- il y a 14 minutes
Avec Lucas Planavergne, Journaliste au JDD et Amaury Bucco, Journaliste Valeurs Actuelles
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NewsTranscription
00:00Elle est, c'est l'heure du 9h08 sur Sud Radio, c'est l'heure du débat du samedi et
00:07j'accueille Lucas Planavergne, journaliste au GDD, bonjour.
00:11Bonjour.
00:11Bonjour également à vous, Armory Bucco, journaliste à Valeurs Actuelles.
00:16Bonjour.
00:16Bienvenue, ravi de vous retrouver tous les deux. Nous allons commenter deux sujets ce matin, si vous le permettez.
00:22Je vais vous demander de revenir sur les propos plutôt alarmistes, vous l'avez écouté de Pierre Gattas tout à
00:29l'heure.
00:29Notre pays va-t-il dans le mur ? Si rien n'est fait pour soulager les entreprises, relancer la
00:34croissance et l'emploi, sommes-nous au seuil d'une crise de la dette ?
00:38Nous allons en parler ou on va tenter d'y répondre avec vos commentaires.
00:41Mais tout d'abord, je voudrais vous faire réagir à cet accord signé à Birmingham entre Jordan Bardella et Nigel
00:48Farage, protocole d'accord à la vérité.
00:51Thomas Bucco, c'était... Thomas Bucco.
00:53Ça y est, je l'ai fait.
00:57Thomas Ranou, c'est la question du jour de Sud Radio.
01:01Mais c'est ça, on revient sur ce protocole d'accord.
01:03La question posée.
01:04Alors, la question, ce protocole d'accord signé par Jordan Bardella avec Nigel Farage,
01:09vous choque-t-il, pour l'instant, que vous êtes 56% à nous dire que oui ?
01:13Voilà, alors, je vous lis peut-être quelques commentaires.
01:15Il y en a un qui nous dit, ça ne me choque pas, les migrants que nous interceptons, qui viennent
01:19d'Italie, sont renvoyés en Italie.
01:21C'est logique que ça marche aussi dans l'autre sens.
01:24Un autre nous dit avec une pointe d'ironie, quelle fin négociateur se barder là.
01:28L'un sourit sur la photo, l'autre pas du tout.
01:31En tout cas, continuez à réagir sur nos différents réseaux sociaux et appelez-nous au 0826 300 300.
01:36Merci Thomas.
01:38Armourie Bucco là-dessus, vous avez vu cet échange, cet espèce de protocole d'accord.
01:43De quoi parlons-nous ?
01:44Nous ne sommes pas entre des chefs d'État ou des gouvernements.
01:47C'est ça, en fait, c'est dans l'éventualité où le Rassemblement National arriverait au pouvoir en 2027,
01:53et dans l'autre éventualité où le parti de Michael Farage arriverait au pouvoir en 2029.
01:59Deux ans plus tard.
01:59Deux ans plus tard, donc on est vraiment très loin.
02:01En fait, c'est avant tout, je pense, une démarche de l'ordre politique qui s'inscrit dans la campagne
02:05présidentielle
02:06où Jordan Bardella veut montrer que son parti, le Rassemblement National, n'est pas isolé sur le plan international,
02:12qu'on peut trouver des accords et surtout qu'il y a des pays à côté d'une autre qui
02:17sont alignés sur le plan migratoire.
02:20Ça, c'est le premier point.
02:21Le deuxième point sur le fond, en fait, ça ne change pas grand-chose.
02:23On a déjà un protocole d'accord avec l'Angleterre.
02:27Des accords, en fait, ce qui se résume ainsi, c'est-à-dire que l'Angleterre nous verse des millions
02:33d'euros
02:33pour empêcher les migrants de partir vers l'Angleterre.
02:36C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il y a un stock de migrants, si je puis dire.
02:40Enfin, dans tous les cas, il y a une population de migrants énorme qui est stockée à Calais
02:45parce qu'ils ne peuvent pas partir vers l'Angleterre, parce que la France, financée par l'Angleterre,
02:50les empêche de prendre la mer, notamment pour des raisons humanitaires, mais aussi, évidemment, pour des raisons régaliennes.
02:56Et donc, dans cet accord aussi, il y a le fait que si des migrants arrivent en Angleterre,
03:01les Anglais peuvent déjà nous les renvoyer.
03:03Donc, il y a déjà... Ça ne va pas changer grand-chose sur le fond, mais en tous les cas...
03:06Rien de nouveau, en réalité.
03:07Rien de nouveau, et je pense surtout que c'est intelligent dans la mesure où...
03:11Ce qui est vrai, c'est que pour empêcher ces flux migratoires, il faut décourager les passeurs
03:16et les personnes qui veulent faire ces traversées.
03:18Et pour les décourager, non seulement il faut les empêcher de passer,
03:21mais s'ils y arrivent, leur dire, si vous y arrivez, vous serez quand même renvoyés en France.
03:24Le découragement, Lucas Planavergne, on en parle depuis des décennies.
03:28Je ne sais pas si vous étiez né à l'époque, il y avait déjà des problèmes de passeurs, de
03:33migrants, de clandestins.
03:35Vous avez l'impression que ces accords de papier, qui sont en fait des sortes de politique fiction,
03:43ça raconte quelque chose ?
03:45Je suis d'accord avec ce que vient de dire Amoury.
03:48C'est-à-dire que, d'abord sur le fond, pour Jordan Bardella, évidemment, c'est une manière de montrer
03:54qu'il n'est pas isolé sur la scène européenne,
03:56de montrer qu'il y a des accords et qu'il y a des partis alliés au Rassemblement National, y
03:59compris au Royaume-Uni.
04:02Maintenant, effectivement, ce protocole existe déjà.
04:05Il y a un protocole exceptionnel depuis un an, qui d'ailleurs a été prolongé en juin dernier
04:09par le ministre Benjamin Haddad lui-même sur ces réadmissions de migrants qui ont tenté de rejoindre la Grande-Bretagne.
04:18Je suis d'accord avec ce que disait notre auditeur.
04:22Ça semble assez normal, puisque ces migrants rentrent d'abord sur le territoire français.
04:27Et d'ailleurs, je ne suis pas l'avocat de Jordan Bardella,
04:29mais c'est ce qu'il dit lui-même dans son discours hier,
04:31c'est que si les migrants n'entrent pas sur le territoire français, ils ne peuvent pas aller en Grande
04:37-Bretagne.
04:37Donc, bien sûr qu'on a une responsabilité là-dedans.
04:39Mais y compris si les personnes qui traversent la Manche arrivent dans les eaux territoriales de la Grande-Bretagne,
04:48qui, faut-il le rappeler, sont-ils de l'Europe ?
04:50Bien sûr.
04:50Ils ont un problème, ça, quand même.
04:52Bien sûr, mais là, encore une fois, le protocole existe déjà.
04:54Benjamin Haddad disait lui-même en juin qu'il y a eu, sur 10 mois, 606 réadmissions en France,
04:59donc de migrants qui ont tenté de rejoindre le Royaume-Uni,
05:01et à l'inverse, 588 admissions légales au Royaume-Uni,
05:03car il y a une plateforme qui existe pour les migrants qui souhaiteraient légalement aller au Royaume-Uni,
05:09et donc ça a permis à ce solde-là.
05:14Ce que ça montre aussi de la part de Benjamin Haddad,
05:15finalement, quand bien même Sébastien Lecornu, de son côté,
05:19dit que le gouvernement ne veut pas interférer dans la campagne présidentielle,
05:22ça montre qu'en réalité, le gouvernement fait campagne.
05:24Le gouvernement fait campagne, et ici, n'hésite pas une seconde à rentrer dans une querelle avec Jordan Bardella.
05:30Amoribouko, parmi les réactions, je vous lis celle sur X, de Gabriel Attal, candidat à l'élection présidentielle,
05:38sous les applaudissements de ses militants,
05:40Nigel Farage fait signer à Jordan Bardella un mémorandum qui prévoit de renvoyer en France
05:46tous les migrants, tous les migrants, tous, interceptés dans la Manche.
05:50Soit Jordan Bardella ne comprend pas l'anglais,
05:53soit il est d'une faiblesse indigne lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de la France,
05:58et je crois qu'il comprend l'anglais, dite complète avec humour Gabriel Attal.
06:04Ce qu'il dit, le candidat Gabriel Attal, patron de Renaissance,
06:08c'est au fond, quand il parle de défendre les intérêts de la France,
06:14c'est de ne pas reprendre, si je puis dire, des personnes qui migrent,
06:20qui sont dans les eaux territoriales d'un pays qui est hors l'Union Européenne.
06:24Oui, mais la réalité des flux migratoires, c'est que...
06:27Mais d'ailleurs, sans propos, il est presque plus RN que le RN,
06:30défendre les intérêts de la France.
06:32C'est un problème aussi venant de quelqu'un qui a été ministre
06:36et qui est de la Macronie, de les entendre parler de souveraineté,
06:38quand sur tous les sujets, la souveraineté a été bradée.
06:41Là, encore une fois, c'est quand même ironique.
06:42En fait, j'ai l'impression que quand Jordan Bardella, d'une certaine manière, a du cœur,
06:47on dit qu'il n'a pas de tête, en disant qu'il ne défend pas les intérêts de la
06:50France.
06:50Mais la réalité, c'est que si vous laissez passer les migrants
06:53et que vous les laissez accéder à l'Angleterre,
06:56ou vous dites à l'Angleterre,
06:57et bien maintenant qu'ils sont dans vos eaux, vous devez les récupérer,
06:59ça encourage les flux migratoires et ça va accroître le problème.
07:03Donc je pense qu'effectivement, à court terme,
07:06Gabriel Attal a raison,
07:07la France n'a pas intérêt à rapatrier dans son pays
07:10des personnes en situation irrégulière
07:12qui en plus s'amassent le long des côtes
07:13et créent des problèmes de sécurité publique.
07:15Mais, d'un point de vue de long terme,
07:18pour couper cette route migratoire,
07:20il faut évidemment empêcher
07:21que des migrants et donc des passeurs
07:26développent cette trajectoire.
07:27D'un mot encore,
07:28et nous allons parler de ce qu'évoquait Pierre Gattas
07:30sur la crise qui nous pend au nez.
07:33Lucas Planaverne,
07:34je ne sais pas ce que vous avez lu, Libération, ce matin.
07:37Tous les matins, Libération.
07:41Il y a ce grand dossier sur Jordan Bardella,
07:45sa vie privée désormais,
07:46mais il y a aussi un article assez intéressant
07:48intitulé avec Marine Le Pen,
07:50une osmose qui retombe comme un soufflet
07:52et qui détaille de façon très factuelle
07:54peut-être les premiers flottements
07:56entre ce couple qui se présente
07:59à l'élection présidentielle.
08:00Vous avez écho aussi
08:02de, on va dire,
08:03de première,
08:04non pas de dissension,
08:05mais de quelque chose,
08:07de courant d'air entre eux.
08:08Non, mais il y a un contexte.
08:10Déjà, il y a un contexte politique particulier,
08:12je pense que tout le monde peut comprendre,
08:13y compris sans être journaliste,
08:14de Marine Le Pen,
08:15dont on ignorait
08:16si elle serait candidate ou pas
08:17et qui finalement l'est.
08:18Jordan Bardella,
08:19qui sans doute a longtemps cru
08:21que ce serait lui
08:21le candidat du Rassemblement National.
08:23Donc là-dedans,
08:24quand bien même ils ont une relation personnelle
08:26depuis de longues années,
08:28il y a évidemment des questions d'ego
08:29qui rentrent en compte.
08:30Maintenant, sur le fond
08:31et sur les lignes,
08:32on sait depuis plusieurs mois déjà
08:34qu'il y a des nuances
08:36entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
08:38qu'il y a même des nuances
08:39au sein du Rassemblement National.
08:41Personnellement,
08:41je vois ça aussi
08:42comme le fait que la preuve
08:45que le Rassemblement National
08:46est un parti qui a grandi,
08:47qui est aujourd'hui un gros parti.
08:49Si vous voulez,
08:50quand vous êtes un petit parti
08:51avec très peu d'élus,
08:52évidemment, il y a une ligne
08:53et tout le monde marche dans le même sens.
08:54Quand vous avez beaucoup plus de députés,
08:56beaucoup plus d'élus,
08:57évidemment,
08:58il y a des nuances
08:59qui commencent à émerger.
09:01Je pense que c'est des nuances
09:02qui sont encore plus grosses
09:04quand on s'écarte
09:05jusqu'à Éric Ciotti,
09:05leur allié par exemple,
09:07notamment sur la question
09:07de l'économie dont on va parler.
09:09Maintenant, je ne pense pas
09:09qu'il y ait une rupture
09:10comme voudraient le faire croire
09:13les adversaires
09:13du Rassemblement National.
09:15Ça dit des courants d'air,
09:16grosso modo.
09:17Amri Moukko là-dessus,
09:17rapidement,
09:18parce qu'on va parler
09:18de l'économie.
09:19Ce qui est sûr,
09:20c'est qu'en fait,
09:21il y a une deuxième figure
09:22qui émerge au Rassemblement National.
09:23Pour la première fois,
09:24ce n'est pas une figure
09:24en plus issue
09:25de la famille du clan Le Pen,
09:27qui a effectivement
09:28d'autres visions,
09:29parfois des nuances.
09:31Et je pense que l'élève
09:32est en train de dépasser le maître
09:33puisque Jordan Bardella
09:35est devenu une véritable rockstar.
09:36C'est comme ça,
09:37en tout cas,
09:37sur le terrain,
09:38on voit qu'il est vraiment
09:40parfois pris en photo
09:41comme si c'était une rockstar.
09:42et je pense qu'il y a un rapport
09:45de force qui s'installe
09:45forcément puisqu'il est en train
09:47d'émerger au sein
09:47du Rassemblement National
09:49et que forcément,
09:50ça va être de plus en plus entendu
09:51et qu'elle n'est pas forcément
09:52la même que Marine Le Pen.
09:53Ça va être compliqué.
09:53Allez, avec vous,
09:54tous les deux,
09:55Lucas Planavergne,
09:56du JDD,
09:57comme dit Pierre Gattaz,
09:59est-ce que la France
10:00est en train d'aller
10:01dans le mur,
10:01à vos yeux ?
10:02Oui.
10:03Ça dépend de quel sujet
10:04on parle.
10:05Évidemment,
10:05on parle de finances publiques,
10:06d'économies
10:07et oui,
10:07tous les signaux
10:08sont au rouge.
10:09Le seul,
10:10d'ailleurs,
10:11hier,
10:11on parlait à cette antenne,
10:13j'écoutais d'un sondage récent
10:15sur le pessimisme des Français
10:17en cette nouvelle année.
10:18Alors,
10:18c'est un sentiment
10:19qui est le même
10:21depuis plusieurs années
10:22mais en tout cas,
10:23là et notamment
10:24sur la crise économique,
10:25il y a un fort pessimisme.
10:26Je resterai optimiste
10:27sur un point,
10:28justement,
10:29c'est que cette question
10:30de la dette
10:30des finances publiques
10:31qui avait du mal
10:32à s'imprégner
10:34dans la tête des Français
10:35aujourd'hui,
10:35semble,
10:36en tout cas,
10:36selon les enquêtes d'opinion,
10:37selon tout ce qu'on entend,
10:39même dans la rue,
10:40nous journalistes,
10:40quand on va discuter
10:41avec les gens,
10:42ça y est,
10:43ça a pris.
10:43Je veux dire,
10:44aujourd'hui,
10:44c'est un sujet
10:45qui est devenu majeur.
10:46L'économie,
10:47tout ce que ça englobe,
10:47mais la dette,
10:48les finances publiques,
10:49la dépense publique
10:49sont devenus
10:50des sujets majeurs
10:51qui vont pour sûr
10:54être primordiaux
10:56dans la campagne présidentielle.
10:57Donc,
10:58au moins,
10:58on va en parler.
10:59Chaque politique
10:59va devoir se placer,
11:00donner des solutions concrètes.
11:01Vous avez l'impression,
11:03Amorik,
11:05que les politiques,
11:06on les a vus au MEDEF,
11:07à l'AREF,
11:08donnent leurs solutions
11:09aujourd'hui,
11:10franchement.
11:11Non,
11:11moi,
11:11je pense qu'il y a un gros problème.
11:13C'est qu'il y a de moins en moins
11:14de marge de manœuvre,
11:15puisqu'on voit que les taux de prélèvement
11:16sont déjà énormes,
11:17que le coût de l'emprunt
11:19est extrêmement élevé,
11:20va continuer à augmenter.
11:22Et à côté de ça,
11:23vous avez effectivement
11:23une campagne présidentielle
11:25où les candidats
11:27veulent quand même
11:27avoir un projet enthousiaste,
11:29ne veulent pas se couper
11:31d'une partie de l'électorat,
11:32je pense notamment aux retraités,
11:33en abordant peut-être
11:34de manière frontale
11:35le problème des retraites.
11:36Et donc,
11:37on va pour moi
11:37avoir un gros problème,
11:38c'est qu'on va avoir
11:39une espèce de campagne
11:40sous tutelle
11:40avec un décalage
11:41très profond
11:42entre des promesses
11:44qui ne vont,
11:46pour beaucoup d'entre elles,
11:47pas pouvoir être tenues
11:48parce que la situation
11:49économique de la France
11:50ne le permet pas.
11:51En 2017,
11:52on a eu un candidat
11:53qui était François Fillon
11:54qui avait réussi
11:55à avoir un positionnement clair
11:56et qui était en passe de gagné.
11:58Mais là,
11:58je ne vois pas de candidat
12:00dans le paysage,
12:01dans la campagne actuelle
12:02qui peut clairement
12:04se positionner là-dessus
12:05et qui prend l'avantage.
12:06Et donc,
12:06je pense que...
12:07Il y en a,
12:07mais ils ne sont pas
12:09en position
12:10pour le moment de l'emporter.
12:11Exactement.
12:12Et surtout,
12:13je pense que si,
12:14déjà,
12:15qu'ils ne sont pas en position
12:15de gagner,
12:16mais en plus,
12:16ils se positionnent là-dessus.
12:17Je veux dire,
12:18c'est quand même un sujet
12:18qui ne fait pas du tout rêver
12:19de dire aux Français,
12:20écoutez,
12:21on va,
12:22pendant les cinq ans à venir,
12:24on va réduire les dépenses
12:25et on va serrer la ceinture.
12:26Ça ne fait pas rêver.
12:27Ce n'est pas quelque chose
12:28qui est prometteur
12:29sur le plan...
12:29Et ce sera,
12:30j'imagine,
12:31dans les mois qui viennent,
12:31les huit mois qui viennent
12:32au cœur de vos publications
12:33respectives.
12:34Je rappelle le journal du dimanche
12:35avec vous,
12:36Lucas Planavergne
12:37et Amoribouco,
12:38les valeurs actuelles.
12:39On a beaucoup parlé de VA
12:41cette semaine
12:41avec Charles Sapin
12:43à France Inter.
12:44Ça se conclut
12:45qu'il va
12:47produire sa chronique.
12:48Alors,
12:48effectivement,
12:49la direction du groupe
12:50a maintenu son soutien
12:53pour des raisons
12:54qui me paraissent
12:54tout à fait évidentes.
12:55Parce que déjà,
12:56Charles Sapin
12:56est un journaliste excellent
12:57qui est passé
12:58par de très bonnes rédactions.
13:01Et donc,
13:02évidemment,
13:02je pense que le service public
13:03se doit d'être pluraliste
13:04surtout dans cette campagne présidentielle.
13:06Et donc,
13:07la direction a maintenu
13:08coûte que coûte
13:08cette décision
13:09contre l'avis
13:10de certains salariés.
13:11Vous allez traiter,
13:12Lucas,
13:13le sujet
13:13dans le journal du dimanche ?
13:14On l'a traité.
13:15On va continuer de le traiter.
13:17J'y vois quand même,
13:18si on peut être optimiste parfois,
13:19j'y vois quand même
13:20un changement majeur
13:21parce que malgré,
13:23alors voilà,
13:23le petit théâtre antifasciste
13:25des syndicats
13:27de Radio France,
13:29on y était habitué.
13:30Finalement,
13:31il n'y a rien de très étonnant
13:32là-dedans.
13:33Ce qui, par contre,
13:34change aujourd'hui,
13:35c'est la réaction
13:36de la direction
13:36de Sybille Veil
13:38qui a maintenu
13:39Charles Sapin
13:40malgré le préavis de guerre.
13:41qui tient pour le moment
13:43du moins,
13:45au moins,
13:47ce sujet de pluralisme
13:48semble être en passe
13:49de se régler.
13:50Allez,
13:50nous concluons,
13:50c'est rapidement.
13:51Non,
13:51mais moi,
13:51pour conclure sur ce sujet,
13:53ce qui est assez terrible,
13:54si vous voulez,
13:54c'est qu'on a l'impression
13:55que le pire ennemi
13:56du service public,
13:57c'est parfois
13:57le service public lui-même,
13:58c'est-à-dire
13:59les forces en présence
14:00et que finalement,
14:01comme même la direction
14:03dans le service public
14:04veut faire des changements
14:06positifs
14:06pour faire entendre
14:07d'autres voix,
14:07on se rend compte
14:08que c'est une machine
14:10un peu rouillée
14:11et que c'est très compliqué
14:13et qu'en fait,
14:13il faut peut-être
14:14revoir complètement
14:14le système du service public.
14:15Merci à tous les deux.
14:16Amoribuco,
14:17journaliste Valeurs Actuelles,
14:18Lucas Planavergne,
14:20journaliste au JDD.
14:21C'était le débat du samedi.
14:22Dans un instant,
14:23Pierre Chasserey,
14:24nous allons parler
14:24du radar
14:26qui a fait scandale
14:27sur le périphérique parisien.
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