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  • il y a 25 minutes
Regardez le débat entre Thomas Legrand, éditorialiste au journal "Libération", et Carl Meeus, rédacteur en chef du "Figaro magazine".
Regardez Les grands esprits se rencontrent avec Anne-Sophie Lapix du 16 septembre 2026.

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Transcription
00:05Cette primaire, c'est l'opportunité de refonder la gauche.
00:09Nous, on va s'en saisir.
00:10Et j'appelle tous ceux qui se sentent abandonnés par la gauche,
00:14tous ceux qui se plaignent de l'état de la gauche,
00:17adhérez, on va refonder la gauche.
00:20C'est la condition de possibilité de la victoire.
00:23Vous aurez reconnu Raphaël Duxman.
00:25Alors, plus de temps à perdre dans un peu plus de trois semaines.
00:27Le 10 octobre aura lieu le premier tour de la primaire de la gauche,
00:31enfin du PS et de Place Publique.
00:32Si vous n'adhérez pas à l'un de ces deux parties,
00:35vous pourrez voter moignonnant la somme de 15 euros.
00:38Et vous pourrez départager les cinq candidats.
00:40En tête des sondages, il y a Raphaël Duxman qu'on vient d'entendre.
00:43Peut-il perdre ?
00:44On en débat dans les grands esprits se rencontre
00:47avec Thomas Legrand, éditorialiste au journal Libération.
00:50Bonsoir.
00:51Bonsoir Anne-Sophie.
00:51Et Karl Méhus, rédacteur en chef du Figaro Magazine.
00:54Bonsoir.
00:55Bonsoir.
00:55Alors, on peut déjà évacuer ce qu'on a découvert ce matin.
00:58L'exclusion de Philippe Brun pour des accusations graves
01:01qui relèvent du pénal.
01:03On en a beaucoup parlé dans le journal.
01:04Philippe Brun, ce n'était pas n'importe qui quand même au PS.
01:08C'est M. Budget.
01:10Sa suspension jette un peu une ombre sur cette primaire, Thomas Legrand ?
01:14Oui, c'est M. Budget.
01:15C'était un socialiste, comme on dit, réallot.
01:19Et ça jette une ombre parce qu'il y a toujours une suspicion dans les primaires socialistes
01:24ou les congrès socialistes.
01:26Quand il faut désigner quelqu'un, il y a des suspicions de triches.
01:29Parce que les fédérations, il y a des fédérations puissantes au Parti Socialiste,
01:34dans le Sud, dans le Nord, en Ile-de-France.
01:37Et dans l'histoire, on a pu couvrir ça quand on était jeunes.
01:42Pour âge.
01:43Voilà, dans l'histoire, il y a eu quelques triches.
01:46Alors, je pense qu'aujourd'hui, c'est un peu plus compliqué.
01:48Parce que, d'abord, chacun se surveille beaucoup plus.
01:52Mais, effectivement, là, il ne s'agit pas d'une triche.
01:55Il s'agit de quelque chose qui est dans l'air du temps.
01:59Il ne faut pas qu'il y ait de soupçons sur un des candidats.
02:02Et donc, mesure préventive, le Parti Socialiste a préféré l'écarter.
02:09Et du PS, même.
02:11Alors, il reste donc cinq candidats.
02:12Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Gadget et Emmanuel Morel.
02:16Karl Meius, à cette heure Glucksmann, est-il le grand favori ?
02:19Non, c'est François Hollande le grand favori.
02:21Oui, on en parlait aussi.
02:22Je plaisante à peine.
02:24Il n'est pas candidat.
02:25Mais la réalité, c'est que cette primaire-là,
02:27elle sert juste à désigner celui qui affrontera François Hollande
02:31dans la vraie primaire.
02:32C'est-à-dire la primaire qui concernera la période du 17 octobre à décembre,
02:38puisque décembre, c'est la date qu'elle finit.
02:39C'est la primaire informelle, François Hollande.
02:41Il y aura les sondages.
02:42Il y aura des propositions.
02:44Il y aura des choses qui interviendront.
02:45Et vous verrez que la vraie primaire, elle aura lieu à ce moment-là.
02:49Quoi qu'il arrive, parce que si ce n'est pas Glucksmann,
02:51on peut le comprendre, si c'est Glucksmann ?
02:53Alors, une primaire, je parle sous le contrôle de Thomas Legrand,
02:56qui connaît ça mieux que moi,
02:57ce sont des mathématiques et une dynamique.
03:00Si on s'arrête aux mathématiques,
03:02Raphaël Glucksmann a gagné.
03:04Parce qu'en gros, le patron de l'organisation de la primaire,
03:07Patrick Menouchi, dit au Parti Socialiste,
03:09c'est 27 000 adhérents.
03:12On sait que la moitié du...
03:14Enfin, un courant a décidé de soutenir Raphaël Glucksmann.
03:18Il a donc à peu près la moitié des militants socialistes.
03:20Lui-même revendique 10 000 militants.
03:22Donc c'est mathématique.
03:23Donc mathématiquement, il est devant.
03:25Mais quand même.
03:26Il va y avoir des débats, il y a trois débats.
03:29Il va se passer des choses.
03:30Il va se passer des choses.
03:31Vous vous souvenez de la primaire de 2016 à droite et le centre ?
03:34Qu'est-ce qui s'est passé ?
03:35Au moment des débats,
03:36les électeurs de droite ont basculé,
03:38tous, au fur et à mesure,
03:40en faveur de François Fillon, qui était l'outsider.
03:43Thomas Legrand,
03:44les débats, ça peut défavoriser Raphaël Glucksmann.
03:47Et là, je ne parle même pas de son talent.
03:50C'est-à-dire que quand on est favori,
03:52il peut toujours y avoir des petites polémiques,
03:55des faux pas qui vous font descendre.
03:58Effectivement, mais il est favori très...
04:01Les sondages sur les primaires, ça n'existe pas vraiment.
04:03En tout cas, ce n'est pas crédible.
04:04Donc il est favori dans notre esprit,
04:05parce que c'est un peu le plus connu.
04:07Et puis il est quand même soutenu par la moitié du PS,
04:10plus son petit parti, place publique.
04:12Mais dans cette moitié du PS,
04:14il y a beaucoup de maires.
04:15de maires de grandes villes,
04:18parce que les socialistes sont à la tête de beaucoup de grandes villes.
04:21Et donc ça, c'est important.
04:23Je pense que, effectivement,
04:25les débats sont plus risqués pour lui.
04:27Mais enfin, franchement,
04:29qui il y a en face ?
04:31Moi, je ne veux pas faire de pronostics,
04:33mais j'ai trouvé, par exemple,
04:36Raphaël Glucksmann assez mauvais sur TF1
04:38quand il a annoncé sa candidature.
04:39Il était emprunté, il était un peu gauche.
04:41Je l'ai trouvé assez bon lors du débat,
04:43un débat très intéressant au MEDEF,
04:46où ils étaient tous un petit peu en rond d'oignon,
04:49ce n'était pas vraiment un débat.
04:50Mais là, il était beaucoup plus vivant,
04:53beaucoup plus de pêche,
04:54et assez précis dans ses propositions.
04:57Et là, lui, il a une proposition alternative à celle de Ford,
05:02et il a un charisme qui est un petit peu plus...
05:06Ce n'est pas non plus Johnny,
05:08mais il a un charisme un peu plus important,
05:09peut-être qu'Olivier Faure,
05:11que personne ne connaît vraiment,
05:13et qui, quand il parle,
05:14ne casse jamais la baraque.
05:17Son souci, c'est que tout le monde va lui taper dessus.
05:20Ségolène Royal, d'ailleurs, le fait assez bien.
05:23Et elle a quand même un certain passé,
05:27une certaine aura.
05:28Elle peut le mettre en difficulté ?
05:30Elle peut le mettre en difficulté,
05:31parce que Raphaël Glucksmann n'est pas non plus
05:34un habitué de joutes politiques de cette manière-là.
05:37Il a fait des débats au moment des européennes.
05:40On l'a vu face à Éric Zemmour,
05:42et effectivement, il a eu du mal.
05:45Et Éric Zemmour ne jouait pas sa carrière politique
05:48ou sa vie dans ce débat.
05:49Alors que Ségolène Royal, elle va jouer son voit-out.
05:51Elle n'a plus rien à perdre.
05:52C'est presque peut-être la dernière fois
05:53qu'elle peut aller comme ça dans un débat.
05:56Donc, elle va y aller franchement.
05:58Le risque, c'est que si tout le monde se met contre Glucksmann,
06:01ça peut aussi avoir un effet inverse de...
06:03Mais attendez, qu'est-ce que vous faites ?
06:06Et donc, créer quelque chose de sympathique pour lui.
06:09C'est quand même d'une primaire
06:11qui ne s'adresse pas au très très grand public.
06:13Ce ne sont pas les 2 millions de personnes
06:14qui se sont attendues comme la dernière fois.
06:16C'est au mieux, au mieux.
06:17Et ça, j'imagine que ce ne sera pas ça, moi.
06:20Je ne prévois pas que ce soit ça.
06:21100 000 personnes.
06:22Ils espèrent entre 50 et 100 000 personnes.
06:25Et pourquoi d'ailleurs ?
06:26Pourquoi ils ont voulu ça ?
06:27Déjà en faisant payer 15 euros.
06:29C'est le plus cher de l'histoire, je pense.
06:31La droite, en 2016, c'était 2 euros.
06:33Après, on dit que la droite, c'est les riches et les pauvres.
06:37Pourquoi cette somme ?
06:38Cette somme, parce qu'il ne faut pas qu'il y ait trop de faux électeurs
06:43envoyés par la France Insoumise.
06:45Vous voyez, qu'ils choisissent son candidat.
06:48Donc, il faut vraiment être motivé pour participer.
06:51C'est une tradition aussi, à gauche, de payer.
06:56Les gens qui vont à la fête de l'humain payent.
06:59On ne demande pas aux grandes entreprises.
07:00On paye.
07:01Ça fait partie du sacrifice citoyen et populaire.
07:05C'est comme ça.
07:07Mais simplement, je pense que...
07:10Vous parliez de Raphaël Glouzman.
07:11Est-ce qu'il sera seul contre tous ?
07:12C'est un public de connaisseurs.
07:16Et ce sont plutôt des modérés.
07:20Les radicaux, ils sont tous partis chez...
07:23Enfin, les électeurs, en tout cas,
07:24ou les sympathisants qui pourraient se mobiliser,
07:26payer 15 euros.
07:28Ils sont plutôt, en ce moment, ils regardent vers LFI.
07:30Donc, ceux qui cherchent une alternative à LFI,
07:34ceux à Jean-Luc Mélenchon,
07:36ceux qui cherchent une voix un peu modérée
07:37et un peu puissante,
07:39je ne suis pas sûr qu'ils soient très impressionnés
07:42par les attaques de Ségolène Royal.
07:44Rappelez-vous que Ségolène Royal, par exemple,
07:47avait dit que les crimes de guerre russes,
07:50c'était faux.
07:51Elle est quand même dans une position
07:54qui n'est pas totalement raccord
07:56avec les socialistes,
07:58le socialiste moyen,
07:59la sphère des sympathisants socialistes.
08:02Oui, mais on sait une primaire,
08:05comme un congrès, ça se joue à gauche,
08:07il faut mobiliser l'électorat socialiste,
08:09ce qu'il en reste.
08:10Et comment on le fait ?
08:11C'est simple, on agite les taxes et les impôts.
08:15Guxman a un peu commencé sur les successions,
08:17mais il est plus en retrait par rapport à d'autres
08:19sur d'autres aspects.
08:21Sur le SMIC, il propose 1 600,
08:23Olivier Faure vient de proposer 1 700.
08:25Alors qu'on ne va pas dire qu'il va y avoir une surenchère.
08:27Évidemment qu'il va y avoir une surenchère à gauche.
08:29Ils vont essayer de le tirer sur sa gauche.
08:31Et c'est là tout le problème qu'il va avoir,
08:33Raphaël Guxman, c'est qu'il va falloir,
08:34soit il reste sur ses positions,
08:35mais donc il risque d'être un peu déporté au centre-droit.
08:40Et alors à ce moment-là,
08:41les électeurs viendront-ils ou pas ?
08:42Soit il cède, il va sur sa gauche,
08:46mais il ne perd pas son âme,
08:48mais il perd un peu de sa colonne vertéroite.
08:49Il y a un chemin assez étroit.
08:53Lui pense que finalement,
08:56les électeurs à récupérer,
08:57pas pour la primaire mais pour après,
08:59sont des électeurs orphelins
09:01qui avaient voté pour Emmanuel Macron.
09:04Parce que finalement, en 2012,
09:05quand François Hollande fait plus de 20 ou 25% au premier tour,
09:09c'est des électeurs socialistes.
09:11Ils ne sont pas tous décédés quand même,
09:12les électeurs socialistes.
09:13La dernière fois,
09:16la candidate socialiste a fait 1,7.
09:18C'est parce que ces électeurs socialistes
09:20ont voté en très grande majorité
09:22pour Emmanuel Macron,
09:23certains pour Mélenchon,
09:24pour Emmanuel Macron.
09:25Ceux-là, ils existent toujours.
09:26Il faut aller les récupérer.
09:29Mais c'est vrai qu'au moment de la primaire,
09:31il faut être un petit peu plus à gauche
09:32que dans la situation d'après
09:34où il faudra les récupérer à droite.
09:36Et ça, François Hollande,
09:37vous en parliez,
09:38il l'a dit,
09:39il a dit qu'il faut rassembler,
09:40il ne faut pas être juste sur sa ligne.
09:43Du coup, est-ce qu'il a bien fait quand même,
09:45Raphaël Glucksmann,
09:46d'y aller à cette primaire ?
09:49Réponse le 17 octobre,
09:51parce que c'est là qu'on verra.
09:52Moi, je pense qu'il aurait mieux fait
09:54de faire d'ailleurs comme a fait Emmanuel Macron
09:56en 2017,
09:57où déjà à l'époque,
09:58certains disaient,
09:59mais participez à la primaire,
10:00il faut qu'il y ait une primaire.
10:01Non, moi je suis candidat.
10:03Sous la Ve République,
10:04alors là, on va...
10:04Mais lui, il disait ni droite ni gauche,
10:06alors que...
10:06On va faire hérisser les cheveux
10:07sur la tête de Thomas Legrand.
10:10La Ve République,
10:11c'est l'élection d'un président
10:13de la rencontre avec le peuple.
10:15Si vous passez par une primaire,
10:16il y a d'abord un sas
10:17qui est un peu compliqué.
10:18Donc je pense que Raphaël Glucksmann,
10:21pour s'imposer,
10:22pour montrer que ça peut être un leader,
10:24un peu comme fait François Hollande,
10:25je reste en dehors.
10:27J'ai un dialogue direct avec le...
10:29À gauche, on a un peu un problème
10:30avec ça malgré tout.
10:31Et donc, il a été contraint
10:33de passer par cette primaire.
10:34Moi, je pense que...
10:36Je ne suis pas spécialement
10:37pour les primaires.
10:39Je suis même contre
10:40l'élection du président
10:41au suffrage universel.
10:41J'ai écrit un livre
10:42qui va sortir qui s'appelle...
10:43Arrêtons d'élire les présidents.
10:45Arrêtons vraiment d'élire les présidents.
10:46Voilà.
10:47Je reprends les arguments
10:48de Pierre Malaise-France en 1962.
10:49Donc je serais tenté de dire
10:51arrêtons d'élire des candidats même.
10:52parce qu'on n'aime pas la présidentielle.
10:55Mais je pense que là,
10:56en l'occurrence,
10:57à moins que ça se passe mal
10:59et que dans les débats,
11:01ils s'en prennent pas la figure
11:02et qu'ils se cassent la figure.
11:03Mais il est obligé
11:05de passer par les fourches codines
11:07du Parti Socialiste
11:08parce que Place Publique,
11:09c'est un tout petit parti.
11:11Là, il aura un peu de sous.
11:12Il aura des relais.
11:13Et encore une fois...
11:14Et les signatures.
11:15Il a des signatures.
11:16Et encore une fois,
11:17il a avec lui
11:19les maires
11:20des plus grandes villes françaises.
11:21Et ça, je pense que c'est important.
11:23Merci à tous les deux
11:24d'être venus débattre
11:25dans les grands esprits
11:26de ce rencontre.
11:27À présent, je vous propose
11:28d'entendre le meilleur
11:29de nos invités avant vous,
11:31bien sûr,
11:31de nos humoristes,
11:32de nos auditeurs.
11:33C'est la story d'RTL
11:34de Florian Gazon.
11:35Toute la journée,
11:36RTL vous accompagne.
11:45RTL, votre radio.
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