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  • il y a 9 heures
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:10Deux incendies importants continuent de marquer l'actualité de ce vendredi matin, l'un dans les Pyrénées-Orientales, l'autre
00:00:16dans le Gard.
00:00:17Nous allons vous dire où on en est précisément avec nos envoyés spéciaux qui sont déployés sur ces différentes zones,
00:00:24en commençant par le Gard parce que les dégâts sont importants là-bas et on va le voir dans quelques
00:00:32instants.
00:00:32On va retrouver Alexis Puyette qu'on aperçoit ici en bas à droite.
00:00:36Alexis, on vous retrouve en direct parce qu'on est en train de mener du côté des pompiers à la
00:00:41fois le combat contre les flammes
00:00:42mais également on fait tout pour éviter les reprises et il y a des opérations de noyage et des opérations
00:00:48de déblayage qui ont déjà commencé.
00:00:52Oui absolument et au cœur des préoccupations des pompiers, c'est ce tas de déchets que vous apercevez sur ces
00:00:58images d'Anne Boisise.
00:00:58On est dans une zone industrielle, dans un bâtiment industriel et c'est ce tas de déchets.
00:01:03Il n'y en a que 15 000 m3 de déchets qui ont pris feu.
00:01:06C'est un feu de palette qui s'est propagé hier et donc vous voyez en ce moment, les pompiers
00:01:11travaillent en appui avec deux tractopelles.
00:01:13Et qu'est-ce qu'elles font ces tractopelles ? Eh bien elles sont en train finalement d'étaler les
00:01:17déchets parce qu'il y en a, vous voyez, à peu près 3 mètres de hauteur
00:01:20et du coup ça brûle à l'intérieur et avec la lance à eau que vous voyez sur la droite
00:01:25de l'image, eh bien on ne peut pas atteindre le cœur de ce tas de déchets.
00:01:28Du coup les deux tractopelles étalent ces déchets et donc ça facilite le travail des pompiers pour vraiment éteindre ce
00:01:35feu.
00:01:35Alors pour le moment, vous le voyez, il reste des fumeroles.
00:01:37Il n'y a plus à proprement parler vraiment de feu mais comme vous le disiez, il y a toujours
00:01:40un risque de reprise parce qu'il y a ce vent, ce vent qui s'est levé à nouveau ce
00:01:45matin.
00:01:46Et donc, eh bien voilà, toujours cette crainte que ça reprenne.
00:01:49Donc encore une fois, le maître mot des pompiers, la vigilance avec donc, vous voyez, cette lance à eau toute
00:01:54la journée pour éteindre ces fumeroles et éviter ces reprises.
00:01:57Au total, il y a 160 hectares qui ont été parcourus par le feu, 80 hectares brûlés et puis toujours,
00:02:03eh bien plus d'une centaine de pompiers, des dégâts essentiellement matériels ici.
00:02:08Il y a la végétation un petit peu qui a brûlé mais voilà, heureusement évidemment pas de victimes et des
00:02:12dégâts donc circonscrits dans cette zone industrielle et ce tas de déchets.
00:02:19Ici, on est juste à côté de Nîmes dans le Gard.
00:02:22Oui, avec cette tractopelle donc à l'œuvre, filmée par Anne Bouaziz, à vos côtés Alexis et c'est vrai
00:02:27Gaël Musquet qu'on suit très souvent les pompiers dans leur combat au corps à corps contre les flammes.
00:02:31Et il y a tout ce qui se passe après, une fois que les situations les plus urgentes ont été
00:02:36réglées, ça continue après le combat pendant des heures et des jours aussi.
00:02:41Oui, ça peut durer des jours, voire des semaines en fonction de la nature du sol.
00:02:45Ce feu peut vraiment couver sous le sol, d'où l'importance vraiment, compte tenu de l'état global du
00:02:52pays et de la sécheresse, des faibles taux d'humidité,
00:02:55de vraiment traiter le plus possible ces foyers qui ne repartent pas.
00:03:00Évidemment qu'on sécurise la zone et les habitants et évidemment toutes les activités industrielles qu'il peut y avoir
00:03:06autour
00:03:06pour passer évidemment sur d'autres chantiers qui pourraient se déclarer à d'autres endroits.
00:03:11Il y a l'après et il y a la première ligne qui se poursuit sur cet incendie dans le
00:03:17gare Isor de la Gorce.
00:03:18Vous êtes d'ailleurs aux côtés des pompiers.
00:03:22Oui, on est avec le capitaine Wilfried Bica pour parler de cette situation.
00:03:27Il vient de prendre la relève et de faire un point et on est dans une voiture parce qu'il
00:03:31y a de nombreuses opérations de surveillance qui sont effectuées aujourd'hui.
00:03:34Le but, capitaine, c'est d'éviter toutes les reprises, c'est ça ?
00:03:37Exactement. Donc là, le but, c'est d'éviter que le feu prenne de l'ampleur.
00:03:43Et du coup, on a des moyens qui sont positionnés en bordure de lisière pour parfaire l'extinction, pour éviter
00:03:49que le feu ne dégénère.
00:03:52Oui, on le voit, il y a déjà eu des zones qui ont été impactées, 130 hectares que le feu
00:03:57a parcouru.
00:03:58Également des champs qui ont brûlé.
00:04:01Comment est-ce que vous faites concrètement pour essayer de repérer et de voir s'il y a des reprises
00:04:04?
00:04:05On fait le tour du chantier, comme on est en train de faire là maintenant.
00:04:10On ouvre l'œil et dès qu'il y a une fumerole, on envoie un ingène dessus pour justement éviter
00:04:16que ça nous reparte.
00:04:18Parce que là, il y a des conditions qui sont compliquées, c'est ça ?
00:04:20Est-ce que vous pouvez nous expliquer, c'est le vent ?
00:04:22Exactement, la chaleur, le vent, ça ne nous aide pas dans nos missions.
00:04:27Au contraire, ça nous limite un petit peu.
00:04:32Et du coup, il faut qu'on fasse assez vite dès qu'on repère une fumerole pour éviter justement que
00:04:39ça parte.
00:04:40Merci beaucoup.
00:04:41En tout cas, on souhaite bon courage à vos hommes parce que la nuit a été très longue ici.
00:04:45Et la journée, ça s'annonce compliquée puisqu'on est toujours en vigilance rouge, incendie dans le Gard.
00:04:51Oui, on est installé dans un temps long sur ce combat contre les incendies.
00:04:56Ludovic Pingano, ce que vient de nous montrer Isor, c'est évidemment très éclairant
00:04:59parce qu'il y a les pompiers qui ont lutté toute la nuit et qui sont sur le qui-vive
00:05:02depuis plusieurs jours.
00:05:03Et on voit que cette situation de stress, en réalité, elle est permanente.
00:05:07Même si le gros des incendies semble, alors on essaie de croiser les doigts évidemment
00:05:12parce que sur cette situation dans le Gard, ça peut basculer à tout moment.
00:05:14Mais on a l'impression que le plus dur est sous contrôle.
00:05:17Et pourtant, on continue à faire des tournées sans arrêt pour repérer toutes les fumerole.
00:05:21Ce sont des sapeurs-pompiers qui ont beaucoup d'expérience, une grande expérience du feu de forêt.
00:05:24Et je pense que s'il y a un mot qui les anime tous, c'est l'humilité.
00:05:28L'humilité parce que ces feux sont imprévisibles.
00:05:31Et effectivement, c'est justement quand on relâche la pression ou l'attention
00:05:37qu'on risque une reprise de feu.
00:05:38C'est la raison pour laquelle ils restent très mobilisés, très concentrés.
00:05:44Ils surveillent la moindre fumerole, la moindre fumée, la moindre braise
00:05:49pour s'assurer que ce feu est complètement éteint.
00:05:51Et là, il n'y a pas de secret.
00:05:52On vient le voir, malgré tous les moyens technologiques dont on dispose,
00:05:55les moyens aériens, il y a un moment où il faut être au sol.
00:05:57Ah oui, il faut être au sol.
00:05:58Alors, il y a quand même un appui intéressant aujourd'hui avec les moyens aériens.
00:06:01Alors, les moyens aériens, il y a ceux qui éteignent,
00:06:03mais il y a aussi des moyens aériens qui surveillent aujourd'hui.
00:06:05Et les SDIS utilisent des drones équipés de caméras thermiques
00:06:09qui leur permettent d'identifier de façon beaucoup plus précise les points chauds.
00:06:14Mais ces points chauds, il faut aller les chercher.
00:06:16Et puis parfois, il faut établir des lances extrêmement fatigant,
00:06:19extrêmement éprouvant pour aller avec ces lances, ces moyens en eau
00:06:23ou ce qu'on appelle des batte à feu, des espèces de pelles
00:06:26qui vont nous permettre d'écraser les braises,
00:06:29aller les chercher les unes après les autres
00:06:31tant qu'on n'est pas certain que toutes les braises
00:06:35et toutes les fumeroles sont éteintes,
00:06:36le commandant des opérations de secours ne prendra jamais le risque
00:06:39de dire que ce feu est éteint.
00:06:40Avec en plus, François Pitrel, évidemment, la crainte de nouveaux foyers
00:06:44parce qu'on surveille les lisières,
00:06:47on surveille tout ce que peuvent faire éventuellement.
00:06:50On ira dans un camping tout à l'heure,
00:06:51mais du côté des campings, de toutes les zones où il y a du monde,
00:06:53un petit peu sensible, évidemment, ça peut repartir à n'importe quel moment.
00:06:56C'est ce qui s'est passé hier.
00:06:57C'est exactement ce qui s'est passé hier.
00:06:58Il y a eu, d'après le Premier ministre qui a fait une conférence de presse hier à Marseille,
00:07:03plus de 7000 départs de feu depuis le début du mois de juin en France.
00:07:08Sachant que l'année dernière, sur toute la saison, il y en avait eu 16300.
00:07:13Donc on est déjà à un niveau extrêmement élevé
00:07:15et nous ne sommes que le 3 juillet.
00:07:17Pour surveiller tous ces départs de feu,
00:07:20Ludovic le disait, il y a l'intelligence artificielle aussi,
00:07:23il y a des caméras de vidéosurveillance qui sont placées au-dessus des massifs forestiers
00:07:25parce qu'il est très difficile d'avoir des guetteurs en permanence.
00:07:29Une fois que le feu a été maîtrisé par les forces des sapeurs-pompiers,
00:07:33il faut rester très longtemps et il va falloir des guetteurs.
00:07:36Ça nécessite aussi beaucoup de moyens humains.
00:07:37Sauf qu'il y a plein de fronts différents à mener en simultané.
00:07:42Et ça, ça rend la tâche particulièrement difficile pour les semaines à venir.
00:07:45Et on l'a observé, cette multiplication des fronts, particulièrement cette nuit,
00:07:49parce qu'il y a donc le Gard où nous étions il y a quelques instants
00:07:53et il y a les Pyrénées-Orientales où on va aller maintenant regarder les images de la nuit,
00:07:58certaines des images fortes.
00:07:59Alors on est ici sur le port, c'est une usine, un entrepôt qui fabrique des catamarans,
00:08:05un fleuron français de la marine de Plaisance qui a été en grande partie dévasté.
00:08:09On a vu ces images très impressionnantes, ces nuages noirs sur la marina.
00:08:12Et puis, il y a également un camping qui a été totalement ravagé.
00:08:18Et là aussi, on imagine ce qui s'est passé.
00:08:21Il y a eu des milliers de campeurs qui ont dû être évacués de façon préventive.
00:08:27Et le feu a bien fini par ravager ce camping.
00:08:30Les campeurs qui ont trouvé refuge pour certains dans des gymnases,
00:08:34notamment on va retrouver Arthur Descudé, qui est avec certains de ces campeurs évacués, Arthur.
00:08:42Oui, tout à fait, Julien.
00:08:43On se trouve ce matin avec Léane Delabriard.
00:08:45Vous le voyez dans ce centre d'accueil, ce qui s'appelle Les Voiles Rouges.
00:08:49Il se situe au Canet, en Roussillon.
00:08:50Il est tout près justement de ces campings qui sont partis en fumée hier,
00:08:54dont le camping Brasilia.
00:08:55C'est là où vous vous trouvez, Johan.
00:08:57Bonjour.
00:08:57Merci de répondre à nos questions.
00:08:58Vous faites partie de ces personnes qui ont été évacuées hier.
00:09:02Racontez-moi comment ça s'est passé pour vous, tout simplement.
00:09:04Nous, tout simplement, on n'était pas du tout sur le camping au moment où ça s'est produit.
00:09:08On était partis sur Collioure.
00:09:10On a cru à un exercice, en fait, tout simplement.
00:09:14Et on a eu quelques messages comme quoi il y avait l'incendie qui était en train de se propager.
00:09:18Et on est revenu sur Canet.
00:09:20Tout était bloqué.
00:09:21On a eu la chance de pouvoir être relogé.
00:09:23Je dis bien la chance parce que malheureusement,
00:09:24il y a des personnes qui sont en beaucoup plus grosse difficulté.
00:09:27Et là, on attend.
00:09:28On est venu ici ce matin.
00:09:29On a eu quelques informations sur ce qui se passait au niveau du Brasilia, la situation.
00:09:35C'est du cas par cas, tout simplement.
00:09:37Et puis, donc là, on attend d'être emmenés sur les lieux pour voir ce qui se passe.
00:09:41Oui, et puis le problème, Johan, c'est que vous n'avez pas pu récupérer vos affaires.
00:09:43Elles sont actuellement bloquées dans le camping.
00:09:45Vous ne savez pas surtout dans quel état elles sont ces affaires-là.
00:09:47Oui, tout à fait.
00:09:48Exactement.
00:09:48On est avec nos tenues de vacanciers.
00:09:51On est partis sur une journée.
00:09:52On est partis se promener.
00:09:53Et puis là, on n'a plus rien.
00:09:54Il a fallu acheter vite fait brosse à dents, dentifrice, le nécessaire pour pouvoir passer la nuit.
00:10:00Et donc là, on est dans l'incertitude.
00:10:03Alors, on comprend parfaitement.
00:10:04Et heureusement qu'il y a beaucoup de personnel.
00:10:06Et je tiens à les remercier parce qu'il y a vraiment des choses qui sont vraiment bien faites.
00:10:09On sait se plaindre, mais il faut aussi voir les choses qui sont bien faites.
00:10:12Et voilà, on attend tout simplement.
00:10:13Et puis, c'est un séjour écourté.
00:10:15Vous étiez au milieu de vos vacances.
00:10:16Vous venez du nord, ici, dans le sud.
00:10:18Comment s'annonce la suite pour vous ?
00:10:20Est-ce que vous avez plus de précisions ?
00:10:22Là, on est en plein milieu.
00:10:23On est sur le milieu de nos vacances.
00:10:25On vient effectivement de 1000 kilomètres.
00:10:27On est venu en train.
00:10:28Donc, on a le train qui est seulement lundi.
00:10:30Et ça ne va pas être possible, je pense, de bouger les dates, vu la période.
00:10:34Et donc, on va essayer de s'organiser.
00:10:37Eh bien, on vous souhaite bon courage.
00:10:38Merci, Johan, d'avoir répondu à nos questions ce matin.
00:10:41Voilà, on le disait avec Johan.
00:10:42Pas plus d'informations pour ces personnes qui ont été évacuées des campings.
00:10:45Je rappelle qu'ils sont au nombre de 1700 à avoir dû quitter ces campings de Canet en Roussillon.
00:10:51Je rappelle également que le feu, ici, à Canet en Roussillon, a été fixé à l'heure actuelle.
00:10:57Oui, on voit bien comment les choses s'organisent, même si ça représente évidemment beaucoup de monde.
00:11:01Cela dit, Ludovic Pingano, on voit que dans ces campings, maintenant, on est aussi près que possible.
00:11:07Il y a des tas de choses, vous le savez mieux que personne, qu'on ne peut pas prévoir.
00:11:09Mais là-dessus, voilà.
00:11:11Et même, on s'entraîne, si j'ose dire, en amont.
00:11:14Alors, on ne peut pas prévoir, mais on peut se préparer.
00:11:15Et ça, c'est important.
00:11:16Et je pense qu'il faut valoriser le travail de ce camping et des campings en général.
00:11:21Parce qu'aujourd'hui, ça devient vraiment quelque chose de très répandu.
00:11:24Ils se sont entraînés au mois de juin et ont organisé un exercice d'évacuation.
00:11:28C'est-à-dire qu'ils ont simulé un incendie important.
00:11:32Et ils ont joué toute la chaîne de secours.
00:11:34Comment est-ce que l'alerte est donnée ?
00:11:36Comment est-ce qu'on organise l'évacuation du camping ?
00:11:38En fonction du feu et en fonction de son sens de propagation.
00:11:41C'est ce qui a été fait au mois de juin.
00:11:42Et de toute évidence, ça a été salvateur.
00:11:44Et ça, c'est vraiment un point important.
00:11:46Il y a aussi, François Pitrel, la mise en place d'une application qui permet de prévenir tout le monde.
00:11:49Oui, le camping Brasilia, qui a été ravagé par les flammes hier,
00:11:53a bénéficié de cette application qui s'appelle Operask,
00:11:56qui permet, à partir du moment où le signal a été donné qu'un feu était en cours,
00:12:01d'alerter l'ensemble des campeurs.
00:12:03Il y a 800 SMS qui ont été envoyés dans l'instant.
00:12:06et donc qui ont permis d'alerter à tous les campeurs d'évacuer.
00:12:11Le devis, vous l'avez l'application, non ?
00:12:12Alors moi, je n'ai pas l'application, mais je voulais aussi rappeler qu'en plus de ces applications très
00:12:15locales,
00:12:16il existe aussi, je vous le rappelle, l'application FR Alert.
00:12:20Enfin, ce n'est pas une application, c'est un dispositif à la main des préfets et des départements
00:12:24qui, en cas d'événements graves et imminents,
00:12:25sont en capacité d'alerter tous les téléphones portables dans un secteur donné,
00:12:29que ces téléphones soient allumés ou en veille.
00:12:32Donc c'est un message qui vient par-dessus toutes vos applications, vos SMS, etc.
00:12:36Sur les orages notamment ?
00:12:37Sur les orages notamment, mais quand on a besoin d'évacuer comme ça un camping,
00:12:40le préfet est en capacité de délimiter la zone des personnes qu'il veut évacuer.
00:12:45Et donc toutes les personnes qui sont à l'intérieur de cette zone avec quelques effets de bord
00:12:48sont prévenues et c'est important d'avoir à l'esprit.
00:12:50On voit bien les feux qui se multiplient.
00:12:51On vous a donné le chiffre de 7000 départs de feu depuis juin.
00:12:54pour bien comprendre où en est la situation et ce qui s'est passé ces dernières heures.
00:12:59On va voir la configuration des lieux et les images fortes qui ne sont pas revenus avec vous.
00:13:03Valentin Demet et plusieurs incendies qui sont donc toujours en cours au moment où on se parle.
00:13:09Exactement, Julien.
00:13:10Au moins 5 feux actifs en ce moment sur le territoire français.
00:13:14Dans les Pyrénées-Orientales, les flammes ont touché.
00:13:16Sainte-Marie-la-Mer et Canéon-Roussillon.
00:13:18On va y revenir.
00:13:19Dans le Gard, 3 villes sont concernées.
00:13:21Roquemort, Saint-Victor-de-Malcap et Milo.
00:13:24Dans la Drôme, un incendie concerne la commune de 10.
00:13:2760 hectares ont été parcourus et 100 pompiers sont mobilisés ce matin.
00:13:30Et puis plus de nord, vous le voyez, à Plombière, les Dijons en Côte d'Or.
00:13:34Là, 15 hectares ont été parcourus par les flammes.
00:13:36Il est maîtrisé ce matin, mais des habitants ont dû être confinés hier soir.
00:13:39Et les images les plus impressionnantes, elles viennent des Pyrénées-Orientales.
00:13:42Exactement, Julien.
00:13:42À Canéon-Roussillon, deux campings ont en partie brûlé.
00:13:45Le Brasilia et la Marina.
00:13:471 700 campeurs ont dû être évacués en urgence, selon les pompiers.
00:13:50Dans cette zone, le feu est ce matin fixé.
00:13:53Mais une entreprise a également été touchée.
00:13:55L'entreprise Katana.
00:13:57Deux hangars ont brûlé.
00:13:58L'un d'eux est entièrement détruit, comme vous allez le voir sur les images
00:14:01qu'ont pu tourner en exclusivité ce matin.
00:14:03Nos reporters, Maxime Brandstetter.
00:14:06Et puis, plus de 200 pompiers sont toujours actuellement présents sur les lieux de cet incendie.
00:14:12Vous voyez le hangar complètement détruit, qui a cédé à cause des flammes.
00:14:15Feu également actif.
00:14:16Dans l'eau, je vous le disais, à Pouzol-Miner-Voix, l'incendie a parcouru environ 950 hectares.
00:14:21500 pompiers ont été encore engagés pendant la nuit.
00:14:24Évolution favorable.
00:14:26Ce matin, moins de vent.
00:14:27Et les lisières sont maîtrisées selon la préfecture.
00:14:30Et puis, dans le Gard, à Milo, le feu a parcouru 130 hectares, 120 pompiers.
00:14:33Et 30 véhicules sont en ce moment même déployés sur place.
00:14:36Les autorités l'assurent.
00:14:37L'intervention sera longue.
00:14:39Moins de vent, c'est ce que vous nous dites.
00:14:41Mais ça continue à souffler très fort, malgré tout.
00:14:43Julien Riflet, où en est-on ?
00:14:44Eh bien, justement, on a des rafales entre 70 et 80 km par heure pour cette journée de vendredi.
00:14:49Donc non, les choses ne vont pas vraiment s'améliorer.
00:14:51Ça pourrait faire repartir des feux, ces rafales de vent.
00:14:53En plus de cela, on l'a dit, la végétation, elle est particulièrement sèche.
00:14:57Elle agit comme un combustible.
00:14:58Et là non plus, ça ne va pas s'améliorer.
00:14:59Car pour les 7 prochains jours, on n'attend aucune goutte de pluie sauf près des reliefs.
00:15:04C'est en fait la règle des 3-30 très surveillée par les pompiers.
00:15:06Les températures à plus de 30 degrés.
00:15:08Il y a des rafales de vent à plus de 30 km par heure.
00:15:10Et un taux d'humidité inférieur à 30%.
00:15:12Les conditions là sont réunies.
00:15:14C'est vraiment le cocktail explosif pour donner des feux particulièrement puissants.
00:15:18Alors on rappelle quand même qu'il y a 6 départements qui restent placés en vigilance rouge pour un risque
00:15:22très élevé ce vendredi.
00:15:24On en a 5 qui sont en orange.
00:15:25Il faut rester quand même très très prudent.
00:15:27C'est vrai que 9 feux sur 10 sont d'origine humaine, il faut le rappeler.
00:15:30Et c'est souvent une imprudence.
00:15:32C'est souvent un mégot mal éteint, jeté par terre, des barbecues mal maîtrisés.
00:15:35Ou encore des travaux qui sont faits à proximité de zones végétales.
00:15:39Donc il faut vraiment rester prudent.
00:15:40Il faut proscrire toutes ces actions.
00:15:42Ces prochains jours.
00:15:42On sait si cette situation explosive que vous nous décrivez, elle doit durer encore combien de temps ?
00:15:47Alors le vent, il va commencer à affaiblir déjà un petit peu demain.
00:15:49Il n'empêche que demain, il restera encore 2 départements en vigilance rouge.
00:15:52On aura encore des rafales entre 50 et 60 km par heure.
00:15:55Il faudra sûrement attendre le début de la semaine prochaine pour avoir vraiment un vrai faiblissement du vent.
00:16:00Donc voilà, la prudence reste de mise encore pour ces prochains jours.
00:16:02Conditions météo, on le voit exceptionnelles.
00:16:05Il y a eu la vague de chaleur de la semaine dernière qui a provoqué cet assèchement dont vous nous
00:16:09parlez.
00:16:10Il y a les conséquences de la canicule aussi sur le plan de la surmortalité.
00:16:13De nouveaux chiffres ont été publiés ce matin.
00:16:17Margot de Fraudville, vous nous avez rejoint.
00:16:18On est sur une hausse de 30% par rapport aux semaines normales.
00:16:21Et une augmentation de 90% des décès à domicile pour la semaine du 22 au 28 juin.
00:16:27Si on regarde au total cette semaine-là, on a près de 9000 décès certifiés électroniquement.
00:16:33Ça fait une augmentation en effet de 29% et ça représente 2025 décès supplémentaires, nous dit Santé publique France.
00:16:40Il faut savoir que c'est encore une fois uniquement les certificats électroniques.
00:16:44Ça représente 60% de la mortalité, 80% à peu près de la mortalité dans les hôpitaux, quasiment un
00:16:50décès sur deux en EHPAD et seulement 25% des décès à domicile.
00:16:54Or, on voit déjà que dans ce chiffre, la proportion augmente de 90% pour les décès à domicile.
00:16:59C'est absolument considérable.
00:17:00Ce n'est qu'un premier chiffre parce qu'on attend ensuite la mortalité toute cause avec les chiffres de
00:17:07l'INSEE qui sont consolidés.
00:17:08Pour l'instant, il s'arrête au dimanche 21.
00:17:10Or, c'est la semaine d'après qui nous intéresse.
00:17:12Et ensuite, il sera calculé l'imputabilité à la chaleur.
00:17:16Ça, ce ne sera pas avant l'automne, donc il faudra attendre.
00:17:20Mais ça donne déjà une première estimation de la vague de chaleur de la semaine dernière.
00:17:24Et qui permet de faire une comparaison avec 2003 ou bien c'est trop tôt ?
00:17:28Les spécialistes ne s'y risquent pas tout en estimant qu'on ne sera probablement pas au niveau de 2003.
00:17:34Mais en expliquant que c'est qu'un point de départ et que c'est complètement sous-estimé le point
00:17:40actuel.
00:17:40C'est quand même à noter qu'on puisse avoir déjà une estimation.
00:17:44Ce n'était pas possible en 2003.
00:17:45Et cette alerte sur notamment la surmortalité à domicile, ça a permis notamment aux autorités de se réunir pas plus
00:17:54tard qu'hier.
00:17:54Pour voir comment on adapte la prévention aux futures vagues.
00:17:59Et notamment être extrêmement vigilant, penser à pouvoir proposer aux personnes isolées à domicile
00:18:04de se rendre dans des lieux rafraîchis, que ce soit au niveau des mairies par exemple.
00:18:09Ludovic ?
00:18:09C'est bien, mais c'est un peu tard.
00:18:10On n'a pas su anticiper cette canicule.
00:18:12Maintenant, on va expliquer qu'on va anticiper la prochaine.
00:18:14J'espère que ce sera quelque chose de concret parce que cette situation, très clairement, elle n'est pas acceptable.
00:18:17Oui, évidemment.
00:18:19Nous, on surveille aussi l'évolution des températures.
00:18:22Je parle souvent de contrôle, Julien, mais on a parlé de scénarios encore à nouveau très, très élevés ces derniers
00:18:28jours
00:18:28pour les jours qui vont venir.
00:18:30Visiblement, on reste sous la barre des 40 degrés.
00:18:33Mais vous continuez à surveiller ça, évidemment, de très, très près parce qu'on sait que ces modèles météo,
00:18:37ils évoluent en temps réel.
00:18:38On vous retrouvera tout au long de cette matinée.
00:18:40On va s'intéresser également ce matin à la situation en Ukraine.
00:18:43parce que vous savez que la frappe, les frappes visant Kiev de ces dernières heures
00:18:49ont été d'une intensité jamais vue depuis le début de la guerre.
00:18:52Le bilan, figurez-vous, s'est alourdi encore.
00:18:55Ce matin, on en est à 30 morts au minimum.
00:19:00Et ces frappes sont d'une ampleur telle que Donald Trump, qu'on n'entendait plus depuis un bout de
00:19:03temps sur l'Ukraine,
00:19:04a fini par réagir.
00:19:04On va retrouver Capucine Dièze qui est en direct avec nous depuis Washington.
00:19:08Dites-nous ce qu'a dit Donald Trump.
00:19:13Eh bien, Donald Trump aimerait que ces tueries insensées s'arrêtent en Ukraine.
00:19:17Voilà ce qu'il a dit.
00:19:18Selon un haut responsable américain, Donald Trump plaiderait pour un accord de paix entre les deux pays.
00:19:25Donc, c'est une prise de parole du président américain qui intervient,
00:19:28alors même que Washington est sous pression depuis quelques jours maintenant
00:19:32pour clarifier sa position, sa stratégie, en quelque sorte, vis-à-vis de l'Ukraine.
00:19:37On sait que Volodymyr Zelensky, hier, lors d'une conférence de presse totalement improvisée suite aux frappes,
00:19:43eh bien, Volodymyr Zelensky a interpellé Donald Trump.
00:19:46Et voilà ce qu'il a dit.
00:19:47« Nous sommes heureux qu'il soit prêt à nous aider », il fait ici référence aux États-Unis,
00:19:52« mais nous avons besoin de plus que des mots ».
00:19:54Côté américain, aucune annonce concrète, ce que demande Volodymyr Zelensky.
00:19:59Depuis des mois maintenant, eh bien, c'est davantage de systèmes de défense anti-aérienne.
00:20:05Volodymyr Zelensky déplore que son pays ne soit pas, ne fasse pas partie, du moins, des priorités des Américains.
00:20:12On sait que les principaux négociateurs pour le dossier ukrainien,
00:20:16que sont Jared Kushner, le gendre de Donald Trump et l'émissaire Steve Witkoff,
00:20:20eh bien, ce sont aussi les négociateurs principaux sur le dossier iranien.
00:20:24Donc, forcément, ils étaient occupés ces derniers jours.
00:20:26On sait qu'ils étaient à Doha, au Qatar, pour les pourparler avec les Iraniens.
00:20:30Et ce que demande Volodymyr Zelensky, il l'a demandé dans une interview accordée à CBS News,
00:20:35eh bien, c'est que les deux émissaires américains lui rendent visite rapidement à Kiev.
00:20:39On se demande, en vous écoutant, Capucine Dièze,
00:20:41si, au fond, Paul Gogo, Vladimir Poutine n'aurait pas réveillé Donald Trump sur l'Ukraine avec ses frappes.
00:20:48Un effet contre-productif pour le président russe ?
00:20:51Oui, en fait, tout dépend de comment il va réussir à l'utiliser, ce Donald Trump, Vladimir Poutine,
00:20:56parce que l'idée, pour le président russe, a priori, c'est de l'utiliser à un moment,
00:21:02parce qu'il n'a pas besoin lui-même de Donald Trump pour pouvoir mettre en place un cessez-le
00:21:07-feu,
00:21:08pour pouvoir obtenir des objectifs sur le terrain.
00:21:10Mais Donald Trump, faisant partie de la rhétorique de Vladimir Poutine,
00:21:13parce qu'en fait, en Russie, ce qu'on vous explique, c'est que ce sont les États-Unis qui
00:21:16sont à l'origine de cette guerre,
00:21:17finalement, Vladimir Poutine ne peut pas vraiment faire sans.
00:21:20Alors, tout dépend, effectivement, de savoir comment il l'a réveillé,
00:21:24comment Donald Trump va réagir, parce que c'est vrai qu'on était resté sur ce schéma d'un Donald
00:21:28Trump
00:21:28assez fasciné par Vladimir Poutine, par la grandeur de la Russie,
00:21:34et puis aussi un peu intéressé par des questions de business avec la Russie.
00:21:39Mais là, on est dans une situation où peut-être que les deux présidents pourraient parvenir à s'entendre
00:21:44sur un cessez-le-feu.
00:21:46Vladimir Poutine met en place le cessez-le-feu, il explique que c'est aussi grâce à Donald Trump.
00:21:50Donald Trump a sa victoire, Vladimir Poutine a son sursis, et ça pourrait fonctionner comme ça.
00:21:54– Capucine Diaz nous le disait, le président Zelensky a aussi réitéré une demande
00:21:58qu'il fait depuis longtemps aux Américains.
00:21:59– Dans les prochains jours, aura lieu le sommet de l'OTAN, ainsi que d'autres réunions,
00:22:07et la question de la défense anti-aérienne doit figurer parmi les principaux résultats attendus.
00:22:13L'Europe doit disposer de capacités suffisantes pour se défendre contre tout type de menaces,
00:22:19y compris celles-ci, les missiles balistiques russes.
00:22:23Les discussions avec l'administration américaine sur les licences de production de missiles patriotes
00:22:28durent depuis longtemps déjà.
00:22:31– Expliquez-nous, Patrick Sos, ce que ça veut dire, ces demandes de licence de missiles patriotes.
00:22:35– Alors déjà, un, le missile patriote, c'est fait pour se défendre, d'accord ?
00:22:39Pas forcément contre les drones, mais contre ces fameux missiles qui arrivent,
00:22:42notamment sur KF.
00:22:43C'est pour ça que la Russie le sait et insiste avec ces missiles,
00:22:47notamment la nuit d'avant-hier.
00:22:49En fait, l'idée, c'est de faire comme on voit au dos de certains téléphones,
00:22:54c'est-à-dire que vous voyez que c'est dessiné aux Etats-Unis,
00:22:57fabriqués en Ukraine, c'est ça la licence.
00:23:00Vous inquiétez pas, vous n'avez pas, chers amis américains,
00:23:03à nous envoyer des patriotes, on va les fabriquer nous-mêmes.
00:23:06C'est ce que disent les Ukrainiens, et on voit que tout ça peut changer.
00:23:09Par exemple, vous savez qu'il y a eu pendant des mois des discussions
00:23:11pour savoir si les Ukrainiens pouvaient utiliser du matériel occidental
00:23:16pour des frappes longue distance vers la Russie.
00:23:19Refus pendant très longtemps, longtemps, longtemps.
00:23:21À partir du moment où le feu vert a été donné,
00:23:24vous avez vu ce que ça donne depuis quelques semaines, quelques mois.
00:23:26Il y a un vrai effet.
00:23:28Eh bien, c'est ce qu'attendent aussi les Ukrainiens,
00:23:30qui savent attaquer, mais qui veulent maintenant aussi
00:23:32assurer leur défense de façon pérenne.
00:23:35Pourquoi il est si important, Général Pélistron, ce missile patriote ?
00:23:38Parce qu'il permet d'intercepter notamment les missiles balistiques.
00:23:41C'est ça la véritable problématique.
00:23:43C'est qu'en gros, les fabrications russes sont importantes,
00:23:49tant dans le domaine des drones que de ces missiles.
00:23:52Et donc, la problématique, c'est que le taux d'interception aujourd'hui
00:23:55de la défense solaire ukrainienne est de l'ordre d'entre 70 et 75 %.
00:24:00Ça veut dire qu'il y en a 25 % qui passent.
00:24:02Et ces 25 %, si vous en tirez beaucoup, ça fait énormément de dégâts
00:24:06et de pertes civiles, comme on l'a vu avant-hier.
00:24:09Donc, il y a besoin, impérativement, d'avoir ces capacités de défense solaire
00:24:13pour empêcher les frappes de ces missiles.
00:24:16– Paul Gogo, le président Zelensky a aussi promis de riposter.
00:24:19Quelle forme peut prendre cette riposte ?
00:24:21On peut imaginer, on peut s'attendre à de nouvelles frappes dans la profondeur russe.
00:24:24– Oui, exactement.
00:24:25Je pense que la meilleure réponse pour les Ukrainiens, en fait,
00:24:27c'est de continuer ce travail quotidien qui consiste à toucher
00:24:31notamment les raffineries, à toucher certains nœuds pétroliers.
00:24:35En fait, c'est le travail le plus efficace, finalement, pour l'armée ukrainienne.
00:24:40Et donc, bon, il est toujours temps, il est toujours l'occasion de dire
00:24:43« Voilà, là, on a réagi, on a répondu à cette situation ».
00:24:46Vladimir Poutine, lui, est dans une sorte de fuite en avant, je ne sais pas,
00:24:49mais il est obligé, lui, de répondre fortement,
00:24:51parce qu'il a une ligne dure à qui il doit plaire.
00:24:54Volodymyr Zelensky, je pense qu'il a tout à gagner,
00:24:56a continué sa stratégie, il a parlé de 40 jours,
00:24:59stratégie qui, pour l'instant, a certains effets sur la Russie,
00:25:02sur le pouvoir russe et donc sur ce conflit.
00:25:04– Quelle forme prendra la réplique de l'Ukraine et de Volodymyr Zelensky ?
00:25:09On le saura sans doute dans les heures qui viennent.
00:25:11On verra aussi si la Russie frappe à nouveau,
00:25:14même si ces salves de bombardement, elles interviennent ces derniers temps,
00:25:17plutôt tous les 15 jours, 3 semaines,
00:25:18parce que les Russes n'ont plus les moyens de frapper
00:25:20presque tous les jours avec des missiles balistiques,
00:25:23comme ils le faisaient au début de ce conflit.
00:25:25Vous restez sur BFM TV, parce que dans quelques instants,
00:25:27on vous dira tout sur les 3 nouvelles plaintes
00:25:28qui ont été déposées à l'encontre de Patrick Bruel,
00:25:32le dossier judiciaire qui s'alourdit,
00:25:35qui s'épaissit encore un petit peu plus pour le chanteur.
00:25:42Le dossier judiciaire s'épaissit donc encore un peu plus
00:25:45pour Patrick Bruel avec 3 nouvelles plaintes.
00:25:48Nous allons vous dire précisément de quoi il s'agit.
00:25:50D'abord, les toutes dernières infos,
00:25:52les dernières images de l'actualité de ce vendredi,
00:25:53notamment sur le front des incendies.
00:25:55C'est avec vous, Valentin Demet.
00:25:57Effectivement, Julien, la nuit a été longue pour les pompiers.
00:25:59Au moins 5 incendies sont actifs en ce moment même.
00:26:01Dans l'Aude, le Gard, la Côte d'Or, la Drôme et les Pyrénées-Orientales.
00:26:04Vous allez voir d'ailleurs ces images d'amateurs
00:26:06qui viennent de nous parvenir de plusieurs campings,
00:26:08de deux campings dans les Pyrénées-Orientales,
00:26:10à Canet-en-Roussillon, qui ont en partie brûlé.
00:26:13Et la vigilance sera encore de mise dans les prochaines heures.
00:26:16Six départements de l'extrême sud sont encore en danger.
00:26:19Très élevé deux feux de forêt aujourd'hui.
00:26:21Vous les voyez dans l'extrême sud du pays.
00:26:22Demain, le risque sera un peu moins important,
00:26:24mais il remontera vers le centre du pays.
00:26:28Prudence également si vous prenez la route des vacances aujourd'hui.
00:26:30Les pompiers le rappellent, ne jetez pas de mégots par la fenêtre.
00:26:33C'est ce qui peut déclencher des incendies.
00:26:35Bison flûté voit d'ailleurs rouge dans le sens des départs en Ile-de-France.
00:26:38Et dans l'Est, ce sera orange.
00:26:39Partout ailleurs, la canicule qui se confirme la semaine prochaine.
00:26:43Dans le sud-ouest, des pointes à 40 degrés sont attendues localement selon Météo France.
00:26:47Et les chiffres de la précédente canicule commencent à tomber.
00:26:49On retrouve Alizé-Boisin devant l'hôpital Georges-Pompidou à Paris.
00:26:53Alizé, Santé publique France enregistre une hausse de 29% des décès pour la semaine du 22 au 28 juin.
00:26:59Cela représente 2025 décès supplémentaires par rapport à la normale.
00:27:05Absolument, c'est le chiffre à retenir de cette matinée.
00:27:072025 décès supplémentaires par rapport à la normale sur la semaine du 22 au 28 juin.
00:27:13Évidemment, ce sont des chiffres qui doivent encore être consolidés dans les prochaines semaines.
00:27:17C'est ce qu'a annoncé la ministre de la Santé.
00:27:19Et quand on regarde dans le détail, ce sont surtout des personnes âgées de plus de 45 ans qui ont
00:27:23été touchées par cette mortalité.
00:27:24Et notamment avec un bon pour les décès à domicile, plus 91% lors de cette semaine.
00:27:31Il y a aussi des régions qui ont été plus touchées que d'autres.
00:27:34C'est le cas notamment de l'Île-de-France ou encore du Pays de la Loire.
00:27:37Évidemment, je vous le disais, ces chiffres doivent encore être consolidés.
00:27:39Et alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'annonce dans les prochains jours,
00:27:43la ministre de la Santé a annoncé avoir débloqué une enveloppe de 100 millions d'euros pour pouvoir doter les
00:27:48hôpitaux de climatiseurs.
00:27:49Alizé Boissin sur des images d'Alan Branger devant l'hôpital Georges Pompidou à Paris.
00:27:54Les suites de l'explosion criminelle à Monaco.
00:27:55Selon une note de la police Monégasque que nous avons pu consulter, le suspect est en réalité une femme.
00:28:01Les investigations permettent d'assurer qu'elle se déguiserait en homme.
00:28:04Elle a été localisée en Allemagne.
00:28:05Un mandat d'arrêt européen a été émis.
00:28:07La suspecte fait aussi l'objet d'une notice rouge d'Interpol.
00:28:10Elle aurait déclenché l'explosion à distance.
00:28:13L'une des trois victimes a toujours son pronostic vital engagé ce matin.
00:28:16Conférence de presse du procureur Monégasque à suivre dans une heure en direct sur BFM TV.
00:28:21Et puis à l'étranger, c'est le début aujourd'hui des obsèques de l'ancien guide suprême iranien.
00:28:25Ali Khamenei a été tué le 28 février dernier, au premier jour de la guerre entre l'Iran et les
00:28:29Etats-Unis.
00:28:29Son cercueil est arrivé aujourd'hui dans un complexe religieux de Téhéran.
00:28:33Hommage populaire, mais hommage politique également.
00:28:35Plusieurs délégations étrangères sont attendues, notamment des représentants russes et chinois, pays alliés évidemment de Téhéran.
00:28:42Voilà pour l'actualité à 10h30, Julien.
00:28:44Merci beaucoup Valentin.
00:28:46Dans l'actualité également, ce nouvel épisode, triple épisode si on peut dire, dans l'affaire Patrick Boel,
00:28:53puisqu'il est visé par trois plaintes supplémentaires.
00:28:56Le dossier judiciaire qui s'allourdit encore un petit peu plus.
00:29:00On en est à combien de plaintes au total, Vincent ?
00:29:01On est au moins, parce qu'effectivement on a toujours du mal à y voir un petit peu clair,
00:29:05mais au moins à 30 plaintes aujourd'hui.
00:29:07Alors ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il y a une grosse majorité de ces plaintes qui
00:29:10sont prescrites ou semblent prescrites,
00:29:13mais on peut dire qu'effectivement il y a déjà 30 plaintes qui visent le chanteur,
00:29:16et puis surtout les avocats qui sont présents dans ce dossier annoncent que d'autres plaintes vont être déposées d
00:29:21'ici les prochaines semaines, les prochains mois.
00:29:23Alors vous nous dites que la très grosse majorité de ces plaintes sont prescrites,
00:29:26mais dans les trois nouveaux cas que vous allez nous développer maintenant,
00:29:30il y en a une sur des faits qui a priori ne seraient pas prescrits justement.
00:29:33De quoi s'agit-il ?
00:29:34Oui, effectivement, il y a trois nouvelles plaintes qui ont été déposées entre le 25 juin et le 1er juillet
00:29:40par trois femmes,
00:29:41dont l'une d'entre elles, Stéphanie, c'est un prénom d'emprunt qui a été révélé par nos confrères
00:29:46de Mediapart.
00:29:48Stéphanie, elle, dénonce des faits qui ne semblent pas prescrits,
00:29:51et son témoignage est intéressant parce qu'on a beaucoup parlé de l'emprise,
00:29:55ou en tout cas de l'influence de Patrick Bruel dans le monde artistique, de la chanson, du cinéma.
00:30:00Stéphanie, elle, c'est un autre monde dans lequel elle travaillait, celui du monde des jeux, du monde du poker.
00:30:04Elle dit avoir rencontré Patrick Bruel dans le cadre d'un tournoi de poker,
00:30:08et qu'il l'a invitée à une partie privée un soir, sauf que lorsqu'elle s'est présentée, elle
00:30:12était toute seule,
00:30:13et il l'aurait alors violée.
00:30:15En tout cas, c'est le récit qu'elle en fait dans les colonnes de Mediapart,
00:30:18le récit qu'on a pu confirmer auprès de l'avocat de Stéphanie.
00:30:21Elle a donc déposé plainte pour des faits de viol qui se seraient déroulés en 2014.
00:30:26Ça, c'est pour le cas de Stéphanie.
00:30:27Il faut bien préciser aussi la défense de Patrick Bruel.
00:30:29Donc ça, c'est justement le cas qui ne serait pas prescrit.
00:30:32C'est le cas qui ne serait pas prescrit.
00:30:33Et Patrick Bruel, s'agissant de cette affaire, explique qu'il s'agit d'une accusation approximative,
00:30:37sans date précise, sans avoir l'identité exacte de Stéphanie,
00:30:42et qu'il ne peut pas répondre à ces accusations.
00:30:44Mais en tout cas, c'est effectivement une plainte qui ne semble pas prescrite.
00:30:48Les deux autres cas sont plus anciens.
00:30:49Oui, plus anciens.
00:30:50Il y a d'abord Maya.
00:30:52Là aussi, c'est un prénom d'emprunt.
00:30:53Toujours nos confrères de Mediapart qui ont révélé ça hier soir,
00:30:56et qu'on est en mesure de confirmer.
00:30:58Maya, elle avait 15 ans lorsqu'elle a rencontré Patrick Bruel.
00:31:01À cette époque-là, c'était à New York en 1992,
00:31:05parce qu'elle était bénévole pour le tournoi de tennis de l'US Open.
00:31:09Patrick Bruel venait y assister.
00:31:11Et à cette occasion, elle explique que le chanteur est venu la voir,
00:31:15lui a posé des questions, lui a proposé d'aller se promener dans les allées du tournoi,
00:31:19et lui a même proposé de le rejoindre dans sa chambre d'hôtel.
00:31:21Et à cette occasion, il aurait tenté à plusieurs reprises de l'embrasser,
00:31:25également de lui toucher la poitrine dans un ascenseur.
00:31:28Elle a donc déposé une plainte pour agression sexuelle.
00:31:31Ce qui est intéressant dans le témoignage de Maya,
00:31:34c'est qu'on voit bien le parcours pour ses plaignantes,
00:31:37le parcours pour ses femmes.
00:31:38C'est-à-dire qu'elle raconte qu'elle a toujours parlé des faits à ses proches
00:31:42depuis qu'il s'était produit.
00:31:43Et puis quand elle a vu les révélations dans les colonnes de Mediapart au début du mois de mars,
00:31:47elle a voulu témoigner, elle aussi, dans les colonnes de Mediapart.
00:31:49Et puis elle est allée voir les enquêteurs.
00:31:51Dans un premier temps, elle n'a pas déposé plainte.
00:31:53Elle a juste déposé son récit pour venir étayer le dossier
00:31:56et empêcher Patrick Bruel, dans son but à elle, de faire de nouvelles victimes.
00:32:01Et puis finalement, elle a rappelé la police par le biais de son avocat
00:32:04en disant « non, je veux déposer plainte ».
00:32:05Et là aussi, Patrick Bruel nie les faits.
00:32:07Il dit qu'il n'a jamais eu de relation avec une mineure,
00:32:09encore moins une mineure de 15 ans.
00:32:12Il visiblement reconnaît qu'il a eu échanger avec cette jeune fille
00:32:15lors du tournoi de tennis, mais qu'il ne s'est absolument rien passé.
00:32:18– Alors, il y a un troisième cas également
00:32:20que vous allez nous développer tout à l'heure.
00:32:21D'abord, on va retrouver Marine Turquie qui est avec nous.
00:32:25Vous l'avez dit, ce sont des révélations de Mediapart.
00:32:27Et Marine Turquie est avec nous.
00:32:29Et on voit bien, Marine Turquie, comment les choses s'enchaînent.
00:32:33Comment ce fil qui se déroule n'en finit plus de se dérouler
00:32:37pour Patrick Bruel.
00:32:38C'est exactement dans ce contexte-là que ces trois nouvelles plaintes sont déposées.
00:32:42– Oui, je pense que comme souvent, nos enquêtes ont un petit peu débloqué la parole
00:32:46et l'écoute aussi de la société et que beaucoup de femmes sentent
00:32:49qu'aujourd'hui, il y a une fenêtre pour entendre enfin leur récit.
00:32:51La plupart, elles ont raconté à leurs proches, au sein des endroits
00:32:55où elles travaillaient, etc., dans les milieux où elles évoluaient.
00:32:57Elles ont raconté les faits qu'elles dénoncent.
00:32:59Et puis beaucoup ont, après avoir témoigné dans Mediapart,
00:33:02passé le cap d'une plainte ou d'un signalement.
00:33:05Et puis, il y a des nouveaux témoignages qui arrivent.
00:33:07Ce témoignage qu'on évoque dans le monde du poker,
00:33:09un événement international de poker, ça, c'est un nouveau témoignage
00:33:12dans un secteur où on n'avait pas encore eu de témoignage
00:33:15dans la procédure ou dans la presse concernant Patrick Bruel.
00:33:18Alors même que Patrick Bruel est un grand joueur de poker
00:33:21et il a eu un rôle important dans le monde du poker.
00:33:24Donc, c'est un témoignage important.
00:33:26Cette femme, elle dénonce un viol qui serait non prescrit
00:33:28puisqu'il date de 2014.
00:33:29Et je pense que ça va être un témoignage très important dans la procédure.
00:33:33Donc, vous voyez, la parole amène la parole.
00:33:35Et je crois qu'aujourd'hui, on est, on l'a déjà dit,
00:33:37mais qu'au début de cette affaire.
00:33:39Alors, effectivement, on a l'impression qu'il y a une nouvelle fenêtre
00:33:41qui s'ouvre, cette fenêtre du poker.
00:33:42Il y a eu les masseuses, il y a eu le monde du spectacle
00:33:45et donc, il y a maintenant le monde du poker.
00:33:48Il y a également Maître Carbon de Cesse qui est avec nous.
00:33:50Expliquez-nous, Maître, s'il vous plaît, sur le plan judiciaire.
00:33:53Ça change quoi, ces trois plaintes supplémentaires ?
00:33:56Bonjour, monsieur.
00:33:58Bonjour à vous.
00:33:59Ça ne change rien au statut de Patrick Bruel,
00:34:03qui est déjà mis en examen dans quatre affaires
00:34:05et témoin assisté dans quatre autres.
00:34:08Ça vient simplement étoffer un dossier
00:34:12par l'adjonction de nouvelles investigations à mener.
00:34:17Est-ce qu'il continue à bénéficier de la présomption d'innocence ?
00:34:20Évidemment, mais c'est une charge supplémentaire pour les juges
00:34:24d'enquêter sur les plaintes déposées par ces trois jeunes femmes.
00:34:29Ça peut provoquer de nouvelles auditions ou pas ?
00:34:32Évidemment, oui, puisqu'il y a des faits,
00:34:35comme vient de le rappeler la journaliste de Mediapart,
00:34:38qui ne sont pas prescrits dans le parmi des plaintes nouvelles déposées.
00:34:42Donc, ce seront les quatre juges, si ma mémoire est bonne,
00:34:47puisque c'est assez inédit en la matière,
00:34:51qui sont saisis du dossier,
00:34:53qui devront examiner la crédibilité des plaintes
00:34:57qui ont été déposées
00:34:58et décider de poursuivre leurs instructions respectives
00:35:02sur ces trois nouveaux dossiers
00:35:04ou, au contraire, comme ils l'ont déjà fait pour plusieurs dossiers,
00:35:08les écarter du champ de leurs instructions.
00:35:11Même si, pour l'instant, on est d'accord, maître,
00:35:14sur le fait que les avocats de patrimoine n'ont pas accès
00:35:16à ces dossiers, sauf erreur.
00:35:19– Alors, les dossiers, pour l'instant,
00:35:21ils sont encore, j'imagine, en enquête préliminaire,
00:35:24ce sont des plaintes qui ont été déposées.
00:35:26J'imagine que les services de police, pour l'instant,
00:35:31regardent ce qu'ils peuvent en tirer.
00:35:32Vous voyez, vous avez vous-même indiqué tout à l'heure
00:35:35que la première réaction avait été de dire
00:35:37que, pour celles qui a porté plainte pour des faits de 2014,
00:35:42le mis en cause conteste en disant
00:35:44« Mais attendez, 2014, c'est très imprécis comme accusation.
00:35:49Ce n'est pas parce que je jouais au poker
00:35:51que je me suis servi des rendez-vous dans les tournois de poker
00:35:56pour une manœuvre qui serait délictueuse ou criminelle
00:35:59à l'encontre de qui que ce soit. »
00:36:02Voilà, c'est ça, le travail aussi qui est venu actuellement.
00:36:05Et dans ce travail-là, il se mène effectivement
00:36:08dans le secret de l'enquête.
00:36:10– Oui, Vincent.
00:36:11– Oui, les quatre juges d'un acteur
00:36:13qui sont chargés d'instruire toute cette affaire,
00:36:16pour l'instant, ils ont examiné les premières plaintes,
00:36:19celles pour lesquelles Patrick Bruel a été mis en examen.
00:36:22Il y en a quatre, il y en a quatre autres
00:36:23pour lesquelles il a été placé sous le statut de témoin assisté.
00:36:26Mais ces nouvelles plaintes, elles vont venir en fait
00:36:28se rajouter dans la charge de travail des juges,
00:36:30ce qu'il faut bien comprendre, c'est que Patrick Bruel,
00:36:33là, ce sont des plaintes qui ont été déposées
00:36:35directement devant les juges d'instruction,
00:36:36des plaintes avec constitution de partie civile.
00:36:39Patrick Bruel ne va pas être placé à nouveau en garde à vue.
00:36:41Il l'a déjà été une fois, on est allé au bout des 48 heures.
00:36:43Là, les prochaines auditions,
00:36:45ce sera dans le bureau des juges d'instruction.
00:36:47Une fois qu'ils auront examiné les plaintes,
00:36:49vérifier la crédibilité des témoignages,
00:36:51faire des investigations,
00:36:52est-ce que cette femme qui témoigne d'un fait en 2014
00:36:55peut être plus précise ?
00:36:56Est-ce que Patrick Bruel a bien fait un tournoi de poker ?
00:36:58Est-ce qu'il y avait d'autres témoins ?
00:36:59Voilà, on va faire toutes ces investigations
00:37:00et à un moment donné, on va convoquer Patrick Bruel
00:37:03pour peut-être le mettre en examen une nouvelle fois,
00:37:06pour le confronter aussi aux témoignages
00:37:07et ça, c'est un travail qui va prendre un petit peu de temps.
00:37:09Marine Turquie, vous nous dites qu'on n'en est encore
00:37:11qu'au début de cette affaire,
00:37:12alors qu'il y a déjà 30 plaintes qui ont été déposées.
00:37:15On sait que dans votre enquête,
00:37:18au début, vous aviez recueilli des témoignages
00:37:20mais sur des femmes qui n'avaient pas porté plainte
00:37:24et qui ensuite l'ont fait.
00:37:25C'est notamment le cas de Flavie Flamand.
00:37:27Est-ce qu'il y a d'autres témoignages
00:37:29qui ont été portés à votre connaissance
00:37:31qui n'ont pas encore débouché sur une plainte
00:37:33et dont vous pensez que probablement
00:37:35ça va être le cas sur des affaires,
00:37:36peut-être sur des affaires graves ?
00:37:40J'ai eu l'occasion de le dire.
00:37:42On reçoit à Mediapart,
00:37:43depuis la révélation de cette affaire
00:37:45au mois de mars et notamment au mois de mai,
00:37:46avec la parole de Flavie Flamand,
00:37:48un afflux de témoignages,
00:37:50un afflux sans précédent de témoignages
00:37:52de la part de personnes qui se disent victimes
00:37:53ou témoins dans cette affaire.
00:37:55Donc nous, on est en train de travailler là-dessus.
00:37:57Ça prend beaucoup de temps parce qu'on ne copie-colle pas
00:37:58ces témoignages.
00:37:59On travaille dessus, on vérifie les dates,
00:38:01les lieux, les protagonistes qui sont cités.
00:38:03Ça prend beaucoup de temps.
00:38:04Certaines des femmes qui nous contactent
00:38:07n'excluent pas aussi elles-mêmes
00:38:08de pouvoir se manifester auprès de la justice
00:38:10parce qu'elles comprennent bien
00:38:11que la presse, c'est une chose,
00:38:12la justice, c'est une autre.
00:38:13Chacun fait son métier.
00:38:14Nous, on fait un travail d'information.
00:38:15La justice, elle fait un travail
00:38:16de dire s'il y a une infraction ou pas,
00:38:18si Patrie Bruelle est coupable ou pas.
00:38:20Donc ça, c'est un travail différent.
00:38:22Elles le comprennent tout à fait.
00:38:23Mais elles cheminent aussi.
00:38:24Vous voyez, la jeune femme qui dénonce
00:38:26une agression sexuelle alors qu'elle était mineure
00:38:28et qui a porté plainte,
00:38:29c'est une révélation d'hier
00:38:30dans l'une de ses trois plaintes,
00:38:32elle dit qu'en voyant le témoignage
00:38:33de Flavie Flamand,
00:38:34qui était elle aussi mineure au moment des faits,
00:38:36ça lui a donné la force
00:38:37pour passer cette étape supplémentaire
00:38:39de porter plainte.
00:38:40Donc, elle a d'abord témoigné en Mediapart
00:38:42cette femme au mois de mars
00:38:43dans notre première enquête.
00:38:44Ensuite, elle a été auditionnée le 5 juin
00:38:45et elle a porté plainte le 1er juillet.
00:38:48Vous voyez, c'est le temps qu'il faut
00:38:49pour le cheminement de la parole
00:38:50et puis à trouver le courage
00:38:51d'affronter une procédure judiciaire
00:38:53qui va être coûteuse,
00:38:54coûteuse financièrement,
00:38:55coûteuse humainement
00:38:56et psychologiquement, c'est évident.
00:38:57Pour rebondir sur ce que vous disiez
00:38:59juste avant,
00:39:00il faut bien comprendre
00:39:00que ces femmes,
00:39:01leurs plaintes,
00:39:02elles sont beaucoup plus détaillées
00:39:03que ce qu'on a pu mettre,
00:39:04s'agissant du poker notamment,
00:39:06dans l'article.
00:39:07C'est normal que leurs plaintes
00:39:08soient détaillées,
00:39:09datées, circonstanciées.
00:39:10Elles ne sont pas anonymes
00:39:11parce que j'entends beaucoup
00:39:12les avocats de Patrie-Voëlle
00:39:13dire des accusations anonymes.
00:39:14Elles ne sont pas anonymes
00:39:15dans la procédure.
00:39:16Il faut bien comprendre ça.
00:39:17Et par ailleurs,
00:39:18il a pu lui-même identifier
00:39:19notamment certaines personnes
00:39:20qui sont dans nos articles
00:39:21de par les dates,
00:39:22de par les mentions
00:39:23de certains SMS, etc.
00:39:24Donc, en réalité,
00:39:25ces éléments qui sont donnés
00:39:26aux enquêteurs,
00:39:27ils sont extrêmement précis
00:39:28et les enquêteurs
00:39:29vont pouvoir travailler dessus
00:39:29et Patrie-Voëlle,
00:39:30il y aura accès.
00:39:31Et quand vous contactez
00:39:33l'entourage de Patrie-Voëlle,
00:39:34lui-même peut-être,
00:39:35ses avocats,
00:39:36quels sont les retours
00:39:36que vous avez ?
00:39:37Alors justement,
00:39:38je l'ai contacté
00:39:39pour ces trois plaintes,
00:39:40sachant qu'il avait déjà
00:39:41été questionné par nous-mêmes
00:39:43sur les deux premières ici,
00:39:44celle de cette femme
00:39:46de 15 ans à l'US Open
00:39:47à New York
00:39:47et celle qu'on appelle Jeanne
00:39:49et qui dénonce un viol en 2000.
00:39:50Sur ces deux témoignages,
00:39:51il avait tous les éléments
00:39:52pour répondre
00:39:53et il l'a fait au mois de mars.
00:39:55Lui, il dit qu'il n'a jamais exercé
00:39:57une quelconque violence
00:39:58ou contrainte.
00:39:59S'agissant de Jeanne,
00:39:59il parle d'une relation
00:40:00épisodique consentie
00:40:01comme il l'a fait
00:40:02pour Flavie Flamand,
00:40:03c'est son axe de défense.
00:40:05Et puis, s'agissant de cette femme
00:40:07dans le milieu du poker,
00:40:08il n'a pas souhaité répondre.
00:40:09Cette fois-ci,
00:40:09il change un petit peu
00:40:10son axe de défense
00:40:11en disant
00:40:12« Moi, maintenant,
00:40:12je ne répondrai que
00:40:13dans le cadre judiciaire »
00:40:14alors que les premiers mois,
00:40:15dans nos enquêtes,
00:40:16il a pu répondre,
00:40:17il a pu même plaider
00:40:18une forme de séduction maladroite
00:40:19en disant
00:40:20« J'ai pu proposer
00:40:20des relations intimes
00:40:21ou essayer de séduire
00:40:22de manière directe
00:40:23ou parfois maladroite,
00:40:25mais je n'ai jamais
00:40:25outrepassé un refuge,
00:40:26je n'ai jamais exercé
00:40:27une quelconque violence
00:40:28ou contrainte. »
00:40:29C'était son axe de défense.
00:40:30Maintenant,
00:40:31c'est beaucoup plus fermé,
00:40:32c'est de dire
00:40:32« On répondra dans la procédure »
00:40:34parce qu'il a conscience
00:40:35que les plaintes,
00:40:36les signalements s'amoncèlent
00:40:37et que là,
00:40:38il va y avoir
00:40:39des réponses à donner
00:40:40dans le cadre judiciaire
00:40:41et une enquête
00:40:41qui avance assez vite.
00:40:43Oui,
00:40:43ce qui implique
00:40:43ce changement de stratégie
00:40:45dont vous nous parlez.
00:40:46Marine Turquie,
00:40:46merci beaucoup
00:40:47pour vos précisions
00:40:49et merci à Maître Carbond-de-Sesse
00:40:50qui était également avec nous.
00:40:52Vincent,
00:40:52on vous continue évidemment
00:40:53aussi de votre côté
00:40:54à enquêter
00:40:54sur cette affaire Bruel.
00:40:56On continue, nous,
00:40:57à suivre l'évolution
00:40:58sur le front des incendies.
00:40:59Regardez ces dernières images
00:41:00qui nous sont parvenues
00:41:01dans le camping
00:41:02qui a été ravagée
00:41:04la nuit dernière.
00:41:04Elles sont particulièrement
00:41:06impressionnantes
00:41:06avec ce paysage dévasté.
00:41:09Il n'y a aucun blessé,
00:41:11heureusement,
00:41:11mais des milliers de personnes
00:41:12ont dû être évacuées.
00:41:14On vous dit
00:41:14où on est la situation
00:41:15dans quelques instants.
00:41:16A tout de suite.
00:41:25Les images sont impressionnantes.
00:41:27C'est un camping ravagé
00:41:29la nuit dernière
00:41:30à Canet-en-Roussillon.
00:41:31On voit ici
00:41:32ces scènes de dévastation
00:41:33après le passage des flammes.
00:41:36images qui nous sont parvenues
00:41:38il y a quelques minutes
00:41:39et on voit l'ampleur
00:41:40de la destruction.
00:41:41Heureusement,
00:41:42personne n'a été blessé.
00:41:43Toutes les évacuations
00:41:44avaient été faites auparavant.
00:41:46Évacuations de grande ampleur.
00:41:47Plusieurs milliers de personnes
00:41:48qui ont dû quitter
00:41:50les lieux en amont
00:41:51et ces personnes,
00:41:52elles sont maintenant
00:41:53disséminées
00:41:53dans différents lieux
00:41:54dont un gymnase
00:41:56où vous vous trouvez
00:41:57auprès de ces touristes.
00:41:59Arthur Descudé.
00:42:02Ah oui, tout à fait.
00:42:03On se trouve ici
00:42:04au Voile Rouge
00:42:05à quelques kilomètres seulement
00:42:06de ces campings
00:42:07qui ont brûlé.
00:42:08Hier, on est avec Jacques-Edouard.
00:42:10Merci de répondre
00:42:10à nos questions.
00:42:11Vous faites partie
00:42:11de ces évacués.
00:42:12Vous étiez au camping Brasilia.
00:42:14Racontez-nous
00:42:15comment ça s'est passé
00:42:15pour vous cette évacuation,
00:42:16Jacques-Edouard.
00:42:17Nous sommes arrivés hier.
00:42:19Nous étions en train
00:42:20d'installer le camping-car.
00:42:22Nous venions de finir.
00:42:24Comme on était en vacances,
00:42:27nous buvions un petit rosé
00:42:28et d'un seul coup,
00:42:29on a vu les flammes arriver.
00:42:32On est partis.
00:42:33Bon, ça a été évacué
00:42:34vraiment doucement,
00:42:36mais on est partis côté plage
00:42:38avec rien en fait.
00:42:39On a pris quelques papiers.
00:42:41On n'a pas d'habits.
00:42:43Enfin, on est...
00:42:44Voilà.
00:42:44Est-ce que vous avez des nouvelles
00:42:45justement sur la suite
00:42:46des choses ?
00:42:47C'est pour ça que vous êtes ici.
00:42:48C'est pour avoir plus d'informations.
00:42:49Mais est-ce que vous en avez
00:42:50réellement des informations
00:42:51ce matin, Jacques-Edouard ?
00:42:53Alors, nous avons été informés
00:42:54de beaucoup de choses,
00:42:55mais rien n'est encore sûr
00:42:57vu qu'on est dans la zone sinistrée
00:43:00comme nous.
00:43:01Mais il y aurait certains emplacements
00:43:02qui seraient quand même épargnés.
00:43:05Mais voilà, pour l'instant,
00:43:06il faut qu'on attende.
00:43:07On n'a pas le choix.
00:43:10Donc, ben...
00:43:11Voilà, c'est de l'attente.
00:43:12Mais bon...
00:43:12Et puis vous, l'autre problème,
00:43:14c'est que vous êtes venus
00:43:14avec votre camping-car.
00:43:15Vous n'avez pas d'informations
00:43:17sur votre voiture, finalement ?
00:43:19Voilà, on est partis
00:43:21avec deux vélos
00:43:22qu'on a laissés à la plage.
00:43:23Mais on n'a plus rien, en fait.
00:43:25Donc, ben, heureusement,
00:43:27on a des amis
00:43:28qui avaient une maison sur place
00:43:29qui ont réussi à nous héberger.
00:43:31Et on s'est débrouillés.
00:43:34Voilà.
00:43:35On imagine que moralement,
00:43:36c'est très compliqué,
00:43:37que ça arrive en plus
00:43:37au début de vos vacances.
00:43:39Oui, je pense que moralement,
00:43:42oui, ça sera peut-être
00:43:43plus dur après
00:43:43quand on verra quand même
00:43:44les sinistres.
00:43:45Pour l'instant,
00:43:46on est un peu dans le...
00:43:47Voilà, on suit,
00:43:49on essaye d'être dur,
00:43:51mais je pense que
00:43:52quand on verra
00:43:53le camping sinistré,
00:43:55réellement,
00:43:55ça va être dur, oui.
00:43:57Et les images
00:43:57sont impressionnantes.
00:43:58Merci, Jacques-Edouard,
00:43:59d'avoir répondu
00:43:59à nos questions aujourd'hui.
00:44:00Voilà, on le disait
00:44:01donc avec ce sinistré,
00:44:03il y a plus de 1700 personnes
00:44:05qui ont dû être évacuées
00:44:06de ces campings
00:44:07à Canet-en-Roncillon.
00:44:08On rappelle que le feu,
00:44:09à l'heure où l'on se parle,
00:44:10a été fixé.
00:44:11Évidemment,
00:44:12toute la peur,
00:44:13la nervosité
00:44:14de ces dernières heures,
00:44:15tout ça va tomber
00:44:16à un moment ou à un autre
00:44:17et sans doute
00:44:18que quand ils retourneront
00:44:19sur les lieux,
00:44:20ils seront pris
00:44:20par cet épuisement,
00:44:22tous ces sinistrés,
00:44:23même si on rappelle
00:44:24que heureusement,
00:44:25personne n'est blessé
00:44:25et c'est évidemment
00:44:26bien là l'essentiel,
00:44:28même si on comprend
00:44:28évidemment le choc.
00:44:29Capitaine Simon-Habar,
00:44:30quand vous découvrez
00:44:31ces images
00:44:31qui nous sont parvenues
00:44:32donc il y a quelques minutes,
00:44:34elles disent quoi
00:44:36ce qui est la vôtre,
00:44:37de l'ampleur
00:44:37de ce qui s'est déroulé
00:44:38la nuit dernière.
00:44:39On voit comment les flammes
00:44:41ont tout ravagé.
00:44:42Avec la voiture ici.
00:44:44Malheureusement,
00:44:45on s'y attendait,
00:44:45on s'attend à cette saison
00:44:46de haute intensité
00:44:47qui a 15 jours
00:44:48à 3 semaines d'avance
00:44:49par rapport notamment
00:44:50à l'année dernière
00:44:51et je partirai d'un chiffre.
00:44:53Un chiffre,
00:44:53on est actuellement
00:44:54à 10 000 hectares
00:44:55de parcourus
00:44:56pour cette année 2026
00:44:57depuis le 1er janvier
00:44:58alors que l'année dernière,
00:44:59à la même période,
00:45:00on était aux alentours
00:45:00de 6 000 hectares.
00:45:01Donc ça prouve réellement
00:45:02qu'on va avoir
00:45:03une saison de haute intensité
00:45:04et la sécurité civile
00:45:05est prête
00:45:06pour affronter ce défi.
00:45:0710 000 hectares,
00:45:07donc pratiquement
00:45:08deux fois plus
00:45:09que l'année précédente,
00:45:12nous dites-vous
00:45:12et tout ça arrive
00:45:14effectivement
00:45:15beaucoup plus tôt
00:45:16par rapport
00:45:17aux années précédentes
00:45:18et on voit
00:45:19à quelle vitesse
00:45:19les flammes
00:45:20se sont propagées
00:45:22ces dernières heures
00:45:23avec ces images
00:45:24et ces fumées
00:45:24particulièrement impressionnantes.
00:45:26Les pompiers
00:45:26continuent à se battre
00:45:27et à éviter les reprises
00:45:28et Isor de Lagorse,
00:45:29vous les suivez
00:45:29dans leur combat.
00:45:34Oui, tout à fait.
00:45:34Sur le feu
00:45:35où nous nous trouvons,
00:45:3580 hectares ont été brûlés,
00:45:37notamment des champs
00:45:38comme ces champs
00:45:39de tournesol.
00:45:40Mais le feu a été fixé
00:45:41mais le combat
00:45:42n'est pas terminé
00:45:43pour les pompiers
00:45:44parce qu'il y a
00:45:44des risques de reprise
00:45:46notamment à cause
00:45:47des vents qui sont
00:45:47assez violents ici
00:45:49jusqu'à 50-80 km heure.
00:45:51On va aller en discuter
00:45:52avec l'adjudant-chef
00:45:53Morilly.
00:45:54Expliquez-nous
00:45:55ce que vous êtes
00:45:55en train de faire.
00:45:56Là, on est en train
00:45:57de faire un noyage
00:45:58d'Élysia
00:45:58pour éviter toute reprise
00:46:00et éviter que le feu
00:46:01se reprenne
00:46:03et qu'on puisse
00:46:05engager tous les moyens
00:46:06nécessaires.
00:46:07Oui, parce que le risque
00:46:08c'est de voir des fumeroles,
00:46:10des nouveaux foyers
00:46:10qui s'activent, c'est ça ?
00:46:11Oui, tout à fait.
00:46:12Si on ne fait pas
00:46:13un bon noyage,
00:46:14des fumeroles peuvent reprendre
00:46:15et le feu peut se réactiver.
00:46:16Est-ce que là,
00:46:17c'est assez inédit
00:46:18de voir des feux
00:46:19si tôt dans l'année,
00:46:20des feux de forêt,
00:46:21des feux de végétation ?
00:46:23Oui, comme a dit
00:46:24la hiérarchie,
00:46:25c'est un été inédit
00:46:26qui commence très tôt.
00:46:27Début juillet,
00:46:28d'habitude ça arrive
00:46:29vers mi-juillet.
00:46:31Donc là, les feux,
00:46:33les effectifs des casernes
00:46:34sont déjà tous démunis
00:46:36en début de saison.
00:46:38Voilà, vous vous sentez
00:46:38justement comment
00:46:39pour la saison qui approche ?
00:46:41Comme a dit nos chefs,
00:46:42la saison risque
00:46:43d'être très longue.
00:46:44Donc il va falloir
00:46:45anticiper les remplacements
00:46:47et les repos
00:46:48pour les effectifs pompiers.
00:46:49Merci beaucoup.
00:46:50En tout cas,
00:46:50on vous souhaite bon courage
00:46:51pour la fin de votre travail
00:46:53et de votre journée.
00:46:54Toujours une soixantaine
00:46:56de pompiers mobilisés
00:46:58sur ce feu.
00:46:59le département du Gard
00:47:00reste en vigilance rouge
00:47:01incendie.
00:47:03Les effectifs des casernes
00:47:05démunis nous disent
00:47:05pompiers que vous interrogez
00:47:06Isor de la Gorce.
00:47:08Concrètement,
00:47:08Ludovic Pingano,
00:47:09ça veut dire quoi
00:47:10dans les casernes ?
00:47:11Ça veut dire qu'on a déjà
00:47:13grillé toutes les cartouches
00:47:14sur lesquelles on pouvait
00:47:15s'appuyer en début de saison ?
00:47:16Alors, grillé,
00:47:17peut-être pas complètement.
00:47:17Mais en attendant,
00:47:18on a déjà commencé
00:47:19à les consommer.
00:47:20Et donc le risque,
00:47:20même si la sécurité civile
00:47:21dit qu'elle est prête
00:47:23à affronter cette saison
00:47:23particulièrement difficile,
00:47:25pour ce qui me concerne,
00:47:26moi je ne dispose pas
00:47:26des éléments de langage
00:47:27de la sécurité civile.
00:47:29Et mon inquiétude,
00:47:30c'est que ça tienne
00:47:31dans la durée,
00:47:31puisque la lutte
00:47:33contre le feu de forêt
00:47:34mobilise des sapeurs-pompiers
00:47:35militaires,
00:47:36notamment les brigades
00:47:37militaires de sécurité civile,
00:47:38des sapeurs-pompiers
00:47:39professionnels,
00:47:40mais qui doivent également
00:47:41couvrir les risques au courant,
00:47:43les incendies classiques,
00:47:44le secours à personne,
00:47:44les accidents de la route,
00:47:45et puis surtout
00:47:46des sapeurs-pompiers volontaires
00:47:47qui constituent 80%
00:47:48de la ressource.
00:47:49Mais ces sapeurs-pompiers
00:47:50volontaires sont comme vous,
00:47:50sont comme moi,
00:47:51ils ont un métier,
00:47:52et puis donnent de leur temps
00:47:53en plus.
00:47:54Et puis parfois,
00:47:55les employeurs acceptent
00:47:56qu'ils puissent sortir
00:47:57de leur métier
00:47:59sur ces feux de forêt,
00:48:00mais à un moment donné,
00:48:01ça peut poser
00:48:02des vraies difficultés.
00:48:03Certains posent des congés
00:48:04pour pouvoir intervenir
00:48:05et ils n'ont pas
00:48:05des congés infinis,
00:48:06donc forcément,
00:48:07ça consomme du potentiel
00:48:09et on peut craindre
00:48:09à un moment donné
00:48:10des vraies ruptures capacitaires
00:48:12en termes de moyens humains.
00:48:13Il y a quand même
00:48:13des renforts européens
00:48:14qui peuvent venir, François.
00:48:15Alors, il y a un dispositif
00:48:17pour la saison des feux
00:48:18de 2026
00:48:18qui a été établi,
00:48:19il y a à peu près
00:48:2050 colonnes, je crois,
00:48:22ça veut dire à peu près
00:48:224000 sapeurs-pompiers professionnels
00:48:25et sapeurs-pompiers volontaires.
00:48:28Et puis, on a fait appel
00:48:29à une sorte de mécanisme européen
00:48:31qui permet de faire venir
00:48:34quelques dizaines
00:48:35de pompiers professionnels
00:48:37de Grèce, d'Italie,
00:48:39de Roumanie, de Slovaquie.
00:48:40Ces personnels viennent en appui
00:48:42des services de sécurité,
00:48:43de secours
00:48:44dans les zones
00:48:45les plus impactées,
00:48:46notamment dans le sud-est
00:48:47en ce moment.
00:48:48Gaël Musquier,
00:48:49on a entendu ce pompier dire
00:48:50qu'il travaillait
00:48:50et on continue à le voir
00:48:52en direct sur les lisières.
00:48:54Pourquoi est-ce que c'est important
00:48:55de travailler énormément
00:48:57sur les lisières ?
00:48:58Là, on a, si vous voulez,
00:49:00une interface
00:49:01sur laquelle on a travaillé
00:49:03sur le premier chantier,
00:49:04mais là, on est vraiment
00:49:05à l'interface
00:49:05où, en fait,
00:49:06on peut avoir ce feu
00:49:07qui peut reprendre
00:49:09avec des braises
00:49:10qui peuvent, pour le coup,
00:49:12là, franchir la route
00:49:14de plusieurs manières.
00:49:16Le vent,
00:49:16on sait qu'il est extrêmement violent.
00:49:19les animaux,
00:49:20on l'oublie,
00:49:21mais les mammifères,
00:49:22les hérissons,
00:49:23les insectes
00:49:24peuvent aussi transporter
00:49:25ces matières combustibles
00:49:27de l'autre côté,
00:49:28évidemment,
00:49:28de la route
00:49:29et donc propager le feu
00:49:33et évidemment aussi
00:49:34sur quelques graines
00:49:36qui peuvent être
00:49:37parfois explosives,
00:49:38qui vont parfois,
00:49:40sous l'effet de la chaleur,
00:49:42parfois exploser
00:49:43et du coup propager.
00:49:45Ça agit comme une grenade ?
00:49:46Exactement,
00:49:47et qui vont projeter
00:49:48en fait
00:49:50ces matières combustibles
00:49:51de l'autre côté,
00:49:52en fait,
00:49:53en fait,
00:49:53de l'autre côté
00:49:54de cette interface.
00:49:55Donc là,
00:49:55effectivement,
00:49:56on doit impérativement
00:49:57éteindre
00:49:58et travailler
00:49:59ces lisières
00:50:00pour éviter malheureusement
00:50:01ces reprises
00:50:02et qu'on puisse se concentrer
00:50:02sur d'autres chantiers.
00:50:03Simon Abar,
00:50:04cette question des effectifs,
00:50:05elle vous inquiète ou pas ?
00:50:06Aujourd'hui, non,
00:50:07elle ne nous inquiète pas.
00:50:07Nos effectifs sont stables
00:50:09et nous permettront
00:50:10de répondre
00:50:10aux différentes sollicitations
00:50:11cet été,
00:50:12d'autant plus
00:50:13que nous combinons
00:50:13à la fois nos moyens terrestres
00:50:15et nos moyens aériens.
00:50:16C'est ça la stratégie
00:50:16de la sécurité civile en France
00:50:18qui repose sur trois piliers.
00:50:19Le premier pilier,
00:50:20c'est l'attaque initiale
00:50:21très rapide
00:50:22sur les feux naissants.
00:50:23Ça, c'est la première chose
00:50:24et on nous permet
00:50:25donc d'intervenir
00:50:26très rapidement
00:50:27en mettant des sapeurs-pompiers
00:50:28au plus proche du risque
00:50:29avec des camions
00:50:30qui sont dans les forêts
00:50:32pour permettre
00:50:32d'intervenir très rapidement.
00:50:33Mais quand il y a
00:50:337000 départs de feu
00:50:35depuis début juin
00:50:36comme l'a indiqué
00:50:36le Premier ministre,
00:50:37comment on fait
00:50:37pour agir massivement
00:50:39sur chacun de ces départs ?
00:50:40Eh bien,
00:50:40on s'appuie en plus
00:50:41sur les moyens aériens
00:50:42avec notamment
00:50:43ce qu'on appelle
00:50:44le guet aérien armé.
00:50:45C'est-à-dire que nous avons
00:50:46des avions
00:50:47qui font des circuits
00:50:48en l'air
00:50:49et qui nous permettent
00:50:49à la fois de détecter
00:50:51les feux naissants
00:50:52et également de pouvoir
00:50:53intervenir avec des largages
00:50:54de retardants sur ces feux.
00:50:55Ça a permis
00:50:56ces dernières heures
00:50:57d'éviter des départs de feu
00:50:59qu'on aurait pu prendre de l'ampleur ?
00:51:00Tous les jours.
00:51:00Tous les jours,
00:51:01on a des largages de retardants
00:51:02qui sont effectués
00:51:03par ce guet aérien armé
00:51:04permettant finalement
00:51:05de freiner cette évolution des feux.
00:51:06Et on voit bien,
00:51:07on vous montre
00:51:07ce qui se passe en amont
00:51:08et ce qui se passe aussi
00:51:09en aval avec ces noyages,
00:51:11avec des opérations
00:51:12de déblayage aussi
00:51:13qui sont assez massives
00:51:14comme vous êtes en train
00:51:15de le constater,
00:51:16Alexis Plouyette.
00:51:19Oui, absolument.
00:51:20On suit depuis ce matin
00:51:21ces fumeroles.
00:51:22Vous voyez sur ce tas de déchets,
00:51:23on est dans une zone industrielle
00:51:25à côté de Nîmes
00:51:25et vous voyez
00:51:26les pompiers à pied d'oeuvre
00:51:27en ce moment
00:51:28qui sont carrément
00:51:29sur les tas de déchets
00:51:30qui ont pris feu
00:51:30depuis hier soir
00:51:32avec leur lance à eau
00:51:33et en appui.
00:51:34Vous voyez ces deux tractopelles
00:51:35parce que le problème
00:51:36c'est qu'il y a
00:51:3615 000 m3 de déchets
00:51:38donc ça fait
00:51:39à peu près 3 mètres de hauteur
00:51:40et donc ça brûle au cœur.
00:51:42C'est compliqué pour les pompiers
00:51:43du coup ces tractopelles
00:51:44étalent ces déchets
00:51:46et du coup ça facilite
00:51:47les pompiers
00:51:47pour éteindre ce feu.
00:51:49Alors il n'y a plus de flammes
00:51:50et vous voyez
00:51:51des fumeroles
00:51:52avec ce vent
00:51:53qui a nettement forci
00:51:54depuis 30-35 minutes.
00:51:57Le vent souffle très fort
00:51:58et donc il y a évidemment
00:51:59des risques de reprise
00:52:00importantes.
00:52:02C'est vraiment ça
00:52:02la préoccupation première
00:52:04des pompiers.
00:52:06Donc vigilance
00:52:07toute la journée
00:52:08pour éviter ces reprises
00:52:09et vous les voyez
00:52:09depuis plusieurs heures
00:52:11ils sont avec leur lance à eau
00:52:12sur ces tas de déchets
00:52:14dans cette entreprise industrielle.
00:52:16Il y a à peu près 160 hectares
00:52:18qui ont été parcourus
00:52:19par ce feu,
00:52:2080 hectares brûlés
00:52:21et donc une centaine
00:52:23de pompiers
00:52:23toujours mobilisés
00:52:25pour éviter ces reprises.
00:52:28Donc c'est un travail long
00:52:29et pénible
00:52:30nous disait tout à l'heure
00:52:31le commandant
00:52:32des opérations de secours
00:52:32parce qu'évidemment
00:52:33dans cette zone industrielle
00:52:34à des fumées
00:52:36un petit peu toxiques.
00:52:37Donc il faut faire attention
00:52:38il y a 10 pompiers
00:52:38qui ont été
00:52:40incommodés
00:52:40mais voilà
00:52:41on voit que le travail progresse
00:52:42on voit que le travail progresse
00:52:44et donc
00:52:44on espère pour eux
00:52:46que les pompiers
00:52:46vont venir à bout
00:52:47de ces fumeroles
00:52:49sur ce tas de déchets
00:52:50dans cette zone industrielle.
00:52:52Rebien Alexis Plouyette
00:52:53ce que vous nous montrez
00:52:54l'ampleur de la tâche
00:52:56même si
00:52:57sur le front
00:52:58de la propagation
00:52:59des feux
00:53:00pour l'instant
00:53:00il semble que la situation
00:53:02soit encore de stabilisation
00:53:03mais on voit bien Ludovic
00:53:04qu'ici ce sont des moyens
00:53:05importants
00:53:05on voit ces hommes
00:53:06qui sont nombreux
00:53:08et qui sont obligés
00:53:08de travailler centimètre
00:53:09par centimètre
00:53:10sur un seul espace.
00:53:11Exactement Julien
00:53:12ce sont encore des moyens
00:53:13mobilisés sur ce fait
00:53:14de décharge
00:53:15donc des moyens
00:53:16qui ne sont plus disponibles
00:53:17pour les autres interventions
00:53:17et sont plus disponibles
00:53:18pour intervenir
00:53:19sur des feux de forêt
00:53:20et là je peux vous dire
00:53:21qu'ils vont y passer
00:53:21un sacré bout de temps
00:53:22parce que ce sont des feux
00:53:23qu'on appelle des feux couvents
00:53:25et donc c'est extrêmement
00:53:26difficile à éteindre
00:53:27et la seule solution
00:53:28d'arriver à les éteindre
00:53:29c'est d'arriver
00:53:30à étaler ces déchets
00:53:31et là on voit
00:53:32qu'ils sont sur une hauteur
00:53:34je crois à peu près
00:53:35de 2 mètres
00:53:36et il faut les étaler
00:53:37pour arriver à tout arroser
00:53:38et chercher
00:53:39le moindre point incandescent
00:53:41et je peux vous assurer
00:53:41qu'ils sont là pour un moment.
00:53:44Alors il y a aussi
00:53:45un autre élément
00:53:45dont nous a parlé Alexis
00:53:46qui est évidemment fondamental
00:53:47c'est le vent.
00:53:48Julien Riflet
00:53:49vous nous avez rejoint
00:53:49expliquez-nous
00:53:50où on en est
00:53:51sur le front du Mistra
00:53:52de la Tramontane
00:53:53qui souffle très fort
00:53:54dans la zone en ce moment
00:53:55est-ce que ça va s'arranger ou pas ?
00:53:56Alors ça va s'arranger
00:53:58progressivement
00:53:58et pas tout de suite malheureusement
00:54:00c'est vrai que demain
00:54:00il va affaiblir un petit peu
00:54:01ce Mistral
00:54:02et cette Tramontane
00:54:03on va avoir des rafales
00:54:04entre 50 et 60 km par heure
00:54:06on n'aura plus que 2 départements
00:54:07en vigilance rouge
00:54:08mais il faudra sûrement attendre
00:54:09le début de la semaine prochaine
00:54:11Lesquels ?
00:54:12Les jours de...
00:54:13Non non
00:54:13lesquels départements
00:54:15en rouge ?
00:54:15Pour demain
00:54:16alors je ne les ai pas en tête
00:54:17Bon on va trouver
00:54:18allez-y pardon
00:54:19Encore 2 du sud du pays
00:54:20alors c'est vrai que là aujourd'hui
00:54:21on en a 6 qui sont en vigilance rouge
00:54:235 qui sont en orange
00:54:24c'est vrai que le vent
00:54:25il va encore souffler
00:54:26aujourd'hui des rafales
00:54:26à 70 km par heure
00:54:27en plus de ce vent
00:54:28on a des températures élevées
00:54:2935 degrés
00:54:30et cette végétation
00:54:32particulièrement sèche
00:54:33qui agit comme un combustible
00:54:34comme un combustible
00:54:35et évidemment
00:54:35ce que l'on craint avec ce vent
00:54:36c'est les sautes de flammes
00:54:38c'est ces particules de végétation
00:54:39qui peuvent être projetées
00:54:41encore brûlantes
00:54:42et qui peuvent créer
00:54:43des feux un peu plus loin
00:54:44donc il faut rester très prudent
00:54:46Et c'est un vent en plus Gaël
00:54:47qui ne vient pas de la mer
00:54:48c'est un vent qui vient de la terre
00:54:49donc il n'y a pas de particules
00:54:50d'humidité dedans
00:54:51C'est un vent sec effectivement
00:54:52on a parfois même
00:54:53des effets de fun
00:54:54donc en gros
00:54:54ce vent qui va se comprimer
00:54:56contre le relief
00:54:57et qui lorsqu'il va passer
00:54:59par-dessus ce relief
00:55:01après cette compression
00:55:02va avoir tendance
00:55:03à ramener de l'air
00:55:04encore plus chaud
00:55:06Ça a dit qu'on va souffler
00:55:07Exactement
00:55:08sur cette végétation
00:55:09et donc là
00:55:10effectivement
00:55:10ce facteur vent
00:55:11met aussi l'humidité
00:55:12quand on regarde
00:55:13les données météorologiques
00:55:14des stations
00:55:15dans le porto méditerranéen
00:55:16on tombe
00:55:18sous les 30%
00:55:19donc 25% d'humidité
00:55:22il suffit
00:55:23d'une source de chaleur
00:55:24parfois il ne faut pas
00:55:25juste du feu
00:55:25il faut parfois juste
00:55:26une source de chaleur
00:55:27donc évidemment là
00:55:28les débroussailles
00:55:29des engins agricoles
00:55:31un pot
00:55:32d'échappement
00:55:34un système de frein
00:55:35mal entretenu
00:55:36ou trop chaud
00:55:37Ce n'est pas forcément
00:55:39un mégot de cigarette
00:55:39ou un barbecue
00:55:40Tout à fait
00:55:40donc vraiment être
00:55:41très prudent
00:55:42sur l'usage
00:55:43de la chaleur
00:55:44en général
00:55:44lorsque l'on travaille
00:55:46ou lorsqu'on circule
00:55:47en voiture
00:55:47avec un entretien
00:55:48qu'il faut faire
00:55:48pour éviter
00:55:49des emballements thermiques
00:55:49Et la chaleur
00:55:50de l'atmosphère
00:55:50Julien Riflet
00:55:51elle va se poursuivre
00:55:52jusqu'à quand
00:55:53et ça va monter
00:55:53jusqu'à combien
00:55:54dans les jours qui viennent
00:55:54Alors c'est vrai que
00:55:55les températures
00:55:55vont effectivement
00:55:56remonter dès le week-end
00:55:57un dimanche
00:55:58déjà on attend des pointes
00:55:59à 36 degrés
00:56:01dans le sud-ouest
00:56:01et 38 degrés possibles
00:56:0339 localement
00:56:04pour la journée de lundi
00:56:05entre la Nouvelle-Aquitaine
00:56:06le Midi-Toulousain
00:56:07le Golfe du Yon
00:56:08des départements
00:56:09pourraient d'ailleurs
00:56:09être placés
00:56:10en vigilance orange
00:56:11canicule
00:56:12parce que les seuils
00:56:13pourraient être atteints
00:56:13dans le sud
00:56:14de jour comme de nuit
00:56:15pour le nord
00:56:15c'est plus incertain
00:56:16pour l'instant
00:56:16on ne parle pas
00:56:17de canicule
00:56:18Météo-France
00:56:18me disait
00:56:19à partir de mardi
00:56:19il y a encore
00:56:20beaucoup d'incertitudes
00:56:21est-ce que cette chaleur
00:56:21va remonter au nord ou pas
00:56:22pour l'instant
00:56:23on ne peut pas se prononcer
00:56:24et en tout cas
00:56:25de ce que vous nous dites
00:56:26on se dit qu'on ne revivra pas
00:56:28l'épisode de la semaine dernière
00:56:29épisode dont on mesure
00:56:31chaque jour un peu plus
00:56:31les conséquences qu'il a eues
00:56:32notamment sur la surmortalité
00:56:34Margot de Provide
00:56:35vous nous avez rejoint
00:56:35parce que des nouveaux chiffres
00:56:37ont été publiés
00:56:39ils sont assez impressionnants
00:56:40c'est une hausse très forte
00:56:42de la mortalité
00:56:45du 22 au 28 juin
00:56:46plus de 2000
00:56:47au moins
00:56:482025 décès
00:56:49pourquoi au moins
00:56:50parce que
00:56:50ce ne sont que
00:56:51les décès qui remontent
00:56:53avec les certificats électroniques
00:56:55qui représentent eux-mêmes
00:56:56uniquement 60%
00:56:57de la mortalité
00:56:58beaucoup à l'hôpital
00:56:59la moitié à l'EHPAD
00:57:00dans les EHPAD
00:57:01et un quart seulement
00:57:03à domicile
00:57:03or on voit déjà
00:57:04que sur cette partie
00:57:06des décès à domicile
00:57:07c'est plus 90%
00:57:08c'est considérable
00:57:10ça fait 600 décès
00:57:11on voit que cette hausse
00:57:13elle touche surtout
00:57:14les personnes de 45 ans
00:57:15et plus
00:57:16donc c'est relativement
00:57:17large et jeune
00:57:19comme tranche d'âge
00:57:20il faut bien préciser
00:57:22que ces données
00:57:23sont sous-évaluées
00:57:23qu'elles vont être complétées
00:57:24ensuite
00:57:25avec une estimation
00:57:26de la mortalité
00:57:27toute cause
00:57:27avec les données de l'INSEE
00:57:29qui vont remonter
00:57:30d'ici 2 à 3 semaines
00:57:31là pour l'instant
00:57:32elle s'est arrêtée
00:57:32au dimanche 21
00:57:33donc c'était juste avant
00:57:34la vague de chaleur
00:57:35et ensuite
00:57:36on va calculer
00:57:37avec des modèles
00:57:37notamment l'imputabilité
00:57:39à la chaleur
00:57:39ça se passe avec
00:57:40par rapport à un échantillon
00:57:42de 5000 communes
00:57:42avec un historique
00:57:43sur 5 à 6 ans
00:57:45et ces données
00:57:47elles seront disponibles
00:57:47uniquement à l'automne
00:57:49il faudra prendre du temps
00:57:50effectivement
00:57:50pour savoir
00:57:50quel aura été
00:57:52l'impact de la chaleur
00:57:53sur cette surmortalité
00:57:54sur le front hospitalier
00:57:55vous nous disiez hier
00:57:56que la décrue
00:57:58avait commencé
00:57:58mais qu'elle était lente
00:57:59est-ce qu'elle s'accélère
00:58:01ou pas ?
00:58:02c'est en voie
00:58:03d'amélioration
00:58:04on va dire
00:58:05j'ai pris un peu
00:58:05la température
00:58:07du côté de plusieurs
00:58:07services d'urgence
00:58:08ce matin
00:58:09il y a encore
00:58:10des hospitalisations
00:58:11de personnes
00:58:11notamment de plus de 75 ans
00:58:13qui arrivent
00:58:13à cause de décompensation
00:58:15de maladies chroniques
00:58:16ça se produit encore
00:58:18mais signe que ça s'améliore
00:58:20notamment la PHP
00:58:21a arrêté de diffuser
00:58:22quotidiennement
00:58:23ces données
00:58:24les dernières
00:58:24ça faisait état
00:58:25de plus de 2500 passages
00:58:26d'urgence
00:58:27sur 24 heures
00:58:28mais on va retrouver
00:58:29peu à peu
00:58:29des niveaux d'activité
00:58:31normaux
00:58:32pour cette période
00:58:32de l'année
00:58:33mais on est quand même
00:58:34vendredi
00:58:34le phénomène météo
00:58:36il a pris fin
00:58:37lundi
00:58:38donc vous voyez
00:58:38l'inertie
00:58:40qu'on constate
00:58:41au niveau
00:58:42des services hospitaliers
00:58:43une vague de chaleur
00:58:44qui restera dans la mémoire
00:58:45même si
00:58:46à l'instant
00:58:47Météo France
00:58:48nous dit que
00:58:48cette vague de chaleur
00:58:50a été moins longue
00:58:51que celle
00:58:53de 2003
00:58:54voilà donc
00:58:55pour se communiquer
00:58:56à l'instant
00:58:56de Météo France
00:58:57et on surveille
00:58:59évidemment
00:58:59l'évolution
00:59:00des températures
00:59:01puisque Junier Riflet
00:59:02nous disait
00:59:02il y a quelques instants
00:59:03qu'à partir de mardi
00:59:04les choses étaient encore
00:59:06incertaines
00:59:07donc vous allez continuer
00:59:08à avoir l'œil rivé
00:59:09sur les cartes
00:59:10sur les températures
00:59:11et puis du côté
00:59:12de la sécurité civile
00:59:13et de la gestion de crise
00:59:14les yeux rivés
00:59:15sur le déploiement
00:59:16des personnels
00:59:17à la fois
00:59:18des personnels
00:59:18pour lutter contre les flammes
00:59:20et des personnels
00:59:20sanitaires
00:59:21pour aider les personnes
00:59:22dans ces conditions
00:59:23climatiques
00:59:25exceptionnelles
00:59:25qui commencent
00:59:26particulièrement tôt
00:59:27cette année
00:59:27tout le monde
00:59:28le mesure
00:59:29il y a une actualité
00:59:30également
00:59:32judiciaire
00:59:32importante ce matin
00:59:33sur l'antenne
00:59:34de BFM TV
00:59:35on suit plusieurs dossiers
00:59:36et notamment
00:59:37l'évolution du dossier
00:59:38Patrick Bruel
00:59:40puisque trois nouvelles plaintes
00:59:42ont été déposées
00:59:43c'est une révélation
00:59:45de Mediapart
00:59:47que nos services
00:59:48police-justice
00:59:50ont pu confirmer
00:59:51trois nouvelles plaintes
00:59:53dont l'une porte
00:59:54sur des faits
00:59:55qui ne semblent pas
00:59:56prescrits
00:59:57il y a maintenant
00:59:58plus de 30 plaintes
00:59:59qui ont été déposées
01:00:01à l'encontre
01:00:02de Patrick Bruel
01:00:03vous savez qu'il a été
01:00:04mis en examen
01:00:05à l'issue d'une garde à vue
01:00:07que vous avez pu suivre
01:00:09on voit
01:00:10Muriel Reus
01:00:11vous nous avez rejoint
01:00:12vous qui êtes
01:00:13directrice
01:00:14et fondatrice
01:00:15de l'association
01:00:15Femmes Avec
01:00:16comment les choses
01:00:17sont en train
01:00:18de s'enchaîner
01:00:19et comment
01:00:20la plainte
01:00:22déposée par
01:00:22Fleury Flamand
01:00:23a enclenché
01:00:25un mouvement
01:00:26de plus en plus large
01:00:27sur cette affaire
01:00:28Patrick Bruel
01:00:29oui ça ne va pas
01:00:30s'arrêter peut-être
01:00:30c'est ce que dit
01:00:32effectivement
01:00:33Marine Turquie
01:00:34qui est à l'origine
01:00:35de la première enquête
01:00:37sur Mediapart
01:00:38oui par expérience
01:00:40sur les différentes affaires
01:00:43que l'on suit
01:00:43au sein de l'association
01:00:44et sur celles
01:00:45sur lesquelles je travaille
01:00:46on se rend bien compte
01:00:47que quand
01:00:47il y a une plainte
01:00:48d'une personnalité connue
01:00:50qui représente
01:00:51une forme de pouvoir
01:00:52au sein du milieu
01:00:53de la culture
01:00:54puisque là
01:00:55on a affaire
01:00:56à quelqu'un
01:00:56qui est issu
01:00:57de chemilieux
01:00:58par forme de solidarité
01:01:00par forme d'entraide
01:01:01finalement
01:01:01la parole se libère
01:01:02encore un peu plus
01:01:03avec toujours
01:01:04cette question
01:01:05c'est comment ma parole
01:01:06va-t-elle être accueillie
01:01:07est-ce que je vais être crue
01:01:08est-ce que mes propos
01:01:09vont être pris
01:01:10en considération
01:01:10et est-ce que le fait
01:01:12de m'exposer
01:01:12va finalement
01:01:13va vraiment
01:01:14être intégré
01:01:16par la procédure
01:01:17parce qu'il y a toujours
01:01:18cette question-là
01:01:18est-ce que je parle
01:01:19pour quelque chose
01:01:20qui va avoir du sens
01:01:21ou finalement
01:01:22est-ce que je m'expose
01:01:23pour quelque chose
01:01:23qui va être plus ou moins
01:01:24dangereux pour moi
01:01:25et on aura la précision
01:01:26dans quelques instants
01:01:26de Maître Cagan
01:01:27qui est avec nous
01:01:28d'abord les faits
01:01:29Vincent Vantiguem
01:01:29vous nous avez rejoint
01:01:30que contiennent
01:01:31ces trois nouvelles plaintes
01:01:32alors effectivement
01:01:33trois nouvelles plaintes
01:01:34qui viennent s'ajouter
01:01:35au dossier déjà volumineux
01:01:36qui est opposé
01:01:37à Patrick Bruel
01:01:38trois plaintes
01:01:39qui ont été déposées
01:01:39entre le 25 juin
01:01:41et le 1er juillet
01:01:42pourquoi est-ce que
01:01:42je parle de ces dates
01:01:43parce que le 25 juin
01:01:45c'était avant
01:01:45la garde à vue
01:01:46de Patrick Bruel
01:01:46on en parlait à l'instant
01:01:47sur le parcours
01:01:48aussi le cheminement
01:01:49de ces femmes
01:01:50qui décident
01:01:51de déposer plainte
01:01:52avec aussi
01:01:53voilà l'impact
01:01:54qu'a eu le témoignage
01:01:55de Flavie Flamand
01:01:55c'est-à-dire que ces femmes
01:01:56petit à petit
01:01:57elles se disent
01:01:57bah oui je vais peut-être
01:01:58témoigner dans la presse
01:01:59bah oui je vais peut-être
01:02:00aller pousser la porte
01:02:01d'un commissariat
01:02:02voir les enquêteurs
01:02:02et oui au final
01:02:04je vais peut-être déposer plainte
01:02:05c'est ce qui s'est passé
01:02:05notamment pour Maya
01:02:08Maya c'est un témoignage
01:02:09qui a été donc révélé
01:02:10par nos confrères de médiapart
01:02:11hier soir
01:02:11qu'on est en mesure
01:02:12de confirmer
01:02:13Maya elle était mineure
01:02:15en 1992
01:02:16elle avait 15 ans
01:02:17et elle était bénévole
01:02:18au tournoi de tennis
01:02:18de l'US Open
01:02:19à New York
01:02:21elle raconte
01:02:22qu'elle a croisé
01:02:22Patrick Bruel
01:02:23autour des terrains de tennis
01:02:24qu'il a abordé
01:02:25qu'il a discuté avec elle
01:02:26qu'il lui a proposé
01:02:27de faire une promenade
01:02:29dans les allées
01:02:29et même lui donner rendez-vous
01:02:31dans sa chambre d'hôtel
01:02:32et elle explique
01:02:33qu'il l'a agressé
01:02:34sexuellement
01:02:35dans un ascenseur
01:02:36qu'il a tenté
01:02:36de l'embrasser
01:02:37à plusieurs reprises
01:02:38vraisemblablement
01:02:39ce sont des faits prescrits
01:02:40mais il n'empêche que Maya
01:02:41elle a fait le cheminement
01:02:43dont je parlais à l'instant
01:02:44pour déposer plainte
01:02:45notamment pour venir
01:02:46étayer le récit
01:02:47des autres plaignantes
01:02:48et aussi faire en sorte
01:02:49selon son but
01:02:50que Patrick Bruel
01:02:51ne fasse pas d'autres victimes
01:02:52ça c'est vraiment
01:02:52le premier témoignage de Maya
01:02:54Il y a aussi
01:02:54le milieu du poker
01:02:56qui pour la première fois
01:02:58est cité dans l'affaire
01:02:59Patrick Bruel
01:03:01il y a des plaintes
01:03:02émanant de masseuses
01:03:03il y a des plaintes
01:03:03émanant de personnes
01:03:04qu'il a côtoyées
01:03:05dans son activité
01:03:06de chanteur
01:03:08c'est la première fois
01:03:08que le milieu du poker
01:03:09est également concerné
01:03:10Oui et c'est ce qui rend
01:03:11ce témoignage intéressant
01:03:12intéressant à double titre
01:03:13parce que vous l'avez dit
01:03:14d'abord c'est un milieu
01:03:15dans lequel il n'y avait
01:03:16pas de plainte
01:03:17est-ce que là aussi
01:03:17ça va entraîner
01:03:18une forme de libération
01:03:19de la parole
01:03:20est-ce que d'autres jeunes femmes
01:03:22vont venir témoigner
01:03:23ou déposer plainte
01:03:24et puis parce que
01:03:26le témoignage de Stéphanie
01:03:27là aussi c'est un prénom
01:03:28d'emprunt
01:03:29en tout cas elle dénonce
01:03:30des faits qui ne semblent
01:03:31pas prescrits
01:03:32des faits de viol
01:03:32qui auraient été commis
01:03:33en 2014
01:03:34lors d'un événement
01:03:36lié au monde du poker
01:03:37on le sait
01:03:37Patrick Bruel
01:03:38c'était l'actionneur principal
01:03:39de Winamax
01:03:39un grand joueur de poker
01:03:40qui en a fait beaucoup
01:03:41la promotion
01:03:42il a aujourd'hui revendu
01:03:43ses parts de Winamax
01:03:44mais en tout état de cause
01:03:46elle explique que
01:03:46lors d'une journée de poker
01:03:48il l'a repéré
01:03:49il lui a donné un rendez-vous
01:03:50il lui a proposé
01:03:51d'assister à une partie
01:03:52de poker privée
01:03:53dans la soirée
01:03:54sauf que lorsqu'elle
01:03:55s'est présentée
01:03:56à cette soirée
01:03:57elle était toute seule
01:03:58et elle explique
01:03:59que Patrick Bruel
01:03:59l'a violée à cette occasion
01:04:01donc elle a déposé plainte
01:04:02pour des faits de viol
01:04:03qui viennent également
01:04:05s'ajouter
01:04:05à toutes les autres plaintes
01:04:06Maître Cagan est avec nous
01:04:08ça change quoi
01:04:09sur le plan strictement judiciaire
01:04:11ces trois nouvelles plaintes
01:04:11Maître ?
01:04:13Oui bonjour
01:04:13merci de votre accueil
01:04:14Bonjour à vous
01:04:15Bonjour
01:04:16sur le plan judiciaire
01:04:17c'est-à-dire
01:04:17vous voulez parler du fond
01:04:19vous voulez parler du contrôle judiciaire
01:04:21vous voulez parler de la procédure
01:04:23Alors oui
01:04:24sur le plan procédural
01:04:25est-ce que ça peut notamment déclencher
01:04:26peut-être de nouvelles auditions
01:04:28de la part de Patrick Bruel
01:04:29ou bien tout ça est d'ores et déjà groupé ?
01:04:31Non non tout à fait
01:04:32ça peut déclencher
01:04:33de nouvelles auditions
01:04:34parce que quand vous êtes entendu
01:04:35et que vous êtes placé
01:04:36en garde à vue
01:04:36ou vous êtes entendu
01:04:37en audition libre
01:04:38vous l'êtes
01:04:38sur une infraction
01:04:39et sur des faits précis
01:04:40pour avoir à tel lieu
01:04:42à telle époque
01:04:44commis telle infraction
01:04:45sur par exemple
01:04:47telle personne
01:04:47donc lorsqu'il a été entendu
01:04:49il a été entendu
01:04:50pour des accusations
01:04:52d'infraction sexuelle
01:04:52qui étaient précises
01:04:53donc il peut tout à fait
01:04:54être réentendu
01:04:55même être replacé
01:04:56en garde à vue
01:04:57pour ces nouvelles choses
01:04:59puisqu'il appartiendra
01:05:00au procureur de la République
01:05:02de déterminer
01:05:03s'il y a matière ou pas
01:05:04de pouvoir transmettre
01:05:04à un juge d'instruction
01:05:05c'est-à-dire que si on a
01:05:06des éléments
01:05:07qui pourraient laisser penser
01:05:09avec la qualification
01:05:10d'indice grave ou concordant
01:05:11qui sera entre les mains
01:05:13du juge d'instruction
01:05:13laisser penser
01:05:14qu'il y aurait eu
01:05:15infraction
01:05:16ou tentative d'infraction
01:05:17ce qui est intéressant
01:05:19en fait
01:05:19avec ces nouvelles plaintes
01:05:20c'est que ça peut
01:05:21comme disait
01:05:23l'interlocutrice
01:05:24que vous avez
01:05:25sur le plateau
01:05:25libérer la parole
01:05:26et venir alimenter
01:05:28même si le mot
01:05:28est mal choisi alimenter
01:05:29mais venir conforter
01:05:31en tout cas
01:05:32les premières déclarations
01:05:34qui ont été posées
01:05:35parce que la difficulté
01:05:37des dossiers
01:05:37d'infraction sexuelle
01:05:38c'est que personne
01:05:38n'était présent
01:05:39ni dans l'ascenseur
01:05:40ni dans la chambre
01:05:41par contre
01:05:42lorsque vous avez
01:05:43des pluralités
01:05:44de révélations
01:05:45qui sont faites
01:05:46et qu'on retrouve
01:05:47un pattern
01:05:48c'est-à-dire un schéma
01:05:49qui est fait
01:05:50et qui est révélé
01:05:51par des personnes
01:05:52qui un ne se connaissent pas
01:05:54deuxièmement
01:05:54ont vécu des éléments
01:05:55à différentes époques
01:05:56mais qui dénoncent
01:05:57des agissements
01:05:58qui sont précis
01:06:00et bien évidemment
01:06:01ça donne de la crédibilité
01:06:02alors se pose bien évidemment
01:06:04la question de savoir
01:06:05si les personnes
01:06:05qui font les révélations
01:06:06aujourd'hui
01:06:07elles viennent
01:06:07porter une parole
01:06:09parce qu'elles ont
01:06:10elles se lancent
01:06:11dans le train de la parole
01:06:13et qu'on peut se poser
01:06:14la question de savoir
01:06:14si ce qu'elles disent
01:06:15est vrai ou pas
01:06:16il y aura un travail minutieux
01:06:17des enquêteurs
01:06:18qui va être fait
01:06:18de manière à savoir
01:06:19si par exemple
01:06:20la jeune fille
01:06:21qui a fait les révélations
01:06:22est-ce qu'à cette époque
01:06:23elle en a parlé à des proches
01:06:24à de la famille
01:06:24à des amis etc
01:06:25pour donner une crédit
01:06:26Oui bien sûr
01:06:27c'est ce qu'elle dit
01:06:28effectivement
01:06:28pour donner du crédit
01:06:29à sa parole
01:06:30mais c'est vrai
01:06:30Murel Réus
01:06:30que ce qui sera très important
01:06:32dans ce dossier
01:06:32sur le plan judiciaire
01:06:33c'est de croiser
01:06:37les déclarations
01:06:37des unes et des autres
01:06:38Oui bien sûr
01:06:39moi je pense
01:06:40qu'il faut absolument
01:06:40examiner toutes les plaintes
01:06:41et tous les signalements
01:06:42mais oui
01:06:43moi j'entends beaucoup dire
01:06:45il y a 30 plaintes
01:06:46aujourd'hui
01:06:47ou 30 signalements
01:06:48et c'est énorme
01:06:49mais en fait
01:06:49il faut qu'on arrête
01:06:50de s'étonner
01:06:5199% des auteurs
01:06:52de viols
01:06:53sont des hommes
01:06:54et 98%
01:06:55des auteurs
01:06:55de violents
01:06:56de violences intrafamiliales
01:06:57sont des hommes
01:06:58donc on est aujourd'hui
01:06:59dans une violence masculine
01:07:01très très très profonde
01:07:03moi par ailleurs
01:07:04évidemment je suis présidente
01:07:05de cette association
01:07:06mais je suis aussi
01:07:07coprésidente
01:07:08de la commission stéréotype
01:07:09du Haut Conseil à l'égalité
01:07:10on vient de sortir un rapport
01:07:12qui révèle que
01:07:1310 millions de personnes
01:07:14en France
01:07:15pratiquent le sexisme hostile
01:07:1610 millions
01:07:17ça veut dire que vous avez
01:07:1810 millions d'individus
01:07:19qui aujourd'hui
01:07:19rejettent les droits des femmes
01:07:20qui ont une vision
01:07:22de la masculinité
01:07:23plutôt violente
01:07:25qui ne comprennent pas
01:07:26les questions de consentement
01:07:27et donc
01:07:27ces personnalités publiques
01:07:29sur lesquelles
01:07:29on s'attarde beaucoup
01:07:30parce qu'elles sont
01:07:30un peu symptomatiques
01:07:33emblématiques
01:07:34de toutes les deux minutes
01:07:35et demie
01:07:36tentatives de viol
01:07:37en France
01:07:37trois nouvelles plaintes
01:07:38dans l'affaire Bruel
01:07:40et on verra s'il y en a d'autres
01:07:41dans les semaines qui viennent
01:07:43c'est ce que
01:07:45semblait
01:07:46laisser entendre
01:07:47tout à l'heure
01:07:47Marine Turquie
01:07:48qui enquête sur ces affaires
01:07:50est-ce que vous êtes aussi
01:07:51en mesure de dire
01:07:52oui absolument
01:07:54dans quelques instants
01:07:55toujours dans l'actualité judiciaire
01:07:56les suites de l'enquête
01:07:57sur l'explosion
01:07:58à Monaco
01:07:59avec le suspect
01:08:01qui a été identifié
01:08:02ou plutôt la suspecte
01:08:03puisque BFM TV
01:08:04vous révélez
01:08:05dès hier
01:08:06qu'il s'agit
01:08:06d'une femme
01:08:07et le procureur
01:08:09va donner des précisions
01:08:10dans quelques instants
01:08:11ces déclarations
01:08:12sont très attendues
01:08:13vous savez que c'est un
01:08:14c'est la piste ukrainienne
01:08:15qui est pour l'instant
01:08:16privilégiée
01:08:17et justement
01:08:17on ira voir
01:08:18où en sont les choses
01:08:19du côté de l'Ukraine
01:08:20au lendemain
01:08:21de ces vagues
01:08:22de frappes particulièrement
01:08:23meurtrières
01:08:24plus de 30 morts
01:08:26provoquées par
01:08:26les bombardements
01:08:27de missiles russes
01:08:28à tout de suite
01:08:31dans quelques instants
01:08:33la conférence de presse
01:08:35du procureur
01:08:35de Monaco
01:08:36sur l'explosion
01:08:37qui s'est déroulée
01:08:38il y a quelques jours
01:08:40maintenant
01:08:40vous entendrez
01:08:41les précisions
01:08:42du parquet
01:08:43d'abord les dernières infos
01:08:44les dernières images
01:08:44de l'actualité
01:08:45de ce vendredi
01:08:45avec Valentin Demet
01:08:46et justement
01:08:47Julien
01:08:47puisque vous évoquez
01:08:47les suites
01:08:48de l'explosion criminelle
01:08:49à Monaco
01:08:49le suspect est en réalité
01:08:50une femme
01:08:51Interpol
01:08:52vient de diffuser
01:08:53une notice rouge
01:08:53elle s'appelle
01:08:54Anastasia Berezovska
01:08:56de nationalité ukrainienne
01:08:57elle est âgée
01:08:58de 39 ans
01:08:59elle a été localisée
01:09:00en Allemagne
01:09:01un mandat d'arrêt européen
01:09:02a été émis
01:09:03vous allez voir
01:09:03des photos
01:09:04de la suspecte
01:09:04que BFM TV
01:09:05a pu se procurer
01:09:06c'est un document
01:09:07BFM TV
01:09:08elle aurait déclenché
01:09:09l'explosion à distance
01:09:10l'une des trois victimes
01:09:11a toujours son pronostic
01:09:12vital engagé ce matin
01:09:13conférence de presse
01:09:14du procureur
01:09:15adjoint Monégas
01:09:16vous l'avez dit Julien
01:09:16à suivre dans quelques instants
01:09:18évidemment en direct
01:09:19sur BFM TV
01:09:20et puis la nuit
01:09:20a été longue
01:09:21donc pour les pompiers
01:09:22au moins 5 incendies
01:09:23sont actifs
01:09:24en ce moment même
01:09:25dans l'Aude
01:09:25le Gard
01:09:26la Côte d'Or
01:09:26la Drôme
01:09:27et les Pyrénées-Orientales
01:09:28vous allez voir
01:09:29ces images de camping
01:09:30en partie brûlés
01:09:31à Canet en Roussillon
01:09:321700 personnes
01:09:33ont dû être évacuées
01:09:34et la vigilance
01:09:35sera encore de mise
01:09:36dans les prochaines heures
01:09:376 départements
01:09:38de l'extrême sud
01:09:39sont encore en danger
01:09:39très élevés
01:09:41de feux de forêt
01:09:41aujourd'hui
01:09:42demain
01:09:42le risque sera
01:09:43un peu moins important
01:09:44mais vous allez le voir
01:09:45il va se déporter
01:09:46vers le centre du pays
01:09:49la canicule d'ailleurs
01:09:50qui se confirme
01:09:50la semaine prochaine
01:09:51dans le sud-ouest
01:09:52des pointes à 40 degrés
01:09:53sont attendues localement
01:09:55selon Météo France
01:09:56et les chiffres
01:09:56de la précédente canicule
01:09:57commencent à tomber
01:09:58on retrouve Alizé-Boissin
01:09:59devant l'hôpital
01:10:00Georges Pompidou
01:10:01à Paris
01:10:02Santé publique France
01:10:03enregistre
01:10:04une hausse de 29%
01:10:05des décès
01:10:06pour la semaine
01:10:06du 22 au 28 juin
01:10:08ça représente
01:10:092025 décès supplémentaires
01:10:11par rapport à la normale
01:10:15absolument
01:10:15et ce chiffre
01:10:16peut encore évoluer
01:10:17d'après la ministre
01:10:18de la santé
01:10:19parce qu'il faut du temps
01:10:20pour établir véritablement
01:10:22la mortalité
01:10:23liée à cette canicule
01:10:24mais vous l'avez dit
01:10:24donc 2025 décès
01:10:26supplémentaires
01:10:27pour la semaine
01:10:27du 22 au 28 juin
01:10:29et quand on regarde
01:10:30dans le détail
01:10:30et bien c'est notamment
01:10:31les personnes âgées
01:10:32de plus de 45 ans
01:10:33qui ont été touchées
01:10:34par cette canicule
01:10:35et notamment
01:10:35les personnes
01:10:36qui se trouvaient
01:10:38dans leur logement
01:10:39avec une mortalité
01:10:40de plus de 91%
01:10:42pour cette semaine-là
01:10:43et puis il y a des régions
01:10:44qui ont été plus touchées
01:10:45que d'autres
01:10:45c'est le cas notamment
01:10:46de l'île de France
01:10:46ou encore de la région
01:10:48Pays de la Loire
01:10:48donc il faudra encore
01:10:49être patient pour avoir
01:10:50les chiffres
01:10:50et puis la ministre
01:10:51de la santé l'a annoncé
01:10:53une enveloppe de 100 millions
01:10:55d'euros a été débloquée
01:10:56pour pouvoir
01:10:57et bien tenter
01:10:58de soulager les hôpitaux
01:10:59et en tout cas
01:10:59de leur livrer
01:11:00des climatiseurs
01:11:01d'ici la prochaine
01:11:02vague de chaleur
01:11:03Alizé Boissin
01:11:04sur des images
01:11:04d'Alan Branger
01:11:05depuis Paris
01:11:07et dans ce contexte
01:11:07la secrétaire générale
01:11:08de la CGT
01:11:09interpelle le gouvernement
01:11:10ce matin
01:11:11Sophie Binet
01:11:11demande le vote
01:11:12d'une loi en urgence
01:11:13pour protéger
01:11:14les travailleurs
01:11:16la loi
01:11:16la loi n'a pas du tout
01:11:17été appliquée
01:11:18elle prévoit pourtant
01:11:19que toutes les entreprises
01:11:20doivent mettre en place
01:11:21des plans de prévention
01:11:22des plans de canicule
01:11:23nous avons déjà recensé
01:11:24qu'il y avait au moins eu
01:11:25trois morts la semaine dernière
01:11:27à cause de la canicule
01:11:28aujourd'hui non seulement
01:11:30la loi n'est pas adaptée
01:11:31mais elle n'est pas suffisante
01:11:32il faut la renforcer
01:11:34d'urgence
01:11:35c'est pas possible
01:11:35d'attendre l'automne
01:11:36pour faire ça
01:11:36Voilà pour l'actualité
01:11:38à 11h30
01:11:38L'actualité du côté de Monaco
01:11:41le procureur qui s'exprime
01:11:44Aujourd'hui en compagnie
01:11:45de monsieur Eric Arella
01:11:47contrôleur en charge
01:11:48de la Sûreté publique
01:11:49et madame Émilie Moreau
01:11:50commissaire de police
01:11:52chef de la division
01:11:53de police judiciaire
01:11:53et directeur d'enquête
01:11:55durant environ 5 minutes
01:11:56vous aurez l'occasion
01:11:58à l'issue de ce point presse
01:11:59de poser une à deux questions
01:12:02Les événements dramatiques
01:12:03du lundi 29 juin
01:12:05ont provoqué
01:12:05de graves blessures
01:12:06chez deux victimes
01:12:07dont une
01:12:08ayant toujours
01:12:09son pronostic vital engagé
01:12:11et plus légèrement
01:12:12chez trois autres
01:12:13dont deux d'entre elles
01:12:14se trouvent
01:12:14être des victimes collatérales
01:12:16Ils ont suscité
01:12:18une forte émotion
01:12:18au sein de la population
01:12:19monégasque
01:12:20puisque au-delà
01:12:21du sort tragique
01:12:22des personnes
01:12:23directement blessées
01:12:24le modus operandi
01:12:25de cette tentative
01:12:26d'assassinat
01:12:27a profondément choqué
01:12:29Ils ont suscité
01:12:30une forte émotion
01:12:32au sein de la population
01:12:33monégasque
01:12:34puisqu'au-delà
01:12:35je l'ai dit
01:12:36ils ont troublé
01:12:37l'ordre public
01:12:39La mobilisation exceptionnelle
01:12:41que je salue
01:12:41de manière appuyée
01:12:42des services d'enquête
01:12:43a été à la hauteur
01:12:45de cette vive émotion
01:12:46puisqu'elle a permis
01:12:47à peine plus de 48 heures
01:12:49après la commission des faits
01:12:50l'identification
01:12:51du principal suspect
01:12:54Les investigations réalisées
01:12:56pour partie
01:12:56en étroite collaboration
01:12:58avec les services d'enquête
01:12:59relevant de l'autorité
01:13:00de monsieur le procureur
01:13:01de la République
01:13:01près le tribunal judiciaire
01:13:03de Nice
01:13:04que je remercie vivement
01:13:05pour son aide
01:13:06ont notamment permis
01:13:07de préciser le déroulement
01:13:08des événements
01:13:08qui ont précédé
01:13:09et suivi l'explosion
01:13:10que je souhaite évoquer
01:13:12publiquement
01:13:13Le 29 juin
01:13:14à 20h58
01:13:16une explosion avait donc lieu
01:13:17devant l'entrée principale
01:13:18de la résidence Sun Palace
01:13:20située 4 rues
01:13:21révérends Père Frola
01:13:22L'individu suspecté
01:13:24s'était positionné
01:13:26préalablement
01:13:26sur un banc
01:13:27en place des Moulins
01:13:27quelques instants
01:13:28avant l'arrivée
01:13:28des trois victimes directes
01:13:30lesquelles revenaient
01:13:31pédestrement
01:13:32d'un dîner
01:13:33dans un des restaurants
01:13:34du bord de mer
01:13:36Alors vu
01:13:36la personne suspectée
01:13:37se levait
01:13:38précédée de quelques mètres
01:13:40les victimes
01:13:40puis déposait
01:13:41un engin explosif
01:13:42sorti de son sac caba
01:13:43sur le perron
01:13:44de l'immeuble d'habitation
01:13:45qui constituait
01:13:47le domicile
01:13:47où se rendaient
01:13:48les victimes
01:13:49L'individu
01:13:50se retournait
01:13:51pour confirmer
01:13:52la présence
01:13:52des trois victimes
01:13:53sur le perron
01:13:53et déclencher
01:13:55à l'aide
01:13:56d'une télécommande
01:13:56l'explosion
01:13:58de la bombe
01:13:59Il était alors
01:14:00identifié ainsi
01:14:01une personne
01:14:02de sexe masculin
01:14:03de taille moyenne
01:14:04de corpulence
01:14:04relativement forte
01:14:05vêtue d'un haut sombre
01:14:07à manches longues
01:14:07d'un short clair
01:14:09et d'un bob noir
01:14:10ainsi que porteur
01:14:11d'un sac caba
01:14:12de couleur claire
01:14:14Une exploitation
01:14:15plus large
01:14:16de la vidéosurveillance
01:14:17urbaine
01:14:18concernant les jours
01:14:19précédant l'explosion
01:14:20permettait d'apprendre
01:14:21que la personne suspectée
01:14:22avait effectué
01:14:23plusieurs repérages
01:14:24notamment
01:14:25le 26 juin
01:14:262026
01:14:26à 22h30
01:14:27le 27 juin
01:14:292026
01:14:29à 7h
01:14:30vêtue alors
01:14:31d'une tenue identique
01:14:32et portant
01:14:33son sac caba
01:14:34Ces nouvelles images
01:14:36et le témoignage
01:14:36d'une personne
01:14:37entrée en contact
01:14:38avec l'individu suspecté
01:14:39et recueilli
01:14:40le soir des faits
01:14:41permettait d'orienter
01:14:42les recherches
01:14:43vers une personne
01:14:43de sexe féminin
01:14:44qui se serait alors
01:14:45grimée en homme
01:14:48Cet élément justifiait
01:14:49une nouvelle exploitation
01:14:50de la vidéosurveillance
01:14:51Il était alors constaté
01:14:52que le 28 juin 2026
01:14:54seul jour
01:14:55pour lequel
01:14:56aucune observation
01:14:56n'avait été faite
01:14:57par l'individu porteur
01:14:58du bob
01:14:58une personne
01:15:00de sexe féminin
01:15:02procédait au même cheminement
01:15:03autour du lieu
01:15:04de l'explosion
01:15:05Le parcours était le même
01:15:06que l'individu portant
01:15:08un bob
01:15:08et l'attitude comportementale
01:15:10était similaire
01:15:10lorsqu'il se trouvait
01:15:12à proximité
01:15:12du lieu de l'explosion
01:15:14ce qui permettait
01:15:15de considérer
01:15:15que cette femme
01:15:16aux cheveux
01:15:17mis longs bruns
01:15:18de forte corpulence
01:15:19et présentant
01:15:20un imposant tatouage
01:15:21au bras droit
01:15:22pouvait être
01:15:23la même personne
01:15:24que l'individu
01:15:25ayant déposé
01:15:25l'engin explosif
01:15:27La répétition
01:15:28de ces opérations
01:15:29de repérage
01:15:29ainsi que les temps d'arrêt
01:15:30marqués devant
01:15:31l'entrée de l'immeuble
01:15:32du lieu de l'explosion
01:15:33et le déclenchement
01:15:34de l'engin explosif
01:15:35après avoir confirmé
01:15:36la présence de la famille
01:15:37à l'endroit du dépôt
01:15:38permettait de confirmer
01:15:39la volonté pour l'auteur
01:15:40de viser spécifiquement
01:15:42les trois personnes
01:15:44Cette nouvelle identification
01:15:46de l'individu
01:15:46mise en cause
01:15:47amenait la découverte
01:15:48de l'existence
01:15:49d'un véhicule
01:15:49utilisé par l'intéressé
01:15:51notamment en principauté
01:15:53de Monaco
01:15:53et ainsi d'obtenir
01:15:55l'immatriculation
01:15:55en plaque allemande
01:15:57L'apparition de ce véhicule
01:15:59permettait surtout
01:16:00de retracer
01:16:01le chemin de fuite
01:16:02de la personne suspectée
01:16:03et notamment
01:16:03son passage
01:16:04de la France
01:16:05vers l'Italie
01:16:06puis son cheminement
01:16:08grâce à une coopération
01:16:09internationale accrue
01:16:10à travers d'autres
01:16:11pays européens
01:16:11jusqu'au pays de domicile
01:16:13de la conductrice
01:16:15Il était alors loisible
01:16:17d'apprendre
01:16:17que ce véhicule
01:16:18appartenait en réalité
01:16:20à une société de location
01:16:21installée dans le pays
01:16:22de domicile
01:16:23de la personne suspectée
01:16:24et qu'il avait été loué
01:16:25spécifiquement
01:16:26en vue du séjour
01:16:28en principauté
01:16:28eu égard aux dates
01:16:29de retrait
01:16:30et de dépôt
01:16:31du dit véhicule
01:16:33La personne suspectée
01:16:35d'avoir commis
01:16:35les crimes
01:16:36de tentative d'assassinat
01:16:37et de dépôt
01:16:38d'un engin explosif
01:16:39sur la voie publique
01:16:40avec une intention criminelle
01:16:42ainsi que le délit
01:16:43d'association de malfaiteurs
01:16:44était donc identifiée
01:16:46au regard
01:16:47de ces derniers développements
01:16:49Il s'agit donc
01:16:50d'une personne
01:16:51de sexe féminin
01:16:52d'une trentaine d'années
01:16:54de nationalité
01:16:55ukrainienne
01:16:56dont le dernier domicile
01:16:58connu
01:16:58se situait en Allemagne
01:17:00pays avec lequel
01:17:02la coopération judiciaire
01:17:04est particulièrement active
01:17:06Elle fait l'objet
01:17:07désormais
01:17:08d'un mandat d'arrêt
01:17:08international
01:17:09émis par les juges
01:17:10d'instruction
01:17:10que j'ai saisi hier
01:17:12tard dans la soirée
01:17:14Il est utile
01:17:15d'indiquer
01:17:15que l'enquête judiciaire
01:17:16ne s'est pas limitée
01:17:17à identifier et localiser
01:17:18l'auteur principal
01:17:19des faits
01:17:20mais également
01:17:20à porter sur l'existence
01:17:22de complices
01:17:23et de commanditaires
01:17:25En effet
01:17:26la relative sophistication
01:17:27de l'engin explosif
01:17:28et le modus operandi
01:17:29semblent indiquer
01:17:31que la personne
01:17:31ayant posé l'engin explosif
01:17:32n'a pas agi seule
01:17:34Dans cette logique
01:17:35deux personnes
01:17:36de sexe masculin
01:17:37ont été interpellées
01:17:37en principauté de Monaco
01:17:38et fait l'objet
01:17:40de gardes à vue
01:17:40mercredi 1er juillet
01:17:41et jeudi 2 juillet
01:17:43Les auditions
01:17:44et investigations menées
01:17:45n'ont pas permis
01:17:46toutefois
01:17:46de mettre en évidence
01:17:47une participation active
01:17:48de ces deux personnes
01:17:49aux faits intervenus
01:17:51le 29 juin
01:17:51Les gardes à vue
01:17:52ont donc été levés
01:17:53L'enquête se poursuit
01:17:55désormais
01:17:56sous l'autorité
01:17:57des deux juges
01:17:58d'instruction
01:17:58co-saisis
01:18:00Je cède tout de suite
01:18:01la parole
01:18:02à monsieur Arella
01:18:03pour évoquer
01:18:03quelques chiffres
01:18:04illustrant la mobilisation
01:18:05exceptionnelle
01:18:06à la fois
01:18:07des services
01:18:08d'enquête
01:18:08sur le territoire
01:18:09monégasque
01:18:09et la mobilisation active
01:18:11de la coopération internationale
01:18:18Monsieur le procureur général
01:18:19adjoint merci
01:18:20Mesdames, Messieurs
01:18:21Même si les investigations
01:18:23sont loin d'être achevées
01:18:24la rapidité
01:18:26de l'identification
01:18:27de l'auteur matériel
01:18:28des faits
01:18:28vous l'avez compris
01:18:29on a à peine
01:18:29plus de 48 heures
01:18:30si je voulais être précis
01:18:32je dirais 53 heures
01:18:33est le fruit
01:18:34de la mobilisation exceptionnelle
01:18:35des personnels
01:18:36de la Sûreté publique
01:18:37de Monaco
01:18:39250 effectifs
01:18:40ont ainsi été mobilisés
01:18:41très rapidement
01:18:42après l'explosion
01:18:43pour tout à la fois
01:18:45mener des mesures
01:18:47de sécurité
01:18:48sécurisation générale
01:18:49de la principauté
01:18:50renforcement des points frontières
01:18:52des secteurs sensibles
01:18:53et bien sûr
01:18:54pour la gestion
01:18:55de l'enquête criminelle
01:18:56c'est ainsi aussi
01:18:57que près de 70 personnels
01:18:59de la police judiciaire
01:19:01sous l'autorité
01:19:02du commissaire
01:19:02qui est à mes côtés
01:19:03et sous l'autorité
01:19:04bien sûr
01:19:04du parquet général
01:19:06de Monaco
01:19:06ont été investis
01:19:08avec beaucoup
01:19:09de professionnalisme
01:19:10et d'abnégation
01:19:10de jour
01:19:12comme de nuit
01:19:13dans la conduite
01:19:14des investigations
01:19:15et je ne peux pas
01:19:16ne pas délivrer aussi
01:19:17un satisfait-ci
01:19:17pour les personnels
01:19:19d'un acronyme
01:19:20que vous connaissez
01:19:20à Monaco
01:19:21qui est le CSCO
01:19:22le centre de supervision
01:19:24et de commandement opérationnel
01:19:25notre centre de caméras
01:19:26vous savez que c'est
01:19:27effectivement
01:19:28vous le devinez
01:19:29l'exploitation monumentale
01:19:31de nos images caméras
01:19:32qui a été totalement déterminante
01:19:34de l'évolution favorable
01:19:36de l'enquête
01:19:38cette enquête
01:19:39a bénéficié aussi
01:19:40du soutien
01:19:41actif
01:19:41et de la réactivité
01:19:43de nombreux partenaires
01:19:44qui doivent être salués
01:19:45et remerciés
01:19:47je veux citer
01:19:48la police nationale
01:19:49et la gendarmerie nationale
01:19:51française
01:19:51notamment des Alpes-Maritimes
01:19:53à la fois
01:19:54dans les premières heures
01:19:55dans le soutien
01:19:56et aussi
01:19:57avec des remerciements
01:19:57de la police judiciaire
01:19:58de Nice
01:19:59en particulier
01:20:00du laboratoire
01:20:01de police scientifique
01:20:02de Marseille
01:20:03qui travaille en continu
01:20:05depuis mercredi
01:20:06sur les cédés d'intérêts
01:20:07de la procédure
01:20:09et bien sûr
01:20:10monsieur le procureur général
01:20:11adjoint l'a souligné
01:20:12de la coopération internationale
01:20:14qui a été menée
01:20:15tout à la fois
01:20:15avec Interpol
01:20:16et Europol
01:20:17et en bilatéral
01:20:18avec plus de 20 pays
01:20:21ce travail exceptionnel
01:20:23se traduit matériellement
01:20:24par la confection
01:20:26de 300 actes d'enquête
01:20:28qui ont été réalisés
01:20:29au cours de l'enquête
01:20:29par la police monégasque
01:20:31et la confection
01:20:32de plus de 200 cédés judiciaires
01:20:35enfin
01:20:35vous l'avez compris
01:20:37par la révélation
01:20:38d'une bonne image
01:20:39de l'auteur
01:20:40matériel des faits
01:20:41vous avez bien compris
01:20:42que nous étions parlé
01:20:43partie d'un individu
01:20:44qui portait un bonnet
01:20:45pour finalement
01:20:47se retrouver
01:20:48sur cette photo
01:20:49voilà
01:20:49vous avez la photo
01:20:50de la notice Interpol
01:20:52qui sera diffusée
01:20:55qui est diffusée
01:20:56et de manière
01:20:57beaucoup plus
01:20:59grossie
01:21:00le personnage
01:21:01de cette
01:21:01auteur
01:21:02matérielle des faits
01:21:03voilà mesdames et messieurs
01:21:15on pourra vous donner
01:21:17l'image
01:21:18par voie électronique
01:21:20ensuite
01:21:24voilà donc pour ces informations
01:21:26du parquet de monaco
01:21:27on va voir s'il y a d'autres
01:21:28précisions données
01:21:28par le procureur adjoint
01:21:29j'avais promis une ou deux questions
01:21:32s'il y a des questions
01:21:34est-ce que vous confirmez
01:21:35l'identité des victimes
01:21:37et leur relation
01:21:38de famille
01:21:39alors je les confirme
01:21:40par rapport à quelle information
01:21:42est-ce que vous pouvez nous donner
01:21:43l'identité des victimes
01:21:44non
01:21:45je ne peux pas
01:21:46je sais
01:21:49alors tout à fait
01:21:51élaborer dans le sens
01:21:51où effectivement
01:21:52il y avait un déclenchement
01:21:53à distance avec une télécommande
01:21:55ça reste artisanal
01:21:56néanmoins
01:21:57donc des prélèvements
01:21:58ont été faits
01:21:58notamment sur ce qui est resté
01:21:59de l'engin explosif
01:22:00ont été envoyés
01:22:01au service français
01:22:02compétent pour être analysés
01:22:03donc l'analyse est en cours
01:22:04ça fait partie des pistes
01:22:09d'investigation
01:22:11une dernière question
01:22:12l'identification
01:22:13c'était plus difficile
01:22:14selon vous
01:22:14vous avez l'air confiant
01:22:15pour la suite
01:22:17disons que l'identification
01:22:19effectivement est intervenue
01:22:20on le disait
01:22:20au bout de 48 heures
01:22:21effectivement c'était compliqué
01:22:22puisqu'on part d'une personne
01:22:23qui est déguisée
01:22:24en plus avec un changement de sexe
01:22:26mais les investigations rapides
01:22:28effectivement ont permis
01:22:28de remonter à cette personne
01:22:29après il y a d'autres
01:22:31il y a d'autres sujets
01:22:32effectivement
01:22:32éventuels des complices
01:22:34donc c'est ce que j'évoquais
01:22:35tout à l'heure
01:22:36ça va être peut-être plus difficile
01:22:37de remonter sur ces complices
01:22:39effectivement
01:22:40je m'en tiendrai à ça
01:22:42je vous remercie
01:22:43à toutes et à tous
01:22:43pour votre présence
01:22:47voilà donc pour la fin
01:22:47de cette conférence de presse
01:22:49avec un certain nombre
01:22:49d'informations
01:22:50et de confirmations
01:22:50surtout par rapport
01:22:51à ce que Boris
01:22:53vous nous indiquiez
01:22:54avec le service
01:22:54pour les justices
01:22:55de BFM TV
01:22:55depuis hier soir
01:22:56il s'agit donc bien
01:22:57d'une suspecte
01:22:58qui n'a pas agi seule
01:23:00et il en a diffusé la photo
01:23:02Anastasia Beresukowska
01:23:03voilà son nom
01:23:04ça c'est le nom
01:23:04que vous nous donnez
01:23:05qu'il n'a pas voulu confirmer
01:23:06qu'il n'a pas voulu confirmer
01:23:06mais on est en mesure
01:23:07de vous le confirmer
01:23:08comme on le fait
01:23:09depuis ce matin
01:23:09sur BFM TV
01:23:10une ressortissante ukrainienne
01:23:11âgée de 39 ans
01:23:13qui a été localisée
01:23:15en Allemagne
01:23:16elle n'a pas encore été
01:23:18interpellée
01:23:19cette femme
01:23:20est donc suspectée
01:23:21d'avoir posé
01:23:22ce colis piégé
01:23:23en l'espèce
01:23:23en sac cabas
01:23:24devant l'entrée
01:23:25de cet immeuble
01:23:26en plein cœur de Monaco
01:23:27c'était donc
01:23:28lundi soir
01:23:29le procureur général
01:23:30adjoint
01:23:30Morgan Raymond
01:23:32qui a apporté
01:23:32davantage de précisions
01:23:34il a indiqué
01:23:34qu'au bout de 48 heures
01:23:36ce suspect avait été
01:23:37identifié
01:23:38ce suspect
01:23:39qui s'est déguisé
01:23:40en homme
01:23:41puisque sur les images
01:23:42de vidéosurveillance
01:23:43qu'on vous révélait
01:23:43en début de semaine
01:23:44sur BFM TV
01:23:45il portait un bob
01:23:45il avait un manteau
01:23:47un pantalon beige
01:23:49et il s'avère
01:23:50donc désormais
01:23:50qu'il s'agit
01:23:51d'une femme
01:23:52on est en mesure
01:23:53une nouvelle fois
01:23:54de vous révéler
01:23:54ces documents
01:23:55BFM TV
01:23:56il s'agit là
01:23:57de la suspecte
01:23:58lors de ses repérages
01:23:59puisque le procureur
01:24:00l'a indiqué
01:24:01elle a repéré
01:24:02à plusieurs reprises
01:24:03cet immeuble
01:24:04le soir des faits
01:24:05elle a suivi
01:24:06la famille
01:24:07elle a devancé
01:24:09cette famille
01:24:09de 10 mètres
01:24:10ça ce sont nos informations
01:24:11qui n'ont pas été détaillées
01:24:12par le procureur général
01:24:13adjoint
01:24:14et elle dépose
01:24:15donc le cabas
01:24:16elle se retourne
01:24:17elle quitte les lieux
01:24:18il y a d'abord
01:24:19l'enfant de 13 ans
01:24:20qui entre dans l'immeuble
01:24:21et puis au moment
01:24:22où la femme
01:24:23la compagne
01:24:24de l'oligarque ukrainien
01:24:25arrive
01:24:26c'est à ce moment-là
01:24:27qu'avec une télécommande
01:24:28elle déclenche
01:24:29donc le colis piégé
01:24:31concernant l'état
01:24:32de santé de victime
01:24:33il y a donc
01:24:33ce pronostic vital
01:24:34qui est toujours engagé
01:24:35pour la compagne
01:24:36de l'oligarque ukrainien
01:24:38elle a été amputée
01:24:39des deux jambes
01:24:40nous vous révélions
01:24:42hier son identité
01:24:42Anna Nazobina
01:24:44donc une ressortissante
01:24:46ukrainienne
01:24:46et puis quant à
01:24:47l'oligarque ukrainien
01:24:48Vadim Yermolayev
01:24:49et bien
01:24:50son état critique
01:24:51il n'a plus d'état critique
01:24:52mais il reste hospitalisé
01:24:54la suspecte
01:24:55a quitté
01:24:56la principauté de Monaco
01:24:57avec un véhicule
01:24:58loué en Allemagne
01:25:00elle a pris la direction
01:25:01de l'Italie
01:25:01avant donc
01:25:02de rentrer
01:25:03en Allemagne
01:25:05précision importante
01:25:06selon le procureur
01:25:07général-adjoint de Monaco
01:25:08elle n'a pas agi seule
01:25:09voilà ce qu'ont démontré
01:25:10les investigations
01:25:11il y a donc
01:25:12d'éventuels complices
01:25:13qui sont toujours
01:25:14dans la nature
01:25:14à ce stade
01:25:15il y a eu deux gardes à vue
01:25:16qui ont été
01:25:17qui ont débuté hier
01:25:19mais voilà
01:25:19ces deux gardes à vue
01:25:20n'ont rien donné
01:25:20les personnes ont été
01:25:22libérées
01:25:23sans aucune charge
01:25:24retenue
01:25:25contre elles
01:25:25donc voilà
01:25:26une suspecte
01:25:27Anastasia Berevskowska
01:25:29qui est donc recherchée
01:25:30par toutes les polices
01:25:31du monde
01:25:31puisqu'une fiche
01:25:32Interpol
01:25:33une notice rouge
01:25:33a été émise
01:25:34ce matin
01:25:3539 ans
01:25:37ressortissante ukrainienne
01:25:38et selon les informations
01:25:39de BFM TV
01:25:39elle a été localisée
01:25:41en Allemagne
01:25:42sans que pour autant
01:25:42elle n'ait pu être
01:25:44elle n'a pu être
01:25:45interpellée
01:25:46il n'y a pas eu de précision
01:25:46non plus sur le mobile
01:25:48éventuel
01:25:48non alors
01:25:49selon nos informations
01:25:50il y a deux pistes
01:25:50privilégiées
01:25:51qui se dégagent
01:25:52aujourd'hui
01:25:52derrière cet acte
01:25:53la piste
01:25:54de la criminalité
01:25:55organisée
01:25:55et une piste
01:25:56qui se dégage
01:25:57un peu plus
01:25:57aujourd'hui
01:25:58celle
01:25:58d'une ingérence
01:25:59étrangère
01:26:01donc là
01:26:02les investigations
01:26:02débutent
01:26:03mais c'est vraiment
01:26:04cette piste là
01:26:04qui semble se dégager
01:26:05depuis quelques heures
01:26:06avec donc
01:26:07cette ressortisse
01:26:08anticrédienne
01:26:08qui est recherchée
01:26:09par toutes les polices
01:26:11du monde
01:26:12ingérence étrangère
01:26:13c'est un terme
01:26:13évidemment
01:26:14très large
01:26:15quand on dit ça
01:26:16bah oui
01:26:17parce qu'évidemment
01:26:18on se demande
01:26:19si cette ingérence étrangère
01:26:20elle est plutôt ukrainienne
01:26:21elle est plutôt russe
01:26:22les deux scénarios
01:26:23sont possibles
01:26:24je vais garder vraiment
01:26:25la prudence
01:26:26du service
01:26:27de la justice
01:26:27et de Boris
01:26:29parce qu'on n'a pas
01:26:30beaucoup plus d'informations
01:26:31et effectivement
01:26:31vous avez raison
01:26:32l'ingérence
01:26:33elle peut être ukrainienne
01:26:34comme russe
01:26:34pourquoi ?
01:26:35parce que si on se penche
01:26:36vraiment sur
01:26:37le profil de cet homme
01:26:39Vadim Irmolaïev
01:26:40on se rend compte
01:26:42qu'il fait partie
01:26:43de tous ces hommes
01:26:44on va pas appeler ça
01:26:45un oligarque
01:26:46parce que vraiment
01:26:46au sens propre du terme
01:26:47c'est quelqu'un
01:26:48qui a mélangé
01:26:49la politique
01:26:49et les affaires
01:26:50dans l'ère post-soviétique
01:26:51lui il a surtout fait
01:26:52des affaires
01:26:53mais d'une drôle de façon
01:26:54moi je connais bien
01:26:55cette région
01:26:56de Dnipropetovsk
01:26:57dans les années
01:26:582010-2014
01:26:59juste avant
01:26:59vraiment l'invasion
01:27:01de la Crimée
01:27:02on va y venir
01:27:02mais ça fait partie
01:27:04de ce genre
01:27:05de business man
01:27:06qui gère à la fois
01:27:06les usines
01:27:07dans ces zones
01:27:08très industrialisées
01:27:10mais aussi
01:27:10les usines
01:27:12de fabrication
01:27:13de ces usines
01:27:14d'acierie
01:27:14ainsi que
01:27:16quasiment
01:27:16la cantine
01:27:17des salariés
01:27:18voire le logement
01:27:18des salariés
01:27:19vous voyez
01:27:19il possède quasiment
01:27:21la ville
01:27:21il y a même
01:27:22un boulevard
01:27:22ou deux
01:27:23qui portent
01:27:24si ce n'est son nom
01:27:24qui sont construits
01:27:26par lui
01:27:26il a commencé
01:27:27à avoir des soucis
01:27:28après 2014
01:27:29pourquoi ?
01:27:29parce qu'il poursuivait
01:27:30ses activités
01:27:31en Crimée
01:27:31qui avaient été
01:27:32annexées par les Russes
01:27:33il a été mis sous sanction
01:27:34par les Ukrainiens
01:27:35et notamment par
01:27:36Volodymyr Zelensky
01:27:36il a pris
01:27:38le passeport
01:27:39chypriote
01:27:39et depuis
01:27:40il y avait notamment
01:27:41des liens
01:27:41avec des établissements
01:27:43bancaires
01:27:43qui étaient assez opaques
01:27:44et c'est pour ça
01:27:45qu'on peut se demander
01:27:46si l'ingérence est russe
01:27:47ou ukrainienne
01:27:48ou encore autre chose
01:27:49mais là j'attends
01:27:50les informations
01:27:51du service PV
01:27:52et bien effectivement
01:27:52il y a sur BFM TV
01:27:54les lumières judiciaires
01:27:55et les lumières internationales
01:27:57qui vont continuer
01:27:58à s'allumer
01:27:58dans les minutes
01:27:59qui viennent évidemment
01:27:59mais ce sera avec
01:28:00Christophe Delay
01:28:00et Roselyne Dubois
01:28:01bonne journée
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