00:00Justement, en petite école, 270 enfants ont repris le chemin de l'école ce matin, au Porges,
00:06cette ville dont on a évidemment beaucoup parlé cet été.
00:08Pour 60 d'entre eux, la rentrée s'est faite après avoir perdu leur maison dans les méga-feux du
00:13mois de juillet.
00:14Nous avons en ligne, alors attendez, je ne veux pas me tromper, je n'ai pas le prénom.
00:17Bonjour, vous êtes ? Je vais ça être plus simple.
00:20Bonjour.
00:20Je m'appelle Agnès Luron et je suis adjointe au maire vis-conner.
00:24C'est exactement ce qu'on m'avait dit juste avant Agnès, mais alors effectivement, comme je n'ai pas
00:27retenu.
00:28Vous allez bien Agnès ?
00:29Très bien, alors je vais corriger deux choses.
00:31Oui, ce n'est pas Agnès.
00:32On a 184 maisons qui ont été malheureusement sinistrées et dans l'école du Porges en primaire et maternelle, on
00:42n'a que 19 enfants sinistrés.
00:45Comment s'est passée la rentrée ce matin ? Alors déjà, l'école n'a rien.
00:48L'école n'a rien du tout. Rien du tout. Il n'y a pas de visuel de maison brûlée
00:54à partir de l'école.
00:55Donc ça, c'est plutôt positif.
00:56Alors, je ne vais pas vous demander comment s'est passée la rentrée, parce que c'est une rentrée, mais
00:59surtout comment était le moral alors un petit peu global ?
01:02Eh bien plutôt bien parce qu'on avait organisé un petit café convivial pour détendre un petit peu tout le
01:11monde et ça s'est passé vraiment avec des sourires.
01:13Les enfants étaient plutôt contents de revenir et je pense que justement l'école permet de revenir à la normalité
01:20et je pense que ça leur a fait beaucoup de bien, aussi bien aux enfants qu'aux parents.
01:25C'est vrai, ça change les idées.
01:27Et y vit-vous ces enfants alors dont les parents ont perdu leur maison, ce qui est quand même abominable.
01:31Je vous rappelle comment ça se passe. On vous appelle un matin, on vous dit il faut évacuer, dites-moi
01:34si je me trompe, il faut évacuer, vous laissez tout, vous partez sans savoir si on va vous voler ce
01:40qu'il y a dans la maison, si elle va brûler ou pas.
01:42Et vous avez des familles qui reviennent et qui ont perdu tous les souvenirs parce que les meubles, voilà, ce
01:47que je vais dire est un peu bateau, les meubles ne sont que des meubles.
01:49Mais les souvenirs, enfin tout ce que vous avez aimé de votre maison, plus rien n'existera jamais.
01:55Comment font ces enfants, ceux qui n'ont, voilà, ils vivent comment ceux qui n'ont plus de maison depuis
01:59cet été ?
02:01Alors c'est vrai que les enfants, ils ont été perturbés par tout ça.
02:07On a essayé de reloger un maximum de gens.
02:10Alors on a un camping qui a reçu quelques familles et le département aussi a pris en charge quelques familles.
02:19Et les gens ont ouvert, nous on a quand même quelques maisons qui sont louées pour les vacances.
02:25Et les gens, au lieu de les ouvrir pour les vacances, ils ont ouvert pour les sinistrés.
02:30Donc il y a eu une solidarité qui a été quand même très importante.
02:34C'est ce que je voulais savoir.
02:35Voilà, c'est un permis un petit peu aux enfants.
02:38Alors nous, on a récupéré pas mal de fournitures scolaires, par exemple, de cheveux, de vêtements.
02:43Donc on a essayé de soulager ces parents.
02:49J'ai bien compris, Agnès.
02:50Pas de drame humain ?
02:52Il n'y a eu que des dégâts matériels ?
02:53Il n'y a eu que des dégâts matériels.
02:56C'est déjà énorme.
02:57Courage à vous ?
02:57C'est énorme.
02:58Ben voilà.
02:59C'est énorme parce qu'on est quand même 350 habitants sur le port.
03:03Et il y a eu vraiment une organisation qui a été plutôt pas mal parce que justement, on n'a
03:11pas eu de blessés ni de...
03:13Eh bien merci.
03:14Merci, c'est le principal.
03:15Le reste, ça n'est que du matériel.
03:17C'est terrible, mais c'est que du matériel.
03:19Agnès Luron, vous saluez pour moi, tout le monde à la mairie et tous les gens que vous allez croiser
03:21au Porsche.
03:22Merci beaucoup.
03:23Je le fais de votre part.
03:24Merci.
03:25Merci.