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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:00Pascal Proé-Vous.
00:02La journée d'action a rassemblé 270 000 manifestants hors Paris, selon les autorités.
00:08Ça c'était à 13h, il est possible que le chiffre augmente un peu.
00:11Dans l'enseignement supérieur, 33% des établissements sont perturbés,
00:14près de 16% des enseignants sont en grève.
00:16Ce n'est que 16%, si vous me permettez.
00:19Matignon a fait état de 2,2% de lycées bloqués, soit 81 lycées.
00:25C'est pas grand chose, convenez-en.
00:27Le ministère de l'Intérieur a noté des tensions à Lyon,
00:29où plusieurs individus se sont constitués en black bloc,
00:32et des incidents à Nantes, ce qui n'est pas étonnant.
00:34Un lycée a été incendié près de Toulouse.
00:36Le lycée Françoise de Tournefeuille, des casseurs sont entrés tôt ce matin,
00:41ont tiré des mortiers en direction des agents, et allumé des feux.
00:46Marine Le Pen a tweeté, ces images sont insupportables, les chocs les français.
00:49Encore un lycée incendié, encore un lieu d'éducation attaqué,
00:53des élèves, des personnels confrontés aux conséquences d'une violence sans limite,
00:57et désormais systématique.
00:59On est avec Anna, qui nous appelle régulièrement, qui est commerçante à Paris,
01:04et on va essayer de préserver l'anonymat,
01:05de ne pas dire forcément dans quel quartier vous êtes, Anna.
01:08Bonjour.
01:09Bonjour Anna, bon, pardon, vous m'avez perturbée Pascal.
01:12Parce que vous m'appeliez comment ?
01:14Anna.
01:14Vous m'appeliez Anna ?
01:15Anna, c'est vous.
01:16J'étais dans mes pensées, j'attendais.
01:19Voilà, j'attendais.
01:20Bonjour à toutes et tous, c'est à vos auditeurs.
01:22Anna, vous êtes parisienne, vous ne travaillez pas aujourd'hui ?
01:25Ben non, écoutez, moi j'ai pris la décision de fermer parce que j'ai tenté de travailler la peur
01:29au ventre,
01:30et puis parce que les gens ne viennent pas aussi, les gens ont peur,
01:33donc les stations métro fermées, enfin voilà, les charges continuent de courir,
01:38mais j'écoute aussi ce que m'a dit mon assurance,
01:41c'est-à-dire largement conseillé de fermer, comme la dernière fois d'ailleurs,
01:45ce que je vous avais dit à l'antenne déjà.
01:48C'est entendu.
01:48Est-ce que vous avez chiffré le manque à gagner ?
01:51Ben écoutez, pas au total pour l'instant, pour deux raisons.
01:56D'abord parce que j'angoisse de le chiffrer.
01:59Ensuite, je n'ai pas vraiment eu le temps,
02:00mais j'ai des bouffées d'angoisse qui me manquent
02:03parce qu'on ne sait pas comment on va s'en sortir et sortir de cette crise,
02:06surtout, on n'a aucune visibilité.
02:08Donc je ferai ça le mois prochain, je vais regarder.
02:12Je vais regarder, mais dans ce que j'entends autour de moi avec mes collègues du quartier,
02:16on est tous à peu près entre 30 et 50% de pertes de chiffres,
02:19ce qui est colossal.
02:21Vous imaginez bien, on est déjà à trois samedis, un taux-dix,
02:24et puis ça n'a pas l'air de prendre le chemin de s'arrêter.
02:29Donc entre la colère, l'impuissance...
02:32Il y a une manifestation de prévu samedi, a priori, ou pas ?
02:35Elle est confirmée, cette manifestation ?
02:37Je demande à Laurent Tessierry.
02:38Pour l'instant, nous n'avons pas eu de confirmation, mais bon.
02:40Ils vont encore se mobiliser ?
02:42Mais pour le moment, il n'y a pas de confirmation.
02:44Ah non, c'est pas le parcours.
02:45On ne connaît même pas le parcours.
02:47Non, mais que dire ?
02:50En fait, il y a le droit de manifester, bien sûr.
02:54On a des minorités actives qui sont très puissantes aujourd'hui en France.
02:57Oui, mais on a aussi le droit de travailler.
02:59J'ai cité les chiffres, il y a 16% simplement, par exemple, des enseignants qui sont en grève.
03:0516% ! C'est-à-dire qu'il y en a 84% qui...
03:09Bon, c'est quand même des majorités écrasantes.
03:11Bon.
03:12Mais ils sont chauffés à blanc par la France insoumise.
03:15Vous avez une sociologie de jeunes gens particulièrement en colère aujourd'hui.
03:20Des professions notamment précarisées, intellectuelles.
03:24Jeunes, comment dire...
03:27Jeunes adultes qui ont commencé dans la vie active
03:31et qui n'ont pas la vie, en tout cas matérielle ou financière, qu'ils imaginaient.
03:35Ça, c'est une sociologie.
03:36Donc on retrouve ça chez les intellectuels, chez les profs,
03:39chez les journalistes, bien sûr.
03:41Dans les collectivités territoriales, il y a beaucoup de jeunes gens qui travaillent.
03:45C'est vrai que la vie n'est pas facile, hein.
03:47Quand on travaille entre 25 et 30 ans,
03:49et que tu gagnes tout juste mieux que le SMIC,
03:52c'est difficile de se loger, c'est difficile, évidemment,
03:55c'est difficile d'acheter.
03:58Mais tout cela aussi est le résultat d'une politique de redistribution en France.
04:04Je ne cesse de le dire.
04:05Dans une politique économique, tu n'as que deux systèmes possibles.
04:09Soit tu prends beaucoup et tu redistribues beaucoup,
04:13soit tu prends peu et tu redistribues peu.
04:15Nous, on a choisi de prendre beaucoup et de redistribuer beaucoup.
04:18Donc les Français, ils payent ça aussi.
04:21La santé est gratuite.
04:22Il y a beaucoup de redistribution en France.
04:25Le chômage, si vous êtes arrêté, vous êtes évidemment assuré.
04:31Donc tout ça a un coût.
04:33Et ça a un coût, c'est 23-24%, je crois, de votre fiche d'impôt,
04:40plus la CSG.
04:43Vous avez quasiment 30% de différence aujourd'hui
04:47entre le brut et le net,
04:50puisque la CSG, c'est 9%.
04:52C'est beaucoup trop.
04:55Oui, mais c'est beaucoup trop.
04:56Oui, mais je sais, entre le brut et le net, il y a une grosse différence.
05:00Mais Géraldine, c'est aussi les Français.
05:02Mais je sais.
05:02C'est de la redistribution.
05:04Donc est-ce que vous êtes prêts à ce qu'on redistribue moins ?
05:07Est-ce que vous êtes prêts que, par exemple,
05:09lorsque vous serez au chômage, vous soyez moins assuré ?
05:12Est-ce que vous êtes prêts, lorsque vous allez à l'hôpital,
05:15peut-être à payer davantage, ou à payer un peu, je ne sais pas ?
05:20C'est vrai qu'on n'a pas été habitués à ça.
05:21Ben oui, donc les salaires sont bas, bien sûr.
05:25Les salaires sont bas, ils le sont trop.
05:26C'est évident.
05:28Anna, vous avez des salariés ?
05:30Non, c'est ce qui me sauve, en partie,
05:33parce qu'évidemment, d'abord, je n'ai pas les angoisses
05:34de devoir régler à la fin du mois comme mes collègues.
05:39C'est ce qui me sauve, parce qu'il n'y a que moi.
05:40Mais bon, j'ai tout le stock, j'ai des charges, et moi aussi.
05:43C'est-à-dire que ce que j'ai exprimé récemment en réunion dans mon quartier,
05:48c'est qu'il faudrait aussi que les gens comprennent
05:49que les commerçants sont des citoyens.
05:52Des hommes, des femmes, des gens qui ont des charges,
05:54qui ont des enfants, qui se soignent aussi, qui vivent en fait.
05:58Qu'on arrête de nous présenter, certains, certaines,
06:01sur les réseaux sociaux, on voit ça pas mal en ce moment,
06:04comme des gens ultra privilégiés,
06:06qui, s'ils ont un magasin, c'est qu'ils ont beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent.
06:10C'est pas du tout la réalité, il faut arrêter de tout confondre
06:13et d'être dans le fantasme.
06:14Ça n'a strictement rien à voir.
06:16Un commerçant, c'est quelqu'un qui travaille énormément,
06:18qui prend très peu de congés, qui n'a pas de congés payés, je le rappelle.
06:21C'est tout le contraire d'un salarié.
06:23Donc, nous, on vit nos métiers avec passion,
06:26mais le droit de manifester, je ne remets absolument pas ça en cause.
06:30C'est un droit inaliénable, et j'ai aucun souci avec ça.
06:32J'ai moi-même manifesté, je vois que j'en ai ressenti le besoin.
06:36Mais le droit de travailler, c'est aussi un droit.
06:39Voilà.
06:40Bien sûr.
06:41Donc, laissons-nous travailler.
06:43Là, on a de gros, gros soucis qui arrivent.
06:46Je ne peux pas vous dire quel quartier,
06:48mais un quartier de l'Est parisien,
06:51beaucoup de boutiques vont être mises en vente prochainement.
06:54Les gens ne veulent plus rester.
06:56Les gens ont peur,
06:58ne veulent plus continuer à travailler dans ces quartiers-là.
07:01Donc, c'est compliqué.
07:03Il y a un effet domino
07:03qui n'est pas sans conséquence sur la vie de quartier,
07:09donc sur les riverains,
07:10sur les salariés qui vont être mis au chômage,
07:12sur les commerçants qui vont devoir arrêter,
07:18ou qui n'auront pas le choix.
07:19Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
07:20Ah, mais je vois complètement, parce que...
07:22En 24 heures, les vies brisées, tout simplement.
07:24Dans les échos, il y avait un papier vraiment très intéressant.
07:27Ces derniers mois, il y a 50 000 emplois de commerçants
07:33qui ont été supprimés.
07:35Alors, c'est presque un plan social, mais invisible.
07:38Pourquoi ? Parce que c'est deux vendeurs ici,
07:41trois vendeuses là, un commerce ici.
07:44C'est-à-dire que c'est parfaitement...
07:47Évidemment, c'est pour ça que les gens en ont assez peu parlé,
07:50parce que ça ne se voit pas.
07:52Ce sont des micro-échecs ou des micro-faillites
07:56qui se mettent en place.
07:58Mais j'ai lu ça dans les échos, c'était passionnant.
08:01D'ailleurs, 50 000 personnes.
08:02Mais qui va ouvrir aujourd'hui un commerce dans le centre-ville ?
08:06Qui va vouloir être à Rennes, à Nantes, à Bordeaux,
08:10ouvrir un magasin ?
08:11Mais ce n'est plus possible.
08:13Donc, ce n'est plus possible.
08:15Il y a des gens qui sont en train de détruire tranquillement la France
08:17et des minorités actives.
08:20Et comme tu as un gouvernement qui est faible,
08:22aujourd'hui, c'est toujours la même phrase.
08:25On paye toutes les factures en 40 ans.
08:27Toutes les factures des 40 ans, on les paye en ce moment.
08:29Donc, c'est terrible d'ailleurs.
08:31Toutes nos lâchetés, tous les dénis,
08:33tout ce qui a été dit sur l'école,
08:35sur la justice,
08:36sur le manque de réponse
08:39à ce qui se passe
08:40sur le terrain,
08:42les manifestants,
08:43pour des raisons parfois bonnes ou mauvaises.
08:45les flics n'interviennent pas.
08:47Ils ont l'ordre de ne pas intervenir.
08:49Pourquoi ?
08:49Parce que les gouvernements redoutent un drame
08:54depuis la mort de Malik Ousikine.
08:56C'était il y a 40 ans d'ailleurs.
08:57C'était en décembre 1986.
08:59Et de Rémi Fraisse.
09:00Il y a toujours des raisons d'ailleurs.
09:02Il y a toujours des raisons.
09:03C'est pour ça qu'on n'est pas intervenus
09:05dans la ZAD de Nantes.
09:07La ZAD de Nantes
09:08pour l'aéroport Notre-Dame-des-Landes.
09:10C'était le Premier ministre Edouard Philippe.
09:13Il n'est pas intervenu.
09:14Donc, on cède.
09:15Quand on cède,
09:16je vais vous dire,
09:17on récolte ce qu'on sème.
09:18Voilà, on a tout.
09:20J'aimerais ajouter quelque chose, Pascal.
09:21Je vous en prie.
09:22Si vous me permettez,
09:23parce que vous disiez,
09:25il y a quelques secondes,
09:26à juste titre,
09:26on ne se rend pas compte,
09:27trois dans deux spartis,
09:28quatre par là, etc.
09:29C'est quasiment invisible.
09:31Ce qu'il faut quand même
09:31que les gens comprennent,
09:32c'est que les commerçants
09:33sont les premiers collecteurs
09:34de TVA en France.
09:36Il faut expliquer aux gens
09:37à quoi sert la TVA.
09:38La TVA, ça va être justement
09:39à financer des équipements,
09:41des prestations publiques.
09:44C'est redistribué.
09:45Bien sûr, bien sûr.
09:46C'est une taxe sur la valeur ajoutée.
09:48Donc, quand un commerce
09:48ne fait pas de chiffres,
09:50pour quelques raisons que ce soit,
09:52c'est encore moins de TVA pour l'État.
09:55Donc, ça va être encore moins d'argent
09:57dans les caisses pour les citoyens.
09:59Donc, pour les écoles,
10:00pour la santé,
10:02pour la sécurité, etc.
10:04Les gens ne comprennent pas, en fait,
10:05que tout est lié.
10:07Évidemment.
10:07Il faut quand même...
10:08Vous voyez ce que je veux dire ?
10:09Anna, je vous interromps
10:10parce qu'il est 16h26.
10:11On va marquer une pause
10:12et Mélides dans une seconde.
10:14Et évidemment,
10:14vous pouvez continuer
10:15à nous appeler.
10:16À tout de suite.
10:16Eh oui, sur WhatsApp,
10:17vous réagissez aux témoignages d'Anna.
10:19Je suis très touchée
10:19par le témoignage
10:20de votre auditrice commerçante.
10:22C'est très triste pour eux.
10:230 1 80 20 30 9 21
10:25pour envoyer vos témoignages
10:27et vos réactions sur WhatsApp.
10:28et vous nous appelez.
10:29Vous appelez Pascal Praud
10:30au Standard Europe 1.
10:31Le numéro n'est pas surtaxé.
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14:38Origine Kenya,
14:39Colombie,
14:39Israël ou Mexique.
14:40Selon approvisionnement
14:41en magasin.
14:41Europe 1.
14:44Le journal permanent.
14:45Émilie Daze
14:46est là à 16h30
14:47et nous sommes à l'heure.
14:48Le cortège parisien
14:50arrive place de la nation.
14:52Un cortège massif.
14:54Selon les informations
14:55d'Europe 1,
14:5560 000 personnes
14:56étaient présentes
14:57place de la République.
14:59270 000 manifestants
15:01ont défilé
15:01dans 180 cortèges
15:03hors Paris,
15:04selon un décompte
15:05des autorités
15:05à 13h.
15:0770 000 policiers
15:08et gendarmes
15:08sont mobilisés
15:09pour éviter
15:10de nouveaux débordements.
15:11Les cortèges
15:12se déroulent globalement bien,
15:14même si le ministère
15:15de l'Intérieur
15:16note des tensions
15:17à Lyon
15:17et des incidents
15:18à Nantes
15:19près de Toulouse
15:20à Tournefeuille.
15:21Des personnes
15:22cagoulées
15:22ont mis le feu
15:23à un lycée
15:24ce matin
15:24en marge
15:25d'un blocus lycéen
15:27à la Courneuve.
15:28Un adolescent
15:28de 15 ans
15:29a été poignardé.
15:30Un suspect
15:31a été interpellé.
15:32Près de trois semaines
15:34après l'incendie
15:34de la mairie de Limoges,
15:36le principal suspect
15:37est maintenu
15:38en détention
15:39par la justice.
15:40L'autre,
15:40remis en examen,
15:41a été remis
15:42en liberté
15:43sous contrôle judiciaire.
15:45L'hôtel de ville
15:45de Limoges
15:46inauguré
15:47en 1883
15:49a été incendié
15:50par des manifestants
15:51radicaux
15:51en marge
15:52de la mobilisation
15:53du 17 octobre.
15:54La toiture
15:55et le beffroi
15:55se sont effondrés.
15:58Les 151 passagers
15:59et six membres
16:00d'équipage
16:01ont été mis
16:01en sécurité.
16:02Un A320
16:03qui reliait
16:04Dublin à Rome
16:05a été dérouté
16:06vers la base aérienne
16:07d'Evreux
16:08après une alerte
16:09à la bombe.
16:09Il s'agit
16:10d'un avion de ligne
16:11de la compagnie
16:12Erlingus.
16:13Une vingtaine
16:14de vols
16:14ont été visés
16:15par des alertes
16:16à la bombe.
16:16Aujourd'hui,
16:17plusieurs appareils
16:18ont été escortés
16:19par des avions
16:20de chasse.
16:21Le commissaire
16:22européen
16:22au transport
16:23estime qu'il est
16:24encore trop tôt
16:24pour dire
16:25si ces alertes
16:26à la bombe
16:27sont liées.
16:28Quelques 285 000
16:29personnes en très
16:30grande majorité
16:31des femmes
16:32ont été victimes
16:33de violences conjugales
16:34l'an dernier.
16:35C'est 5% de plus
16:36par rapport
16:37à l'année précédente
16:38selon le ministère
16:39de l'Intérieur.
16:40D'après une enquête
16:40publiée aujourd'hui,
16:42seuls 13%
16:43des victimes
16:44de violences conjugales
16:45portent plainte
16:45auprès des forces
16:46de sécurité.
16:48Alerte orange,
16:49pluie et inondation
16:49dans quatre départements
16:51du sud,
16:52l'Hérault,
16:52le Gard
16:52et la Corse.
16:54Les sorties scolaires
16:55ont été interdites
16:56par la préfecture
16:56de Haute-Corse,
16:57les randonnées
16:58sur le GR20 également.
17:00Et puis un mot
17:01de la route du Rhum,
17:02Tom Leperche
17:03a accentué son avance
17:04en tête de la course.
17:05Louis Burton
17:06a pris la deuxième place
17:07à Tomacoville.
17:08Chez les Imoca,
17:09le trio de tête
17:10est inchangé.
17:11Corentin Oro
17:12est toujours nettement
17:13devant Boris Herrmann
17:14et Francesca Klapsich.
17:17Merci beaucoup,
17:18merci beaucoup
17:19Émilie Dez.
17:20Il est 16h33.
17:24Europe 1
17:2616h, 18h
17:27Pascal Prouyb.
17:29Je salue
17:29Reda Belach,
17:30porte-parole du syndicat
17:31de police
17:32Unité Île-de-France
17:33qui est entrée
17:34dans ce studio.
17:35Bonjour
17:35chère Reda,
17:37merci d'être avec nous.
17:39Nous avons commencé
17:40cette émission
17:41avec Jean-Baptiste Marty
17:42tout à l'heure
17:43et cette policière
17:44qui avait été projetée
17:45au sol
17:45avec ces jeunes gens
17:47qui la poursuivaient
17:48et qui criaient
17:50« Tuez-la ! »
17:51et on a appris
17:52que ces trois mineurs
17:53poursuivis après
17:54les violences
17:55contre cette jeune fonctionnaire
17:56de la préfecture de police
17:57ont été remis en liberté
17:58comme vous le savez sans doute.
18:00Oui, oui,
18:01vous savez,
18:02c'est triste,
18:05enfin c'est triste,
18:06je ne sais pas,
18:07sentiment de colère,
18:08tristesse,
18:09on se pose beaucoup
18:10de questions
18:11sur le sens
18:11de notre travail en fait,
18:12c'est-à-dire que
18:13quand on fait notre travail,
18:14certaines personnes
18:15nous disent
18:16qu'on est trop violent,
18:19d'autres personnes
18:20nous disent
18:20qu'on ne devrait pas
18:22faire notre travail
18:23de cette manière-là
18:24et puis surtout
18:26quand ça tourne mal
18:27et quand on s'en prend
18:28à nous,
18:29on ne se sent pas protégé
18:29tout simplement.
18:31Il y avait le parquet,
18:32en tout cas vous imaginez
18:33que ces personnes
18:34seraient poursuivies
18:35ce que disait Jean-Baptiste Marty
18:36pour tentative de meurtre.
18:38Alors ce que je ne comprends pas,
18:39c'est qu'en 35 jours,
18:40il y a eu deux procès
18:41parce que le procès
18:42en appel est passé,
18:43c'est ça que disait
18:44Jean-Baptiste Marty tout à l'heure ?
18:45Écoutez, je n'ai pas
18:45les tenants et les aboutissants,
18:47mais moi j'ai un petit souci
18:48de manière générale
18:49et puis je pense
18:50que mes collègues de terrain
18:50la plupart aussi,
18:52c'est la réponse pénale
18:53en fait de manière générale
18:54et ça ne me surprend pas.
18:57Moi je pensais que,
18:59je sais qu'en France
19:00on fait une guerre de l'image,
19:01je pensais que celle-ci
19:01on l'aurait gagnée,
19:02mais apparemment
19:03que ce soit le collègue
19:04de Belfort
19:05ou la collègue officier
19:07de Paris
19:08qui a été lâchement
19:11frappée par plusieurs individus,
19:14filmée, insultée
19:15et que le jeune,
19:18parce qu'il a 15 ans,
19:19cet enfant pour certains politiques
19:21qu'on appelle un enfant,
19:22pour moi ce n'est plus un enfant
19:23à partir du moment
19:23où vous devenez un délinquant,
19:25vous n'êtes plus un enfant
19:25mais c'est mon avis,
19:27et bien cet enfant,
19:27parce qu'il a 15 ans,
19:28il ne sera jugé qu'en février.
19:30Donc ça veut dire que
19:30pendant ce temps-là...
19:31Ah il sera jugé celui-là ?
19:32Celui-là sera jugé en février
19:33et lui, voilà,
19:34en fait il est...
19:35Donc le procès n'est pas passé ?
19:37Pour celui-là,
19:37je pense qu'il n'est pas passé.
19:38Soit il va être jugé,
19:39soit il va être condamné,
19:40je vais vérifier,
19:41mais il me semble
19:41qu'il va être jugé en février.
19:42Alors on va demander
19:43à Jean-Baptiste Marti
19:44effectivement des précisions.
19:45Je pense que oui,
19:46qu'il a été placé en contrôle judiciaire,
19:47il me semble.
19:48D'accord,
19:48parce que le parquet a fait appel,
19:50mais j'ai été étonné
19:51que le deuxième jugement
19:52soit passé.
19:53Peut-être que j'ai mal compris
19:54tout à l'heure
19:55ce que disait Jean-Baptiste.
19:56Bon, merci d'être avec nous
19:57Reda Bellage.
19:58Pour le moment,
19:59est-ce que vous avez des informations
19:59comment ça se passe sur le terrain ?
20:00D'abord à Paris.
20:02Écoutez, déjà,
20:02je vais commencer par le matin
20:03avec la banlieue.
20:04On a fait beaucoup
20:11maintenu,
20:11on a quelques blessés légers
20:13mais on a interpellé,
20:14on a réussi à interpeller.
20:16Maintenant,
20:17sur Paris,
20:18c'est compliqué
20:18parce qu'on a dû faire face
20:19à des individus
20:20qui ne voulaient pas
20:21suivre le parcours initial
20:24du cortège
20:27et qu'on a eu des tentatives
20:28de cortège sauvage,
20:29si je puis dire.
20:31Notamment,
20:31boulevard Voltaire,
20:33ça a été très compliqué
20:34pour mes collègues,
20:35qu'ils soient gendarmes,
20:35compagnies d'intervention
20:36ou CRS,
20:37qui ont dû faire usage de gaz,
20:39qui ont dû faire usage de la force
20:40pour repousser les individus.
20:43Maintenant,
20:43on est dans le dur
20:44à l'heure où je vous parle
20:45puisqu'on va arriver
20:46sur la fin du cortège
20:47et c'est là que les choses
20:48se corchent jusqu'à partir
20:49du moment où la nuit va tomber.
20:50Là,
20:50on peut tomber sur des individus
20:52qui vont être beaucoup plus violents
20:53en risque d'assister,
20:54je ne l'espère pas,
20:56à des images
20:56comme celles qu'on a vues samedi,
20:58qu'on a vues
20:59dans des précédentes manifestations aussi,
21:02où là,
21:02vous avez affaire
21:03à des individus
21:03black box,
21:05ultra gauche,
21:06banlieue,
21:06c'est un melting pot,
21:07il n'y a plus de règles
21:08du moment qu'on peut taper du flic.
21:09Mais en tout cas,
21:10on va falloir faire face
21:11à ces individus-là.
21:13Et voilà,
21:14soit on va se concentrer
21:15sur un coup de genou
21:17d'un policier
21:18pour interpeller
21:18un individu récalcitrant,
21:20soit on va se concentrer
21:20sur un policier
21:22ou un gendarme
21:23qu'on a essayé
21:23de brûler vif.
21:26Ce que vous dites
21:26est terrible.
21:27Ce que vous dites
21:28est terrible
21:28parce que c'est hélas
21:29la vérité.
21:30On est avec Justine.
21:33Bonjour Justine
21:33qui habite
21:34dans les Zardennes.
21:36Bonjour Justine,
21:36j'ai l'impression
21:37que le son n'est pas,
21:38la ligne n'est pas
21:39formidable.
21:39Bonjour Justine.
21:40Vous m'entendez bien ?
21:41Bonjour Pascal,
21:41bonjour à tous.
21:42Oui,
21:43j'espère que ça va bien passer.
21:45Vous êtes plutôt
21:46à l'écart Justine
21:46de mémoire.
21:47Je crois que vous vivez
21:48à la campagne.
21:49Oui,
21:49c'est ça,
21:50je suis dans les Zardennes.
21:51Et comment
21:53vous percevez
21:53la situation
21:54aujourd'hui en France ?
21:55Je suis horrifiée.
21:57Je suis horrifiée,
21:57je suis scandalisée,
21:58je suis dégoûtée.
22:00Quand je vois
22:01tout ce qui se passe,
22:01je regardais un petit peu,
22:02j'entendais ce matin,
22:03j'ai l'impression
22:05qu'on a mis
22:06au monde
22:07une génération
22:08décervelée
22:08qui ne sont là
22:09que pour manifester
22:11leur mécontentement
22:11face à l'autorité,
22:12face à la police,
22:14face à la gendarmerie.
22:15Quand je vois
22:16que quand on leur demande
22:17leurs revendications,
22:18on leur dit,
22:19on entend
22:19qu'il faut moins de sucre.
22:20Mais est-ce qu'ils se rendent compte
22:21de ce qu'il y a le jour
22:22où il arrivera quelque chose
22:23à ces jeunes-là ?
22:24Je ne leur souhaite pas.
22:25Ils seront bien contents
22:26de venir trouver
22:26les services de police
22:27et de gendarmerie
22:28pour qu'ils puissent
22:28les protéger.
22:29On est en train
22:31de céder à la peur
22:32face à des gens
22:33qui ne sont là
22:34que pour tout casser.
22:35Je n'en entends pas
22:36un venir au moins
22:38avoir quelque peu
22:39de compassion
22:40face aux commerçants,
22:41face aux artisans
22:42qui ont tout perdu.
22:43On a l'impression
22:44que tout le monde s'en fout.
22:45Nous, on est artisans
22:46avec mon mari.
22:47On se bat tous les jours,
22:48il ne faut pas croire.
22:48Le 15 du mois,
22:49nous aussi,
22:49on compte nos sous
22:50pour que nos enfants
22:51puissent avoir à manger
22:52dans l'assiette
22:53jusqu'à la fin du mois.
22:54On sait ce que c'est
22:55crever.
22:56On sait ce que c'est
22:56bosser.
22:57On sait ce que c'est
22:59d'être dans la difficulté
23:01mais on ne va pas
23:02dans les rues,
23:02on ne va pas manifester
23:03parce qu'on n'a pas le temps
23:04parce qu'il faut
23:05qu'on gagne notre vie,
23:06il faut qu'on puisse
23:06payer les charges
23:07pour justement venir
23:09aux besoins de ceux
23:09qui ne veulent plus
23:10rien faire à part
23:11manifester un mécontentement
23:12qu'on ne sait même plus
23:13d'où il vient
23:15et on voit des gens
23:16qui viennent taper
23:17du fic uniquement
23:18en manifestation
23:19pour taper du fic.
23:20Mais on est où là
23:21en fait ?
23:23Moi, je suis révoltée.
23:24Franchement,
23:25je suis révoltée.
23:26J'ai trois enfants.
23:27On leur apprend
23:28qu'il faut respecter
23:30l'autorité,
23:31on leur apprend
23:31qu'il faut s'éduquer,
23:32on leur apprend
23:32le respect.
23:33On ne voit plus ça
23:35nulle part.
23:35On a une génération
23:36d'écervelés
23:37qui ne sont là
23:38que pour se casser.
23:39Et encore,
23:40j'épargne encore
23:41ce qu'on entend
23:41sur certains journalistes
23:42parce que j'ai même
23:43entendu qu'on accusait
23:45certains journalistes
23:45d'être responsables
23:47de l'attentat de Trappes.
23:48Mais est-ce qu'ils réfléchissent
23:49à la conséquence
23:50de leurs paroles ?
23:52Honnêtement,
23:52est-ce que ces gens
23:54réfléchissent un jour ?
23:56Ce sont des stratégies
23:57de chaos
23:59qui sont mises en place.
24:00Vous avez en face de vous
24:01des gens
24:02qui réfléchissent
24:03précisément
24:04et en tout cas
24:05la tête réfléchit
24:06et puis il y a peut-être
24:07des gens
24:07qui sont embarqués.
24:09Sur la jeunesse,
24:10il faut éviter
24:11quand même
24:12de généraliser,
24:12toute la jeunesse
24:13n'est pas comme ça
24:13mais une partie
24:14de la jeunesse
24:15a été embrigadée.
24:16Il y a aussi des jeunes
24:17qui sont très différents.
24:19Mais c'est le souci
24:20dans nos démocraties
24:22des minorités actives.
24:23Donc, on l'a dit,
24:25il y a 2% simplement
24:26des lycées
24:26qui sont bloqués
24:27mais les minorités actives...
24:29Alors, il y a autre chose,
24:32c'est l'espace médiatique.
24:34C'est-à-dire que si...
24:36C'est-à-dire que vous avez
24:37un espace médiatique
24:40entièrement à la cause...
24:42Qu'est-ce qui se passe ?
24:43J'ai entendu quelque chose,
24:44Justine ?
24:45Vous avez dit quelque chose ?
24:46Je dis qu'il est atroce.
24:47Très honnêtement,
24:48cet espace médiatique
24:49est en train d'engrainer...
24:50Oui, bien sûr.
24:52Alors, intellectuel,
24:53évidemment, artiste.
24:54Ce matin, je crois
24:55qu'il y a Mathieu Kassovitz
24:56qui a eu un échange
24:57assez intéressant
24:59de ce point de vue-là.
25:00Donc, évidemment,
25:01les journalistes
25:01qui se passent à BFM
25:02sont absolument sidérants.
25:04Et Sonia Mabrouk,
25:07je la plains
25:08parce qu'elle est
25:09en très grande difficulté.
25:10Simplement,
25:10elle fait son métier.
25:11Et ils ne veulent pas...
25:13Vous avez affaire
25:13à des gens intolérants,
25:16sectaires,
25:16au minimum.
25:17Parfois,
25:18vous avez une sorte
25:18de fascisme de gauche
25:20qui se met en place
25:20dans les universités.
25:22J'étais ce matin
25:22avec Pierre-Henri Tavoilo
25:26qui rapporte ça.
25:27Il est professeur
25:27à Paris-Sorbonne.
25:29Il passe pour...
25:31C'est très difficile.
25:32C'est ce qu'il nous disait
25:32sur l'antenne.
25:34Donc, ce sont les mêmes.
25:36Ce sont les mêmes.
25:37Alors, c'est ce que Nietzsche,
25:39sans faire le pédant,
25:40appelait la méchanceté rachitique.
25:43La méchanceté rachitique.
25:44Donc, vous avez des gens
25:45qui sont effectivement
25:46des êtres assez médiocres,
25:48qui n'ont pas forcément
25:49la vie qu'ils rêvaient d'avoir,
25:52qui sont en difficulté,
25:54parfois,
25:55dans la progression
25:57de leur parcours professionnel.
26:00Et vous les retrouvez
26:02plein de haine,
26:02plein de rancœur,
26:03à l'université,
26:04jaloux,
26:05dans le journalisme,
26:06jaloux.
26:07Et ça,
26:08je ne dis pas qu'il n'y a que ça.
26:09Il y a aussi des gens
26:10qui sont par pure conviction
26:13emportés dans ces mouvements.
26:14Mais il y a la part psychologique,
26:16il ne faut jamais la sous-estimer,
26:18parce qu'elle existe,
26:18la part psychologique.
26:20Et puis,
26:21il y a parfois,
26:21il y a aussi
26:23certains qui,
26:24pour la posture,
26:26je pense à certains artistes,
26:28prennent des postures
26:29qui vont bien,
26:30comme on dit,
26:30parce que ça te permet
26:32d'avoir auprès
26:33d'un certain public
26:34une certaine image.
26:36Alors, je ne dis pas
26:36que c'est le cas
26:37de M. Kassovitz.
26:38On peut l'écouter,
26:38il y a eu un échange
26:40avec...
26:40Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
26:41Je ne l'ai pas vu.
26:42Ah bah tout simplement,
26:43Mathieu Kassovitz
26:44a accusé Charles Consigny
26:45de racisme
26:45et Charles Consigny
26:46a quitté le plateau
26:47des grandes gueules
26:47sur Radio Monte Carlo.
26:48Et on a l'échange,
26:49on peut écouter.
26:49Eh bah écoutons-le,
26:50écoutons-le.
26:51Les journalistes,
26:52et notamment les journalistes
26:52de FM TV,
26:53sont très mal accueillis
26:54en ce moment.
26:55Expliquez-nous pourquoi.
26:56Ah oui ?
26:56Parce que vous vous comportez mal.
26:59Comment est-ce qu'on se comporte mal ?
27:00Vous avez un discours
27:02qui est de plus en plus à droite.
27:04Vous laissez les gens
27:05dire des choses
27:08ouvertement racistes
27:09sans les griller,
27:10sans les condamner.
27:11Monsieur,
27:12on est un des...
27:13Charles Consigny ?
27:13C'est un des auteurs.
27:14Oui, bien sûr.
27:15Vous voyez,
27:16moi j'étais calme,
27:17je ne pensais pas
27:17que vous attaqueriez
27:19dès le début
27:20avec un propos diffamatoire.
27:22Non, non.
27:23Vous savez,
27:23il y a des lois.
27:24Il y a des lois.
27:37Français,
27:37de plus en plus...
27:39Attendez,
27:39on ne parle pas de vous.
27:40Mathieu,
27:41il s'explique.
27:41Il permet de m'accuser comme ça.
27:44Vous n'êtes qu'une partie du rouage.
27:45Ah bon, d'accord.
27:46Voilà, exactement.
27:46Oui, mais il en fait quand même partie.
27:47Oui, il en fait partie.
27:49Vous n'êtes qu'une partie du rouage.
27:50Je ne sais pas si j'ai envie de vous.
27:51Je vous entends.
27:52Attendez,
27:52attendez,
27:52attendez,
27:53attendez,
27:53attendez,
27:54attendez,
27:54il a quitté le plateau.
27:56Mais l'accusation,
27:56vous savez,
27:57elle est très vieille,
27:58l'accusation de racisme.
27:59Staline disait,
28:00traitez-les de fascistes
28:01pendant qu'ils se justifieront,
28:03vous pourrez faire autre chose.
28:04Le temps qu'ils perdront
28:05à justifier.
28:06Bon, aujourd'hui,
28:07tout le monde traite
28:08tout le monde de raciste
28:09puisque Sonia Mabrouk est raciste,
28:10Édouard Philippe est raciste,
28:12Charles Consigny est raciste,
28:13CNews est raciste,
28:14BFM est raciste,
28:15tout le monde est raciste.
28:15Bon, si tout le monde est raciste,
28:17plus personne ne l'est,
28:18par définition.
28:19Mais c'est ainsi.
28:20On a marqué une pause,
28:21cher Fabrice ?
28:22Oui, tout de suite.
28:24Excusez-moi de vous réveiller.
28:25Ah non, non, mais ça y est,
28:26je suis au taquet,
28:26le taquet est parti.
28:28La sieste sur sa console.
28:29Tout va bien, tout va bien.
28:30Tout va très bien, je vous remercie.
28:31On ne passe plus beaucoup de musique
28:32en ce moment.
28:33C'est délicat en ce moment.
28:34Ça pourrait faire du bien,
28:35un peu de légèreté,
28:36un peu de musique.
28:37Moi, j'aime bien la...
28:37Un instant musical.
28:38Mais j'aime bien, par exemple,
28:39le matin à 6h20,
28:41en Blinroche.
28:42La partition ?
28:43Ah oui, la note secrète.
28:45Et puis on pourra peut-être
28:45tout à l'heure,
28:46si vous voulez écouter
28:46un ou deux Jeux d'Assin
28:47puisque ça aurait été
28:48l'anniversaire de Jeux d'Assin
28:49aujourd'hui.
28:49C'est pas vrai.
28:50Si ?
28:51Il était de quelle année
28:52Jeux d'Assin ?
28:54Je crois qu'il était de 1938.
28:56C'est ça, oui,
28:56des années 30,
28:57mais je ne l'ai pas entendu.
28:58Je vous dirai ça tout à l'heure.
28:59Vous avez bien fait apparaître
29:02l'affaire.
29:03De 1938, oui, c'est ça.
29:051938.
29:06Oui, il était de 1938.
29:07J'ai des trucs comme ça.
29:09Vous pourriez faire
29:09une chronique musique.
29:10Non, mais j'ai des guillis.
29:12Il est mort le 16 août 1980.
29:14C'est ça,
29:15pas été.
29:16Mais voilà, c'est ça.
29:18C'est le 20 août.
29:20Vous voyez,
29:21je ne me suis pas trompé.
29:22J'ai dit le 16 août,
29:22c'est le 20 août.
29:23Vous êtes hyper nésique
29:24sur les dates.
29:26Il se souvient
29:27toutes les dates
29:28des vieux chanteurs.
29:29Il l'a vécu,
29:30il était là.
29:31D'accord,
29:32j'ai vécu.
29:33Il a bien vécu.
29:36Non, mais vous pouvez,
29:37par exemple,
29:38au hasard,
29:38vous pouvez dire un truc.
29:39La date de décès de Clo-Clo.
29:4111 mars 1978.
29:43Date de décès de Johnny.
29:45Johnny Hallyday,
29:46c'était...
29:485 décembre 2017.
29:50Mais bon,
29:50ça c'était...
29:51Costaud quand même.
29:52Oui,
29:52qu'est-ce que vous voulez.
29:53Gainsbourg.
29:54Serge Gainsbourg,
29:55il est mort
29:55le premier quelque chose
29:58de mars 91.
30:01On vous souffle tout là ?
30:02Non,
30:03qui voulez-vous qu'il souffle ?
30:05Vous dites le truc.
30:06D'accord,
30:06c'est fort.
30:07C'est fort.
30:08Un dernier ?
30:09Un dernier ?
30:09Aznavour.
30:10Aznavour,
30:11non mais Aznavour,
30:11c'est trop récent.
30:13Ce qui est drôle,
30:14c'est les anciens.
30:15Exactement,
30:15c'est ça.
30:161er octobre,
30:17Aznavour.
30:18C'est trop récent.
30:19Michel Fuguin.
30:20Mais il est vivant.
30:20Oh, pardon.
30:22T'es sérieux ?
30:23Non, mais attends,
30:24non, non, non.
30:25Non, mais ça c'est minal.
30:27Non, non, non, non.
30:28Non, non, je suis désolé.
30:29Monsieur Fuguin,
30:30monsieur Fuguin.
30:30Franchement,
30:32ça c'est pas vraiment,
30:32ça c'est pas drôle.
30:33Si t'as pas honte,
30:34si vous écoutez la marque,
30:35je suis des vieux chanteurs comme ça,
30:37je suis désolé.
30:37Non, non, mais ça c'est pas...
30:38Franchement, c'est pas bien.
30:39Je suis complètement...
30:40Non, non, mais c'est complètement fou, quoi.
30:43Je suis désolé.
30:44Non, mais c'est pas possible.
30:45Mais je suis désolé.
30:45Non, merci la dernière fois.
30:46Ok, bon, au revoir.
30:48Passez à la caisse.
30:48Merci, allez.
30:49C'est fini.
30:50On se sera connus.
30:51Ciao.
30:54Ah ben voilà, c'est adapté.
30:56Tout simplement,
30:57sans penser à demain.
31:01À demain qui vient toujours
31:04un peu trop vite.
31:07Allez, c'est quand même.
31:09On avait fait une émission
31:10avec Claude Lemel,
31:11vous vous souvenez,
31:11elle a été formidable.
31:12Claude Lemel,
31:13c'est le grand parolier
31:14de Joe Dassin.
31:17Il y en a trois qui suivent.
31:18Il est 16h47,
31:19à tout de suite.
31:20Pascal Praud
31:21vous donne la parole
31:22sur Europe 1,
31:22vos standards européens
31:23et sur WhatsApp.
31:24Vous êtes nombreux
31:25et nombreuses à réagir,
31:26très touchées par les paroles
31:27de Reda Belage.
31:29Tout mon soutien,
31:30je parle s'il vous plaît,
31:31tout mon soutien
31:31aux forces de l'ordre,
31:32policiers, gendarmes et pompiers.
31:34C'est Michel qui signe ça
31:35sur WhatsApp.
31:36Faites pareil,
31:3601-90-20-39-21.
31:40Le numéro du standard européen
31:41et non sur Taxe.
31:42À tout de suite.
31:42...
31:42...
31:42...
31:43...

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