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  • il y a 7 semaines
Regardez le débat entre Hervé Morin, président de la région Normandie, et François-Xavier Bourmaud, journaliste à "L'Opinion".
Regardez Les grands esprits se rencontrent avec Anne-Sophie Lapix du 31 août 2026.

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Transcription
00:00Petit Dien, prenez les transports en commun.
00:0318h, 20h, c'est RTL Soir.
00:07Je crois que le temps de la primaire est terminé.
00:10Il n'y a plus match.
00:12Edouard Philippe est le seul à pouvoir faire ce rassemblement-là.
00:15Gabriel Attal, Bruno Retailleau, David Lysnard
00:18et l'essentiel des personnalités politiques de l'arc,
00:22ils sont favorables.
00:23Mais lui, je dis à Edouard Philippe,
00:26celui qui va refuser cette primaire,
00:28il va porter une lourde responsabilité face aux électeurs.
00:30Il faut trouver toutes les formules de rassemblement.
00:33Mais pour avoir connu la primaire,
00:34je ne sais pas si la droite va s'y relancer,
00:37je ne lui conseillerai pas.
00:39La primaire est plutôt une procédure qui divise
00:42plutôt qu'elle ne rassemble.
00:44Vous aurez reconnu Maude Bréjon, Hervé Morin et François Hollande.
00:47Face à la recrudescence de candidats à la présidentielle de l'an prochain,
00:51il faut peut-être faire le tri.
00:53Mais comment ?
00:53En présélectionnant un candidat de gauche et un candidat de droite,
00:57en organisant des primaires,
00:59les socialistes et places publiques ont lancé le processus.
01:01La droite s'interroge, elle, sérieusement.
01:04Mais est-ce vraiment la solution ?
01:06Un tremplin efficace ou une machine à perdre ?
01:09On en débat dans Les Grands Esprits se rencontre,
01:12avec François-Xavier Bourmeau, journaliste politique à l'Opinion.
01:15Bonsoir.
01:15Bonsoir.
01:16Et avec Hervé Morin, président de la région Normandie
01:18et du parti Les Centristes.
01:19Bonsoir.
01:21Bonsoir.
01:21D'abord, cela fait seulement une vingtaine d'années
01:24qu'on organise des primaires à gauche et à droite en France.
01:27François-Xavier Bourmeau, comment on faisait avant ?
01:30Avant, c'était assez simple.
01:31Il y avait un candidat légitime dans son camp,
01:33avec des processus de sélection qui étaient plutôt brutaux,
01:36notamment à droite, avec la culture du chef.
01:38Le chef s'impose, il devenait le chef légitime de son camp.
01:41Et quand ce n'était pas le cas, ça se loue au premier tour,
01:43comme en 1995, entre Jacques Chirac et Édouard Balladur.
01:46Et pourquoi il n'y a plus de candidats légitimes ?
01:49Sans doute la fragmentation de la vie politique
01:52et peut-être les ambitions qui sont plus fortes dans les partis.
01:55Mais il faut bien rappeler que la primaire a 20 ans.
01:59La première qui a été organisée sous l'importation du modèle américain,
02:03c'était en 2007 au Parti Socialiste avec Ségolène Royal.
02:07Donc 20 ans, 4 élections présidentielles, il y a eu beaucoup de primaires.
02:10Ça commence à donner suffisamment de recul
02:12pour pouvoir juger de l'efficacité du mécanisme.
02:14Et quand on regarde comment, si ces primaires ont été positives,
02:20en réalité, pas tellement.
02:22Et même dans le seul cas où un vainqueur de primaires
02:25a remporté l'élection présidentielle par la suite, François Hollande,
02:28les conséquences de la primaire sur son quinquennat
02:30se sont révélées plutôt délétères.
02:32Il était abîmé par la primaire.
02:35Alors, pas tant abîmé que, disons, contraint par les alliances
02:40qu'il avait dû nouer pour rassembler son camp à l'issue de la primaire.
02:43Hervé Morin, qu'est-ce que vous dites de ce bilan ?
02:47Donc, 20 ans de primaire, un seul...
02:48Je n'ai pas du tout d'accord, mais c'est pas...
02:49Oui, justement.
02:51Je n'ai pas du tout d'accord avec ça.
02:54Pourquoi ?
02:55Si François Hollande, après avoir gagné la primaire,
02:59a un quinquennat aussi faible,
03:01c'est qu'il a très vite déçu.
03:03C'est tout.
03:04Il n'est pas passé à rien d'autre que ça.
03:09Et qu'ensuite, disons qu'il a été contesté,
03:11parce qu'il était contesté massivement par les Français.
03:13Ça n'a juste rien à voir.
03:15Il a tellement été contesté qu'il n'a même pas pu être candidat
03:17à sa propre réélection.
03:19Ça n'a rien à voir avec la primaire.
03:22Et sur le constat que, sur 20 ans de primaire,
03:24il y a un seul candidat élu, issu des primaires,
03:27qui a réussi à être élu ?
03:28Jusqu'en 1981, même au-delà d'ailleurs,
03:33c'était assez simple.
03:35D'une part, il y avait le mythe du général de Gaulle.
03:38Pour être candidat à la présidentielle,
03:40c'était quelque chose de monstrueux.
03:43Aujourd'hui, la fonction présidentielle,
03:48on a le sentiment que la multisubplication des candidatures,
03:51c'est aussi l'expression d'une espèce de dévaluation de la fonction.
03:59Et puis, deuxièmement, pour nous,
04:01la droite et le centre, pour faire simple,
04:04on était à 45% en premier tour,
04:08entre l'UDF et le RPR, pour faire simple.
04:11Aujourd'hui, on doit être entre 30 et 35,
04:14si on passe de Gabriel Attal jusqu'à Bruno Retailleau.
04:18Et que lorsqu'on a quatre candidats,
04:20ça veut dire très clairement qu'on disparaît.
04:22Alors, si c'est pour disparaître, nous, responsables politiques,
04:26ça n'a pas d'importance.
04:27La seule chose, c'est que, pour moi,
04:29et je pense pour énormément de Français qui votent encore pour nous,
04:33ça veut dire qu'un projet politique responsable,
04:38redressant l'économie française à travers la croyance
04:41que l'économie de marché est le système le plus performant,
04:44une gestion des dépenses publiques plus saine,
04:48l'efficacité de l'action publique par une régionalisation,
04:51une décentralisation massive.
04:52Bon, bref, je ne vous fais pas la totalité du sujet.
04:56Très clairement, il n'y a que nous pour défendre ça.
04:59Donc, si on a trois ou quatre candidats,
05:01qu'est-ce qui va se passer ?
05:02Ayant malheureusement l'âge d'un peu de recul,
05:07on va aller jusqu'en janvier-février
05:10avec des candidats qui vont dire
05:13« Mais attends, je sens que les choses sont en train de changer.
05:16Je sens bien sur le terrain.
05:18Il y a quelque chose qui se passe. »
05:20Même l'APIX, vous l'avez entendu dix fois, ça.
05:22Un cent fois, mille fois.
05:24Et puis, on va arriver en février.
05:26Il va y avoir déjà la question de la dépense,
05:28de toutes les dépenses engagées par les uns et par les autres.
05:30Comment on règle cette affaire ?
05:32Bon, ça, c'est un problème secondaire.
05:33Ça compte quand même, oui.
05:35Et puis surtout, les locomotives vont être en route.
05:37Chacun va penser que c'est à ce moment-là
05:39où tout d'un coup, l'électorat commence à se former,
05:41que les sondages peuvent donner une belle surprise.
05:44Et puis, on va se retrouver, gros gens comme devant,
05:48avec d'un côté, avec deux projets politiques
05:51qui, pour moi, sont des projets politiques dramatiques pour le pays.
05:55Je vous interromps.
05:56François-Xavier Bourbeau, vous entendez ce que vient de dire Hervé Moir.
05:59Il y a péril en la demeure si la droite,
06:01puisque donc Hervé Morin, lui, l'appelle à des primaires à droite,
06:05n'est pas représentée par un seul candidat.
06:07Parce qu'effectivement, on n'a plus tellement le loisir
06:11de laisser chaque candidat récolter quelques petits pourcentages.
06:16Oui, et c'est ce qui fait de cette primaire,
06:19telle qu'elle est présentée de la droite et du centre,
06:21une primaire défensive.
06:23Il y a deux types de primaires, les primaires offensives et défensives.
06:25Là, elle s'organiserait pour contrer une perspective
06:28qui, aujourd'hui, existe dans les sondages,
06:29mais il y a une campagne qui va se dérouler.
06:34Donc, rien n'est encore fait.
06:37Malgré tout, c'est le seul moyen démocratique efficace
06:42qu'on a trouvé, la primaire.
06:44Oui, c'est le moyen le plus efficace,
06:48mais qui ne garantit pas, et qui est bien loin de garantir le succès,
06:50et qui, en plus, apparaît en contradiction
06:53avec la grande règle de la Vème République,
06:56qui est qu'au premier tour, on rassemble son camp,
06:58et au deuxième, on élargit.
06:59Quand vous organisez une primaire,
07:02vous organisez la confrontation entre des candidats
07:03censés être du même camp.
07:06On peut y revenir, parce que la droite et le centre,
07:09le socle commun,
07:10ce n'est pas tout à fait la même famille politique.
07:12Donc, déjà, au départ,
07:14vous essayez de rassembler des gens
07:15qui ne s'entendent pas forcément.
07:17Et, au cours de la campagne de la primaire,
07:19vous faites apparaître des clivages,
07:22des oppositions, qui sont ensuite
07:23difficiles à dépasser.
07:26Pour faire une bonne campagne de primaire,
07:29généralement, il faut aller chercher
07:30l'électoral plus radical.
07:32Ce qui est souvent payant,
07:35c'était le cas notamment pour François Fillon
07:37en 2017,
07:39mais ça l'a enfermé, quelque part,
07:40dans un discours radical
07:41qui l'a ensuite empêché d'élargir.
07:43Deuxième, sur François Fillon,
07:46parce que ça aussi, c'était une expérience
07:47intéressante de primaire,
07:48il a été élu, il a remporté la primaire
07:50de la droite,
07:52avec 4 millions de voix,
07:54il bénéficiait d'une légitimité
07:56qui était extrêmement forte,
07:57tellement forte,
07:58que, quand la question de son retrait
08:00ou de son remplacement s'est posée,
08:02il ne pouvait pas le faire,
08:03parce qu'il avait derrière lui
08:05le poids de ces 4 millions de personnes
08:06qui lui avaient donné leur voix,
08:09et qui auraient fait apparaître
08:10un candidat de remplacement,
08:12comme un candidat de substitution.
08:13C'était un contexte assez particulier,
08:14il aurait pu aller au bout,
08:16en fait, il a fait quand même
08:17un très bon sort.
08:17C'était effectivement
08:19un contexte très particulier.
08:20Voilà, extérieur à la primaire
08:21qui a engendré
08:23sa situation aussi.
08:25Mais en tout cas,
08:25qui n'a pas abouti
08:26sur une victoire,
08:28qui n'a pas débouché
08:28sur une victoire.
08:29Hervé Morin,
08:30sur cet argument
08:31que c'est le plus radical
08:32qui gagne déjà
08:33dans des primaires.
08:34Non, non, non,
08:34c'est faux ça.
08:36Si la primaire est fermée,
08:38M. Bournemouth a parfaitement raison.
08:40Si c'est une primaire
08:41qui s'adresse aux militants,
08:42c'est une catastrophe.
08:43On l'a vu
08:44à plusieurs reprises.
08:45Si c'est une primaire ouverte,
08:47vous allez avoir,
08:48allez,
08:495, 6, 7 millions de personnes
08:51qui vont venir voter.
08:53Vous ne pouvez pas avoir
08:54un discours radical
08:55quand vous vous adressez
08:56à autant de personnes.
08:57Quand vous avez
08:59à la fois des électeurs modérés
09:01et des électeurs
09:02qui sont plus à droite.
09:03Bien sûr qu'il y a des différences,
09:04mais on a toujours des différences.
09:07Et tant mieux
09:07qu'on ait des différences.
09:08Ça veut dire
09:08qu'on ne pense pas
09:09la même chose, surtout.
09:10Mais on a quand même
09:11un socle de conviction
09:13qui est totalement commun.
09:15Alors jusqu'où vous allez,
09:16vous ?
09:17Attendez,
09:18vous ne pouvez pas
09:18me laisser finir.
09:19Mais on a un socle commun.
09:21On croit tous
09:22en la construction européenne
09:23même si on veut la refonder.
09:25On pense tous
09:26qu'il faut une économie
09:27de marché performante.
09:28Enfin, je peux vous le faire.
09:29Donc on a quand même
09:30beaucoup d'éléments communs.
09:31Chacun ses solutions.
09:33Après, chacun
09:33a une priorité.
09:35Et puis, deuxièmement,
09:36vraiment,
09:37c'est ça le plus extraordinaire
09:38dans l'affaire.
09:39C'est que c'est la responsabilité.
09:41Une responsabilité majeure
09:43pour les candidats.
09:43S'ils sont responsables,
09:45ils doivent accepter
09:46l'idée de la primaire.
09:47Parce qu'on ne peut pas
09:48à la fois vouloir
09:49défendre un projet politique
09:52auprès des Français
09:53au moment du premier tour
09:55de l'élection présidentielle
09:56et condamner l'ensemble
09:57de cette famille politique
09:58à être capot
10:01au soir du premier tour
10:02parce qu'on a deux
10:03ou trois candidats.
10:04Et c'est en quelque sorte
10:05aussi respecter
10:06celles et ceux
10:06qui croient encore
10:08que la droite
10:08et le centre
10:09peuvent proposer
10:10des solutions aux Français.
10:11Vous imaginez,
10:12moi,
10:12ce que j'entends,
10:13je suis président
10:14d'une région
10:14où je me balade,
10:15quand je me balade,
10:16ce n'est pas le mot,
10:16mais enfin,
10:17où je suis,
10:19je rencontre
10:21les Français,
10:21les Normands,
10:22mais je n'entends
10:24que des gens
10:24me dire
10:25mais est-ce que
10:25vous allez vous entendre ?
10:26Est-ce que vous allez
10:27faire en sorte ?
10:28Alors,
10:28s'il y avait quelqu'un
10:30qui émergeait
10:31et qui était
10:32à 25 ou à 30
10:33dans les sondages
10:34aujourd'hui,
10:34les autres à moins de 10,
10:35on pourrait dire
10:36bon,
10:36allez,
10:37on est raisonnable
10:38mais tout le monde
10:39va rentrer à la maison.
10:40Il y a des candidats
10:40qui sont plus hauts
10:41que d'autres aujourd'hui.
10:42C'est ça,
10:43mais il y en a trop
10:44qui sont,
10:44mais il n'y en a pas
10:45un seul qui est en train
10:46de plier le match
10:47dès maintenant.
10:48Mais est-ce qu'à un moment donné,
10:49il ne faudra pas s'incliner
10:50devant celui qui est en tête
10:51même si l'écart
10:52n'est pas monstrueux ?
10:53Dans les sondages,
10:54oui,
10:54dans les sondages,
10:55oui.
10:55Parce qu'en janvier,
10:56il n'y aura pas un seul candidat
10:58qui considérera
10:59que les sondages de janvier
10:59donneront les résultats d'avril
11:01parce que l'histoire
11:09a un candidat
11:10avant Noël,
11:11comme on a vu d'ailleurs
11:12au dernier,
11:14quand Valérie Pécresse
11:15a été élue d'ailleurs,
11:17c'est la seule fois
11:18d'ailleurs
11:18au sortir des primaires
11:20où elle a été
11:20dans un sondage
11:21devant Emmanuel Macron.
11:24Puis après,
11:25la campagne
11:26était catastrophique.
11:27Oui,
11:28c'est ça,
11:28il y a toujours,
11:29je ne sais pas si c'est encore
11:30l'exemple
11:31qui peut inspirer
11:32les LR.
11:34Attendez,
11:34parce que c'est quand même
11:35un face-à-face
11:36pour ça que c'est bon mot.
11:37Qu'est-ce que vous répondez ?
11:38Vous expliquez tout à l'heure
11:40aussi Hervé Morin
11:41que c'était une question
11:41de périmètre.
11:42Il ne faut pas que ce soit
11:43une élection
11:43dans un seul parti,
11:44ce qui favoriserait
11:45la radicalité,
11:46mais il faut s'adresser
11:47à 2 millions de Français.
11:49Oui,
11:49alors ce n'est pas la seule question,
11:50la question du périmètre,
11:51mais elle est importante.
11:52C'était la première réponse
11:53d'Hervé Morin.
11:54Effectivement,
11:55il y a la question du périmètre
11:56qui peut se présenter
11:56à cette primaire.
11:58Est-ce que c'est ouvert
11:59jusqu'à la droite de LR ?
12:00Est-ce que ça va
12:01un petit peu
12:02sur le centre-gauche ?
12:05Bon.
12:05François Bayrou,
12:06lui,
12:07il préconise carrément
12:08d'aller de la gauche
12:09de Hollande
12:10à l'arbre de droite.
12:11L'arc républicain.
12:12Tout ce qui n'est pas
12:13LFI ou RN.
12:14Donc vous avez la question
12:15du périmètre
12:16qui peut se présenter.
12:17Vous avez la question
12:18du corps électoral
12:18qui peut voter.
12:19Donc primaire ouverte,
12:20primaire fermée.
12:21Derrière,
12:21vous avez la question
12:22de la primaire populaire gratuite.
12:25Est-ce que ce sont
12:25les adhérents des partis
12:27qui votent ?
12:29Est-ce que cette primaire
12:29Cette question,
12:29elle est importante
12:30notamment à gauche
12:31parce qu'on a vu
12:31que le prix
12:32pour pouvoir participer
12:35levé de 15 euros
12:35fait tiquer quand même
12:37pas mal de monde ?
12:38Ah bah payer 15 euros,
12:39oui, ça élimine.
12:41Enfin, on verra
12:41comment ça va se passer.
12:43Mais il y a toujours
12:44dans une primaire
12:44des candidatures de témoignage
12:45en plus des personnes
12:47de partis politiques
12:48qui veulent s'appuyer
12:49sur la primaire
12:49pour gagner un peu
12:50en notoriété,
12:51bénéficier de l'exposition
12:52médiatique que ça offre.
12:54Dans le cas de la primaire
12:55du Parti Socialiste,
12:56on peut se demander
12:57quel militant du PS
13:00va voter,
13:02sans voir dénigrer
13:03qui que ce soit,
13:03mais voter 15 euros
13:05pour voter
13:05pour une personnalité
13:08inconnue
13:08du Parti Socialiste.
13:10Donc déjà,
13:10cette barrière
13:11à l'entrée
13:11va mécaniquement...
13:12Vous parlez de Raphaël Glucksmann
13:13parce qu'elle n'est pas
13:14inconnue totalement ?
13:15Non, non, non.
13:16Enfin, non,
13:16Raphaël Glucksmann
13:17a une bonne notoriété.
13:18Je parlais plutôt de...
13:19J'évoquais plutôt
13:20les candidatures
13:21de Philippe Brun,
13:23par exemple,
13:23qui n'est pas très connue
13:24du grand public
13:24ou de Jérôme Guelge
13:25non plus.
13:26C'est très compliqué
13:27avec une primaire payante
13:28de mobiliser des gens,
13:30de leur demander
13:30de payer 15 euros
13:31quand vous avez des candidats
13:32qui ont plus
13:33de surface médiatique,
13:34qui sont plus susceptibles
13:35d'emporter les scrutins.
13:36Il faut une primaire
13:37gratuite à droite,
13:38Hervé Morin,
13:39puisque vous prenez
13:40donc cette primaire ?
13:41Non, non, non.
13:42Moi, je pense
13:42qu'il faut que 10 euros.
13:45C'est même plus,
13:46aujourd'hui,
13:46le prix d'un paquet
13:47de cigarettes.
13:48Et donc,
13:50très clairement,
13:51la primaire de 2016
13:52qui avait donné
13:53la victoire
13:54de François Fillon,
13:55il y a eu 4,7 millions
13:56de personnes
13:57qui sont venues voter.
13:58Donc,
13:58ceux qui ont envie
13:59d'un engagement politique
14:00qui croient
14:02qu'il y a des solutions
14:03ailleurs que dans
14:03celles de Mélenchon
14:04ou de Le Pen,
14:05ils viendront voter,
14:06ils seront prêts
14:07à consacrer 10 euros.
14:08Ce qui est sûr,
14:09c'est que ça ne peut pas
14:09être un système de militants,
14:11ça, on est complètement
14:11d'accord,
14:12parce que là,
14:13c'est la catastrophe.
14:14Il faut qu'elle soit
14:15ouverte,
14:15avec deux tours,
14:17on va voter à la...
14:19Jusqu'à gauche ?
14:19Jusqu'à gauche ?
14:20Jusqu'à François Hollande ?
14:21Non, c'est vraiment
14:21le primaire de droite.
14:22C'est là où moi,
14:22je propose.
14:23C'est là où j'ai proposé...
14:25J'ai proposé quelque chose
14:27de très simple,
14:28une charte,
14:29que je vais rédiger
14:30pour tout vous dire ce soir.
14:31Ah bah très bien.
14:32J'en dirai au candidat
14:34mercredi,
14:34le temps que je la relise
14:36et que je prenne le temps
14:37de dire que c'est à peu près
14:38correct.
14:40Et cette charte,
14:41elle reposera sur l'idée
14:42que nous avons
14:43des principes communs,
14:44nous avons des valeurs communes,
14:46nous avons quelques grandes
14:47thématiques communes.
14:49Très bien.
14:50Et ceux qui la signent
14:52viennent comme ça.
14:53En effet,
14:53on ne se pose pas la question
14:54de savoir si tel ou tel.
14:55Tu es dedans,
14:56tu n'es pas dedans.
14:57Tu es sûr que cette charte
14:58elle te correspond.
14:59Merci beaucoup Hervé Mourin
15:00et merci François-Xavier Bourmeau
15:02d'être venu débattre.
15:04A présent,
15:05je vous propose
15:05d'entendre le meilleur
15:06de nos invités,
15:06de nos humoristes,
15:07de nos auditeurs,
15:08le meilleur de la journée.
15:08C'est la story RTL
15:09de Florian Gazan
15:10juste après la pause.
15:12Cette émission vous plaît ?
15:13Abonnez-vous au podcast.

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