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  • il y a 8 minutes
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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00:00:00Bonjour à tous et merci d'être de plus en plus nombreux à suivre l'info de Villeneuve sur CNews.
00:00:04Dans un instant vous entendrez le débrief du Conseil des ministres et ensuite nous partirons à Ceuta
00:00:11puisque la crise n'est pas terminée, loin de là.
00:00:14Au départ, en plein été, 72 000 migrants arrivaient de nulle part, mais plusieurs milliers sont toujours là.
00:00:20N'en déplaise à Pedro Sanchez qui dit qu'ils sont tous partis, ces populations elles-mêmes en détresse deviennent
00:00:27violentes.
00:00:27Ce soir, des gendarmes déployés sur place vont manifester aux côtés des habitants de Ceuta totalement dépassés et désespérés par
00:00:35les événements.
00:00:36Un mot, abandon. Ils se sentent tous abandonnés par le gouvernement espagnol.
00:00:41Oui mais alors, comment comprendre le geste de Kylian Mbappé et de plusieurs joueurs du Real Madrid hier soir sur
00:00:47le terrain d'Alce en Liga ?
00:00:49L'international français a aussi, et avec ses collègues Conaté et Vinicius, ont enlevé le t-shirt de soutien aux
00:00:56habitants de Ceuta.
00:00:57Todos somos caballas. Le club ne veut pas interférer dans les convictions des joueurs, mais en attendant, ce petit geste
00:01:05indigne une grande partie des Espagnols aujourd'hui.
00:01:09Mbappé n'en est pas à sa première prise de position politique, mais il en va là de l'intégrité
00:01:14territoriale.
00:01:15On va vous expliquer d'ici une demi-heure, après d'abord les informations de Félicité Kindoki.
00:01:21Bonjour Félicité.
00:01:22Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:23Et on commence par ce dossier du périscolaire après Anne Hidalgo.
00:01:27Hier, c'est au tour d'Emmanuel Grégoire, maire de Paris, d'être entendu devant la commission d'enquête sénatoriale
00:01:33sur le scandale des violences sexuelles.
00:01:36Emmanuel Grégoire a été l'adjoint d'Anne Hidalgo, ex-maire de Paris, sur une période de 10 ans.
00:01:42Il a reconnu que la ville avait pu manquer de transparence vis-à-vis des familles de victimes,
00:01:47après avoir fait ses propres profonds regrets, avoir présenté ses profonds regrets.
00:01:52Je tiens en effet à vous dire, pour commencer, mes plus profonds regrets.
00:01:56Personnels d'abord, ceux de la ville de Paris aussi, que je représente institutionnellement devant vous aujourd'hui.
00:02:03Pour ce qui s'est passé dans le périscolaire, je sais et j'entends le désarroi, la colère, l'inquiétude,
00:02:09la confiance entamée envers le système périscolaire.
00:02:12Dans l'actualité internationale, l'Arabie saoudite, toujours la cible des outils du Yémen.
00:02:18À présent, les rebelles disent avoir ciblé une installation pétrolière, une base militaire saoudienne sur la mer Rouge à l
00:02:24'aide de missiles et de drones.
00:02:26L'attaque en riposte aux frappes menées par Riad chez son voisin a provoqué d'importants incendies et de larges
00:02:31destructions.
00:02:31Le Liban souhaite un accord de sécurité avec Israël, une fois que Tzal se sera retiré du sud du pays,
00:02:38conformément à un précédent accord conclu en juin sous parrainage américain.
00:02:42Et pour y parvenir, le président libanais Joseph Aoun s'est dit déterminé à désarmer le Hezbollah pro-iranien.
00:02:48Mais sans confrontation, cet accord de sécurité permettra le déploiement de l'armée libanaise à la frontière.
00:02:54Retour en France à J-8 de l'arrivée du pape à Paris.
00:02:58Les Français ont hâte et la capitale se prépare à accueillir en grande pompe le souverain pontife, Stade de France,
00:03:04Place de la Concorde, Champs-Elysées, Notre-Dame de Paris.
00:03:07L'ensemble des points d'accueil seront investis de fidèles Noémie Hardy et Sharon Camara.
00:03:12Bienvenue au pape Léon XIV, c'est le message affiché et l'expression sur toutes les lèvres.
00:03:17Le souverain pontife entrera lui aussi dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.
00:03:21Une visite emblématique pendant quatre jours que certains Français attendent vivement.
00:03:26Pour moi c'est très important, surtout pendant cette période troublée.
00:03:33J'espère qu'il y aura des moments télévisés que tout le monde pourra suivre et qui seront des grands
00:03:38moments de communion surtout.
00:03:39Un grand moment télévisé et un message attendu.
00:03:42Le pape prendra la parole à plusieurs reprises pendant sa visite, à commencer par la grande veillée pour les jeunes
00:03:48au Stade de France.
00:03:49C'est génial, c'est génial. Il apporte la paix et ma petite fille est invitée en plus au Stade
00:03:57de France et j'en suis fière qu'elle y soit.
00:04:00Un message sur la paix, je pense qu'à l'heure actuelle on en a bien besoin.
00:04:03Et ça représente beaucoup de choses. Je pense que les églises en France, elles souffrent beaucoup.
00:04:10Notre-Dame, elle a beaucoup souffert et il y a des églises qui sont pillées un peu tous les mois
00:04:16en France.
00:04:17Donc voilà, je pense que c'est bien que le pape vienne voir ce qui se passe.
00:04:21La place de la Concorde se prépare déjà, les installations se poursuivent.
00:04:25Une grande estrade mais aussi une grande croix pour une messe solennelle en plein air le samedi 26 septembre.
00:04:31Des centaines de milliers de fidèles sont attendus sur la plus belle avenue du monde.
00:04:36Voilà ce qu'il fallait retenir de l'actualité.
00:04:38Félicité Kinnoky revient tout à l'heure à 15h30 et nous nous irons du côté de Ceuta.
00:04:42Et pour l'heure, c'est le débrief du Conseil des ministres qui a eu lieu tout à l'heure.
00:04:47Maude Bréjean, porte-parole du gouvernement.
00:04:50Du propos liminaire du Président de la République,
00:04:53qui s'est bien sûr attardé sur la situation internationale
00:04:59et l'impact sur les prix du carburant que vivent nos concitoyens.
00:05:03Comme vous le savez, c'est une situation nationale qui résulte des tensions directes au Moyen-Orient,
00:05:11dans le détroit d'Hormuz, dans le détroit désormais de Babel-Mendède.
00:05:15Et donc, le Président de la République a demandé à son gouvernement
00:05:20la totale mobilisation sur l'approvisionnement d'une part
00:05:25et bientôt, bien sûr, sur la maîtrise des prix d'autre part.
00:05:29L'objectif, c'est vraiment, dans les jours et dans les semaines qui viennent,
00:05:34pour le Président de la République, de sécuriser ses approvisionnements,
00:05:39sécuriser des volumes comme on l'a fait en début de semaine sur l'Irak,
00:05:43comme on continuera à le faire, comme il continuera à le faire,
00:05:47avec ses échanges, par exemple, avec le Canada,
00:05:50lors de sa prochaine visite à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:05:54Donc, sécuriser les approvisionnements gaz-carburant, bien sûr.
00:05:59Travailler aussi sur une possibilité d'avoir davantage de flexibilité
00:06:04dans la réglementation à l'échelle européenne.
00:06:07Et donc, un certain nombre de dispositions ont été, là encore,
00:06:12mises à l'étude pour voir dans quelle mesure est-ce que,
00:06:15sur la raffinerie, par exemple, mais pas que,
00:06:18on pouvait gagner en flexibilité pour assouplir un petit peu le système,
00:06:22l'objectif étant, vous l'avez compris, là encore,
00:06:25de tirer autant que possible les prix à la baisse,
00:06:28ou tout au moins, de maîtriser leur hausse.
00:06:31Je rappelle quelques points, mais vous le savez déjà,
00:06:35concernant les raffineries françaises,
00:06:37un certain nombre de dérogations avaient déjà été données,
00:06:41tant pour augmenter la production, par exemple,
00:06:43sur la raffinerie de Port-Jérôme, augmentation de production de 10%,
00:06:47que sur la possibilité de décaler la maintenance d'autres raffineries
00:06:52pour avoir une production optimisée et à son maximum,
00:06:56c'est le cas à l'heure où on se parle,
00:06:59et sur les difficultés d'approvisionnement au sens de la chaîne logistique,
00:07:05environ 10% des stations ont une difficulté sur au moins un carburant.
00:07:09J'insiste sur le fait que l'immense majorité de ces stations-service,
00:07:15environ 9 sur 10, sont des stations du réseau Total Energy.
00:07:19Ça s'explique bien, ils maintiennent, et c'est une bonne chose,
00:07:23ce mécanisme de plafonnement à la pompe sur l'essence et le diesel.
00:07:28Ça a créé donc un afflux de consommateurs,
00:07:31des volumes vendus plus importants que d'habitude,
00:07:34et une chaîne logistique qui, parfois, peut être en tension
00:07:37pour réapprovisionner, notamment à la suite des week-ends.
00:07:40On a vraiment donné l'ensemble, depuis le départ,
00:07:43des dérogations nécessaires, notamment pour la circulation des camions,
00:07:47le dimanche, les jours fériés, vous vous en souvenez,
00:07:49des longs week-ends de ponts du mai et juin.
00:07:52On continue, bien sûr, à le faire et à travailler avec eux.
00:07:55Je veux encore rassurer sur les chaînes logistiques
00:07:59qui n'ont pas de difficultés anormales par rapport à ce qu'elles sont d'habitude.
00:08:05Et en revanche, une mobilisation particulièrement accrue
00:08:07sur l'approvisionnement à l'échelle internationale.
00:08:10Encore, je l'ai dit, avec nos partenaires, avec les pays producteurs,
00:08:16et bien sûr, mais je ne m'étendrai pas dessus,
00:08:18des échanges très réguliers entre le président de la République
00:08:21et ses homologues américains, iraniens, avec les pays de la région,
00:08:26pour continuer à travailler à un apaisement le plus rapide possible
00:08:32dans la région, la réouverture pacifique, évidemment, du Détroit.
00:08:37Je vous propose, dans un premier temps, de laisser la parole
00:08:41à Jean-Dizier Berger pour qu'il puisse vous présenter son projet de loi,
00:08:45présenté aujourd'hui, Casseur-Payeur.
00:08:47Dans la foulée, vous pourrez, si vous le souhaitez,
00:08:49si vous en avez, lui poser les questions relatives à ce projet de loi
00:08:54ou à tout autre sujet qui concerne son ministère.
00:08:58Et on procédera de même ensuite avec Philippe Baptiste.
00:09:01Et puis, je reprendrai les questions dans la foulée.
00:09:04Je vous remercie.
00:09:07Merci beaucoup, Madame la porte-parole, chère Maud.
00:09:11Très heureux de vous retrouver pour la présentation de ce projet de loi
00:09:16Casseur-Payeur qu'avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, nous portons.
00:09:20Vous vous souvenez, les Français se souviennent des dérives,
00:09:24des exactions qui ont été commises en marge de la dernière finale
00:09:27de la Ligue des Champions en 2026,
00:09:29mais malheureusement, un épisode qui n'est pas un épisode isolé.
00:09:33Et depuis 2017, il y a eu beaucoup de choses de faites
00:09:36pour faciliter la détection, l'interpellation, la sanction
00:09:40des personnes qui commettent des actes de violence
00:09:44et des dommages dans le cadre d'actions collectives.
00:09:49En 2019, il y a même eu une loi qui a été mise en œuvre,
00:09:55votée par le Parlement et mise en œuvre.
00:09:57Mais cette loi, elle trouvait des limites dans son application.
00:10:00Par conséquent, ces cinq articles dans le projet de loi
00:10:04que nous avons présenté ce matin au Conseil des ministres,
00:10:07ils permettent de faciliter l'action de l'État
00:10:09en créant un nouveau régime de responsabilité civile pour faute,
00:10:14pour tenir solidairement responsables
00:10:17tous ceux qui participent dans des groupements,
00:10:20dans des attroupements, à des actes de violence.
00:10:23Ça n'était pas possible auparavant,
00:10:26et ça le devient.
00:10:27En clair, il ne sera plus seulement recherché la responsabilité
00:10:31de celui qui met le feu à l'abribus,
00:10:34de celui qui pille le magasin,
00:10:37mais de tous ceux qui sont autour,
00:10:39et finalement, par leur présence,
00:10:41participent à cette action d'incendie,
00:10:45de pillage ou d'attaque sur les forces de l'ordre,
00:10:47notamment à travers les tirs de mortiers.
00:10:52faciliter également l'action de l'État
00:10:55pour le recouvrement des peines qui sont prononcées,
00:11:02jusqu'à 10 000 euros par individu.
00:11:06Recouvrement facilité,
00:11:07notamment en permettant à l'État
00:11:09de se constituer partie civile,
00:11:10y compris après les réquisitions du ministère public,
00:11:14et puis la possibilité également,
00:11:16à travers une nouvelle dérogation
00:11:19au principe d'insaisibilité des allocations familiales
00:11:22et des aides personnelles au logement,
00:11:24de saisir ces allocations,
00:11:26ces aides personnelles au logement,
00:11:27dans la limite des restes à vivre des familles concernées.
00:11:31Mais il n'y a absolument aucune raison
00:11:33que ces personnes définitivement condamnées
00:11:36ne participent pas à travers la saisie de ces allocations
00:11:41aux dommages et intérêts même
00:11:44dus aux victimes
00:11:46ou à l'État
00:11:47lorsque l'État est directement concerné.
00:11:51Voilà des mesures extrêmement concrètes.
00:11:53La possibilité également pour l'État
00:11:55de transiger,
00:11:57pour récupérer plus facilement ces sommes
00:11:59ou les transformer en travaux d'intérêt général.
00:12:02Des mesures particulièrement concrètes
00:12:04qui vont nous permettre d'obtenir encore
00:12:05davantage de résultats
00:12:06en matière de maintien de l'ordre public.
00:12:10Et je me tiens à votre disposition
00:12:11pour répondre à vos questions éventuelles.
00:12:20Bonjour, Mathieu Serrino pour TF1-LCI.
00:12:23Concernant ces remontées, cette violence,
00:12:26on voit ce matin qu'il y a eu des blocages
00:12:29de dépôts de pétrole.
00:12:30Est-ce que vous avez des remontées
00:12:31concernant de la violence sur le territoire
00:12:34par rapport justement au prix des carburants,
00:12:36ce genre de questions potentiellement
00:12:38par rapport à un potentiel mouvement
00:12:39qui sera en train de...
00:12:41Écoutez, nous suivons évidemment les choses
00:12:43avec beaucoup d'intérêt et de vigilance
00:12:46partout sur le territoire français.
00:12:49Pour l'instant, nous n'avons pas de remontées
00:12:52qui nous permettent d'aller dans cette direction
00:12:55de façon globale.
00:12:57mais évidemment, nous restons particulièrement vigilants.
00:13:03Bonjour, Audrey Tison, France Info.
00:13:06On parle d'une résurgence des Gilets jaunes
00:13:09avec un appel à manifester vers le 17 octobre.
00:13:13Est-ce que c'est un mouvement que vous surveillez ?
00:13:17Quels indicateurs vous avez par rapport
00:13:19à un suivi de cette journée du 17 octobre ?
00:13:22Est-ce que vous craignez de revivre les Gilets jaunes ?
00:13:25Vous savez, l'État est organisé de telle façon
00:13:28que, évidemment, tous les faits significatifs
00:13:32remontent au ministre de l'Intérieur et à moi-même,
00:13:34mais pas spécifiquement ces faits
00:13:37qui pourraient concerner une résurgence
00:13:39du mouvement spécifiquement,
00:13:41mais tous les faits qui sont de nature
00:13:43à potentiellement porter un trouble
00:13:46à l'ordre public.
00:13:49Mais donc, vous n'êtes pas en alerte particulière
00:13:52par rapport à ce phénomène-là ?
00:13:54La vigilance du ministère de l'Intérieur est totale,
00:13:57mais pas simplement sur ce sujet-là,
00:13:58mais sur tous les sujets.
00:14:02Bonjour, M. Jean-Louis Berger.
00:14:04Oscar Tisono pour l'abdomenaire Red Brain Magazine.
00:14:06Un ensemble d'éléments permettent aujourd'hui
00:14:08de montrer qu'un ensemble d'enquêtes
00:14:10avait été fait sur des policiers municipaux à Carcassonne,
00:14:13sur des faits de violence qui ont été commis.
00:14:15Donc, l'article 40 du Code de procédure pénale
00:14:18oblige normalement tout fonctionnaire
00:14:21à avertir quand des faits de violence similaires ont lieu.
00:14:24Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez des informations supplémentaires
00:14:26à nous apporter sur les faits de violence
00:14:29qui ont été, en tout cas, rapportés dans la ville de Carcassonne ?
00:14:33Non, le ministre de l'Intérieur l'a dit.
00:14:35Il a demandé à ce que les autorités compétentes soient saisies.
00:14:39Et donc, c'est à l'issue de ces investigations
00:14:41que toute la lumière pourra être faite
00:14:43sur ce qui s'est passé à Carcassonne
00:14:46et qui, évidemment, a fait l'objet d'images
00:14:48qui ont particulièrement choqué les Françaises et les Français.
00:14:51Je vous remercie.
00:14:55Merci beaucoup.
00:15:00Merci beaucoup, chers collègues, cher Jean-Dizier.
00:15:04Donc, sans plus attendre, je vous propose de céder la parole à Philippe Baptiste.
00:15:11Merci, madame la ministre.
00:15:13Alors, peut-être un tout petit mot pour revenir sur le sommet international de l'espace
00:15:17qui s'est tenu la semaine dernière, le 9 et le 10 septembre,
00:15:20sous la coupole du Grand Palais.
00:15:22Sommet qui était donc coprésidé avec l'Allemagne,
00:15:25avec 2 000 participants qui sont venus d'une centaine de pays différents,
00:15:28toutes les organisations internationales qui traitent du spatial,
00:15:31une soixantaine de représentants,
00:15:33enfin, chefs d'État ou de représentants de gouvernement.
00:15:36Et il a aussi réuni, je crois, toutes les parties prenantes du spatial,
00:15:39c'est-à-dire à la fois les industriels de partout dans le monde,
00:15:43donc les entrepreneurs, les chercheurs, des étudiants qui étaient là aussi, évidemment.
00:15:48En termes de bilan un petit peu chiffré,
00:15:51une cinquantaine d'accords qui ont été annoncés,
00:15:54pour un total de 20 milliards d'euros,
00:15:56donc quand même des montants qui sont très significatifs,
00:15:58et pas simplement des accords entre la France et un autre pays,
00:16:01ou des accords ou des partenariats commerciaux
00:16:04qui ne concerneraient que l'Europe, vraiment du multilatéral.
00:16:07Le sommet, je crois qu'il a permis vraiment de réaffirmer,
00:16:10c'était quand même une ambition forte,
00:16:11la place multilatérale aussi de l'espace.
00:16:14L'espace ne peut pas être une zone de l'endroit,
00:16:17c'est un bien commun,
00:16:18ce n'est pas une zone qui est exclusivement à l'usage d'un pays
00:16:21ou d'une organisation.
00:16:24La France a proposé plusieurs déclarations multilatérales
00:16:27qui ont été endossées par une quarantaine de pays,
00:16:29une sur la soutenabilité des opérations spatiales,
00:16:32avec en particulier des questions autour des débris,
00:16:34de la congestion des orbites,
00:16:35et la manière dont ça doit être nécessairement régulé,
00:16:38et ce n'est pas par passion de la régulation,
00:16:40c'est véritablement un phénomène physique,
00:16:42la congestion des orbites,
00:16:44et donc il faut être capable de réguler ce phénomène.
00:16:48Et un sur les fréquences,
00:16:50qui sont devenues un enjeu absolument crucial
00:16:52dans le développement du spatial,
00:16:55et un objet de compétition,
00:16:56et en affirmant le fait que, évidemment,
00:16:59l'usage des fréquences doit là aussi être,
00:17:01ce n'est pas simplement premier arrivé, premier service.
00:17:04Et puis une troisième déclaration,
00:17:05qui concerne l'intégrité des données scientifiques spatiales,
00:17:07avec des principes d'accessibilité,
00:17:09d'ouverture sans naïveté,
00:17:11et d'intégrité de ces données.
00:17:13Donc je crois qu'il y avait vraiment comme objet aussi
00:17:15de réaffirmer une ambition spatiale forte
00:17:17pour la France et pour l'Europe,
00:17:19et je crois que ça a été le cas,
00:17:20au travers à la fois du discours du président de la République
00:17:23et de la présidente de la Commission,
00:17:26Van der Leyen,
00:17:27une accélération du programme Iris Square,
00:17:29qui est vraiment maintenant acté et qui est parti,
00:17:32et avec des premiers lancements qui arriveront en 2029.
00:17:35C'est aussi tout un ensemble de contrats
00:17:37qui ont été signés par les grandes entreprises européennes,
00:17:39à commencer évidemment par Ariane Group,
00:17:41avec plusieurs nouveaux lancements
00:17:43qui ont été signés avec de grandes entreprises américaines.
00:17:48Et alors, c'est une vision aussi à long terme
00:17:51pour l'avenir des lanceurs,
00:17:53avec un véritable objet politique
00:17:55qui est un objet de préférence européenne,
00:17:58de dire simplement que demain,
00:17:59on veut évidemment que les satellites européens
00:18:01soient lancés sur des lanceurs européens.
00:18:03Ça peut paraître être une banalité de dire ça,
00:18:05ce n'est pas encore le cas aujourd'hui,
00:18:07et l'Europe est le seul continent encore aujourd'hui
00:18:10à ne pas respecter cette notion de préférence,
00:18:13et donc évidemment, il faut qu'on fasse ça.
00:18:15La France s'est aussi engagée pour la science,
00:18:17la technologie, dans une perspective internationale,
00:18:20avec une réaffirmation d'un soutien
00:18:21au programme Copernicus,
00:18:23qui est quand même le grand programme européen
00:18:25d'observation de la Terre pour le climat,
00:18:27pour comprendre les évolutions du climat.
00:18:28C'est vraiment un programme où l'Europe est leader
00:18:31mondialement sur ces sujets-là,
00:18:32et donc il faut qu'on continue à le soutenir.
00:18:34Il y aura aussi un investissement additionnel
00:18:35de 40 millions d'euros via le CNES
00:18:38dans un nouveau programme d'observation de la Terre spécifique.
00:18:41Voilà, et puis mentionner enfin simplement
00:18:43qu'au-delà, il y a aussi eu au Grand Palais,
00:18:47pendant le week-end,
00:18:48une manifestation grand public
00:18:50qui a attiré énormément de participants.
00:18:54Voilà, je suis à votre disposition
00:18:55pour répondre à d'éventuelles questions.
00:19:08Merci beaucoup, chers collègues.
00:19:12Et donc, je vous propose
00:19:15de passer à la partie questions-réponses
00:19:18pour le reste.
00:19:26Bonjour, Madame la Ministre.
00:19:27Francesco Fontemaggi pour l'Agence France-Presse.
00:19:30La présidente de la Commission européenne,
00:19:32Ursula von der Leyen,
00:19:33a annoncé aujourd'hui dans son discours
00:19:35sur l'État de l'Union
00:19:36sa volonté d'une interdiction
00:19:40des réseaux sociaux en Europe
00:19:42aux moins de 13 ans,
00:19:44avec un régime plus spécifique
00:19:46entre 13 et 15 ans.
00:19:48Le Président, la France demandait
00:19:50une interdiction globale
00:19:53aux moins de 15 ans.
00:19:55Est-ce que ça va dans le bon sens ?
00:19:57Est-ce que la France est satisfaite
00:19:58ou est-ce qu'elle continue de pousser
00:20:00pour une interdiction plus dure ?
00:20:04L'objectif qu'a fixé
00:20:06le Président de la République,
00:20:08c'est de trouver un cadre légal,
00:20:11national et ou européen
00:20:14d'ici au printemps
00:20:15qui protège nos enfants
00:20:18et nos adolescents
00:20:20des dangers que présentent
00:20:22les réseaux sociaux ?
00:20:23Dans ce cadre,
00:20:24l'annonce qui a été faite
00:20:26dans le discours
00:20:27d'Ursula von der Leyen
00:20:29va évidemment dans le bon sens
00:20:31et pour le reste,
00:20:32je vous renvoie vers l'Élysée.
00:20:33Mais tout ce qui va dans le sens
00:20:35de poser un cadre juridique clair
00:20:37qui permette encore une fois
00:20:39de protéger nos jeunes
00:20:41et nos adolescents
00:20:42va indéniablement dans le bon sens.
00:20:44Et on pousse pour cela.
00:20:47Depuis longtemps maintenant,
00:20:48le Président de la République,
00:20:48vous le savez,
00:20:49est très engagé.
00:20:50On continue donc à travailler
00:20:51encore une fois
00:20:53pour cet objectif.
00:21:01Bonjour.
00:21:03Pardon.
00:21:04Vous vous en prie,
00:21:04Christelle Méral,
00:21:05France Télévisions.
00:21:07Le Premier ministre a proposé
00:21:08que l'amende infligée à Google
00:21:11soit redistribuée aux États membres.
00:21:14Alors, combien est-ce que la France,
00:21:15elle espère récupérer ?
00:21:17Et puis, par ailleurs,
00:21:19est-ce que ça veut dire
00:21:19que pour boucler le budget français,
00:21:21il faut rogner sur le budget européen ?
00:21:23Non, c'est du bon sens.
00:21:24Il est trop tôt pour poser des chiffres.
00:21:27C'est une discussion
00:21:29qu'on doit avoir avec Bruxelles.
00:21:31Ce n'est pas d'ailleurs
00:21:31la première année
00:21:32que ce type de discussion a lieu.
00:21:35Ce n'est pas un rabais français,
00:21:38comme ce que j'ai pu entendre
00:21:40ici ou là.
00:21:40c'est simplement la prise en compte
00:21:42d'une amende infligée à Google
00:21:46sur les appels de fonds,
00:21:47les contributions
00:21:48de l'ensemble des États membres.
00:21:50Et donc, en fait,
00:21:51je pense, encore une fois,
00:21:52quelque chose d'assez logique
00:21:54et d'assez cohérent.
00:21:55Et ce n'est pas la première fois
00:21:57qu'on a ce type de démarche-là.
00:21:59Oui, mais est-ce que ce n'est pas donné
00:22:00aussi le grain à moudre
00:22:02par exemple au Rassemblement national
00:22:03qui dit qu'il faut diminuer
00:22:05la contribution européenne ?
00:22:06Précisément non,
00:22:07parce que ça n'a rien à voir.
00:22:09Précisément non,
00:22:09parce que ça n'a rien à voir.
00:22:10Et je vous invite à ne pas confondre
00:22:12ce que demande Jordan Bardella
00:22:14et ce que fait aujourd'hui
00:22:15le gouvernement
00:22:16en demandant simplement
00:22:18à ce que soit retranché
00:22:19du budget rectificatif
00:22:21une amende infligée à Google
00:22:23qui n'avait pas été anticipée
00:22:26et légitimement
00:22:27au moment où ce budget
00:22:29a été élaboré.
00:22:30Ça n'a rien à voir
00:22:31avec une baisse unilatérale
00:22:36de la contribution de la France
00:22:38qui revient en fait
00:22:39à un désengagement national
00:22:42au sein de l'Union européenne
00:22:43que prônent le Rassemblement national
00:22:46Marine Le Pen
00:22:46et Jordan Bardella.
00:22:49Pour boucler le budget français,
00:22:51il y a besoin justement
00:22:52d'aller faire appel
00:22:53à ce type de recettes ?
00:22:56On est dans une situation budgétaire
00:22:58qui nécessite des efforts,
00:23:00qui est difficile,
00:23:01qui résulte massivement
00:23:04du contexte international.
00:23:06Là encore,
00:23:07on en a beaucoup parlé.
00:23:08Donc, dans ce cadre-là,
00:23:10il est normal d'avoir,
00:23:13là encore une fois,
00:23:14le maximum d'efficacité
00:23:15là où l'on peut.
00:23:16On le fait sur l'ensemble
00:23:17des chantiers français.
00:23:18Il est normal
00:23:19qu'on ait ce type de discussion
00:23:20à l'échelle européenne.
00:23:22on les aurait eues de toute façon.
00:23:25Et justement,
00:23:26dernier point,
00:23:26est-ce que pour le coup,
00:23:27ce n'est pas contradictoire
00:23:28avec le fait que le chef de l'État,
00:23:30lui, régulièrement,
00:23:31s'exprime en faveur
00:23:32plutôt d'un élargissement
00:23:34du budget européen ?
00:23:36Encore une fois,
00:23:37je vous dis qu'il s'agit simplement
00:23:39de retrancher une amende
00:23:42imposée à Google
00:23:43et que ce budget,
00:23:45ce montant plus exactement,
00:23:46n'avait pas été intégré
00:23:47dans le budget.
00:23:48Nous ne sommes pas en train
00:23:49de discuter du cadre financier pluriannuel.
00:23:52Nous parlons là
00:23:52du budget rectificatif 2026.
00:23:56Et c'est donc assez logiquement,
00:23:58puisqu'on fait un budget rectificatif,
00:24:01on prend en compte les évolutions
00:24:03et cette amende en fait partie
00:24:05qui ont eu lieu ces dernières semaines
00:24:07et ces derniers mois.
00:24:08Et ça ne vise pas spécifiquement la France,
00:24:12ça vise là encore l'ensemble
00:24:13des États membres.
00:24:15Donc je vous invite vraiment,
00:24:16je comprends la tentation
00:24:17qu'est la vôtre
00:24:18de faire un parallèle
00:24:19entre le Rassemblement national,
00:24:21Jordan Bardella,
00:24:22les propositions anti-européennes
00:24:24qu'il porte
00:24:24et la simple mise à jour budgétaire,
00:24:28encore une fois,
00:24:29d'un budget en cours.
00:24:30C'est deux choses très différentes.
00:24:31Ne laissez pas penser
00:24:33à vos auditeurs
00:24:34ou à vos téléspectateurs
00:24:35qu'il s'agirait
00:24:35de décisions similaires
00:24:36parce que ce n'est pas le cas.
00:24:38C'est un peu technique
00:24:39et je pense que c'est important
00:24:40que chacun prenne le temps
00:24:41de l'expliquer.
00:24:42Dans un instant,
00:24:43gros plan sur la situation
00:24:44à Ceuta,
00:24:45mais d'abord les dernières informations.
00:24:46Félicité Kindoki.
00:24:47Merci Pierre.
00:24:48Bonjour à tous.
00:24:49Les pêcheurs ne décolèrent pas
00:24:51et bloquent à présent
00:24:52le port de Sète dans l'Hérault.
00:24:54Déjà hier,
00:24:54une centaine d'entre eux
00:24:55y avaient empêché
00:24:56le départ d'un bateau
00:24:57de la Corsica-Ferise.
00:24:59Et ce troisième jour
00:25:00de mobilisation,
00:25:01les pêcheurs sont toujours
00:25:02aussi déterminés
00:25:04à interpeller le gouvernement
00:25:05sur la hausse du prix du carburant
00:25:07et la dégradation
00:25:08de leurs conditions de travail.
00:25:09Côté politique,
00:25:10la primaire de la gauche démocratique
00:25:11et sociale démarre
00:25:12et ils ne seront finalement
00:25:13plus que cinq candidats
00:25:15sur cette ligne de départ.
00:25:16Olivier Faure,
00:25:17Ségolène Royal,
00:25:18Jérôme Gage,
00:25:19Raphaël Glucksmann
00:25:19et Emmanuel Morel.
00:25:21Le député socialiste
00:25:22Philippe Brun a été écarté
00:25:23pour des accusations
00:25:24de violence.
00:25:25Il a affirmé avoir appris
00:25:26avec stupeur
00:25:27sa suspension
00:25:28et dit ignorer
00:25:28ce qui lui est reproché.
00:25:30Il est également exclu
00:25:31à titre conservatoire
00:25:32du groupe PS à l'Assemblée.
00:25:33Le bilan humain
00:25:35de la période caniculaire
00:25:36en France est lourd.
00:25:388000 personnes ont perdu la vie
00:25:40après l'été de canicule
00:25:41quasi continu
00:25:42selon les données provisoires
00:25:43des autorités sanitaires.
00:25:45Un bilan voué à s'alourdir
00:25:47car les chiffres doivent encore
00:25:48être consolidés.
00:25:50Leur collecte n'est pas terminée.
00:25:52Cet été aura été le plus chaud
00:25:53jamais vécu par l'hexacone
00:25:55depuis 1900.
00:25:56Dans le Pas-de-Calais,
00:25:5713 migrants ont été découverts
00:25:59à bord du camion
00:26:00d'un chauffeur poids lourd
00:26:01appartenant à une société française
00:26:03qui depuis le Finistère
00:26:04devait livrer des yaourts
00:26:07en Angleterre
00:26:07mais son voyage
00:26:08s'est arrêté à Calais
00:26:09pris pour un passeur
00:26:10par la douane britannique.
00:26:12Il serait en fait
00:26:12victime de tout un réseau.
00:26:14La justice britannique
00:26:15lui réclame aujourd'hui
00:26:16plus de 50 000 euros.
00:26:18Un cas loin d'être isolé.
00:26:19Luisa Paris.
00:26:21C'est lors d'un contrôle douanier
00:26:23à Calais
00:26:23par les autorités britanniques
00:26:25que 13 migrants
00:26:26ont été retrouvés
00:26:28à bord de ce camion frigorifique.
00:26:30Le gérant de la société
00:26:32de transport
00:26:33abasourdi
00:26:34se défend
00:26:35d'être un passeur.
00:26:36Il pointe au contraire
00:26:37un réseau clandestin
00:26:39très organisé.
00:26:40Les passeurs
00:26:41on va dire
00:26:41parce qu'il y a des réseaux
00:26:42ont pris soin
00:26:43de mettre au niveau
00:26:44des joints de porte
00:26:44du mar de café
00:26:45pour justement
00:26:48que les chiens
00:26:49normalement
00:26:49ne sentent pas
00:26:50une présence humaine
00:26:51à l'intérieur.
00:26:51Pour ne pas toucher
00:26:52au plomb par exemple
00:26:53ou au cadenas
00:26:53ils démontent la poignée
00:26:55et ils remettent ça
00:26:55en place sans problème.
00:26:56Ce chauffeur
00:26:57était allé charger
00:26:58sa cargaison de yaourt
00:26:59en Italie
00:27:00avant de passer
00:27:01une nuit à Lyon
00:27:02puis à Calais.
00:27:03Pour prouver son innocence
00:27:05le transporteur
00:27:06réclame les images
00:27:07de vidéos
00:27:08surveillance des parkings.
00:27:10Sans succès
00:27:11il regrette
00:27:12d'être le seul
00:27:13à devoir se défendre
00:27:14dans cette affaire.
00:27:15L'expéditeur italien
00:27:17lui n'a pas été
00:27:18inquiété
00:27:18du tout
00:27:19du tout.
00:27:20Les migrants
00:27:20une fois descendus
00:27:22du camion
00:27:22ont été pris en charge
00:27:23par des associations
00:27:25françaises
00:27:27mais ils n'ont pas
00:27:28été entendus
00:27:28ni par les douaniers
00:27:30britanniques
00:27:31ni par les douaniers
00:27:32français.
00:27:32Même si son amende
00:27:34est majorée
00:27:34ce chauffeur
00:27:35refuse de payer
00:27:36les 50 000 euros
00:27:38que lui demande
00:27:38la justice britannique.
00:27:40Loin d'être
00:27:41un cas isolé
00:27:41il nous confie
00:27:43que trop souvent
00:27:44les transporteurs
00:27:44payent ses amendes
00:27:45pour continuer
00:27:46à travailler
00:27:47avec l'Angleterre.
00:27:48Lui a cessé
00:27:50toute activité
00:27:51avec le pays.
00:27:52Elle veut aller
00:27:53encore plus loin
00:27:54qu'Emmanuel Macron.
00:27:55La présidente
00:27:56de la commission européenne
00:27:57Ursula von der Leyen
00:27:58veut interdire
00:27:59les réseaux sociaux
00:28:00au moins de 13 ans
00:28:01et mettre en place
00:28:02des mini-comptes
00:28:03pour les moins de 15 ans.
00:28:04Je vous propose
00:28:05de l'écouter.
00:28:09Il est désormais
00:28:10temps pour l'Europe
00:28:11d'agir.
00:28:11Et demain,
00:28:12la commission
00:28:13proposera la loi
00:28:14Kid Act.
00:28:15Nous adopterons
00:28:16une approche
00:28:16progressive
00:28:17et différenciée.
00:28:18Chaque tranche d'âge
00:28:20a ses propres sensibilités.
00:28:22C'est pourquoi
00:28:22chacune bénéficiera
00:28:24d'un niveau
00:28:24de protection adapté.
00:28:26En résumé,
00:28:27pas de réseaux sociaux
00:28:28avant l'âge de 13 ans.
00:28:34Amnesty International
00:28:35accuse l'Iran
00:28:36d'avoir commis
00:28:37des crimes
00:28:37contre l'humanité
00:28:39lors de la répression
00:28:40des manifestations
00:28:40de 2022.
00:28:41Répression qui a fait
00:28:42des centaines de morts.
00:28:44Des accusations
00:28:44étayées dans un rapport
00:28:45publié aujourd'hui
00:28:47à l'occasion
00:28:47du quatrième anniversaire
00:28:49du mouvement
00:28:49Femmes
00:28:50Vie Liberté.
00:28:51Merci, félicité à tout à l'heure
00:28:5316h pour d'autres informations.
00:28:55Sont à table avec moi
00:28:55Yvan Nusaï.
00:28:56Bonjour, merci de m'accompagner.
00:28:58Nous sommes également
00:28:59avec Grégoire Dobini.
00:29:00Bonjour, vous êtes directeur
00:29:01des relations institutionnelles
00:29:03de l'OID,
00:29:04l'Office Immigration
00:29:06et Démographie.
00:29:08Observatoire de l'Immigration
00:29:08et de la Démographie.
00:29:09De toute façon,
00:29:10je me plante toujours
00:29:10sur l'OID.
00:29:11Un coup, c'est l'Observatoire,
00:29:12un coup, c'est le I,
00:29:13un coup, c'est le D.
00:29:14L'OID, voilà, comme ça,
00:29:15qui est dirigé par l'excellent
00:29:17Nicolas Pouvromonti
00:29:18que nous avons l'habitude
00:29:19de voir.
00:29:20Raphaël Steinville
00:29:20du JDD.
00:29:21Bonjour, Pierre.
00:29:21Je dis JDD,
00:29:23je ne dis plus journal du dimanche
00:29:24parce qu'après,
00:29:25vous allez me dire
00:29:25que ce n'est pas dimanche.
00:29:26Et Thibaut Marchoteau
00:29:27est avec nous.
00:29:28Thibaut Marchoteau
00:29:29qui est un de nos fervents
00:29:30et reporters chevronnés
00:29:32et qui a passé du temps
00:29:34à Ceuta.
00:29:34C'est bien là
00:29:35où nous allons aller
00:29:37à Ceuta.
00:29:37Pourquoi ?
00:29:38Parce qu'il y a eu
00:29:39un match hier
00:29:40entre le Real Madrid
00:29:41et la ville d'Elche.
00:29:43Et ce n'est pas tant
00:29:44le score
00:29:45ni l'aspect sportif
00:29:47qui nous intéresse aujourd'hui.
00:29:48C'est le fait
00:29:48que les joueurs
00:29:49du Real Madrid
00:29:50ont reçu
00:29:51des t-shirts
00:29:52qu'ils devaient mettre
00:29:53pour soutenir
00:29:55les habitants de Ceuta.
00:29:56Pourquoi ?
00:29:56Parce qu'à Ceuta,
00:29:57il y a encore
00:29:58des dizaines de milliers
00:29:59de migrants
00:30:00sur les 72 000.
00:30:02Les chiffres divergent
00:30:03mais entre 5 et 30 000
00:30:05seraient encore présents
00:30:06et on va le voir
00:30:07dans un instant.
00:30:08Mais d'abord,
00:30:08regardez ces images
00:30:09Kylian Mbappé
00:30:11et certains autres
00:30:12joueurs du Real Madrid
00:30:13qui ont tout simplement
00:30:14refusé de porter
00:30:16entièrement
00:30:17ce t-shirt
00:30:18de soutien
00:30:19à leur
00:30:20compatriotes espagnols.
00:30:22avec la Commissão
00:30:28le doy
00:30:28de la Commissão
00:30:28que estive
00:30:29en medio
00:30:30de la Commissão
00:30:31que estive
00:30:32en un grand
00:30:33qué rossi
00:30:35nos envidia
00:30:58Voilà, alors vous le voyez, soit le tee-shirt n'est pas porté,
00:31:02soit il est enlevé très vite, soit il est roulé à moitié pour ne pas avoir le message de soutien.
00:31:12Retour précisément justement sur ce sujet, qui concernait donc Kylian Mbappé, Vissinu Junior et Ibrahima Konaté avec Pauline Trevzer.
00:31:20Kylian Mbappé et ce tee-shirt masqué, photo prise hier soir lors du match entre le Real Madrid et Elche.
00:31:27En soutien à Ceuta, les joueurs sont invités avant le coup d'envoi à le porter,
00:31:32mais au moment d'entrer sur la pelouse, le numéro 10 français enroule le vêtement pour dissimuler ce message.
00:31:40L'initiative était portée par l'association valencienne des entrepreneurs avec le soutien de la Liga.
00:31:46L'objectif, afficher leur solidarité aux habitants de Ceuta, au cœur d'une crise migratoire avec le Maroc.
00:31:53« Todos somos cabalas », traduction « Nous sommes tous des Ceuta, c'est ce qui devait apparaître sur le
00:31:59vêtement ».
00:32:00Sur le terrain, Mbappé le retire rapidement et il n'est pas le seul.
00:32:04Ses coéquipiers Vinicius Junior et Ibrahima Konaté, eux aussi, choisissent de ne pas afficher entièrement le message.
00:32:11Un geste qui interroge, simple choix personnel ou prise de position politique.
00:32:17Pour l'heure, Kylian Mbappé n'a pas réagi.
00:32:19Sur la scène politique, il n'en est pas à sa première polémique.
00:32:23Après la dissolution en juin 2024, l'international français s'exprime sur le rassemblement national.
00:32:29« Plus que jamais, il faut aller voter. Là, il y a vraiment urgence.
00:32:32On ne peut pas laisser notre pays entre les mains de ces gens-là. »
00:32:40Un an plus tôt, après la mort de Naël, il écrit sur X « J'ai mal à ma France
00:32:45»
00:32:45et dénonce une situation inacceptable.
00:32:48C'est aussi son silence qui avait parfois interrogé.
00:32:51Lors de la mort de Philippines, en septembre 2024, il ne s'était pas exprimé publiquement.
00:32:57Voilà donc pour ce qui se passe.
00:32:59En Espagne, le pays est divisé.
00:33:01En tout cas, c'est une grande majorité d'Espagnols qui se sent indignés.
00:33:05Nico Salvador est avec nous depuis l'Espagne.
00:33:08Nico Mbappé qui fait encore parler de lui.
00:33:12Oui, bonjour Pierre.
00:33:13Toute la presse reprend effectivement cette non-réaction de Mbappé pour soutenir ce message
00:33:20qui était quand même, on l'a vu dans le documentaire, très consensuel.
00:33:23« Todos somos caballas, nous sommes tous ceutiens ».
00:33:26C'est simplement un message de soutien au peuple qui vit là-bas.
00:33:30Il n'y a pas rien sur l'immigration, il n'y avait aucune connotation politique sur ce T-shirt.
00:33:36Et pourtant, il n'a pas voulu le mettre Mbappé.
00:33:38Alors, c'est d'autant plus sensible cette histoire qu'elle intervient au lendemain d'une autre polémique.
00:33:43Il y a un autre joueur qui s'appelle Ez Abde qui, lui, joue à Séville et qui a mis
00:33:48ce T-shirt.
00:33:49Et lui, il est marocain et il s'est fait bâcher en fait en disant tout simplement que c'était
00:33:53un traître,
00:33:54qu'il ne soutenait pas le Maroc et que c'était choquant.
00:33:57Alors, peut-être on peut comprendre pourquoi Mbappé a fait ça.
00:34:00Et on peut comprendre pourquoi ce joueur de Séville qui a porté le T-shirt s'est fait bâcher
00:34:04parce qu'il était marocain, parce qu'il y a une marche qui est prévue ce dimanche au Maroc.
00:34:09Une marche en soutien à la marocanisation de Séouta.
00:34:14C'est-à-dire qu'une marche pour la liberté de Séouta va avoir lieu
00:34:16pour que l'Espagne remette la ville de Séouta officiellement au Maroc.
00:34:21Il faut savoir qu'il y a des élections législatives qui arrivent au Maroc
00:34:25qui auront lieu mercredi prochain et l'arabisation de Séouta est vraiment devenue un thème de campagne
00:34:33et c'est devenu très très clivant au Maroc.
00:34:35Alors, est-ce que Mbappé a voulu soutenir l'arabisation de Séouta ?
00:34:40La question reste posée.
00:34:42Merci beaucoup Nico Salvatore.
00:34:43Vous restez avec nous pendant ce débat.
00:34:45Je me tourne vers Thibault Marchoto.
00:34:46Vous avez été il y a encore quelques jours sur place.
00:34:48À quoi ça ressemble ?
00:34:49Écoutez, Séouta, c'est déjà une enclave très particulière,
00:34:52une particularité géographique au nord du Maroc, dans le détroit de Gibraltar.
00:34:57Et donc, il y a eu cette gigantesque vague d'immigration
00:34:59qui s'est déroulée à la fin du mois de juillet dernier.
00:35:02On estime entre 72 voire même 80 000 pour certains.
00:35:05Ce chiffre de 80 000 a été évoqué du nombre de personnes
00:35:08qui sont rentrées dans l'enclave de Séouta par le Maroc.
00:35:11Donc, il n'y a pas que des Marocains qui sont rentrés à Séouta.
00:35:14Il y a aussi des migrants d'Afrique subsaharienne.
00:35:17Il y a aussi des Maghrébins, des Marocains effectivement.
00:35:19Mais il y a tout un tas de personnes qui sont rentrées dans cette enclave.
00:35:23Beaucoup sont rentrées, mais il en reste énormément.
00:35:26Et là, il y a eu un double discours entre les autorités espagnoles
00:35:30et les autorités locales, les autorités de Séouta qui sont espagnoles aussi.
00:35:35Très vite, le président de l'enclave, Juan Vivas, a affirmé
00:35:39qu'il y a encore 13 000 personnes,
00:35:41alors que le gouvernement espagnol, lui, parle de 5 000 personnes.
00:35:45Il y a toujours ce double discours.
00:35:46Et je peux vous dire que les habitants de Séouta, pour les avoir rencontrés,
00:35:49eh bien, ils en ont marre de ce double discours.
00:35:51Ils sont encore partisans du dirigeant sur place.
00:35:54Par contre, il y a un mépris.
00:35:57Alors, vous ne les avez pas comptés, évidemment, Thibaut Marchoteau
00:36:00et Régine Delfour également, qui a fait des reportages là-bas.
00:36:04Mais où est-ce qu'ils vivent ?
00:36:06À quel emplacement ?
00:36:07On va voir tout à l'heure un reportage de quoi la plage est devenue en fait un abri pour
00:36:12tous ces migrants.
00:36:13Comment est-ce que ça se passe sur place ?
00:36:14Alors, c'est difficile de vous dire où ils vivent.
00:36:16En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'ils airent.
00:36:18Ils airent partout, dans les plages, dans les parcs municipaux.
00:36:21Ils changent d'endroit, en fait.
00:36:21Exactement.
00:36:22Et il y a des concentrations.
00:36:24Alors, sur la plage, vous avez sûrement vu ces images sur la plage du trampoline à Ceuta.
00:36:29Il y a depuis plusieurs semaines des centres d'hébergement d'urgence qui ont été créés.
00:36:33Environ 1800 places.
00:36:35Alors, ils s'agrandissent de jour en jour, ces centres d'hébergement.
00:36:38Mais ils sont totalement pleins à craquer, ces centres d'hébergement.
00:36:42Alors, tous ces habitants, tous ces migrants, pardon, ils errent dans les rues de l'enclave.
00:36:48On a encore aujourd'hui des habitations qui ont été fouillées parce que certains sont accusés de faire du trafic
00:36:54d'êtres humains
00:36:55et d'héberger certains migrants.
00:36:57Mais on les voit un petit peu partout.
00:36:59Certains vivent dans des caches d'immeubles, d'autres dans la rue, dans les parcs, je vous le disais, ou
00:37:03encore à la plage.
00:37:03Alors, justement, vous parliez des habitants de Ceuta qui sont excédés et qui s'organisent parfois également pour protester.
00:37:11Regardez cette séquence.
00:37:13Mais c'est vrai que j'ai peur pour mes filles.
00:37:16J'ai deux filles, l'une de 15 ans et l'autre de 17 ans, qui peuvent se sentir intimidées
00:37:22lorsqu'elles sortent dans la rue
00:37:24et voient des groupes d'hommes traînés dans les rues sans rien avoir à faire.
00:37:30Des groupes de 5 ou 6 hommes qui peuvent les intimider et leur faire peur ou leur faire quoi que
00:37:36ce soit.
00:37:37Je fais cela pour mes filles.
00:37:39Nous ne sommes pas violents.
00:37:40Ce sont eux qui sont entrés sur notre terre, qui nous ont envahis.
00:37:45Le jour où ils sont arrivés, ils ont tout envahi.
00:37:46Tous les commerces ont dû fermer.
00:37:49Ceuta était fermé.
00:37:50Ceuta n'est plus la même.
00:37:52Ceuta était très solidaire, très propre.
00:37:54Et maintenant, tout est dégoûtant à voir.
00:37:58Tout est sale.
00:37:59Ceuta n'est plus la même.
00:38:01Les enfants ne peuvent plus sortir dans la rue.
00:38:04Les enfants, la fête foraine, tout.
00:38:08Ils nous ont tout pris.
00:38:09Sur la plage ?
00:38:10Nous ne pouvons plus aller sur la plage.
00:38:12Les enfants restent enfermés à la maison.
00:38:14Ce n'est pas possible.
00:38:15C'est la faute du gouvernement espagnol.
00:38:18C'est la faute du gouvernement espagnol.
00:38:21Nico Salvador est toujours en Espagne en direct avec nous.
00:38:25Comment est-ce que le gouvernement répond à cette détresse des habitants à Ceuta ?
00:38:31Le gouvernement a été assez maladroit.
00:38:34La dernière personne qui a visité l'enclave, c'est le ministre de l'Intérieur.
00:38:38Il a dit « Je vous comprends.
00:38:39Je comprends votre sentiment d'insécurité. »
00:38:43C'est ce terme de sentiment d'insécurité et pas directement la sécurité qui a énervé encore plus les habitants.
00:38:48Il est parti sous les huées, le ministre de l'Intérieur.
00:38:51Donc il y a toujours eu, depuis le début de la crise, cette suspicion de déni de la part des
00:38:57autorités espagnoles.
00:38:57Vous parliez des chiffres tout à l'heure.
00:38:59Le gouvernement espagnol, au tout début, annonçait 5 000 personnes.
00:39:03Là, ils ont enfin reconnu qu'il y aurait 10 000 personnes qui sont actuellement dans l'enclave.
00:39:07Et effectivement, la réalité serait plutôt, comme l'a dit Thibault, autour de 20 000, 30 000 personnes.
00:39:13La priorité du gouvernement, c'est surtout de loger les migrants.
00:39:17Des barraquements vont être construits par l'armée.
00:39:19Et Pedro Sanchez a fait une intervention hier pour dire que ces personnes étaient là au moins jusqu'au 31
00:39:25décembre prochain.
00:39:27Donc ça n'a pas non plus fait plaisir aux habitants qu'à moyen terme, on se dirige encore vers
00:39:32une présence de ces migrants dans l'enclave.
00:39:35Le sentiment, je garde ce mot.
00:39:37Voilà comment est-ce que dans le gouvernement espagnol, Yohann Uzaï, on traduit pour essayer d'atténuer, on a connu
00:39:44ça aussi, le mot sentiment pour atténuer, en fait, une submersion migratoire.
00:39:50Il y a une telle déconnexion entre les gouvernants et la population, mais ce qui est valable en Espagne est
00:39:55valable en France.
00:39:56On a entendu cela effectivement à de multiples reprises.
00:39:59La différence entre les gouvernants et la population, c'est que ceux qui sont à la tête de l'État
00:40:03n'auront jamais à subir les ravages de l'immigration.
00:40:06Le ministre de l'Intérieur espagnol, il n'aura jamais à subir l'insécurité que peut induire l'immigration, en
00:40:13tout cas une partie de l'immigration.
00:40:15Il ne connaîtra jamais cela. Il n'a jamais peur quand il sort dans la rue, il n'a jamais
00:40:19à se promener le soir dans les rues de Ceuta, il est entouré de gardes du corps, il vit dans
00:40:23des conditions privilégiées.
00:40:24Donc c'est indécent. On ne donne pas de leçons à la population quand on ne connaît pas ce que
00:40:28vit sa propre population.
00:40:30C'est complètement indécent. Et je dois dire que c'est valable en France aussi.
00:40:34Nous avons les mêmes gouvernants, nous avons eu le même ministre de l'Intérieur actuellement, M. Nunez.
00:40:40On a eu un garde des Sceaux qui a tenu les mêmes propos et la présidente de la Commission européenne,
00:40:46qui est à la tête de la Commission européenne.
00:40:49On va en parler.
00:40:50Elle est en campagne aussi.
00:40:52Elle a tenu un discours qui est complètement déconnecté de la volonté des peuples européens.
00:40:58Donc il est temps qu'il y ait effectivement, me semble-t-il, une sorte de révolution électorale pour que
00:41:04tout ce petit monde-là comprenne qu'elle est véritablement la volonté populaire.
00:41:08Grégoire Dobini, comment est-ce que l'Observatoire de l'immigration et de la démographie regarde cette enclave, comme l
00:41:14'a dit Thibaut Marchoteau très justement ?
00:41:15En fait, on est entre le Maroc et l'Espagne avec une situation très particulière.
00:41:22Oui, effectivement. Alors finalement, ce feuilleton, si on peut dire...
00:41:26Cet épisode supplémentaire du feuilleton, parce qu'il y en a eu quelques-uns.
00:41:30Exactement, depuis le mois d'août, résume toutes les défaillances du droit européen.
00:41:34Les défaillances en amont, puisque le contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne est rendu très compliqué par un
00:41:39principe de non-refoulement,
00:41:40qui est absolu, qui a vocation à s'appliquer normalement aux demandeurs d'asile, mais qui dans les faits s
00:41:45'applique à tous les étrangers en situation régulière,
00:41:47qui doivent pouvoir déposer une...
00:41:48On a englobé en fait.
00:41:49Exactement, et qui condamne finalement les États à l'impuissance.
00:41:53Vous avez ensuite un régime de libre circulation Schengen qui s'applique, c'est-à-dire que les étrangers en
00:41:58situation régulière
00:41:58peuvent ensuite librement circuler dans un espace de 4,6 millions de kilomètres carrés.
00:42:03Et l'autre problème, c'est que quand vous avez un État qui est défaillant, finalement, ce sont l'ensemble
00:42:07des États européens aujourd'hui qui trinquent.
00:42:10Et vous avez ensuite un autre problème en aval, c'est que les éloignements sont aussi rendus très compliqués,
00:42:15parce que vous avez toute une série de droits individuels qui s'appliquent à ces étrangers en situation régulière.
00:42:19Alors si on estime qu'ils ont développé des liens familiaux, si on estime qu'ils sont gravement malades, s
00:42:23'ils ont un droit à l'asile.
00:42:25Et quand vous mettez ça bout à bout, vous avez une exaspération des populations locales.
00:42:29Nico Salvador, il y a aussi une exaspération des forces armées sur place, enfin armées justement.
00:42:35Est-ce qu'ils sont armés, les militaires et les gendarmes mobiles qui font face à de la violence en
00:42:42fait tous les jours à Ceuta ?
00:42:44Eh bien c'est bien le problème Pierre, oui ils sont armés puisque ce sont des militaires,
00:42:49mais ils n'ont pas le droit de se servir de leurs armes et d'ailleurs ils n'ont le
00:42:52droit de rien faire du tout.
00:42:54La directive du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Défense, c'est si jamais vous vous faites
00:42:59attaquer,
00:42:59et ce qui est le cas parce que souvent les militaires se font caillasser,
00:43:03si vous êtes attaqué vous devez appeler la police, c'est la police qui a l'exclusivité du maintien de
00:43:08l'ordre
00:43:08et vous, vous n'avez le droit de rien faire et les militaires sont tellement en colère qu'ils appellent
00:43:12à une manifestation.
00:43:14Ce soir à 20h dans le centre de Ceuta, les militaires vont manifester, d'ailleurs ils ont invité à venir
00:43:19avec eux
00:43:19le personnel sanitaire, la police, les habitants parce que tout ce monde est en colère effectivement
00:43:24et ils demandent à quoi ils servent. Ils disent on nous met sur le terrain, nous avons une cible dans
00:43:28le dos
00:43:28parce que nous représentons l'autorité, en même temps nous n'avons pas le droit de faire quoi que ce
00:43:32soit,
00:43:32donc gros scolaire effectivement, c'est la première fois qu'il y a une manifestation dans l'histoire récente de
00:43:37l'Espagne du corps militaire.
00:43:39Voilà, alors qu'effectivement le militaire par principe dans tous les pays ne manifeste pas
00:43:44et regardez justement la situation de ces militaires sur place.
00:43:58Ça c'est une attaque vraiment en force, vous avez vu Thibaut Marchotov, ça vous l'avez vu, c'est
00:44:04du vécu.
00:44:05Alors ces attaques, on n'y a pas assisté, mais vous avez également...
00:44:08C'est une réalité, plusieurs fois il y a eu plusieurs attaques de ce type contre des militaires,
00:44:14donc là en l'occurrence ce sont des jets de pierre qui ont été envoyés sur ce véhicule de l
00:44:19'armée,
00:44:19il y a aussi eu des militaires qui ont été aspergés de bombes lacrymogènes qu'avaient en possession les migrants.
00:44:26Également on avait, pendant qu'on était à Ceuta, on avait vu une saisie, une photo de toutes ces saisies
00:44:31qui avaient été réalisées par l'armée de plusieurs armes blanches avec des couteaux, des sécateurs,
00:44:36certains ont été amenés par les migrants eux-mêmes, d'autres ont été volés à des habitants de Ceuta,
00:44:41mais on a vu tout un arsenal avec des photos très impressionnantes et ces saisies,
00:44:44ce ne sont que celles de l'armée, on peut penser que la Guardia Civile ou encore la Policia Nationale
00:44:49Espagnole
00:44:50avaient également saisi plusieurs armes, on se rend compte que, comme l'a dit Nicolas Salvador, ce sont vraiment des
00:44:54cibles.
00:44:54Alors je voudrais qu'on voit une autre séquence, et là vous voyez effectivement les militaires qui tentent d'intervenir
00:45:01et parfois c'est très très difficile entre la population et les migrants.
00:45:05Quand ils ne séparent plus les groupes, les civils se font face, et quand chacun veut imposer sa loi,
00:45:11la paix locale ne tient plus qu'à un fil.
00:45:22Voilà, très très tendu sur place, Raphaël Stainville.
00:45:25Oui mais je crains que cette situation ne s'aggrave encore davantage,
00:45:29parce qu'à l'indifférence du gouvernement espagnol, à la faiblesse de l'Europe,
00:45:34s'ajoute aussi, et ça a été dit par Nico Salvador, la volonté du Maroc ou de certains Marocains de
00:45:41s'emparer véritablement de Ceuta.
00:45:44Je pense que c'est aussi à travers cette crise de Ceuta, on voit à quel point l'arme migratoire
00:45:52aujourd'hui joue dans ce qui est en train de se vivre sous nos yeux.
00:45:57Donc on comprend la colère et le désespoir des habitants de Ceuta, mais que pourront-ils faire si par ailleurs,
00:46:04ils sont finalement presque abandonnés, comme ça semble être le cas, par le gouvernement espagnol ?
00:46:09La situation n'est pas réglée, elle s'enquiste.
00:46:12Lorsque l'on nous explique que finalement, ces clandestins aujourd'hui bénéficient de structures qu'on est en train de
00:46:18leur construire dans la ville,
00:46:19ça veut dire qu'ils sont en train de prendre racine dans l'enclave de Ceuta.
00:46:25Donc oui, je pense qu'on évoquait un feuilleton, je crains qu'il n'y ait pas d'APIEN,
00:46:32et que ce soit malheureusement absolument terrible pour les habitants de Ceuta.
00:46:35On continue de parler de cette situation à Ceuta, sous l'angle européen aussi,
00:46:39et justement on parlait de Madame von der Leyen qui a pris la parole là-dessus,
00:46:43on continue d'en parler, et puis on parlera aussi de ce terroriste du 13 novembre qui en passe d
00:46:48'être libéré.
00:46:49Et ça se passe en Belgique. A tout de suite sur CNews.
00:46:55Retour à Ceuta dans quelques instants après les dernières informations. Félicité Kine Doki.
00:46:59Rebonjour à tous. Après le déraillement du train près de Rouen la semaine dernière,
00:47:04les rames sont actuellement en cours de dégagement par des grues géantes.
00:47:09L'épave du TER qui comportait deux rames et six voitures en tout sera évacuée complètement d'ici environ une
00:47:15semaine.
00:47:15Le chantier mobilise 200 personnes de la SNCF, dont 25 spécialistes du relevage.
00:47:20Après l'ex-maire de Paris, Anne Hidalgo hier, c'est au tour d'Emmanuel Grégoire, actuel maire de Paris,
00:47:25d'être entendu devant la commission d'enquête sénatoriale sur le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.
00:47:30Alors qu'il a été l'adjoint d'Anne Hidalgo pendant dix ans,
00:47:33Emmanuel Grégoire a reconnu que la ville avait pu manquer de transparence vis-à-vis des familles de victimes,
00:47:38après avoir fait part de ses profonds regrets.
00:47:40On en sait plus sur le français de 79 ans et sa campagne roumaine de 62 ans
00:47:45qui ont été tués par leurs gardiens dans la région touristique d'Algarve.
00:47:48Le suspect est un Brésilien âgé de 45 ans qui gardait la maison où vivait le couple.
00:47:53Il a été arrêté samedi, placé en détention provisoire pour des faits d'homicide aggravé et profanation de cadavres.
00:47:59Les faits ont eu lieu au domicile des victimes dans un contexte de violence extrême.
00:48:03Le mobile, lui, est toujours inconnu.
00:48:05A Ceuta, deux suspects ont été arrêtés pour exploitation présumée de migrants
00:48:10en leur faisant payer un hébergement de fortune dans des garages dans des conditions jugées particulièrement précaires.
00:48:17Les suspects arrêtés ont réalisé d'importants gains financiers
00:48:20en profitant de la situation de vulnérabilité particulière des migrants récemment arrivés dans la ville
00:48:25et pour la plupart installés sur les plages.
00:48:28En terminant en Ukraine, où la Russie continue de frapper,
00:48:31à présent, un drone russe sur un minibus a fait au moins cinq morts près de la ligne de front
00:48:37dans le sud du pays.
00:48:38Au moins sept personnes ont été blessées ces derniers jours.
00:48:41Le nombre de civils tués en Ukraine a atteint son niveau le plus élevé.
00:48:44Merci beaucoup. Félicité, Kinnoky.
00:48:46Vous parliez justement de la situation à Ceuta.
00:48:49Dernières informations.
00:48:50Là-bas, nous allons en reparler avec Yohann Uzaï, avec Raphaël Staville,
00:48:54avec Grégoire Dobigny, directeur des relations institutionnelles de l'Observatoire de l'immigration de la démographie
00:49:02et avec Thibaut Marchoteau qui a fait plusieurs jours de reportages à Ceuta
00:49:08qui connaît parfaitement la situation après le pic de migrants fin juillet.
00:49:12On parlait de 72 000, peut-être à 80 000 personnes.
00:49:16La situation est loin d'être réglée.
00:49:17Il reste plusieurs milliers de migrants. Les plages sont devenues des camps à ciel ouvert.
00:49:21La colère des habitants ne cesse de monter.
00:49:24Les détails avec Mathilde Ibanez et Pauline Trevzer.
00:49:28Ils sont des centaines à dormir, se doucher devant des habitants désemparés.
00:49:33Les plages de Ceuta sont transformées en campements de fortuit.
00:49:37Voici la situation que nous vivons la nuit sur la place de Trampoline.
00:49:41Regardez, on y vend de l'alcool, de la drogue, de tout.
00:49:44La situation est devenue insoutenable.
00:49:46Quand ces gens sont ivres, ils commencent à se battre entre eux, à se voler.
00:49:51Si le gouvernement espagnol a annoncé le départ de 5 321 migrants en un mois,
00:49:57la situation reste critique.
00:50:00Les autorités ? Regardez, il n'y en a aucune.
00:50:03Les militaires et la garde civile ont été retirés d'ici.
00:50:05La police nationale passe simplement faire un tour.
00:50:08Ils n'interviennent qu'après des affrontements à coups de machette ou de couteau.
00:50:12Le gouvernement annonce de son côté ne pas abandonner les habitants.
00:50:16Nous poursuivons avec de nouvelles opérations dans les prochains jours qui sont d'ores et déjà prévues et organisées.
00:50:21Le gouvernement espagnol est pleinement mobilisé ici à Ceuta avec pour objectif de rétablir la situation qui prévalait au début
00:50:28du mois de juillet dans la ville.
00:50:29Nous allons poursuivre ce travail.
00:50:31Ce n'est évidemment ni simple ni facile, mais une étape très importante vient d'être franchie
00:50:35avec près de 1000 personnes désormais prises en charge et enregistrées
00:50:38afin de pouvoir finaliser leur dossier de retour.
00:50:41Selon les autorités locales, environ 13 000 migrants sont encore présents à Ceuta.
00:50:48Thibault Marcheteau, quand on interroge les migrants, ils vous disent quoi ?
00:50:51On est là pour rester là ? On est là pour passer d'Espagne dans un autre pays ? Ils
00:50:55vous disent quoi exactement ?
00:50:56Alors il y a une réponse qui est commune à tous les migrants qu'on a pu interroger,
00:50:59ou avec Malo Stenner ou avec Fabrice Elstner, hors de question de rentrer chez nous.
00:51:02Parce que pour certains, ils sont partis depuis des années de leur pays d'origine.
00:51:06Pour d'autres, ils fuient des situations qui pour eux sont totalement insupportables dans leur pays d'origine.
00:51:12Alors ils sont venus, ils ont réussi à accéder à cette enclave de Ceuta.
00:51:16Pour eux, c'est hors de question.
00:51:18Alors il y a deux moyens de rejoindre l'Europe continentale.
00:51:20La première, c'est les passeurs. Des réseaux existent.
00:51:22Il y a eu des interpellations déjà dans les rues de Ceuta qui proposent.
00:51:25Alors vous le voyez encore, des interpellations ont eu lieu contre des personnes qui hébergent contre de l'argent,
00:51:30un trafic d'êtres humains, on peut l'appeler comme ça.
00:51:32Et puis il y a ceux qui attendent, qui nous disent, voilà, on espère que le gouvernement va nous régulariser.
00:51:38On sait qu'il y a déjà eu des milliers de personnes.
00:51:39Ils sont attentifs d'ailleurs à ce que dit le gouvernement.
00:51:41Ils se disent, tiens, c'est Pedro Sanchez, donc on a plus de chances que si c'était un gouvernement
00:51:45conservateur.
00:51:46Exactement. Certains nous ont dit qu'on sait qu'il y a eu des régularisations il y a quelques mois
00:51:51faites par le gouvernement espagnol.
00:51:53On sait qu'aussi la loi prévoit que certains migrants, certains centres de rétention de migrants doivent être envoyés en
00:52:00Espagne continentale.
00:52:01Alors certains attendent. Ils attendent cette situation.
00:52:04Il y a deux manières donc de rejoindre pour eux l'Espagne continentale ou de manière illégale ou alors de
00:52:09manière légale en attendant.
00:52:10Et donc ils attendent sur ces plages pendant des jours et des jours.
00:52:13Ce sera intéressant de savoir comment est-ce que cette situation va évoluer.
00:52:18Et en attendant, au niveau européen, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen,
00:52:22a prononcé aujourd'hui son discours annuel sur l'état de l'Union devant les eurodéputés.
00:52:26Alors je rappelle quand même que Mme von der Leyen est en campagne,
00:52:29puisque l'année prochaine, ce sont les élections et ça la concerne directement.
00:52:33Et alors aujourd'hui, elle a déclaré que l'une des principales préoccupations de l'Europe, c'était quoi ?
00:52:38C'était de protéger ses frontières. Écoutez sa prise de parole.
00:52:47L'Europe a besoin de moyens nécessaires pour protéger ses frontières à tout moment.
00:52:52En particulier dans les situations où des mouvements massifs de population sont orchestrés et utilisés comme armes.
00:52:58C'est pourquoi nous proposerons un nouvel instrument européen d'intervention d'urgence.
00:53:03Il ne sera déclenché que sur la base d'un ensemble de critères strictement définis.
00:53:08Et dans ces cas-là, il permettra une flexibilité limitée dans le temps et strictement définie par rapport aux procédures
00:53:15habituelles.
00:53:16Le message de l'Europe est clair.
00:53:18Nous respecterons toujours nos valeurs et nos droits fondamentaux.
00:53:21Mais nous ne ferons jamais de compromis sur la protection de nos frontières,
00:53:25car c'est à nous, Européens, qu'il appartient de décider qui entre dans notre union et dans quelles circonstances,
00:53:32et non aux passeurs et aux trafiquants.
00:53:41Grégoire Dobini, comment est-ce que vous comprenez ce message sur Ursula von der Leyen ?
00:53:45Comment est-ce qu'il faut le décrypter ?
00:53:46Là, il faut presque un dictionnaire.
00:53:47Oui, en réalité pour moi, il y a deux écueils dans le discours d'Ursula von der Leyen.
00:53:52Le premier, c'est que c'est un discours qui se veut fort sur l'action de l'immigration irrégulière,
00:53:57mais elle souligne bien dans le respect des droits fondamentaux.
00:54:00Alors évidemment, il ne s'agit pas de faire n'importe quoi,
00:54:02mais ce que ça traduit justement, c'est que le principe de non-refoulement dont je vous parlais va rester
00:54:07absolu.
00:54:08C'est-à-dire que les gardes frontières européens seront mis face à un dilemme,
00:54:12c'est qu'ils devront à la fois protéger les frontières,
00:54:14mais laisser rentrer les personnes pour qu'elles déposent une demande d'asile.
00:54:18Donc en fait, le problème n'est pas tant un moyen d'effectif humain, mais un manque de moyens juridiques.
00:54:23L'autre écueil, c'est que Ursula von der Leyen ne parle que de l'immigration irrégulière,
00:54:28mais aujourd'hui, les principaux flux auxquels sont confrontés les États membres,
00:54:30ce sont des flux d'immigration régulières.
00:54:32Et sur les dix dernières années, les États membres de l'Union européenne
00:54:36ont délivré à peu près 30 millions de nouveaux types de séjour,
00:54:39donc je ne parle pas des renouvellements.
00:54:41Et il y a eu aussi ces dix dernières années,
00:54:438 millions de nouvelles demandes d'asile qui ont été enregistrées.
00:54:47Et ça, sur cette partie-là, ce discours est totalement silencieux.
00:54:51– Raphaël Saint-Ville, on est là quand même face à effectivement un discours qui a l'air comme ça
00:54:57fort.
00:54:58Et quand on décrypte, évidemment, il y a cette barrière fondamentale
00:55:01qui est celle des droits fondamentaux, évidemment.
00:55:03– Il y a la barrière des droits fondamentaux,
00:55:05et puis il y a aussi les moyens qu'on alloue à la protection de nos frontières.
00:55:09Frontex, aujourd'hui, c'est 1,1 milliard d'euros,
00:55:15quand aux États-Unis, c'est 200 fois le budget de l'Europe.
00:55:20Donc il y a une absence de volonté politique,
00:55:23et encore, quand bien même ces moyens seraient alloués à Frontex,
00:55:26il y a les limitations qui restreignent l'action de Frontex.
00:55:32Ça a été dit, le principe du non-refoulement empêche aujourd'hui
00:55:37cette police des frontières, de pouvoir les protéger
00:55:41contre ceux qui veulent s'inviter dans l'espace Schengen.
00:55:45– Moi, je veux bien que Mme von der Leyen nous parle des droits fondamentaux, etc.
00:55:50L'asile, c'est un droit fondamental.
00:55:51Seulement l'asile, aujourd'hui, il est dévoyé.
00:55:53Moi, je n'ai pas envie, voyez-vous, que la France ou que l'Europe
00:55:57accueille l'ensemble des populations afghanes et palestiniennes
00:55:59qui sont éligibles aux droits d'asile, par exemple.
00:56:02Et je crois qu'une très, très, très grande majorité de Français
00:56:04n'a pas envie de cela non plus.
00:56:06Donc, il serait bien quand même que l'Union européenne
00:56:08et que la France mènent une politique qui correspond à la volonté populaire.
00:56:13Ce qui n'a pas été fait depuis des décennies en matière d'immigration, notamment.
00:56:17Mais je crois qu'il faut un moratoire sur l'immigration.
00:56:19Au moins, le temps de faire le point sur nos capacités d'accueil
00:56:23qui sont désormais réduites au néant, en réalité.
00:56:26Et le temps de faire le point sur ce dont nous avons véritablement besoin
00:56:30en matière d'immigration économique.
00:56:31Je vois que c'est une revendication du patronat.
00:56:33mais le temps de faire un point précis sur ce que l'immigration peut nous apporter.
00:56:38Parce qu'il faut qu'on pense à la France et à l'Europe, d'abord.
00:56:40Quelle est la plus-value pour nous, Français, d'accueillir un certain nombre de migrants ?
00:56:44C'est la question qui doit être posée, qui fera l'objet, je l'espère,
00:56:47d'un débat durant cette campagne présidentielle.
00:56:49Mais avant de penser aux autres, il serait bien de penser aux Européens et aux Français.
00:56:53Oui, d'autant que l'Observatoire Hexagone a aujourd'hui publié une nouvelle étude
00:56:59et on recevra François Pierre dans quelques jours ou dans l'info de Villeneuve,
00:57:05c'est qu'il n'y a jamais eu autant d'emplois vacants en France.
00:57:09Donc en fait, on peut parler d'immigration de travail éventuellement,
00:57:13mais il y a en attendant ces emplois vacants qui sont là
00:57:15et qui attendent de trouver preneur.
00:57:20Raphaël ?
00:57:20Oui, en fait, à la fois je souscris à ce que dit Johan,
00:57:23et en même temps, un moratoire sur l'immigration, c'est beau.
00:57:28Ce que propose par exemple Gérald Darmanin, sur trois ans.
00:57:30C'est magnifique, mais que faites-vous de ceux qui continuent à pénétrer dans l'espace Schengen ?
00:57:37Si on ne se donne pas les moyens immédiatement de protéger nos frontières,
00:57:43on peut annoncer tous les moratoires que l'on veut.
00:57:45Et bien vous dites que ceux-là ne seront jamais régularisés.
00:57:48Ils arrivent de manière clandestine sur le sol de France,
00:57:50ils ne seront jamais régularisés.
00:57:51Mais d'une certaine manière, aujourd'hui, c'est la situation de nombre de clandestins
00:57:55dans l'espace Schengen, mais qui vivent déjà, notamment en France,
00:57:59avec un certain nombre d'aides qui leur permettent de vivre et de continuer à vivre.
00:58:04Donc ce n'est pas suffisant en tant que tel.
00:58:06Oui, pour ça, il faudrait effectivement trouver une solution.
00:58:09Alors puisqu'on parle de l'Union Européenne, regardez cette séquence également au Parlement européen
00:58:15où Marion Maréchal s'est exprimée.
00:58:17Sur quoi ? Sur l'entrisme des frères musulmans.
00:58:20Je disais, au passage, que le fameux rapport que Bruno Retaille avait fait déclassifier
00:58:24sur les frères musulmans n'entend plus parler.
00:58:27Et alors donc, elle a fait cette déclaration dans les institutions européennes
00:58:31et elle a demandé un amendement, justement, sur le fait d'interdire plusieurs factions des frères musulmans.
00:58:39Regardez cette séquence et regardez la réaction des députés, 40 députés de gauche,
00:58:45qui se sont levés pour ne pas voter l'amendement et donc pour aller soutenir les islamistes.
00:58:56Chers collègues, je vous propose d'adopter l'amendement suivant.
00:59:00Rappel que les frères musulmans développent une stratégie documentée d'entrisme
00:59:03dans les institutions européennes et d'influence auprès de la jeunesse.
00:59:07Demande que les frères musulmans et leurs réseaux,
00:59:09en particulier leur organisation de jeunesse Fémiso,
00:59:12soient interdits de tout financement européen
00:59:15et de toute participation à des événements financés par l'Union Européenne.
00:59:34Et voilà comment fonctionnent les votes sur l'immigration à la Commission Européenne.
00:59:39Pas seulement à la Commission Européenne.
00:59:41Non mais là, en l'occurrence, puisqu'on parlait de l'Europe.
00:59:43Bien sûr, mais il faut que les téléspectateurs qui nous regardent aient bien conscience
00:59:46que les intérêts des islamistes sont représentés à la fois par des parlementaires français
00:59:51et par des parlementaires européens.
00:59:52Très bien.
00:59:53C'est une réalité.
00:59:54Mais c'est un problème global.
00:59:56Mais naturellement, c'est un problème qui est global.
00:59:57Et moi, quand j'entends dire, par exemple, le ministre de l'Intérieur
01:00:00ou le président de la République, qu'il a dit aussi
01:00:02« Nous sommes en guerre contre l'islamisme ».
01:00:04Non, nous ne sommes pas en guerre contre les islamistes,
01:00:06puisque d'abord l'islamisme est en train de gandrénérer le pays
01:00:09comme ça n'a jamais été le cas dans le passé.
01:00:11Il gagne du terrain, ça c'est un fait,
01:00:12et tout le monde s'accorde à le dire.
01:00:14Et en plus, les islamistes sont représentés dans les institutions,
01:00:17qu'elles soient françaises ou européennes.
01:00:19Donc si guerre il y a avec les islamistes,
01:00:21ils sont progressivement en train de la gagner.
01:00:23La réalité est celle-ci.
01:00:24Oui, Marion Maréchal parle d'entrisme des frères musulmans.
01:00:27La réalité, elle est encore plus grave,
01:00:28parce qu'en réalité, on leur déroule le tapis rouge.
01:00:30On les finance.
01:00:31Donc ce n'est même plus quelque chose qui se fait de manière discrète en catimini.
01:00:36La réalité, c'est que Bruxelles finance un certain nombre d'organismes,
01:00:42d'ONG qui, sous Fauné, sont en réalité des mouvements d'islamisation de l'Europe.
01:00:51On a parlé de Fémiso.
01:00:53Il y a également, vous souvenez-vous de cette initiative
01:00:55qui avait été subventionnée à hauteur de 10 millions d'euros d'un Coran européen.
01:00:59Tout ça, c'est l'Europe qui le finance.
01:01:03Je crois que c'était la Cour des comptes européenne.
01:01:12Elle est chiffrée à 7,5 milliards d'euros.
01:01:15Le nombre de subventions qui étaient délivrées à des ONG.
01:01:21C'est combien parmi ces 7,5 milliards d'euros sont attribués à des organisations fréristes.
01:01:28On ne le sait même pas parce que la Cour des comptes européenne
01:01:33a été incapable de pouvoir chiffrer et faire acte de transparence.
01:01:38Voilà.
01:01:39Alors ça, justement, ça nous donne quand même aussi un petit peu de labeur pour l'OID
01:01:44et d'expliquer aux téléspectateurs ces votes-là et la façon dont on passe d'un sujet à un autre.
01:01:54Et puis, ce n'est pas grave.
01:01:55Et des problèmes structurels très importants qui concernent non seulement un pays, mais 27.
01:02:01En fait, finalement, on ne peut pas agir.
01:02:04En tout cas, on a des pans entiers de notre souveraineté migratoire
01:02:08qui ont été progressivement transférés à l'Union européenne
01:02:13et qui aggravent finalement cette impuissance des États.
01:02:16Je voudrais revenir, par exemple, pour parler de la thématique de l'islamisme.
01:02:20Aujourd'hui, avec la Cour européenne des droits de l'homme,
01:02:22nous n'avons plus la possibilité d'éloigner des profils terroristes
01:02:26si ces profils risquent de, je cite, mauvais traitements dans leur pays d'origine.
01:02:32Et les juges de la Cour européenne des droits de l'homme nous disent,
01:02:34y compris en cas de danger public menaçant la vie de la nation.
01:02:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les terroristes dans l'État du droit ont plus de droits
01:02:41que les terroristes...
01:02:42Il suffit de dire, j'ai eu des mauvais traitements dans mon pays.
01:02:46Je risque de me faire tuer ou de me faire emprisonner.
01:02:49Y compris parce que je suis un islamiste.
01:02:51La question se pose, par exemple, sur des terroristes tchétchènes
01:02:54ou en tout cas des islamistes radicalisés tchétchènes
01:02:56qui ne peuvent pas être envoyés en Russie.
01:02:58La question s'est déjà posée.
01:03:00Parce qu'ils risqueraient, en tant que tel, des mauvais traitements dans leur pays d'origine.
01:03:04Jérôme Uzay.
01:03:04Quand on sait que l'islamisme, l'antrisme islamiste représente une menace existentielle
01:03:09pour notre pays et en réalité pour l'Europe.
01:03:11Le fait que personne ne réagisse à ce que des parlementaires
01:03:16défendent les intérêts des islamistes au sein même des institutions européennes,
01:03:21c'est quand même particulièrement inquiétant.
01:03:23Ça n'inquiète personne.
01:03:25Je crois que les Français sont quand même un peu anesthésiés.
01:03:27Ça devrait révolter tout le monde.
01:03:28Tout le monde devrait s'interroger.
01:03:29Il devrait se demander pourquoi il y a-t-il des parlementaires
01:03:32qui, au sein du Parlement européen,
01:03:34défendent les intérêts de ceux qui nous menacent dans notre existence.
01:03:38Voilà la question qu'il faut se poser.
01:03:41Et je constate que personne n'en parle.
01:03:43Les médias, d'ailleurs, ne relaient que très peu ce qui est en train de se passer.
01:03:46Et compte tenu, encore une fois, du fait que l'islamisme
01:03:49est en train de gangréner notre pays et l'Europe de manière générale,
01:03:53je crois que les générations futures vont nous juger,
01:03:55sur cette question précisément, extrêmement sévèrement.
01:03:58Alors, justement, puisqu'on parle de terrorisme,
01:04:01Mohamed Bakali, le logisticien des attentats du 13 novembre,
01:04:05pourrait être remis en liberté après seulement 11 ans de prison.
01:04:09Il avait pourtant été condamné à 30 ans.
01:04:10En France, il n'aurait pas été libérable.
01:04:12Ou en tout cas, uniquement en 2035.
01:04:15Mais en Belgique, où il purge sa peine,
01:04:17les remises de peine sont plus favorables.
01:04:20Ce qui inquiète les victimes des attentats.
01:04:23Consciente que la procédure d'exécution des peines est complexe,
01:04:26qu'elle peut susciter beaucoup de questions, les autorités belges organisent
01:04:29à 18h à Paris une réunion d'informations pour toutes les victimes du 13 novembre.
01:04:33Donc, Célia Barat nous a rejoint.
01:04:36Bonjour Célia, du service police-justice de CNews.
01:04:39La situation, justement, est celle que ce terroriste pourrait tout simplement être libéré.
01:04:44Oui, actuellement, il purge sa peine à la prison d'Itre, au sud de Bruxelles,
01:04:49comme convenu avec la France.
01:04:51Il est ainsi soumis à la loi belge.
01:04:53Et la période de sûreté de 20 ans, prononcée en France, ne s'applique plus.
01:04:58Il a donc entrepris des démarches en vue de sa sortie de prison,
01:05:01sous bracelet électronique.
01:05:03Et donc, les autorités belges tiennent une réunion d'information ce soir.
01:05:08Elles ont convié les victimes des attentats pour faire de la pédagogie,
01:05:13nous dit-on, sur ces exécutions de peine, ces remises de peine.
01:05:17L'objectif est aussi de recueillir, nous dit-on, leurs conditions.
01:05:20Les victimes vont pouvoir émettre, par exemple, une condition géographique
01:05:24et indiquer qu'ils ne souhaitent pas que le condamné en question
01:05:27puisse venir dans leur commune d'habitation.
01:05:29Les victimes peuvent aussi demander d'être indemnisées par le condamné.
01:05:33L'idée est que ces informations puissent être transmises
01:05:36au tribunal d'application des peines, qui en tiendra compte.
01:05:38Mais c'est une procédure qui est très difficile à accepter pour certaines victimes.
01:05:42C'est le cas d'Arthur Desnouveaux, rescapé du Bataclan.
01:05:45Pour lui, cette réunion, c'est une opération de communication
01:05:48qui arrive beaucoup trop tard. Écoutez-le.
01:05:51Ce qui est très dur, c'est qu'on est attaché rigoureusement à l'état de droit.
01:05:55Et ça a toujours été notre position.
01:05:58Et là, en fait, on a un état de droit belge
01:06:00qui vient tacler l'état de droit français.
01:06:03Et l'état de droit belge tel qu'il était en 2015,
01:06:06était extrêmement laxiste vis-à-vis des auteurs.
01:06:09Ça, on avait déjà bien senti qu'il y avait un problème belge au procès.
01:06:12On avait vu que dans l'avant-attentat,
01:06:13ils avaient raté des choses évidentes.
01:06:15Pendant le procès, ils n'avaient pas trop joué le jeu.
01:06:17Et maintenant, dans l'après-procès.
01:06:18Donc, oui, on aimerait bien qu'en tant que victime,
01:06:21être plus respectée.
01:06:22Ça, c'est surtout l'aspect com.
01:06:23Mais on aimerait aussi que la loi protège tous les citoyens.
01:06:26Parce que nous, on a été touchés simplement
01:06:28parce qu'on était des citoyens dans l'espace public.
01:06:29Et donc, on aimerait s'assurer que
01:06:31si ça devait malheureusement se reproduire,
01:06:34la justice soit à la hauteur.
01:06:36Alors, s'il est libéré,
01:06:37Mohamed Bakali n'aura donc purgé que 11 ans en prison
01:06:40sur les 30 ans pour lesquels il a été condamné.
01:06:43Voilà donc les faits.
01:06:45Dans un instant, on va en parler.
01:06:47Claude Moniquet est avec nous,
01:06:48spécialiste des questions de renseignement et de sécurité.
01:06:52Et avec les invités,
01:06:53restez avec nous sur CNews.
01:06:54À tout de suite.
01:06:57Bonjour sur le plateau de l'Info de Villeneuve
01:06:59avec Yohann Husaï et Raphaël Steinville du JDD.
01:07:03Dans un instant, j'accueillerai Michel Goldstein,
01:07:05journaliste, ancien rédacteur en chef à France Télévisions.
01:07:07Bonjour, merci de nous rejoindre.
01:07:09Vous allez nous parler de la situation dans le service public.
01:07:12Et vous allez nous donner des détails
01:07:13parce que je pense que les gens ne comprennent pas exactement
01:07:15comment est-ce que ça se passe.
01:07:17Les réunions, les syndicats, la gestion des uns, des autres.
01:07:21Ça peut être très intéressant.
01:07:23Et on sait qu'un appel à la grève à Radio France
01:07:27a été toujours sur l'affaire de Charles Sapin,
01:07:30lancée pour lundi prochain.
01:07:32On parlait juste avant la pause publicitaire
01:07:34du cas de Mohamed Bakali,
01:07:36ce logisticien des attentats du 13 novembre
01:07:40qui demande sa libération conditionnelle en Belgique.
01:07:44Claude Moniquet est avec nous.
01:07:46Claude, bonjour.
01:07:47Vous êtes notre spécialiste à CNews
01:07:51en question de renseignements et en question de sécurité.
01:07:56Est-ce que la justice belge peut encore changer d'avis ?
01:08:00C'est très peu probable.
01:08:02Déjà, légalement, je pense qu'ils sont quand même tenus
01:08:04par les procédures belges.
01:08:07Bakali, pour les Belges, juridiquement, est libérable.
01:08:10Donc, en théorie, on peut retarder les choses.
01:08:13Mais il sera libéré, et il sera libéré bien avant le terme de sa peine.
01:08:21Du reste, il était non seulement le logisticien des attentats de Paris,
01:08:27l'homme qui a acheté les armes, qui s'est procuré,
01:08:29qui les a procuré aux terroristes qui ont commis les attentats,
01:08:32mais il avait également été le logisticien des attentats,
01:08:35de l'attentat du Thalys.
01:08:37Donc, ce n'est pas un amateur, loin de l'âge.
01:08:40Il a été décrit pendant son procès et avant son procès par les enquêteurs
01:08:44comme étant l'ingénieur du terrorisme islamiste de Daesh en Europe.
01:08:49Donc, c'est un statut quand même très particulier.
01:08:53Mais ça illustre les différences phénoménales qui existent
01:08:56entre la Belgique et la France dans la gestion des détenus terroristes
01:09:01et des jugements de terrorisme.
01:09:04Je prendrai un autre exemple au sujet de Salah d'Eslam,
01:09:13le dernier survivant du commando de Paris.
01:09:17Rappelez-vous qu'il avait été condamné à la prison à vie à Paris
01:09:20en peine incompressible pour sa participation physique directe aux attentats,
01:09:25mais il avait été jugé peu après à Bruxelles pour la préparation des attentats.
01:09:29Donc, on peut dire que c'est lié, mais ce sont des crimes différents.
01:09:33À Bruxelles, il était jugé pour des crimes qui avaient été commis
01:09:37des mois avant les attentats, procurer des planques aux terroristes,
01:09:40leur procurer des armes, les aider à faire des repérages,
01:09:44à se préparer, etc.
01:09:45Il a été reconnu coupable.
01:09:47Le président du tribunal a déclaré qu'il n'y aurait pas de peine prononcée
01:09:51puisqu'il avait déjà été condamné à la prison à vie à Paris
01:09:54et que ce serait redondant de prononcer une peine à Bruxelles.
01:09:58Voilà l'état de la justice belge aujourd'hui en matière de terrorisme.
01:10:02Claude, qu'est-ce qu'on en dit en Belgique ?
01:10:04Qu'est-ce que disent les gens ?
01:10:06Est-ce que ça leur passe au-dessus de la tête ?
01:10:08Est-ce qu'ils ont l'habitude finalement d'un certain laxisme de la justice ?
01:10:13Donc, ils n'en s'étonnent pas ?
01:10:14Ou est-ce qu'on se dit qu'on est quand même en train de libérer
01:10:16un théoricien, un cerveau des terroristes ?
01:10:20Écoutez, d'abord oui, bien sûr, ils sont habitués au laxisme
01:10:24de la justice belge qui, de ce point de vue-là, n'a rien à envier à la justice française
01:10:29qui d'ailleurs la bat très très largement en matière de laxisme.
01:10:37Mais je n'ai pas eu l'impression que ça déchaînait les passions.
01:10:40Ça ne fait pas la une des journaux.
01:10:43Il n'y a pas de débat.
01:10:44De toute façon, il n'y a jamais de débat en Belgique.
01:10:46Ce n'est pas un pays dans lequel il y a des débats d'intellectuels
01:10:49ou des prises d'opposition dans les journaux.
01:10:51Il y a un espèce de consensus mou qui constate les faits, mais sans les juger.
01:11:00Donc, je n'ai pas eu l'impression que ça déchaînait une passion débordante.
01:11:04Le sort de M. Bakali.
01:11:06Ça en dit long quand même de notre vieille Europe.
01:11:09Merci beaucoup, Claude, Monique et Johan.
01:11:12Non, mais que la Belgique se satisfasse de devenir le Belgicistan,
01:11:16comme l'avait très justement dit le Figaro, ma foi, ça les regarde.
01:11:19S'ils veulent livrer leur pays aux islamistes, ça les regarde.
01:11:22Seulement, ils sont dans l'espace Schengen.
01:11:23Il va devenir quoi, ce type, quand il sera libéré ?
01:11:25Merci beaucoup, vous. Bonne fin de journée.
01:11:26Vous pensez qu'idéologiquement, il a changé ?
01:11:29Vous pensez qu'il a abandonné son idéologie islamique ?
01:11:32Mais moi, je ne le crois pas du tout.
01:11:34Moi, je pense qu'il représente une immense menace.
01:11:37Alors, pour les Belges, ça les regarde.
01:11:38Mais encore une fois, compte tenu de la décision qu'ils vont prendre,
01:11:41ils sont comptables de ce qui risque de se passer en France.
01:11:43Les services de renseignement vont le traquer, vont le suivre.
01:11:46Ça va coûter de l'argent contribuable, c'est vrai.
01:11:48J'entends ce que vous dites, Pierre.
01:11:49Mais de tous les pays.
01:11:50Mais est-ce qu'on a les moyens de suivre toutes les personnes qui...
01:11:52Celui-là, oui.
01:11:53Oui, j'entends, mais il y en a combien des personnes ?
01:11:56Il y en a combien sur le sol de France ?
01:11:58Non, non, ça va coûter de l'argent.
01:11:59Oui, naturellement.
01:12:00Donc, on se retrouve dans l'obligation pour les services de renseignement de suivre.
01:12:04Mais c'est au-delà de la peine que ça va causer, évidemment,
01:12:06aux familles de victimes, aux victimes elles-mêles qui ont survécu à ces drames,
01:12:10ça représente une menace, mais inconsidérée, déraisonnable.
01:12:14Je suis d'accord avec vous, ils seraient mis en prison.
01:12:16C'est une folie.
01:12:16On est d'accord.
01:12:17C'est une folie.
01:12:17On est d'accord, c'est une folie.
01:12:19Les députés Rima Hassan, de son côté,
01:12:22comparaissaient aujourd'hui, comparaissaient à Paris pour deux dossiers.
01:12:26Un dossier d'apologie publique de crime
01:12:29et l'autre pour une republication sur un compte pro-palestinien
01:12:35qui appelle à dissoudre Némésis à l'acide.
01:12:40La justice est-elle en train de passer ?
01:12:43Le point avec Nicolas Roger.
01:12:44Rima Hassan sera-t-elle rattrapée par la justice française ?
01:12:48Deux affaires l'attendent aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris.
01:12:52La première porte sur une publication Instagram du 20 octobre 2025,
01:12:57relayant un article consacré aux exécutions du Hamas
01:13:00contre des personnes accusées de collaborer avec Israël.
01:13:04Rima Hassan a écrit « One by one »,
01:13:06faisant référence à la traque organisée par le Hamas.
01:13:09Dans cette affaire, Rima Hassan est poursuivi pour apologie publique de crime ou de délit,
01:13:14passible de cinq ans de prison et 45 000 euros d'amende.
01:13:17Toujours aujourd'hui, Rima Hassan se présentera devant le tribunal
01:13:21pour provocation publique et directe non suivie des faits à commettre un crime ou un délit.
01:13:26En cause, une autre publication Instagram,
01:13:29datant cette fois-ci de mars 2025,
01:13:32et dans laquelle Rima Hassan reprend ce tag
01:13:34où il est inscrit « Dissoudre Némésis à l'acide ».
01:13:38Et c'est une publication qui est restée plusieurs heures sur son profil,
01:13:41donc qui a eu le temps d'être largement vue, relayée, etc.
01:13:46Donc moi, j'aimerais qu'aujourd'hui, ce soit un geste fort qui soit fait,
01:13:50parce qu'on est dans un climat politique extrêmement violent.
01:13:54Ces poursuites s'ajoutent à celles pour apologie du terrorisme en ligne,
01:13:58après la publication en mars 2026,
01:14:00d'une citation de Kozo Okamoto,
01:14:03auteur d'un attentat qui avait fait 26 morts en Israël en 1972.
01:14:08Le procès est prévu les 19 et 20 octobre prochains.
01:14:11Voilà pour les chefs d'inculpation dont s'émeut, bien sûr,
01:14:15la présidente de l'organisation,
01:14:17l'avocate plutôt de l'organisation juive européenne,
01:14:19Andrea Assord-Doucan, qu'on écoute.
01:14:21Partager une vidéo, lorsqu'on est une élue européenne,
01:14:26partager une vidéo d'un meurtre sanglant d'exécution sommaire,
01:14:31qui sont indubitablement des actes de terrorisme,
01:14:33par des membres du Hamas, qui est une organisation terroriste,
01:14:37et là, ça ne fait aucun débat,
01:14:39à partir du moment où on a ces faits qui sont caractérisés,
01:14:41qui sont publics, ça entre parfaitement dans la définition de l'apologie du terrorisme.
01:14:46Pour certaines considérations peut-être de précision quant à la nature des exécutants
01:14:52et la nature précise des actes qui sont des actes de meurtre,
01:14:57qui sont des crimes,
01:14:58Peut-être que le parquet a considéré que la qualification d'apologie de crime était plus solide.
01:15:05Mathieu Devez est au tribunal correctionnel de Paris,
01:15:08c'est là où le procès de Rima Hassan devait s'ouvrir aujourd'hui,
01:15:12mais Mathieu, bonjour, l'audience a finalement été renvoyée.
01:15:19Exactement, Pierre, bonjour à vous et bonjour à tous les téléspectateurs.
01:15:22Effectivement, le procès a été renvoyé au 10 février 2027.
01:15:26Alors, je ne vais pas épiloguer sur pourquoi du comment.
01:15:28En tout cas, il y a une décision un peu technique,
01:15:30c'est-à-dire que le tribunal attend une décision de la Cour de cassation
01:15:34concernant une question prioritaire de constitutionnalité.
01:15:37Ce que je peux vous dire, en tout cas, c'est qu'on n'a pas vu Rima Hassan.
01:15:40L'eurodéputée insoumise n'était pas présente ici au tribunal de Paris, devant la Cour.
01:15:46Pourquoi ? Car elle est à Strasbourg.
01:15:48Elle participe à un vote, semble-t-il, très important.
01:15:51C'est ce que nous a dit, en tout cas, son avocat.
01:15:53Elle encourt 5 ans de prison et 45 000 euros d'amende.
01:15:57Il n'y avait pas non plus, vous savez, Alice Cordier,
01:15:59qui est la patronne un peu du collectif féministe identitaire Némésis.
01:16:03Donc, voilà, une journée assez courte, finalement.
01:16:05Aujourd'hui, Pierre, au tribunal de Paris.
01:16:06Et ce procès qui doit se tenir, je vous le rappelle, le 10 février,
01:16:10avant ça, un autre procès, 19-20 octobre, pour apologie de terrorisme, cette fois-ci.
01:16:14Merci beaucoup, Mathieu Devez.
01:16:17Et l'avocate de l'Organisation juive européenne, Andréa Assord-Doucan, que vous avez entendu,
01:16:21réagit également à ce renvoi.
01:16:23La seule réserve que j'ai, moi, par rapport à ce renvoi,
01:16:25c'est que c'est un dossier dans lequel on était prêt,
01:16:27c'est un dossier dans lequel on a un ensemble d'éléments à plaider.
01:16:30Et surtout que c'est de la perte de temps.
01:16:31C'est de la perte de temps.
01:16:32Pourquoi c'est de la perte de temps ?
01:16:33C'est parce qu'en fait, vous avez des expressions aujourd'hui
01:16:35qu'on cherche à judiciariser,
01:16:36qui sont uniquement et qui relèvent uniquement
01:16:39de la liberté d'expression,
01:16:41éventuellement du débat politique,
01:16:43éventuellement de la critique et du commentaire politique,
01:16:45mais assurément pas d'une juridiction pénale.
01:16:48Donc à la fois un renvoi qui s'exprime par des motifs techniques,
01:16:51mais en même temps une réserve par rapport au fait
01:16:53que j'aurais aimé discuter des raisons pour lesquelles
01:16:55nous considérons de façon extrêmement nette
01:16:58que nous sommes confrontés à des poursuites
01:17:00qui sont totalement politiques.
01:17:01Voilà. Alors il y avait une réaction de Mme Assord-Doucan
01:17:04et puis également cette réaction, vous avez vue,
01:17:06de l'avocat de Rima Hassan.
01:17:09Venons-en à Radio France,
01:17:10puisque dans mon éditorial hier, ici même,
01:17:13je vous disais que le bras de fer
01:17:15entre la direction de Radio France
01:17:18et en tout cas la direction de France Inter
01:17:20et les syndicats avaient été à date gagnés.
01:17:23Et puis finalement, on apprenait au cours de l'émission
01:17:26qu'un préavis de grève nouveau arrivait le 21 prochain.
01:17:32Donc ça veut dire que, comment dirais-je,
01:17:36que la grève va se poursuivre lundi prochain.
01:17:39Nous sommes avec Michel Goldstein.
01:17:42Bonjour.
01:17:43Bonjour à nouveau, journaliste, ancien rédacteur en chef à France Télévisions.
01:17:49On va d'abord regarder un sujet sur comment ça se passe à Radio France
01:17:54et c'est Alexis Prince qui nous explique.
01:17:56C'est une pastille de 2 minutes 30,
01:17:59décidément impossible à avaler.
01:18:01Convoqué hier en Assemblée Générale,
01:18:03une centaine de salariés de Radio France a décidé que la grève entamée ce week-end
01:18:07connaîtrait un deuxième volet lundi prochain.
01:18:09Après un début de mouvement très timide,
01:18:12qui a suffi à largement perturber les antennes du groupe,
01:18:15les syndicats sont plus que jamais conscients de leur pouvoir d'action.
01:18:18Et pourtant, la direction tient toujours.
01:18:21Sibyl Veil et Céline Pigalle maintiennent l'argument du pluralisme
01:18:24et rappellent qu'au moment de son recrutement,
01:18:26Charles Sapin travaillait toujours au point,
01:18:28journal jugé plus modéré que Valeurs Actuelles.
01:18:30Depuis 10 ans, Radio France a connu près d'une vingtaine d'épisodes de grève,
01:18:34le plus long contre un plan social,
01:18:36ayant atteint 63 jours consécutifs fin 2019.
01:18:40Alors Michel Goldstein, vous signez avec Eric Moriot,
01:18:43les intouchables du service public.
01:18:46expliquez-nous comment ce genre d'épisode arrive.
01:18:51C'est-à-dire Charles Sapin, donc on connaît l'histoire,
01:18:54Charles Sapin passait par Le Point,
01:18:56ensuite qui rejoint la direction de Valeurs Actuelles.
01:18:59Entre-temps, il y avait eu une embauche par le service public
01:19:02qui veut s'ouvrir au pluralisme,
01:19:05qui veut entendre d'autres voix dans ses éditoriaux.
01:19:09Patakès, des syndicats qui tombent sur la direction.
01:19:12Deux jours de grève dimanche et lundi dernier.
01:19:14Comment est-ce que, racontez-moi l'engrenage,
01:19:20comment ça se passe à l'intérieur de la radio publique ?
01:19:23Si on analyse vraiment les choses,
01:19:25je pense que Charles Sapin est un prétexte.
01:19:30Celui de ne pas ouvrir au pluralisme.
01:19:34Il faut savoir que depuis 2015,
01:19:38le service public est aux mains d'une caste.
01:19:422015, pourquoi 2015 ?
01:19:43La nomination de Delphine Ernaut à France Télévisions
01:19:47est d'un autre côté peut-être moins marquant à Radio France,
01:19:52mais il y a eu un changement,
01:19:55et surtout, le Parti Socialiste a fait main basse sur le service public.
01:20:01Mais de quelle façon ?
01:20:02Tout simplement, c'est François Hollande qui a nommé Delphine Ernaut.
01:20:06Il ne faut pas oublier que Delphine Ernaut n'aurait jamais dû être présidente de France Télévisions.
01:20:12Si on regarde les statuts, elles ne rentrent pas dans les statuts du CSA à l'époque,
01:20:18puisqu'il faut avoir l'expérience et les compétences.
01:20:23Elles n'avaient ni les compétences, ni l'expérience.
01:20:26Voilà. Donc c'est le Parti Socialiste, c'est François Hollande qui l'a nommé de façon déguisée.
01:20:35On a bien vu pendant la commission, Olivier Charmet, qui était le président du CSA à l'époque,
01:20:41l'a laissé entendre.
01:20:43François Hollande a dit simplement,
01:20:45« Je ne veux pas de certaines personnes »,
01:20:47ce qui permettait l'ouverture pour Delphine Ernaut.
01:20:50Voilà ce qui est arrivé.
01:20:52Donc, il y a une caste qui tient le service public.
01:20:56Ils ne veulent pas...
01:20:56Mais de quelle façon ?
01:20:57C'est ça, parce que du coup, on est Delphine Ernaut,
01:20:59mais après, Delphine Ernaut, elle est très très au-dessus de tous les syndicats
01:21:03qu'on a vus, par exemple, devant la Maison Ronde dimanche,
01:21:06avec ce petit concert de violons.
01:21:08Il faut savoir que la CGT a toujours eu main basse aussi sur le service public.
01:21:15Donc, comment ça se passe ?
01:21:16On se réunit dans une salle.
01:21:17Racontez-moi comment est-ce que quelques personnes du service public,
01:21:22de l'audiovisuel, se mettent dans une salle et disent,
01:21:25« Voilà ce qu'on va faire ».
01:21:26C'est très simple.
01:21:27On s'arrange entre syndicats.
01:21:31Là, la surprise générale, c'est à l'unanimité, quand même.
01:21:34Parce que généralement, il y a quand même certains syndicats,
01:21:37comme FO, qui sont un peu plus prudents.
01:21:39Mais là, il y a eu l'unanimité.
01:21:43Donc, à partir de là, ils s'arrangent et ils décident
01:21:46qu'on ne viendra pas toucher au service public.
01:21:49Alors, comment bloquer ?
01:21:50Ça a été dit dans le reportage.
01:21:52La plupart du temps, ce sont des techniciens.
01:21:54Les techniciens bloquent les régies.
01:21:57Donc, vous ne faites pas votre travail.
01:21:58Parce que je ne suis pas sûr et je l'ai.
01:22:00Alors, pour les téléspectateurs qui n'ont jamais été dans une régie télé
01:22:03ou une régie radio, c'est-à-dire, c'est les grandes machines
01:22:06qui permettent la diffusion à la fois de l'éclairage,
01:22:09de tout ce qu'on a ici et puis des sujets que vous voyez passer.
01:22:12Il suffit de se mettre quoi ?
01:22:14De se mettre les bras croisés, de bloquer l'entrée de la régie.
01:22:17On bloque toute la diffusion.
01:22:19Il suffit d'être sur un planning où vous êtes en charge
01:22:24de la diffusion et du studio.
01:22:26Si vous n'êtes pas aux manettes, il n'y a pas de journal.
01:22:29Voilà, c'est très simple.
01:22:31Mais alors, je vais poser une question candide,
01:22:33alors qu'on est dans le serail.
01:22:35Mais, par exemple, quand il y a des chauffeurs de bus grévistes,
01:22:40on n'appelle un autre chauffeur pour, c'est arrivé,
01:22:42pour faire le service minimum.
01:22:44Là, on ne peut pas appeler un technicien non gréviste.
01:22:46Non, parce qu'il ne sera pas sur le planning.
01:22:48Ça veut dire quoi ?
01:22:49C'est-à-dire que si les plannings se font une semaine à l'avance
01:22:52ou voire plus loin.
01:22:53Et on ne peut pas en prendre un au débuté en disant
01:22:55On n'a pas le droit de le faire.
01:22:57Il commence à quel droit ?
01:22:58Ça vient d'où, ce droit ?
01:22:59C'est quoi ?
01:23:00C'est le droit social.
01:23:02C'est en sorte que la personne qui est aux manettes
01:23:08ne peut pas être remplacée puisqu'elle apparaît sur le planning.
01:23:11Donc, c'est le droit de grève qu'on ne peut que respecter
01:23:14puisqu'on doit respecter le droit de grève.
01:23:16Donc, à partir de là, il n'est pas possible de changer
01:23:19quelqu'un qui a été sur le planning.
01:23:22Voilà le fonctionnement.
01:23:23Oui, ça peut paraître très étonnant
01:23:26pour un fonctionnement d'une radio ou d'une télévision privée
01:23:31où ça ne peut pas se faire.
01:23:33Mais le service public fonctionne comme ça.
01:23:35On n'est pas à la première grève dans le service public.
01:23:39Moi, j'en ai connu une en 90
01:23:42qui avait duré deux mois et demi.
01:23:44Et les syndicats avaient réussi à faire même tomber
01:23:48le ministre de la Culture du moment.
01:23:51Donc, vous voyez la puissance quand même des syndicats à France Télévisions
01:23:55et à Radio France.
01:23:57Ils bloquent tout.
01:23:58Même si les journalistes, en partie, ne sont peut-être pas d'accord.
01:24:02Mais comme on ne veut pas se mettre à dos les syndicats,
01:24:06bien entendu, on les fait.
01:24:09Vous voyez bien qu'il faut tout changer.
01:24:11Il faut tout changer au sein de l'audiovisuel public
01:24:14parce que la petite casse que vous décrivez
01:24:16souhaite en fait rééduquer politiquement les Français
01:24:19parce qu'il est bien question de cela.
01:24:20Ils veulent rééduquer politiquement les Français,
01:24:22leur dire comment voter,
01:24:23avec leur argent en plus,
01:24:25leur expliquer comment voter,
01:24:27leur faire peur, etc.
01:24:29Donc, tout cela n'est plus acceptable.
01:24:31Ça n'est plus acceptable.
01:24:32Ça ne l'a jamais été.
01:24:34Mais en plus, nous n'avons plus les moyens de le financer.
01:24:36La nouveauté, c'est que de toute façon,
01:24:37nous n'avons plus l'argent de financer tout cela.
01:24:39Les Français en ont ras-le-bol.
01:24:41Donc, il va à un moment donné falloir
01:24:43que ceux qui prennent des décisions dans ce pays
01:24:45écoutent encore une fois la volonté populaire.
01:24:48Ça vaut pour l'immigration dont on vient de parler.
01:24:50Ça vaut pour l'audiovisuel public
01:24:51qui nous coûte 4 milliards d'euros chaque année
01:24:53pour que cette petite caste
01:24:55qui est ultra minoritaire dans le pays
01:24:58fasse sa loi.
01:24:59Alors, fasse sa loi,
01:25:00fasse la pluie et le beau temps
01:25:00dans les couloirs de Radio France,
01:25:02dans les couloirs de France Télé,
01:25:04dicte la ligne éditoriale.
01:25:05Ça a été flagrant,
01:25:06notamment depuis le 7 octobre 2023
01:25:08avec les mots que vous avez le droit d'utiliser,
01:25:10ceux que vous n'avez pas le droit d'utiliser, etc.
01:25:12Ça n'est évidemment plus possible.
01:25:14Alors, soit ça passe par la privatisation,
01:25:16ce qui semble être le plus simple
01:25:18parce que compte tenu effectivement du pouvoir des syndicats,
01:25:20si vous souhaitez une réforme d'ampleur
01:25:22au sein de cette institution,
01:25:24ça va être très très compliqué.
01:25:25Faire bouger les choses de l'intérieur,
01:25:27ça me semble très difficile.
01:25:28Donc, je ne vois que la privatisation
01:25:29pour effectivement faire tomber tout cela
01:25:31et repartir à plat.
01:25:32Moi, je vais vous prendre un contre-pied.
01:25:34Je suis contre la privatisation.
01:25:35Parce que ?
01:25:36Parce qu'on a besoin d'un service public fort.
01:25:38Le service public a des programmes
01:25:40que les chaînes privées n'ont pas,
01:25:44ce qui est tout à fait normal.
01:25:45de moins en moins.
01:25:46Oui, mais moi, je vais défendre,
01:25:47par exemple, Élise Lucet
01:25:49avec Cache Investigation.
01:25:51On n'a pas beaucoup...
01:25:52Si, on n'a pas...
01:25:52Non, mais vous pouvez la défendre.
01:25:54On peut être en désaccord.
01:25:55Oui, on n'a pas beaucoup...
01:25:56C'est le tribunal populaire, Élise Lucet.
01:25:57Oui, d'accord.
01:25:58Mais si Cache Investigation
01:26:00n'avait pas sorti un sujet
01:26:02sur le péril scolaire,
01:26:05est-ce qu'on aurait découvert
01:26:07ce qui est en train de se passer ?
01:26:08C'est pas sûr.
01:26:09Pourquoi est-ce que Cache Investigation
01:26:10ne fait pas un Cache Investigation
01:26:12sur le service public,
01:26:13sur l'audiovisuel public ?
01:26:14C'est la question
01:26:15que ma consœur Sonia Mabrouk
01:26:16avait posée.
01:26:17Oui, oui, je m'en souviens bien.
01:26:18Dans quelle époque
01:26:18elle avait raison de la poser ?
01:26:19C'est difficile d'être partie...
01:26:21Et là, il y a eu une erreur 404
01:26:22d'Élise Lucet
01:26:23qui a dit
01:26:23on va peut-être faire ça
01:26:24sur le groupe Bolloré.
01:26:25C'est toujours pareil.
01:26:27Je reviens quand même
01:26:28que ce service public,
01:26:29il faut qu'on puisse le garder.
01:26:31Pas celui-là.
01:26:31En revanche...
01:26:32Un autre peut-être,
01:26:33pas celui-là.
01:26:33Je parle du service public.
01:26:34Non.
01:26:35Service public.
01:26:36En revanche,
01:26:36il faut nettoyer
01:26:42il n'y a pas que
01:26:42le service public
01:26:44qu'il faut nettoyer,
01:26:45c'est l'ensemble
01:26:46de nos institutions.
01:26:47On a un problème
01:26:48en France à ce sujet.
01:26:49Merci beaucoup les amis.
01:26:50Laurence Ferreri
01:26:51attend pour Punchline
01:26:52et c'est dans un instant
01:26:53sur CNews.
01:26:54A tout de suite.
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