00:01Europe 1
00:02Eliott Deval et Vous, 11h34 sur Europe 1, merci d'être avec nous et de nous rejoindre pour la suite
00:06d'Eliott Deval et Vous en direct jusqu'à 13h sur Europe 1,
00:10toujours en compagnie de Georges Fenech et d'Eric Revelle aux côtés d'Eliott Deval ce dimanche et vient de
00:14nous rejoindre en studio,
00:15peut-être pour débriefer le grand rendez-vous Europe 1 C News et les Écossais, Pierre de Villeneuve.
00:19Parce que le rendez-vous dans le rendez-vous, c'est l'arrivée de Pierre de Villeneuve dans notre émission
00:24entre 11h et 11h30
00:26et il vient gentiment jouer les prolongations, nous raconter un peu comment s'est passé son entretien avec à chaque
00:32fois un responsable politique
00:34ou parfois ça peut être un intellectuel, un écrivain et je m'inquiétais parce que je me suis dit mais
00:40non pas, où est-il ?
00:41Est-ce qu'il est allé acheter chez Cédorat sur le marché de Ney-sur-Seine ? Pas encore.
00:45Et donc je me suis inquiété, je lui ai envoyé un petit texto et non, il continuait de travailler.
00:49Avec Jean-Philippe Tanguay on discutait de beaucoup de choses et là pour tout vous dire, il est parti, il
00:56a terminé hier à 2h du matin,
00:59il est venu faire l'émission et là il repart pour boucler le fameux contre-budget que Marine Le Pen
01:05va présenter mardi.
01:06Mardi, c'est ça, les 125 milliards.
01:08Les 125 milliards, et je le nais sur 5 ans mais 125 milliards quand même.
01:11Pierre De Villeneau, que faut-il retenir pour les auditeurs qui nous rejoignent à 11h35, du grand entretien, du grand
01:19rendez-vous que vous avez pu avoir avec Jean-Philippe Tanguay ?
01:21Trois sujets, le premier c'est qu'il y a une ligne, une seule ligne ORN sur l'affaire Bardella
01:28-Médiapart.
01:29La deuxième c'est que le budget, on s'y prend mal et ce sont des pansements sur une jambe
01:36de bois, ce que font le gouvernement actuellement.
01:40Donc ce n'est pas les 43 milliards et quand même 17 milliards d'impôts quand même qu'il faut
01:45retenir qui vont sauver la France.
01:47Et troisièmement, il y a une vraie crise financière qui s'amorce, qui arrive.
01:51Ce n'est pas Éric Revelle qui va me contredire.
01:53On est tous totalement lucides là-dessus et au train où ça va, s'il y a un emballement du
01:58marché obligataire, on craint.
02:01On peut financer votre déficit de public, mais aussi pour financer le service de la dette.
02:06Donc vous empruntez pour soulager la facture qui est la vôtre parce que vous empruntez trop.
02:12Donc si vous voulez, c'est incroyable.
02:14Imaginez, aujourd'hui vous avez un compte bancaire et vous avez une autorisation de découverte, d'ailleurs ça va changer,
02:20mais vous avez à date une autorisation de découverte de par exemple 1500 euros.
02:23Et puis vous êtes à découverte de 1800 euros.
02:26Et donc vous prenez un crédit CTLM ou je ne sais pas quoi, pour boucler votre...
02:30On en est là en fait.
02:32Donc c'est l'emprunt sur l'emprunt.
02:34Et aujourd'hui vous avez une banque mondiale comme Goldman Sachs qui fait des emprunts et des produits de spéculation
02:41contre la France.
02:42C'est-à-dire que c'est un objet qui fait...
02:47Les produits financiers que propose ce genre de banque, c'est un pari sur est-ce que la France va
02:51se casser la gueule ou non.
02:52On en est là. On en est là. On a une situation.
02:56Alors, d'un autre côté, et Eric sait ça sans doute mieux que moi, la France est riche.
03:01Alors ça, les gens mettent 3 euros dans leur voiture par litre d'essence, qu'ils ne comprennent pas, on
03:07leur dit la France est riche.
03:08Mais effectivement, en capitalisation dans les banques et dans les fortunes des uns et des autres, la France est riche.
03:15Donc, on vous dit la France, ce n'est pas l'Argentine, la France, ce n'est pas la Grèce.
03:19Et les Français, ils ne comprennent rien.
03:21Ils disent, mais attendez, moi-même, j'arrive pas à vous suivre.
03:24Moi-même, j'ai du mal à vous suivre parce qu'il y a une capacité d'épargne importante en
03:28France.
03:28C'est ça.
03:29Mais on ne va pas commencer à utiliser l'épargne français quand même.
03:31En tout cas, c'est très important.
03:33Très important.
03:33Aujourd'hui, vous avez des produits financiers.
03:35Vous savez, quand il y a un risque, quand il y a un risque, il y a un risque que
03:38vous ne remboursiez pas votre crédit, Elliot.
03:40Par exemple, la banque, elle se couvre.
03:44Le risque qu'il y ait un défaut de paiement partiel ou total sur la dette française.
03:50Nos créanciers sont en train de se couvrir.
03:52Ce sont des certificats financiers qui sont émis, peu importe.
03:54Et ils sont de plus en plus demandés.
03:57Et leurs taux sont en train de croître.
03:59Ça veut dire quoi ?
03:59Ça veut dire que plus nos investisseurs contractent ce genre de produits financiers
04:03pour se prévaloir du risque qu'ils estiment sur la dette française,
04:07plus, symboliquement, vous avez le doute qui s'installe,
04:12les taux qui augmentent et l'impossibilité.
04:14On va emprunter 347 milliards d'euros l'année prochaine.
04:18C'est une spirale.
04:20C'est une spirale.
04:21Une boule de neige.
04:21Vous avez apporté ces trois points.
04:22Donc, la polémique, le bras de fer désormais judiciaire entre Mediapart et Jordan Bardella.
04:29Le budget, Jean-Philippe Tanguy dit qu'on s'y prend mal.
04:32Et donc, il y aura ce fameux contre-budget présenté mardi.
04:35Et la crise financière a-t-il parlé également avec vous des émeutes que nous avons vécues cette semaine ?
04:41Et que dit-il, Jean-Philippe Tanguy, Pierre de Villeneuve ?
04:43Il dit que le gouvernement s'y prend très très mal.
04:45Là aussi ?
04:46Oui.
04:47Il dit qu'il n'y a pas le fameux choc d'autorité.
04:49Il n'y a pas de choc d'autorité.
04:51On n'a pas envoyé suffisamment de...
04:53Alors là, on a effectivement eu une discussion.
04:56Parce que la police, elle est là.
04:58Les CRS, ils sont là.
04:59Simplement, ils se font attaquer.
05:01Certains élus de la France Insoumise, et on l'a vu sur les images, demandent au CRS de ne pas
05:08charger, d'arrêter.
05:09Vous avez vu M. Lecoq, par exemple.
05:11Ou Thomas Porte.
05:12Ou Thomas Porte, qui faisait face à un bouclier.
05:14Mais M. Lecoq, qui demande carrément à une compagnie de CRS,
05:17calmez-vous là, vous n'allez pas charger.
05:19Il y a quand même des choses qui se passent aujourd'hui.
05:22Et donc, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faudrait ?
05:25Il faudrait un choc d'autorité, on ne l'a toujours pas.
05:27Eh bien, merci Pierre de Villeneuve d'être venu nous voir comme chaque dimanche.
05:30On a très peur pour mardi.
05:31Et mardi, effectivement, il va falloir se barricader peut-être.
05:34Le confinement sécuritaire.
05:36Vous imaginez, peut-être qu'il y a des parents qui nous écoutent,
05:38qui vont dire à leurs enfants, ce mardi, tu vas rester à la maison,
05:41tu vas faire tes cours en distanciel.
05:43On a eu des témoignages comme ça ce week-end.
05:45C'est fascinant de voir que vous avez des parents qui décident
05:47de laisser les enfants à la maison,
05:50qui fassent leurs cours en distanciel,
05:52pour éviter que...
05:53Souvent, c'est dans des lycées d'ailleurs privés.
05:55Et la crainte, c'est que ceux qui s'attaquent au lycée
05:59aillent dans des lycées privés pour tout saccager.
06:02Donc, pour éviter cette situation, les parents se protègent.
06:05Et les parents, est-ce qu'ils doivent payer ?
06:06Ah ben, les parents des délinquants ?
06:08Ben, les parents des délinquants.
06:10Oui.
06:10Mais en fait, en réalité, si c'est une assurance responsabilité civile,
06:13c'est l'assurance qui paye.
06:14Bien sûr.
06:15Et donc, Jean-Philippe Tanguy...
06:16C'est la cotisation globale.
06:18C'est le risque social de la délinquance.
06:20Et Jean-Philippe Tanguy dit qu'il faut mettre des franchises dans ce cas-là.
06:22Si on vous casse votre parprise, effectivement, votre assurance va payer.
06:26Mais vous avez 400, 500, 600 euros de franchises.
06:28Là, c'est pareil.
06:28Il faut une franchise.
06:30Merci, Pierre de Villeneuve, d'être venu nous voir.
06:31Et justement, on va rejoindre Farid, qui habite en Seine-Saint-Denis.
06:35Bonjour, Farid.
06:36Oui, bonjour.
06:37Bonjour à tous.
06:38Merci d'être avec nous, Farid, parce que c'est intéressant.
06:41Déjà, vous êtes un habitant de Seine-Saint-Denis depuis longtemps ?
06:46Ça va faire maintenant une quinzaine d'années.
06:50Et vous avez vos enfants qui sont au collège ?
06:53J'ai mon fils, en fait, qui est au lycée privé, sur le RACI.
07:01Donc, dernièrement, ce qui a été choquant, encore une fois,
07:04c'est de voir que même le lycée privé, en fait, où il n'y a pas de problème,
07:08où tout se passe bien, donc où il n'y a pas eu des meutes, rien,
07:12il y a eu des menaces quand même qui ont été faites vendredi,
07:14où le lycée nous a prévenus qu'il y avait un risque des élèves du lycée public
07:21viennent, effectivement, donc tout saccager sur le lycée privé.
07:24Et vous voyez, je n'ai pas dit n'importe quoi.
07:26Non, vous n'avez pas dit n'importe quoi.
07:28Moi, j'ai pris la responsabilité, en fait, de ne pas envoyer mon fils à l'école vendredi,
07:33même si le proviseur nous avait rassuré que des dispositions avaient été prises.
07:38Mais dans le doute, j'ai préféré ne pas l'envoyer à l'école.
07:41Mais ça, encore, ça démontre, en fait, un laxisme du gouvernement,
07:44parce qu'il est très facile, et ça, vous le savez, parce qu'on l'a vu dans les émeutes
07:50précédentes,
07:51il est très facile de contenir, donc, quelques lycéens, bon, il y en a beaucoup, effectivement,
07:55mais c'est très facile de les contenir, de les encercler.
07:58On a fait tout un pataquès il y a quelques années,
08:00quand la police avait fait asseoir, justement, sur la ville du Rhin,
08:05enfin, en Seine-Saint-Denis, donc, des élèves qui commettaient des actes délectueux.
08:11Et voilà, donc, encore une fois, le manque de moyens, le manque de volonté, d'accord ?
08:18Parce que dans d'autres pays, je peux vous assurer que ça ne se passerait pas comme ça.
08:22– Ah, mais c'est sûr qu'on parle beaucoup des...
08:24Vous savez, c'est parfois des jeunes qui peuvent être issus de l'immigration, de pays extra-ambien.
08:33– Oui, de l'immigration, c'est sûr, parce que moi, ce que j'ai vu, c'est que des
08:37Noirs et des Arabes.
08:38Je vous le dis, la plupart des plus virulents, ce sont des Noirs et des Arabes.
08:41– Écoutez...
08:41– Je me permets de le dire, parce que je suis d'origine, donc, cabile,
08:45donc, pour moi, je ne vais pas me cacher derrière ma main en disant,
08:48non, ce n'est pas vrai, c'est ça le problème aujourd'hui en France,
08:52c'est qu'on n'ose pas dire les choses comme elles devraient être dites, d'accord ?
08:56C'est comme ça, c'est eux qui font le bordel, c'est eux qui cassent les magasins,
09:01c'est eux qui agressent, et ça, il faut le dire, il faut le répéter,
09:06même si on va considérer après que c'est un discours excessif,
09:09mais malheureusement, c'est la réalité.
09:11– Alors, c'est des propos, je dis toujours que la parole, elle est libre sur cette antenne,
09:15il faut évidemment, vous savez que j'ai un rôle de modérateur,
09:18et je fais toujours attention à tous les discours qui peuvent essentialiser ou généraliser,
09:24sans que pour autant, on ait capacité à vérifier, par exemple, la représentation,
09:33non pas en fonction de l'ethnie ou de la couleur, mais simplement de l'identité,
09:37savoir si c'est, par exemple, une population étrangère ou issue de l'immigration
09:44qui a été principalement interpellée.
09:46Donc, je ne vais pas aller sur ce terrain-là, c'est votre témoignage, Farid,
09:49et vous êtes un habitant de la Seine-Saint-Denis.
09:51En revanche, ce qui m'intéressait, j'en ai presque perdu le fil,
09:56Farid, c'est d'avoir votre témoignage, c'est assez sur le confinement sécuritaire,
10:00de me dire, mais c'est dingue qu'un père de famille soit contraint de laisser son enfant à la
10:05maison,
10:06parce qu'il y a la crainte qu'un lycée privé, parce que lycée privé,
10:11et donc c'est peut-être plus de moyens, non pas qui sont mis par l'État,
10:16mais par les parents qui préfèrent payer pour avoir une éducation de qualité,
10:20une instruction de qualité, pas une éducation, parce que l'éducation, c'est vous qui l'avez faite à la
10:23maison,
10:25eh bien, soit devenue la cible des émeutiers.
10:28Et ça, je trouve ça d'une grande tristesse.
10:32Je vous remercie, Farid, de nous avoir appelés, et c'est ça que je voulais dire,
10:36c'est que ces jeunes délinquants, peut-être parfois issus de l'immigration,
10:42ne feraient pas le dixième de la racine carrée de ce qu'ils font sur le sol français
10:48dans leur pays qu'ils considèrent être leur pays natal ou de sang, alors qu'ils sont eux-mêmes français.
10:54Petit souvenir, à mon époque, à mon époque, quand j'étais lycéen,
10:58l'école publique était vénérée, les mauvais élèves allaient dans l'école privée.
11:02Les mauvais élèves allaient dans l'école privée.
11:04Aujourd'hui, tout s'est inversé.
11:06Ceux qui le peuvent, mettent leurs enfants dans l'école privée.
11:1011h45 sur Europe 1, on revient dans un instant.
11:13Le communiqué du syndicat de la magistrature est en train de devenir une affaire d'État,
11:17puisque je vous disais que le syndicat des commissaires de police a répondu au syndicat de la magistrature,
11:24mais vous venez à l'instinct d'avoir Laurent Nouniez, ministre de l'Intérieur,
11:28qui répond au syndicat de la magistrature.
11:3011h45, on en parle dans une seconde.