- il y a 1 semaine
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00:00Il est 11h32, bienvenue si vous nous rejoignez à l'instant sur Europe 1 pour la suite d'Eliott de
00:04Valais-Vous en direct jusqu'à 13h.
00:06La première question de ce début d'émission, l'immigration doit-elle être une priorité pour 2027 ?
00:11Vous êtes nombreux à réagir au standard au 01-80-20-39-21 mais également sur Whatsapp, la nouveauté de
00:18ce week-end pour Eliott de Valais-Vous.
00:19On avait justement une question pour l'un des invités d'Eliott de Val ce midi, Andréa Cotarac, porte-parole
00:23du Rassemblement National.
00:24Jérôme Dardèche nous demande comment le RN pense agir pour que l'expulsion des illégaux soit réelle.
00:30D'abord, juste pour revenir, et je vais parler puisque c'est une chaîne d'application.
00:36L'accord signé hier est critiqué par Marine Tondelier, Valérie Pécresse, etc.
00:41J'aimerais savoir ce qu'elles veulent.
00:43Parce que Marine Tondelier veut une régularisation totale.
00:46Donc en fait, elle veut légaliser les squats, les jungles et on régularise tout le monde.
00:50On laisse la manche un cimetière et puis l'anarchie régnait dans le nord de la France.
00:55C'est quoi son projet ? Je ne sais pas.
00:56Valérie Pécresse, quant à elle, c'est une Sarkozy, c'est Nicolas Sarkozy qui avait signé les accords du Touquet.
01:03Manifestement, ça ne fonctionne pas.
01:05Aujourd'hui, je le répète, les coûts d'accueil de ces migrants qui viennent de Grande-Bretagne,
01:11les coûts pour les forces de l'ordre, les gendarmes aux frontières dans le nord de la France,
01:15les coûts pour les centres de rétention, aujourd'hui, sont payés à 60% par la Grande-Bretagne, 40%
01:23par la France.
01:24Ce qu'a signé Jordan Bardella hier, c'est une amélioration totale.
01:27La France doit faire des bénéfices.
01:29Tout cela sera payé par la Grande-Bretagne, y compris le renvoi depuis la France vers les pays d'origine.
01:34Comment est-ce qu'on fait ?
01:36Mais on a déjà commencé à travailler.
01:37Là, c'est un accord bilatéral avec la Grande-Bretagne.
01:39Ce n'est pas la Grande-Bretagne contre la France ou la France contre la Grande-Bretagne, c'est la
01:44France.
01:44et la Grande-Bretagne qui font face à un problème migratoire qui touche les deux pays.
01:49Deuxièmement, on va faire des accords, effectivement.
01:51Et on a déjà commencé à y travailler avec les pays de départ.
01:54Les pays de départ.
01:55On parle déjà à des gouvernements africains, notamment pour l'instant, d'Afrique noire,
01:59qui acceptent de travailler avec la France, qui acceptent de renouer les liens avec la France,
02:04qu'ils ont coupé sous la direction et la présidence d'Emmanuel Macron et M. Attal.
02:09Et troisièmement, pardonnez-moi, sur l'Algérie, on entendra un rapport de force, évident.
02:14Mais là, pardonnez-moi, vous visez à côté sur les pays avec lesquels vous devez parler.
02:18Parce que la population, l'immigration illégale qui traverse la Manche,
02:24ce n'est pas celle qui traverse la Méditerranée.
02:26C'est-à-dire que c'est une immigration qui vient plutôt de pays anglo-saxons,
02:31ou du moins anciennement colonie anglo-saxonne.
02:33Exactement, Pakistan, Inde, etc.
02:35Donc là, est-ce que vous avez déjà négocié avec ces pays ?
02:38La seule question qui vaille dans l'accord que vous avez scellé,
02:42est la promesse de récupérer ces migrants qui sont interceptés dans la Manche.
02:48Vous dites, on les intercepte, on les expulse.
02:51La seule question qui vaille, c'est comment vous les expulsez ?
02:54Est-ce que ce n'est pas une promesse feinte ?
02:56Est-ce que ce n'est pas mission impossible ?
02:58Que de dire, on les récupère et immédiatement, très rapidement, on les expulse.
03:02Il n'y a aucune autre solution que de parler et de faire des accords avec les pays de départ.
03:08Aucune autre.
03:09Vous ne pouvez pas les parachuter.
03:12Ah bon ? Vous prenez des fermions ?
03:13Non, mais attendez, soyons sérieux.
03:15Parachute, vous avez une autre solution qui est par exemple,
03:18ce que proposent cinq pays européens,
03:20et c'était la négociation hier, des hubs autour.
03:22Tout à fait. Ça aussi, c'est en discussion avec des pays africains.
03:25Il n'y a d'autres solutions que de négocier avec le pays qui refuse.
03:28Je suis d'accord avec vous.
03:29Mais quand vous faites un hub, l'Italie a fait un hub en Albanie.
03:34Elle a signé un accord bilatéral avec l'Albanie.
03:38Quand nous, les Anglais, on fait un accord, notamment avec le Rwanda,
03:43ils ont fait un accord bilatéral avec le Rwanda,
03:45eh bien le Rassemblement National parle déjà avec ces pays-là.
03:48Allez, plus court, parce qu'on est contraints par les temps de parole.
03:51La question de Jérôme Dardèche était assez générale.
03:53On est contraints par les temps de parole,
03:54et je veux surtout donner la parole aussi aux auditeurs.
03:57Autre question ?
03:57Carole Duvar qui nous demande si les accords du Touquet signés par M. Sarkozy
04:02n'étaient pas les mêmes que les dispositions prônées par M. Bardella.
04:06Non.
04:07Non, justement, parce qu'aujourd'hui,
04:08le transfert financier de la Grande-Bretagne vers la France
04:11sera réel et effectif par rapport au coût réel.
04:13Ce n'est pas le cas ni sous Nicolas Sarkozy, ni sous Emmanuel Macron.
04:18Pire, sous Emmanuel Macron et les donneurs de leçons Attal, Pécresse et compagnie,
04:22je le répète, un migrant qui arrive et qui pose le pied en Grande-Bretagne
04:26peut être renvoyé en France.
04:29Il y en a eu mille depuis la signature de cet accord
04:31qui ont posé le pied en Grande-Bretagne et qui sont revenus en France
04:34et on les accepte et on paye les frais et on paye les forces de l'ordre.
04:37Donc tout ça avec Jordan Bardella, c'est terminé.
04:40Et j'ajoute quand même que quand il parle de Jordan Bardella humilié,
04:43c'est quand même extraordinaire.
04:44C'est Marine Tondelier d'Enin Beaumont, dans le nord de la France,
04:47qui fait un score absolument humiliant face au Rassemblement National
04:50aux dernières municipales.
04:51C'est Valérie Pécresse qui n'est même pas remboursée
04:53lors de sa dernière campagne présidentielle.
04:54Ces gens-là sont humiliés par le peuple français
04:56et devraient quand même se regarder dans la glace.
04:57Autre chose, et je pense toujours aux téléspectateurs et aux auditeurs,
05:00quand on parle des accords du Touquet,
05:02c'était un traité signé en 2003 entre la France et le Royaume-Uni
05:05concernant le contrôle de leurs frontières,
05:07notamment dans les ports de la Manche.
05:09La situation en 2003, lorsque Nicolas Sarkozy, à l'époque,
05:13est ministre de l'Intérieur, n'est pas la même 23 ans plus tard.
05:16Et je vais vous dire, la crise migratoire,
05:18et c'est souvent la formule qui a employé l'alerte de Nicolas Sarkozy,
05:21c'est de dire qu'on n'est qu'aux prémices de la crise migratoire.
05:24Celle qu'on va vivre dans les années à venir,
05:27les décennies à venir, sera bien plus importante qu'aujourd'hui.
05:31Donc c'est ça qu'il faut rappeler.
05:32Et c'est pour ça que proportionnellement,
05:33les coûts payés par la Grande-Bretagne vont évoluer,
05:35évidemment, par rapport à ce qui est ici.
05:3612h37 sur Europe 1, 01, 80, 20, 39, 21,
05:40si vous souhaitez réagir,
05:41est-ce que l'immigration doit être au cœur de la campagne présidentielle ?
05:46Est-ce que ça doit être une priorité pour le prochain président de la République ?
05:50On sera avec Marie qui nous appelle de l'Aude,
05:53et François qui nous appelle de Bordeaux.
05:55Sébastien Ligné.
05:56Regardons déjà les sondages, petit point sondage.
05:58On voit bien, si on prend le dernier sondage,
06:00donc fin août sur la priorité des Français,
06:02on voit bien que ce qui arrive en tête,
06:03c'est évidemment la question du pouvoir d'achat,
06:05avec environ 46% des Français qui considèrent que c'est la priorité absolue.
06:09Ensuite viennent la sécurité et la gestion des services publics à environ 30%,
06:14puis ensuite l'immigration à 27%,
06:16puis derrière l'environnement et les questions internationales.
06:19Ce qui est intéressant, c'est de remonter un petit peu dans le temps
06:21et de regarder ce qui se passait il y a 10 ans, en 2017,
06:24avant le début de l'ère Macron.
06:26Et on voit bien qu'en 10 ans,
06:27les priorités des Français ont totalement changé.
06:30Si on exclut la question du pouvoir d'achat,
06:32qui dans toutes les campagnes a toujours été prégnante,
06:35en tout cas depuis les années 70,
06:36on voit bien qu'ensuite, tout a changé.
06:38En 2017, au moment de la campagne présidentielle,
06:41les autres grandes priorités,
06:43c'était la question de la lutte contre le terrorisme.
06:45Souvenez-vous, on sortait de la phase des attentats de 2015.
06:49Il y avait aussi la question de la transparence,
06:51sur la vie publique qui était extrêmement prégnante
06:53lors de la campagne.
06:54Puis ensuite, venait la question notamment
06:55de la santé ou de l'éducation.
06:58On voit bien qu'en 10 ans,
06:59il y a des éléments qui ont totalement fait leur apparition.
07:02La question de la sécurité est en explosion
07:04dans la priorité des Français.
07:05La question de l'immigration,
07:06la question de la lutte contre la dette.
07:08Pourquoi ces trois items remontent ?
07:09Parce qu'on a eu 10 ans de Macronie.
07:11Marie est en direct avec nous.
07:13Est-ce que, selon vous, chère Marie,
07:15et bonjour, ravie de vous retrouver sur Europe 1.
07:17Bonjour, d'abord.
07:18Eh bien, bonjour, vous avez raison.
07:20C'est pour ça que je me suis repris.
07:21Il faut toujours dire bonjour avant de poser une question.
07:23Vous imaginez, si je vais à la boulangerie,
07:25je dis du pain, s'il vous plaît.
07:27Bonjour, monsieur le boulanger.
07:28Moi, j'ai voulu vous répondre tout de suite bonjour, c'est ça.
07:31Vous avez bien fait, Marie.
07:33Vous nous appelez d'où, exactement ?
07:36De l'Aude.
07:37Ah, l'Aude.
07:39De l'Aude.
07:39J'ai compris.
07:40Je vous entends bien, Marie.
07:42Alors, priorité ou pas, la question migratoire, selon vous, Marie ?
07:47Alors, la question migratoire est prioritaire, d'accord.
07:51Mais, moi, je ne suis pas au gouvernement, donc je ne peux rien faire.
07:54Si j'étais au gouvernement, je dénoncerais les accords du Touquet
07:58et que les gens qui veulent partir en Angleterre,
08:04ils puissent partir comme ils veulent.
08:05Ce n'est pas notre problème.
08:08La Grande-Bretagne a voulu sortir de l'Europe,
08:11elle en avait le droit.
08:13Elle a fait son Brexit,
08:14elle en avait le droit.
08:16Mais à partir de ce moment-là,
08:17on n'a plus rien à faire avec eux.
08:20Point à la ligne.
08:22J'entends, Marie.
08:22Mais si, c'est intéressant, votre regard sur ce sujet,
08:26si demain, vous dites,
08:27on n'a plus rien à faire de la question migratoire
08:30et de ces personnes qui souhaitent quitter l'Europe
08:35pour rejoindre la Grande-Bretagne.
08:38Ils passent par où, Marie ?
08:42Ils continuent de passer par Calais,
08:44mais c'est frontière ouverte.
08:45Vous imaginez, vous dites frontière ouverte.
08:48Donc, on va imaginer ce plan qui est quand même audacieux,
08:53qui, je vais vous dire,
08:55rejoindrait les appels d'air qu'on peut avoir du côté de l'Espagne.
08:59Vous imaginez des dizaines de milliers de migrants illégaux
09:03transités par le nord de la France et Calais
09:05pour ensuite rejoindre de manière très dangereuse,
09:08vous imaginez,
09:09puisque c'est des traversées qui sont meurtrières.
09:11Vous avez des dizaines de morts chaque année.
09:13Donc, avec un tel projet,
09:14vous imaginez même peut-être plus de morts
09:18lors de ces traversées
09:20et en même temps avoir des dizaines et des dizaines de milliers
09:22de migrants illégaux sur le sol français
09:24avant de transiter vers la Grande-Bretagne ?
09:27Non, mais ils ne transiteront pas tous par Calais.
09:30Ce n'est pas vrai, ils ne passeront pas.
09:34Mais par le nord de la France...
09:36Ce sont des gens qui viennent de colonies anglophones.
09:39Qu'est-ce qu'on veut les garder, nous ?
09:41Marie, ça n'est pas sérieux.
09:43Mieux vaut avoir des accords sains, sereins
09:47et équilibrés entre non pas des adversaires
09:52mais des pays amis,
09:53puisque l'Angleterre est un pays ami,
09:56et de trouver une solution pour qu'il n'y ait plus ces appels d'air.
10:00C'est-à-dire que celui qui imagine,
10:02qui vient d'Asie,
10:03qui vient du Pakistan, du Bangladesh
10:06ou de l'Inde,
10:07qui aspire à une meilleure vie
10:10parce qu'il voit que la politique migratoire
10:12est plutôt positive en Grande-Bretagne,
10:15qui sait que les frontières sont ouvertes en Europe,
10:18viennent en France pour ensuite traverser...
10:21plutôt que d'avoir ça,
10:24imaginons une politique migratoire ferme,
10:27cohérente entre la Grande-Bretagne et la France
10:30pour éviter les appels d'air, justement.
10:33Vous n'êtes pas d'accord ?
10:33Alors, écoutez, premièrement, pour moi,
10:36l'Angleterre n'est pas un pays ami.
10:38Ah !
10:40Vous savez, les accords de Touquet,
10:42c'était avant le Brexit.
10:43Je sais, c'est l'Irlande du Sud.
10:48En plus, je suis d'origine irlandaise très ancienne.
10:52Donc, l'Irlande du Sud, c'est un pays ami.
10:54Ok.
10:55Les Anglais, pour moi, ne sont pas des...
10:58Ils en piquinent.
11:00Écoutez, c'est un avis personnel.
11:02Vous avez une question à poser à Andréa Cotarac ou pas ?
11:06Comment ?
11:07Je pensais, pour teaser une courte pause,
11:11si vous aviez une question à poser à Andréa Cotarac,
11:13qui est le porte-parole du Rassemblement National,
11:15qui est avec nous.
11:16Non.
11:16Eh bien, écoutez, c'est pas vrai.
11:17Mais est-ce que vous me permettez de paraphraser
11:19une phrase de Churchill ?
11:21Ah bah, écoutez, bien évidemment.
11:23Allez-y.
11:25Bon, alors...
11:26Mais rapidement, s'il vous plaît, Marie-Carrie,
11:27il y a une courte pause.
11:28Oui, oui, ça va être très vite.
11:30Churchill a dit, pendant la guerre, bien entendu,
11:33que la plus lourde croix qu'il n'ait jamais portée,
11:36c'était la croix de l'Urène.
11:38Eh bien, moi, je vais dire,
11:40la plus lourde croix que les Français ont portée,
11:43c'est l'Angleterre.
11:45On sent tout le...
11:47Mais il a quand même beaucoup aidé le général de Gaulle.
11:49Voilà, exactement.
11:50On sent pas un grand amour pour les 8 à 10 chez vous.
11:53Mais elle a le droit, la parole est libre sur Europe.
11:55Bien sûr.
11:56Bien sûr, on rappelle que Churchill a aidé là.
11:58Heureusement qu'il était là pour accueillir le général de Gaulle.
12:01Voilà.
12:01Donc, on a le droit de ne pas forcément épouser
12:06des liens affectueux,
12:09amicaux,
12:10avec nos voisins anglais.
12:11Et c'est le cas de Marie.
12:13C'est tout à fait son droit.
12:15Merci Marie de nous avoir appelés.
12:16On sera avec François Bordelais,
12:17qui nous appelle depuis Bordeaux.
12:20Et il sera en direct avec nous dans un instant.
12:22Merci beaucoup, Andréa.
12:23Vous allez pas partir avant que je vous pose de trois questions
12:27sur les relations entre Marine Le Pen et Jordan Bardella.
12:30J'ai lu Libération.
12:31Médias de conscience ou pas ?
12:32Vous lisez Libération ?
12:34Vous avez failli avoir un lapsus révélateur.
12:36Vous allez dire, vous lisez Mediapart.
12:38Sachez que je lis Mediapart, Libération, l'Humanité, le monde.
12:42Vous avez raison, Elias.
12:43Rarement le Figaro.
12:45Très rarement.
12:45Il aime se faire mal.
12:48Midi moins le cas.
12:49Restez bien avec nous sur Europe 1
12:50pour la suite d'Eliott Deve.
12:51Allez-vous en direct jusqu'à 13h01 80 20 39 21.
12:55C'est le numéro sur lequel vous pouvez réagir
12:57soit au téléphone, soit sur WhatsApp.
12:59C'est la nouveauté de ce week-end par message.
13:0101 80 20 39 21.
13:03A tout de suite.
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