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  • il y a 9 heures
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, une nouvelle fois les jeunes sont dans la rue, une nouvelle fois les grandes villes de France
00:00:06sont noires de monde,
00:00:07une nouvelle fois les forces de l'ordre sont sur les dents et retiennent les consignes de leur ministre de
00:00:12l'intérieur de respecter la proportionnalité.
00:00:16Une nouvelle fois Jean-Luc Mélenchon est en tête du cortège. Que va-t-il se passer ?
00:00:20Cette fois-ci un drame, des débordements, personne ne le souhaite bien évidemment.
00:00:25Ce qui se passe déjà, c'est que les lycéens prennent du retard dans leur programme scolaire, que ceux qui
00:00:30manifestent n'ont aucune conscience du fait qu'ils mettent en danger leur propre avenir
00:00:35et en danger l'avenir de leurs camarades qui, à une grande majorité, souhaitent travailler.
00:00:40Les équipes de CNews, comme vous pouvez le voir sur ces images, sont déployées anonymement aux quatre coins de la
00:00:45France.
00:00:46Anonymement car ils craignent aussi pour leur sécurité et on l'a vu précédemment dans 24 heures en France avec
00:00:51Nelly Dénac.
00:00:52Nous vous faisons vivre néanmoins cet événement en direct avec nos équipes et dès qu'un événement se produit.
00:00:58Les députés plancheront sur le budget cette nuit, cet après-midi.
00:01:02Beaucoup de questions au gouvernement sur ce sujet très préoccupant de la mobilisation et des blocages.
00:01:08Nous suivons tout cela après les dernières informations signées.
00:01:11Félicité Kindoki, bonjour félicité.
00:01:12Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:13Nouvelle journée nationale de mobilisation, donc des lycéens, des étudiants, des jeunes en général.
00:01:19On compte 360 actions hors Paris devant les établissements dont une cinquantaine d'universités.
00:01:25Oui, à Paris, un début de blocage a eu lieu en tout début de bâtinée devant l'université Assas
00:01:30avant une reprise des cours aux alentours de 14 heures.
00:01:3214 heures, heure à laquelle un cortège s'était lancé depuis la place d'Italie jusqu'aux Invalides,
00:01:38non loin de Matignon et du ministère de l'Éducation nationale à l'appel des principales organisations de jeunesse
00:01:44qui demandent depuis plusieurs jours à être reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:01:48À Saint-Denis, des avocats ont rejoint le mouvement en soutien aux manifestants.
00:01:52Ce matin devant le lycée Paul-Éluard, c'est d'abord une vingtaine d'avocats qui sont venus,
00:01:57vêtus de leur robe, se mélanger aux étudiants, prêts à former une chaîne humaine au cas où la police interviendrait
00:02:03dans le but de protéger les lycéens.
00:02:06Et en milieu de matinée, 200 personnes étaient réunies.
00:02:08Et les lycéens de Paul-Éluard en Seine-Saint-Denis ont reçu l'appui inattendu d'une personnalité publique internationale.
00:02:15Oui, la militante suédoise Greta Thunberg a fait le déplacement jusqu'en Seine-Saint-Denis
00:02:20spécialement pour soutenir les lycéens français qu'elle qualifie d'exemple.
00:02:24Je vous propose de l'écouter.
00:02:28Je suis ici parce que c'est l'un des endroits où tout a commencé.
00:02:32Ça fait maintenant près de trois semaines que ça dure.
00:02:34Les élèves occupent le lycée et les enseignants font grève en signe de solidarité avec eux,
00:02:40ce qui est une formidable démonstration de solidarité.
00:02:43Une fois de plus, les élèves français montrent au monde entier comment il faut se mobiliser
00:02:48et se révolter contre un système extrêmement violent.
00:02:50Et ils montrent l'exemple.
00:02:54Et parallèlement, face à la crise du prix des carburants, le gouvernement promet une baisse de 12 à 18 centimes
00:03:00du litre de gasoil.
00:03:01Une baisse grâce à la libération de 10 millions de barils, l'issue des réserves stratégiques françaises.
00:03:08Mais comment cette opération va-t-elle fonctionner ?
00:03:10Quand les automobilistes pourront-ils en profiter ?
00:03:13Enfin, cette baisse est-elle vraiment garantie ?
00:03:16Décryptage avec Alexis Prince.
00:03:18Le 1er novembre, le prix du gazole à la pompe baissera jusqu'à 18 centimes par litre.
00:03:23Concrètement, cela représente environ 10 euros d'économie à chaque plein en moyenne.
00:03:28Sébastien Lecornu l'a confirmé à 20h ce lundi.
00:03:31Les prix à la pompe devraient baisser.
00:03:33Après la décision du gouvernement de puiser 10 millions de barils de gazole dans les stocks stratégiques français
00:03:38et de les mettre en vente sur le marché dès le 28 octobre.
00:03:41On a stocké à l'époque à 0,28 hors toute taxe, ce qui correspond grosso modo à un gazole
00:03:49à 1,45.
00:03:50Et quand vous mélangez, fatalement quand vous mélangez avec un gazole plus cher,
00:03:54vous avez quand même une remise, dans l'hypothèse de 2,40, prix d'affichage qui correspond à 12 à
00:04:0018 centimes.
00:04:01La mesure, qui devra être passée par décret, concerne uniquement le gazole non routier,
00:04:05le fioul domestique et le diesel, dont le prix à la pompe a dépassé celui du sans-plomb,
00:04:09depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
00:04:11C'est une volonté du gouvernement que d'agir sur ce carburant qui est le plus cher,
00:04:16pour redonner un peu de latitude.
00:04:19Du coup, on devrait arriver à peu près à un prix égal entre le sans-plomb et le diesel.
00:04:24Cette respiration relative pour les automobilistes aura une durée de vie de trois mois,
00:04:28selon le Premier ministre, avant un retour au cours habituel du pétrole.
00:04:32De son côté, Jordan Bardella achève sa visite de deux jours en Espagne,
00:04:36où il a fait front commun avec la droite nationaliste espagnole.
00:04:39À l'approche des élections cruciales en Espagne et en France,
00:04:42le président du Rassemblement national s'est rapproché du chef de Vox, Santiago Abascal,
00:04:47notamment sur la question migratoire et la situation de crise à Ceuta,
00:04:50mais aussi sur le plan économique.
00:04:52On revient sur ce déplacement symbolique,
00:04:54jour de fête nationale espagnole avec Pauline Trevzer sur place.
00:04:57Une visite de deux jours qui se termine pour Jordan Bardella.
00:05:02Il était ce lundi à Ceuta.
00:05:04Le président du RN s'est dit profondément choqué par la situation sur place.
00:05:0915 000 migrants encore présents dans l'enclave espagnole,
00:05:13selon les autorités locales.
00:05:14Il parle d'un confinement de la population.
00:05:17Il a également rencontré des agents Frontex.
00:05:20et il déplore le manque de moyens.
00:05:22Selon lui, il n'y a pas assez d'agents.
00:05:2417 dans l'enclave espagnole,
00:05:26alors que 70 000 migrants étaient entrés sur le territoire fin juillet.
00:05:31Alors ce mardi, c'était cette fois une visite économique à Madrid.
00:05:35Jordan Bardella qui a parlé à la presse espagnole
00:05:39et à des entreprises, des entrepreneurs espagnols au casino de Madrid.
00:05:44Un discours de 15 minutes en espagnol.
00:05:46Un exercice dans lequel Jordan Bardella était plutôt à l'aise.
00:05:51Alors parmi les grandes lignes,
00:05:52il y avait une volonté d'une préférence nationale économique de la France et européenne.
00:05:58Sur le plan institutionnel, il souhaite également un nouveau traité européen.
00:06:02Et Jordan Bardella a été questionné par la presse espagnole sur les retraites.
00:06:07Il a déclaré que prolonger ses retraites d'un ou deux ans ne réglerait pas le problème.
00:06:14Il pense surtout à travailler plus tôt et avoir un système des retraites
00:06:19qui intégrera pour la première fois en France un système de capitalisation.
00:06:23Autre sujet selon l'astronaute française Sophia Deneau,
00:06:27l'être humain n'est pas prêt d'aller sur Mars.
00:06:29De retour sur Terre après huit mois de mission dans l'espace
00:06:32au sein de la station spatiale orbitale,
00:06:34Sophia Deneau a estimé qu'avec la technologie actuelle,
00:06:37une mission de très longue durée pour aller sur Mars
00:06:39serait un carnage compte tenu d'importantes incapacités physiologiques.
00:06:43On l'écoute depuis Cologne en Allemagne.
00:06:46Et aujourd'hui, les premiers résultats qui vont être confirmés dans les prochains jours,
00:06:52mais les premières mesures que j'ai faites hier sont absolument époustouflants.
00:06:59Non seulement pas de perte de densité osseuse et pas de perte de masse musculaire,
00:07:03mais même dans certaines régions du corps,
00:07:05une augmentation de la densité osseuse et une augmentation de la masse musculaire.
00:07:09Donc là, en fait, on est en train de bouleverser finalement ce qu'on dit depuis des années.
00:07:15Et on termine par Rome avec le pape Léon XIV qui a été admis en fin de matinée à l
00:07:21'hôpital Gemell.
00:07:22Il pourrait être hospitalisé.
00:07:23Le souverain pontife, âgé de 71 ans, subit cet après-midi une intervention chirurgicale
00:07:29visant à lui retirer un nodule pulmonaire,
00:07:32une opération généralement considérée comme peu risquée par les spécialistes.
00:07:35Le Vatican a promis de publier un bulletin médical à l'issue de l'intervention.
00:07:40Le pape Léon XIV devra ensuite rester hospitalisé environ une semaine.
00:07:44Merci beaucoup, félicité, Kindoki.
00:07:47L'actualité aujourd'hui, bien sûr, ce sont les cortèges.
00:07:51Ils sont trois à Paris et ils sont plusieurs à Nantes, à Toulouse, à Strasbourg, à Bordeaux, à Lyon, à
00:07:57Rennes.
00:07:58Nos équipes, évidemment, sont en place pour vous faire suivre cet événement,
00:08:02comme vous pouvez le voir sur ces images de cortèges parisiens
00:08:05et de cortèges également en province.
00:08:08Johan Uzaï est là pour m'accompagner, comme tous les jours.
00:08:10Bonjour, mon cher Johan Sabrina Birlin-Bouillet du service police-justice de CNews.
00:08:16Nous sommes également avec Ruben Strachan.
00:08:19Bonjour, vous êtes déléguée nationale de l'Uni avec Grégory Goupil.
00:08:23Bonjour, vous êtes secrétaire régionale Alliance Police 93.
00:08:26Nous accueillons Lénaret.
00:08:27Bonjour, merci de nous rejoindre sur CNews.
00:08:30Vous êtes journaliste et séiste, conseillère municipale à Genève ensuite.
00:08:33Et vous avez écrit D-WOX.
00:08:35Il y a le D-TOX, il y a aussi le D-WOX.
00:08:3721 réflexions pour se détoxifier du wokisme.
00:08:40Voilà donc ce livre que vous pouvez lire avec attention si vous ne l'avez pas encore fait.
00:08:44Et je salue également Alexandre Devecchio.
00:08:46Bonjour Pierre.
00:08:47Cher Alexandre, confrère du Figaro, merci d'être avec nous.
00:08:50Alors, je crois que nous devons aller du côté des cortèges parisiens
00:08:55et nous sommes précisément, je crois, dans le cortège qui est parti de la place d'Italie.
00:09:00C'est bien cela ?
00:09:04Oui, c'est cela Pierre.
00:09:06Nous sommes donc nous en tête de ce cortège.
00:09:09Et en fait, on est à un point extrêmement stratégique puisque nous sommes en fait à la retourne.
00:09:13Vous savez, cette brasserie parisienne qui a été prise d'assaut plusieurs fois.
00:09:18Et vous pouvez le voir donc sur ces images qu'elle est extrêmement gardée.
00:09:22Il y a donc un service de sécurité, de force de l'ordre qui est extrêmement conséquent
00:09:29puisque souvent, c'est quand même un lieu où il peut y avoir détention.
00:09:34Pour l'instant, le cortège avance.
00:09:36Il est plutôt tranquille, on doit le dire.
00:09:39Alors, en début de cortège, en fait, ce qui a lancé cette manifestation, Pierre,
00:09:43c'est l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon qui est venu avec plusieurs députés de la France insoumise.
00:09:47Et en fait, il a commencé à marcher et la manifestation s'était lancée.
00:09:51Je peux vous dire qu'il y avait énormément de monde.
00:09:53C'était une sorte de meute, une sorte de début de campagne présidentielle.
00:09:57Il y a eu quelques échanges avec des lycéens.
00:09:59Et puis après, il est parti.
00:10:01Il y a toujours des députés de la France insoumise qui sont là.
00:10:03Lui, on nous a dit qu'il serait un peu plus loin dans le cortège parisien.
00:10:07Vous savez que nous allons retrouver l'autre cortège qui est parti de l'hôtel de ville.
00:10:11On doit tous converger vers la place Vauban.
00:10:14Alors, pour le moment, on entend plusieurs slogans.
00:10:16Il y a des slogans, évidemment, par rapport au manque de moyens des lycées.
00:10:20Mais aussi des slogans contre les forces de l'ordre, contre la police, le gouvernement.
00:10:28Et puis, pour l'instant, je dois vous dire quand même qu'ici, ça se passe plutôt dans le calme.
00:10:33Merci beaucoup, chers collègues.
00:10:35Encore une fois, nous anonymisons, bien sûr, nos journalistes.
00:10:39Car, encore une fois, la tension est très très forte autour des journalistes en général.
00:10:43Et des journalistes de CNews en particulier.
00:10:45Partons à Montpellier.
00:10:46Vous allez regarder cette séquence.
00:10:48C'était tout à l'heure.
00:10:49Regardez.
00:11:05C'était tout à l'heure.
00:11:20On va recommencer.
00:11:21Et Louis XVI, on l'a décapité.
00:11:25Macron, Macron, on peut recommencer.
00:11:28Et Louis XVI, on va recommencer.
00:11:32Macron, Macron, on va recommencer.
00:11:35Et Louis XVI, on l'a décapité.
00:11:38Macron, on peut recommencer.
00:11:40C'est terrible.
00:11:41Oui, on n'est pas dans l'opinion, là.
00:11:42On est dans la menace.
00:11:43On est dans la menace de mort.
00:11:45C'est ça, de mort.
00:11:45Donc, normalement, le travail du procureur de la République, c'est d'ouvrir une enquête, d'aller interpeller ces jeunes
00:11:50gens et de les traduire devant la justice.
00:11:52Bien sûr.
00:11:52Et je vais même plus loin.
00:11:53S'il y a des élus, je ne sais pas s'il y avait là des élus de la France
00:11:56insoumise notamment, mais s'il y a des élus à proximité, ils sont tenus d'avertir le procureur, de faire
00:12:02un article 40, de signaler cela pour que ces personnes soient traduites en justice.
00:12:06Parce que là, naturellement, on est dans la menace de mort.
00:12:09C'est extrêmement grave.
00:12:10Ce n'est pas la première fois que, lors de ces manifestations qui dégénèrent, il y a des menaces de
00:12:15mort vis-à-vis du président de la République.
00:12:17Et d'ailleurs, il y a eu récemment une condamnation, me semble-t-il, un jeune homme qui a été
00:12:21condamné pour avoir menacé de s'en prendre directement au président de la République.
00:12:25Voilà.
00:12:26Donc, avec ces manifestations très, très violentes, nous allons vous faire vivre l'événement aux quatre coins de la France.
00:12:30Les équipes de CNews, je vous l'ai dit, sont déployées et en même temps, le gouvernement est questionné, bien
00:12:36sûr.
00:12:37Et ça va être l'objet de, si je regarde les questions au gouvernement, une, deux, trois, quatre, cinq, six.
00:12:44Et je crois une septième question, rien que sur les lycées aujourd'hui, au gouvernement.
00:12:49Grégory Goupil, ça vous a fait réagir, bien sûr, ces menaces de mort directement au président Macron ?
00:12:54Oui, ça m'a fait réagir.
00:12:56C'est malaisant.
00:12:57Et vous avez souligné un individu qui est d'ailleurs...
00:13:00C'est plutôt très grave, non ? Plutôt que malaisant, je permets de modérer vos propos ?
00:13:05Moi, ça m'a mis particulièrement mal à l'aise d'entendre ça.
00:13:07Alors oui, c'est extrêmement grave, mais mon sentiment...
00:13:11C'est malaisant parce qu'on n'a pas l'habitude d'entendre des...
00:13:14Si vous avez l'habitude, Alexandre ?
00:13:16Non, mais c'est pour ça que je nuance un peu.
00:13:19Il y a beaucoup de choses qui mériteraient un signalement et qui mériteraient des poursuites judiciaires.
00:13:24Ça, théoriquement, ça le mériterait aussi.
00:13:27Mais par rapport à un lycée incendie, en réalité, c'est assez logique quand on voit que les députés avaient
00:13:33une tête de Macron décapitulée.
00:13:36Enfin, c'est...
00:13:37D'accord, mais ça n'est pas pour autant admissible.
00:13:40Écoutons les questions au gouvernement.
00:13:44Première question au gouvernement sur les lycées.
00:13:47Marie Messmer, députée LFI d'Île-et-Vilaine.
00:13:51...et presque 8 parents sur 10 se déclarent anxieux.
00:13:54Mais comment ne pas s'inquiéter pour nos enfants ?
00:13:56Pour vous, Parcoursup serait un simple outil qui suffirait d'ajuster.
00:14:00Parcoursup est une machine à trisocial et raciste qui discrimine.
00:14:03Selon le nom que l'on porte, le lycée d'où l'on vient, on n'a pas les mêmes
00:14:07chances d'accéder aux études de son choix.
00:14:09Comment croire en la promesse républicaine d'égalité des chances ?
00:14:13Bien sûr qu'on peut supprimer Parcoursup, ça ne veut pas dire le néant.
00:14:16On peut garder une plateforme de centralisation des candidatures où les formations disponibles sont lisibles.
00:14:20Et surtout, créer 250 000 places dans les universités pour tous ceux qu'on laisse aujourd'hui sur le carreau.
00:14:25C'est ce que les pancartes des lycéens demandent.
00:14:28Abroger Parcoursup, ça veut dire qu'on ne sélectionne plus.
00:14:31Qu'un jeune de 18 ans ne sera pas obligé d'aller à l'autre bout du pays, il faut
00:14:34d'une place près de chez lui.
00:14:36Qu'en première, même avec 12 de moyenne, les lycéens ne seront pas obligés de redoubler
00:14:40pour espérer accéder à la filière qui les intéresse.
00:14:43Supprimer la sélection, c'est considérer le savoir comme une ressource universelle qui se partage.
00:14:47C'est comprendre que la démocratie a besoin d'un peuple éduqué et émancipé.
00:14:51C'est former massivement les professionnels pour répondre aux grands enjeux écologiques, économiques et démocratiques face à nous.
00:14:58Monsieur le ministre, plus personne ne défend Parcoursup, pas même vos propres députés.
00:15:02Vous êtes seul.
00:15:03Votre politique n'est plus protégée que par les matraques, les LBD, les gardes à vue abusives
00:15:07et la peur que vous cherchez à instiller dans le pays.
00:15:10Tous ceux qui ont des enfants concernés, tous ceux que votre système violent,
00:15:14les pompiers, les blouses blanches, les facteurs, les enseignants, rejoignent les lycéens et les étudiants.
00:15:18Et le 17 octobre, vous en aurez la démonstration.
00:15:21Et le peuple aura à ses côtés la France insoumise.
00:15:25Merci Madame la députée.
00:15:27La parole est à Monsieur Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
00:15:34Merci Madame la Présidente.
00:15:36Merci.
00:15:37Madame la députée Marie Messmer, merci beaucoup pour cette question.
00:15:42Je voudrais rétablir quelques faits.
00:15:44Vous dites que Parcoursup, aujourd'hui, effectue un tri social.
00:15:51C'est totalement faux.
00:15:53Ce sont, depuis la création de Parcoursup, 150 000 jeunes boursiers
00:15:59qui ont eu le vœu de leur choix alors qu'ils ne l'auraient pas eu autrement.
00:16:05Cette priorité aux boursiers n'existait pas préalablement.
00:16:09Avant Parcoursup, à la même époque, il y avait à peu près 5 000 étudiants,
00:16:14ou plutôt bacheliers, qui n'avaient pas de place.
00:16:17Nous en avions l'an dernier 34.
00:16:20Excusez-moi, vos chiffres sont totalement faux.
00:16:23C'est une mauvaise foi complète.
00:16:25Les étudiants qui ont voulu poursuivre leurs études
00:16:29et qui n'ont pas eu de place en commission d'accès à l'enseignement supérieur,
00:16:33c'était l'an dernier 34 personnes.
00:16:37Donc, il faut arrêter de raconter, pardon, excusez-moi, des contre-vérités.
00:16:41Je veux dire, Parcoursup, c'est le contraire du tri social.
00:16:44Il n'y a jamais eu autant de bacheliers d'Île-de-France
00:16:49qui, aujourd'hui, étudient au centre de Paris.
00:16:52Tout cela...
00:16:53Mais comment ça, c'est pas vrai, monsieur le député ?
00:16:56Excusez-moi, c'est la vérité la plus stricte.
00:16:58Donc, je pense que...
00:16:59Allez, s'il vous plaît.
00:17:00Pardon ?
00:17:01Monsieur le député, s'il vous plaît.
00:17:02Voilà.
00:17:02Merci beaucoup.
00:17:06Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:17:09Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
00:17:11La parole est à madame Priscate et de nos...
00:17:14Alors, on part en retour, on retrouve les manifestants
00:17:18du côté de Bordeaux avec nos équipes sur place.
00:17:22Comment ça se passe du côté de Bordeaux ?
00:17:28Eh bien, écoutez, à Bordeaux, c'est plutôt calme.
00:17:30Nous sommes au milieu du cortège.
00:17:31On compte environ 2000 personnes.
00:17:33L'ambiance est plutôt calme.
00:17:35Au sein du cortège, on entend notamment quand même
00:17:37de nombreux slogans anti-police, anti-rassemblement national.
00:17:41Quelques cris aussi de protestation contre la dégradation des services publics.
00:17:45C'était le but initial de cette manifestation.
00:17:47Épauler les lycéens dans leur revendication pour avoir plus de moyens.
00:17:51On a croisé des dizaines de CRS qui sont positionnés de chaque côté de la manifestation.
00:17:55Elle a démarré dans le calme à 13h30.
00:17:58Et elle se poursuit au sein de la ville de Bordeaux.
00:18:01Et pour l'instant, il n'y a pas de rebout particulier.
00:18:04Les jeunes sont en tête du cortège.
00:18:06Avec ses coordonnées également par de nombreux syndicats,
00:18:09notamment la Force ouvrière ou la CFDT.
00:18:11Voilà, pour l'instant, ça se passe plutôt bien et plutôt dans le calme.
00:18:18La manifestation, fort heureusement, qui se porte bien,
00:18:22qui se passe bien plutôt, alors que d'autres, évidemment, ont dégénéré.
00:18:26Vous avez vu tout à l'heure à Montpellier ces appels à la menace de mort.
00:18:30Bon, voilà.
00:18:31Après, ce que je disais tout à l'heure en introduction à Ruben Strachan,
00:18:34c'est qu'en attendant, on loupe des cours.
00:18:37Et donc, on joue son avenir.
00:18:39Et même l'avenir de ceux qui voudraient éventuellement bosser.
00:18:42Oui, exactement.
00:18:43Les blocages empêchent la majorité des étudiants
00:18:45qui veulent pouvoir aller étudier paisiblement et sans être gênés d'aller en cours.
00:18:50Donc, ce n'est pas possible.
00:18:51Ce n'est pas admissible.
00:18:53Un point commun qui est intéressant sur toutes les images que vous avez montrées,
00:18:56c'est que dans toutes les mobilisations,
00:18:59il y a les drapeaux de la France insoumise, des drapeaux communistes,
00:19:01de révolution permanente, de lutte ouvrière.
00:19:03Et je pourrais faire une liste très, très longue.
00:19:05Ce qui montre que ce ne sont pas des mobilisations lycéennes ou étudiantes.
00:19:10C'est pour ça qu'on fait attention aux mots.
00:19:12Tout à fait.
00:19:12Moi, je dis jeunes parce que, généralement, il y a des jeunesses.
00:19:15Il n'y a pas que des jeunes, d'ailleurs.
00:19:16L'autre jour, Place de la Bastille, nos représentants nous disaient
00:19:19qu'il y en a qui ont laquelle vit ici ?
00:19:20Alors, on s'est demandé si c'était des redoublants.
00:19:21En fait, on a appris assez vite que c'était les parents qui avaient rejoint certains jeunes.
00:19:26Nous, aussi, il y a des militants de l'UNEF.
00:19:27À Nanterre, leur ancien responsable est resté quand même 8 ans en L1.
00:19:30Ah oui ?
00:19:318 ans en L1 ?
00:19:33Non, non, mais il y a des...
00:19:34Tu sais, il y a le Guinness des records pour ce genre de choses.
00:19:37Voilà.
00:19:37Alors, regardez, parce que je disais, il y a des manifestations qui se passent bien,
00:19:40d'autres, beaucoup moins bien.
00:19:42Regardez cette séquence à Brest avec des feux de poubelle.
00:20:01Des forces de l'ordre, des pompiers, des policiers.
00:20:05Je regarde Grégory Goupil en même temps.
00:20:06C'est d'intervenir même pour ce genre de choses.
00:20:10La perte de temps, la perte d'énergie.
00:20:12Je ne veux pas rentrer dans un débat écologique,
00:20:13mais la perte d'eau, aussi, accessoirement,
00:20:16qui est balancée sur du feu, pour rien.
00:20:19C'est sûr qu'on perd du temps et on perd les priorités, les vraies priorités.
00:20:22Moi, je préfère vraiment être sur une femme battue, sur...
00:20:25Enfin, vous préférez aller au secours d'une femme battue.
00:20:29L'urgence, c'est l'atteinte aux personnes.
00:20:32Aujourd'hui, on est là pour faire de la sécurisation de manifestations.
00:20:34Et ce qui me dérange, vous voyez, c'est la normalité.
00:20:38Là, à l'instant, on dit « tout se passe bien à Bordeaux ».
00:20:40Oui, mais non, tout ne se passe pas bien.
00:20:42Tout ne se passe pas bien, puisqu'il y a des gens qui ont l'air d'être des gens
00:20:44totalement normaux.
00:20:46Vous avez raison.
00:20:46Mais il y a des slogans anti-police et c'est devenu normalité.
00:20:49On n'entend plus.
00:20:50Ça se passe bien.
00:20:51Ça se passe bien.
00:20:51Mais après, on va expliquer que c'est la police qui fait dégénérer les manifestations.
00:20:54Mais regardez, là, ils ont le cadre, mes collègues.
00:20:56Et bien, vous avez raison, Grégory Goupil.
00:20:58Vous avez raison.
00:20:59Et nous allons transmettre ce message, effectivement, à nos équipes sur place, effectivement.
00:21:04Ce n'est pas que tout se passe bien.
00:21:05C'est que ça se passe relativement dans le calme, avec quand même des slogans anti-police,
00:21:11avec également, on a vu, des drapeaux palestiniens qui n'ont rien à faire avec les revendications lycéennes.
00:21:18Et d'ailleurs, Léna Ré, vous avez beaucoup écrit là-dessus sur le wokisme.
00:21:22Et on a vu tout à l'heure la militante Greta Thunberg.
00:21:25En fait, tout se mêle, alors qu'en fait, ça n'a plus rien à voir avec les revendications lycéennes.
00:21:30Oui, et c'est volontaire parce qu'on a LFI qui parle de convergence des luttes.
00:21:34Et on voit que les sujets un peu de l'intersectionnalité, pour prendre un terme qu'ils utilisent, se retrouvent
00:21:40là-dedans.
00:21:41On va dénoncer le racisme, on va dénoncer la police et les violences policières en disant, justement, que la police
00:21:47est raciste.
00:21:48On va parler des violeurs, on va parler de l'islamophobie et un peu de tout.
00:21:52Mais ce que je vois là-dedans, en fait, c'est qu'il y a une crise de toutes les
00:21:55relations asymétriques.
00:21:56Ce n'est pas seulement une crise des lycéens envers le système.
00:22:00C'est une crise entre les hommes et les femmes, parce qu'il y a aussi des revendications féministes qu
00:22:04'on peut entendre.
00:22:05C'est une lutte entre les jeunes et les vieux, entre le peuple et le plus fort, entre les institutions
00:22:12et la population.
00:22:14Donc on voit qu'il y a un problème bien plus large que celui des jeunes.
00:22:17Bien plus large qu'effectivement le jeune.
00:22:20Autre séquence, les pompiers qui, eux, à Strasbourg, ont été applaudis.
00:22:26Il y a quand même des signes, j'allais dire, de patriotisme et de remerciements.
00:22:31Regardez cette séquence à Strasbourg.
00:22:41Voilà, ça, ça fait plaisir quand même de voir que les pompiers sont là et ils sont applaudis par une
00:22:49partie des manifestants.
00:22:50Voilà, ça fait quand même, ça fait plaisir.
00:22:53Ça fait plaisir.
00:22:54Non mais ça devient tellement rare que ça fait plaisir, pardonnez-moi.
00:22:57Et regardez, vous avez à côté de vous une fille de sapeurs-pompiers, vous le savez.
00:23:00J'entends, mais moi je suis consterné de voir qu'on se réjouit de si peu.
00:23:03Parce que ça devrait être la norme en réalité.
00:23:07Alors on a vu quelques applaudissements pour les camions de pompiers.
00:23:09On a aussi beaucoup vu de CRS contraints d'aller protéger les pompiers qui étaient en train d'éteindre des
00:23:15feux.
00:23:15Voilà, je crois que la réalité la plus grave, c'est celle-ci.
00:23:18Et malheureusement, je pense que cela est bien plus récurrent dans les manifestations que de voir des pompiers applaudissent,
00:23:24qui encore une fois, devraient être la norme.
00:23:26Allez, on part pour faire une petite pause publicitaire.
00:23:30Et on se rejoint dans un instant avec notamment toutes les équipes de CNews sur place,
00:23:35déployées aux quatre coins de la France pour suivre cette nouvelle journée de blocage.
00:23:39A tout de suite.
00:23:42Et je vous rappelle que l'ensemble des reporters de CNews sont déployés aux quatre coins de la France
00:23:46pour vous faire vivre cette nouvelle journée de blocage, comme vous pouvez le constater sur ces images.
00:23:51D'abord, les dernières informations avec Félicité Kindoki.
00:23:54Merci, rebonjour à tous.
00:23:55En cette nouvelle journée de mobilisation étudiants et lycéens,
00:24:00le président du Rassemblement national a proposé depuis Madrid de revaloriser le salaire des enseignants
00:24:06de 4% par an pendant trois ans, tout en assurant qu'ils souhaiteraient un redressement de l'école.
00:24:12Interrogé sur le mouvement lycéen, Jordan Bardella, a jugé que rien ne justifie ni violence ni qu'on brûle des
00:24:17lycées.
00:24:18Écoutez-le.
00:24:21Rien ne justifiera jamais qu'on brûle des lycées, qu'on asperge d'essence des enseignants ou qu'on prenne
00:24:27à partie des fonctionnaires de police.
00:24:30Les revendications sur le délabrement spectaculaire de l'éducation nationale et de l'école est une chose.
00:24:36C'est un sujet majeur qui entrave la prospérité du pays et qui sera traité par l'ensemble des partis
00:24:42dans le cadre de l'élection présidentielle.
00:24:44Mais ces violences doivent maintenant cesser, elles sont inacceptables.
00:24:48Il y a 780 policiers qui ont été blessés depuis le début de ces mobilisations avec des appels à l
00:24:53'insurrection et à la violence de la part de Jean-Luc Mélenchon
00:24:55et de la France insoumise qui sont condamnables et qui ne sont pas acceptables.
00:25:01Sur les 3700 lycées de France, 200 sont fermés ce matin en raison des blocages.
00:25:06C'est ce qu'a annoncé Edouard Jeffrey, ministre de l'éducation.
00:25:09Les syndicats lycéens promettent un mardi noir pour cet acte 5 de la contestation à quelques jours des vacances de
00:25:15la Toussaint
00:25:15et de l'appel à une nouvelle mobilisation ce samedi.
00:25:19Après le terrible drame qui s'est déroulé à Aubagne, les habitants sont toujours sous le choc.
00:25:24Cet adolescent de 14 ans qui a ouvert le feu au fusil de chasse dans son collège,
00:25:28blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmée, a traumatisé toute la communauté éducative.
00:25:35C'est la première fois qu'un tel événement a lieu dans ce collège.
00:25:38Reportage de Laure Parra et Sarah Varny.
00:25:42Devant l'établissement où s'est déroulé le drame, les parents d'élèves visage tendu sont venus récupérer leurs enfants.
00:25:49Derrière ce cordon, ils ont attendu toute la matinée dans l'angoisse.
00:25:53J'ai vraiment eu peur en fait.
00:25:55En fait, je n'arrive toujours pas à réaliser en fait, de me dire que, surtout à Aubagne en fait.
00:25:59Ce que mes enfants viennent de vivre, je ne l'ai jamais vécu.
00:26:02Enfin, c'est énorme, je ne sais même pas quoi, je n'ai même pas les mots en fait.
00:26:05Quand je l'ai appris, j'ai les jambes qui tremblaient.
00:26:08Donc c'est dur quoi.
00:26:10Je ne pensais jamais à Aubagne, à la Canale, qu'il arrivait ça.
00:26:13Après avoir été examiné par la cellule psychologique, les collégiens sont sortis au compte-gouttes retrouver leurs parents.
00:26:21Certains connaissaient le tireur et livrent leurs témoignages.
00:26:24Je le connaissais, donc voir un élève comme ça qui tire et puis avec nos camarades dehors apprendre tout ce
00:26:28qui se passe, c'est assez choquant.
00:26:30Il nous avait déjà dit l'année dernière comme quoi il voulait, il était dans ma classe, il nous avait
00:26:34déjà dit oui comme quoi il voulait tuer tout le monde dans le collège.
00:26:38Parce qu'on avait fait un projet, un projet en histoire ensemble sur le tribunal.
00:26:44Je ne pouvais pas, je suis traumatisé, je ne pensais pas qu'il allait faire ça.
00:26:48Parce que de base, moi je joue au foot avec lui et tout, pour moi c'est une très très
00:26:52bonne personne, il est très gentil.
00:26:54Un traumatisme qui touche l'ensemble de la communauté éducative, la cellule psychologique restera ouverte, mais le collège restera fermé
00:27:03ce mardi pour les élèves.
00:27:06Retour aux questions au gouvernement, Thierry Tesson, député RN du Nord, s'adresse à l'Edouard Geffray sur les manifestations
00:27:12lycéennes.
00:27:24Petit problème de son qui va être rétabli dans un instant.
00:27:28Je vous remercie de la violence comme jamais le système scolaire français n'en a connu.
00:27:32Menaces de mort, agressions, établissements incendiés ou saccagés, plus d'une centaine de personnels blessés.
00:27:41Le bilan humain et matériel s'avère extrêmement lourd.
00:27:46Depuis le début de cette séquence, que faites-vous pour prévenir ces agressions ?
00:27:52Quelles mesures avez-vous prises pour protéger les proviseurs, les enseignants, l'ensemble des personnels ?
00:28:00Vous intervenez toujours après les faits, vous les commentez, vous vous déplacez dans les établissements.
00:28:07Mais ce qu'attendent les équipes éducatives, c'est de venir au travail sans la peur au ventre.
00:28:12Au-delà, tout démontre que l'impunité nourrit cette violence désinhibée.
00:28:19Où sont les sanctions contre les agresseurs, contre les auteurs des dégradations ?
00:28:25Monsieur le ministre, quand allez-vous exiger la réunion des conseils de discipline
00:28:30pour que les élèves, auteurs de ces actes inacceptables, soient définitivement exclus dans leurs établissements ?
00:28:41Enfin, allez-vous publier le bilan de ces conseils ?
00:28:47Combien de protections fonctionnelles auront été accordées au personnel depuis le début de ces événements ?
00:28:53La France attend du concret.
00:28:55Elle n'attend pas des concertations dont la finalité, d'abord, de gagner du temps jusqu'au congé d'octobre,
00:29:02qui, espérons-le, interromperont cette épouvantable séquence.
00:29:06Merci, monsieur le député.
00:29:08La parole est à monsieur Édouard Jetra, ministre de l'Éducation nationale.
00:29:15Merci, madame la présidente.
00:29:17Monsieur le député,
00:29:18vous faites le lien entre des événements qui témoignent tous d'une violence débridée,
00:29:23mais qui ne sont pas directement liés les uns aux autres.
00:29:27L'auteur criminel de l'acte qui s'est passé hier est distinct du contexte lycéen,
00:29:33mais il y a effectivement une violence débrée dans notre société qui se tourne,
00:29:37notamment contre l'institution scolaire.
00:29:40Et depuis le début du mouvement lycéen,
00:29:43il y a certains éléments qui ont perverti ce mouvement, très clairement,
00:29:48avec comme objectif de s'en prendre aux proviseurs, aux professeurs, au personnel et à l'institution.
00:29:55Nous avons eu 147 blessés depuis le début du mouvement,
00:29:58ce qui est inédit dans l'histoire de l'éducation nationale.
00:30:02Inédit.
00:30:02Et il y a plusieurs, évidemment, millions d'euros de dégâts qui ont été causés sur nos bâtis.
00:30:10Alors, par rapport à ça, il y a deux types de réponses.
00:30:12Il y a une première réponse, bien sûr, qui relève du ministre de l'Intérieur
00:30:14et qui consiste, comme il a dit, à intervenir à partir du moment où il y a des réactions ou
00:30:18des comportements violents.
00:30:20Il y a une deuxième réponse, qui est la réponse interne de l'institution,
00:30:23et là-dessus, c'est très clair.
00:30:25Tout élève qui s'est rendu coupable de destruction ou d'atteinte aux biens et aux personnes
00:30:31connaîtra d'un conseil de discipline.
00:30:33Et tous ceux qui s'en sont pris au personnel, physiquement au personnel,
00:30:38seront par construction, en tout cas très probablement,
00:30:41je ne vais pas préempter l'édition des conseils de discipline,
00:30:43mais très probablement exclus.
00:30:47Ceci, ceci, ceci n'empêche pas que, par ailleurs, pour ceux des lycéens qui s'expriment dans un cadre légal,
00:30:55comme le droit de manifester, nous puissions effectivement collecter leurs paroles.
00:30:59À l'heure où je vous parle, il y a effectivement 88 000 lycéens ou groupes de lycéens
00:31:03qui ont effectivement participé à une plateforme démocratique.
00:31:06Et je crois que nous avons arrêté les deux visages de la contestation.
00:31:08Une petite minorité ultra-violente a la violence débridée et banalisée
00:31:12qu'il faut évidemment sanctionner et dont derrière il faut s'interroger sur, j'allais dire, le profil.
00:31:19Et une réponse démocratique. Je vous remercie.
00:31:20Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:31:23La parole est à présent à madame Anne Stenbach-Térenard.
00:31:26Réponse d'Edouard Geffray, très convaincante, n'est-ce pas, Alexandre de Becker ?
00:31:31Écoutez, le problème, c'est qu'on n'a pas un gouvernement politique.
00:31:35En fait, la réalité, c'est que depuis la dissolution et vu les arrangements qui ont été trouvés,
00:31:41on a un gouvernement qui est encore plus technocratique que n'étaient les premiers gouvernements Macron.
00:31:46Donc si vous voulez, Edouard Geffray n'est pas à sa place pour gérer une crise.
00:31:51Il était à la DGESCO avant, il était dans une direction scolaire.
00:31:54Oui, il était un technicien, mais on a besoin aussi de politiques,
00:31:57de gens qui sont capables de faire preuve d'autorité.
00:32:01Là, malheureusement, ce n'est pas le cas.
00:32:02Donc il apparaît totalement dépassé par la situation.
00:32:05Et en attendant les blocages continuent, nous sommes à Paris, du côté du boulevard Montparnasse.
00:32:11Comment ça se passe ?
00:32:17Qu'est-ce qu'il y a Mathéa ?
00:32:22Je ne sais pas si notre reporter boulevard du Montparnasse nous entend,
00:32:25mais j'aimerais savoir comment ça se passe du côté du boulevard Montparnasse.
00:32:33Pour l'instant, la situation est plutôt calme et ambiençante ici au boulevard du Montparnasse.
00:32:39Nous sommes partis de la place d'Italie il y a maintenant un peu moins d'une heure.
00:32:43Et plusieurs milliers de personnes se sont donc déjà élancées dans ce cortège
00:32:47pour rejoindre les invalides, les étudiants, les lycéens,
00:32:51mais aussi des syndicats de professeurs sont présents, ainsi que la CGT, Force Ouvrière ou encore la CFDT.
00:32:58De nombreuses pancartes et banderoles sont également brandies autour de nous
00:33:02comme Vauton Blanc au second tour, Grève Blocage Macron dégage et aussi Inaction climatique tue l'éducation.
00:33:09Voilà, de nombreuses revendications diverses et variées sont écrites et scandées dans le cortège,
00:33:15comme à l'instant où il était d'ailleurs scandé police partout, justice nulle part.
00:33:20Des drapeaux de la France insoumise ou encore de la Palestine sont également brandies ici près du boulevard Montparnasse.
00:33:29Beaucoup de musique aussi dans le cortège comme vous pouvez le voir sur les images pour ambiancer les manifestations.
00:33:35Musique par ailleurs qui a pour certaines fois des connotations anti-police.
00:33:40Nous avons tout à l'heure entendu des détonations, mais pour le moment la situation est plutôt calme.
00:33:46Certains autour de nous disent qu'il s'échauffe aujourd'hui pour la grande manifestation prévue samedi à Paris.
00:33:52Vous pouvez entendre sur nos images en direct encore des slogans anti-police.
00:33:58Voilà, slogan anti-police, slogan et on l'a vu à l'instant, une pancarte anti-média.
00:34:03Je ne parle pas de nous, là en l'occurrence c'était nos confrères et collègues également.
00:34:09On a vu qu'une chaîne de télévision en continue, un message totalement haineux, gratuit évidemment et on s'en
00:34:15indigne.
00:34:16Du côté de Nantes également, regardez cette séquence assez violente, ça s'est passé tout à l'heure.
00:34:47Voilà donc cette séquence à Nantes où effectivement là il y a eu un jet de gaz lacrymogène.
00:34:52Grégory Goupil, j'allais dire, c'est tout ce qui vous reste parce qu'on n'a plus le droit
00:34:57au LBD, on n'a plus le droit aux grenades assourdissantes.
00:35:01Merci Sabrina.
00:35:03Donc il n'y a plus de lacrymo et éventuellement des lanceurs d'eau mais là c'est pareil, il
00:35:07faut demander je ne sais pas combien d'autorisations pour en sortir un.
00:35:10Je pense que si demain la température n'est pas bonne ou négative, on n'aura plus le droit de
00:35:13sortir les lanceurs d'eau parce que ça sera dangereux pour les manifestants.
00:35:18On ne parle pas de manifestants, on parle de casseurs, de personnes qui veulent s'en prendre à l'intégrité
00:35:23physique de policiers.
00:35:25Les gens qui sont là pour l'insurrection, en fait oui on nous retire tout et puis demain on va
00:35:29nous retirer les boucliers.
00:35:30Moi j'ai envie de dire, je les salue mes collègues qui sont sur le terrain.
00:35:33Vous voyez parce que moi je n'ai pas envie d'y aller en fait, je n'ai plus envie
00:35:36d'y aller.
00:35:37Mais vous l'avez beaucoup fait.
00:35:37Oui mais j'y étais encore, je suis une fois par semaine en service dans mon commissariat d'affectation en
00:35:44Seine-Saint-Denis.
00:35:45Donc une fois par semaine je suis sur le terrain, je côtoie cette violence.
00:35:50Vous allez au feu.
00:35:51On va au feu mais demain moi je vous le dis, si je ne suis pas bien équipé, encore une
00:35:55fois, j'aurai le courage de dire sur les ondes que je ne m'engage pas.
00:35:59Parce que je suis père de famille et j'ai une femme et deux enfants qui m'attendent à la
00:36:03maison et qui à un moment donné pour un feu de poubelle.
00:36:05Donc si ça continue comme ça, vous déposerez les armes, vous direz je ne fais plus.
00:36:08Alors en tout cas je ne vais pas déposer les armes parce que j'ai une vraie vocation en moi
00:36:12et je continuerai à chasser.
00:36:13Parce que c'est une petite musique qui monte.
00:36:16Il faut avoir le courage de dire, écoutez je n'ai pas l'équipement nécessaire, je n'irai pas.
00:36:20Je n'irai pas, vous êtes des irresponsables.
00:36:23Non parce qu'un de vos collègues me disait, on va de temps en temps chez Decathlon s'acheter un...
00:36:27Vous l'avez vu pendant les manifestations des Gilets jaunes.
00:36:30On avait plein de services qui ont été appelés de dernière minute, qui ne sont pas des professionnels du maintien
00:36:36de l'ordre et qui n'avaient aucun équipement.
00:36:39Qui n'avaient aucun équipement.
00:36:40Donc ils allaient chez Decathlon avec leur propre denier, ils s'achetaient des casques.
00:36:43Voilà.
00:36:43Au moment donné que certains casseurs.
00:36:45Là on l'a vu à Nantes, désolé, ce ne sont pas des lycéens.
00:36:49Les gens que j'ai vus ne sont pas des lycéens.
00:36:50Ils sont équipés, ils ont des masques à gaz.
00:36:53C'est des gens qui sont venus pour en découdre avec les forces de l'ordre.
00:36:55Ce sont des lycéens malgré tout.
00:36:57Pas forcément, mais il y en a beaucoup parmi les interpellés.
00:37:00C'est ce que j'allais vous demander.
00:37:01Ce sont des mineurs.
00:37:02C'est aussi une vérité qui dérange un peu celle-ci, de s'apercevoir que c'est aussi une partie
00:37:06des lycéens qui sont dorénavant des casseurs,
00:37:09qui participent aux violences, qui participent également aux violences de leurs enseignants, de leurs proviseurs, également certains policiers.
00:37:16Moi je n'ai pas l'œil pour les distinguer, mais peut-être que vous, vous avez effectivement de l
00:37:19'expérience pour dire.
00:37:20Moi je ne sais pas comment distinguer un lycéen casseur d'un casseur tout court.
00:37:24Non, c'est qu'on n'est plus face à un lycéen qui vient manifester, on n'est plus face
00:37:27à un manifestant,
00:37:28des gens qui ont des slogans qui peuvent des fois faire mal, mais ça reste des slogans, ça reste pacifique.
00:37:34Moi les pancartes je ne les lis pas et à la limite pourquoi pas, il y en a même qui
00:37:37me font rire sur la police.
00:37:38Ce n'est pas ça le plus grave.
00:37:39Mais dès lors où le lycéen qui manifeste pour ses conditions d'enseignement devient un casseur,
00:37:47ce n'est plus un lycéen, c'est un casseur.
00:37:49Quoi qu'il en soit, pardon, qu'il soit lycéen ou pas n'est même plus le sujet.
00:37:54Le problème c'est que la plupart de ces manifestants sont en réalité entrés dans un processus électoral
00:38:00qui est d'ores et déjà à 6 ou 7 mois de l'élection présidentielle ultra violent.
00:38:05Ils sont en campagne, vous voyez les slogans, tous les slogans qui sont repris dans les manifestations,
00:38:10à câble, donc tous les flics sont des bâtards, disons les choses clairement,
00:38:13il y a des drapeaux de la France Insoumise, des drapeaux de la CGT,
00:38:16bon, il y a tous les codes de la France Insoumise en réalité dans ces manifestations.
00:38:20Donc ces manifestants, une partie en tout cas de ces manifestants,
00:38:23tous les émeutiers, disons-le clairement, sont en campagne pour la France Insoumise.
00:38:27D'ailleurs vous voyez bien, Jean-Luc Mélenchon était à nouveau à leur côté.
00:38:30Pas tout seul, vous avez vu, il y avait pratiquement la moitié de la France Insoumise avec lui.
00:38:33Mais naturellement, donc c'est la bataille à la fois politique et même presque démocratique,
00:38:41si tout cela est très antidémocratique,
00:38:42mais la bataille politique en tout cas ne se joue plus au Parlement,
00:38:45elle se joue dans la rue, c'est extrêmement clair.
00:38:48Donc nous assistons là à un processus électoral ultra violent
00:38:52qui est lié évidemment à l'élection présidentielle.
00:38:54Et vous remarquerez, juste une chose, vous remarquerez justement que lorsqu'il y a les députés de l'Égypte,
00:38:58à aucun moment on leur demande de partir, on leur demande de ne pas récupérer ce mouvement
00:39:03où on crie à l'instrumentalisation.
00:39:05Au contraire, ils sont devenus vraiment représentatifs,
00:39:09ils se donnent cette image-là, mais de l'autre côté,
00:39:11les manifestants acceptent de leur donner cette image de représentation du mouvement.
00:39:18– Ruben Strach en 10 secondes, parce qu'on va tourner aux questions gouvernement.
00:39:23– La France soumise sait qu'elle ne peut pas gagner par les urnes en réalité,
00:39:25parce que la majorité des Français ne sont pas d'extrême gauche,
00:39:27la majorité des Français soutiennent la police
00:39:30et ne veulent pas qu'on leur retire des moyens pour protéger à la fois les manifestants
00:39:36et l'ensemble des Français.
00:39:37Donc ils tentent de créer l'insurrection pour obtenir des choses par la rue.
00:39:40– Alors, question d'Olivier Fessa, député UDR des Bouches-du-Rhône, sur les lycées.
00:39:46– Il sort quand même des QAG, il joue sur les images.
00:39:48– A l'Assemblée nationale.
00:39:51– Avec un fusil de chasse, il a tiré à quatre reprises,
00:39:54blessant le principal et une professeure.
00:39:57La violence a frappé une fois de plus celles et ceux qui ne demandent qu'à enseigner,
00:40:02ceux qui s'engagent chaque jour, malgré les difficultés,
00:40:04au service de la jeunesse de France.
00:40:07Je tiens à exprimer au nom du groupe UDR notre entier soutien aux victimes,
00:40:10ainsi qu'à l'ensemble de la communauté éducative,
00:40:13abandonnées depuis plusieurs semaines à toutes les violences.
00:40:16En ce jour particulier, qui est aussi l'anniversaire de l'assassinat du professeur Dominique Bernard,
00:40:21pour qui nous avons évidemment une pensée émue,
00:40:24je ne vais pas vous mettre en cause plus que de raison,
00:40:28et je vous épargnerai une petite tirade lyrique sur votre responsabilité personnelle
00:40:32dans chaque événement dramatique.
00:40:34A l'impossible, nul n'est tenu,
00:40:36et je ne vous ferai pas un bien mauvais procès,
00:40:39selon les termes que vous auriez sans doute utilisé dans votre réponse.
00:40:43En revanche, au-delà de la question de la santé mentale des jeunes,
00:40:46qui devait être une cause prioritaire pour votre gouvernement,
00:40:49gouvernement qui n'a malheureusement engagé que très peu d'actions concrètes,
00:40:52au-delà des portiques de sécurité dont il faudrait accélérer l'implantation dans les écoles,
00:40:57au-delà de la suppression de parcours sub demandée par les lycéens et Eric Ciotti depuis longtemps,
00:41:03nous nous inquiétons de voir que vous ne parvenez visiblement pas à stopper
00:41:06cette violence d'extrême gauche qui a confisqué les revendications des lycéens
00:41:10et cible de plus en plus brutalement les personnels éducatifs.
00:41:15Cette semaine s'annonce dans la continuité des précédentes.
00:41:18Alors nous voudrions savoir si vous comptez laisser les mélenchonistes
00:41:21continuer de mettre le pays à feu et à sang,
00:41:24ou si vous avez prévu de restaurer l'ordre.
00:41:26Et si oui, quand et comment ?
00:41:29Je vous remercie.
00:41:30Merci beaucoup, monsieur le député.
00:41:32La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:41:39Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député.
00:41:44Je vais vous répondre de manière très calme, ne soyez pas inquiet,
00:41:48ne soyez pas inquiet sur ce sujet de cette fusillade hier qui a eu lieu à Aubagne.
00:41:53D'abord, évidemment, je m'associe, comme l'a fait le ministre de l'Éducation nationale
00:41:57que j'ai accompagné, au soutien apporté à la communauté éducative,
00:42:00surtout dans le contexte de l'anniversaire des attentats terroristes
00:42:04qui ont tué et Samuel Paty et Dominique Bernard à quelques jours d'intervalle,
00:42:09pour ces anniversaires.
00:42:10Bien évidemment, j'ai une pensée pour la communauté éducative.
00:42:12Monsieur le député, tout notre dispositif de lutte antiterroriste
00:42:16n'a cessé de s'adapter à une menace.
00:42:18Et vous savez que dans l'affaire d'hier,
00:42:20dans l'affaire d'hier,
00:42:22le parquet national antiterroriste
00:42:24vient de se saisir,
00:42:25en désignant ce que nous commencions à deviner
00:42:28dans cette affaire,
00:42:29la probable appartenance de ce jeune de 14 ans
00:42:32à ce qu'on appelle la Tro Crime Community,
00:42:34qui est une espèce de communauté
00:42:37qui se tisse sur les réseaux sociaux,
00:42:39de jeunes qui s'isolent,
00:42:40qui se marginalisent, qui petit à petit rentrent dans leur bulle,
00:42:43et fréquentent d'autres jeunes sur les réseaux sociaux
00:42:46qu'ils ne rencontrent même pas,
00:42:47et parlent de tuerie de masse.
00:42:49C'est ça ce phénomène qui est né aux Etats-Unis,
00:42:52au Canada, ailleurs.
00:42:54Ça remonte à 2025, monsieur le député.
00:42:572025, on ne parle pas du terrorisme islamiste,
00:43:00c'est une autre forme de violence,
00:43:01c'est une autre forme de radicalité,
00:43:03que les services de renseignement suivent.
00:43:05Ce sont plusieurs dizaines de jeunes qui sont suivis à ce titre,
00:43:08que nous avons,
00:43:09que nous apprenons les enseignants à détecter,
00:43:11de manière à pouvoir être anticipés
00:43:13le plus en amont possible,
00:43:15ce type d'action.
00:43:16Voilà la réponse que je vous fais, monsieur le député.
00:43:18C'est une réponse qui est aussi une réponse
00:43:20de personnes qui sont dans la réalité.
00:43:22Ce mouvement-là, ce type de violence,
00:43:25est très récent.
00:43:26Et comme d'habitude,
00:43:27les services de sécurité intérieure,
00:43:29évidemment, s'y adaptent.
00:43:30Et c'est ce qui est en train d'être fait en ce moment.
00:43:32Merci, monsieur le ministre.
00:43:33Monsieur le député.
00:43:35Merci, monsieur le ministre.
00:43:36Mais vous n'avez pas répondu à ma question principale,
00:43:38qui était de savoir quand et comment
00:43:40vous comptiez mettre un terme à ces violences d'extrême-gauche
00:43:42dans la rue, dans le cadre des mouvements lycéens.
00:43:45Je vous remercie.
00:43:46Merci, monsieur le député.
00:43:47Monsieur le ministre.
00:43:47J'ai 9 secondes.
00:43:48Allez-y.
00:43:49En 2 secondes.
00:43:50Je crois que pour mettre un terme aux violences
00:43:52des casseurs et des délinquants,
00:43:53je n'ai plus de mes preuves à faire.
00:43:54De ce côté-ci, de l'hémicycle,
00:43:55on me le reproche suffisamment.
00:43:57Sur la True Crime Community ou les ANCEL,
00:44:00soyez prudents.
00:44:00Ce n'est pas toujours l'ultra-gauche,
00:44:01c'est aussi parfois l'ultra-droite.
00:44:03Merci, monsieur le ministre.
00:44:05La parole est à présent à monsieur Damien Gérard.
00:44:08Voilà donc cette réponse de Laurent Nunez,
00:44:10à la fois sur les blocages lycéens,
00:44:13en tout cas de jeunes,
00:44:14et sur l'affaire d'Aubagne,
00:44:16avec effectivement cette appartenance potentielle
00:44:19de ce jeune assez gros.
00:44:20Vous avez devant vous les images
00:44:22de la manifestation à Paris
00:44:24qui commence à dégénérer.
00:44:26Nos reporters sont sur place
00:44:27et leur travail est difficile,
00:44:29comme vous pouvez le voir,
00:44:30avec des émeutiers
00:44:32qui commencent maintenant
00:44:34à lancer des projectiles.
00:44:37Je ne sais pas si on peut rejoindre
00:44:38notre journaliste sur place.
00:44:43Voilà, j'aimerais qu'on me dise
00:44:45si on peut rejoindre
00:44:46notre journaliste sur place
00:44:47qui va nous donner des éléments
00:44:49sur ces tensions.
00:44:54Alors nous, Pierre,
00:44:55nous sommes en fait,
00:44:57on arrive nous plutôt vers les Invalides
00:44:59et on est en tête du cortège
00:45:02qui est parti,
00:45:02plage d'Italie.
00:45:03Pour nous, c'est plutôt relativement calme.
00:45:06Pierre, on n'a pas eu ces incidents
00:45:08qui sont en fait,
00:45:09je crois que c'est l'autre cortège.
00:45:10qui était parti d'hôtels de ville
00:45:12où il y a eu ces problèmes,
00:45:14notamment sur des magasins.
00:45:16Nous, on rejoint donc,
00:45:17on est à 400-500 mètres
00:45:19à peu près des Invalides.
00:45:21Et c'est, voilà,
00:45:23honnêtement, on ne peut pas dire
00:45:24qu'il y a eu des incidents
00:45:25sur notre cortège.
00:45:27Là, pour le moment,
00:45:28les gens arrivent tranquillement.
00:45:31Bon, on était en tête
00:45:32avec le service d'ordre de la CGT.
00:45:34Alors bon, beaucoup de slogans,
00:45:36des slogans qui n'ont pas beaucoup,
00:45:38parfois, de rapport
00:45:39avec le manque de moyens
00:45:41dans les lycées,
00:45:42mais des slogans
00:45:44à l'encontre des forces de l'ordre
00:45:46ou encore du gouvernement.
00:45:48On n'a pas vu vraiment
00:45:49beaucoup d'éléments perturbateurs
00:45:51comme on a l'habitude de voir
00:45:52lors de ces manifestations.
00:45:54Vous le voyez, là,
00:45:55sur les images
00:45:57qu'on est en train
00:45:58de vous proposer,
00:45:59les personnes arrivent
00:46:00tranquillement
00:46:01vers Invalides,
00:46:03vers la place Vauban,
00:46:04où on devrait rejoindre
00:46:05l'autre cortège
00:46:07un petit peu plus tard.
00:46:09Merci beaucoup
00:46:10pour, effectivement,
00:46:12deux cortèges,
00:46:13deux ambiances.
00:46:14Vous avez vu, effectivement,
00:46:15les syndicats d'un côté
00:46:17où ça se déroule
00:46:19dans un calme relatif
00:46:21et de l'autre côté.
00:46:22Et on rejoindra
00:46:22nos équipes
00:46:23tout à l'heure.
00:46:24Oui, en quelques secondes.
00:46:25Oui, et moins de personnes
00:46:26que prévues
00:46:27parce qu'on parle
00:46:27de par manifestation
00:46:30entre 11 000
00:46:31et 17 000 personnes
00:46:32auraient été attendues
00:46:34environ de 30 000
00:46:35à 60 000 personnes
00:46:36par mobilisation.
00:46:38Vous voyez,
00:46:38on a deux mobilisations
00:46:39pour le moment.
00:46:40La troisième,
00:46:41c'est à partir de 17h,
00:46:41place de la République.
00:46:42Donc, moins de personnes
00:46:43que ce qui était prévu.
00:46:44Merci beaucoup, Sabrina.
00:46:46On vient dans un instant
00:46:46rester avec nous
00:46:47sur CNews.
00:46:50Le reflet de la société ?
00:46:52Dans un instant,
00:46:52retour sur ces manifestations
00:46:54qui, notamment à Rennes,
00:46:56commencent à dégénérer
00:46:57après les dernières informations
00:46:58de Félicité Kindoki.
00:46:59Merci, Pierre.
00:47:00Bonjour à tous.
00:47:01Les lycéens de nouveau
00:47:02dans la rue
00:47:03en ce cinquième acte
00:47:04du mouvement,
00:47:05des défilés
00:47:06dans plusieurs villes de France.
00:47:07Au total,
00:47:08environ 360 actions
00:47:10sont en cours
00:47:10hors agglomération parisienne
00:47:12sans incident notable
00:47:13à ce stade.
00:47:14Mobilisation auxquelles
00:47:15se sont joints
00:47:15parents, syndicats d'enseignants,
00:47:17avocats
00:47:17et la militante suétoise
00:47:19Greta Thunberg.
00:47:20Au total,
00:47:21200 lycées de France
00:47:22sur les 3 700
00:47:23sont fermés ou bloqués.
00:47:25Et selon l'organisation
00:47:26Union étudiante,
00:47:2790% des quelques 70
00:47:29universités françaises
00:47:30sont bloquées
00:47:31ou fermées
00:47:32en ce mardi
00:47:33de manifestations.
00:47:34Plusieurs villes
00:47:35impactées,
00:47:36dont Nantes,
00:47:37Lens,
00:47:37Lyon,
00:47:37Strasbourg
00:47:38ou encore Marseille
00:47:39et Angoulême.
00:47:40Dans l'actualité internationale,
00:47:41la Bulgarie,
00:47:42victime de la guerre hybride russe.
00:47:44Deux nouveaux navires,
00:47:45dont l'un appartenant
00:47:46à l'Ukraine,
00:47:47ont été frappés
00:47:47par des drones
00:47:48près des côtes bulgares,
00:47:49annonce faite
00:47:50par le Premier ministre
00:47:50roumain,
00:47:51Radev,
00:47:52qui dans la foulée
00:47:53va convoquer
00:47:54l'ambassadrice de Russie
00:47:55des attaques
00:47:56fermement condamnées
00:47:56par l'Union Européenne.
00:47:58Et puis on termine
00:47:58à Rome
00:47:59où le pape Léon XIV
00:48:00a été admis
00:48:01en fin de matinée
00:48:02à l'hôpital Gemelli
00:48:03pour y être hospitalisé.
00:48:05Le souverain pontife,
00:48:06âgé de 71 ans,
00:48:07doit subir
00:48:08une intervention
00:48:08chirurgicale
00:48:09visant à lui retirer
00:48:10un nodule pulmonaire,
00:48:12une opération
00:48:13généralement considérée
00:48:14comme peu risquée
00:48:15par les spécialistes.
00:48:17Le pape Léon XIV
00:48:17qui devrait rester hospitalisé
00:48:19environ une semaine.
00:48:20Merci beaucoup,
00:48:22félicité,
00:48:22Kindoki.
00:48:23Nous sommes toujours
00:48:23à table avec Youhan Usa,
00:48:25avec Sabrina Birlin-Bouillet,
00:48:26avec Ruben Strachan
00:48:27de Luni,
00:48:28avec Grégory Goupil
00:48:29de Police Alliance 93,
00:48:31avec Lénaret également
00:48:32qui découvre
00:48:35après avoir passé
00:48:36la frontière
00:48:38que effectivement
00:48:39nos lycéens
00:48:40sont sans doute
00:48:40plus virulents,
00:48:42en tout cas les casseurs
00:48:43plus virulents
00:48:43que la Suisse.
00:48:44Mais vous allez nous dire
00:48:45dans un instant
00:48:47que le phénomène
00:48:48de walkisme
00:48:49est très très présent
00:48:49en Suisse
00:48:50et on s'y attendrait
00:48:51peut-être pas forcément.
00:48:53Dans un instant,
00:48:53nous irons du côté
00:48:54de Rennes
00:48:54où les manifestations,
00:48:57je vous le disais,
00:48:57ont dégénéré
00:48:58avec les policiers
00:49:00qui ont dû jeter
00:49:00des gaz lacrymogènes.
00:49:01Mais partons tout de suite
00:49:02boulevard Montparnasse
00:49:04où le cortège continue.
00:49:11Tout à fait,
00:49:13le cortège qui continue.
00:49:14On avance désormais
00:49:15vers à proximité
00:49:17des Invalides
00:49:18et on a constaté
00:49:19depuis plusieurs minutes
00:49:20que la situation
00:49:23dégénérée
00:49:23est commencée
00:49:25sérieusement
00:49:25à se tendre.
00:49:27Cette manifestation
00:49:28qui rassemble
00:49:28plusieurs milliers
00:49:30de personnes
00:49:30dans une ambiance
00:49:32de base
00:49:32relativement calme
00:49:34a pris
00:49:34une toute autre
00:49:36tournure
00:49:36depuis quelques minutes.
00:49:38On constate
00:49:38les premières dégradations
00:49:40d'un franc prix
00:49:41boulevard Saint-Michel
00:49:42d'une banque
00:49:43également.
00:49:44Et puis,
00:49:45il y a eu
00:49:45cette charge
00:49:46de police
00:49:47où des bouteilles
00:49:49de vin
00:49:49ont été tirées
00:49:51en direction
00:49:51des CRS.
00:49:53Et puis,
00:49:54vous pouvez le voir
00:49:55sans doute
00:49:55sur ces images
00:49:56beaucoup de manifestants
00:49:58vêtus
00:49:58entièrement de noir.
00:50:00Je suis très surprise
00:50:04par l'âge
00:50:05de ces personnes
00:50:07qui sont relativement jeunes.
00:50:09Je ne suis pas certaine
00:50:10non plus
00:50:11qu'ils sont lycéens
00:50:13ou étudiants
00:50:13puisque le mot d'ordre
00:50:16c'est clairement
00:50:17d'accabler la police.
00:50:21Alors,
00:50:22attendez,
00:50:22hop,
00:50:23je vous laisse passer
00:50:24des gens
00:50:24qui m'écoutent.
00:50:26Le mot d'ordre
00:50:27c'est clairement
00:50:27je vous le disais
00:50:28d'accabler
00:50:29la police
00:50:30avec des slogans
00:50:31hostiles
00:50:32au CRS
00:50:33et à chaque fois
00:50:35que le cortège
00:50:35s'arrête
00:50:36puisqu'ils ont
00:50:36un mot d'ordre
00:50:37c'est de faire bloc
00:50:39et de ne pas
00:50:40se disperser.
00:50:41Chaque fois
00:50:42que le cortège
00:50:43s'arrête
00:50:43ils en profitent
00:50:44pour casser
00:50:45tout sur leur passage
00:50:47des abribus
00:50:48des feux
00:50:50de signalisation.
00:50:52Donc,
00:50:52on est vraiment
00:50:52sur un mouvement
00:50:53qui montre
00:50:56une forme
00:50:57de radicalité
00:50:59assez extrême.
00:51:00Merci beaucoup
00:51:01chers collègues
00:51:02et effectivement
00:51:03surtout prenez soin
00:51:04de vous.
00:51:05Chaque mot
00:51:05est en effet
00:51:06écouté
00:51:07dans les manifs.
00:51:08On écoute
00:51:10les journalistes,
00:51:10on écoute
00:51:11le compte rendu
00:51:12pour pouvoir
00:51:12ensuite s'en prendre
00:51:14hélas à nous
00:51:15et pas qu'à nous
00:51:16ici mais également
00:51:16à d'autres confrères
00:51:17on l'a vu tout à l'heure
00:51:18avec des messages
00:51:19haineux
00:51:19contre une chaîne
00:51:21concurrente
00:51:22et je condamne
00:51:23évidemment
00:51:23forcément
00:51:26confraternellement
00:51:26ces mots
00:51:27qui sont
00:51:28totalement
00:51:29ignobles.
00:51:30Nous allons
00:51:30évidemment
00:51:31commenter ces faits
00:51:32nous allons aller
00:51:33à Rennes
00:51:33dans quelques instants
00:51:34je vous propose
00:51:34de regarder
00:51:34une séquence
00:51:35qui s'est passée
00:51:36tout à l'heure
00:51:37au niveau du pont
00:51:37neuf à Paris.
00:51:53Voilà
00:51:53près de 30 000 manifestants
00:51:55à Paris
00:51:55dit la police
00:51:56avec Grégory Goupil
00:51:57on l'a vu
00:51:58ces policiers
00:51:58qui sont au contact
00:51:59et tout à l'heure
00:52:00ils étaient dans une rue
00:52:02adjacente
00:52:03parce qu'ils sont là
00:52:04en fait en renfort
00:52:05c'est ça ?
00:52:05Oui on nous cache
00:52:06on nous cache
00:52:07on nous donne
00:52:08des points
00:52:09à tenir
00:52:10un peu en retrait
00:52:11du cortège
00:52:13pour justement
00:52:15ne pas provoquer
00:52:16parce que c'est ça
00:52:17la police
00:52:17la simple présence
00:52:18de policiers
00:52:19est vécue
00:52:20comme une provocation
00:52:21donc on est caché
00:52:22on nous retire les armes
00:52:23on nous cache
00:52:24jusqu'à quand
00:52:25l'état
00:52:26va reculer
00:52:27face à ces casseurs
00:52:28jusqu'à quand ?
00:52:30ça devient compliqué
00:52:31là on a vu une charge
00:52:32sur 50 mètres
00:52:33parce qu'il y avait
00:52:34une barricade
00:52:34qui était en train
00:52:35d'être montée
00:52:35donc on ne va pas
00:52:36non plus laisser
00:52:37faire
00:52:37et ensuite
00:52:39on reprend la position
00:52:40on va se cacher
00:52:41la police se cache
00:52:43la police se cache
00:52:44par sécurité
00:52:44la police c'est l'état
00:52:46c'est un recul
00:52:47de l'état
00:52:48d'un côté
00:52:49la police est aussi
00:52:50épiée
00:52:50parce qu'il faut s'imaginer
00:52:51qu'il y a certes
00:52:52nos caméras
00:52:53mais il y a surtout
00:52:53tous les téléphones portables
00:52:55de tous ces manifestants
00:52:56qui filment
00:52:57à tout va
00:52:57qui attendent aussi
00:52:59qu'il y ait
00:52:59ce qui pourrait paraître
00:53:01comme un dérapage
00:53:02du côté policier
00:53:03pour après le faire relayer
00:53:04dans un contexte
00:53:06qui est politique
00:53:07évidemment
00:53:07sur les réseaux sociaux
00:53:08et qui va forcément
00:53:10accabler à ce moment-là
00:53:11les policiers
00:53:12voilà l'intention
00:53:12donc c'est très très délicable
00:53:14Alors retour aux questions
00:53:15au gouvernement
00:53:16et c'est madame Anne Lorblain
00:53:18députée droite républicaine
00:53:19de Ménéloir
00:53:20qui s'adresse au gouvernement
00:53:22sur les lycées
00:53:23...héritable état de désolation
00:53:25locaux saccagés
00:53:26murs tagués
00:53:28matériel informatique
00:53:29vandalisé
00:53:30mobilier détruit
00:53:31une facture
00:53:33à plusieurs millions
00:53:34d'euros
00:53:35d'argent public
00:53:36pire encore
00:53:38des personnels
00:53:39ont été menacés
00:53:41et se sont vus intimidés
00:53:42ces faits sont
00:53:44injustifiables
00:53:45ils sont inacceptables
00:53:48et sont profondément choquants
00:53:49stop à la récupération politique
00:53:52qui entraîne
00:53:53casse et violence
00:53:54entretenue par l'extrême gauche
00:53:57ne cherchant qu'une seule chose
00:53:59détruire notre pays
00:54:01alors il est temps
00:54:02il est plus que temps
00:54:04que l'état
00:54:05tape du poing sur la table
00:54:06et affirme son autorité
00:54:09il ne peut y avoir
00:54:10de demi-mesure
00:54:11face à des groupuscules
00:54:12extrémistes et radicaux
00:54:14qui cherchent à faire régner la terreur
00:54:16devant nos lycées
00:54:17et nos facs
00:54:19ceux qui ont adoubé
00:54:20les blocages
00:54:21au sein des directions
00:54:23des universités
00:54:24et dans cet hémicycle
00:54:26doivent être mis face
00:54:28à leurs responsabilités
00:54:30encourager les saccages
00:54:31est coupable
00:54:32il n'est pas possible
00:54:34de demander des millions
00:54:36en plus
00:54:36pour nos étudiants
00:54:37et d'empêcher
00:54:39la grande majorité
00:54:40de ceux qui veulent étudier
00:54:42de le faire
00:54:42d'aller en cours
00:54:44monsieur le premier ministre
00:54:45la liberté d'étudier
00:54:47à l'université
00:54:48comme au lycée
00:54:49est sacrée
00:54:50vous devez la garantir
00:54:52face à la violence
00:54:54la fermeté
00:54:55ne se décrète pas
00:54:56elle se prouve
00:54:57est-ce que vous nous assurez
00:54:59que ceux qui saccagent
00:55:00nos universités
00:55:01seront identifiés
00:55:03poursuivis
00:55:04et contraints
00:55:05de payer l'addition
00:55:06les casseurs
00:55:08doivent payer les dégâts
00:55:09selon un principe
00:55:10très simple
00:55:11casseurs
00:55:12payeurs
00:55:12monsieur le premier ministre
00:55:14ceux qui piétinent la France
00:55:16doivent payer
00:55:17je vous remercie
00:55:18merci madame la députée
00:55:20la parole
00:55:21est à monsieur
00:55:22Laurent Nunez
00:55:23ministre de l'Intérieur
00:55:30merci beaucoup
00:55:31madame la présidente
00:55:32mesdames et messieurs
00:55:33les députés
00:55:33madame la députée
00:55:34je puis tout de suite
00:55:36et d'emblée
00:55:36vous rassurer
00:55:37la main de l'état
00:55:38du ministre de l'Intérieur
00:55:39des forces de sécurité intérieure
00:55:40ne tremble pas
00:55:41chaque fois qu'il y a
00:55:42des exactions
00:55:43chaque fois qu'il y a
00:55:43des violences
00:55:44il y a des interventions
00:55:45oui vous avez raison
00:55:47de dénoncer
00:55:48une partie
00:55:49de la classe politique
00:55:50une partie
00:55:51de l'ultra gauche
00:55:52une grande partie
00:55:53de l'ultra gauche
00:55:54qui contribue
00:55:55très largement
00:55:56à la commission
00:55:57des exactions
00:55:58auxquelles nous assistons
00:55:59dont
00:56:00l'intrusion
00:56:01que vous avez cité
00:56:02le squat
00:56:03de l'université
00:56:04de Nantes
00:56:05qui a entraîné
00:56:06des dégâts
00:56:06extrêmement importants
00:56:08des dégâts
00:56:09et autres
00:56:10le saccage
00:56:11de certains bureaux
00:56:12syndicaux
00:56:12du bureau des professeurs
00:56:13dès que nous avons été requis
00:56:15dès que nous avons été requis
00:56:17nous sommes intervenus
00:56:18bien évidemment
00:56:18il faut être requis
00:56:20dans les universités
00:56:20mais nous le ferons
00:56:22et comptez sur moi
00:56:23comptez sur moi
00:56:23pour le faire
00:56:25systématiquement
00:56:25n'en déplaise
00:56:26à certains bords politiques
00:56:27ça n'est pas de la contestation
00:56:29c'est de l'obstruction
00:56:30c'est de la destruction
00:56:31de l'outil de travail
00:56:33des étudiants
00:56:33d'une manière générale
00:56:35d'une manière générale
00:56:35madame la députée
00:56:36qu'il soit bien dit
00:56:38qu'il soit bien dit
00:56:38par exemple
00:56:39aujourd'hui
00:56:40il y avait des manifestations
00:56:41de voix publiques
00:56:42qui se sont tenues
00:56:43à la demande
00:56:44sur déclaration
00:56:45des organisations
00:56:47intersyndicales
00:56:47partout où elles ont dégénéré
00:56:49partout où elles ont dégénéré
00:56:51c'est le cas en ce moment
00:56:52à Paris
00:56:52où il y a des violences
00:56:53ça a été le cas à Lyon
00:56:54il y a encore quelques minutes
00:56:56c'est l'ultra-gauche
00:56:57qui est à la manœuvre
00:56:59systématiquement
00:56:59l'ultra-gauche
00:57:00est à la manœuvre
00:57:00se constitue en black bloc
00:57:02et fait dégénérer
00:57:03les manifestations
00:57:03il faut que cela soit dit
00:57:05clairement
00:57:05quand il y a
00:57:06les organisations syndicales
00:57:08il n'y a pas
00:57:08comme le disait monsieur Marc Pena
00:57:09de manière encore une fois
00:57:10que je juge extrêmement
00:57:12excessive et maladroite
00:57:13il n'y a pas de répression
00:57:14il y a un encadrement
00:57:15chaque fois que l'ultra-gauche
00:57:16passe à la violence
00:57:17commet des exactions
00:57:18il y a une réponse
00:57:19et comptez sur ma fermeté
00:57:20pour agir systématiquement
00:57:23merci beaucoup monsieur le ministre
00:57:25on retiendra de Laurent Nunez
00:57:27ses propos
00:57:28l'ultra-gauche est à la manœuvre
00:57:31et puis une autre expression
00:57:32que vous avez retenue tout à l'heure
00:57:33Johan
00:57:33sa main ne tremblera pas
00:57:35nous voilà rassurés
00:57:36la fameuse main qui ne tremble pas
00:57:37la réalité c'est qu'il y a les mots
00:57:40de Laurent Nunez
00:57:41et il y a les faits
00:57:43Laurent Nunez
00:57:44il est mort de trouille
00:57:45voilà
00:57:45c'est un ministre de l'intérieur
00:57:47qui a peur
00:57:47qui recule face à l'extérieur
00:57:49pourquoi vous dites ça ?
00:57:50il a donné ordre à la police
00:57:52d'abord de se planquer
00:57:53la réalité est celle-ci
00:57:54il faut que les forces de l'ordre
00:57:55se planquent
00:57:56pour laisser le champ libre
00:57:57aux manifestants
00:57:58et effectivement
00:57:59s'il y a
00:58:00et pour ne pas dire
00:58:01qu'elle provoque
00:58:01c'est ce que vous disiez tout à l'heure
00:58:03bien sûr
00:58:03on nous planque
00:58:04on nous désarme
00:58:05encore une fois
00:58:06non non mais j'entends
00:58:07votre
00:58:08j'entends votre exaspération
00:58:11mais pardon
00:58:11le président de la république
00:58:12lui a demandé de faire preuve
00:58:14d'empathie
00:58:15vis-à-vis des manifestants
00:58:16et de proportionnalité
00:58:18on peut
00:58:19pédagogie
00:58:21comme si c'était un animateur
00:58:23d'un atelier de dialogue
00:58:25non mais pardon
00:58:25un mot simplement pour terminer
00:58:27je dis qu'il est mort de peur
00:58:29parce que naturellement
00:58:30il a donné ordre à la police
00:58:31de se planquer
00:58:32il a donné ordre
00:58:33de répliquer uniquement
00:58:34si les policiers
00:58:35sont en grave danger
00:58:37en réalité
00:58:38Laurent Nunez
00:58:39est en train de devenir
00:58:40le ministre du désordre
00:58:41parce qu'il l'accepte
00:58:42et il tolère ce désordre là
00:58:43regardez les images
00:58:44nous sommes dans le cortège parisien
00:58:45vous reconnaissez le boulevard
00:58:47Montparnasse et ses brasseries
00:58:48bien connues
00:58:50où là effectivement
00:58:50les policiers étaient
00:58:51dans des rues adjacentes
00:58:52et qui maintenant
00:58:54sont en train de marcher
00:58:55de manière parallèle
00:58:57aux côtés
00:58:59des manifestants
00:58:59on va voir comment ça se passe
00:59:00partons à Rennes
00:59:01où la situation a été
00:59:03ou peut-être l'est encore
00:59:05extrêmement tendue
00:59:07à Rennes
00:59:10oui la situation
00:59:12s'est étendue
00:59:12depuis la fin de la manifestation
00:59:14les plus radicaux
00:59:16sont restés
00:59:17et là actuellement
00:59:17je suis derrière
00:59:18deux cintanines
00:59:20au CRS
00:59:21pardon
00:59:23qui cherchent
00:59:24à disperser
00:59:25la fin de la manifestation
00:59:26on a vu
00:59:26six gaz lacrymosin
00:59:28qui ont été cirés
00:59:28sur la foule
00:59:29deux interpellations
00:59:31et puis une charge
00:59:32pour essayer
00:59:32de disperser
00:59:34cette manifestation
00:59:35qui s'est tenue
00:59:36dans le calme
00:59:37de 13h
00:59:38à 15h45
00:59:39et depuis
00:59:40c'est
00:59:41des affrontements
00:59:42entre manifestants
00:59:43et CRS
00:59:45qui pensent
00:59:45de disperser la foule
00:59:47une foule
00:59:47qui au plus haut
00:59:49de la manifestation
00:59:49c'était
00:59:50selon l'intersyndical
00:59:5210 000 manifestants
00:59:54selon la police
00:59:5410 000 membres
00:59:55vous pouvez le voir
00:59:56il a aussi été déployé
00:59:58un canon à eau
00:59:59pour disperser
01:00:00les manifestants
01:00:01et actuellement
01:00:02les CRS
01:00:04avancent vers la foule
01:00:05pour essayer
01:00:05de la dite percée
01:00:07c'est de plus en plus
01:00:08tendu
01:00:08alors qu'en début
01:00:10de manifestation
01:00:10c'était très calme
01:00:11et très bon enfant
01:00:12là ça commence
01:00:12à sérieusement
01:00:13se tendre
01:00:14sur cette main
01:00:15fin de manifestation
01:00:17Merci beaucoup
01:00:19confrères et collègues
01:00:21journalistes déployés
01:00:21à Rennes
01:00:22on a vu également
01:00:23tout à l'heure
01:00:24des heures
01:00:25dans plusieurs cortèges
01:00:26parisiens
01:00:27parce que je vous le dis
01:00:27il y a trois cortèges
01:00:29à Paris
01:00:29il y en a un
01:00:30qui partait
01:00:31de la place
01:00:32d'Italie
01:00:33pour aller
01:00:35vers la Bastille
01:00:37c'est ça ?
01:00:37vers les Invalides
01:00:38vers les Invalides
01:00:38les deux vont
01:00:39convergent vers les Invalides
01:00:40il y a d'une part
01:00:41le départ d'Hôtel de Ville
01:00:43d'autre part
01:00:44Place d'Italie
01:00:45les deux convergent
01:00:46vers les Invalides
01:00:49et à partir de 17h
01:00:50une mobilisation
01:00:52rassemblement
01:00:52Place de la République
01:00:53Place de la République
01:00:53voilà
01:00:54c'est ça
01:00:54et donc
01:00:55ceux qui convergent
01:00:56vers les Invalides
01:00:58Matignon
01:00:59n'est pas très loin
01:01:00voilà
01:01:00le Matignon
01:01:01il vient garder
01:01:01les deux villes
01:01:02avaient pour but
01:01:03on l'a vu
01:01:04dans les différents flyers
01:01:05qui sont passés
01:01:05sur les réseaux sociaux
01:01:06ont pour but
01:01:07de se diriger
01:01:08vers Matignon
01:01:09mais les services
01:01:10de police
01:01:11sont avertis
01:01:12de cela
01:01:13donc ils sont
01:01:13particulièrement sécurisés
01:01:15puisque légalement
01:01:16en tout cas
01:01:16l'autorisation
01:01:17a été donnée
01:01:18d'aller
01:01:18direction
01:01:19les Invalides
01:01:20Place Vauban
01:01:21Grégory Goupil
01:01:22vous avez les images
01:01:23du bouloir Montparnasse
01:01:24à Paris
01:01:25décrivez-nous
01:01:25ce qui se passe là
01:01:26avec votre savoir
01:01:28de policier
01:01:29écoutez là
01:01:30on voit
01:01:30un carré de section
01:01:32qui a été mis en place
01:01:33donc ils se sont mis
01:01:33à une intersection
01:01:35de rue
01:01:36vous voyez
01:01:37là typiquement
01:01:38on est
01:01:39sur une
01:01:40on tient une position
01:01:41mais on a une rue
01:01:42derrière
01:01:42de manière à pouvoir
01:01:44reculer
01:01:44et faire un repli
01:01:46stratégique
01:01:46et on avait
01:01:47il y a deux minutes
01:01:48des individus
01:01:49qui faisaient face
01:01:50au CRS
01:01:51et qui ont jeté
01:01:52des projectiles
01:01:52j'ai d'ailleurs vu
01:01:53un des premiers
01:01:54CRS boucliers
01:01:55qui a fait un pas
01:01:56en avance
01:01:57qui a permis
01:01:58à quelques casseurs
01:01:59de partir
01:02:00et ensuite
01:02:00là ils font
01:02:01un jalonnement
01:02:02de la manifestation
01:02:03pour continuer
01:02:05la progression
01:02:06certainement
01:02:07pour suivre
01:02:07un groupe
01:02:10hostile
01:02:10qui se trouve
01:02:12dans la manifestation
01:02:14et qui va se mélanger
01:02:15aux manifestants
01:02:16et c'est ce qui rend
01:02:17particulièrement difficile
01:02:18nos interventions
01:02:18que ça soit
01:02:19sur du jet de lacrymogène
01:02:20ou pour aller
01:02:22interpeller un individu
01:02:22parce qu'ils sont
01:02:23mêlés
01:02:24à monsieur
01:02:25et madame
01:02:26tout le monde
01:02:26alors
01:02:27nous étions là
01:02:30comme vous pouvez
01:02:31le constater
01:02:31à l'angle
01:02:32du boulevard Montparnasse
01:02:33et de la rue Stanislas
01:02:34nous allons
01:02:36avant d'aller
01:02:37du côté
01:02:38de la rotonde
01:02:40regarder une séquence
01:02:41où c'est un
01:02:43supermarché
01:02:43qui est pillé
01:02:44et dévasté
01:02:45de la mort
01:02:45et de la mort
01:02:54et de la mort
01:02:54et de la mort
01:02:54et de la mort
01:02:54et de la mort
01:02:55et de la mort
01:02:55pardon
01:02:57voilà
01:03:00alors moi je filme
01:03:01si je veux
01:03:02si je veux
01:03:03déjà
01:03:09pardon
01:03:09excusez moi
01:03:10je suis journaliste
01:03:10pardon
01:03:10je suis journaliste
01:03:11n'empêchez pas
01:03:12je vais faire votre travail
01:03:13monsieur
01:03:13pardon
01:03:20alors visiblement
01:03:20on me empêchait
01:03:21de filmer
01:03:22moi je viens de pas filmer
01:03:23les visages mais
01:03:32là ça commence à être étendu
01:03:34ils ont fini en sorti
01:03:38ce commerce pillé de façon totalement sauvage avec ces individus en noir et vous avez
01:03:45entendu notre journaliste qui essayait de faire son travail je reprends ces mots et qui voilà tentait de passer et
01:03:52de filmer nous sommes dans le cortège aussi du côté de la rotonde c'est boulevard montparnasse comment ça se
01:03:58passe de votre côté
01:04:04et bien écoutez la manifestation suit son cours il y a eu une petite pause il y a quelques minutes
01:04:11toujours le même mot d'ordre rester soudé rester en bloc et ne pas se disperser nous sommes passés il
01:04:17y a quelques instants justement devant la rotonde ce célèbre restaurant qui on le rappelle a notamment été incendié en
01:04:272023 il est régulièrement
01:04:29pris pour cible par les manifestants donc il y a eu une charge de police des policiers qui ont été
01:04:37caillassés avec des pavés des bouteilles en verre des scènes d'une extrême violence les vitres du restaurant la rotonde
01:04:48ont également été touchés créant d'énormes
01:04:51les fissures justement dans ces vitres puis ce que j'ai vu aussi d'assez intéressant et assez représentatif de
01:05:02ce mouvement c'est qu'à ma droite il y avait tous les manifestants et leur chant et leur slogan
01:05:09mais dans une ambiance plutôt bon enfant plutôt calme
01:05:13plutôt calme et d'un autre ces hommes ces individus ces jeunes ces jeunes personnes vêtues de noir masqué cagoulé
01:05:24de la tête aux pieds qui ramassent tout ce qu'ils peuvent sur leur passage et caillassent caillassent caillassent caillassent
01:05:31les forces de l'ordre les abribus les différents commerces
01:05:36donc c'est assez révélateur et c'est assez marquant comme image on voit vraiment qu'il y a des
01:05:44individus en tout cas une masse extérieure qui est venue en fait se greffer à cette mobilisation
01:05:53ces images de la place du 18 juin et effectivement boulevard montparnasse avec c'est ce que nous décrit notre
01:06:03collègue c'est exactement ça c'est à dire que il ya quand même quelques lycéens qui sont là pour
01:06:08leurs revendications
01:06:09et puis il ya des casseurs qui se greffent oui et de manière générale ça m'énerve qu'on voit
01:06:15ces images et qu'on entend notre ministre de l'intérieur dire qu'il n'a pas la main qui
01:06:18tremble face à l'ultra gauche
01:06:19c'est faux ça fait des années qu'il ya une impunité sur l'ultra gauche qu'elle soit dans
01:06:23les universités ou dans les manifestations
01:06:26il ya beaucoup d'antifas de black blocs qui proviennent des universités des établissements d'enseignement supérieur et qui commettent
01:06:33des actes similaires sur les campus
01:06:34pour autant ils ne sont jamais exclus définitivement de l'enseignement supérieur en justice ils ne sont jamais punis de
01:06:42manière suffisamment sévère de manière à ce qu'ils ne puissent pas recommencer
01:06:44et ce sont en réalité des années d'impunité face à l'ultra gauche qui nous mène à ces violences
01:06:51voilà donc ces images on va se quitter quelques instants sur ces images de montparnasse
01:06:56les échauffourés les émeutes les casseurs et on se retrouve dans un instant pour la suite de cette spéciale sur
01:07:02CNews à tout de suite
01:07:05de l'info de Villeneuve sur CNews avec ces images que vous pouvez constater et ces images de manifestations à
01:07:13Paris
01:07:14et nous allons partir justement si vous le voulez bien du côté des invalides
01:07:18nos journalistes sont sur place comment ça se passe
01:07:26oui nous sommes à la fin du cortège aux invalides dans le 7e arrondissement de Paris
01:07:30la manifestation est pour l'instant très calme les forces de l'ordre bloquent pour l'instant les différentes rues
01:07:35aux alentours
01:07:35tout se passe bien pour le moment là où nous sommes mais pour l'instant c'est avec de la
01:07:39musique que continue cette marche
01:07:41et désormais la plupart des manifestants quittent le cortège
01:07:48voilà que ces images tout se passe bien je ne sais pas parce que quand on voit des messages haineux
01:07:55on peut aussi modérer ces propos de bains strachants
01:07:59oui oui surtout envers la police on voit beaucoup de pancartes avec marqué à câble ou des slogans contre la
01:08:05police
01:08:06ça me paraît important de le dire parce qu'il n'y a pas beaucoup de jeunes qui l'expriment
01:08:09mais la police en réalité elle est majoritairement soutenue par les français y compris par la jeunesse
01:08:14on sait qu'il n'y a pas de violence policière
01:08:16il n'y a qu'une trentaine d'enquêtes de l'IGPN pour plus de 800 blessés chez les forces
01:08:21de l'ordre de l'autre côté
01:08:22et en réalité si les forces de l'ordre encadrent les manifestations
01:08:25c'est parfois pour les protéger aussi d'eux-mêmes
01:08:27parce que la plupart des blessés chez les jeunes proviennent des manifestants eux-mêmes
01:08:31il y a des jeunes qui se sont blessés en voulant tirer avec des mortiers d'artifice
01:08:35d'autres qui l'ont été par certains de leurs camarades qui ont pu tirer que des mortiers d'artifice
01:08:39et c'est important de le redire
01:08:42alors voilà donc d'autres images à Rennes où vous avez vu ça s'accélère avec une situation assez tendue
01:08:49je sais pas si on peut aller à Rennes et si notre journaliste nous entend
01:08:52mais voilà voilà ces images que vous pouvez voir avec cette accélération
01:08:57à la fois des journalistes et des forces de l'ordre sur un point chaud
01:09:01où effectivement il y a eu et comme vous pouvez le constater sur cette image
01:09:077300 manifestants à Rennes selon la police
01:09:11voilà donc ces images alors qu'à Paris du côté des invalides des slogans comme d'habitude assez haineux
01:09:19mais on l'a vu tout à l'heure sur le boulevard Montparnasse des échauffourées
01:09:23un magasin supermarché qui a été pillé vous avez pu le voir
01:09:27et effectivement donc on peut pas dire que tout se passe bien
01:09:32cette journée est quand même marquée par des heurts par des tensions
01:09:37et on l'a dit les forces politiques qui sont sur place on a vu les députés de la France
01:09:42insoumise
01:09:43à Rennes nous rejoignons justement notre envoyé spécial comment ça se passe ?
01:09:49Et bien Rennes c'est une fin de cortège qui se déroule un peu avec des tensions
01:09:56notamment les plus radicaux qui affrontent la police
01:10:01et qui... pardon... qui affrontent la police
01:10:06et il y a la présence d'un canon lancer d'eau qui oblige le manifestant à se disperser
01:10:13il y a eu des jets de gaz lacrymogène et aussi de la part des manifestants des pierres
01:10:24en tout cas c'est sous tension
01:10:26excusez moi je...
01:10:32vous avez été victime vous aussi de gaz lacrymogène en tout cas que vous avez respiré
01:10:37encore une fois c'est pas la faute des policiers de lancer des gaz lacrymogène
01:10:40c'est évidemment pour disperser la foule
01:10:42et on comprend que c'est difficile aussi pour vous de nous raconter ce qui s'est passé
01:10:48alors si vous pouvez reprendre chers collègues allez-y et sinon nous...
01:10:52Oui ?
01:10:52Je vous écoute
01:10:53Oui je vous écoute
01:10:56Oui ben là je suis en train de marcher justement
01:10:59le cordon de CRS s'approche des manifestants qui prennent...
01:11:04qui fuient par les rues adjacentes dans ce centre commercial pas très loin de la gare de Rennes
01:11:10et qui balancent des pierres notamment des ardoises, des canettes de bière
01:11:16des barres de fer sur les policiers qui cherchent à appréhender ces manifestants
01:11:23on a assisté à trois interpellations musclées
01:11:29et deux manifestants qui venaient notamment de jeter des projectiles
01:11:34et je vous le disais tout à l'heure régulièrement le canon à eau tire sur les manifestants pour essayer
01:11:42de les disperser
01:11:42et puis mettre fin à ce cortège qui prend des cortèges d'allures sauvages
01:11:48après une manifestation qui en début d'après-midi s'est plutôt déroulée dans le calme
01:11:54Merci beaucoup chers collègues et reprenez votre souffle et surtout faites attention à vous
01:12:00on n'arrêtera pas de le dire
01:12:02surtout privilégiez votre sécurité
01:12:05par rapport à ce qui peut se passer
01:12:07parce que ça peut aller très vite
01:12:08et je le disais tout à l'heure
01:12:09c'est une de nos collègues allemands
01:12:11qui était dans le cortège parisien
01:12:13qui disait il y a des gens qui m'écoutent
01:12:15voilà ça peut aller très très vite
01:12:17tandis que vous avez d'autres images qui s'affichent
01:12:21sur votre écran
01:12:22j'imagine des images de Paris
01:12:24où il y a effectivement des forces de l'ordre qui sont déployées
01:12:30également à un autre point
01:12:32Lénaré pardon
01:12:34quel est votre regard j'allais dire suisse sur cette situation parisienne ?
01:12:40Alors en Suisse nous n'avons pas de telles émeutes de la part des lycéens
01:12:45mais nous en avons déjà connu
01:12:47c'était sur fond de racisme
01:12:49donc en août 2025
01:12:51près là c'est à Lausanne
01:12:53il y a eu un jeune Marvin 17 ans
01:12:56qui a fuité enfin il a pris la fuite
01:12:58il était sur un scooter volé
01:12:59et la police l'a poursuivi
01:13:02il est tombé seul
01:13:03il est mort
01:13:04et là ça a déchaîné la population
01:13:07et les jeunes qui ont manifesté
01:13:08qui ont brûlé un arrêt de bus
01:13:11brûlé une crèche
01:13:12jeter du mortier sur la police
01:13:14et c'était la même chose
01:13:15la police est responsable de tous les maux
01:13:17la police est violente
01:13:18la police est raciste
01:13:19mais ça n'est pas une idée nouvelle
01:13:21et ça me fait penser à une sociologue française
01:13:25Gwendola Ricordo
01:13:26qui enseigne d'ailleurs la justice pénale aux Etats-Unis
01:13:29et qui elle a écrit un livre qui s'appelle
01:13:321312 raisons d'abolir la police
01:13:34et elle le dit
01:13:36alors 1312 d'ailleurs c'est le code chiffré pour Aqab
01:13:39elle le dit elle déteste la police
01:13:41et elle souhaite qu'un jour on puisse danser sur les cendres des commissariats
01:13:45espérons qu'elle n'a jamais besoin de la police
01:13:47espérons que comme l'a dit tout à l'heure Grégory Goupil
01:13:50qu'elle n'ait pas à subir les affres de son conjoint
01:13:52et qu'elle ait besoin d'appeler la police
01:13:54qu'est-ce qu'on dit à des gens comme ça ?
01:13:56vous vous avez eu le courage
01:13:58j'allais dire parce qu'en Suisse
01:14:01je connais un peu le pays
01:14:03c'est un pays où c'est difficile d'affirmer ses opinions
01:14:05on y va à tâtons
01:14:07vous avez écrit un livre
01:14:08comment est-ce qu'il a été reçu ?
01:14:09il a été ignoré par les
01:14:12ignoré
01:14:12ignoré par les journalistes
01:14:13on va montrer la couverture du livre de Lénaray justement sur le wokisme
01:14:17ignoré par l'ensemble des rédactions
01:14:19ignoré par l'ensemble des rédactions des journaux
01:14:22de la RTS pour ne pas la citer
01:14:24oui exactement et même la RTS
01:14:26un journaliste avait déclaré à l'attaché de presse de la maison d'édition
01:14:30on ne veut pas donner de visibilité aux gens qui ne pensent pas comme nous
01:14:33voilà le message était clair
01:14:36est-ce qu'on peut appeler Charles Alonc s'il vous plaît ?
01:14:39je pense qu'il a un sujet également en Suisse
01:14:42ça pourrait peut-être se déporter
01:14:44voilà
01:14:45parce que c'est quand même assez déroutant ce que vous voulez dire
01:14:49et d'ailleurs tout à l'heure vous savez je vous informe de ça
01:14:50parce que je ne sais pas si vous l'avez vu les uns les autres
01:14:53mais on a eu un tuto de France 3 Alsace
01:14:57qui montre un journaliste et qui montre aux manifestants
01:15:01ce qu'il faut faire pour éviter les gaz lacrymogènes
01:15:05et les projectiles je ne sais pas Ruben Strachan si vous avez vu ce tuto de France 3 Alsace
01:15:09donc encore une fois c'est l'argent du contribuable
01:15:11c'est comme le même principe de la RTS en Suisse
01:15:14et donc il dit voilà il faut acheter des lunettes de plongée
01:15:17il faut avoir du collir ou de l'eau sur vous pour vous
01:15:20enfin voilà il y a quand même parfois des choses assez déroutantes qui se passent
01:15:27pour ne pas dire mieux
01:15:28on a des médias qui sont idéologiques et qui sont complètement à gauche
01:15:31donc on a peu de diversité des médias
01:15:34alors c'est marrant de les entendre ces gens de gauche qui prônent la diversité
01:15:37la diversité dans la population, la discrimination positive
01:15:41mais alors dans les médias il n'y a qu'un seul profil
01:15:44c'est la personne de gauche qui va faire passer ses idées
01:15:47et qui va promouvoir notamment cette haine de la police
01:15:50alors en Suisse alémanique c'est un peu plus équilibré
01:15:52mais en Suisse romande on n'a que ça, des médias de gauche
01:15:55et heureusement qu'il y a des chaînes françaises comme CNews
01:15:58qui peuvent apporter un autre message et équilibrer un peu le débat
01:16:01on est beaucoup écoutés en Belgique aussi
01:16:03parce que la situation est encore pire en Belgique
01:16:07en termes d'absence de pluralisme
01:16:08parce que c'est souvent des belges qui écoutent
01:16:11donc en fait à défaut d'écouter la RTBF et la RTS
01:16:17on regarde CNews
01:16:18donc CNews est très regardé en Suisse
01:16:21également
01:16:22on est content de s'adresser à nos camarades
01:16:27à nos amis suisses qui nous regardent
01:16:28et merci de nous regarder
01:16:30voilà des images d'affrontements avec les forces de l'ordre
01:16:33en plein Paris
01:16:35d'autres images également avec une charge des forces de l'ordre
01:16:42ça s'est passé tout à l'heure également dans la capitale
01:16:44et on regarde
01:16:50dans un instant
01:16:51on regarde
01:16:52on regarde
01:17:04on regarde
01:17:10on regarde
01:17:13enfin
01:17:25je vous rappelle
01:17:38Voilà donc pour ces chauffourés à Paris et également regarder ce qui s'est passé tout à l'heure à
01:17:43Marseille.
01:18:08Voilà, on peut voir effectivement que les émeutiers prennent, et c'est ce que disait tout à l'heure l
01:18:15'une de nos collègues,
01:18:16ils prennent tout ce qu'il y a à portée de main en fait, Grégory Goupil.
01:18:19Je vois qu'à Marseille il y a une sacrée logistique.
01:18:22C'est-à-dire une sacrée logistique ?
01:18:24Bah là ils mettent des barricades, il y avait le mortier à le multicoup, donc j'ai envie de dire
01:18:31qu'ils sont bien organisés, ils ont professionnalisé le truc.
01:18:35Mais pour une fois que je vois les Marseillais être meilleurs que les Parisiens, je suis assez surpris quand même.
01:18:44C'est une petite boutade mais encore une fois on voit la violence.
01:18:46Parfois vous êtes un peu difficile à suivre, je dis ça, je dis rien, mais parfois on ne sait pas
01:18:52si c'est du lard ou du cochon quand même.
01:18:54Là c'était une boutade mais pour le coup on voit quand même encore une fois les forces de l
01:18:58'ordre qui sont prises pour cible,
01:19:00on voit une organisation, alors je ne sais pas où ils se sont procurés tout ce matériel.
01:19:05C'est la grande question, ça arrive malheureusement de manière quotidienne.
01:19:09Hier un policier a été blessé à Marseille par justement un tir de mortier tendu qu'il a touché au
01:19:14niveau de la nuque,
01:19:15il a été hospitalisé, donc en vrai on s'habitue tristement à ces images mais il faut s'imaginer le
01:19:20danger qu'il y a derrière aussi pour les forces de l'ordre.
01:19:23Et là tout à l'heure on voyait sur Paris ces forces de l'ordre qui étaient statiques, qui ne
01:19:27bougeaient pas et qui prenaient des projectiles,
01:19:31envoyaient des sortes de barres de fer, enfin il faut s'imaginer, tout ce qu'ils ont sous la main
01:19:36ils le balancent.
01:19:36Et les policiers ne répliquent pas à ce moment-là, ils ne répliquent pas.
01:19:39En fait on subit pendant des dizaines et dizaines de minutes, tout à l'heure vous avez parlé de toutes
01:19:44les personnes qui vont nous filmer,
01:19:46mais vous avez un harcèlement quasi permanent de personnes groupuscules d'extrême gauche qui viennent du début à la fin
01:19:53et qui vont harceler, en fait ils ont professionnalisé des trucs, ils vont harceler les policiers tout au long, tout
01:19:59au long de la manifestation
01:20:01pour créer la bavure. Ils n'attendent que ça en fait, ils n'attendent que le dérapage et du début
01:20:05à la fin mes collègues sont harcelés.
01:20:08Et je ne sais même pas ce qui est pire, c'est de se retrouver à subir des jets de
01:20:11projectiles mais avec les protections qu'on a
01:20:13ou d'être harcelés du début à la fin avec des individus qui vont vous insulter, qui vont vous provoquer.
01:20:17Et à un moment donné, le policier ça ne reste qu'un être humain.
01:20:21Autre manifestation du côté de Bordeaux, on est sur la fin du cortège et à défaut de dire que ça
01:20:29se passe bien, en tout cas ça se passe dans le calme.
01:20:31D'accord, j'avais compris, de toute façon on l'écoutait sur le plateau.
01:20:40Écoutez, la manifestation vient de s'achever dans le calme, elle aura duré 3 heures, elle a commencé à 13h30,
01:20:47elle s'est finie à 16h30.
01:20:49Voilà, vous entendez les manifestants qui sont en train d'applaudir, ils sont environ 2000.
01:20:54C'est une manifestation que nous avons suivie tout du long, qui s'est déroulée dans le calme.
01:20:59Nous avons croisé des lycéens, des étudiants, mais également des professeurs, des militants de la CGT, de forces ouvrières.
01:21:06On a pu voir de nombreux panneaux où il avait écrit solidarité avec les lycéens, on veut de l'argent
01:21:10pour les services publics, professeurs en colère.
01:21:13Mais également énormément de slogans anti-police, anti-RN, avec des drapeaux palestiniens.
01:21:19C'est une manifestation qui s'est déroulée globalement dans le calme, même si nous avons entendu un pétard.
01:21:25Quelques jeunes se sont habillés en noir, se sont masqués et cagoulés, mais ont été extrêmement vite dispersés par les
01:21:31CRS.
01:21:32Vous l'entendez autour de moi, c'est une fin de manifestation.
01:21:36Les jeunes ne vont pas tarder à se disperser, ils applaudissent pour cette fin de manifestation.
01:21:41Voilà, moins de violence du côté de Bordeaux et pourtant quand même des drapeaux palestiniens qui n'ont rien à
01:21:49voir avec les revendications lycéennes.
01:21:51Avec des messages anti-police, anti-force de l'ordre.
01:21:55Avec des messages, on l'a vu dans d'autres cortèges, notamment dans le cortège parisien, des messages anti-médias,
01:22:03anti-journalistes.
01:22:03Et vous le voyez là, ce sont des images du cortège, d'un des cortèges parisiens avec, là encore, des
01:22:09échauffourés et des gaz lacrymogènes.
01:22:11Alexandre De Vecchio.
01:22:12L'intéressant aussi, c'est justement que ce soit Paris, Bordeaux, Marseille, c'est aussi des manifestations, des grandes villes.
01:22:18D'ailleurs, on voit que LFI visent spécifiquement les grandes villes et la banlieue.
01:22:22Mais j'ai toujours une pensée pour la France rurale, périurbaine, qui je crois ne se reconnaît pas du tout
01:22:29là-dedans.
01:22:30Et notamment pour les jeunes.
01:22:31Voilà, c'est les grandes villes. Aujourd'hui, c'est les grandes villes.
01:22:33On a une jeunesse dont on ne parle jamais, qui est beaucoup plus maltraité sur le plan financier,
01:22:37parce que proportionnellement, on met moins d'argent dans ces collèges, dans ces lycées.
01:22:41Il y a même un problème d'accès à l'éducation, très clairement, avec des gens qui font parfois des
01:22:46kilomètres pour aller au lycée.
01:22:48On ne les entend jamais, on ne les voit jamais.
01:22:50Et je pense que c'est vraiment de France.
01:22:52Et je regrette qu'on est obligé de parler de celle-ci à cause de la caste,
01:22:57mais on ne devrait plus souvent parler de cette France silencieuse qui travaille,
01:23:01qui n'aspire qu'à aller à l'école, à faire des études supérieures,
01:23:06et qu'on oublie totalement, en tout cas que nos gouvernants oublient.
01:23:09Oui.
01:23:09Non mais ce qui est consternant, c'est que nous commentons ces images aujourd'hui.
01:23:13Nous commentions les mêmes la semaine dernière, il y a deux semaines,
01:23:16et nous allons à nouveau commenter les mêmes samedi prochain.
01:23:18Tout le monde se donne rendez-vous pour assister à l'affrontement entre les émeutiers et les forces de l
01:23:24'ordre.
01:23:24Nous n'en sommes plus à nous demander s'il y aura des blessés,
01:23:27mais nous nous demandons combien de forces de l'ordre seront blessées lors de ces affrontements.
01:23:32Et si le ministre de l'Intérieur n'avait effectivement pas la main qui tremble,
01:23:36et bien samedi prochain, les manifestations qui sont prévues se dérouleraient dans le calme et sans heure,
01:23:41parce qu'il y mettrait les moyens adéquats et il donnerait les consignes nécessaires pour que ça se déroule dans
01:23:48le calme.
01:23:48Donc la réalité, c'est que le ministre de l'Intérieur est encore une fois le ministre du désordre,
01:23:53parce qu'il tolère ça aujourd'hui, il tolèrera ça samedi prochain,
01:23:56et il tolèrera ça à l'issue des vacances scolaires quand les affrontements, à n'en pas douter, reprendront.
01:24:02Voilà, vous êtes sur les images, on voit du côté de l'hôpital Necker,
01:24:05on est au carrefour du roc, avec des magasins qui ont été là encore attaqués.
01:24:12Prochaine journée de mobilisation jeudi, je crois, Ruben Strachan, c'est une fois tous les deux jours,
01:24:18et une autre évidemment samedi, le fameux 17 octobre, qu'est-ce qui va se passer ?
01:24:23Eh bien, ils essaient de faire en sorte que toutes les luttes puissent converger,
01:24:27parce que le mouvement a été largement repris par la France Insoumise, même à l'Union,
01:24:31on dit les choses encore plus clairement, c'est qu'ils en sont même à l'origine,
01:24:36et leur objectif c'est de, ils savent qu'il y a des mobilisations sociales le 17,
01:24:41notamment avec potentiellement le retour des gilets jaunes sur des questions économiques,
01:24:44et ils essaient de créer de très grandes mobilisations en réunissant tous les différents corps de métier.
01:24:49Merci à tous de nous avoir suivis ce soir 21h, une édition spéciale 100% politique
01:24:54avec ce documentaire sur les 50 décisions qui ont coulé la France.
01:24:59Autour de Gauthier Lebrecht, je vous propose de regarder un extrait.
01:25:06Le regroupement familial, c'est un décret en fait qui va amener à substituer une immigration de travail
01:25:13par une immigration familiale, donc de moins en moins de gens vont venir pour travailler
01:25:20et de plus en plus pour rejoindre le conjoint, la conjointe, qui est installée parfois depuis des décennies.
01:25:29Le texte prévoit des conditions strictes, un an de résidence régulière, des ressources stables,
01:25:35un logement adapté et un contrôle médical.
01:25:38Si le cadre semble maîtrisé sur le papier, cette décision marque un tournant dans la politique migratoire française.
01:25:44Ce décret-là est évidemment un point de bascule de l'immigration,
01:25:49évidemment puisque ça va changer complètement le visage de cette immigration,
01:25:53puisque les femmes qui rejoignent leur mari vont faire des enfants et ces enfants vont être assez nombreux
01:25:59et ça va bouleverser en fait la démographie du pays.
01:26:05En 1975, la France comptait 3,9 millions d'immigrés.
01:26:09En 2024, ils sont presque deux fois plus.
01:26:13Voilà donc ce soir 21h, tandis que du côté de Montparnasse, ça charge à nouveau des échauffourées
01:26:18à suivre bien sûr dans Punchline avec Laurence Ferrari.
01:26:21Très bonne journée sur C-10.
01:26:22Je suis à la position !
01:26:25Je suis à la position !
01:26:26Je suis à la position !

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