, je veux dire.
17:56Donc, les voiles de type hijab, c'est-à-dire les voiles importées au Maghreb depuis plutôt le Moyen-Orient,
18:03ce n'étaient pas du tout les voiles des grands-mères.
18:06Et ils se sont imposés à partir des années 80.
18:08Tout le monde, d'ailleurs, se souvient de Creil et de l'émoi suscité, parce que précisément, il n'existait
18:15pas,
18:15ou il était très, très peu nombreux, malgré qu'il faut s'en souvenir, il y avait déjà 2 à
18:193 millions de musulmans.
18:21Donc, ce voile a été importé.
18:23Il a été importé par l'idéologie frériste, qui a déployé à partir de là,
18:28parce que les femmes, c'était vraiment un élément très important de leur stratégie,
18:33leur programme de ré-islamisation de la jeunesse.
18:36pour qu'elles ne suivent pas ces jeunes générations et l'islam fondamentaliste et intransigeant qu'ils proposaient.
18:44Donc, l'idée, et maintenant c'est passé en fait dans les cerveaux de cette jeunesse,
18:49c'était de dire qu'il n'y avait pas d'autre islam que celui authentique qu'ils portaient.
18:54Et ça a marché parce qu'il y avait quand même un mouvement de ré-islamisation mondiale,
18:59ce n'était pas qu'en France, qui avait été galvanisé par la révolution iranienne.
19:04Donc, là, on a vu les frères qui s'occupaient des banlieues,
19:08qui ont été très habiles à se faire passer pour ceux qui allaient justement aider à intégrer ces jeunes
19:13en leur permettant de retrouver une identité, etc.
19:17Si on n'était pas d'accord, on était qualifié d'islamophobe, etc.
19:21Et donc, toute cette évolution, on l'a oubliée tout simplement parce qu'elle a été occultée dans les universités,
19:30dans les médias, auprès du personnel politique, au fur et à mesure que se constituait le vote musulman.
19:36Merci beaucoup, Florence Bergeau-Blacquer, d'avoir été notre invitée ce soir.
19:41Petite réaction et tour de table rapide, Rachel Kahn.
19:44On voit également, et on l'a évoqué, ce changement de position de Jean-Luc Mélenchon,
19:48qui a dit « Ah oui, mais j'ai écouté, j'ai rencontré, etc. »
19:52Ça ne trompe personne, en fait.
19:54Ça ne trompe personne et je suis très heureuse d'être avec vous ce soir.
19:58C'est un plateau de femmes que nous avons aujourd'hui et je pense que c'est quand même important.
20:06Il n'y a pas de hasard sur le choix.
20:07Exactement, d'avoir des paroles de femmes sur ce sujet-là.
20:10Malheureusement, il y a trop peu de paroles de femmes sur ce sujet-là.
20:14Et les femmes sont en première ligne, malheureusement.
20:17Et derrière ce voile qui n'est pas du tout un signe religieux,
20:23comme l'a dit Laurence, c'est vraiment un instrument de la propagande des frères musulmans.
20:30Et malheureusement, ce voile est instrumentalisé par les partis politiques,
20:34et notamment Jean-Luc Mélenchon, qui est d'un opportunisme incommensurable.
20:39Moi, je pense véritablement aux femmes, évidemment, iraniennes,
20:43aux femmes afghanes qui doivent se battre au jour le jour et qui meurent.
20:47Pour ne pas avoir porté le voile, justement.
20:50Et je pense qu'un pays comme le nôtre, un pays de liberté, d'égalité et de fraternité,
20:55ne peut pas se battre contre ce qui détruit, finalement, notre devise républicaine,
21:01d'unité, de fraternité, de rendre les femmes libres et de rendre les femmes égales aux hommes.
21:06Karima.
21:07Oui, et moi, je pense aussi, on parle souvent, bon, les femmes iraniennes ou ailleurs dans le monde
21:12qui risquent leur vie, justement, si elles décident d'enlever leur voile.
21:15Mais je pense à ces femmes françaises, à ces jeunes femmes françaises,
21:19qui aussi peuvent subir de la pression, parce que plus il y a cette montée, justement,
21:25où vous allez avoir ce symbole qui va même presque s'imposer,
21:29bien plus vous avez la pression aussi de le porter chez certaines dans cette nouvelle génération.
21:34Et pourquoi on dit que ça fait débat?
21:36C'est un débat, parce que ce n'est pas simplement un bout de tissu.
21:39Il y a quelque chose de l'ordre de cet identitarisme, si vous voulez, culturel, religieux.
21:45C'est un symbole.
21:46On veut montrer cette présence de ce symbole.
21:49Et ce n'est pas anodin pourquoi aussi Jean-Luc Mélenchon en parle.
21:53Il nous parle régulièrement de la Nouvelle-France.
21:55La Nouvelle-France, c'est quoi?
21:56C'est de balayer d'anciens symboles, finalement, ce qu'on pouvait identifier à la France,
22:02peut-être, il y a quelques années, à aujourd'hui, cette Nouvelle-France,
22:06eh bien, pour beaucoup de femmes, ça serait finalement le voile.
22:09Donc, ce n'est pas anodin.
22:11Et on le voit même dans les chiffres, je terminerai là-dessus,
22:14les chiffres de l'INSEE qui montraient en 2020, par exemple,
22:17on avait des chiffres de 2020 où 10 % se déclaraient comme étant musulmans.
22:22Là-dessus, pour les femmes, c'était 26 % des femmes âgées de 18 à 49 ans qui portent le
22:27voile.
22:27Si vous retournez quelques années précédemment, en 2009, c'était 18 %.
22:31Donc, il y a une véritable progression.
22:33Alors, vous parliez, ma chère Rachel, des femmes iraniennes.
22:37Je vous propose d'écouter notre consoeur Sarah Doraghi,
22:39que vous connaissez bien, évidemment, et qui a été confrontée dès sa jeunesse.
22:42Et je vous ferai agir juste après ma chère mienne, je n'ai pas oublié, évidemment.
22:45Mais je voudrais qu'on entende ce que dit Sarah Doraghi,
22:47qui a été confrontée à ce port du voile.
22:49Et c'est important de donner la parole à Sarah, parce qu'elle sait de quoi elle parle, elle.
22:53Écoutez Sarah.
22:55Quand il dit qu'il a discuté avec des musulmans pour changer d'avis,
22:59je l'invite à continuer à discuter jusqu'à ce qu'il tombe sur des musulmans iraniennes,
23:03des musulmans afghanes, pour avoir leur avis sur ce que c'est de porter le voile.
23:10Et surtout, qu'on ait choisi de porter le voile, ou qu'on nous ait obligé le voile,
23:15qu'il aille continuer ses discussions, et qu'il voit ce que ça fait une fois qu'on décide de
23:20l'enlever.
23:21Qu'est-ce qu'une afghane risque ? Qu'est-ce qu'une iranienne risque ?
23:24Il faut qu'il aille jusqu'au bout de cette discussion-là.
23:27J'aime bien le franc parler de Sarah Dorégui, parce qu'elle dit les choses, puis les a vécues.
23:33Exactement, elle a une légitimité.
23:35Et elle a raison quand elle interpelle Jean-Luc Mélenchon, qu'il aille, qu'il interroge.
23:38C'est ça la réalité, c'est ça la vraie voie.
23:41J'ai juste un regard un peu différent et nuancé, parce que ce que dit Sarah Dorégui, c'est vrai.
23:45Mais elle parle du voile de l'islam, alors ce n'est pas l'islam sunnite, c'est l'islam
23:51chiite.
23:52Donc oui, celui du Moyen-Orient qui a un islam très fort, très coercitif.
23:56Mais de quoi est-ce qu'on parle ? Et de quoi parle Mélenchon ici ?
23:59Il parle de l'islam de France, de l'islam en Europe, qui est majoritairement en Europe,
24:04en tout cas en plus en France, qui est majoritairement un islam sunnite et qui vient d'Afrique du Nord,
24:08disons-le.
24:09Alors, peu importe, vous avez dit, vous avez raison, on est des femmes, on peut avoir un regard différent.
24:14Mais quels sont les chiffres ? Parce qu'on essaye d'avoir un regard un peu moins émotionnel, plus clinique.
24:21Effectivement, vous l'avez dit, 6 à 7 millions de Français, ce voile ne concerne pas 85%.
24:26des femmes musulmanes, il ne concerne que 25% des femmes musulmanes.
24:30Et je crois qu'on se trompe...
24:31Mais c'est beaucoup, c'est une femme sur quatre, et le vrai chiffre, c'est savoir, est-ce que
24:36c'est en progressant ?
24:37C'est en progression.
24:52Pour certains, c'est de la conviction religieuse, etc. Ça aussi, il ne faut pas le nier, il ne faut
24:56pas l'oublier.
24:56Ce qui est vrai, par contre, c'est que l'islam politique se sert de cette tenue pour porter visuellement
25:03un projet.
25:04Et le souci, aussi, c'est une question de représentation dans l'espace public.
25:09On a, en vérité, le voile est très minoritaire sur le territoire national.
25:14Il est surreprésenté dans certains quartiers périphériques, notamment à Lyon, à Marseille, en Seine-Saint-Denis.
25:19Et c'est là que prospère, en fait, l'islam politique.
25:23Et donc, moi, je suis gênée quand on a... Je suis gênée.
25:25Je suis gênée pour deux raisons.
25:27D'abord, parce que ça nourrit l'islam politique, ça victimise toute une communauté qui, forcément, ne votait pas, initialement,
25:36pour Mélenchon,
25:37mais qui permet de donner... Et là, c'est du pain béni, pour la gauche et l'extrême-gauche.
25:41Pourquoi ? Parce qu'on est en train, par ricochet, même si ce n'est pas ce qu'on veut.
25:44Et je suis la première à dire que beaucoup de jeunes femmes, eh bien, se font aussi, les réseaux sociaux
25:49jouent,
25:50se font amener et suivent un schéma politique à leur insu, même, à leur insu, parce que souvent, elles sont
25:57utilisées.
25:58Je vous rappelle que l'islam...
25:59Oui, mais c'est ça, c'est pas de blâmer. Moi, je ne blâme pas les femmes.
26:02C'est pas de blâmer les femmes. Et à un moment donné, les chiffres parlent.
26:05Il y a une progression. Donc, il y a aussi une récupération.
26:09Et puis, on l'observe, quand même.
26:09On a des lois.
26:11Ce projet politique aussi.
26:12Bien sûr. Vous savez qu'on a des lois.
26:13En 1905, 2004, et puis, je crois, 2010, pour le Hekab et le Nijab, aucun pays en Europe, aucun pays
26:20au monde,
26:20à part la Turquie d'Atatürk, n'a pu enlever un signe religieux sur l'espace public.
26:25Aucun pays. Ce serait une jurisprudence mondiale par la France.
26:29Par contre, si on veut combattre l'islam politique, il suffirait de dire stop à l'aménagement dans les cantines.
26:35Il suffirait de dire stop aux aménagements, même dans le privé, de certaines piscines.
26:39Il suffirait de dire stop parce que l'islam, en fait, c'est, contrairement à la religion chrétienne, c'est
26:45plat, en fait, c'est horizontal.
26:48Et donc, il n'y a pas de verticalité. Il n'y a pas de chèque.
26:51Non, mais qu'est-ce qu'on met ?
26:52Bien sûr, c'est sur l'alimentaire, c'est les tenues, c'est tout ça. Je suis d'accord.
26:59Mais vous savez, quand vous disiez en vérité, dans la religion, ce n'est pas obligatoire.
27:03Je rappelle juste une chose.
27:05La théologie traditionnelle dit que le voile est obligatoire.
27:08Beaucoup de réformateurs et d'imams modernes disent en vérité que non, que la sourate 24 et 33 parle juste
27:15de pudeur et de couverture.
27:17Elle ne parle pas de cheveux.
27:18Donc, ça, c'est important de le dire parce que nos filles, nos femmes, nos sœurs ne le savent pas.
27:25Mais, en fait, ce discours moralisateur, moi, je crois que le RN s'est trompé.
27:29S'il veut parler à l'islam politique, ce n'est pas comme ça.
27:31Si on veut combattre l'islam politique, on le combat dans ses dérives.
27:34Karima, juste, on va te dire une conclure.
27:36Je pense que c'est pas dans le voile.
27:37C'est même pas...
27:38Karima, de votre conclusion.
27:39Oui, c'est ça.
27:40Non, non, mais c'est même pas sur l'idée, la question de l'interdiction.
27:44Je pense qu'ils veulent pousser le débat justement là-dessus.
27:46Mais c'est plutôt qu'est-ce qu'on valorise aussi dans l'espace public, le projet politique.
27:51On le voit avec les réseaux sociaux.
27:53C'est qu'est-ce qu'on va mettre de l'avant.
27:54C'est la pression aussi qu'on va mettre sur les jeunes filles, chez les nouvelles générations.
27:59Il y a quand même ce projet politique qu'on ne peut pas nier.
28:01Il faut faire attention aussi.
28:02On a bien compris le calcul.
28:02Après, je ne prie pas les femmes comme telles.
28:05Les amis, on aurait pu faire le débat, on aurait pu faire les prolonger.
28:08C'est super intéressant parce que c'est un sujet important.
28:12C'est un débat entre femmes en plus.
28:13C'est un sujet de fond et c'est un sujet important et qui draine toute notre jeunesse.
28:18Allez, on a beaucoup de sujets évoqués.
28:20On a beaucoup de sujets évoqués.
28:21On va parler de notre ami Arthur.
28:22Je sais que c'est un sujet qui vous touche particulièrement à Rachel avec ce symbole de l'arbre
28:26et qui est important en Israël aussi.
28:28Il va falloir expliquer à nos téléspectateurs pourquoi il a pris cette initiative et c'est quoi le symbole.
28:33Restez avec nous, restez-nous fidèles.
28:34On a encore beaucoup de sujets évoqués ensemble.
28:36A tout de suite.
28:38Merci.
28:4118h30, c'est la dernière ligne droite pour cette version un petit peu plus courte de votre punchline du dimanche.
28:46Pour commencer cette deuxième partie, on va prendre la direction de Ceuta,
28:49cette enclave espagnole dont on vous a beaucoup, beaucoup parlé sur notre antenne, sur l'antenne de CNews,
28:55littéralement envahie par des migrants en provenance du Maroc, vous le savez.
28:59Et depuis, les manifestations s'enchaînent.
29:02Et on va retrouver Régine Delfour et Timothée Forger, Régine qui patientent depuis quelques instants.
29:06Merci Régine d'être avec nous et pardonnez-moi pour ce retard.
29:08J'évoquais donc le ras-le-bol des habitants de Ceuta avec ces manifestations qui s'enchaînent pour dire stop,
29:15stop et stop.
29:16C'est ça, c'est ce que vous constatez, Régine.
29:20Oui, bonsoir Thierry.
29:21Effectivement, il y a des manifestations d'une façon quotidienne puisque, en fait, les habitants ici à Ceuta n'en
29:28peuvent plus.
29:29Il faut comprendre, en fait, la situation, Thierry, c'est que les habitants, la population à Ceuta, c'est environ
29:3580, 82 000 personnes.
29:38Et les migrants qui sont arrivés en masse fin juillet étaient aux alentours de 70, voire plus.
29:44Pedro Sanchez a annoncé il y a quelques jours qu'il ne restait que 3 000 migrants ici à Ceuta.
29:49Nous, avec Timothée Forger, nous sommes ici depuis à peu près plus de 3 jours, en fait.
29:53Et on a sillonné Ceuta, ce n'est pas très, très grand.
29:56Et je peux vous assurer, Thierry, qu'il n'y a plus que 3 000 migrants qui restent ici.
30:02Il y a des campements partout.
30:04Alors, il y en a, on était sur la plage d'El Trampoline, qui est très conséquent.
30:09On voit tous ces abris de fortune qui ont été placés, qui ont été faits sur cette plage.
30:15Mais partout dans la ville, en fait, il y a des campements.
30:17Il y a un campement qui a été fait par la Croix-Rouge espagnole.
30:23Donc celui-là, il est un petit peu plus sécurisé, on va dire, avec plus d'hygiène, c'est-à
30:27-dire des toilettes ou encore des douches.
30:30Mais sinon, la situation extérieure, elle est catastrophique.
30:32Aujourd'hui, il y a eu deux manifestations.
30:34Alors déjà, des parents qui demandaient à beaucoup plus de sécurité parce qu'ils ne veulent plus envoyer leur enfant
30:38tout seul dans les rues.
30:39Ils trouvent que c'est trop, trop, trop dangereux.
30:41Et puis après, d'autres habitants de Ceuta qui partaient carrément à la frontière, au poste frontière, pour dire que
30:49maintenant, ça suffisait,
30:50que Ceuta n'était pas à vendre et qu'ils allaient tout faire pour défendre Ceuta.
30:54Et nous, là, avec Timothée Fanger, on est devant des tentes qui viennent d'être installées, en fait.
30:59C'est par le gouvernement espagnol, ça vient d'être installé.
31:02On voulait vous les montrer.
31:03En fait, il y a une cinquantaine de tentes qui viennent d'être installées.
31:06Dans chaque tentes, il y aura à peu près 16 personnes qui pourront y être.
31:10Il y aura aussi des douches, des toilettes.
31:13L'objectif, c'est évidemment d'avoir des conditions sanitaires beaucoup plus propres, évidemment,
31:20puisque de toute façon, ça ne peut pas être pire que ce qu'on voit dans Ceuta.
31:24Et puis surtout, pouvoir enregistrer tous ces migrants.
31:28Donc ces tentes, en fait, elles posent problème, Thierry, pour la population ici à Ceuta,
31:34notamment pour les habitants qui sont là, qui nous disent que c'est quelque chose de catastrophique qui est en
31:38train d'arriver.
31:39Et puis aussi parce qu'on est au niveau du port.
31:41Donc beaucoup craignent que ces migrants prennent, en fait, le bateau, arrivent à s'introduire et quittent Ceuta pour aller
31:47en Europe.
31:49C'est important de vous avoir sur le terrain pour raconter la réalité des choses.
31:54Parce qu'on l'a vu tout cet été.
31:55Et grâce à nos envoyés spéciaux, on nous disait maintenant, il n'y a plus que 2000 migrants,
31:59alors que le chiffre était beaucoup plus élevé.
32:01C'est ce que vous nous dites ce soir, Régine.
32:03Et vous faites un travail formidable avec Timothée Forger.
32:06Merci encore une fois.
32:07On va prendre l'élection de l'Espagne, justement.
32:11On va retrouver Fred Traini, qui est notre correspondant en Espagne.
32:14Pourquoi Fred Traini avec nous ce soir ?
32:16Parce que Jordan Bardella a donné, a accordé une interview à nos confrères d'El Mundo.
32:21Et il revient sur cette crise migratoire, Fred.
32:25El Mundo, un journal plutôt conservateur,
32:26qui le présente comme le grand phénomène de la politique française,
32:31jeune phénomène.
32:32Évidemment, il a été beaucoup question de l'immigration dans cette interview,
32:35avec Jordan Bardella qui fustige la politique migratoire de Pedro Sanchez,
32:39qui s'inquiète de voir l'Espagne devenir une porte d'entrée
32:42pour l'immigration illégale vers la France,
32:44qui revient sur les images de Ceuta que vous avez montrées,
32:48qui risque d'être celle qu'on verra en Europe d'ici peu,
32:52a-t-il estimé si on ne resserre pas, on ne renforce pas la frontière.
32:56Et pour ce faire, il faudrait avoir un discours beaucoup plus ferme
32:59avec les pays d'origine, a-t-il estimé.
33:01Un journal Bardella en plus qui s'interroge sur la possibilité
33:05pour certains États de transformer l'immigration en armes diplomatiques,
33:09en levier de chantage pour déstabiliser leurs voisins européens,
33:12voire pour les envahir.
33:13Et à ce propos, il réclame à ce que la responsabilité du Maroc
33:17soit examinée un petit peu comme le reste des Espagnols.
33:2179% sondés par le journal conservateur ABC ce week-end
33:25pense que le Maroc est responsable.
33:28Et attention, 66% d'entre eux estiment que ce n'est pas une crise migratoire,
33:32mais bel et bien un problème de sécurité nationale.
33:35Merci beaucoup Fred Trayny, notre correspondant permanent.
33:38En Espagne, un petit tour de table rapide sur le sujet, on a dit beaucoup de choses.
33:43Moi, j'ai le sentiment que ça va mal finir cette histoire,
33:45parce que là, on voit ces manifestations qui s'enchaînent et il n'y a pas de solution.
33:50Il y a une crise qui dure.
33:51C'est ça la conséquence, en fait, des...
33:54Enfin, ce n'est même plus une crise humanitaire, c'est une invasion submersive.
33:57Là, on a dépassé...
33:58Et les images que nous montraient des plages, littéralement envahissent.
34:02Oui, et puis le choc des cultures avec ce dauphin mullard qui a été attaqué,
34:06et puis ces viols, etc.
34:08Donc, vous voyez, quand on parle d'immigration,
34:10ce n'est pas qu'accueillir des gens qui ne sont pas bien chez eux ou faire...
34:14Il faut sortir de cette discussion et de cette problématique morale.
34:18Moi, je vais vous donner des chiffres, parce que c'est important.
34:21Et puis, votre journaliste, vos deux reporters sur place, le voient de Visu.
34:24Mais ces chiffres qui ont été donnés par l'Espagne, par un journal de Madrid...
34:30El Mundo.
34:30El Mundo.
34:31309 millions d'euros injectés par Madrid pour ce tas.
34:35C'est 16% du PIB de la ville.
34:39Qu'est-ce que ça veut dire, 16% du PIB ?
34:40Ça veut dire que pour 100 euros créés,
34:4216 euros de cette richesse créée par les gens qui habitent à ce tas
34:45seront utilisés pour régler cette crise migratoire.
34:48Et puis, quand j'ai regardé, quand j'ai entendu et j'ai lu,
34:51ça m'a fait penser à cette politologue Kelly Greenhill,
34:55qui, elle, parle de armes de migration massives
34:58utilisées par les États tiers, en l'occurrence ici le Maroc,
35:01pour mettre la pression sur des pays occidentaux
35:06et obtenir des échanges.
35:08Là, en l'occurrence, c'est l'alignement sur le Sahara occidental.
35:11Jusqu'à quand l'Europe et les pays européens vont-ils accepter ?
35:15Il y a le pacte Asie, l'émigration, qui propose l'entraide.
35:19Mais on voit bien les plus oppositions.
35:21L'Espagne, la France ont refusé les hubs, par exemple.
35:24C'est pas normal.
35:25Et puis, sur les MNA, il faudrait changer également la loi,
35:28parce qu'on sait.
35:30Et deuxièmement, il faudrait mettre davantage à contribution
35:32ces pays tiers qui font la pression
35:34en travaillant sur l'argent qu'on leur donne.
35:37On leur donne de l'argent, justement, pour régler les frontières.
35:40Rachel et Karima.
35:43Moi, je vais être très sévère sur Pedro Sanchez.
35:46On ne l'a pas vu cet été.
35:47Il est venu au début, il n'était pas là.
35:49Après.
35:50C'est vraiment une politique absolument lamentable.
35:54En plus, il a des affaires de corruption qu'il a besoin de régler.
35:58Mais très sincèrement, être un donneur de leçons sur ce que sont les droits humains,
36:03les droits de l'homme, être toujours à la botte de Francesca Albanese
36:09pour dénoncer Israël, pour parler de génocide, pour parler d'apartheid,
36:14pour parler de colonisation, pour parler des droits humains,
36:17alors même qu'il n'est pas capable, sur son territoire,
36:20d'assurer, justement, le droit humanitaire pour ces personnes,
36:25avec des choses qui se passent au sein des camps de migrants
36:27qui sont absolument, là, on est dans des traitements inhumains et dégradants,
36:31de la personne humaine, que ce soit des migrants.
36:33Et des femmes, quand on a parlé, il y a des viols qui existent.
36:35Évidemment.
36:36Moi, j'ai vécu plusieurs mois à Lampedusa.
36:40Je sais comment ça se passe pour les femmes et pour les enfants
36:43dans ce genre de camp de migrants.
36:44C'est absolument détestable.
36:46Pour un bidon d'eau, comment on joue des coudes
36:49pour avoir de quoi boire et de quoi manger.
36:52Donc, voilà la responsabilité de Pedro Sanchez.
36:55J'espère que l'Europe sera ferme par rapport à lui.
36:58J'espère aussi que l'ONU, l'UNICEF,
37:02les organisations pour les droits des femmes
37:04pourront se mobiliser face à son imposture.
37:07Karima, très rapidement, parce qu'il y a deux sujets
37:09sur lesquels j'aimerais que l'on revienne
37:11avant la fin de cette émission et il nous reste très peu de temps.
37:13Karima.
37:14Oui, c'est un échec total pour M. Sanchez.
37:17En fait, c'est une honte quand on regarde ces images.
37:20Et je veux juste revenir aussi sur le discours public
37:23qu'on a entendu pendant des années
37:25sur la question des flux migratoires.
37:27Quand on posait simplement les enjeux
37:29et on disait, vous savez, il y a des conséquences
37:30pour ces personnes qui viennent,
37:31il y a des personnes qui meurent,
37:33qui tentent de rejoindre à la nage et qui vont mourir.
37:35On fait le dos aussi, ça se fait sur le dos de ces personnes-là.
37:39Il y a des passeurs qui font de l'argent avec tout ça.
37:41Mais dans ce discours public qui fait la morale,
37:44souvent on va entendre à quel point, oui, c'est l'accueil.
37:46Non, c'est un appel d'air qu'on fait
37:49et qui se fait, je dirais, sur le dos de la misère humaine.
37:52Et maintenant, on voit à quel point ça a des conséquences dramatiques
37:56pour les populations locales qui sont complètement déstructurées.
38:00Ça ne fonctionne pas du tout.
38:01On voit à quel point c'est problématique pour ces personnes migrantes.
38:04Donc, bref, et l'Europe qui se retrouve dans une situation aussi.
38:07On nous dit, oui, mais là, il y a le pacte,
38:09l'asile, l'immigration, il va falloir qu'on se...
38:10Bien, on est toujours dans cet appel d'air.
38:12Et en plus, on se fait taper sur les doigts
38:14si on n'est pas dans cette espèce de discours de moraline.
38:17Je pense qu'on est passé à une autre étape.
38:18On voit que dans ce discours public, ça a eu aussi un impact,
38:22je vous dirais, sur la situation migratoire globale.
38:25Indiscutablement.
38:26Très rapidement, Rachel, j'aimerais qu'on aborde avec vous
38:30l'initiative de notre ami Arthur,
38:32qui mène un véritable combat, vous le savez,
38:34contre la montée des actes antisémites,
38:35dont il est victime aussi, très régulièrement.
38:37On en parlait dès hier.
38:39Il a communiqué sur son réseau social.
38:41À chaque acte antisémite, on plantera un arbre en Israël.
38:45J'aimerais que vous nous expliquiez très concrètement
38:47quel est le symbole de cet arbre en Israël,
38:49parce que c'est un véritable symbole.
38:51Et je ne sais pas si nos téléspectateurs le savent ou pas,
38:53mais c'est important de le dire.
38:55Déjà, il ne le fait pas à n'importe quel moment, Arthur.
38:57C'est-à-dire que c'est vraiment une formidable initiative,
39:00tellement symbolique.
39:01On se trouve aujourd'hui dans la journée du souvenir
39:03des victimes de la Shoah.
39:05Et on se trouve aussi au moment des fêtes.
39:07C'est-à-dire presque à la veille du nouvel an juif,
39:11là où finalement l'année va s'ouvrir.
39:12Et d'ailleurs, Laurent Dunaise a dit qu'il allait être très, très, très méfiant.
39:15Très vigilant, à un moment extrêmement sensible
39:18et en même temps plein d'espoir.
39:20Et c'est vrai que dans toute la tradition juive,
39:24l'arbre, c'est d'abord un arbre de vie, forcément.
39:27Ce que fait Arthur, c'est remplacer cette haine,
39:31remplacer cette volonté d'effacement
39:32par une volonté de racine
39:34et mieux que ça, une volonté de fruit.
39:37C'est-à-dire qu'en fait,
39:38il remplace cette haine par un avenir positif.
39:41Et c'est la meilleure des réponses.
39:43Et après, dans la tradition juive,
39:45on a un concept très fort qui est celui de réparer.
39:48De réparer, de prendre soin de la terre.
39:51Et la tradition hébraïque,
39:53et la tradition en Israël,
39:54et d'ailleurs c'est pour ça que les kiboutzis
39:56m'ont été attaqués aussi le 7 octobre,
39:58c'est qu'on a une responsabilité par rapport à la terre.
40:01Et dans toutes les familles juives,
40:03depuis 125 ans,
40:05il y a cette petite boîte bleue.
40:06C'est la boîte du KKL.
40:08Montrez-la bien pour la voir.
40:09Je montre ici.
40:10C'est une petite boîte bleue
40:11et toutes les familles mettent une petite pièce tout le temps
40:16pour à la fin pouvoir planter ces arbres en Israël,
40:20pouvoir réparer cette terre
40:22et surtout participer à ce miracle
40:24d'avoir créé un État hébreu
40:27pour protéger les Juifs,
40:29pour l'avoir comme refuge.
40:30Et après, c'est un tellement beau pied de nez
40:32aux écologistes ici
40:33qui sont inféodés à LFI.
40:36Et Karima, un mot rapide,
40:38parce qu'ensuite, je vous ai amené en Allemagne.
40:39C'est intéressant d'évoquer ce qui se passe en Allemagne
40:42très rapidement.
40:43Mais en fait, moi, ce qui m'a frappée,
40:45il y a deux choses.
40:46C'est à quel point, finalement,
40:47les semaines passent
40:48et malheureusement se ressemblent.
40:50C'est-à-dire que ces actes antisémites,
40:53cette haine antisémite,
40:54eh bien, elle est là.
40:56Elle est comme ça chaque semaine.
40:57Et on voit avec une initiative comme celle-ci,
40:59au moins, j'ai l'impression
41:00qu'il remet cette idée
41:03que non, ça ne sera pas le point final là-dessus.
41:07On peut dépasser ça.
41:09Il prend ça de façon, disons, constructive.
41:11Il fait quelque chose qui peut donner espoir
41:14et surtout pour lutter contre cet antisémitisme
41:17qui est un fléau aujourd'hui.
41:19Mais il y a deux mots rapides.
41:21On a parlé de la Grande-Bretagne.
41:24J'avais juste...
41:24Je l'ai lu sur Internet
41:27puisqu'on s'informe aussi sur Internet.
41:28Mais dans un site sérieux,
41:30c'est un benchmark européen
41:32sur l'antisémitisme
41:33qui grimpe partout en Europe.
41:35En France, peut-être un peu plus
41:36parce que c'est 1% de la population
41:38et 53% des actes antireligieux.
41:41Mais il dit...
41:43Le conseiller du gouvernement britannique
41:45dit que l'antisémitisme
41:46est la plus grande urgence
41:47de sécurité nationale.
41:49Donc, en Grande-Bretagne,
41:50on a la même chose.
41:51On est dupliqués.
41:52Et ce qui me...
41:55Alors, ce que fait Arthur
41:56est formidable, bien sûr.
41:57C'est répondre par la vie
41:58à la monstruosité.
42:01Et en même temps,
42:02ça ne m'empêche pas de penser
42:03que c'est aussi la faillite
42:05et la lâcheté de notre gouvernement
42:07qui ont laissé courir ça
42:08pendant des années.
42:09Et c'est le paradoxe, en fait,
42:10de toutes nos actions mémorielles.
42:12Moi qui suis dans l'éducation,
42:13je vais vous dire que c'est très bien.
42:15Mais c'est le paradoxe mémoriel.
42:16C'est-à-dire qu'on va répondre
42:17avec des symboles,
42:18avec de la botanique
42:19à de la barbarie,
42:21à de la haine religieuse
42:24qui n'a pas de nom
42:24et qui cesse de grimper.
42:25C'est quand même un signe
42:26que nous avons failli quelque part.
42:28Et c'est un signe...
42:29On a raté des étapes.
42:30On a raté beaucoup d'étapes.
42:32Le constat est pligeant.
42:34Lui, il est fait comme artiste.
42:36Je pense que les politiques
42:37doivent avoir des solutions
42:38en termes politiques, justement.
42:40Mais il n'y a pas eu beaucoup de courage.
42:42Mais ce n'est pas simplement symbolique
42:44cette fois-ci.
42:45Parce que cette fois-ci,
42:46lorsque l'on plante un arbre en Israël,
42:49c'est quand même participé
42:50à la vie d'Israël.
42:51Et que les gens qui se sont investis
42:53sur cette terre-là depuis des années,
42:55se sont investis à...
42:56Qu'on soit justement agriculteur,
42:58qu'on soit soldat,
42:58qu'on soit médecin,
42:59qu'on soit scientifique,
43:00c'est participer finalement
43:02au rayonnement de ce pays.
43:04Ce n'est pas rien.
43:05On va terminer en évoquant
43:06la situation en Allemagne.
43:08Nous sommes avec Pierre Clerret.
43:09Ce sera le dernier sujet
43:10qu'on évoquera ensemble ce soir.
43:11D'où on passe très vite avec vous,
43:13directeur adjoint des études du Millénaire.
43:15Merci d'être avec nous, Pierre Clerret.
43:16Pardonnez-moi pour ce retard.
43:17On va être très rapide.
43:19L'extrême droite est peut-être en passe
43:20de remporter ce dimanche
43:21les élections en Saxe-Analte.
43:23L'AFD et ses idées inquiètent l'Europe.
43:25Pourquoi ?
43:26Et est-ce que l'Europe a raison d'être inquiète ?
43:30Écoutez, je ne sais pas
43:31si vous avez parlé des résultats.
43:33C'est vrai que pour l'instant,
43:34ce sont juste des sorties des urnes.
43:36Mais on donne évidemment l'AFD
43:37à 44% des votes.
43:41Il ferait plus que doubler
43:43son score de 2021.
43:45Et par rapport à ça,
43:46le parti du gouvernement,
43:48la CDU, est à tissu de 0,5%,
43:51alors qu'elle faisait 37% il y a 5 ans.
43:54Donc évidemment,
43:55on voit qu'il y a quelque chose
43:57qui se passe en Allemagne.
43:58Évidemment, c'est encore provisionnel.
44:00Ce sont des sorties d'urnes.
44:02Mais ce qu'on peut dire,
44:03c'est oui.
44:04Et vraiment,
44:05on s'inquiète à Berlin.
44:06Et j'ai lu votre texte,
44:08Pierre Cléret,
44:09c'est la raison pour laquelle
44:10j'ai souhaité vous avoir.
44:11Je reprends vos mots.
44:13vous dites que l'Allemagne
44:14s'apprête à vivre un tournant.
44:16Vous dites que c'est le symptôme
44:17de chancellement du cordon sanitaire allemand.
44:21Ce mur érigé après 1945
44:23pour tenir l'extrême droite
44:24à distance du pouvoir.
44:26Et l'AFD,
44:27force est de constater,
44:28progresse partout.
44:29C'est vrai,
44:30c'est vrai.
44:31Ce qu'il faut dire,
44:32c'est que déjà,
44:34le cordon sanitaire allemand,
44:36ce n'est pas le Front républicain français.
44:38En fait,
44:38le Front républicain français,
44:39c'est électoral et ponctuel.
44:41C'est l'ordre d'un second tour,
44:42on fait des barrages.
44:43Pour le cordon sanitaire allemand,
44:45c'est tout le temps.
44:46C'est vraiment,
44:49on a quelque chose de permanent
44:51et de parlementaire.
44:53On ne parle pas seulement
44:54de formation,
44:55de coalition.
44:56Ça a été fait,
44:57c'est vrai,
44:58après 1945,
44:59mais surtout en connaissance de cause
45:02avec le système de Weimar
45:04qui était très instable
45:06parce que justement,
45:07il offrait
45:09la possibilité
45:10aux parties extrêmes
45:10de rentrer au Parlement
45:11et c'est vrai que depuis 1945,
45:13les Allemands
45:13ont aussi été tenus en fait.
45:15Et l'AFD qui est né en 2013,
45:17depuis 2013,
45:18on l'a tenu éloigné du pouvoir.
45:21Mais aujourd'hui,
45:22ce qu'on voit,
45:22c'est qu'il faut se dire,
45:24le cordon sanitaire,
45:25il a tenu,
45:26oui,
45:26comme je l'ai dit,
45:27il s'avait 13 ans qu'il tient
45:28et puis il pourrait encore tenir aujourd'hui.
45:30Donc,
45:31si l'extrême gauche arrive
45:33à passer le seuil des 5%,
45:36mais ce qu'il faut dire,
45:37c'est que ça ne marche plus.
45:38En fait,
45:38ça ne marche plus.
45:40C'est le problème,
45:40c'est que sa stratégie d'indiquement
45:43n'a pas permis de réduire
45:45en fait la part de l'AFD
45:46qui est passée de 10% à 30%
45:49au niveau national.
45:51Et aujourd'hui,
45:52donc 44%,
45:53donc on s'axe à Nalt.
45:55Et donc,
45:55ce qu'on peut dire,
45:56c'est que ça retient.
45:57Ça retient l'eau,
45:58mais ça ne fait pas baisser le niveau.
46:00Et donc,
46:00aujourd'hui,
46:01c'est un piège mathématique
46:02parce qu'on a voulu barrer l'AFD
46:05mais on lui a fait un grand cadeau
46:06en fait.
46:07On lui a fait un grand cadeau
46:08parce que l'AFD a pu se martyriser,
46:10a pu dire,
46:10voilà,
46:11tout le monde est contre moi,
46:12votez pour moi,
46:13nous on est un parti différent.
46:16Et aujourd'hui,
46:16on se retrouve devant un problème,
46:18l'AFD est très haute.
46:20Et est-ce que ce ne sont pas
46:21les partis de gouvernement,
46:22est-ce que ce ne sont pas
46:23les partis modérés
46:24qui en sont à cause ?
46:26C'est la question.
46:27Eh bien,
46:28on va suivre ça avec attention.
46:29Et je rappelle que le RN
46:30a pris un peu ses distances
46:31avec l'AFD.
46:32C'est important de le rappeler aussi,
46:33me semble-t-il.
46:34On va suivre ça avec attention ce soir.
46:36Les résultats,
46:37c'est vers quelle heure à peu près,
46:38Pierre ?
46:39Écoutez,
46:39là pour l'instant,
46:40on a les résultats provisionnels.
46:42L'AFD et la ZDF
46:43ont sorti leur sortie d'urne.
46:46Écoutez,
46:47j'attends vers 19h,
46:4920h
46:49des résultats concrets,
46:51on va dire,
46:52même si,
46:52donc il faudra patienter
46:54jusqu'au bout de la nuit
46:54pour avoir des résultats finaux,
46:56sachant que l'AFD,
46:57pour l'instant,
46:58alors qu'il faut 42 sièges
47:00pour avoir une majorité absolue,
47:02et navigue entre 39 et 41 sièges
47:04dans les sondages.
47:06Merci beaucoup Pierre Cléret.
47:08Ainsi s'amène cette émission,
47:09je ne peux pas vous faire agir,
47:10le temps est important.
47:12Merci,
47:13c'est un bonheur.
47:13Et si on renouvelait l'expérience
47:14tous les dimanches ?
47:15Vous êtes d'accord ?
47:16C'est parti.
47:17Écoutez,
47:18on va voir tout cela.
47:19C'est un bonheur de vous avoir.
47:20En tous les cas,
47:20on avait beaucoup de sujets
47:21évoqués pour cette version courte.
47:22Pardon ?
47:23On vous surnommera Charles ?
47:24Oui, bien sûr,
47:25évidemment.
47:26Merci à vous.
47:27Allez,
47:27dans quelques instants,
47:28face à face,
47:29avec Elliot Deval,
47:31et moi,
47:31j'aurais le plaisir
47:31de vous retrouver à minuit
47:32avec Nelson Monfort
47:33pour une nouvelle formule
47:34de Soirinfo.
47:35On va changer beaucoup de choses,
47:36vous allez voir.
47:37Les choses vont considérablement évoluer.
47:39Allez,
47:39à tout à l'heure.
47:40Bye bye.
47:40Bye bye.