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  • il y a 6 semaines
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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00:00:00Bonjour à tous et ravi de vous retrouver dans l'info de Villeneuve, l'info de votre quotidien et de
00:00:05vos préoccupations.
00:00:06Sachez qu'à 16h30, comme tous les jeudis, Pierre Lelouch me rejoint droit pour Face à Lelouch, le regard de
00:00:11l'ancien ministre sur l'actualité, en particulier l'actualité à l'étranger.
00:00:16En ce jeudi 3 septembre, focus sur l'Algérie.
00:00:21Le régime d'Abdelmajid de Teboun vient de faire une annonce de taille, la construction en plein désert d'une
00:00:28grande prison pour les narcotrafiquants.
00:00:313 millions de toxicomanes dans ce pays qui compte 48 millions d'habitants.
00:00:35Du coup, cette idée forte, la nouvelle prison pour les barons de la drogue.
00:00:39Elle sera située dans l'extrême sud-ouest algérien, à la frontière avec le Mali.
00:00:44Le Tanezrouft, ce désert quasi inhabité où les températures avoisinent les 50 degrés en été.
00:00:52Il est surnommé le pays de la soif.
00:00:54Il est considéré comme l'une des zones les plus reculées et les plus hostiles du Sahara.
00:00:59Je ne l'ai pas entendu.
00:01:01Les associations des droits de l'homme, les comités de défense des droits humains,
00:01:05les agences de protection des conditions de vie, les innombrables médias, comptes, insta et twitter,
00:01:11défenseurs ardu de la liberté et des libertés.
00:01:14Je ne les ai pas entendus, c'est gosillé sur le manque d'humanité,
00:01:17sur les conditions sans doute terribles de détention de ces futurs barons de la drogue.
00:01:21C'est même qui, lorsque le Salvador créait une prison de haute sécurité,
00:01:26s'indignait de la cruauté du président Bukele et des conditions de vie de ses prisonniers.
00:01:31Un trafiquant de drogue, faut-il le rappeler, celui qui transmet le mal et celui qui détruit des vies,
00:01:36qui paralyse l'avenir des jeunes, qui terrorise et qui crée un système anti-système.
00:01:42La France aussi a franchi le pas avec des prisons de haute sécurité, spécialement justement pour ces narcotrafiquants.
00:01:4879% des villes de France sont touchées par le narcotrafic.
00:01:52Doit-on s'indigner des conditions de détention des narcotrafiquants ?
00:01:56Ces conditions extrêmes sont-elles une sorte de vaccination pour ne plus jamais vendre de la drogue ?
00:02:02En tout cas, l'espérer, on peut s'interroger.
00:02:04Nous ferons le point tout à l'heure après d'autres sujets d'actualité et d'abord toutes les dernières
00:02:09informations avec Corentin Alonso.
00:02:11Bonjour Corentin.
00:02:12Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:02:13Et on commence avec ce terrible drame en Haute-Saône.
00:02:15Quatre corps de la même famille ont été retrouvés hier soir dans le petit village de J.
00:02:20Oui, un père de famille a tué ses deux enfants de 6 et 9 ans et sa belle-mère avant
00:02:26de se suicider.
00:02:27Et l'homme a auparavant filmé la scène pour l'envoyer à sa femme.
00:02:30Le couple, en instance de divorce, était en train de construire une maison.
00:02:34Une cellule psychologique a été ouverte au pôle scolaire où étaient scolarisés les enfants.
00:02:38On écoute la directrice académique de la Haute-Saône.
00:02:43Un événement qui est d'une exceptionnelle gravité pour toute la communauté éducative.
00:02:49Nous avons mobilisé, nous, l'ensemble, nos services pour être aux côtés des équipes
00:02:54et de les accompagner à faire face à ce drame.
00:02:57Et puis d'accompagner les élèves, les familles et puis tous nos personnels à faire face à cette situation.
00:03:05Nous le faisons bien sûr dans le respect des familles, de l'enquête en cours.
00:03:11Et on fait très peu de commentaires, bien entendu, sur cette situation-là.
00:03:15Notre enjeu, là, c'est l'accompagnement des équipes et des enfants.
00:03:19Voilà, pour leur permettre de faire face à ce drame.
00:03:23Dans l'actualité de ce jeudi également, Gaël Mocaher et Sébastien Pérez-Mézani,
00:03:28les deux Français qui étaient détenus au Togo, sont attendus en France dans la journée.
00:03:32Les deux réalisateurs avaient été arrêtés le 27 juillet dernier avec leur collaborateur togolais Fred Védomé.
00:03:39Dans le nord du Togo, il tournait un épisode de l'émission
00:03:42« Les routes de l'impossible » diffusé sur France Télévisions.
00:03:45Les autorités togolaises leur reprochaient de ne pas avoir les autorisations adéquates et d'avoir utilisé un drone.
00:03:51La politique à présent invitée de Laurence Ferry ce matin, le candidat Nouvelle Énergie à la présidentielle,
00:03:57David Lysnard, a renouvelé son appel à une primaire de la droite.
00:04:00Oui, le candidat Nouvelle Énergie veut éliminer les candidats macronistes dans cette primaire.
00:04:06Il refuse de gouverner avec, je cite, « des gens qui nous ont emmenés dans le mur ».
00:04:10Pour le moment, David Lysnard est crédité de 3 à 3,5% d'intention de vote dans les sondages.
00:04:16Quant à François Hollande, il fera connaître ses décisions en décembre.
00:04:19L'ancien président de la République a fait sa rentrée politique à la foire de Chalon ce jeudi.
00:04:23Et parmi les thèmes évoqués par François Hollande, le budget 2027.
00:04:27Il a appelé ses camarades socialistes à entrer dans une démarche de compromis avec le gouvernement.
00:04:32Le prochain budget doit, selon lui, être un budget de transition. On l'écoute.
00:04:37Il doit avoir la même attitude que l'année précédente, c'est-à-dire rentrer dans une démarche de négociation,
00:04:43de compromis,
00:04:44qui avait d'ailleurs abouti à un certain nombre de décisions, y compris la suspension de la réforme des retraites,
00:04:48et faire en sorte que, pour les Français, ce soient finalement des mesures qui puissent les protéger
00:04:55et des mesures qui soient justes. C'est cette démarche-là qu'il faut engager et ne pas brandir la
00:04:59censure.
00:04:59Pour la censure, on sait très bien qu'elle aboutirait à priver le pays d'un budget.
00:05:05Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne attitude.
00:05:06Mais en même temps, il faut que le gouvernement monte des signes.
00:05:08S'il ne veut pas être censuré précisément, il a à faire un travail de négociation, de compromis,
00:05:15et de savoir que c'est un budget de transition.
00:05:19François Hollande à la foire de Chalon ce jeudi.
00:05:22Après la visite au British Museum pour l'inauguration de la tapisserie de Bayouet,
00:05:25Emmanuel Macron a rencontré le premier ministre britannique, Andy Burnham.
00:05:29Et ensemble, ils ont affirmé leur volonté de rapprocher les relations bilatérales entre les deux pays.
00:05:35Le premier ministre travailliste décrit même le président français comme étant un ami très important
00:05:40et son plus proche voisin.
00:05:42Il évoque le bilan positif de leur coopération sur l'Ukraine
00:05:45et des avancées aussi concernant la lutte contre l'immigration illégale et les traversées de la Manche.
00:05:50Pedro Sanchez persiste et signe.
00:05:52Le Maroc n'est pas impliqué dans la crise migratoire avec Ceuta.
00:05:56Il était ce matin devant les députés.
00:05:57Selon le premier ministre espagnol, devant les députés, il n'y a aucune preuve solide
00:06:02démontrant l'implication du Maroc.
00:06:05A-t-il affirmé ce matin devant le Parlement, il a défendu sa gestion de la crise.
00:06:10Le sujet est signé Pauline Trevzer.
00:06:1350 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale mercredi.
00:06:17Le peuple espagnol est descendu massivement dans la rue
00:06:20pour manifester contre la gestion migratoire du gouvernement.
00:06:24Au lendemain de cette mobilisation, Pedro Sanchez s'est exprimé pour la première fois
00:06:29au congrès sur la crise de Ceuta.
00:06:32Il affirme que l'Espagne est avant tout état de droit et d'empathie.
00:06:36Nos agents ont dû prendre une décision opérationnelle en quelques minutes seulement.
00:06:40Ils ont dû choisir entre garantir la frontière ou défendre la vie humaine.
00:06:48Ils ont choisi de défendre la vie humaine.
00:06:5272 000 migrants marocains étaient donc entrés à Ceuta fin juillet.
00:06:57Pedro Sanchez défend aussi son bilan et affirme aujourd'hui que plus de 90% ont été renvoyés au Maroc.
00:07:0450 000 personnes sont rentrées.
00:07:07Et 72 heures plus tard, c'était quasiment 63 000 personnes.
00:07:12C'était un des processus de retour les plus rapides de l'histoire de l'Europe récente.
00:07:20Sur l'implication des autorités marocaines,
00:07:23Sanchez affirme qu'il n'existe pas de preuves
00:07:25que le Maroc ait conçu ou exécuté l'entrée massif de migrants.
00:07:29Il assure toutefois que l'Espagne a géré avec fermeté si des preuves solides apparaissent.
00:07:34Le Premier ministre mise sur un renforcement de la présence européenne aux frontières avec Frontex.
00:07:40Mais face à une crise qui met en cause l'organisation des traversées,
00:07:44aucune nouvelle mesure majeure contre les réseaux de passeurs.
00:07:48Et malgré ces propos du Premier ministre espagnol,
00:07:51la colère ne retombe pas de l'autre côté des Pyrénées.
00:07:54Et on va retrouver notre correspondant en Espagne, Fred Trahini.
00:07:59Un rapport de police accuse pourtant les autorités marocaines
00:08:02d'avoir facilité cette invasion migratoire à Ceuta.
00:08:05Un rapport qui fait la une de la presse et qui alimente le débat en Espagne.
00:08:10Oui, tout à fait, Corentin.
00:08:11La une de la presse ce matin et de tous les journaux.
00:08:13Ici, par exemple, le journal barcelonais de centre-gauche El Périodico
00:08:17qui titre que selon la police, des agents du Maroc auraient guidé les migrants.
00:08:22Le mot « guidé » est entre guillemets sorti directement de ce rapport
00:08:25qui évoque une planification préalable visant à faire s'effondrer
00:08:29le système d'accueil de l'Espagne.
00:08:32Pour la vente guardia à centre-droit, le titre est encore plus direct.
00:08:35La police voit une connivence marocaine dans un assaut planifié dans le détail.
00:08:40El Pays, centre-gauche, parle lui d'une véritable tempête politique
00:08:45autour du rôle joué par le Maroc.
00:08:47Évoque un déploiement du côté marocain plus réduit que d'ordinaire
00:08:52le jour de cette fameuse entrée massive avec une permissibilité inhabituelle
00:08:56de la part des membres de services de sécurité marocains.
00:09:00Enfin, le journal de droite El Mundo, lui, va plus loin
00:09:03puisqu'il ne parle pas d'un rapport mais de deux
00:09:07qui auraient signalé une entrée massive et un effondrement immédiat
00:09:11du système d'accueil à venir dans les jours suivants
00:09:14qui n'a pas été écouté par le gouvernement, accuse le journal
00:09:17qui se réjouit tout de même que ces deux rapports
00:09:20ont permis de révéler, je cite, les mensonges de Pedro Sanchez
00:09:24avant son apparition et sa comparution devant le Parlement espagnol.
00:09:28Merci beaucoup Frédéric Traini, correspondant de CNews.
00:09:31En Espagne, les frappes continuent au Moyen-Orient.
00:09:33L'Iran cible à nouveau les alliés des Américains dans le Golfe.
00:09:37Oui, le Koweït et les Émirats Arabes Unis ont été à nouveau visés ce matin
00:09:42par des attaques de missiles et de drones iraniens.
00:09:44Une réponse au récent bombardement lancé par Washington en Iran.
00:09:49Le bras de fer diplomatique se poursuit entre la Russie et l'Allemagne
00:09:52alors que Berlin accuse Moscou d'être responsable de la présence
00:09:56de drones chargés d'explosifs début août à Leipzig.
00:09:59Et la Russie a annoncé fermer le centre allemand gotheux en Russie
00:10:03alors que l'Allemagne avait elle aussi fermé le centre culturel russe de Berlin.
00:10:07Vladimir Poutine a lui pris la parole aujourd'hui
00:10:10au Forum économique oriental de Vladivostok
00:10:13alors que l'économie russe connaît une inflation de 6 à 7% en cette année 2026.
00:10:18Écoutez-le.
00:10:22Les investissements ont en effet diminué récemment pour plusieurs raisons.
00:10:26Notamment et avant tout la politique menée délibérément
00:10:29par l'autorité de régulation, la banque centrale et le gouvernement.
00:10:34L'objectif est de faire baisser l'inflation.
00:10:36Nous ne pouvions pas laisser une hyperinflation se produire.
00:10:39Une telle menace existait bel et bien.
00:10:41L'inflation annuelle s'élève désormais à 6,3%.
00:10:44L'objectif est en passe d'être atteint.
00:10:46L'important est ici de ne pas trop freiner l'économie
00:10:49et nous en sommes parfaitement conscients.
00:10:52Et on se dirige vers un bras de fer commercial entre Paris et Pékin.
00:10:55Depuis mardi, les vêtements de la fast fashion chinoise
00:10:59sont plus durement taxés en France.
00:11:01Jusqu'à 19,50 euros par vêtement.
00:11:04Une mesure jugée discriminatoire par Pékin
00:11:06qui menace Paris de contre-mesure.
00:11:09Écoutez la porte-parole du ministère du Commerce chinois.
00:11:14La Chine presse la France de stopper immédiatement
00:11:17la mise en œuvre de la loi contre l'ultra fast fashion.
00:11:20La Chine exprime sa profonde insatisfaction
00:11:23et sa ferme opposition à la poursuite de la promotion
00:11:26de cette mesure restrictive en matière de commerce
00:11:29qui est manifestement discriminatoire.
00:11:31Ce constat sans appel des Nations Unies maintenant.
00:11:34Selon l'organisation Le Monde est désormais devenu une zone à haut risque
00:11:37où les phénomènes météo extrêmes deviennent la nouvelle norme.
00:11:41Oui, la situation risque encore de s'aggraver
00:11:43notamment à cause du phénomène El Niño.
00:11:46Phénomène qui devrait se renforcer encore dans les prochains mois.
00:11:49Les eaux du Pacifique se réchauffent
00:11:51ce qui modifie le régime des vents et des précipitations
00:11:54créant notamment des cyclones.
00:11:56Trois cyclones ont été signalés dans le Pacifique hier.
00:11:59Au Népal, huit jours après le tsunami dans l'Himalaya,
00:12:02le bilan provisoire ne cesse de s'aggraver.
00:12:04Oui, 1273 morts et 4757 disparus
00:12:09selon le dernier bilan provisoire des autorités népalaises.
00:12:12Et au moins 85 000 personnes sont sans toit dans la région.
00:12:16Vous le voyez, des évacuations se poursuivent toujours,
00:12:18même en tyrolienne dans cette région montagneuse.
00:12:21Les opérations de recherche se poursuivent toujours
00:12:23avec l'infime espoir de retrouver des survivants.
00:12:27Merci beaucoup Corentin.
00:12:29Allons-nous en vous retrouve tout à l'heure à 15h30
00:12:31pour d'autres informations.
00:12:33C'est l'info de Villeneuve, bien sûr, vous avez l'habitude.
00:12:36Jusqu'à 17h, encore une fois tout à l'heure à 16h30,
00:12:38place à Pierre Lelouch qui viendra nous parler justement
00:12:41de ce qui se passe à Ceuta,
00:12:42de cette nouvelle protestation humaine
00:12:47face à cette immigration de masse.
00:12:50On sait que plusieurs milliers de ces migrants
00:12:52ne sont toujours pas repartis de ce territoire espagnol.
00:12:55On parlera également du Moyen-Orient
00:12:57avec les derniers développements et de la guerre en Ukraine.
00:12:59Et pour l'heure, l'info de Villeneuve avec Yohann Uzaï.
00:13:02Bonjour Pierre.
00:13:02Bonjour Yohann.
00:13:03Bonjour Alexandre Devecchio.
00:13:04Bonjour beaucoup.
00:13:05Du Figaro.
00:13:05Pour m'accompagner pour cette nouvelle saison,
00:13:09on va d'abord parler de l'arrivée d'un confrère,
00:13:13Charles Sapin, à France Inter,
00:13:16directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles.
00:13:19À Radio France, on a appelé à la grève.
00:13:23Les personnels ont réclamé le retrait de la chronique hebdomadaire
00:13:27qui a donc lieu le week-end de Charles Sapin.
00:13:31Il lui reproche ses valeurs non compatibles,
00:13:33soi-disant avec celles de la Maison Ronde,
00:13:36la Maison et la charte de Radio France,
00:13:38pourtant qui prévoit le pluralisme.
00:13:40On voit les détails avec Nicolas Roger.
00:13:42Une chronique de 3 minutes le dimanche
00:13:45qui pousse la rédaction de France Inter à se mettre en grève.
00:13:49Dans une motion adoptée à l'unanimité,
00:13:52les personnels expriment leur refus catégorique
00:13:55de l'arrivée de Charles Sapin.
00:13:57Ils estiment que les valeurs de Valeurs Actuelles
00:14:00ne sont pas compatibles avec celles du groupe.
00:14:03Pourtant, la charte de Radio France
00:14:05semble indiquer le contraire.
00:14:07La société assure l'expression pluraliste
00:14:09des courants de pensée et d'opinion.
00:14:10Elle assure l'honnêteté, l'indépendance
00:14:12et le pluralisme de l'information,
00:14:14notamment pour les émissions d'informations politiques
00:14:16dans le respect des recommandations de l'ARCOM.
00:14:18Fin août, le billet d'un humoriste de France Inter
00:14:21donnait déjà le ton.
00:14:23Charles Sapin y était directement critiqué.
00:14:26En plus, il faut faire attention à son bronzage
00:14:27et à sa couleur de peau.
00:14:28Maintenant qu'il y a un mec de Valeurs Actuelles
00:14:29dans les couloirs,
00:14:30a bavu la tête de Patrick.
00:14:32Il va lui demander son titre de séjour.
00:14:34Mais c'est bien, Charles Sapin.
00:14:36C'est bien.
00:14:36Ça diversifie les points de vue.
00:14:37Troate, qu'ils invitent des néonazis
00:14:39pour qu'on ait enfin leur version de l'histoire.
00:14:41Céline Pigalle, directrice de la station,
00:14:44insiste sur l'enjeu de pluralisme.
00:14:46Pour elle, c'est une mission de service public,
00:14:49d'autant plus importante en année présidentielle.
00:14:52Dans une motion,
00:14:53les personnels de Radio France rétorquent.
00:14:56Le pluralisme ne peut servir de prétexte
00:14:58à la légitimation des discours de haine.
00:15:01Pour rappel,
00:15:02une accusation de partialité de l'audiovisuel public
00:15:05en faveur de la gauche
00:15:06avait motivé l'an dernier
00:15:08la création d'une commission parlementaire.
00:15:11Que disent les journalistes ?
00:15:13Que dit Alexandre Devecchio ?
00:15:14Qu'est-ce qu'on dit au Figaro, d'ailleurs,
00:15:15à propos de ce bashing de Charles Sapin ?
00:15:18Alors, d'abord, Charles Sapin a travaillé
00:15:20pour le Figaro.
00:15:20C'est pour ça ?
00:15:21Vous pose la question ?
00:15:22C'est un excellent journaliste.
00:15:23Donc, il a tout notre...
00:15:24Je pense que je peux parler...
00:15:26J'espère que je peux parler
00:15:27au nom de la rédaction.
00:15:28Il a tout notre soutien.
00:15:29En tout cas, il a le mien
00:15:31et celui de la direction
00:15:32qui a d'ailleurs été en sa faveur.
00:15:34Donc, c'est un excellent journaliste,
00:15:36plutôt modéré en plus.
00:15:39Alors, il aurait des idées très radicales.
00:15:41Ces idées ont le droit
00:15:42de s'exprimer à Radio France
00:15:44puisqu'en réalité, le service public
00:15:46doit refléter la diversité des sensibilités.
00:15:49Mais en plus, il se trouve
00:15:50que c'est un journaliste plutôt modéré.
00:15:53Donc, en vérité,
00:15:54si Radio France avait voulu donner raison
00:15:57à Charles à l'oncle,
00:15:59prouver que, malheureusement,
00:16:01cette radio de service public
00:16:03avait été privatisée
00:16:04par une certaine gauche idéologique,
00:16:05il ne pouvait pas mieux s'y prendre.
00:16:07Alors, moi, j'essaie de distinguer.
00:16:09Je vois que la direction, justement,
00:16:11semble vouloir tenir compte
00:16:12des critiques qui ont été faites
00:16:13en recrutant quelqu'un
00:16:14comme Charles Sapin.
00:16:15On voit bien qu'il y a une forme
00:16:16d'état profond, je dirais,
00:16:18à l'intérieur de la radio publique.
00:16:21La base des journalistes
00:16:22qui prennent en otage la radio,
00:16:24là, aujourd'hui,
00:16:25en faisant grève pour une chronique
00:16:27à 7h35 le dimanche
00:16:29de 2 minutes et demie.
00:16:30C'est dire leur tolérance.
00:16:34Les barricades sont formées.
00:16:36C'est un sectarisme.
00:16:36C'est une démonstration de sectarisme.
00:16:38On forme les barricades
00:16:39alors que, vous l'avez vu dans le sujet,
00:16:41Céline Pigalle,
00:16:42que nous, à Europe 1,
00:16:43on a bien connu,
00:16:44elle est là pour aussi
00:16:46vanter le pluralisme
00:16:48de cette radio.
00:16:49Je vois que vous faites la moue,
00:16:50Yohann Uzaï.
00:16:51Peut-on parler de pluralisme
00:16:52quand on offre 2 minutes
00:16:54un dimanche matin
00:16:54à 7h30,
00:16:55c'est-à-dire
00:16:56à une heure de très faible écoute,
00:16:58en réalité ?
00:16:58C'est un commencement.
00:16:59Oui.
00:17:00Voyons le verre à moitié plein
00:17:01ou à moitié timide,
00:17:02mon cher Yohann.
00:17:02Très timide,
00:17:03comme commençant on dit.
00:17:04Mais vous avez vu la règle.
00:17:05Parfois, reconnaissons à Céline Pigalle
00:17:06d'avoir au moins tenté quelque chose.
00:17:08C'est ça.
00:17:08Mais je vois dans cette situation,
00:17:10au fond,
00:17:11la confirmation
00:17:12de ce que je dis
00:17:13depuis plusieurs mois maintenant.
00:17:15J'ai souvent dit sur ce plateau
00:17:16que les journalistes
00:17:17de l'audiovisuel public
00:17:18s'étaient fixés pour mission
00:17:20de rééduquer politiquement
00:17:21les Français.
00:17:22Ils ne peuvent pas concevoir
00:17:24qu'une majorité de Français
00:17:25soit de droite.
00:17:26Ils ne peuvent pas l'entendre.
00:17:27Pour eux,
00:17:28ces Français de droite,
00:17:29cette majorité de Français de droite
00:17:31est en fait une majorité
00:17:32de fascistes.
00:17:33Ils ne peuvent pas s'y résoudre
00:17:35et donc ils veulent poursuivre
00:17:36leur mission
00:17:37qui est de tenter
00:17:38de les faire changer d'avis
00:17:39et évidemment
00:17:40de barrer la route
00:17:41du Rassemblement national
00:17:42en mai 2027.
00:17:44Ça, c'est une évidence.
00:17:45Alors, qu'en pensent les politiques ?
00:17:46Parce que c'est ça
00:17:47la nouveauté du jour.
00:17:48Cette affaire dure
00:17:48depuis quelques jours.
00:17:49Mais là, la nouveauté,
00:17:50c'est que les politiques,
00:17:51on les interroge là-dessus,
00:17:53notamment à la foire de Chalon.
00:17:55Et on en a interrogé
00:17:56quelques-uns.
00:17:56Regardez plus tôt.
00:17:58C'est normal qu'il y ait
00:17:59des organisations syndicales
00:18:01qui expriment un certain nombre
00:18:02de positions.
00:18:02Il y a une direction
00:18:03qui a pris une décision.
00:18:04Après, c'est le dialogue
00:18:05qui doit le permettre.
00:18:07Donner l'image
00:18:08d'une France Inter
00:18:10ou de Radio France
00:18:11pluraliste,
00:18:11ce qui est son cas,
00:18:13et de donner des assurances
00:18:14sur la proposition
00:18:15ou la présence
00:18:16de tel ou tel journaliste
00:18:18d'où qu'il vienne.
00:18:18Je n'ai pas regardé...
00:18:20Vous me l'apprenez, en fait.
00:18:21Je n'ai pas regardé cela,
00:18:22donc je ne peux pas vous répondre.
00:18:24Je ne réponds que sur des éléments
00:18:26qui sont à ma disposition
00:18:27et donc j'ignorais
00:18:28cette situation.
00:18:29France Inter se met en grève
00:18:30parce qu'il ne veut pas
00:18:31de Charles Sapin.
00:18:32Quelle est votre réaction là-dessus ?
00:18:34Et est-ce que c'est un manque
00:18:35de pluralisme ?
00:18:37Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:18:38Merci beaucoup.
00:18:43Bonjour M. Attal, Thomas Becker
00:18:45pour RMC.
00:18:46Une question sur les parrainages.
00:18:50Ça, ça vaut quand même
00:18:51son pesant de caca,
00:18:52va être le numéro
00:18:53de Gabriel Attal, non ?
00:18:54Oui, on sent bien
00:18:55qu'il est évidemment
00:18:56extrêmement gêné.
00:18:57Il ne sait pas quoi répondre
00:18:58parce qu'il ne veut à la fois
00:18:59pas se mettre la presse
00:19:01de gauche à dos
00:19:02parce qu'il sait
00:19:03qu'il va en partie
00:19:04en avoir besoin
00:19:04évidemment devant sa campagne
00:19:06mais il est en train
00:19:07de draguer les électeurs de droite.
00:19:09Donc il est dans une position
00:19:10évidemment extrêmement compliquée,
00:19:11Gabriel Attal,
00:19:12ce qui montre bien
00:19:13quand même le peu de sincérité
00:19:14manifestement
00:19:15dans les différentes approches
00:19:17qu'il peut avoir
00:19:18ces dernières semaines
00:19:19parce que s'il n'est pas capable
00:19:20de soutenir à la fois
00:19:21la pluralité de la presse
00:19:23et s'il n'est pas capable
00:19:23de soutenir un journaliste
00:19:25qui fait remarquablement
00:19:26son travail
00:19:27et je rejoins Alexandre Devecchio
00:19:28parce que pour le connaître un peu
00:19:29il est un journaliste remarquable
00:19:31et bien pour quelqu'un
00:19:33qui entend incarner
00:19:34la fonction suprême
00:19:35je crois que c'est
00:19:36un problème de taille.
00:19:37Alors ce qui est assez amusant,
00:19:39ça c'est une séquence,
00:19:41je ne sais pas si on peut
00:19:42la revoir juste
00:19:43la séquence de Gabriel Attal
00:19:44mais ce qui est assez amusant
00:19:46c'est que dans le coin
00:19:47de l'image,
00:19:48vous voyez Gabriel Attal
00:19:49qui tourne autour de lui
00:19:50et qui cherche visiblement
00:19:52peut-être quelqu'un
00:19:52de son staff
00:19:53et la personne que vous voyez
00:19:55dans le fond
00:19:56avec la barbe,
00:19:58le monsieur un peu costaud,
00:20:00c'est Maxime Chartier,
00:20:01c'est vraiment
00:20:02lieutenant fidèle
00:20:03depuis très longtemps,
00:20:04conseiller politique,
00:20:06etc.
00:20:07Et Chartier se marre en fait
00:20:09et peut-être que là
00:20:10où Gabriel Attal
00:20:12aurait peut-être
00:20:13attendu un signe
00:20:14genre
00:20:14vas-y
00:20:15ou n'y va pas,
00:20:16ben là finalement
00:20:16en fait il rigole.
00:20:18Donc tout le monde
00:20:19dans le staff
00:20:19de Gabriel Attal
00:20:20est embarassé.
00:20:20Je ne suis pas dans la tête
00:20:21de Gabriel Attal,
00:20:22je ne peux pas préjuger
00:20:23mais on peut demander aussi
00:20:24s'il n'est pas surpris
00:20:25parce qu'il n'a pas eu
00:20:25la question à l'avance
00:20:26et qu'il ne sait pas
00:20:27quoi répondre.
00:20:28Donc il se tourne
00:20:29vers son staff
00:20:29en se disant
00:20:30d'où vient cette question
00:20:31et qu'est-ce que je dois répondre
00:20:32mais je rejoins.
00:20:33Et il y a Elbron Pivet
00:20:34qui n'est pas au courant,
00:20:35président de l'Assemblée nationale.
00:20:36Il y a une grande hypocrisie
00:20:37mais je rejoins
00:20:38l'analyse qui a été faite.
00:20:39Effectivement,
00:20:40ils ne veulent pas froisser
00:20:41les électeurs de gauche.
00:20:42Il ne veut peut-être pas froisser
00:20:43non plus les journalistes
00:20:44de France Inter.
00:20:45Il espère y être invité.
00:20:47C'est dire à quel point
00:20:50le service public
00:20:51prend en otage
00:20:52y compris les hommes politiques.
00:20:54Mais là où je rejoins
00:20:55ce qui a été dit
00:20:55c'est que je pense
00:20:56que s'il veut être
00:20:57un homme d'État
00:20:58il faut qu'il prenne
00:20:59des positions claires.
00:21:01Je pense en plus
00:21:01qu'il pense que c'est scandaleux
00:21:03en réalité
00:21:04puisque Briel Attal
00:21:04est quelqu'un
00:21:06qui est peu sensible
00:21:07à ce genre d'attaque.
00:21:08Il vient régulièrement
00:21:09sur nos plateaux
00:21:11donc ce n'est pas quelqu'un
00:21:12qui fâchise totalement
00:21:14l'adversaire.
00:21:15Il reste centriste
00:21:16quand ça l'arrange
00:21:16et il le fait
00:21:17mais je pense qu'au fond
00:21:18de lui-même
00:21:19il trouve ça absurde
00:21:21et scandaleux.
00:21:22Ce serait bien
00:21:23qu'il le dise.
00:21:24Ce serait une preuve
00:21:24de courage,
00:21:25d'intégrité.
00:21:26Absurde, on pourrait le comprendre
00:21:27rien que par cette espèce
00:21:29de sketch.
00:21:30Oui, la grève.
00:21:30C'est absurde, c'est grotesque.
00:21:32C'est quoi ?
00:21:33Ah non, ce qui était absurde
00:21:35c'était la situation
00:21:37de Charles Zappin.
00:21:38Pour deux minutes et demie
00:21:39il y a quelque chose
00:21:39de grotesque.
00:21:40J'entends bien.
00:21:41Ce que ça montre surtout
00:21:42me semble-t-il
00:21:43c'est que les macronistes
00:21:45qui entendent succéder
00:21:46à Emmanuel Macron
00:21:47ne veulent rien changer.
00:21:48C'est qu'ils s'accommodent
00:21:49très très bien
00:21:50de cette situation.
00:21:51La démonstration
00:21:52en est faite
00:21:52de manière remarquable
00:21:53par cette séquence
00:21:54avec Gabriel Attal.
00:21:56Ils sont très contents
00:21:57de cette situation
00:21:57et s'ils succèdent
00:21:59effectivement
00:22:00à Emmanuel Macron
00:22:01et bien ça continuera
00:22:02comme aujourd'hui
00:22:03ça continuera comme avant
00:22:04rien ne changera.
00:22:05Vous aurez noté le silence
00:22:06ou l'absence d'informations
00:22:08qui est apparenu
00:22:09à la présidente
00:22:10de l'Assemblée nationale
00:22:11il y a une bonne privée
00:22:11qui n'est même pas au courant
00:22:12Il est pourtant briefé
00:22:13tous les matins évidemment.
00:22:14Il est quand même briefé
00:22:14tous les matins.
00:22:15Est-ce que c'est une non-réponse
00:22:16ou un non-vouloir de réponse
00:22:17qui est assez différent ?
00:22:18Je vous note quand même
00:22:19cette réaction
00:22:20de Jean-Luc Mélenchon.
00:22:21Un éditorialiste
00:22:22de Valeurs Actuelles
00:22:23fait un édito politique
00:22:24sur France Inter.
00:22:25Ben voyons !
00:22:26Après les trucages
00:22:27de France Culture
00:22:28le service public
00:22:29s'aligne à son tour.
00:22:30Matinal Traquenard
00:22:32édito ultra-droiteur
00:22:34on est presque contraints
00:22:35à l'exil radiophonique.
00:22:37Bon, l'exil radiophonique
00:22:38ça pour le coup
00:22:41Jean-Luc Mélenchon
00:22:42qui cette fois-ci
00:22:43ne s'exprimerait même plus
00:22:46je mets ça bien sûr
00:22:47au conditionnel
00:22:49sur les antennes
00:22:50du service public
00:22:51ça faudrait voir
00:22:51puisque déjà
00:22:52sa parole est suffisamment rare
00:22:53et on aimerait beaucoup
00:22:54d'ailleurs que
00:22:55M. Mélenchon
00:22:56vienne sur les antennes
00:22:56de CNews et d'Europe 1.
00:22:58Voilà, l'appel est lancé
00:22:59on va dans un instant
00:23:01parler de cette méga prison
00:23:03je vous le disais
00:23:03en entame
00:23:05de cette émission
00:23:06cette méga prison
00:23:07contre les narcotrafiquants
00:23:08en Algérie.
00:23:09Vous restez avec nous.
00:23:13Dans un instant
00:23:14en direction
00:23:15Tanezrouft
00:23:16dans le Sahara
00:23:17où il fait
00:23:1750 degrés
00:23:18c'est là
00:23:18où l'Algérie
00:23:19a décidé
00:23:20de construire
00:23:21sa prison
00:23:21de haute sécurité
00:23:22pour les narcotrafiquants
00:23:23après les dernières informations
00:23:25signées Corentin Alonso.
00:23:26Et on commence
00:23:27ce journal
00:23:27Pierre
00:23:28avec une bonne nouvelle
00:23:28pour les automobilistes
00:23:30les aides
00:23:31sont reconduites
00:23:32en septembre
00:23:32et en octobre
00:23:33le guichet
00:23:34pour les grands rouleurs
00:23:35à destination
00:23:35des ménages
00:23:36modestes
00:23:37sera lui aussi
00:23:38prolongé
00:23:38jusqu'au 31 septembre
00:23:40une annonce
00:23:41faite par la porte-parole
00:23:42du gouvernement
00:23:43Maude Bréjon
00:23:44ce matin.
00:23:45Dans le reste
00:23:46de l'actualité
00:23:47Pedro Sanchez
00:23:48persiste
00:23:48et signe
00:23:49le Maroc
00:23:49n'est pas impliqué
00:23:50dans la crise migratoire
00:23:51de Ceuta
00:23:52il l'a affirmé
00:23:53ce matin
00:23:54devant les députés
00:23:55le premier ministre espagnol
00:23:56assure qu'il n'y a
00:23:57aucune preuve solide
00:23:58qui démontre l'implication
00:24:00de son voisin marocain
00:24:01il défend sa gestion
00:24:03de la crise
00:24:03notre équipe
00:24:04a pu interviewer
00:24:05des espagnols
00:24:06écoutons ce qu'ils en pensent
00:24:11Je crois que Pedro Sanchez
00:24:12ment quand il dit
00:24:13que le Maroc
00:24:13n'a rien à voir
00:24:14avec Ceuta
00:24:15Je pense que le Maroc
00:24:18n'a rien à voir
00:24:19et n'est pas responsable
00:24:22parce que Ceuta
00:24:23c'est l'Espagne
00:24:24et le Maroc
00:24:24n'est pas l'Espagne
00:24:25Je suis espagnol
00:24:28et mon pays
00:24:28est l'Espagne
00:24:31C'est évident
00:24:31que la plupart des gens
00:24:32qui ont franchi
00:24:33la frontière de Ceuta
00:24:34venaient de là-bas
00:24:35donc je ne peux pas croire
00:24:37que le Maroc
00:24:37n'ait rien à voir
00:24:38avec ça
00:24:40C'est impossible
00:24:43de mettre en mouvement
00:24:44des milliers de personnes
00:24:45sans l'appui
00:24:45du gouvernement marocain
00:24:48Pour le reste
00:24:49de l'actualité internationale
00:24:51la Russie
00:24:51qui poursuit
00:24:52sa guerre hybride
00:24:52contre l'Europe
00:24:53le Danemark
00:24:54dénonce
00:24:54la préparation active
00:24:55d'actions
00:24:56de sabotage
00:24:57qui viserait l'industrie
00:24:58de défense du royaume
00:24:59c'est ce qu'affirme
00:25:00le chef du contre-espionnage
00:25:01danois
00:25:02dans un entretien
00:25:03à la presse locale
00:25:04Et regardez
00:25:05ces images
00:25:06à Toronto
00:25:07au Canada
00:25:07une voiture
00:25:08est submergée
00:25:09par les eaux
00:25:09sur une autoroute
00:25:10des camions
00:25:11ont même eu
00:25:12des difficultés
00:25:12pour pouvoir
00:25:13circuler normalement
00:25:14le pays
00:25:15subit depuis hier
00:25:16des inondations
00:25:17des vents violents
00:25:18et des pluies torrentielles
00:25:19plus de 110 000 usagers
00:25:21ont été touchés
00:25:22par des pannes
00:25:22de courant
00:25:23dans le pays
00:25:23C'est une première
00:25:25depuis un siècle
00:25:26aux Etats-Unis
00:25:27vous découvrez
00:25:28la pièce
00:25:28de 1 dollar
00:25:29frappée
00:25:30à l'effigie
00:25:30de Donald Trump
00:25:32côté face
00:25:33côté pile
00:25:33ornée du saut présidentiel
00:25:35une pièce
00:25:36qui commémore
00:25:37à l'occasion
00:25:38du 250e anniversaire
00:25:41des Etats-Unis
00:25:42Et un mot de cinéma
00:25:44pour finir
00:25:45avec ces images
00:25:45de la star américaine
00:25:47George Clooney
00:25:48qui a été récompensé
00:25:50d'un lion d'or
00:25:50pour l'ensemble
00:25:51de sa carrière
00:25:52prix que l'acteur
00:25:53a reçu hier soir
00:25:55à Venise
00:25:55durant l'ouverture
00:25:56de la célèbre
00:25:57Moustra
00:26:27voilà pour l'essentiel
00:26:28je pense
00:26:28la plus belle
00:26:29voilà
00:26:29on aura tous les superlatifs
00:26:31merci beaucoup
00:26:31Corentin
00:26:3216h tout à l'heure
00:26:32d'autres informations
00:26:34avec vous
00:26:34l'Algérie
00:26:35annonce
00:26:36ce mercredi
00:26:37transformer une caserne
00:26:38militaire
00:26:38en une prison
00:26:39de haute sécurité
00:26:40réservée aux narcotrafiquants
00:26:42aux barons de la drogue
00:26:43elle se situera
00:26:44au milieu du désert
00:26:46de Tanezrouf
00:26:46dans le Sahara
00:26:47c'est l'une des régions
00:26:48les plus hostiles
00:26:49au monde
00:26:50il fait 50 degrés
00:26:51au bas mot
00:26:53là-bas
00:26:54cette décision
00:26:54intervient
00:26:55dans un contexte
00:26:55de mise en garde
00:26:56contre le développement
00:26:58du trafic
00:26:58de stupéfiants
00:27:00dans le pays
00:27:01alors c'est vrai
00:27:01je le disais tout à l'heure
00:27:03j'ai pas beaucoup
00:27:04alors je vais peut-être
00:27:05mal regarder
00:27:05mais je pense que
00:27:06j'ai pourtant bien cherché
00:27:07s'il n'y avait pas
00:27:08des réactions
00:27:08ici et là
00:27:11comparables
00:27:11à celles
00:27:11du Salvador
00:27:12bon pour l'instant
00:27:13j'entends pas grand chose
00:27:14il y a une usine
00:27:15peut-être vu
00:27:16des associations
00:27:17des droits de l'homme
00:27:17s'insurger
00:27:18contre cette construction
00:27:20d'une prison
00:27:21contre les narcotrafiquants
00:27:22non je n'ai rien vu
00:27:23non plus cher Pierre
00:27:24mais je n'ai pas vu
00:27:24non plus de réaction
00:27:25de la France insoumise
00:27:26par exemple
00:27:26vous savez
00:27:27est très attachée
00:27:28aux droits de l'homme
00:27:28alors moi aussi
00:27:29je suis attaché
00:27:29aux droits de l'homme
00:27:30je pense que la torture
00:27:31n'est souhaitable
00:27:31pour personne
00:27:32et qu'il faut
00:27:32dans la mesure du possible
00:27:34respecter
00:27:34les droits de l'homme
00:27:35là on part du constat
00:27:37que ça ne sera pas le cas
00:27:37les droits de l'homme
00:27:38ne seront pas respectés
00:27:39et les droits de l'homme
00:27:40sont silencieux
00:27:42ils sont tout à fait silencieux
00:27:43ils sont sans doute
00:27:44trop occupés en France
00:27:45comme c'est le cas
00:27:45de la France insoumise
00:27:46comme c'est le cas
00:27:47de la Ligue des droits de l'homme
00:27:48par exemple
00:27:49ce serait un beau combat
00:27:50ça pour la Ligue des droits de l'homme
00:27:51mais elle préfère sans doute
00:27:52évidemment
00:27:53préparer son combat
00:27:54de décembre prochain
00:27:55qui sera de lutter
00:27:56contre les crèches
00:27:57dans les mairies
00:27:58elle préfère effectivement
00:28:00assigner Gérald Darmanin
00:28:01quand il lui propose
00:28:03des prisons
00:28:03de haute sécurité
00:28:04de très haute sécurité
00:28:05qui respectent pourtant
00:28:07les droits de l'homme
00:28:07et qui sont d'une très grande
00:28:09efficacité en France
00:28:10donc tout cela
00:28:10montre effectivement
00:28:11au fond
00:28:12qu'ils ne sont que des tartuffes
00:28:13qu'il n'y a absolument
00:28:14aucune sincérité
00:28:15dans leur combat
00:28:16qu'il s'agit uniquement
00:28:17d'un combat politique
00:28:18pour servir
00:28:19leurs petits intérêts électoraux
00:28:21et que
00:28:21quand ils sont confrontés
00:28:22à la réalité
00:28:23qu'elle est sous leurs yeux
00:28:25qu'elle est criante
00:28:26et bien là
00:28:26il n'y a plus personne
00:28:27pour défendre des causes
00:28:28qui seraient pourtant
00:28:28beaucoup plus justes
00:28:29que celles
00:28:30qu'ils prétendent défendre
00:28:31aujourd'hui
00:28:31Driss Ghali
00:28:32est avec nous
00:28:33en duplex
00:28:34mon cher Driss
00:28:35bonjour
00:28:35qu'est-ce qui a pu conduire
00:28:37le président
00:28:39Tebboune
00:28:39à construire
00:28:40une telle
00:28:41prison
00:28:42il y a
00:28:43alors certes
00:28:44l'argument
00:28:44c'est il y a
00:28:453 millions
00:28:46à peu près
00:28:46selon les derniers chiffres
00:28:47de toxicomanes
00:28:49en Algérie
00:28:49sur une population
00:28:51de 48 millions d'habitants
00:28:52il y a évidemment
00:28:53aussi beaucoup
00:28:53de trafic
00:28:54et notamment
00:28:55de trafic vers la France
00:28:57oui oui tout à fait
00:28:58alors le problème
00:28:59de la drogue
00:28:59est un problème
00:29:00qui touche
00:29:00le Maghreb
00:29:01en entier
00:29:02l'Afrique aussi
00:29:03le Sénégal
00:29:03je le disais récemment
00:29:04a des problèmes aussi
00:29:05donc ce n'est plus
00:29:05un problème purement
00:29:06occidental
00:29:06comme on peut
00:29:07vous pouvez l'imaginer
00:29:09qu'est-ce qui conduit
00:29:10Tebboune à faire cela
00:29:11bon d'abord
00:29:11il y a une tradition historique
00:29:13déjà dans les années
00:29:141990
00:29:15dans cette région
00:29:17le gouvernement algérien
00:29:18avait mis des camps
00:29:19d'internement
00:29:19d'islamistes
00:29:20du Front Islamique du Salut
00:29:22particulièrement
00:29:23dans la ville de Régan
00:29:24qui fait partie
00:29:24de cette région
00:29:25du Tanezrupt
00:29:25il a mis 3000 islamistes
00:29:28qui étaient dans des camps
00:29:29ils ont été raflés
00:29:30en haut
00:29:30en Algérie
00:29:31au Rant
00:29:31les grandes villes
00:29:32de la partie nord d'Algérie
00:29:34et emmenés là-bas
00:29:35interroger
00:29:35bon on ne connait pas
00:29:37le sol des droits de l'homme
00:29:38je sais qu'Amnesty
00:29:39s'était ému à l'époque
00:29:40donc il y a une tradition
00:29:41quand même
00:29:41c'est une zone de bagne
00:29:43comme en guillemets
00:29:45certaines îles
00:29:45pour la France
00:29:46et le deuxième facteur
00:29:49c'est la prolifération
00:29:50du trafic de drogue
00:29:52par le Sahel
00:29:53le Sahel est devenu
00:29:54une zone de non-droit
00:29:55depuis la chute
00:29:55de la Libye
00:29:56et vous avez maintenant
00:29:57des états
00:29:58qui sont infectés
00:29:59par la drogue
00:30:00notamment la Guinée-Bissau
00:30:01qui est sur la côte atlantique
00:30:02donc la drogue
00:30:03vient du Venezuela
00:30:04elle remonte
00:30:05toute l'Afrique
00:30:05depuis la Guinée
00:30:06notamment
00:30:06mais pas seulement
00:30:07elle remonte
00:30:08via le Mali
00:30:09le Burkina
00:30:09qui sont des états
00:30:10extrêmement faibles
00:30:11qui sont aux prises
00:30:13avec les islamistes
00:30:13ils ont beaucoup de problèmes
00:30:14déjà réglés
00:30:15avec les islamistes
00:30:16avec les rebellions
00:30:17de Touareg
00:30:17et d'ailleurs
00:30:18les rebellions
00:30:19et les islamistes
00:30:19sont des trafiquants
00:30:20de drogue
00:30:21parce que
00:30:22ça remonte
00:30:23par des corridors
00:30:24qui passent
00:30:25en partie par l'Algérie
00:30:26mais surtout
00:30:27par la Libye
00:30:27donc l'Algérie
00:30:28voit avec beaucoup de
00:30:29je pense qu'elle veut
00:30:31passer un message
00:30:31pour dire que
00:30:32elle ne permettra pas
00:30:34une dérive
00:30:36plus forte
00:30:37du trafic
00:30:38de drogue
00:30:39dans sa région
00:30:39parce que l'Algérie
00:30:40voit dans cette région
00:30:41saharienne
00:30:43son précaré
00:30:44parce qu'on pourra
00:30:45en parler
00:30:46le Sahel
00:30:46pour l'Algérie
00:30:47est en train
00:30:48d'être réinvesti
00:30:48l'Algérie
00:30:49veut être
00:30:50un des shérifs
00:30:51du Sahel
00:30:52et donc
00:30:52je pense que
00:30:53cette prison
00:30:54qui va faire parler d'elle
00:30:55c'est le cas
00:30:55maintenant
00:30:56en l'occurrence
00:30:56elle symbolise
00:30:58cet réinvestissement
00:30:59algérien
00:30:59dans la région
00:31:00sur le point de vue
00:31:01régalien
00:31:01donc c'est
00:31:02une forme
00:31:03d'opération
00:31:03place net
00:31:04vous diriez
00:31:05Driss Ghali
00:31:06là où l'Algérie
00:31:07a été
00:31:08ces derniers mois
00:31:10d'ailleurs
00:31:10montrée
00:31:11comme un pays hostile
00:31:12et là
00:31:13elle veut
00:31:13jouer un rôle
00:31:14dans la région
00:31:15et dire
00:31:16nous on a également
00:31:17une façon
00:31:18de traiter
00:31:19les narcotrafiquants
00:31:20mais d'ailleurs
00:31:21les grands délinquants
00:31:22d'une autre manière
00:31:24oui
00:31:25l'Algérie
00:31:25la joue finement
00:31:26parce qu'elle passe
00:31:27un message aux Maliens
00:31:28qui sont en froid
00:31:29avec elle
00:31:29aux Nigériens
00:31:30qui sont en train
00:31:31de se rabébocher
00:31:32avec elle
00:31:32mais qui sont quand même
00:31:33un peu en retrait
00:31:34elle leur dit
00:31:35je suis le partenaire
00:31:37elle vient d'envoyer
00:31:38cinq hélicoptères
00:31:39au Niger
00:31:39pour les aider
00:31:40à lutter contre
00:31:41le coup d'état
00:31:42ou la mutinerie
00:31:42qui a eu lieu
00:31:43le samedi dernier
00:31:43plus un grand porteur
00:31:45Ilyushin russe
00:31:46mais comme ça
00:31:47en quelques heures
00:31:47ils l'ont envoyé
00:31:48sans demander
00:31:49de facture
00:31:49l'île de vie
00:31:50l'Algérie est en train
00:31:51de se poser
00:31:51comme un partenaire
00:31:53alternatif à la France
00:31:54et alternatif au Maroc
00:31:55parce que le Maroc aussi
00:31:56est partenaire du Mali
00:31:58tout ça
00:31:58donc il y a
00:31:59cette compétition là
00:32:00et puis l'Algérie aussi
00:32:02a compris
00:32:02et ça c'est bien
00:32:03pour la France
00:32:04elle a compris
00:32:05la menace narco
00:32:05parce que la désade mafia
00:32:07elle n'est pas une menace
00:32:08que pour la France
00:32:10ces mafias là
00:32:11menacent
00:32:12ces pays là
00:32:13à des degrés divers
00:32:14parce que
00:32:14sans parler de politique
00:32:16c'est juste
00:32:16la corruption
00:32:18des militaires
00:32:18parce que
00:32:19le désert
00:32:20quand même
00:32:20il y a une armée algérienne
00:32:22il y a des armées
00:32:22des pays là
00:32:22il y a la tentation
00:32:24de la corruption
00:32:25et donc l'Algérie
00:32:25je pense qu'elle
00:32:26elle passe aussi
00:32:27un message interne
00:32:28pour dire
00:32:29il y aura des trafics
00:32:31il y a toujours des trafics
00:32:32dans le désert
00:32:32depuis la nuit des temps
00:32:33les trafics
00:32:34la traite des hommes
00:32:35malheureusement
00:32:36les migrants
00:32:37parce que
00:32:39la cocaïne
00:32:39et les autres
00:32:40notamment la cocaïne
00:32:41elle passe avec les migrants
00:32:43ce sont des cohortes
00:32:44donc
00:32:45tout le monde sait
00:32:46que c'est un peu inévitable
00:32:47c'est très grand
00:32:48mais l'Algérie
00:32:49aucun état dans la région
00:32:50commencé par l'Algérie
00:32:51ne veut que son armée
00:32:52soit infectée
00:32:53soit vérolée
00:32:53par la corruption
00:32:54ce qui est le cas
00:32:55de la Guinée-Bissau
00:32:56qui aura des grands problèmes
00:32:57pour entre guillemets
00:32:58désinfecter son appareil sécuritaire
00:33:00jouer un rôle
00:33:01dans la région
00:33:02et puis aussi
00:33:03agir
00:33:04j'ai l'impression
00:33:05Alexandre Devecchio
00:33:06sur la DZ mafia
00:33:07DZ ça veut dire Algérie
00:33:08qui est aujourd'hui
00:33:09très active en France
00:33:11exactement
00:33:11et c'est peut-être
00:33:14un miracle
00:33:14mais des fois
00:33:15ça arrive
00:33:16on se dit
00:33:16il y a peut-être là
00:33:17un terrain d'entente
00:33:18on sait que malheureusement
00:33:19beaucoup de binationaux
00:33:22sont dans cette DZ mafia
00:33:24voire des gens
00:33:25même
00:33:26qui ont la nationalité
00:33:27purement algérienne
00:33:28s'il peut y avoir
00:33:28des accords
00:33:29et si on peut
00:33:32effectivement
00:33:32leur renvoyer
00:33:33un certain nombre
00:33:34de ressortissants
00:33:35j'avoue que
00:33:35la France y gagnerait
00:33:37alors c'est vrai
00:33:37qu'on a commencé
00:33:38par s'indigner
00:33:40du fait que cette prison
00:33:42soit dans le désert
00:33:43j'avoue
00:33:44que je suis
00:33:45un peu comme
00:33:46sur le Salvador
00:33:48pour le coup
00:33:50à la fois
00:33:51un peu indigné
00:33:52parce que je pense
00:33:52qu'effectivement
00:33:54un état
00:33:55et un état de droit
00:33:56ce qui n'est pas
00:33:56le cas de l'Algérie
00:33:58doit respecter
00:33:59le droit des individus
00:34:00et en même temps
00:34:01le problème
00:34:01du narcotrafic
00:34:02est tellement important
00:34:04qu'il va falloir
00:34:05des solutions radicales
00:34:06donc si
00:34:07pour une fois
00:34:07l'Algérie
00:34:08peut nous aider
00:34:09et faire peur
00:34:10à un certain nombre
00:34:11soit de ces ressortissants
00:34:12venus en France
00:34:13faire du trafic
00:34:14soit de ces binationaux
00:34:15je trouve que c'est
00:34:15une bonne chose
00:34:16c'est une bonne chose
00:34:17et je le disais
00:34:18tout à l'heure
00:34:18un trafiquant de drogue
00:34:20c'est celui qui anantit
00:34:21la vie notamment
00:34:22des plus jeunes
00:34:22voilà c'est quelqu'un
00:34:23qui vous
00:34:24j'avais utilisé cette phrase
00:34:25qui paralyse
00:34:26l'avenir des jeunes
00:34:27c'est à dire qu'un jeune
00:34:28qui aujourd'hui
00:34:28se voit avec un dealer
00:34:30tiens regarde petit
00:34:32je vais te donner
00:34:32un petit sachet
00:34:33ça va te faire du bien
00:34:34après c'est une addiction
00:34:35qui se forme
00:34:36tout le monde le sait
00:34:38et j'ai l'impression
00:34:39qu'on minimise
00:34:41parfois le sujet
00:34:42on a beau en parler
00:34:43ici sur les plateaux
00:34:44AC News
00:34:45à Europe 1
00:34:45dans JDD
00:34:46dans beaucoup de médias
00:34:47mais c'est extrêmement grave
00:34:49en fait ce qui se passe
00:34:5079% des villes
00:34:52en France
00:34:53sont touchées
00:34:54par le narcotrafic
00:34:55et les pouvoirs publics
00:34:56disent
00:34:57on va faire une opération
00:34:57place tête
00:34:58on va faire la prison
00:35:00de Vendin-le-Vieil
00:35:00on a vu
00:35:01l'autre jour
00:35:02il y a eu quelques mois
00:35:03lorsqu'un détenu
00:35:05de Vendin-le-Vieil
00:35:06voulait passer
00:35:06un entretien d'embauche
00:35:07il a pu prendre le train
00:35:08sans escorte
00:35:09sans rien
00:35:09il est allé jusqu'à Lyon
00:35:10devant d'un levier
00:35:11imaginez quand même
00:35:11le trajet
00:35:12les gens ne comprennent pas
00:35:14ce qui se passe aujourd'hui
00:35:16est-ce qu'on prend au sérieux
00:35:17ce que c'est que le trafic de drogue
00:35:19Claude Moniquet est avec nous
00:35:20spécialiste terrorisme
00:35:22et renseignement
00:35:23Claude
00:35:23bonjour
00:35:23comment est-ce que
00:35:25vous
00:35:25vous avez
00:35:27apprécié
00:35:27cette décision
00:35:28encore une fois
00:35:29on l'a dit sur le plateau
00:35:30de l'Algérie
00:35:31qui est
00:35:31tout sauf
00:35:32un pays
00:35:33avec un état de droit
00:35:34et qui a
00:35:37cette forme
00:35:38très très dure
00:35:39j'ai fait la comparaison
00:35:40je ne sais pas
00:35:41à tort ou à raison
00:35:41avec le Salvador
00:35:42de lutter contre le narcotrafic
00:35:45oui Pierre
00:35:45alors je pense que votre comparaison
00:35:47était tout à fait justifiée
00:35:49le désert de Tannesrouf
00:35:50c'est l'enfer de la soif
00:35:5250 degrés à l'ombre
00:35:53il n'y a pas d'ombre d'ailleurs
00:35:55mais 50 degrés en été
00:35:58l'extrême sud
00:36:00de l'Algérie
00:36:01le Sahara
00:36:02proche de la frontière médienne
00:36:03c'est vraiment pas un endroit
00:36:05de villégiature
00:36:06donc effectivement
00:36:07l'implantation de cette prison
00:36:08c'est clairement un signal politique
00:36:10mais c'est probablement
00:36:11un signal politique
00:36:12à destination interne
00:36:14effectivement
00:36:14je suis d'accord
00:36:15avec Gris Ghali
00:36:16probablement
00:36:17vis-à-vis de l'armée
00:36:19et de la corruption possible
00:36:22de l'armée
00:36:22et des forces de sécurité
00:36:23mais également
00:36:24vis-à-vis de ces toxicomanes
00:36:26on nous dit
00:36:27chiffre officiel algérien
00:36:29qu'il y aurait 3 millions
00:36:30de toxicomanes
00:36:31c'est-à-dire quand même
00:36:316% et demi
00:36:33de la population algérienne
00:36:34ce qui est énorme
00:36:36maintenant
00:36:36il faut s'entendre
00:36:37sur les termes
00:36:38est-ce que
00:36:39pour les algériens
00:36:40un toxicomanes
00:36:40c'est quelqu'un
00:36:41qui consomme
00:36:41une fois de temps en temps
00:36:42du cannabis
00:36:43ou est-ce que c'est quelqu'un
00:36:44qui est déjà soumis
00:36:45à une assuétude
00:36:46ça les chiffres
00:36:47ne le disent pas
00:36:49ce qu'on peut voir aussi
00:36:50c'est que la drogue
00:36:51dont on parle
00:36:51c'est essentiellement
00:36:52quand même
00:36:52du cannabis
00:36:53et des psychotropes
00:36:55des produits chimiques
00:36:56avec des saisies
00:36:56là qui sont très importantes
00:36:58des millions de tablettes
00:37:00de pré-galamine
00:37:01entre autres
00:37:01qui ont été saisies
00:37:02en revanche
00:37:03la cocaïne
00:37:04qui remonte
00:37:04entre autres
00:37:05de Guinée
00:37:05on nous a présenté
00:37:07une saisie
00:37:08de 33 kilos
00:37:09comme étant
00:37:09une saisie record
00:37:10pour rappel
00:37:12quand même
00:37:12en France
00:37:13on saisit
00:37:15très régulièrement
00:37:16des centaines
00:37:17de kilos
00:37:17de cocaïne
00:37:19voire des tonnes
00:37:20de cocaïne
00:37:20dans certains ports
00:37:21ou dans certaines îles
00:37:23qui appartiennent
00:37:23à la France
00:37:24dans l'Atlantique
00:37:26donc
00:37:27il faut relativiser
00:37:28les choses
00:37:29et je ne pense pas
00:37:30que ces prisons
00:37:32sont essentiellement
00:37:33destinées
00:37:33à accueillir
00:37:34des détenus algériens
00:37:36retenus en France
00:37:37pour des questions
00:37:38de stupéfiants
00:37:39ça je le vois
00:37:40assez peu
00:37:40parce que
00:37:41ces détenus français
00:37:42c'est quand même
00:37:43une
00:37:44enfin ces détenus algériens
00:37:45en France
00:37:46c'est quand même
00:37:46une masse
00:37:49de manœuvre
00:37:49un levier de manœuvre
00:37:51pour l'Algérie
00:37:52et on sait
00:37:53que l'Algérie
00:37:54et dans ses rapports
00:37:55avec la France
00:37:55a quand même
00:37:56depuis toujours
00:37:57une très très nette
00:37:58tendance
00:37:59à exercer
00:38:00pour rester poli
00:38:01une forme
00:38:02de chantage
00:38:03Donc là où on pensait
00:38:04qu'il y aurait peut-être
00:38:05une collaboration
00:38:05et un impact
00:38:06sur la DZ Mafia
00:38:07vous pensez
00:38:08que vous êtes plutôt
00:38:09négatif sur le sujet
00:38:09Claude
00:38:11Oui disons
00:38:11je suis prudent
00:38:12et sceptique
00:38:12je dirais
00:38:14connaissant la manière
00:38:15dont les Algériens
00:38:16les services de sécurité
00:38:17algériens agissent
00:38:18et leur rapport
00:38:19avec la France
00:38:20depuis toujours
00:38:21Non mais
00:38:22Claude
00:38:23je vous rassure
00:38:24je partage
00:38:25votre prudence
00:38:25il y avait une forme
00:38:26d'ironie
00:38:27quand je disais ça
00:38:28par contre
00:38:28ça peut peut-être
00:38:29avoir quand même
00:38:29une conséquence indirecte
00:38:31parce que vous savez
00:38:31que l'Algérie
00:38:32est quand même
00:38:32une forme de base arrière
00:38:33pour ces narcotrafiquants
00:38:34et s'ils savent
00:38:36que dans cette base arrière
00:38:37ils risquent de finir
00:38:38dans une prison
00:38:39dans un désert
00:38:40ça peut peut-être
00:38:40quand même
00:38:41avoir quelques conséquences
00:38:42collatérales
00:38:43positives pour la France
00:38:45Tout à fait
00:38:46Mais prenez le cas
00:38:47par exemple
00:38:48des deux dirigeants
00:38:49de la DZ Mafia
00:38:50qui ont été arrêtés
00:38:51en Algérie récemment
00:38:52leur sort
00:38:53n'est pas d'une clarté absolue
00:38:55parce qu'à un certain moment
00:38:56le bruit courait
00:38:56qu'ils n'étaient pas vraiment
00:38:57détenus dans des prisons
00:38:58mais qu'ils étaient
00:38:59plus ou moins
00:38:59en résidence surveillée
00:39:00donc
00:39:02les rapports
00:39:04des services
00:39:05répressifs
00:39:06et des services
00:39:06de police algérien
00:39:08et de l'armée algérienne
00:39:09avec les trafiquants
00:39:11restent à éclaircir
00:39:12je dirais
00:39:14Tout cela pose une question
00:39:16Peut-on lutter
00:39:17efficacement
00:39:18contre le narcotrafic
00:39:19dans le cadre
00:39:21du respect
00:39:21de l'état de droit
00:39:22tel que nous
00:39:23nous le connaissons
00:39:23en France aujourd'hui ?
00:39:24On peut poser
00:39:25la même question
00:39:26pour la lutte
00:39:26contre l'islamisme
00:39:27et la lutte
00:39:27contre le terrorisme
00:39:29islamiste
00:39:29Peut-on lutter
00:39:30contre le terrorisme
00:39:31islamiste
00:39:32dans le cadre
00:39:33de l'état de droit
00:39:33tel que nous le connaissons
00:39:34aujourd'hui ?
00:39:35Je crois que la réponse
00:39:36est non
00:39:36C'est la même chose
00:39:37pour le narcotrafic
00:39:38Il est trop tard
00:39:39déjà pour cela
00:39:40et plus nous attendrons
00:39:41Vous ne pouvez pas dire ça
00:39:42Je le crois
00:39:43Si
00:39:44Mais je le crois
00:39:44Dans le cadre
00:39:45de notre état de droit
00:39:46c'est ce qu'il a dit
00:39:47Quelque nous le connaissons
00:39:49et je suis d'accord
00:39:50C'est-à-dire qu'il faut
00:39:51le faire évoluer
00:39:51Je suis d'accord avec Johan
00:39:52et d'ailleurs
00:39:53il ne faut pas le faire évoluer
00:39:54il y avait un peu d'ironie
00:39:55dans ce que je racontais
00:39:56tout à l'heure
00:39:57mais il ne faut pas le faire évoluer
00:39:58en direction de l'Algérie
00:40:00et du Salvador
00:40:01Ça n'est pas ce que j'ai dit
00:40:02Non mais on est d'accord
00:40:03On est d'accord
00:40:04Je sais bien
00:40:04que ce n'est pas ce que vous avez dit
00:40:05et je voulais préciser
00:40:07que ce n'est pas ce que j'ai dit
00:40:09non plus
00:40:10J'ai même dit
00:40:10que ça m'indignait
00:40:11les conditions
00:40:12dans lesquelles
00:40:12ils étaient retenus
00:40:13Mais il y a une marge
00:40:14entre l'Algérie
00:40:15ou le Salvador
00:40:16et l'état de droit
00:40:18tel qu'on le connaît aujourd'hui
00:40:19Je vais préciser
00:40:19pour être bien compris
00:40:20Il n'y a plus de marge de manœuvre
00:40:21face au narco d'attrapiement
00:40:22Je veux être bien compris
00:40:22Quand je dis
00:40:23dans le cadre de l'état de droit
00:40:24tel que nous le connaissons aujourd'hui
00:40:26il faut faire évoluer
00:40:27cet état de droit
00:40:28Quand vous voyez
00:40:29que le Conseil constitutionnel
00:40:31a censuré
00:40:32le fait que
00:40:33la police
00:40:34puisse
00:40:35comment dirais-je
00:40:36écouter
00:40:37les conversations téléphoniques
00:40:39sur les messages récriptés
00:40:40on n'a pas le droit
00:40:41de le faire en France
00:40:41C'est un problème
00:40:43Quand vous ne pouvez pas voir
00:40:44ce qui se passe
00:40:44C'est un état de droit
00:40:45à deux vitesses
00:40:45Quand vous ne pouvez pas
00:40:47écouter les conversations
00:40:49sur Telegram
00:40:50sur tous ces messages récriptés
00:40:51c'est un problème
00:40:52On ne lutte pas
00:40:53efficacement
00:40:54contre le narcotrafic
00:40:55contre l'islamisme
00:40:56et contre le terrorisme
00:40:57Quand on n'a pas accès
00:40:58à ces messages récriptés
00:40:59c'est dans ce sens-là
00:41:01qu'il faut faire évoluer
00:41:02l'état de droit
00:41:03parce qu'aujourd'hui
00:41:04il n'est plus adapté
00:41:05à la situation
00:41:06que nous connaissons
00:41:06On était 100% d'accord
00:41:08là-dessus
00:41:08et donc je dis juste
00:41:09qu'il y a
00:41:09justement pour ne jamais
00:41:11en arriver à la situation
00:41:12du Salvador
00:41:13et de l'Algérie
00:41:14parce que
00:41:15en fait cette situation
00:41:16elle est liée aussi
00:41:16à l'exaspération des populations
00:41:18qui oblige l'état
00:41:20à être terrible
00:41:21d'une certaine manière
00:41:22Pour ne jamais en arriver là
00:41:23il faut effectivement
00:41:25faire évoluer d'urgence
00:41:26notre état de droit
00:41:27le rendent beaucoup plus réaliste
00:41:28Claude Meunic
00:41:29elle voulait rajouter
00:41:30quelque chose au débat
00:41:31Oui tout à fait
00:41:32j'entends bien
00:41:33ce que disent
00:41:33Alexandre et Johan
00:41:34et je dois dire
00:41:34que je partage en grande partie
00:41:36leur opinion
00:41:37La lutte contre les stupéfiants
00:41:39dans le monde occidental
00:41:40ça date grosso modo
00:41:41de manière massive
00:41:42de la guerre du Vietnam
00:41:43et des ravages
00:41:44de l'héroïne
00:41:45après la guerre du Vietnam
00:41:46qui a été ramenée
00:41:47par les G.I.S.
00:41:48aux Etats-Unis
00:41:49et depuis
00:41:50on a multiplié
00:41:51partout dans le monde
00:41:52et c'est normal
00:41:53et c'est nécessaire
00:41:54les moyens de lutte
00:41:55contre le trafic
00:41:56de stupéfiants
00:41:57avec des peines de prison
00:41:58alourdis
00:41:59avec des services spécialisés
00:42:00avec des moyens policiers
00:42:01énormes
00:42:02est-ce qu'à un seul moment
00:42:04ça a fait baisser
00:42:06les flux de stupéfiants
00:42:08est-ce qu'à un seul moment
00:42:09ça a fait baisser
00:42:11le nombre de toxicomanes
00:42:12est-ce qu'à un seul moment
00:42:13ça a permis
00:42:15d'enrayer
00:42:16le trafic de stupéfiants
00:42:17jamais
00:42:18on peut à Paris
00:42:19à Londres
00:42:20à Bruxelles
00:42:20partout
00:42:21dans le monde occidental
00:42:22en quelques minutes
00:42:23n'importe qui
00:42:24peut trouver
00:42:25un gramme d'héroïne
00:42:26un gramme de craque
00:42:27ou un gramme de cocaïne
00:42:29le prix varie très peu
00:42:31ce qui prouve
00:42:32que le marché
00:42:32est stable
00:42:33donc il est très clair
00:42:35que le moyen
00:42:35que nous utilisons
00:42:36dans la lutte
00:42:37contre le narcotrafic
00:42:39ne fonctionne pas
00:42:41donc il faut trouver
00:42:42d'autres moyens
00:42:42et parfois effectivement
00:42:43peut-être aménager
00:42:44ce qu'on appelle
00:42:45aujourd'hui
00:42:46l'état de droit
00:42:46le dernier à avoir
00:42:47abordé la question
00:42:48c'était Bruno Retailleau
00:42:49en disant
00:42:50c'est l'état de droit
00:42:50ou l'état du droit
00:42:51et là-dessus
00:42:52il y avait une
00:42:52souvenez-vous
00:42:53une levée de bouclier
00:42:54on avait même pu
00:42:55en placer une
00:42:56parce que tout de suite
00:42:57il s'est fait attaquer
00:42:58de toutes parts
00:42:59alors qu'il était encore
00:43:00ministre de l'Intérieur
00:43:00Driss Galli
00:43:01vous voulez rajouter
00:43:01quelque chose
00:43:03oui rapidement
00:43:04deux petites choses
00:43:04d'abord pour faire sourire
00:43:05un peu
00:43:05cette région-là
00:43:06mais c'est une très grande région
00:43:08elle a accueilli
00:43:09les essais nucléaires français
00:43:10en Algérie
00:43:11jusqu'aux années 60
00:43:12très officiels
00:43:13essais nucléaires
00:43:14bon c'est une très très grande région
00:43:15c'est pas le même usage
00:43:16on va dire
00:43:17oui d'accord
00:43:17pas le même usage
00:43:18mais c'est pour vous dire
00:43:19la symbolique qu'il y a derrière
00:43:20c'est vraiment
00:43:22un enfer
00:43:23je pense d'ailleurs
00:43:24aux familles des trafiquants
00:43:25qui a priori sont innocentes
00:43:26pour visiter leurs parents détenus
00:43:29ça va être compliqué
00:43:30je voudrais juste revenir
00:43:31sur la posture
00:43:32des services algériens
00:43:33par rapport à la désaide mafia
00:43:34je pense qu'ils feront les deux
00:43:37ils la combattront
00:43:38mais une partie de ces services
00:43:40ou une partie du régime
00:43:41ou une faction
00:43:42voudra la laisser quand même
00:43:43ne voudra pas la désactiver entièrement
00:43:45parce que c'est une carte
00:43:46pour la France
00:43:46pour la France
00:43:47pour l'Algérie
00:43:49donc un régime
00:43:50peut faire les deux choses
00:43:51en même temps
00:43:52parce qu'ils ne savent pas
00:43:53de quoi demain sera fait
00:43:54les alternances politiques
00:43:56en France
00:43:57etc.
00:43:58ce qui est compliqué
00:43:59avec la France
00:43:59et heureusement
00:44:00cet état de droit
00:44:01c'est que le pouvoir change
00:44:02il y a une alternance
00:44:02contrairement à l'Algérie
00:44:04donc ils vont peut-être
00:44:05garder toujours
00:44:06sur la main
00:44:07une carte
00:44:08pour faire nuisance
00:44:09s'ils en ont le besoin
00:44:11bon
00:44:11c'est ce que je peux dire
00:44:12sur le sujet
00:44:13Merci beaucoup Dries Galli
00:44:15merci beaucoup Claude Moniquet
00:44:17pour conclure
00:44:17effectivement
00:44:19on a vu
00:44:19l'Algérie
00:44:21joue d'abord
00:44:21pour soi
00:44:23et pour
00:44:24donc il n'est pas question
00:44:25d'imaginer
00:44:26là où on pourrait se dire
00:44:27peut-être une collaboration
00:44:28pour la désaide
00:44:30mafia
00:44:31et puis l'autre chose
00:44:32et c'est ce que vous disiez
00:44:33c'est qu'il faut évoluer
00:44:35sur ce qu'on appelle
00:44:36communément
00:44:37l'état de droit
00:44:37même si à chaque fois
00:44:38qu'on avance
00:44:41cet argument
00:44:41il y a une levée
00:44:42de bouclier
00:44:43de toutes parts
00:44:43mais on n'est pas obligé
00:44:45d'être soumis
00:44:45à l'extrême gauche
00:44:46je vais vous dire
00:44:47on peut utiliser
00:44:48c'est pas que l'extrême gauche
00:44:49vous avez des gens
00:44:50du bloc central
00:44:50qui soulèvent aussi
00:44:51oui c'est vrai
00:44:52et c'est regrettable
00:44:53mais c'est quand même
00:44:54l'extrême gauche
00:44:55qui met une grosse pression
00:44:57sur le milieu médiatique
00:44:58notamment mais pas seulement
00:44:59sur une partie
00:44:59de la classe politique
00:45:00il n'y a pas beaucoup
00:45:01d'extrême gauche
00:45:01en conséquence
00:45:02vous avez raison
00:45:03de le dire
00:45:04mais il y a une pression
00:45:05qui est exercée
00:45:06pour qu'on ne puisse pas
00:45:07avoir des débats de fond
00:45:08et ce débat
00:45:10nous serons quand même
00:45:10contraints de l'avoir
00:45:13qui ont été prises jusqu'à présent
00:45:14n'ont pas permis
00:45:15de régler les problèmes
00:45:16je faisais allusion
00:45:17au narcotrafic
00:45:18je parle de l'islamisme
00:45:19et du terrorisme également
00:45:20non seulement les problèmes
00:45:21n'ont pas été réglés
00:45:22mais ils ont été amplifiés
00:45:24ça montre bien
00:45:24que la méthode
00:45:25n'est pas la bonne
00:45:25et qu'il va donc falloir
00:45:27aller plus loin
00:45:28et même peut-être
00:45:29beaucoup plus loin
00:45:29car plus nous attendrons
00:45:30plus nous devrons prendre
00:45:32des décisions radicales
00:45:33et la seule solution
00:45:33c'est une réforme constitutionnelle
00:45:35radicale oui
00:45:36et qui dit réforme constitutionnelle
00:45:38dit conseil constitutionnel
00:45:39et dit référendum
00:45:40on recommence
00:45:40dans l'engrenage impossible
00:45:42oui oui
00:45:42là pour le coup
00:45:43vous citiez Bruno Rotailleau
00:45:44il a fait une interview
00:45:45qui date de ce matin
00:45:46c'est un peu de pub
00:45:46pour le Figaro
00:45:47mais qui est très bonne
00:45:48où il propose
00:45:49une réforme constitutionnelle
00:45:50très claire
00:45:51c'est pas le seul
00:45:52je crois que le Rassemblement National
00:45:53même s'il l'a fait
00:45:54de manière moins détaillée
00:45:55et reconquillante
00:45:56sont sur cette ligne-là
00:45:58effectivement
00:45:59c'est indistançable
00:46:00mais moi
00:46:01j'exonérerais pas le centre
00:46:02du tout
00:46:02parce qu'en réalité
00:46:04ceux qui gouvernent
00:46:04depuis des années
00:46:05ce sont plutôt
00:46:06les centristes
00:46:06et c'est eux
00:46:07qui ont nommé
00:46:08au conseil constitutionnel
00:46:09un certain nombre
00:46:10d'individus
00:46:10et qui continuent d'ailleurs
00:46:11pour verrouiller
00:46:12justement le système
00:46:14allez on continue
00:46:15l'info de Villeneuve
00:46:16dans cette deuxième heure
00:46:18qui arrive
00:46:19l'existence
00:46:20peut-être
00:46:20d'un stock fantôme
00:46:22de dossiers
00:46:22sur les violences sexuelles
00:46:23sur mineurs
00:46:24et le bras de fer
00:46:25entre Laurent Nunez
00:46:26et Gérald Darmanin
00:46:27la situation
00:46:28à Céhoutais
00:46:29puis à 16h30
00:46:30tout à l'heure
00:46:31Pierre Lelouch
00:46:31pour Face à la Louche
00:46:32dans un instant
00:46:36la situation à Céhoutais
00:46:37et puis le bras de fer
00:46:38entre la place Beauvau
00:46:39et la place Vendôme
00:46:40mais d'abord
00:46:41les dernières informations
00:46:42Corentin Alonzo
00:46:42oui on commence
00:46:43avec ce terrible drame
00:46:45en Haute-Saône
00:46:45un père de famille
00:46:46a tué ses deux enfants
00:46:48de 6 et 9 ans
00:46:49ainsi que leur belle-mère
00:46:50avec un fusil
00:46:51avant de se suicider
00:46:53l'homme a ensuite
00:46:54envoyé en vidéo
00:46:55la scène à sa femme
00:46:56qui n'était pas présente
00:46:57sur les lieux
00:46:57le couple
00:46:58en instance de divorce
00:46:59était en train
00:47:00de construire
00:47:01une maison
00:47:02on écoute le voisin
00:47:03de la famille
00:47:05parce que je pensais pas
00:47:06que c'était des coups de feu
00:47:07on a eu peur après
00:47:08quand les forces de l'ordre
00:47:10le psy est venu
00:47:11à protéger la zone
00:47:13et nous a dit
00:47:14que c'était grave
00:47:16qu'il fallait se mettre à l'abri
00:47:18voilà donc là
00:47:19on sait pas ce qui se passe
00:47:21on sait pas si
00:47:22on sait pas si c'est un foyer
00:47:24on sait pas si c'est
00:47:24une attaque extérieure
00:47:25on sait pas
00:47:27tout peut se passer
00:47:27la preuve
00:47:28et aujourd'hui
00:47:30on en sait un peu plus
00:47:31on a su hier soir
00:47:33que malheureusement
00:47:33les deux enfants
00:47:34la belle-mère et lui
00:47:36étaient morts
00:47:37et
00:47:39quatre
00:47:40c'est terrible
00:47:42le défilé des politiques
00:47:43se poursuit à la foire
00:47:44de Chalon
00:47:45en Champagne
00:47:46depuis ce matin
00:47:46c'est l'ancien président
00:47:48François Hollande
00:47:49qui déambule dans les allées
00:47:51même s'il n'est pas encore
00:47:52déclaré à la présidentielle
00:47:54il prendra sa décision
00:47:55en décembre
00:47:56le député de Corrèze
00:47:57veut peser dans le débat
00:47:58il a notamment
00:47:58proposé une TVA alimentaire
00:48:01réduite à 0%
00:48:03la crise migratoire
00:48:05à Ceuta
00:48:06enflamme le parlement
00:48:07espagnol
00:48:08alors que Pedro Sanchez
00:48:09a défendu sa gestion
00:48:11de la crise
00:48:11l'opposition espagnole
00:48:13estime qu'il n'a pas
00:48:14défendu suffisamment
00:48:15la souveraineté du pays
00:48:16écoutez son principal
00:48:18opposant de droite
00:48:19Alberto Nunez-Ferro
00:48:20c'est une honte
00:48:24mais c'est une irresponsabilité
00:48:26totale
00:48:28vous montrez au monde
00:48:29une nation vulnérable
00:48:30et regardez
00:48:31ces images
00:48:32à Toronto
00:48:33au Canada
00:48:33une voiture
00:48:34est submergée
00:48:35par les eaux
00:48:35sur une autoroute
00:48:36des camions
00:48:37ont même eu
00:48:38des difficultés
00:48:38pour pouvoir
00:48:39circuler normalement
00:48:40le pays
00:48:41subit depuis hier
00:48:42des inondations
00:48:43des vents violents
00:48:44et des pluies torrentielles
00:48:45plus de 110 000 usagers
00:48:47ont été touchés
00:48:48par des pannes de courant
00:48:49selon les prévisionnistes
00:48:51on pourrait assister
00:48:52à un phénomène
00:48:53El Nino
00:48:54d'une ampleur
00:48:54encore jamais vu
00:48:55le phénomène météorologique
00:48:57qui revient
00:48:57tous les 2 à 7 ans
00:48:58pourrait cette fois
00:48:59encore aggraver
00:49:01la situation climatique
00:49:02les eaux du Pacifique
00:49:04équatorial
00:49:04se réchauffent au printemps
00:49:06et entraînent
00:49:06les mois suivants
00:49:07un changement
00:49:08des régimes de vent
00:49:09et des précipitations
00:49:10un dérèglement
00:49:11qui se ressent déjà
00:49:12puisque 3 cyclones
00:49:13ont traversé
00:49:14le Pacifique hier
00:49:16merci beaucoup
00:49:17Corentin Alonzo
00:49:17et on apprend à l'instant
00:49:18que le bilan
00:49:20a encore
00:49:21augmenté
00:49:22dans cette crue
00:49:22au Népal
00:49:241259 morts
00:49:25et puis
00:49:275083
00:49:27disparus
00:49:28on vient de passer
00:49:29donc la barre
00:49:30des 5000
00:49:31disparus
00:49:32nous sommes toujours
00:49:33dans l'info de Villeneuve
00:49:34dans une demi-heure
00:49:36ce sera Pierre Lelouch
00:49:36qui fait sa rentrée
00:49:38sur CNews
00:49:38Yohann Usa est avec moi
00:49:39toujours
00:49:41Alexandre Devecchio
00:49:42j'accueille Sabrina
00:49:43Biralain-Bouillet
00:49:43bonjour Sabrina
00:49:44du service police-justice
00:49:46de CNews
00:49:47pour parler de ce bras de fer
00:49:48entre la place Beauvau
00:49:50et la place Vendôme
00:49:51c'est-à-dire
00:49:51entre le ministère
00:49:53de l'intérieur
00:49:54et le ministère
00:49:55de la justice
00:49:56on nous avait promis
00:49:57la clarté
00:49:59après l'affaire
00:50:00Liana
00:50:00Sébastien Lecornu
00:50:01est allé jusqu'à
00:50:02dire que la loi intégrale
00:50:04allait faire
00:50:04vraiment toute la lumière
00:50:05sur tous ces dossiers
00:50:07en déshérence
00:50:08sur les affaires
00:50:09sexuelles
00:50:10sur mineurs
00:50:11dans une interview
00:50:12accordée à RTL
00:50:13ce matin
00:50:13le ministre de l'intérieur
00:50:15Laurent Nunez
00:50:16est revenu
00:50:16sur l'existence
00:50:17de stocks fantômes
00:50:18en fait
00:50:18tout part
00:50:19d'un courrier
00:50:21adressé
00:50:22cet été
00:50:23par Gérald Darmanin
00:50:25Sabrina
00:50:25Tout à fait
00:50:26une note de 12 pages
00:50:27rédigée par le garde des Sceaux
00:50:29Gérald Darmanin
00:50:31à l'intention
00:50:32du ministre de l'intérieur
00:50:33Laurent Nunez
00:50:34cette note
00:50:35elle date précisément
00:50:36du 29 juillet dernier
00:50:38et elle s'appuie
00:50:39sur les remontées
00:50:40de 37 parquets généraux
00:50:41qui font état
00:50:42de défaillance
00:50:43dans le traitement
00:50:44des infractions
00:50:45sexuelles commises
00:50:46sur les mineurs
00:50:46la suite évidemment
00:50:47de l'affaire Liana
00:50:48alors cette note
00:50:49devait être un échange
00:50:50privé entre les deux
00:50:52ministres
00:50:52or elle a fuité
00:50:53dans la presse
00:50:54cela semble avoir
00:50:54créé un malaise
00:50:55entre les deux ministères
00:50:56d'abord le garde des Sceaux
00:50:58dénonce
00:50:58vous l'avez dit Pierre
00:50:59des stocks fantômes
00:51:00c'est-à-dire des dossiers
00:51:01des affaires
00:51:02qui sont passés
00:51:03par les services d'enquête
00:51:04mais non enregistrés
00:51:05par la justice
00:51:06donc ces dossiers
00:51:07sont considérés fantômes
00:51:09puisqu'ils n'ont a priori
00:51:10jamais été transmis
00:51:11à la justice
00:51:12par exemple ce chiffre
00:51:13vous le voyez
00:51:14de la cour d'appel de Nîmes
00:51:15le courrier évoque
00:51:171275 procédures fantômes
00:51:18donc non enregistrées
00:51:20dans les parquets
00:51:21à Bourges
00:51:22le courrier relève même
00:51:23qu'une quinzaine
00:51:24de procédures ont été purement
00:51:26et simplement perdues
00:51:27dans les services de police
00:51:28après transmission
00:51:29à de grands commissariats
00:51:31et ce courrier
00:51:32pointe aussi
00:51:33un problème
00:51:34de formation
00:51:35elle est insuffisante
00:51:36la formation des enquêteurs
00:51:37sur la question
00:51:38des violences sexuelles
00:51:40sur mineurs
00:51:40d'après cette note
00:51:41certaines hiérarchies
00:51:43se seraient même
00:51:44désintéressées
00:51:45de ce type d'infraction
00:51:46ajoutez à cela
00:51:47l'obsolescence
00:51:48et la vétusté
00:51:48du logiciel
00:51:49utilisé par les policiers
00:51:50pour rédiger
00:51:51les procédures
00:51:52le constat est donc
00:51:53amer
00:51:54vous l'imaginez
00:51:54les policiers
00:51:55ont très mal réagi
00:51:57à ce courrier
00:51:58divulgué
00:51:58face à ces accusations
00:51:59les conséquences
00:52:00elles sont multiples
00:52:01déjà ce matin
00:52:02Laurent Nunez
00:52:03le ministre de l'Intérieur
00:52:04explique
00:52:05qu'il va répondre
00:52:06à ce courrier
00:52:07qu'il conteste les chiffres
00:52:08et qu'il va s'entretenir
00:52:10avec Gérald Darmanin
00:52:11dans les jours à venir
00:52:12autre conséquence
00:52:13le ministre de l'Intérieur
00:52:14recevra demain
00:52:16tous les syndicats
00:52:17de police
00:52:18pour répondre
00:52:19à leur colère
00:52:20et puis il entamera
00:52:20un dialogue
00:52:21notamment sur ces points
00:52:22dialogue sur ce point
00:52:24alors qu'en attendant
00:52:25c'est un bras de fer
00:52:26entre Gérald Darmanin
00:52:27et Laurent Nunez
00:52:28qui ce matin
00:52:28était sur RTL
00:52:30et qui s'est expliqué
00:52:33Ce courrier
00:52:33qui est un document
00:52:35de travail
00:52:35qui n'avait évidemment
00:52:35pas vocation
00:52:36à être diffusé
00:52:37c'est un document
00:52:37qui appelait
00:52:38une réponse contradictoire
00:52:39je vais fournir
00:52:40cette réponse contradictoire
00:52:41je réponds par écrit
00:52:42point par point
00:52:44aux gardes des Sceaux
00:52:45d'ailleurs
00:52:45et nous allons travailler
00:52:46ensemble
00:52:46au point d'amélioration
00:52:47simplement ce que je veux dire
00:52:48c'est qu'évidemment
00:52:49je vais en contester
00:52:49un certain nombre de points
00:52:50notamment la notion
00:52:51de stock fantôme
00:52:52dont je vous parlais
00:52:53c'est pas parce que
00:52:54des dossiers sont dans
00:52:54les services de police
00:52:55et de gendarmerie
00:52:56qui n'ont pas été enregistrés
00:52:57dans le système informatique
00:52:59de la justice
00:52:59que ce sont des dossiers
00:53:00qui ont été oubliés
00:53:01bien sûr je conteste
00:53:03également un certain
00:53:03nombre de chiffres
00:53:04dans la réponse
00:53:04que j'apporterai
00:53:05sur le stock
00:53:07Laurent Nunez
00:53:08garde son calme
00:53:08alors que là
00:53:09on a quand même
00:53:10une crise majeure
00:53:11entre deux ministres
00:53:13grégaliens
00:53:13qui sont les ministres
00:53:14de l'intérieur
00:53:15et de la justice
00:53:16dans un contexte
00:53:17encore une fois
00:53:18où Sébastien Lecornu
00:53:19a promis toute la clarté
00:53:20qui sont pourtant
00:53:21deux ministres
00:53:22qui sont proches
00:53:23Gérald Darmanin
00:53:24et Laurent Nunez
00:53:25sont pourtant
00:53:25plutôt proches
00:53:26ils ont travaillé ensemble
00:53:27ils ont travaillé ensemble
00:53:28il y en a un
00:53:28qui était préfet à l'époque
00:53:29et ils ont gardé
00:53:30une forme de proximité
00:53:32au sein du gouvernement
00:53:33donc cet épisode
00:53:35d'abord est très défavorable
00:53:36à Gérald Darmanin
00:53:37naturellement
00:53:37qui était un ministre
00:53:38de l'intérieur
00:53:39très apprécié
00:53:39des policiers
00:53:40sans doute
00:53:41ont-ils le sentiment
00:53:42là de se sentir
00:53:43trahi
00:53:44donc il est évident
00:53:45que le fait
00:53:45que cette note
00:53:46est fuitée
00:53:47n'est évidemment pas bon
00:53:48pour Gérald Darmanin
00:53:49le fait qu'ils le disent
00:53:50d'ailleurs
00:53:50sur un média national
00:53:51de dire
00:53:52ça n'avait pas vocation
00:53:53à fuiter
00:53:54t'as envie de dire
00:53:55bah oui
00:53:55mais en attendant
00:53:56ça a fuité
00:53:56donc c'est même pas la peine
00:53:58de soulever ce problème
00:53:59donc la crise est là
00:54:00la crise est là
00:54:01et il va falloir
00:54:02qu'ils y répondent
00:54:03parce que évidemment
00:54:04les policiers
00:54:04et les gendarmes
00:54:05ne les oublions pas
00:54:06ne sont pas satisfaits
00:54:07et les français non plus
00:54:08parce qu'ils ont le sentiment
00:54:09qui n'est pas qu'un sentiment
00:54:10d'ailleurs
00:54:11ils ont l'impression
00:54:11à juste titre
00:54:12de ne pas être protégés
00:54:13parce qu'il y a a priori
00:54:14des milliers de plaintes
00:54:16des milliers de plaintes
00:54:17qui n'ont jamais abouti
00:54:18et s'il y a des milliers
00:54:19de plaintes
00:54:19on peut imaginer aisément
00:54:20qu'il y a des milliers
00:54:21de victimes
00:54:22donc on nous a expliqué
00:54:23tout au long de l'été
00:54:25et avant même
00:54:25que l'affaire Liana
00:54:27n'était pas quelque chose
00:54:28qui
00:54:29comment dirais-je
00:54:30qu'il ne fallait pas
00:54:31généraliser cela
00:54:32que ça n'était pas
00:54:33un problème de moyens
00:54:34que ça n'était pas
00:54:36un problème de procédure
00:54:37etc.
00:54:38moi je constate quand même
00:54:40et les chiffres sont là
00:54:40pour nous montrer
00:54:41qu'il y a évidemment
00:54:42un problème systémique
00:54:43c'est le mot que je cherchais
00:54:44il y a bien là
00:54:45quelque chose
00:54:46manifestement de systémique
00:54:48le gouvernement
00:54:48n'a pas dit complètement
00:54:50la vérité
00:54:51après l'affaire Liana
00:54:51me semble-t-il
00:54:52et les français
00:54:53qui vivent dans un pays
00:54:55où ils sont
00:54:56les plus taxés
00:54:57de l'OCDE
00:54:58constatent une nouvelle fois
00:54:59que leur argent
00:55:00est mal utilisé
00:55:01le service public
00:55:02effectivement en panne
00:55:03oui moi je crois
00:55:04qu'au-delà
00:55:05du conflit potentiel
00:55:07entre les deux ministres
00:55:08je ne suis pas sûr
00:55:09qu'il y ait un conflit
00:55:09parce qu'effectivement
00:55:10ce n'était pas un document
00:55:11destiné à fuiter
00:55:12ce document révèle
00:55:14des réels dysfonctionnements
00:55:16alors on peut émettre
00:55:17plusieurs hypothèses
00:55:18on peut émettre
00:55:19que Gérald Darmanin
00:55:21ayant mis la pression
00:55:22sur la justice
00:55:22il ait aidé à remonter
00:55:24de la justice
00:55:24renvoyant la balle
00:55:26à la police
00:55:28et du coup
00:55:28la police aurait raison
00:55:29d'être en colère
00:55:30mais mon intuition
00:55:32est plutôt
00:55:32qu'il y a des réels
00:55:33dysfonctionnements
00:55:33des deux côtés
00:55:34on a suffisamment
00:55:35sur cette enceinte
00:55:36et moi le premier
00:55:37tapé sur la justice
00:55:38sur ces problèmes
00:55:39idéologiques
00:55:40ces problèmes de fonctionnement
00:55:41pour dire que peut-être aussi
00:55:43et ce n'est peut-être pas
00:55:43de la faute des policiers
00:55:44en tant qu'individus
00:55:46qui feraient mal leur travail
00:55:47mais tout simplement
00:55:48parce qu'ils sont paupérisés
00:55:49ils n'ont pas
00:55:50de bon système
00:55:51pour rentrer
00:55:52les données
00:55:53il y a à mon avis
00:55:54des réels dysfonctionnements
00:55:55donc je crois
00:55:56qu'il ne faut pas voir
00:55:57l'aspect politicien des choses
00:55:58je pense qu'il y a
00:55:59un problème systémique
00:56:00en réalité
00:56:00qui a révélé
00:56:01cette affaire
00:56:02Liana
00:56:03et là
00:56:03le rôle des politiques
00:56:04c'est effectivement
00:56:05de clarifier les choses
00:56:07et ensuite
00:56:08de tenter
00:56:08d'y répondre
00:56:09il y a peut-être
00:56:10une question de moyens
00:56:11je pense que tout
00:56:11ne se règle pas
00:56:12avec des moyens
00:56:13mais pour le coup
00:56:13la police a aussi
00:56:14besoin de moyens
00:56:15pour travailler tranquillement
00:56:17prendre les plats
00:56:17et les mettre
00:56:18dans un système
00:56:19performant
00:56:20parce que Laurent Nunez
00:56:20a quand même reconnu
00:56:22implicitement
00:56:22je trouve que c'est intéressant
00:56:23dans sa réponse
00:56:24il dit
00:56:26le fait que ces dossiers
00:56:27ne soient pas
00:56:28remontés
00:56:29dans un système
00:56:31ne veut pas dire
00:56:32qu'ils sont abandonnés
00:56:33mais le fait
00:56:33qu'ils ne soient pas
00:56:34remontés
00:56:34dans le système
00:56:35et que tout le monde
00:56:36n'y ait pas accès
00:56:37c'est déjà un problème
00:56:38en soi
00:56:39puisque c'est un risque
00:56:41de récidive
00:56:42puisque si on met
00:56:43les dossiers
00:56:44dans un système
00:56:45et si on les met
00:56:45en commun
00:56:46c'est pour que tout le monde
00:56:46puisse les consulter
00:56:47que vous disent
00:56:48les magistrats
00:56:49que vous disent
00:56:49justement
00:56:50les professionnels
00:56:51de ces affaires
00:56:52on a parlé là
00:56:53du monde politique
00:56:55mais ils sont gênés
00:56:57par cette affaire
00:56:58ils sont
00:57:00tétanisés
00:57:01à l'idée
00:57:01qu'effectivement
00:57:02il y a des stocks fantômes
00:57:03si jamais il y en a
00:57:04alors d'une part
00:57:04ils étaient gênés
00:57:05par le traitement politique
00:57:06qui en a été fait
00:57:07il y a eu quand même
00:57:08et Johan peut-être
00:57:09ira dans mon sens
00:57:10là-dessus
00:57:11il y a eu une coupure
00:57:11quand même
00:57:11qui s'est faite
00:57:12entre les magistrats
00:57:13et leurs ministres
00:57:14de la justice
00:57:15et puis il y a aussi
00:57:17une révélation
00:57:18de tous les dysfonctionnements
00:57:18qu'il y a dans le système
00:57:19judiciaire
00:57:20le manque de magistrats
00:57:22le fait que les parquets
00:57:23sont complètement débordés
00:57:25et ça
00:57:26ça a été beaucoup relevé
00:57:27donc là vous voyez
00:57:27vous avez le côté justice
00:57:28et puis avec cette note
00:57:30de Gérald Darmanin
00:57:31qui pointe plutôt
00:57:32la responsabilité
00:57:33de l'intérieur
00:57:33des services de police
00:57:34et de gendarmerie
00:57:35vous avez aussi
00:57:36toutes ces défaillances
00:57:37de ce côté-là
00:57:37donc c'est vraiment
00:57:38une accumulation
00:57:39de défaillances
00:57:40du système judiciaire
00:57:41qui va soulever
00:57:42encore beaucoup
00:57:43d'interrogations
00:57:44puisque je vous rappelle
00:57:44que le rapport définitif
00:57:46de l'inspection
00:57:47qui était faite
00:57:47autour de l'affaire
00:57:48Liana
00:57:49n'a pas encore été rendu
00:57:51il y en a eu deux
00:57:52des pré-rapports
00:57:52et on attend
00:57:53le mois de septembre
00:57:54justement
00:57:55ce rapport définitif
00:57:56un mot quand même
00:57:57sur Gérald Darmanin
00:57:58moi ce que je trouve
00:57:59étonnant
00:57:59j'ai dit
00:58:00je pense qu'il y a
00:58:00des dysfonctionnements
00:58:01sérieux
00:58:02y compris dans la police
00:58:03mais il a été ministre
00:58:04de l'intérieur
00:58:05pour le coup
00:58:05pendant des années
00:58:06donc là il a quand même
00:58:07une responsabilité
00:58:08de ne pas l'avoir vu
00:58:09il aurait peut-être pu
00:58:11régler ce problème
00:58:11autant sur l'affaire
00:58:12Liana
00:58:13je ne suis pas sûr
00:58:13qu'il fallait sa démission
00:58:14parce qu'il était
00:58:15depuis peu à la justice
00:58:16autant là
00:58:17pour le coup
00:58:18s'il y a les dysfonctionnements
00:58:19qu'il décrit
00:58:20il a sa part de responsabilité
00:58:21parce qu'il a resté
00:58:22suffisamment de temps
00:58:23au ministère de l'Intérieur
00:58:24pour tout de même
00:58:25s'en apercevoir
00:58:26D'accord avec ça ?
00:58:26Je suis en partie d'accord
00:58:28mais pas complètement non plus
00:58:29parce que ça va au-delà
00:58:31de Gérald Darmanin
00:58:31ça va au-delà des ministres
00:58:32la responsabilité
00:58:33elle incombe
00:58:34au président de la République
00:58:35c'était à Emmanuel Macron
00:58:37de renverser la table
00:58:38c'était à lui
00:58:39de changer ce système-là
00:58:40qui dysfonctionne partout
00:58:42c'est vrai dans la police
00:58:43c'est vrai dans la justice
00:58:44c'est vrai à l'hôpital
00:58:44c'est vrai à l'école
00:58:45parce qu'il y a un manque
00:58:47de moyens partout
00:58:48absolument partout
00:58:49et si le président de la République
00:58:51avait été courageux
00:58:53il aurait changé les choses
00:58:54il aurait récupéré l'argent
00:58:56là où il se trouve
00:58:57à savoir dans notre modèle social
00:58:59en tout cas en partie
00:59:01pour le redistribuer
00:59:02dans les endroits cruciaux
00:59:04qui en ont besoin
00:59:04il ne l'a pas fait
00:59:05parce qu'il n'a pas eu
00:59:06le courage de le faire
00:59:07et il faut souhaiter
00:59:08que son successeur le fasse
00:59:09parce que sinon
00:59:09nous avons une société
00:59:11qui va se paupériser
00:59:12des services publics
00:59:13qui vont s'effondrer
00:59:14et des Français
00:59:15qui seront de moins en moins protégés
00:59:16et qui auront moins la confiance
00:59:18en services publics
00:59:20qui comme vous l'avez dit
00:59:20très justement
00:59:21qui sont taxés pour ça
00:59:22justement
00:59:23ils payent pour le service public
00:59:24et la situation
00:59:25n'est pas rendue
00:59:27merci beaucoup
00:59:27Sabrina Birlin-Bouillet
00:59:29d'avoir fait le point
00:59:30avec nous
00:59:30sur cette affaire
00:59:31dont on n'est vraiment
00:59:31qu'au début
00:59:32il me semble
00:59:33à Ceuta
00:59:34il y a au moins encore
00:59:3710 000 migrants
00:59:39d'après les autorités
00:59:40ils étaient 72 000
00:59:42fin juillet à arriver
00:59:43certains sont repartis
00:59:45mais pas tous
00:59:45face à ces manifestations
00:59:47encore une hier soir
00:59:48des habitants
00:59:49dans les rues
00:59:51notamment hier
00:59:52jour de fête officielle
00:59:53du territoire nord-africain
00:59:55le Premier ministre
00:59:56Pedro Sanchez
00:59:56s'est exprimé
00:59:57ce matin devant le Congrès
00:59:59sur la crise de Ceuta
01:00:00il a rappelé
01:00:00le choix humain
01:00:01qui a d'abord été fait
01:00:02mais souligne aussi
01:00:04la réussite
01:00:04l'efficacité
01:00:05selon lui
01:00:06du processus de retour
01:00:07de la majorité
01:00:08de ces migrants
01:00:09écoutez le détail
01:00:10avec Pauline Trevzer
01:00:1350 000 personnes
01:00:14se sont rassemblées
01:00:15dans la capitale
01:00:16mercredi
01:00:17le peuple espagnol
01:00:18est descendu massivement
01:00:19dans la rue
01:00:20pour manifester
01:00:21contre la gestion
01:00:22migratoire du gouvernement
01:00:23au lendemain
01:00:25de cette mobilisation
01:00:26Pedro Sanchez
01:00:27s'est exprimé
01:00:28pour la première fois
01:00:29au Congrès
01:00:30sur la crise
01:00:31de Ceuta
01:00:31il affirme
01:00:32que l'Espagne
01:00:33est avant tout
01:00:34état de droit
01:00:35et d'empathie
01:00:35Nos agents ont dû
01:00:36prendre une décision
01:00:37opérationnelle
01:00:38en quelques minutes
01:00:39seulement
01:00:39ils ont dû choisir
01:00:41entre garantir
01:00:45la frontière
01:00:46ou défendre
01:00:47la vie humaine
01:00:48ils ont choisi
01:00:48de défendre
01:00:49la vie humaine
01:00:5172 000 migrants
01:00:53marocains
01:00:53étaient donc
01:00:54entrés à Ceuta
01:00:55fin juillet
01:00:56Pedro Sanchez
01:00:57défend aussi
01:00:58son bilan
01:00:59et affirme
01:00:59aujourd'hui
01:01:00que plus de 90%
01:01:01ont été renvoyés
01:01:03au Maroc
01:01:0350 000 personnes
01:01:05sont rentrées
01:01:06et 72 heures plus tard
01:01:08c'était quasiment
01:01:1063 000 personnes
01:01:11étaient un des
01:01:13processus de retour
01:01:15les plus rapides
01:01:16de l'histoire
01:01:16de l'Europe récente
01:01:19Sur l'implication
01:01:21des autorités marocaines
01:01:22Sanchez affirme
01:01:23qu'il n'existe
01:01:24pas de preuves
01:01:25que le Maroc
01:01:26est conçu
01:01:26ou exécuté
01:01:27l'entrée massif
01:01:28de migrants
01:01:28il assure toutefois
01:01:30que l'Espagne
01:01:30agirait avec fermeté
01:01:32si des preuves solides
01:01:33apparaissent
01:01:34le Premier ministre
01:01:35mise sur un renforcement
01:01:36de la présence européenne
01:01:37aux frontières
01:01:38avec Frontex
01:01:39mais face à une crise
01:01:41qui met en cause
01:01:41l'organisation
01:01:42des traversées
01:01:43aucune nouvelle mesure
01:01:45majeure
01:01:45contre les réseaux
01:01:46de passeurs
01:01:48et partons tout de suite
01:01:49en Espagne
01:01:49à Madrid
01:01:50rejoindre le correspondant
01:01:52de CNews
01:01:52Nico Salvador
01:01:53des centaines de milliers
01:01:54de personnes
01:01:55ont manifesté
01:01:56dans toute l'Espagne
01:01:57pour défendre
01:01:58Ceuta
01:01:59contre l'immigration
01:02:00illégale
01:02:01surtout contre
01:02:02le gouvernement
01:02:02de Pedro Sanchez
01:02:03qu'est-ce que ça change
01:02:04cette soirée
01:02:05Nico
01:02:06dans la politique
01:02:07espagnole ?
01:02:09Eh bien
01:02:09Pedro Sanchez
01:02:10est très affaibli
01:02:12par ce qui s'est passé
01:02:13hier soir
01:02:13c'est des centaines
01:02:14de milliers de personnes
01:02:15qui ont manifesté
01:02:16comme vous l'avez dit
01:02:16à Madrid
01:02:17il y avait carrément
01:02:18deux manifestations
01:02:19une sur la place
01:02:20de Sibeles
01:02:20devant la mairie
01:02:21une autre devant
01:02:22le Parlement national
01:02:24donc forcément
01:02:24quand on vit
01:02:26une chose pareille
01:02:27on a moins
01:02:28de légitimité politique
01:02:29surtout que Pedro Sanchez
01:02:30n'a pas non plus
01:02:31de majorité
01:02:32au Parlement
01:02:33alors évidemment
01:02:33ce matin
01:02:34lors de sa comparution
01:02:35au Parlement
01:02:36il y a eu la réponse
01:02:37du chef de la droite
01:02:39Albert Ferriot
01:02:39qui est candidat
01:02:40au poste de premier ministre
01:02:41lors des prochaines élections
01:02:43qui a dit
01:02:44démissionner
01:02:44Pedro Sanchez
01:02:45et en plus
01:02:46il a fait un gag
01:02:47on se rappelle
01:02:47on en a beaucoup parlé
01:02:48sur ces news
01:02:49Pedro Sanchez
01:02:50est resté en vacances
01:02:51pendant trois semaines
01:02:52pendant durant
01:02:52toute la crise
01:02:53de Ceuta
01:02:54et le chef
01:02:56de l'opposition
01:02:56a dit
01:02:56monsieur Sanchez
01:02:58si vous voulez
01:02:58rester en vacances
01:02:59nous allons vous y mettre
01:03:01démissionner
01:03:02et faire une dissolution
01:03:03du Parlement
01:03:04la droite nationaliste
01:03:06de Vox
01:03:07est allée encore plus loin
01:03:08Santiago Abascal
01:03:09qui lui aussi
01:03:10est candidat aux élections
01:03:11pour devenir premier ministre
01:03:13en l'année prochaine
01:03:14quand les élections auront lieu
01:03:15a dit que Pedro Sanchez
01:03:17était un psychopathe
01:03:18puisqu'on rappelle quand même
01:03:19et c'est vrai
01:03:20qu'on n'en a pas beaucoup parlé
01:03:20qu'il y a eu des morts
01:03:21à Ceuta
01:03:22des personnes
01:03:23qui se sont noyées
01:03:24et pour la droite nationaliste
01:03:26de Vox
01:03:26c'est la responsabilité
01:03:27de Pedro Sanchez
01:03:28donc on voit
01:03:28qu'il a attaqué
01:03:29de toutes parts
01:03:29ça va être compliqué
01:03:31de soutenir
01:03:32Pedro Sanchez
01:03:33quel que soit
01:03:33le positionnement
01:03:34des partis politiques
01:03:35s'ils sont régionalistes
01:03:36basques
01:03:36s'ils sont indépendantistes
01:03:37catalans
01:03:38ils font partie
01:03:39de la majorité
01:03:40qui soutient
01:03:40Pedro Sanchez
01:03:41mais ils vont être
01:03:41de plus en plus timides
01:03:42à soutenir
01:03:44le premier ministre
01:03:45même la presse de gauche
01:03:46ici le dit
01:03:47ça va être compliqué
01:03:48d'arriver jusqu'à la fin
01:03:49du mandat de Pedro Sanchez
01:03:50qui est censé terminer
01:03:51au printemps 2027
01:03:52plus que jamais
01:03:53on risque d'avoir
01:03:54des élections anticipées
01:03:55ici en Espagne
01:03:56Merci beaucoup
01:03:57Nico Salvado
01:03:58correspondant en Espagne
01:03:59pour CNews
01:04:00nous sommes avec
01:04:01Jean-Marc Sanchez
01:04:02à ne pas confondre
01:04:03avec Pedro Sanchez
01:04:04en tout cas
01:04:05franco-espagnol
01:04:06Maître
01:04:07qu'est-ce que vous inspire
01:04:08cette situation
01:04:10et notamment pour
01:04:11ces Espagnols
01:04:12qui manifestent
01:04:13c'est pas la première fois
01:04:14qu'ils manifestent
01:04:15mais hier c'était quand même
01:04:15de grande ampleur
01:04:16pour dire
01:04:16c'est quand même
01:04:17notre territoire
01:04:17et il se trouve que
01:04:19nous on n'est pas du tout
01:04:20d'accord avec ce
01:04:21chef du gouvernement
01:04:23qui a beau être
01:04:24chef du gouvernement
01:04:25mais en fait
01:04:25c'est un peu comme
01:04:26Jean Santerre
01:04:26en réalité
01:04:28il n'a plus du tout
01:04:29ni de majorité
01:04:31ni d'opinion favorable
01:04:32dans le pays
01:04:34Alors je vous confirme
01:04:35que je vous remercie
01:04:36de l'avoir précisé
01:04:37je n'ai pas de lien
01:04:38de près ou de loin
01:04:39avec le président
01:04:40du gouvernement espagnol
01:04:41puisque c'est le nom
01:04:42qu'il porte
01:04:42et je voudrais juste
01:04:43apporter une précision
01:04:45votre correspondant
01:04:46tout à l'heure
01:04:47à parler du Congrès
01:04:47en fait
01:04:48c'est un faux ami
01:04:49Congreso de los Diputados
01:04:50c'est l'Assemblée
01:04:51des députés
01:04:52un peu comme on disait
01:04:52autrefois
01:04:53la Chambre des députés
01:04:53en France
01:04:54avant de parler
01:04:54de l'Assemblée nationale
01:04:55Il a si vous voulez
01:04:57ce matin
01:04:57dit que tout allait bien
01:04:59et que pour autant
01:05:01le Maroc n'était responsable
01:05:02de rien
01:05:02pour reprendre
01:05:03une plaisanterie populaire
01:05:05quand j'étais jeune
01:05:06d'humoristes
01:05:07qui passaient
01:05:08sur une chaîne
01:05:08de votre groupe
01:05:09rien ne le prouve pas
01:05:10non plus
01:05:11sous-entendu
01:05:12rien ne prouve
01:05:13que le Maroc
01:05:13est responsable
01:05:14donc le Maroc
01:05:15n'est pas responsable
01:05:16en vérité
01:05:17cela vient contredire
01:05:18les rapports de police
01:05:19notamment du Centre National
01:05:21d'Immigration et de Sécurité
01:05:22qui a montré
01:05:24que si les Marocains
01:05:25n'avaient rien fait
01:05:26ils n'avaient rien empêché
01:05:28non plus
01:05:28alors pour revenir
01:05:29sur ce que disait
01:05:30votre correspondant
01:05:32en Espagne
01:05:32effectivement
01:05:33ça va être plus compliqué
01:05:34pour Pedro Sánchez
01:05:35mais il ne faut pas oublier
01:05:37que le système
01:05:37de scrutin en Espagne
01:05:38fait qu'il a
01:05:40une majorité relative
01:05:41qui ne tient que grâce
01:05:42à des partis de gauche
01:05:44et des partis
01:05:45régionalistes
01:05:46au basque et catalans
01:05:47mais aucun de ces partis
01:05:48ne veut perdre le pouvoir
01:05:50et donc ils feront tout
01:05:51pour soutenir Pedro Sánchez
01:05:52et si vous avez écouté
01:05:53comme moi je l'ai fait
01:05:54ce matin
01:05:55son discours
01:05:55qui a été retransmis
01:05:56à la télévision publique
01:05:57espagnole
01:05:58et bien il dit
01:05:59qu'en gros
01:06:00tout ça c'est la faute
01:06:00de l'extrême droite
01:06:01donc il va se poser
01:06:02comme un rempart
01:06:03contre le fascisme
01:06:05européen
01:06:06et dont il est
01:06:07le seul garant
01:06:08et le défenseur
01:06:09puisqu'à l'horizon
01:06:11il a accusé Israël
01:06:12il a accusé la Russie
01:06:13il sera le seul président
01:06:13de gouvernement
01:06:13en Europe
01:06:15qui sera
01:06:15un président de gouvernement
01:06:16de gauche
01:06:17en exercice
01:06:19et oui
01:06:19en effet
01:06:20il l'a déjà fait
01:06:20il a accusé
01:06:22il y a quelques jours
01:06:23la Russie
01:06:24l'extrême droite
01:06:25Israël
01:06:26tout ce qu'il y avait
01:06:27j'allais dire
01:06:27sous la main
01:06:28pour dire
01:06:29vous voyez
01:06:29finalement
01:06:30ce sont
01:06:31les fameuses ingérences
01:06:32il est assez doué
01:06:33pour ça
01:06:34même face à Donald Trump
01:06:35il aime se poser
01:06:36comme seul opposant
01:06:38il a reconnu
01:06:40l'état
01:06:40de Palestine
01:06:42donc il joue
01:06:43il joue là-dessus
01:06:44il joue avec l'extrême gauche
01:06:45alors qu'à l'origine
01:06:46il ne vient pas
01:06:46spécialement d'extrême gauche
01:06:49pour se maintenir
01:06:50parce qu'effectivement
01:06:51il a besoin
01:06:52de ces minorités là
01:06:53mais ça c'est un
01:06:54c'est un narratif
01:06:55je crois qu'il est plutôt
01:06:56que le rempart
01:06:57à l'extrême droite
01:06:58il est le plus
01:06:58le dernier avatar
01:07:02d'une certaine gauche
01:07:03on assiste
01:07:04à la faillite
01:07:05d'une certaine gauche
01:07:06notamment sur la question
01:07:07de l'immigration
01:07:08on voit bien
01:07:08qu'elle doit changer
01:07:09sa position là-dessus
01:07:10sinon
01:07:11elle va disparaître
01:07:13et à mon avis
01:07:13Pedro Sanchez
01:07:14va disparaître tout à l'heure
01:07:15Merci beaucoup
01:07:16Alexandre Devecchio
01:07:17merci Yohan Uzaï
01:07:18restez avec nous
01:07:18on va reparler de Ceuta
01:07:19justement avec Pierre Lelouch
01:07:21dans un instant
01:07:21sur CNews
01:07:22à tout de suite

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