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  • il y a 7 semaines
Face au coût des arrêts maladies, Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle", a affirmé vouloir "mettre fin" à ce qu'il qualifie "d'open bar des arrêts de travail". 

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Transcription
00:00On débattre de la question des arrêts maladie, ça a un coût les arrêts maladie, déjà ça change au 1er
00:04septembre, c'est-à-dire demain.
00:06La durée va être davantage encadrée, première prescription maximum 31 jours, la prolongation maximum 62 jours.
00:14Sauf qu'aujourd'hui, Edouard Philippe dont on parle à l'instant dit moi si j'arrive à l'Elysée,
00:19pour les arrêts maladie ce sera stop à l'open bar.
00:22Le coût des arrêts maladie 16 milliards d'euros, on va en parler maintenant dans le signe et concilie. Bonsoir
00:27Charles.
00:28Bonsoir.
00:29Je vais peut-être me mettre en maladie, je suis peut-être en train d'attraper quelque chose, bonsoir.
00:33Vous savez que ce n'est pas bien d'aller malade au travail.
00:35Bonsoir Raquel.
00:37Vous mettez en danger vos collègues.
00:39Tout le monde peut-être me tramasse, bonsoir Raquel Garido.
00:41Si demain j'ai ternu, attention.
00:42Alors entre 2 et 4% des arrêts maladie aujourd'hui sont prescrits en téléconsultation.
00:47Les syndicats de médecins estiment qu'aujourd'hui ce sont les centres de soins et non pas les médecins généralistes
00:53attitrés qui sont pourvoyeurs des arrêts maladie.
00:56Est-ce qu'il est temps de siffler la fin des arrêts maladie Charles ?
01:00Et dire stop aux abus ?
01:02En tout cas, essayons de ne pas faire un débat caricatural entre le méchant employeur de droite et la gentille
01:12défenseur des opprimés.
01:16C'est le débat caricatural qu'on s'apprête à faire.
01:20On sera ravis si vous sortez de la caricature, tout le monde applaudira.
01:23D'un côté Zola et de l'autre Patrick Pouyenne.
01:27Donc moi je pense qu'on peut prendre ce sujet en essayant d'être assez pragmatique.
01:33On connaît tous des gens qui se mettent en arrêt maladie mais qui ne sont pas malades.
01:38Tout le monde en connaît, souvent c'est sur fond de conflit avec leur employeur.
01:42Leur employeur les gonfle pour X raisons, ils se mettent en arrêt maladie et puis c'est incontestable.
01:48Moi je pense que ça traduit, on connaît aussi, moi je connais aussi beaucoup, le cas de gens qui ont
01:56un petit coup de mou, se mettent en arrêt maladie et puis en fait s'enfoncent dans l'arrêt maladie.
02:02Ça c'est quand même aussi quelque chose qui existe, notamment pour des histoires de dépression, etc.
02:08On finit par isoler les gens au lieu de les socialiser.
02:12Bref, il y a plein de cas comme ça.
02:14Moi je pense qu'on pourrait faire déjà une chose simple qui consisterait à ce que les arrêts maladie ne
02:19puissent être décernés que par un médecin agréé par la sécurité sociale spécialement chargé de ce travail-là.
02:27Parce que si vous allez voir votre copain ou votre médecin traitant qui vous aime bien et qui vous fait
02:33un papier, je trouve qu'il y a une difficulté parce qu'il y a des abus.
02:37En tout cas on sait qu'il y a des abus.
02:39Et je termine par là, moi je pense qu'il y a un problème d'état d'esprit général en
02:43France par rapport au travail.
02:44Il y a une espèce de paranoïa qui s'installe par rapport au travail, une espèce de paresse, une espèce
02:49de refus de travailler.
02:50Et je pense qu'il faut que tout le monde se remette sur le pont, y compris les employeurs, en
02:55payant mieux les gens, en motivant mieux les gens.
02:58Mais on est en train de décrocher en France sur ce plan-là, je trouve.
03:02– Je pense que vous avez fait preuve d'un peu de mesure et je le salue.
03:06Et je pense que c'est vrai, c'est important de dire qu'il y a beaucoup de souffrance au
03:09travail et que c'est un sujet.
03:11– Plus aujourd'hui qu'avant ?
03:12– Apparemment, selon les études, il y aurait plus de souffrance au travail aujourd'hui qu'avant.
03:17– Étonnant, ce sont beaucoup les jeunes qui se mettent aujourd'hui en arrêt maladie, les cadres.
03:22Ce n'est pas forcément le vieillissement de la population qui explique la hausse des arrêts maladie.
03:26– Alors si je peux me permettre un petit correctif de vocabulaire, on ne se met pas en arrêt maladie,
03:31on est mis en arrêt maladie, on est placé.
03:33– C'est une expression qu'on entend souvent quand même.
03:34– Oui mais sauf que c'est bien ça la difficulté, c'est qu'en réalité, ce discours de la
03:39droite qui consiste à jeter la suspicion sur tout le corps médical,
03:44comme si les médecins étaient ravis finalement d'annoncer des choses fausses, parce que c'est leur métier.
03:51Ils sont capables, eux c'est leur job, de dire si quelqu'un est en mesure de travailler ou pas,
03:55s'il doit y aller quand même, s'il ne doit pas y aller, etc.
03:58D'abord, l'argent. On cotise. On cotise pour justement…
04:04– On cotise, on ne fait que ça de cotiser.
04:05– Non mais on travaille, on cotise. C'est-à-dire que c'est aussi nous-mêmes, depuis l'idée
04:10même de mutualité,
04:11depuis l'idée même de couverture collective de ces aléas de la vie.
04:16On cotise, les employeurs cotisent parce qu'ils ont besoin de pouvoir s'assurer que la main-d'œuvre est
04:21en bonne santé, etc.
04:23Tout le monde y trouve son compte, c'est un système.
04:25On a une prévision face aux maladies professionnelles, face aux accidents du travail.
04:30C'est normal.
04:31Et ce qui ne va pas aussi, c'est un des symptômes de la situation actuelle,
04:35c'est quand les gens, de crainte de ne pas être suffisamment bien couverts en période de maladie,
04:40parce que les dettes carences, par exemple, parce que de plus en plus on a mis en place des jours
04:44de carences
04:44qui ne sont pas payés, par exemple, et bien du coup vont travailler malades.
04:49Du coup, les gens vont travailler malades.
04:51Ça, c'est un problème. C'est un problème de santé publique,
04:54c'est un problème de qualité au travail, c'est un problème d'accidentologie au travail.
04:57Donc, du point de vue financier, il faut avoir, à mon avis, une vision un peu globale.
05:00C'est un problème.

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